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19/11/2016

La solidarité ukraino-polonaise a validé avec succès l'idée du nouveau nationalisme

La solidarité ukraino-polonaise a validé avec succès l'idée du nouveau nationalisme

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La marche annuelle  de l’indépendance polonaise (Marsz Niepodległości) a lieu traditionnellement le 11 novembre à Varsovie et dans tout le reste du pays, attirant des douzaines de nationalistes d’autres pays qui visitent la Pologne en tant que cœur battant de la volonté nationaliste pour tout le continent.
Les invités venus d’Ukraine ne faisaient pas exception cette année, en dépit de tensions ravivées entre les deux pays en raison de plaies mémorielles non refermées (les événements de Volhynie en 1943-NDT).
Les attaques variées s’en prenant aux symboles du globalisme moderne et du déni gauchiste de l’identité nationale, comme l’arc-en-ciel géant au centre de Varsovie ou l’ambassade russe, sont devenues la marque de fabrique de la marche de l’indépendance polonaise.
Cette année, certains ont fait une tentative d’enrichir cette liste avec une provocation anti-ukrainienne, qui est, au final tombée à l’eau du fait d’une saine et prompte réaction des nationalistes polonais sur le terrain.
Il n’a pas été surprenant d’apprendre que cette provocation avait été l’œuvre d’une organisation plutôt marginale, la Narodowa Wolna Polska (NWP) qui, dirigée par Damian Bienko, défend des positions clairement pro-Kremlin, soutient les pseudo-républiques séparatistes de la « LNR » et de la « DNR » dans l’est de l’Ukraine et collabore avec le parti polonais pro-Poutine « Zmiana ».
En mai 2016, le leader de ce dernier, Mateusz Piskorski, a été mis en détention par l’Agence de Sécurité Intérieure Polonaise sous l’accusation de collaboration avec les service de renseignements russes.
Il n’est pas moins évident que Moscou a un intérêt particulier à tout faire pour raviver des tensions ethniques entre Polonais et Ukrainiens et empêcher ces pays de s’allier dans le cadre de l’Intermarium.
Au cours du défilé festif, des membres du NWP ont commencé par fouler aux pieds un drapeau ukrainien avant de le brûler.
Par « une étrange coïncidence », plusieurs journalistes de télévision, présents sur les lieux, ont filmé la scène et la vidéo a été largement diffusée par les médiats ukrainiens et russes.
L’ambassade d’Ukraine a envoyé une note de protestation au gouvernement polonais qui a condamné les auteurs de ce geste.
Mais ce n’est pas la fin de l’histoire : de véritables nationalistes polonais sont venus au contact des organisateurs de cette action infâmante et les ont sommés de s’expliquer.
Sans réponse convaincante de la part des « agitateurs » anti-ukrainiens, les nationalistes ont décidé de leur donner une petite leçon.
Ainsi, les « activistes », se sont retrouvés dans une position horizontale imprévue sur les rives de la Vistule comme cela est expliqué dans une lettre envoyée aux médiats ukrainiens par des nationalistes autonomes polonais.
Dans celle-ci, il est précisé que les actions passées de Bienko, comme le fait de brûler un drapeau rouge et noir de l’UPA (Armée Insurrectionnelle Ukrainienne-NDT), ont provoqué de l’embarras et de la désapprobation, y compris dans les rangs des patriotes polonais ayant d’ordinaire une opinion tranchée sur la lutte des nationalistes ukrainiens.
Dans tous les cas, il est clair désormais que les droitistes chauvinistes et pro-Poutine, ceux qui, en particulier, essayent de créer la discorde entre Ukrainiens et Polonais lors des manifestations publiques, auront à assumer physiquement les conséquences de leurs actes.
De même également pour ceux qui répandent en ligne leurs calomnies anti-ukrainiennes.
Pour évoquer brièvement la préhistoire de cet incident, il est nécessaire de préciser que le Parlement polonais (Sejm) a adopté le 22 juillet 2016 une résolution visant à reconnaître le conflit ethnique en Volhynie pendant les années 40 en tant que génocide contre la population polonaise, perpétré par un symbole de la lutte de libération nationale ukrainienne, dirigé en premier lieu contre l’URSS, l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens (OUN) et l’Armée Insurrectionnelle Ukrainienne (UPA), sans tenir compte du fait que des civils ont été tués des deux côtés, et principalement par des civils eux-mêmes.
Les Ukrainiens s’étaient rebellés contre les politiques anti-ukrainiennes des autorités polonaises sur les terres ethniquement ukrainiennes (polonisation et implantations de colons polonais notamment-NDT). Le NKVD soviétique avait déclenché des opérations anti-polonaises, mises ensuite sur le dos de « partisans ukrainiens », les organisations polonaises Armia Krajowa et Wolność i Niezawisłość avaient mené des actions conjointes avec l’UPA ukrainienne contre les Soviétiques.
Des ordres directs de tuer les Polonais rédigés par les leaders de l’OUN-UPA manquent à l’appel ou sont discutés par les historiens.
Personne ne se souvient de « l’opération polonaise » perpétrée par le NKVD en 1937-1938 contre la nation polonaise ( en fait, le nettoyage ethnique des populations polonaises au sein des républiques soviétique d’Ukraine et de Biélorussie, qui a débouché sur l’exécution de 111 000 personnes ) et ainsi de suite.
Il va sans dire que plusieurs nationaliste et patriotes ukrainiens ont requis une réaction symétrique de la part du gouvernement ukrainien, ce qui a seulement pour effet de perpétuer ce cercle vicieux.

C’est pourquoi le mouvement Azov, représenté à la fois au sein de la marche et à la conférence organisée la veille, le 10 novembre, par la communauté métapolitique « Niklot » a opté pour une autre stratégie, celle de la solidarité des mouvances néo-nationalistes.
Le parti politique « Corps National », créé sur les bases du Mouvement Azov, ne confond pas les questions de mémoire et de justice historique avec les impératifs relatifs à l’unité des nationalistes.
Il ne laissera pas les premières compromettre l’idéal d’une Europe unie et de sa première étape à l’est, l’Intermarium.

Vous pourrez entendre sur la vidéo la présentation des réalisations du régiment Azov et de l’ensemble du mouvement nationaliste ukrainien, par Vlad Kovaltchouk, un porte-parole prometteur qui s’est exprimé au nom du Mouvement Azov pendant la conférence. Son allocution avait été précédée par celle de Sébastien Manificat, qui exprimait le point de vue italien en tant que représentant bien connu de la CasaPound Italia.

La réaction des nationalistes polonais aux provocations anti-ukrainiennes durant la marche et leur connection rapide avec les médiats et les communautés nationalistes ukrainiennes démontrent que des conférences comme celle-là, ainsi que les actions de réconciliation polono-ukrainiennes menées par le Corps Civil Azov, visent juste.
Faisons en sorte que cela devienne la règle pour tous les nationalistes européens qui doivent se focaliser aujourd’hui sur ce qui unit, pas ce qui nous divise, pour la cause de notre lutte commune en faveur de la Grande Europe.

Le (nouveau) nationalisme contre les chauvinismes !

Olena Semenyaka

(Traduit par Pascal Lassalle)

Source : Europe Reconquista

03/08/2016

Sainte Rita profanée, des fidèles molestés : honte à Valls et Cazeneuve !

Sainte Rita profanée, des fidèles molestés : honte à Valls et Cazeneuve !

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Mercredi 3 août 2016 au matin, les fidèles de l'église Sainte Rita, dans le XVeme arrondissement de Paris, étaient réunis pour prier lorsque la police, sous les ordres du gouvernement de Manuel Valls et du ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, a fait brutalement irruption pour évacuer les personnes présentes.

Eglise promise à la destruction en raison d'un énième programme immobilier, une poignée d'irréductibles gaulois, fidèles parmi les fidèles, mènent un combat légitime contre Mammon, le dieu-argent.

Alors que Valls et Cazeneuve sont incapables de protéger les Français contre l'islamisme et l'insécurité et que les parlementaires ont refusé la fermeture de centaines de mosquées et autres lieux de cultes salafistes, le gouvernement n'hésite pas à ordonner une évacuation brutale d'un lieu de culte catholique où vit une communauté pacifique.

Quelques jours après l'assassinat du père Hamel, tué par un islamiste franco-algérien, les catholiques ne peuvent être que choqués par une telle détermination contre l'église Sainte Rita. L'argent des promoteurs est visiblement plus important que la sécurité des Français et la lutte contre l'islamisme.

Abbé traîné à terre, fidèles frappés, mobilier dégradé, les images qui circulent sont choquantes et indignes de la France.

Nous nous sentons solidaires de la communauté des fidèles de Sainte Rita et de tout ces Français qui s'évertuent à faire vivre, par la prière et par le partage, un lieu de résistance pacifique à la spéculation immobilière qui ronge Paris pour que souffle encore l'esprit français.

Le Cercle Non Conforme

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

 

22/06/2016

Méridien Zéro devient Radio Méridien Zéro

Chères auditrices, chers auditeurs,

Comme nous avons eu l'occasion de vous l'annoncer à l'antenne, Méridien Zéro change de support et devient Radio Méridien Zéro.
Cela se matérialise par un nouveau site, www.radiomz.org, qui vous permet d'accéder à toutes les anciennes émissions du vendredi soir ("La Méridienne") et des autres jours : les chroniques du Lt, Revue & corrigés, Orages d'acier...
Jusqu'en juillet, les nouvelles émissions seront disponibles sur le blog et sur le nouveau site, le temps de vous familiariser avec le nouveau support.
Par la suite, vous basculerez uniquement sur le site.

Et c'est reparti pour 1000 ans ! A l'abordage et pas de quartier !

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21/06/2016

Communiqué officiel du Mouvement d’Action Sociale

Communiqué officiel du Mouvement d’Action Sociale

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Chers camarades, amis et soutiens, à tous,

Au terme de huit années d’existence, le Mouvement d’action Sociale cesse ce soir toute activité militante.

Loin d’être un échec, un abandon ou une fuite, cette décision manifeste simplement la clôture d’une phase de travail.

La prise en compte des nouveaux enjeux et impératifs de ce temps, les transformations radicales des formes de luttes, appellent à de profondes mutations qui doivent être réalisées maintenant car sinon demain se fera sans nous. D’autres lignes de front nous engagent déjà, nous portons notre détermination et nos principes sur ces horizons.

Nous tenons ici à saluer et remercier la grande communauté de tous ceux qui nous ont soutenus.

Nous saluons également avec chaleur et amitié la grande cohorte des militants du M.A.S, exemplaires souvent, présents toujours.

Sans nostalgie ni peine en ce soir du solstice d’été, de renouveau du soleil invaincu, nous disons donc adieux au M.A.S et célébrons l’avenir.

« Adhuc tua messis in herba est »

Arnaud de Robert pour le Directoire du M.A.S.

07/03/2016

Echec de la tentative de censure et d’intimidation physique sur Bernard Lugan à Clermont-Ferrand

Echec de la tentative de censure et d’intimidation physique sur Bernard Lugan à Clermont-Ferrand

bernard lugan.jpgLe jeudi 3 mars 2016, à la Faculté de droit de Clermont-Ferrand, et à l’invitation de l’Alliance française, Bernard Lugan devait prononcer une conférence ayant pour thème la Déstabilisation de la Libye, suivie d’une séance de dédicaces de son dernier livre Histoire et géopolitique de la Libye.
Un comité « antifasciste » se réclamant du très actuel « communisme maoïste » ayant appelé à manifester contre la venue du conférencier, Madame le doyen de la faculté, en place d’un solide et salutaire éclat de rire, décida, avec la force de caractère propre à nombre d’universitaires français, d’annuler purement et simplement cette conférence ; qui plus est, au dernier moment. Plus encore, Madame le doyen rendit directement compte aux commissaires politiques qui lui avaient dicté leurs ordres au moyen de l’insolite message facebook suivant :
 
 
Indignés de la mise en dhimmitude de leur doyen par une poignée d’énergumènes pensant encore vivre à l’époque du « petit livre rouge », et face à la démission de la bourgeoise Alliance française, les étudiants de Clermont-Ferrand réussirent, dans l’urgence, à louer une salle en ville. La conférence s’est donc tenue quasiment à l’heure prévue, devant un public très nombreux et particulièrement enthousiaste.
 
Dépités par leur échec, armés de barres de fer, de planches à clous et lançant des pavés, les gentils et doux démocrates du comité « antifasciste » tentèrent alors d’attaquer l’hôtel qui abritait la réunion. Mal leur en a pris après que, spontanément sortis de la salle, des participants les eurent virilement chargés et copieusement corrigés. Pour les trente ou quarante héritiers de Mao Tsé Toung qui avaient tenté l’aventure, la soirée se termina piteusement, par une « longue marche » en forme de fuite panique à travers les rues humides de la cité arverne...
 
Cette lamentable affaire met certes en évidence la grande faiblesse de Madame le doyen de la faculté de droit de Clermont-Ferrand, mais elle illustre d’abord la superbe capacité de réaction de ses étudiants. Qu’on se le dise !
 
Bernard Lugan
 
Source : http://bernardlugan.blogspot.fr/

13/01/2016

Avec la mort de Pierre Boulez, une page de l’histoire de la musique française se tourne (J.F. Gauthier)

10/01/2016- 08H00 Paris (Breizh-info.com) – La mort de Pierre Boulez, né en 1925 à Montbrison (Loire), clôt un chapitre de l’histoire de la musique française qu’il avait illustrée avec éclat.

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Collégien au petit séminaire de Montbrison, il prépara ensuite une mathématique supérieure à Lyon avant d’entrer en 1943 au Conservatoire de Paris dans la classe d’analyse musicale d’Olivier Messiaen. Pianiste remarquable, prodigieux lecteur, analyste incomparable, Boulez tenta très rapidement d’appliquer à l’écriture musicale ce que les mathématiciens de l’époque – le groupe Bourbaki, fondé en 1935 à Besse, en Auvergne – tentaient pour leur science : une approche systématique, dédiée à une construction générique telle que, partant de quelques propositions initiales, toutes les autres peuvent s’en déduire logiquement.

Appliquée par Boulez à l’écriture musicale, cette méthode, répandue de congrès musicaux en festivals de musique contemporaine, connut un succès planétaire, notamment grâce aux enseignements américains donnés dans des Universités, et non dans des Conservatoires à la manière française, où les instrumentistes côtoient les compositeurs. La position d’avant-gardiste adoptée par Pierre Boulez essaima d’autant mieux qu’elle clouait au pilori les références admises, dans de fortes polémiques qui participèrent à sa réputation. De son maître Messiaen, il disait publiquement : « Il ne compose pas, il juxtapose… ». Et son aîné André Jolivet, ami de Messiaen, fut affublé par lui du sobriquet de ‘Joli Navet’.

Organisateur né, Boulez se trouva néanmoins des relais en Allemagne, au Canada et aux États-Unis, qui répandirent sa bonne parole. Il y eut un grain de sable en France, en 1964 : André Malraux, alors ministre de la Culture du général De Gaulle, nomma à la tête de la direction de la musique le compositeur Marcel Landowski, et non Boulez que précédait sa réputation de caractère intraitable et colérique. Jugeant les structures des écoles et des orchestres français ‘sclérosées et vieillies’, Boulez s’exila alors à Darmstadt où l’accueillit une école de musique réjouie d’une recrue de ce format.

Il intriguera ensuite pour obtenir des postes en France. Grâce à ses réseaux, qui remontent jusqu’à Claude Pompidou, l’épouse du président de la République, il trouve des crédits pour faire bâtir en 1969, à côté du Centre Beaubourg-Georges-Pompidou, un Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique (Ircam), qui devient une autorité internationale pour les jeunes compositeurs. Cette création est suivie, en 1976, de celle de l’Ensemble Intercontemporain qui ne joue que des partitions de Boulez ou celles approuvées par lui.

Des querelles d’école s’en suivent, notamment en direction des ‘baroqueux’ qui émergent alors et tentent de reconstituer un répertoire du XVIII° siècle que Boulez juge ‘historiquement dépassé’, Bach mis à part. Polémiques aussi avec les jeunes confrères qui ne suivent pas ses orientations, et que Landowski regroupe en 1991 au sein de l’association Musique Nouvelle en Liberté, soutenue par le violoncelliste russe Rostropovitch et par l’anthropologue Claude Lévi-Strauss.

Boulez, qui avait pour mot d’ordre dans sa jeunesse de « brûler les maisons d’opéras », n’hésita pas en 1976, lorsque Wieland Wagner lui proposa de diriger à Bayreuth les quatre épisodes de L’Anneau des Nibelungen, pour le centenaire de leur création. Et il récidiva en 1979 en créant à l’Opéra de Paris la Lulu, d’Alban Berg, une œuvre entièrement dodécaphonique et inachevée qui avait dormi quarante-cinq ans dans les tiroirs. Dans les deux cas, la mise en scène assurée par Patrice Chéreau assura aux représentations le succès scandaleux qu’appréciait Boulez.

Sa réputation internationale doit aussi à sa capacité de conduire avec clarté les œuvres les plus disparates, à la tête des orchestres les plus divers, ceux de la BBC, de Cleveland, de Chicago, le Concertgebouw d’Amsterdam, le Philharmonique de New York, et tant d’autres encore. De chaque concert il faisait une leçon, ce que les instrumentistes et les étudiants en musique appréciaient par dessus tout.

De 1976 à 1995, Boulez fut aussi professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d’Invention, technique et langage en musique. Malgré une présence raréfiée certaines années, il montra là une forte capacité à manier le concept, et ses résumés de cours, traduits dans le monde entier, rencontrèrent tout à la fois un public enthousiaste et une opposition virulente.

Au total, Boulez aura plus convaincu par son entreprise de chef d’orchestre et de brillant analyste de partitions (Stravinsky, Debussy, à propos desquels il initia une jeunesse avide d’analyses claires), que comme compositeur. Si des œuvres de jeunesse comme Le Soleil des eaux (1950) ou Le marteau sans Maître (1954), sur des textes du poète René Char, ont montré combien il savait manier tout à la fois le lyrisme et la rigueur, ce qui permit d’ailleurs à nombre d’instrumentistes de réfléchir plus avant sur leur métier, les deux douzaines de partitions qui suivirent, constamment remaniées, ont consacré un statut partagé par nombre de compositeurs dans les sociétés modernes : ils sont coupés tout à la fois de leurs traditions populaires, tant mélodiques que rythmiques, et d’un public ordinaire tel que celui de Bach à la paroisse Saint-Thomas de Leipzig, ou au Café Zimmermann quand il y dirigeait, dans des pages totalement ‘contemporaines’, le Collegium Musicum cofondé en 1729 avec Telemann.

Le chef helvétique Ernest Ansermet, qui dirigea nombre de compositeurs du XX° siècle, fut l’un des principaux opposants à l’avant-garde boulézienne. Il lisait dans les partitions du nouveau maître des « produits de décomposition », ajoutant qu’il faisait partie de ceux qui « croyaient être à l’avant-garde de l’histoire – et n’importe quel imbécile vous dira qu’ils « avancent ». En réalité ils reculent, et en reculant ils sont tombés au-dessous de ce qu’était la musique à l’aube de l’histoire, à ce moment où les sons ne faisaient pas encore de la musique pour l’oreille humaine. »

Des polémiques dont il fut la cible – souvent des réponses à celles qu’il engageait lui-même – Boulez n’avait cure, tant ses réseaux et les postes qu’il avait conquis étaient solides. Reste maintenant, après sa mort, à attendre le jugement de la postérité. Il sera sans polémiques inutiles. Parlera-t-on encore de lui en 2050, et ses œuvres seront-elles encore jouées ? Et par qui ? Réponse dans trente-cinq ans.

J.F. Gautier

Photo : DR
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