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25/07/2016

Le mouvement AZOV organise la conférence inaugurale du Groupe d’Assistance pour le Développement de l’Intermarium

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Les 2 et 3 juillet 2016, dans la ville de Kyiv, s’est tenue à l’initiative d’Andriy Biletskyi, leader du Mouvement AZOV, député à la Verkhovna Rada d’Ukraine et premier commandant du régiment AZOV, la conférence inaugurale du Groupe d’Assistance pour le Développement de l’Intermarium.

Pour la première fois, de nombreuses initiatives civiles ukrainiennes et internationales qui cherchent à constituer un vecteur alternatif d’intégration européenne ont atteint une dimension concrète et un certain stade de développement.
Les pays d’Europe centrale et orientale ont ainsi obtenu de réelles perspectives pour unir leurs capacités de faire face aux situations stratégiques envisageables dans un avenir proche.
Des délégués venus de toute la région concernée ont participé activement à ces deux jours de conférences, en particulier de Pologne, du Bélarus ou des pays baltes, avec des représentants gouvernementaux et des organisations de volontaires qui soutiennent l’Ukraine, comme l’ONG « Vaba Ukraina » (« Ukraine Libre ») d’Estonie.
Ces états, aux côtés de l’Ukraine, sont des candidats pressentis pour intégrer en tant que membres l’Union Baltique-Mer Noire, en constituant son noyau fondateur.
Cependant, les représentants de Croatie et de Slovaquie (le parti “Slovenská pospolitost - Národná strana” ) n’ont pas été les participants les moins enthousiastes à cet événement, démontrant que la seconde étape d’intégration en tant qu’Union Adriatique-Baltique-Mer Noire, n’est pas une perspective si éloignée.
En plus de cela, des experts dans le domaine de la coopération militaire (participants à la conférence et invités venus de Suède et de Géorgie) ont montré que les pays partenaires potentiels de l’Intermarium sont véritablement dignes de ce projet, à la différence des partenaires occidentaux soit disant « gardiens de la paix ».
Enfin, s’est esquissé dans un horizon encore bien éloigné, la possibilité de disposer d’alliés au sein de la Fédération de Russie, avec le projet d’autonomie de la région de Kaliningrad, connue pour son importance stratégique dans le domaine nucléaire.

Malgré le fait que le groupe qui assure la promotion du développement de l’Union Baltique-Mer Noire et qui rassemble des délégations nationales diverses soit issu d’une initiative de la société civile, des attachés militaires appartenant aux missions diplomatiques des pays clés de la région (Pologne, Hongrie, Roumanie et Lituanie) ont pris part aux travaux en tant que membres honoraires du Bureau de la Conférence et exprimé le souhait de poursuivre la coopération avec les délégués et le Mouvement AZOV.

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La journée du 2 juillet

Précisément, les discours de bienvenue d’Andriy Biletskyi, leader du Mouvement AZOV et des attachés militaires ont ouvert la première journée de l’événement, soulignant le sérieux des intentions des organisateurs.
Une présentation générale du projet Union Baltique-Mer Noire par Mykola Kravtchenko, responsable du bureau directeur du Corps Civil AZOV a suscité un grand intérêt avec des douzaines de questions posées par l’assistance et les journalistes.
Les réponses et les commentaires détaillés ont montré que les travaux des groupes de travail se sont déployés dans différents domaines clés comme la défense et la coopération militaire, l’économie et l’énergie, la géopolitique, la science, l’éducation et la culture.
La coopération Baltique-Mer Noire dans le domaine de la défense a représenté un gros morceau vu qu’elle rencontre les attentes principales des pays de la région, à savoir la mise en place d’un système de sécurité régionale, après que les garanties de paix en Europe aux regard des lois internationales et l’inviolabilité des frontières des états souverains, notamment dans le cadre du Mémorandum de Budapest, se soient révélées bien illusoires.

La série d’interventions faite par les « Azoviens » ( Olexandr Alforov, Andriy Diatchenko ) dans ce domaine était très attendue, étant donné la réelle expérience militaire gagnée par les combattants ukrainiens et étrangers, tout d’abord dans le bataillon, puis dans le régiment exemplaire de la Garde AZOV, au cours de la guerre de nouvelle génération menée par la Fédération de Russie dans le Donbass.
La contribution du mouvement AZOV à la sécurité militaire et informationnelle, non seulement de l’Ukraine, mais de l’ensemble de la région, a constitué les arguments les plus persuasifs en faveur de la viabilité du Groupe d’Assistance au Développement de l’Intermarium basé à Kyiv. Giorgi Kouparachvili, à la tête de l’école militaire Evhen Konovalets a, en particulier, reçu un assez grand nombre de propositions dans le domaine de la défense, après qu’il ait parlé d’un système régional unifié d’enseignement militaire sur la base d’une coopération ukraino-géorgienne.

Le point de convergence pratique de la conférence a aussi été confirmé par la section suivante dédiée aux perspectives d’une auto-suffisance énergétique pour la région et de la construction d’un espace économique commun en Europe centrale et orientale.
L’invité venu du Bélarus, l’expert du site d’analyse « Belarus Security Blog », Zmicier Mickiewicz, a révélé les possibilités de coopération militaro-industrielles dans la région, notamment en ce qui concerne les productions conjointes de matériels, avec l’exemple d’une réelle interaction entre les industries de défense bélarussienne et ukrainienne, après l’éclatement de la guerre en Ukraine de l’est, ceci en dépit de la politique officielle du pouvoir de Minsk.
Mariusz Patey, un participant actif à l’ensemble des journées venu de Pologne, directeur de l’Institut du professeur Roman Rybarski, a discuté des moyens envisageables pour une coopération économique gagnant-gagnant pour la région, à partir de la mise en place de fonds communs d’investissement pour restaurer le vieux projet de pipeline « Sarmatia » qui reliait les villes d’Odessa et de Brody, ce qui impliquait de déboucher sur la ville de Plock (déjà liée à la ville polonaise de Gdansk).

Le traitement inégal de l’Europe centrale et orientale, de la part des leaders officieux de l’Union européenne, à savoir l’Allemagne et la France, pour la résolution des questions économiques, a été abordé à la lumière de l’Union Baltique-Mer Noire, clairement envisagée comme une alternative géopolitique à l’Union Européenne dans le cadre du dernier volet de la conférence consacré sur la coopération régionale concernant les domaines de la géopolitique, des sciences, de l’éducation et de la culture.
Il est de plus évident que la crise de l’UE, exacerbée par la question des réfugiés qui a abouti symboliquement au Brexit, encourage à accélérer les efforts dans la perspective d’un Commonwealth Baltique-Mer Noire, uni non seulement par une sécurité et des intérêts économiques communs, mais aussi par une commune compréhension des valeurs culturelles et de la destinée historique.

Le succès rencontré par la Croatie pour la défense de son identité culturelle en dépit des tendances globalisatrices propres à l’UE fut le sujet développé par le journaliste croate Leo Maric, événement inscrit dans le contexte du partenariat Adriatique-Baltique-Mer Noire initié par le président de l’état croate, Kolinda Grabar-Kitarovic.
Les activités de ce même partenariat et les derniers développements géopolitiques de cette zone, à la fois les atouts et les risques de cette quête pour une telle alternative, furent l’objet de l’allocution de la lituanienne Gintare Narkeviciute.
Dans le cadre des sessions qui ont conclu cette première journée, Taras Osaulenko, député à la Rada, organisateur du premier Forum Baltique-Mer Noire qui s’était tenu l’année dernière à Kyiv et directeur de l’ONG « Initiative Internationale de Soutien à l’Ukraine », a lui aussi pris la parole, ce qui constitue la meilleure preuve de la consolidation des forces civiques aspirant à l'émergence naturelle d’une union géopolitique pour l’Ukraine et la région entière, dans le contexte des défis actuels liés à la sécurité commune.

Les exposés tenus par d’autres participants ukrainiens comme Olexandr Maslak, Olena Semenyaka, Edouard Yourtchenko ou Sviatoslav Vychynskyi, ont mis clairement en évidence le fait que la feuille de route de « l’euro-intégration » défendue par l’actuel gouvernement était artificielle et inopportune.
Cette première journée du 2 juillet s’est tenue dans la salle de conférence de l’hôtel Radisson Blu.

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La journée du 3 juillet

Le lendemain, c’est au quartier général du Corps Civil « AZOV » que se sont déroulés des travaux, non moins importants, auxquels ont assisté, parmi d’autres, les responsables des structures de jeunesse de plusieurs partis politiques et mouvements nationalistes de la zone Baltique-Mer Noire.

Un grand nombre de thématiques ont été abordées au cours de travaux intensifs par de nombreux délégués venus de Lituanie, de Pologne, de Croatie, du Bélarus et de Russie, du système politique de l’Intermarium comme union géopolitique aux manières spécifiques de résister à la guerre de l’information menée par les lobbies du Kremlin en Europe centrale et orientale.

Il est intéressant de préciser que l’on ne s’est pas contenté de discuter d’une résistance commune à la menace russe, mais que des avancées historiques positives ont été faites dans le domaine des relations internationales débouchant sur la mise en place d’une étroite coopération entre nationalistes ukrainiens et polonais d’une part, entre nationalistes polonais et lituaniens d’autre part. L’Union Baltique-Mer Noire en tant qu’idée supranationale de l’alliance des pays d’Europe orientale recèle de vastes réserves d’énergies créatives précédemment gaspillées dans des débats inutiles au sujet des contentieux du passé, qui promettent d’être utilisées pour des projets fructueux éditoriaux, touristiques et même gouvernementaux à même dans les domaines de la coopération culturelle, universitaire et scientifique, de favoriser le dépassement des tensions ethniques entre les pays de la région.

Etaient donc présents pour cela Mindaugas Sidaravicius responsable de la branche jeunesse du parti « Union Nationaliste Lituanienne », qui est une organisation autonome, Witold Dobrowolski, , directeur du magazine nationaliste polonais « Szturm », Michal Orzechowski, journaliste du site « Solidarité mondiale » de Varsovie, un représentant de « L’Avant garde Balte de la Résistance Russe » (BARS) qui suggère une alliance de la région de Kaliningrad avec la future Union Baltique-Mer Noire, Mariusz Patey, Leo Maric et Zmicier Mickiewicz déjà présents la veille ainsi qu’Andrei Kouznetsov, rédacteur en chef du portail d’information #Orange et leader de l’organisation politico-militaire « Armée Insurrectionnelle Russe « (RPA), Denis Vikhorev et Alexei Levkine, représentants du « Centre Russe », la plateforme de coordination des nationalistes russes anti-Poutine en exil à Kyiv, favorable à une unité pan-européenne plutôt qu’à une intégration eurasiatique, qui se présente désormais comme un fervent soutien de l’idée de l’Intermarium sur le territoire de la Fédération de Russie.
Ces derniers avaient préparé pour tous les participants une brochure d’information traitant de la folie que constitue le revanchisme néo-soviétique en Russie.
Aux côtés de la délégation ukrainienne, ces nouveaux visages ont décidé de rendre effective la création d ‘une plateforme commune d’information pour un programme d’actions visant à promouvoir le projet Intermarium aux échelons locaux, nationaux et européens.

En sus, un film spectaculaire au sujet des deux années écoulées de renaissance nationale et de lutte menée par le peuple ukrainien contre l’envahisseur russe, avec des exemples de réalisations du Mouvement « AZOV » a été présenté aux participants qui ont pu également recevoir des publications réalisées par « Orientyr », la première maison d’édition fondée par les combattants et les volontaires de la nouvelle guerre de libération nationale.

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Andriy Biletskyi sur le BREXIT et l'Intermarium

Pour terminer, nous pouvons mentionner des propos tenus quelques jours avant cet événement par le leader du Mouvement « AZOV », Andriy Biletskyi , interrogé par la chaîne de télévision ukrainienne « Espresso »:

Il doit être clair pour tous que le côté obscur de la mondialisation est constitué par les migrants et le terrorisme qui hantent le monde entier, de la Turquie et du Liban, qui en ont souffert récemment, jusqu’à Paris et Londres. Le meilleur remède à ça réside dans l'existence d'un puissant état-nation. Ce qui a constitué, une des principales motivations du Brexit.

L’Union Européenne se fissure. Ce n’est pas l’Europe, c’est une institution bureaucratique, et ses jours sont comptés. Toutes ces impressions ne sont pas le seul fait des Britanniques. Oui, c’est une île qui a toujours eu sa propre politique et un caractère national singulier.

Cependant, à présent, l’ensemble de l’Europe est en train d’opérer un virage conservateur et penche vers les partis nationaux. C’est ainsi, ces tendances anti UE gagnent du terrain dans toute l’Union Européenne.

L’Ukraine devrait penser très positivement.
Nous n’aurions soi-disant aucune alternative au processus de Minsk comme le déclarent les autorités, et aucune alternative à l’euro-intégration. De la même façon que Yanoukovytch montrait l’Union Douanière proposée par Moscou comme un fait accompli.
Cela a un sens de créer nos propres projet et vecteur géopolitiques. Actuellement, on trouve d’excellentes opportunités et tendances pour un tel objectif : les quatre de Visegrad, le projet Intermarium, l’Union Baltique-Mer Noire, qui sont largement discutés dans les pays baltes et en Pologne.

De manière assez remarquable, de longs articles analytiques sur cette perspective de l’Union Baltique-Mer Noire ont même été publiés dans les médiats d’Etat du Bélarus de Loukachenko. Et seule l’Ukraine persiste à garder le silence au niveau étatique et ne soulève pas ce sujet à quelque échelon que ce soit !
Les Britanniques ont fait leur choix et c’est leur droit. Maintenant, nous devons faire le nôtre. Selon moi, il est temps de forger l’identité est-européenne et le Commonwealth Baltique-Mer Noire."

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Fin juin, Biletskyi déclarait également :

« Nous devons revoir complètement notre doctrine de politique étrangère. L’UE se désagrège et c’est un fait accompli. Le Royaume-Uni est le troisième pilier de l’UE au même titre que la France et l’Allemagne. Il ne la soutient plus désormais.
Entre-temps, lorsque Petro Porochenko nous aura amené au sein de l’UE, il n'y restera plus que l’Albanie, la Roumanie et la Bulgarie.
Maintenant, le salut de l’Ukraine, et c’est ce que nous n’avons cessé de répéter, est d’arrêter de compter sur des alliances et des intérêts extérieurs. Nous devons être guidés seulement par nos propres forces et intérêts. Nous devons nous appuyer sur notre propre bloc et non sur un autre qui se désagrège ou porte un projet ouvertement impérialiste comme celui de l’Union Douanière (eurasiatique) de Poutine.

La priorité dans l’agenda de l’Ukraine doit être d’ériger son propre bloc régional. Le temps de l’Union Baltique-Mer Noire est venu. Il est temps de bâtir en Europe orientale le bloc au sein duquel l’Ukraine pourra jouer un rôle moteur de pivot.

Les politiciens ukrainiens actuels ont choisi le modèle suivant de comportement, celui d’être un satellite de l’Union européenne. Ils disent vouloir restaurer nos capacités et notre puissance militaires, alors qu’en fait, ils comptent avant tout sur les sanctions. Ils tuent nos soldats sur le front, mais en réalité, ils attendent que Bruxelles, Washington et Paris fassent pression sur la Russie. Ils choisissent la position du vassal et il est clair que le vassal, comme un bon serviteur, est bouleversé lorsque son maître rencontre des difficultés. C’est la spécialité de nos politiciens. Ils ne se comportent pas comme des acteurs indépendants, mais comme les gouverneurs d’une zone donnée. Des protagonistes officiels plus importants peuvent les autoriser à gouverner. Yanoukovytch se voyait conférer son pouvoir par la Russie, Porochenko par l’Occident, mais en aucun cas par l’Ukraine. Aussi, il s’inquiète comme le vassal dont le seigneur fait face à des problèmes.

Notre gouvernement montre une ignorance absolue des réalités politiques et de la vie au sein de l’UE, alors qu’il impose une propagande pro-UE, même pas pro-occidentale, extrêmement active. Toutes les chaînes de télévision, tous les journaux et autres moyens de communication ont pour tâche de promouvoir l’absence d’une alternative à l’UE comme choix de l’Ukraine en matière de politique étrangère. Je ne cesse de le répéter : ceci est un mythe. Il n’y a aucune chance que l’Ukraine intègre l’UE dans les 30, voire les 50 prochaines années. Durant ce laps de temps, il est très possible que l’UE s’effondre d’elle-même et cesse d’exister, beaucoup plus que prévaloir et dominer en Europe. Il n’y a aucune chance de l’intégrer. Nous entendons constamment que nous n’en sommes pas éloignés, que cela arrivera demain ou après-demain, etc.

Nous avons vu le référendum qui s’est tenu aux Pays-Bas. Le Royaume-Uni a même déjà quitté l’UE. La crise de l’Euro et les processus qui ont cours là-bas sont terribles, comme la crise des migrants qui les met au bord du gouffre. Mais le gouvernement ou les médias pro-gouvernementaux ne le disent pas.
Soit directement, soit par l’entremise des oligarques, ils prétendent qu’il n’y a pas d’autre alternative à l’UE.

Les seuls alliés de l’Ukraine, ce sont le peuple ukrainien, l’armée et la marine ukrainiennes. Nous devons oublier certaines orientations de politique extérieure sur lesquelles nous n’avons aucune prise. Nous devons mettre en place les nôtres en la matière. Il y a actuellement des facteurs géopolitiques, militaires, économiques et migratoires qui menacent l'ensemble des peuples d’Europe orientale. Ceux-ci ont une destinée commune et doivent affronter des dangers communs. C’est une configuration parfaite pour favoriser leur union. Tout d’abord sur le plan militaire, puis vers la constitution d’un bloc géopolitique ou d’une confédération. Il est grand temps de créer un bloc Baltique-Mer Noire, au lieu de penser à intégrer des structures à moitié moribondes.

Olena Semenyaka et Pascal Lassalle (traduction et adaptation pour le C.N.C.)

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

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