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06/10/2016

L'Essence du politique - Philippe Champion (Academia Christiana)


05/10/2016

Qu'est-ce-que le mondialisme ? (Georges Feltin-Tracol)

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Qu'est-ce que le mondialisme ?

 

Conférence prononcée le 17 août 2016 à Sées en Normandie dans le cadre de l’université d’été d’Academia Christiana

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers Amis

En 1984, le Grand dictionnaire encyclopédique Larousse définissait ainsi le mondialisme : « Doctrine qui vise à réaliser l’unité politique du monde considéré comme une communauté humaine unique. » Une seconde définition précisait qu’il s’agit aussi de l’« approche des problèmes politiques dans une optique           mondiale ». Ces deux explications complémentaires insistent sur la portée politique du mot. Le mondialisme est une théorie politique qu’on doit dissocier de la mondialisation dont l’acception est plus économique, géographique et technique, même si en réalité mondialisation et mondialisme se soutiennent mutuellement.

Concept politique, le mondialisme œuvre sur une échéance plus ou moins longue en faveur d’un État mondial, d’un État planétaire (souvent évoqué dans les récits de science-fiction), voire d’un État universel pour reprendre une expression chère à l’écrivain allemand Ernst Jünger. Dans son honorable biographie Ernst Jünger. Un autre destin européen (Éditions du Rocher, 2009), Dominique Venner ne mentionne pas son bref essai de 1960, L’État universel, qui prolonge ses réflexions de 1945 sur La Paix. Jünger y annonce que « la perspective de l’État universel semble plus vraisemblable, son avènement mieux garanti par les signes des temps et, quant à la paix mondiale, plus souhaitable qu’un nouveau partage du pouvoir (L’État universel, Gallimard, coll. « Tel », 1990) ». Visionnaire, il ajoute plus loin que « l’uniformisation actuelle des sexes est l’un des symptômes de l’aspiration où s’annonce l’avènement de l’État universel (Idem) ». Et si la soi-disant citoyenneté mondiale relevait de l’androgynat, des LGBTIQ ou du transhumanisme ? Prévoyant un État global, Jünger pense aussi  à sa fin. L’intrigue de son roman Eumeswil (1977) se déroule après sa disparition.

Le mondialisme est paradoxal, car, si ne subsiste sur le globe qu’un seul et unique État, où se réfugieraient ses éventuels opposants ? S’ils s’installent sur la Lune ou sur Mars, un autre État se créerait de facto. Pour paraphraser le philosophe Marcel Gauchet, le mondialisme est la politique de la fin du politique puisqu’il postule l’effacement (définitif ?) de la distinction schmittienne entre l’ami et l’ennemi quand elle n’évacue pas non plus les deux autres critères fondamentaux vus par Julien Freund dans L’Essence du politique (1965) : le commandement – l’obéissance d’une part, le public – le privé d’autre part.

Dans le temps qui m’est imparti, je ne puis retracer ici l’histoire de cette idée largement partagée par les oligarchies politiciennes, scientifiques, financières et médiatiques. Hors de tout contexte chronologique, je vais plutôt vous présenter une typologie des mondialismes. Différents mondialismes coexistent qui, selon les lieux,  les circonstances et les enjeux, se combinent, se coalisent ou bien s’affrontent.

Les étudier ne signifie pas sombrer dans le complotisme ou dans le conspirationnisme. Le chef d’orchestre suprême qui tirerait les ficelles de telle ou telle conjuration à travers diverses officines secrètes n’existe pas comme l’indique avec brio Vladimir Volkoff dans son roman Le Complot (2003). En revanche, comme on va le voir, des groupes discrets peuvent tantôt s’entendre, tantôt s’affronter.

Avant de détailler les différents mondialismes politiques ou idéologiques, commençons ce panorama par un mondialisme métapolitique, le « mondialisme scientifique », en particulier à propos des origines anthropologiques et génétiques des hommes. Selon le discours officiel, nous serions tous des arrière-petits-enfants de Lucy et notre berceau serait l’Afrique. Cette théorie monogéniste domine l’Université occidentale et écarte sans discussion les découvertes en faveur des thèses polygénistes ou multirégionales qui infirment la thèse africaine. Parce que nos supposés ancêtres viendraient d’Afrique, nous devrions accepter les immigrés clandestins délinquants et l’invasion migratoire en cours de notre continent. Le mondialisme scientifique offre aux autres mondialismes une argumentation sommaire et efficace qui nie les frontières, les identités et les ensembles politiques souverains.

Le premier mondialisme politique examiné ici nous concerne en priorité puisqu’il s’agit du mondialisme républicain français largement élaboré par la franc-maçonnerie. Les valeurs de la République sont des valeurs maçonniques. Depuis son célèbre canapé rouge, le dissident persécuté Alain Soral s’affirme            « républicain et universaliste ». Qu’est-ce que l’universalisme ? Toujours d’après le Grand dictionnaire encyclopédique Larousse, ce terme désigne l’« opinion de ceux qui ne reconnaissent d’autre autorité que celle du consentement universel ». Sa seconde définition signale un « caractère universel du salut destiné à tous sans exception ». Le registre sémantique n’est pas politique, mais religieux. Quant à l’adjectif « universel », il comporte six définitions dont une très liée au mondialisme, à savoir : « Se dit de ce qui s’étend sur toute la surface de la terre; mondial, planétaire. »

La République hexagonale d’essence maçonnique qui occupe et gangrène actuellement la France, se veut universaliste parce que ces textes fondateurs, pensons à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, s’adressent théoriquement à l’ensemble de l’humanité. Les révolutionnaires accordèrent volontiers la nationalité française à des étrangers comme Anacharsis Cloots. Le jus solis ou « droit du sol » partiellement appliqué dans l’Hexagone repose d’ailleurs sur la conception mondialiste – universaliste d’une République une et indivisible dont les frontières devraient correspondre aux limites du globe terrestre.

Dans Le Nouvel Observateur (21 – 27 février 2002), le sénateur alors PS de l’Essonne, un certain Jean-Luc Mélanchon, déclarait que « la France est une construction purement politique : elle n’est soudée ni par la langue, ni par une appartenance ethnique, ni par une religion, ni par une couleur de peau. Elle est tout entière le fruit d’un pacte civique. Ce pacte se fonde sur les principes issus de la Grande Révolution de 1789. Or depuis toujours, nous savons que ces principes ne peuvent s’épanouir complètement sans s’universaliser. […] Un républicain conséquent ne croit pas qu’on puisse faire la France dans un seul pays ». Pour sa part, Maurice Szafran avançait, dans Marianne (31 octobre – 6 novembre 2009), que « depuis 1789, la nation française est une construction politique, en aucun cas une communauté. En fait, l’identité française se résume pour l’essentiel à l’idée républicaine. […] L’identité nationale républicaine, c’est la laïcité […], c’est la relégation du religieux dans la sphère familiale et privée. […] L’identité nationale républicaine, c’est l’affirmation du principe égalitaire contre le principe héréditaire ». Le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire La Vie, Jean-Pierre Denis, surenchérit dans la revue Limite (mai 2016) : « La France est un pays singulier, avec une vocation universaliste. Le seul peut-être avec les États-Unis à pouvoir se considérer comme un projet. » Un projet bâti sur le fallacieux vivre-ensemble !

Ces trois citations font penser au beau dessin du génial caricaturiste Konk intitulé « Spirit sur Mars ». De dos, deux extra-terrestres regardent l’espace et discutent. Le premier s’interroge : « Et nous aussi, on est français ? » L’autre lui répond : « Mais oui, tout le monde il est français ! » Vous comprenez que d’après ces quelques exemples, il n’est pas anodin que nos lamentables politiciens dédaignent les principes traditionnels français et européens pour de soi-disant valeurs ripoublicaines. La lie politicarde, intellectuelle et médiatique cherche à faire croire aux Français de racines européennes que leur destin serait un Brésil hexagonal, c’est-à-dire un pandémonium multiracial marchandisé.

On retrouve ce messianisme politique dans un autre mondialisme aujourd’hui en léthargie après des décennies d’activisme sur tous les continents : le mondialisme révolutionnaire communiste qu’il soit soviétique ou gauchiste. On oublie trop souvent que l’intention initiale du projet bolchevik était la conquête du monde et non pas l’internationalisme qui, comme le prouvera Staline, conserve le facteur nationalitaire. La IIIe Internationale communiste (ou Komintern) fondée en mars 1919 à Moscou diverge des précédentes Internationales, car elle n’est pas une fédération de partis, mais une union de sections communistes dans un parti communiste mondial. Son but est la fondation d’une « Union mondiale des républiques socialistes des soviets ». L’URSS sert d’assise territoriale et politique et aurait dû intégrer d’autres États. Cette intention resta sous-jacente jusqu’à sa disparition subite en 1991. En janvier 1979, le Kremlin sondait Sofia afin que la Bulgarie devînt la 16e république fédérée soviétique. Les dirigeants bulgares repoussèrent prudemment l’offre. Dans ces conditions, il était cohérent que les sections locales du communisme, puis des gauchismes, menassent de violentes campagnes anti-nationales. L’échec économique des modèles socialistes scientifiques, puis leur disparition, arrêtèrent la marche vers un État socialiste mondial.

On assista toutefois à la fin de la décennie 1990 à l’étonnante mue du mondialisme révolutionnaire en altermondialisme. Le 12 août 1999, le syndicaliste agricole de la Confédération paysanne (et futur bioconservateur) José Bové démonte un restaurant Mac Donald’s en construction à Millau. Il acquiert une grande notoriété et rend visible un vaste mouvement de contestation qui réussit ensuite en novembre 1999 à faire échouer les négociations de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) à Seattle aux États-Unis. En France, ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne) se monte à l’initiative du Monde diplomatique. Ce soudain succès médiatique incite les « anti-mondialistes » à vite changer d’appellation. En effet, trop connoté, « anti-mondialisme » désigne les infréquentables que nous sommes. En adoptant le terme « altermondialisme », ils expriment leur hostilité au mondialisme libéral, financier et libre-échangiste et leur préférence pour un autre mondialisme progressiste et solidaire, celui-là.

Connaissant son heure de gloire dans la première moitié des années 2000, cet autre mondialisme n’est pas exempt de contradictions. Ainsi les alter-mondialistes défendent-ils la souveraineté alimentaire, le localisme et la souveraineté énergétique, mais ils rejettent toute souveraineté politique. Pis, ils revendiquent la fin du libre-échange des biens et des capitaux, et encouragent et facilitent les flux migratoires croissants. Engoncés dans leurs certitudes (comme d’ailleurs les libéraux conservateurs), ils ne comprennent pas que l’arrêt simultané du mondialisme et de la mondialisation présuppose l’établissement d’une société fermée, d’un État organique et d’une autarcie économique des grands espaces civilisationnels. L’une des dernières manifestations de cet altermondialisme a été le fameux mouvement « Nuit Debout », un ramassis de bo-bos, de gogos et de zozos… On peut aussi rapprocher de cette mouvance les ZADistes de Notre-Dame-des-Landes, de Sivens, de Bure et de Roybon qui mènent des combats justes avec des idées complètement erronées.

Le quatrième mondialisme politique à examiner maintenant est peu connu bien qu’il marque l’histoire des idées politiques européennes en profondeur. C’est le mondialisme ésotérique. Vous le savez peut-être, surtout si vous avez lu Le XIXe siècle à travers les âges (1984) de Philippe Muray, les socialistes furent longtemps des compagnons de l’occultisme et de l’ésotérisme. D’éminents responsables socialistes étaient spirites et faisaient tourner les tables le soir !

Le mondialisme ésotérique désigne en particulier l’École de la Tradition primordiale dont les figures les plus représentatives s’appellent René Guénon, Julius Evola et Frithjof Schuon. Écartons de suite Julius Evola de notre propos, car ses écrits célèbrent l’Européen différencié anti-mondialiste. Au risque de vous choquer et nonobstant sa conversion à l’islam, René Guénon n’est pas mondialiste. Son œuvre est plutôt un « apolitisme permanent de l’esprit » avec parfois, ici ou là, quelques inclinations vers un universalisme envisagé comme une émanation de la Tradition primordiale.

Le cas le plus flagrant de ce « mondialisme ésotérique » concerne Frithjof Schuon. Disciple de Guénon, Schuon se convertit très tôt à l’islam soufi et fonde une confrérie mystique. Néanmoins, au fil des années, Schuon entreprend un amalgame syncrétique qui va de l’hyperdulie chrétienne aux pratiques chamaniques amérindiennes. À la fin de sa vie, René Guénon lui-même mettait en garde ses correspondants contre ce si déroutant disciple. Schuon justifie sa démarche à travers son livre majeur, De l’unité transcendante des religions (1948). Estimant que toutes les spiritualités humaines procèdent, directement ou non, de la Tradition primordiale, il soutient un « œcuménisme ésotérique » réservé à une élite d’initiés transnationaux…

D’abord restreint à quelques cénacles minoritaires, ce mondialisme-là est parvenu à séduire une frange non négligeable de la population occidentale en se transformant en partie en mondialisme New Age. Très attaché à la langue française et hostile au franglais, je n’en conserve pas moins le terme anglo-saxon qu’on peut traduire par « Nouvel Âge ». Le New Age fut une constellation de nouvelles religiosités secondaires très dynamique jusqu’au passage à l’an 2000. C’était le temps où des ménages aisés se procuraient des pierres d’énergie, se massaient avec des cristaux, formaient des chaînes humaines sous des lignes électriques à haute-tension ou pendant un orage, ou bien mettaient leurs aliments dans des meubles en forme pyramidale. Bref, osons l’oxymore, le New Age, c’est l’ésotérisme pour tous ! Son caractère mondialiste se remarque par le changement d’ère. On passerait du temps astrologique du Poisson à l’« Âge du Verseau », une époque plus harmonieuse, plus paisible, avec une prise de conscience de tous aux enjeux planétaires et la constitution d’une autorité globale, morale ou politique, universaliste ou mondialiste, aux prérogatives capables de sauvegarder les grandes équilibres mondiaux (ressources naturelles, démographie, croissance économique, etc.). Ce mondialisme s’alimente des théories noachites ainsi que des spéculations sur une religion syncrétique mondiale dont la tyrannie des droits de l’homme et l’écologie de marché (ou                     « développement durable ») en sont les prodromes.

Le mondialisme New Age se décline aussi en un autre mondialisme, le mondialisme écologique. Antoine Waechter estime qu’« un écologiste ne peut être que  régionaliste, européen et mondialiste (dans « Ni droite ni gauche, une nouvelle pensée globale. Entretien avec Antoine Waechter », L’Esprit européen,          n° 8, printemps – été 2002 ») » ! Ne soyons pas choqués. Pour certains écologistes, le niveau planétaire est au fond le seul pertinent puisque leur foyer (oïkos) coïncide avec toute la planète; c’est l’hypothèse Gaïa. Popularisée par James Lovelock dès 1970, cette expression désigne la Terre comme un organisme vivant total qui interagit avec toutes ses composantes (le vivant, le végétal, le minéral, l’air…). Holiste et dynamique, cette perception organique me convient, je l’avoue volontiers. Le problème est que certains adeptes de cette théorie jugent que la survie de Gaïa implique une unité politique globale. Cette vision se diffuse largement auprès de l’opinion via de grosses productions cinématographiques hollywoodiennes telles le film Avatar (2009) de James Cameron. Les Na’vis communiquent avec leur planète Pandora qui mobilise toutes ses forces lors de la bataille finale contre les Terriens prévaricateurs. On le voit, l’hypothèse Gaïa comporte autant de potentialités mondialistes dangereuses que de possibilités identitaires enracinées prometteuses.

Je viens de vous présenter succinctement quelques formes de mondialisme dont l’activisme reste en retrait par rapport aux trois suivants.

Le premier est le mondialisme sioniste. L’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) vient d’approuver une résolution qui fait de l’antisionisme une forme d’antisémitisme. Cette décision imbécile revient à qualifier d’antisémites des courants traditionalistes orthodoxes juifs tels les Netourei Karta ou les Satmar qui ne reconnaissent pas l’État d’Israël et appuient soit l’Autorité palestinienne, soit l’Iran.

Le sionisme est un judaïsme politique : il entend réunir autour de la colline de Sion à Jérusalem l’ensemble des Juifs répartis sur tous les continents. Sait-on qu’il existe un Congrès juif mondial ainsi qu’une Organisation sioniste mondiale qui favorise l’alyah (le retour en Israël) des communautés juives et garantit à l’étranger la bonne image de l’État hébreu ? Cette idéologie se décline en plusieurs pensées rivales : le sionisme socialiste avec l’expérience des kibboutz et les fondateurs d’Israël dont Ben Gourion, le sionisme révisionniste nationaliste laïque de Vladimir Jabotinsky, voire le sionisme religieux. Certains groupes sionistes religieux qui pensent représenter le « peuple élu », s’assignent la mission de diriger, directement ou non, le monde dans l’attente eschatologique de l’Envoyé de Yahvé. Le religieux phagocyte ici le politique si bien que plutôt que de parler de « mondialisme sioniste », il serait préférable de dire « universalisme sioniste ».

Un problème similaire (mondialisme ou universalisme) nous attend à propos de l’islamisme. Si je choisis le mot « mondialisme », c’est parce que l’islam confond le spirituel et le temporel. Le Coran est tout à la fois un livre religieux, un traité politique et un code de droit civil qui enserre la vie quotidienne d’une multitude de prescriptions religieuses. Depuis sa fondation vers 609 par Mahomet, la religion qui soumet les hommes à la volonté d’Allah est en expansion continue. Pour un musulman, Mahomet est le « Sceau des Prophètes » : il clôt une lignée commencée par Abraham et poursuivie par Moïse et Jésus. Le mahométan considère par conséquent que tous les êtres humains sont sans le savoir ses coreligionnaires. Quand ils l’apprennent, ces derniers doivent se convertir de gré ou, parfois, de force. Il en résulte que l’islam a pour vocation géopolitique d’étendre le Dar el-Islam (terres où règne la Oumma, la communauté des musulmans) aux dépens du Dar el-Harb (les territoires non musulmans à conquérir) et jusqu’aux confins de la planète.

L’islam a par deux fois tenté d’envahir l’Europe avant d’être repoussé en 732 à Poitiers, puis en 1683 devant les remparts de Vienne. Nous assistons aujourd’hui à la troisième vague d’invasion migratoire conquérante grâce à la complicité des traîtres politicards, droits-de-l’hommistes et laïcards. La violence n’est pas le seul moyen employé par l’islam. Ailleurs, l’islam use d’autres méthodes. L’Indonésie se convertit par le commerce des marchands venus d’Arabie; les confréries de marabouts font du prosélytisme en Afrique noire.

Le mondialisme islamiste n’est pas monolithique. Je ne reviens pas sur les violents contentieux entre sunnites et chiites. Toutefois, on remarque qu’à certains moments, ces deux courants ont adopté ou pris des positions ouvertement mondialistes. Quand des responsables iraniens fondent en 1982 une formation politico-militaire libanaise, le Hezbollah, afin de contrecarrer le principal mouvement chiite d’alors, Amal, dont le chef spirituel Moussa Sadr avait disparu en 1978 lors d’un séjour en Libye, le « Parti d’Allah » ne cachait pas son ambition planétaire. Son symbole demeure éclairant : on y lit « Parti d’Allah » en calligraphie arabe avec une lettre plus haute que les autres qui tient une kalachnikov et en arrière-plan le globe terrestre. Ce n’est qu’au tournant des années 1990 que le Hezbollah cessa ses revendications planétaires et adopta un pragmatisme politique qui se coule dans le nationalisme arabe. Aux premiers temps de la Révolution islamique, les Iraniens voulaient unir chiites et sunnites dans une vaste entreprise d’extension sinon mondiale, au moins régionale de la révolution. La méfiance et l’hostilité des sunnites à l’encontre de Téhéran contraignirent les dirigeants iraniens à reprendre et à poursuivre la politique étrangère du Chah d’Iran, en particulier le programme nucléaire…

Chez les sunnites, les Frères musulmans, présents aussi bien en  Égypte qu’au Qatar ou en Syrie, développent implicitement une visée mondiale. En 1935, leur fondateur, l’Égyptien Hassan al-Bannâ fit voter au cours d’un congrès une charte fondamentale toujours en vigueur dont le cinquième point stipule que « le drapeau de l’islam doit dominer l’humanité et que le devoir de tout musulman consiste à éduquer le monde selon les règles de l’islam ». La politique est reléguée au second plan au profit d’une démarche plus gramsciste, en insistant sur une éducation d’ordre universaliste et non sur la confrontation. Ils se séparent d’Al-Qaïda et de l’État islamique qui conduisent des stratégies différentes. Al-Qaïda mène une guerre asymétrique déterritorialisée contre l’Occident globalitaire tandis que l’État islamique s’implante dans divers lieux (Irak – Syrie, Libye, Nord du Nigéria…). La restauration à Mossoul du califat en 2014 par Abu Bakr el-Bagdahdi s’inscrit dans une logique qui entend d’abord unir tous les musulmans sunnites contre les « mécréants », les hérétiques chiites et autres « croisés », puis  ensuite de proclamer son universalité, car, si Damas et Bagdad tombent, tomberont ensuite Riyad, l’Afrique du Nord et l’Europe revendiquée comme une terre d’Islam.

Pour l’instant, on n’en est pas là parce que le mondialisme islamiste affronte le plus puissant des mondialismes, le mondialisme libéral financier anglo-saxon.

L’historien Pierre Hillard (La marche irrésistible du nouvel ordre mondial. Destination Babel, Éditions François-Xavier de Guibert, 2007; La Fondation Bertelsmann et la « gouvernance mondiale », Éditions François-Xavier de Guibert, 2009; Chroniques du mondialisme, Éditions Le retour aux sources, 2014, ainsi que sa préface à Carroll Quigley, Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine, Éditions Le retour aux sources, 2015) et l’essayiste Michel Drac (Triangulation. Repères pour des temps incertains, Éditions Le retour aux sources, 2015) ont, dans le domaine francophone, bien étudié cette forme de mondialisme que nous connaissons finalement assez bien. Je n’ai pas l’intention de paraphraser leurs travaux que je vous invite à vous procurer le plus tôt possible. Je souhaite surtout traiter de quelques points déterminants dans l’optique mondialiste anglo-saxonne.

Le mondialisme anglo-saxon n’est pas un et unique. Lui aussi se trouve violemment parcouru par de féroces concurrences intestines. Les intérêts de certains groupes ne recoupent pas toujours ceux défendus par d’autres groupes. Les litiges peuvent certes se régler pendant des réunions informelles discrètes. Il arrive toutefois que ces règlements à l’amiable n’aboutissent pas, car les querelles ne sont pas qu’économiques, commerciales ou financières : elles peuvent être politiques, médiatiques, privées, voire sexuelles…

Le mondialisme anglo-saxon plonge son origine dans la psychologique historique des Anglais, soit un « peuple de la Mer ». C’est au XVIe siècle qu’ils découvrent que l’insularité qui les pénalisait se révèle en fait un formidable rempart protecteur et un atout géopolitique majeur. Le penseur contre-révolutionnaire français Louis de Bonald observe dans Écrits sur l’Europe (textes présentés et annotés par Michel Toda, Éditions de Paris, 2006) que « la guerre, toujours maritime, toujours hors ou loin de l’Angleterre, n’entretenait que l’oisiveté des cafés et les spéculations de la Bourse ». Auparavant, Bonald prévenait encore que « la seule monarchie universelle qui soit possible [est] celle de la mer; despotisme maritime d’autant plus fâcheux à toutes les puissances, qu’avec leur fureur épidémique du commerce, elles quittent toutes la terre pour se placer sur les eaux ». Les Anglais transmettent cette mentalité « liquide » à leurs rejetons étatsuniens. À la fin du XIXe siècle, Cecil Rhodes se félicite de la puissance potentielle de l’« Anglosphère ». Son raisonnement est repris, vers 1998, par un homme d’affaires britannique, Conrad Black, qui réclame à la fois le Brexit et une Confédération atlantique entre la Grande-Bretagne et les États-Unis. D’autres anglophones vont plus loin et envisagent une étroite union politique entre les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Clarence Streit défendait une Union transatlantique dont l’OTAN et le TAFTA ne sont que deux aspects spécialisés. Cette Fédération entre l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord, voire de l’Occident, que Samuel P. Huntington désigne comme la « civilisation    occidentale », fait fantasmer les Hexagonaux Philippe Nemo (Qu’est-ce que l’Occident ?, PUF, 2004), Édouard Balladur (Pour une Union occidentale entre l’Europe et les États-Unis, Fayard, 2007), Roger-Pol Droit (L’Occident expliqué à tout le monde, Le Seuil, 2008) ou Ivan Rioufol (La Fracture identitaire, Fayard, 2007). Régis Debray traitait avec ironie en 2002 de ce sujet méconnu dans son remarquable opuscule, L’édit de Caracalla ou plaidoyer pour les États-Unis d’Occident (Fayard). Le philosophe Jacques Maritain (L’Europe et l’idée fédérale, Mame, 1993) a même préconisé une « société politique mondiale » adossée à cet Occident transatlantique. Loin d’être incongrues, ces propositions reprennent les études de cénacles souhaités par Cecil Rhodes et qui œuvrent au rapprochement anglo-étatsunien. L’Anglosphère existe de diverses manières. Donnons deux exemples. Premièrement, en 1988, un journaliste écossais révélait l’existence du réseau d’espionnage Echelon. Les services secrets des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Canada se partagent de nombreuses informations et constituent un premier cercle. Israël représente à lui seul le deuxième. Les Français, les Allemands, les Néerlandais, les Turcs en forment un troisième. Secondement, le criminel de guerre britannique Winston Churchill était par sa mère étatsunien, d’où son goût pour le « Grand Large », ce que avait fort bien compris ce continentaliste méconnu, Charles de Gaulle, très au fait des nombreuses menées anglo-saxonnes dont l’européisme de Bruxelles – ou « euro-mondialisme » – en représente l’une des options. Il y a même à ce sujet un « mondialisme non-conformiste » en référence aux non-conformistes des années 1930. Après 1945, l’une des figures de L’Ordre nouveau, Alexandre Marc, soutient tant dans À hauteur d’homme (Éditions Je sers, 1948) que dans Fondements du fédéralisme (L’Harmattan, 1997) non seulement une fédération européenne, mais aussi une « fédération mondiale ». L’historien Antoine Cohen aborde longuement ce tropisme dans De Vichy à la Communauté européenne (PUF, 2012).

L’Anglosphère, l’Occident et l’atlantisme contribuent au mondialisme. Connu pour L’Ère des organisateurs (1947), l’ancien trotskiste et néo-conservateur de la première génération, James Burnham explicite, dans un autre essai significativement intitulé Pour la domination mondiale (Calmann-Lévy, 1947), « par “ EMPIRE MONDIAL ” un État non nécessairement mondial par son étendue physique, mais dont le pouvoir politique dominera le monde, pouvoir imposé en partie par coercition (probablement par la guerre, mais certainement par la menace de la guerre) et dans lequel un groupe de peuples, dont le noyau sera l’une des nations existantes, détiendra plus que sa part égale de pouvoir ». On croirait entendre George W. Bush et Hillary Clinton !

Le mondialisme anglo-saxon se manifeste à travers un grand nombre d’organismes plus ou moins institutionnalisés. J’exclus ici l’ONU, la Banque mondiale, le FMI et les réseaux subversifs de George Soros. Henry Coston, Pierre de Villemarest, Yann Moncomble et Emmanuel Ratier ont bien décrit toutes ces institutions. Contentons-nous d’un rappel non exhaustif :

— En 1884 est fondée en Angleterre la Fabian Society, un laboratoire d’idées sociales-démocrates et eugénistes. Aldous Huxley fait dérouler son Meilleur des mondes dans une société fabienne… Est-ce fortuit si George Orwell intitule sa célèbre dystopie 1984, soit un siècle après la fondation de cette société ?

— Dès 1909 sous le nom de Rhodes-Milner Round Table Groups existe une Table Ronde. Ses fondateurs, inquiets pour l’avenir de l’Empire britannique, rêvent de fusionner capitalisme et socialisme dans un mondialisme anglophone tout en promouvant le sionisme (Lord Balfour en fait partie) et en se défiant de la Russie alors impériale. La Table Ronde bénéficie des avis du colonel House, le conseiller du président yankee Wilson, et des banques Lazard et JP Morgan, bien avant Goldman Sachs…

— En 1921 est créé outre-Atlantique le Council on Foreign Relations (CFR), un laboratoire d’idées sur les relations internationales très interventionniste.

— En 1954 se tient à Leyde aux Pays-Bas dans un hôtel éponyme la première réunion atlantiste du Groupe Bilderberg autour d’Américains du Nord et d’Européens de l’Ouest parmi lesquels des membres de dynasties européennes comme le prince consort des Pays-Bas Berhard de Lipp-Biesterfeld ou la soi-disant reine d’Espagne Sophie de Grèce. Dans The Guardian (10 mars 2001), Denis Healey, membre de son comité directeur pendant trente ans, déclarait : « Dire que nous cherchions à mettre en place un gouvernement mondial unique est très exagéré, mais pas totalement absurde. Nous autres à Bilderberg pensions qu’on ne pouvait pas continuer à se faire la guerre éternellement et à tuer des millions de gens pour rien. Nous nous disions qu’une communauté unique pouvait être une bonne chose. »

— En 1973, des responsables de Bilderberg et du CFR lancent la Commission Trilatérale parce qu’elle repose sur trois piliers géographiques : l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie – Pacifique (Japon – Australie – Nouvelle-Zélande), étendu ensuite à certains États d’Asie du Sud-Est. Sa tête pensante la plus connue est le géopolitologue Zbigniew Brzezinski. On a en revanche oublié qu’il réfléchissait dès 1971 aux effets à venir d’Arpanet, l’ancêtre d’Internet, dans La révolution technétronique (Calmann-Lévy, coll. « Liberté de l’Esprit »).

Le mondialisme anglo-saxon est actuellement le plus dangereux, car il sait instrumentaliser avec profit les autres mondialismes afin de faire avancer ses propres desseins. S’il le faut, il usera sans hésiter du terrorisme comme il le fit pour l’Italie des « années de plomb » ou la Belgique des « Tueurs du Brabant » en 1984 – 1985. Les études de la Trilatérale prévoient la fin des emplois et 80 % de la population réduite au chômage. Afin d’éviter tout mécontentement populaire, la Trilatérale promeut les divertissements généralisés multiples, le recours incessant à l’émotion et la faillite voulue du système scolaire. Ces mesures devraient contenir et distraire les masses inactives. La Trilatérale prépare des générations d’hilotes !

Au risque de vous décevoir – ou de vous inquiéter -, même la Russie de Vladimir Poutine est sujette au mondialisme. Des dirigeants russes seraient prêts à quelques concessions pour rejoindre ces cercles influents à la double condition que les instances mondialistes reconnaissent à Moscou la liberté d’administrer son étranger proche et qu’elles acceptent son caractère non occidental, préparant ainsi la future intégration des oligarchies chinoises et indiennes.

Comment conclure sans verser dans le pessimisme ? Par des travaux pratiques. Il vous revient la tâche, exaltante et ardue, de contrer toutes ces menées mondialistes, en particulier celles du mondialisme anglo-saxon. Je vous indique deux actions prioritaires.

La première s’oppose à la sotte réforme du prélèvement fiscal à la source. Cette mesure renforce l’emprise de la technostructure bureaucratique sur nos vies et alourdit la tâche des petites et moyennes entreprises avec le secret espoir qu’elles coulent et laissent la place aux grands groupes transnationaux corrupteurs. Le gouvernement PS privatise une fonction régalienne vitale et rétablit la Ferme générale si ce n’est les fermiers généraux. Merci Michel Sapin ! La seconde est moins immédiate. Depuis quelques mois, plusieurs gouvernements occidentaux, le gouvernement français inclus, veulent restreindre l’emploi de la monnaie-papier au profit de la carte bancaire ou du paiement sans contact. L’Union européenne a déjà créé en septembre 2009 une monnaie électronique dont « l’objectif caché […est] évidemment de renforcer le contrôle, pas seulement fiscal, des individus ou […de limiter] drastiquement la circulation de monnaie papier ou monnaie (au prétexte de supprimer l’« argent noir ») (Emmanuel Ratier, Faits & Documents, 1er – 15 avril 2012) ». Il est curieux que la société liquide souhaite abolir l’argent liquide. Les prétextes ne manquent pas. Professeur en finance et assurance à l’École de management de Lyon, Olivier Le Courtois croît que la résolution de la crise économique passerait par la suppression de « l’argent liquide, c’est-à-dire toutes les pièces de monnaie et les billets. Cela permettrait de débarrasser le pays de son économie noire, laquelle représente entre 3 et 3,3 % de notre PIB selon l’INSEE. […] À terme, on détruit une grande partie de la fraude, on économise des postes de fonctionnaires et on crée des emplois dans le privé              (« Supprimons l’argent liquide pour assainir notre économie. Entretien », La Tribune – Le Progrès, 8 juin 2011) ». Officiant dans l’hebdomadaire mondialiste libéral Le Point (10 mars 2016), Pierre-Antoine Delhommais s’élève contre toute attente contre « la prohibition de l’argent liquide [qui] ne constituerait pas seulement une atteinte sans précédent aux libertés individuelles, elle risquerait aussi d’ébranler fortement cette confiance dans la monnaie ». Certains commentateurs estiment cependant que dans une décennie l’argent liquide pourrait ne plus exister comme c’est pratiquement le cas en Suède, cette société profondément pourrie. S’appliqueraient alors les vieilles recommandations du technétronicien Brzezinski qui envisageait le contrôle cybernétique des individus. Et gare aux réfractaires, Big Brother is watching you !

Je vous conjure de réfléchir dès à présent à d’excellents arguments contre cette disparition programmée, de monter des sites dédiés à ce sujet, de contacter d’autres personnes prêtes à des actions communes, de fonder un collectif « SOS Argent liquide ! » et de préparer au moment propice des actions visibles dans le cadre d’une vaste et intense campagne de presse susceptible d’indigner nos contemporains contre cette forfaiture prochaine.

Les mondialismes sont des Mégamachines qui broient tous les peuples. Pourtant, ce sont aussi des mécaniques fragiles vite enrayées par nous, les grains de sable. Ayons donc l’instinct salutaire de bloquer leur engrenage !

Je vous remercie de votre attention.

Georges Feltin-Tracol

Source : Academia Christiana

03/10/2016

Chronique de livre: Varg Vikernes « Magie et religion en ancienne Scandinavie »

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Varg Vikernes, Magie et religion en ancienne Scandinavie

(Editions du Rubicon, 2016)

 

Connu avant tout pour son projet musical Burzum (dont les premiers albums ont été l'une des drogues de ma jeunesse), Varg Vikernes est aussi l'auteur de quelques livres dont le dernier en date, Sorcery and religion in ancien Scandinavia, vient d'être traduit en français. C'est grâce aux bons soins des éditions du Rubicon, réputées pour la qualité de leurs parutions (Casapound ; une terrible beauté est née et La jeunesse au pouvoir notamment) que le public francophone peut enfin découvrir les écrits du plus sulfureux des musiciens de (Black) Metal. Sulfureux ? Oui, Vikernes l'est indubitablement par son rejet du monde moderne et sa défense de l'Europe, tant culturellement que racialement.

Vikernes étudie depuis des années la mythologie, le folklore (dont les contes de fées qui sont « les histoires païennes qui ont le plus longtemps perduré en Europe ») et les traditions nordiques. Il livre dans Magie et religion en ancienne Scandinavie le résultat de ses recherches et analyses personnelles. Loin d'être une simple synthèse sur le sujet, cette étude se singularise par son originalité, loin des canons universitaires. Le lecteur est mis en garde dès le début : il lui faudra « ouvrir son esprit et accepter l'inexactitude de ce qu'il connaît déjà ». Il devra par ailleurs avoir de sérieuses notions de mythologie nordique car un novice pourrait se retrouver noyé sous la profusion des informations contenues dans certaines parties du livre.

Si, comme son titre l'indique, Magie et religion en ancienne Scandinavie, se focalise sur les croyances et la culture du nord de l'Europe, Varg Vikernes considère que « toutes les tribus de l'Europe antique avaient initialement la même religion ». A cet égard, on lira avec attention les pages où sont décrites les évolutions des croyances de l'homme du néolithique. A la base, celui-ci « ignorait presque tout du monde dans lequel il vivait ». Il observa la nature et essaya progressivement de comprendre les forces et esprits qui composaient celle-ci. C'est ce qui lui permit peu à peu de passer de l'animisme puis de la magie à une religion à proprement parler. La religion, c'est le moment où l'homme commence à prier les esprits pour leur demander de l'aide; il ne tente plus de les contrôler par la magie (même si celle-ci perdura sous certaines formes). Dès lors, « les esprits de la nature, omniprésents et impersonnels, devinrent des divinités anthropomorphes » auxquelles on donna des noms. Ces derniers divergent selon les endroits car c'est à cette époque que se développèrent des langues légèrement différentes d'une région à l'autre de notre continent (le terme indo-européen n'est, curieusement, pas employé).

Etudiant nombre de composants de l'ancienne religion nordique (des fêtes aux runes en passant par la Völuspá dont l'interprétation courante est, selon lui, « incorrecte »), Vikernes entend avant tout, par cet ouvrage, aider les Européens conscients à comprendre leur héritage et à retrouver leurs racines car : « Tous les peuples d'Europe ont les mêmes racines. Nous venons des mêmes. Nous sommes les mêmes. »

« La magie et la religion de l’Europe antique sont les fondements sur lesquels notre culture et notre civilisation se sont édifiées. Nous en voyons les traces tout autour de nous, dans chaque chose que nous faisons, construisons et dont nous nous entourons, ainsi qu’en nous-mêmes. Il est temps de nous en rendre compte et d’en prendre la juste mesure. »

Pour l'auteur, étudier les anciennes croyances européennes sert en outre à nous remémorer une chose fondamentale: notre culture est basée sur l'honneur. « De toutes nos anciennes croyances, il s'agit peut-être de celle que nous devons nous rappeler et mettre en valeur aujourd'hui, et qu'il nous faut porter avec nous pour l'avenir. » On ne saurait lui donner tort... à qui ce mot (cette conception de la vie) parle-t-il encore ?

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

 

29/09/2016

2030: Les immigrés et les cas sociaux majoritaires en France?

Impossible de savoir de quoi l'avenir sera fait. Il y a trop de facteurs en jeu, trop d'imprévus, trop d'incertitudes. Cependant, on peut esquisser un assez probable tableau de ce que deviendra notre pays dans un futur plus proche qu'on ne le pense. Et un pays est avant toute chose la somme des populations qui y vivent. Partant de là, on se dit que le cauchemar ne fait que commencer... La situation actuelle nous apprend trois choses fondamentales :

1 – Le pourrissement et la décrépitude de la France sont solidement ancrés et rongent les forces vives de notre pays à une vitesse inquiétante. La France change et les « Français » aussi. Entre le grand remplacement et la dégénérescence inexorable d'une partie de la population « de souche », on se dit que la célèbre formule de Robert Dun prend tout son sens : « Il est plus tard que vous ne pensez ».

2 – En 40 ans, notre pays a complètement changé. Quatre décennies ! Ce n'est rien à l'échelle de la vie d'un peuple. A ce rythme-là, on se dit que 20 ou 30 ans de plus suffiraient à anéantir tout ce que la France a été....

3 - L'oligarchie est la principale responsable du marasme total dans lequel se débat la France depuis si longtemps. Si tout ce que nous connaissons n'est pas le fruit d'une conspiration, on peut toutefois vérifier chaque jour à quel point l'état de notre pays est dû à la nullité et à l'incompétence des pseudo-élites qui nous gouvernent mais surtout à l'idéologie qui les porte: mélange de marxisme culturel et de soumission à l'étranger. Un pays mal dirigé et trahi depuis des décennies a toujours peu de chances de briller... C'est une évidence historique. Notons cependant que lorsque le peuple ne fait rien pour se préserver et accepte quasiment tout sans broncher, la situation est encore pire. C'est l'histoire récente de la France. Elle aura des conséquences abyssales sur l'avenir. Si avenir il y a.

On le sait: la démographie, les déplacements de personnes à grande échelle et la surpopulation seront les enjeux du XXIème siècle dans le monde entier. Nous allons donc tenter d'aller à l'essentiel: à quoi ressemblera la population française ne serait-ce que dans 20 ans ? Les quelques éléments ci-dessous n'ont aucunement la prétention de faire le tour de la question mais simplement d'apporter quelques éléments de réflexion.

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I. Déclin du talent et fuite des cerveaux

Le premier facteur de réponse se trouve dans une évidence rarement formulée : le déclin du talent (je reprends ici à dessein le titre du livre de H.F. Günther). Toute notre société en témoigne. La France devient peu à peu un pays de sous-doués qui ne pourra éternellement vivre sur ses acquis anciens. La baisse du QI moyen français en 20 ans (4 points en moins pour une moyenne de 98 désormais) a certes de multiples causes mais ne viendra pas démentir mon propos.

L'école (qui n'est que le miroir de la société voulue par le Système) est en crise, elle produit des générations d'analphabètes et de crétins... Oui, ceux qui seront la France de demain... L'abrutissement n'a jamais été si profond chez une population qui n'aspire bien souvent qu'à consommer et à se laisser porter par les vagues du Système. C'est l'inculture satisfaite qui domine aujourd'hui. Nous en avons déjà parlé. Les Français n'ont le goût de rien, ni de penser, ni de créer, ni de travailler. Ils sont trop fatigués. Ils transmettent tout cela à leurs enfants...

En parallèle, les cerveaux quittent la France. Adieux diplômés et chercheurs remplacés par migrants et chômeurs exotiques! Tous ces cerveaux ne reviendront jamais. Ils constituent une perte irréparable, d'autant que leur nombre ne fait qu'augmenter. “Le flux net sortant annuel des personnes nées en France a doublé entre 2006 et 2011 pour s’établir à près de 120 000 personnes en 2011” lit-on dans le Figaro. Si l'on s'en tient à ces chiffres, ce sont donc plus d'un million d'individus parmi les plus qualifiés que l'on perdra en 10 ans. Qui restera-t-il à votre avis ?

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II. L'explosion de l'assistanat

Face à une conjoncture économique désastreuse nourrie des conséquences de la mondialisation et de la nullité des pouvoirs publics dans le domaine de l'emploi, la France compte 10% de chômeurs soit 6,5 millions de personnes (toutes catégories confondues).

Parmi ceux-ci, ne nous voilons pas la face, existe un nombre conséquent de gens qui ne font rien, ne cherchent pas de travail et vivent aux crochets de la collectivité. Prenons d'abord les chiffres officiels de la CAF : fin 2015, plus de 2,5 millions de foyers français sont allocataires du RSA ! 2,5 millions de foyers, c'est au moins 7 à 8 millions de personnes, non ?

L'assistanat est devenu un problème majeur pour la France. Nous en avions déjà parlé dans notre article Métier ? Assisté. Les profiteurs professionnels sont de plus en plus nombreux et pondent des tas d'enfants qui seront eux aussi voués à suivre les traces de leurs géniteurs: ne rien faire et profiter du Système ! Ce phénomène est inquiétant de par son ampleur mais surtout de par son caractère profond: ces populations d'oisifs et de cas sociaux dégénèrent de génération en génération! L'oisiveté est la mère de tous les vices dit l'adage... C'est ce que nous avons appelé la « cas-socialisation de la France ». Une triste réalité qui pose déjà d'épineux problèmes car l'aide à outrance constitue un appel d'air pour l'immigration et fait dégénérer des millions de Français.

Le Système continuera sa politique d'assistanat malgré tous les problèmes posés par celle-ci (problèmes financiers notamment, voyez comme les départements sont asphyxiés par le paiement de ces aides). C'est une évidence : les bénéficiaires du RSA et du reste seront de plus en plus nombreux. Plusieurs raisons à cela :

-Le chômage endémique et tout ce qui découle des décennies de libéralisme qui ont mis la France à genoux.

-La facilité de vivre sans rien faire grâce à des aides mirobolantes. Y'a bon la sécu! comme dirait le Docteur Merlin! Français ou étrangers, venez tous vous abreuver à la source du pognon facile. Aucune contrepartie n'est demandée !

-La volonté de l'Etat de garder sous perfusion financière des millions de personnes. Celles-ci sont, de fait, ses obligés. Les masses oisives sont tenues en laisse en quelque sorte. Si elles ne percevaient rien, elles seraient à même de déclencher d'importants troubles sociaux. RSA = un des ingrédients de la paix sociale.

Le redressement économique et moral de notre pays ne semblant pas prévu pour demain, la France sera dans 20 ans un pays qui crèvera littéralement de ses assistés, tant financièrement que socialement et culturellement. Le pain et les jeux seront plus que nécessaires pour tenir la plèbe exotique et crasseuse! Autant dire que ce n'est pas un atout pour notre avenir...

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III. La France colorée

Qui fait des tonnes d'enfants aujourd'hui, mis à part les cas sociaux? Les immigrés extra-européens. Ces derniers, on le sait, sont majoritairement des assistés professionnels. Il suffit de constater à quel point les départements les plus touchés par l'immigration sont souvent ceux où les aides sociales sont les plus développées (Seine-Saint-Denis, Nord...).

Aujourd'hui, les chiffres des naissances non-blanches font froid dans le dos. On les connaît grâce au dépistage de la drépanocytose qui est une maladie génétique ne touchant quasiment que les populations africaines ou antillaises. La France interdisant les statistiques ethniques, c'est le seul moyen pour nous de savoir quelle est l'ampleur du grand remplacement. Les chiffres ci-dessous sont édifiants (source)! En 2015, près de 40% des enfants nés en France n'étaient pas d'origine européenne! Des régions comme la PACA (52%!) ou l'Ile-de-France (73%!) semblent condamnées à court terme à devenir des enclaves africaines où les Blancs seront en grande minorité. Le reste du pays suit la même trajectoire... L'africanisation de la France, prévue dans les années 1930 déjà par un Céline, est devenue réalité. Imaginez dans 20 ans...

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Le fait est que même si les frontières étaient fermées aujourd'hui, nous serions tout de même condamnés à l'africanisation. Il y a certes peu de risques qu'elles le soient de sitôt... Les migrations continueront et viendront accélérer la mise en minorité des Blancs. La tour de Babel au lieu de la tour Eiffel! N'oublions pas pour finir que la population « de souche » est vieillissante et qu'elle ne peut faire face, à terme, au flot continu de populations jeunes qui lapinent à tout va. Aujourd'hui déjà, si le taux de natalité français (dont se félicitent politiciens et médias) est supérieur à celui de certains pays voisins, c'est bien grâce à l'apport africain...

IV. Villes et campagnes

La population française étant urbaine à 80%, il est utile de se questionner sur l'avenir de nos villes, là où le changement est toujours le plus rapide. En 40 ans, elles ont tellement évolué... en mal. La fuite de la population blanche de celles-ci ne va faire que croître. Cloaques immondes bourrés de toutes les races sombres et vendues au mondialisme financier et cosmopolite, les métropoles verront leur population se transformer comme jamais. Elles perdront peu à peu leur identité, bafouée par les influences extra-européennes et le phénomène bobo, à l'image de ce qui se profile depuis des années. La gentrification de certains quartiers s'accélérera probablement, menée par tous ceux qui s'accommoderont de la situation grâce à leurs revenus élevés. Pour le reste, ce sera la direction du bidonville... Normal, la France devient un pays digne du tiers-monde.

Les Blancs « normaux » continueront quant à eux leur exode dans ce que le géographe Christophe Guilluy a appelé « la France périphérique ». Les temps seront de plus en plus durs, il va falloir payer et supporter le poids des diverses chances pour la France dont on vient de parler... Le dictature du Système risque en outre de s'intensifier... Campagnes et zones périurbaines profondes deviendront les bases de repli de tous ceux qui voudront se séparer de ce que le Système aura fait de notre pays. C'est là que les Blancs les plus conscients s'organiseront face à une France qui n'en aura plus que le nom et qu'ils pourront retrouver leurs racines et traditions... ainsi qu'un sens à la vie! En attendant de résister activement et non plus passivement à leur disparition programmée? Espérons-le, le temps presse. Il n'a jamais été si tard.

Rüdiger / C.N.C.

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28/09/2016

Les étrangers font la loi en France (surtout s'ils sont saoudiens)

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Quand ce n'est pas les diplomates présents en France ou leurs proches qui agissent en toute impunité sur notre sol, ce sont ceux qui ont acheté notre pays et s'y comportent en satrapes. La famille royale saoudienne en a l'habitude. L'année dernière encore, elle avait montré à quel point elle se sentait investie de tous les droits lors de l'affaire de la plage privée de Vallauris, sur la Côte d'Azur...

Riche et dépravée, cette famille fait vivre le calvaire à ses serviteurs (ses esclaves). Le prince Majed ben Abdulaziz Al-Saoud n'a-t-il pas récemment défrayé la chronique pour des actes de cruauté envers ses employés féminines? Eh bien, maintenant, c'est en France que ça se passe. Une princesse saoudienne a en effet ordonné à ses sbires de frapper et de tuer un artisan parisien venu dans son appartement du 16e afin d'y réaliser des travaux. « Il faut le tuer, ce chien, il ne mérite pas de vivre » a lancé à son encontre la furie. Ses hommes de main n'y sont pas allés de main morte: le malheureux a été frappé, ligoté puis mis en joue car il refusait de s'agenouiller et de baiser les pieds de la princesse. Son calvaire a duré 4 heures... Son matériel de travail a été confisqué et il n'a pas, bien sûr, été payé (la facture est de 20.000 euros). En outre, les saoudiens ont photocopié ses papiers d'identité et lui ont interdit de revenir dans le 16e arrondissement "à jamais". Ils se considèrent chez eux c'est normal...

Pourquoi l'artisan a-t-il été traité de la sorte? On l'a accusé de prendre des photos afin de les revendre à des journalistes... Il en avait juste besoin pour son travail...

Quoi qu'il en soit, les problèmes posés par les Saoudiens sont connus: "Les mauvais traitements au personnel sont réguliers parmi les riches familles du Golfe, certaines d'entre elles bénéficiant en plus de l'immunité diplomatique."

Oui, on sait. La France sait. Mais elle permet tout. On lit également dans le Point que:

"Les gorilles étrangers sont en effet autorisés à porter une arme par le ministère de l'Intérieur, alors que cela est interdit aux professionnels de la sécurité privée de nationalité française, sauf rares exceptions."

L'Etat français est un paillasson que le monde entier crotte dès qu'il pose les pieds chez nous. Ledit Etat accepte tout, ne dit rien, s'abaisse, s'affale devant le moindre étranger puissant. Surtout exotique. Surtout riche. La réalité est là et si notre pays est raillé sur tous les continents, ce n'est pas pour rien. Il n'inspire que faiblesse et dégoût... Quelle honte pour la France qui ne manquera pas une fois encore de courber l'échine devant ses maîtres du Golfe, ses "bons alliés" comme on les désigne dans les hautes sphères... Qu'il est loin le temps où notre pays était respecté.

Rüdiger / CNC

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26/09/2016

Chronique de livre : Laurent Obertone "Guerilla"

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Laurent Obertone, Guerilla (Ring, 2016)

Obertone connait la France. Ses rouages, ses ressorts secrets. Il sait que tout cela est potentiellement déjà mort, que la structure est branchée sur respirateur artificiel et que « l’incident » qui tranchera les câbles peut survenir à tout instant.

Obertone imagine et montre.

Il imagine le scénario du pire et le pousse à son paroxysme. Ainsi, l’effondrement de la structure France qu’il dépeint se fait en trois jours. Trois jours entre notre situation actuelle et l’univers de Mad Max. Et oui, Laurent Obertone n’y va pas avec le dos de la cuillère!

Certains verront là une forme d’outrance et une dimension « irréaliste ». Mais là n’est pas le fond de l’ouvrage. Ce livre est le récit du « collapse » du système, de sa faillite à tous niveaux. Certes. Mais là n’est pas l’essentiel.

Car Guerilla, plus que l’histoire de l’effondrement, est plutôt le récit de la dépression occidentale, de la xénophilie à outrance, de l’ethnomasochisme total. Guerilla est un constat froid et résolument implacable sur l’état de notre société. Et surtout sur l’état de la psyché de « l’homme blanc » contemporain. De ses manies, de ses tares.

Obertone, par ce texte fort et acéré, prononce une accusation. Une accusation lourde et remuante. Pour formuler son réquisitoire, l’auteur se contente de montrer. Le livre bien qu’œuvre de fiction, et offrant au lecteur des revirements parfois surprenants, parle surtout du réel… Et le constat qu’il en tire est terrifiant.

Dans ce livre vous ne trouverez pas de héros, ou peut-être quelques rares figures attachantes mais résolument désenchantées, lucides. Trop lucides... Les personnages que l’auteur décrit avec une grande acuité sont, pour la plupart, atteints d’une forme de peste intérieure. Cette peste est incurable et nombre des protagonistes que vous rencontrerez à travers les quelques 400 pages du texte en crèveront… Et de manières peu réjouissantes.

Dépressifs s’abstenir… Ce texte vous collera au cerveau pendant plusieurs semaines. Et les lueurs d’espérance n'y sont guère nombreuses.

Guerilla est aussi le récit de l’ultra-violence, du déchaînement absolu. Du ré-ensauvagement brutal des villes et des campagnes de l’Hexagone. De la livraison des cités de France aux barbares. D’ailleurs, l’auteur brille par ses descriptions. Il dévoile la violence totale. Pas de fard ni d’entourloupe. Toutefois, à aucun moment nous ne tombons dans le gore et l’outrance. Cela est un beau tour de force.

Vous trouverez aussi quelques passages truculents, car le chaos absolu que décrit ce livre peut être le prétexte à une forme d’humour. Un humour sombre : le meilleur.

Le récit est aisé à lire. Le style est clair, net. Les paragraphes sont courts et accompagnent les respirations du lecteur. Les amateurs de « punchlines » seront satisfaits.

Guerilla est à mettre dans toutes les mains. Certains se diront mal à l’aise en le lisant. D’autres y verront une prophétie. Parfois on vous hurlera dessus, on vous accusera de faire de la sinistrose et d’être un fasciste primaire. Il s’agit incontestablement de très bonnes raisons de l’acquérir et de le lire. Et surtout de l’offrir sur un ton narquois en affirmant : « Tiens, voici la France qui vient. Tu ne pourras pas dire que tu ne savais pas ».

Jacques Thomas / C.N.C.

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