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31/12/2013

Michel Pastoureau "La couleur verte, histoire d'un fait de société" (vidéo)


Note du CNC: les propos de l'idiote utile à partir de la quatorzième minute risquent de vous faire sourire... ou pas...

30/12/2013

Chronique de film: L'Au-delà (L'aldilà) - Lucio Fulci

 L’Au-delà (L’aldilà) un film de Lucio Fulci (Italie, 1981)

audela1.jpgParlons maintenant films d’horreur, genre cinématographique qui, comme tous les autres, a du bon et du mauvais, le tout étant de séparer le bon grain de l’ivraie, c’est ce que nous allons faire ici en traitant d’un classique, si ce n’est LE classique du genre : l’Au-delà.

Avant de parler du film, il convient de faire une petite présentation de son réalisateur : Lucio Fulci (1927-1996). Ce réalisateur romain est avant tout resté célèbre pour ses films d’horreur mais comme bien d’autres metteurs en scène italiens de cette époque, il a énormément œuvré dans des genres différents (giallo, drame historique, western, fantastique, comédie). Il serait bête de ne s’arrêter qu’à ses films d’horreur, je me contente donc de citer deux de ses meilleurs films ci-après : Liens d’amour et de sang (1969, aka Beatrice Cenci en DVD) et le fameux western Le temps du massacre (1966). Lucio Fulci était un vrai réalisateur, un artisan du cinéma populaire qui avait touché à tout et qui avait une vraie maîtrise de ce qu’il faisait à l’image de ces réalisateurs de l’époque que sont Mario Bava ou Dario Argento (je ne parle certainement pas de la désastreuse carrière récente de ce dernier).

Lorsqu’à la fin des années 1970, Fulci se lance, par effet de mode il faut bien le dire, dans le pur film d’horreur, il a déjà plus de 50 ans. Il a déjà connu un certain succès avec ses précédentes productions mais son nom restera avant tout attaché aux quatre chefs-d’œuvre qu’il va tourner entre 1979 et 1982 : L’enfer des Zombies (Zombi 2) ; Frayeurs (Paura nella città dei morti viventi) ; L’au-delà (L’aldilà) et La maison près du cimetière (Quella villa accanto al cimitero).

 Pourquoi ces films, 30 ans après, restent des pierres angulaires du cinéma d’horreur ? Prenons le cas du film qui nous occupe ici, L’au-delà, qui, des 4 films cités plus haut, est mon favori et qui reste certainement le film le plus populaire de Fulci quoique pas forcément le plus facile d’accès.

Le scénario est simple. 1981. Liza hérite d’un vieil hôtel en Louisiane qu’elle compte retaper. Elle va vite se rendre compte que la demeure est maudite. Elle est, en effet, construite sur l’une des portes de l’enfer, rouverte à l’occasion d’un meurtre atroce ayant eu lieu dans l’hôtel en 1927… 

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L’Au-delà a, au départ, toutes les caractéristiques du film d’horreur typique mais s’en détache par le traitement de son histoire qui, bien vite, passe au second plan au profit d’une succession de scènes toutes plus étranges et fascinantes les unes que les autres. Elles plongent le spectateur dans une sorte de cauchemar filmé où son raisonnement n’a plus lieu d’être. Le film casse avec les schémas de narration typiques du genre et l’on se rend vite compte que le scénario ne compte plus vraiment dans ce métrage souvent qualifié de poème horrifique, sauf peut-être pour donner le vernis indispensable à l’édifice bâti par Fulci : mystère, sorcellerie, malédiction. Les scènes défilent les unes après les autres en créant une atmosphère macabre de plus en plus pesante qui ne cessera plus à aucun moment et qui prendra toute son ampleur dans un final qui clôt en apothéose un film semblable à nul autre.

Tout bon film d’horreur se doit d’avoir une ambiance, une atmosphère, une personnalité qui permet au spectateur de s’immerger dans celui-ci. Cela est vrai pour tous les grands films du style, de Massacre à la Tronçonneuse à Maniac. L’ambiance de L’Au-delà est elle aussi unique et repose sur une sorte de mystère constant dans le développement de l’histoire dont le côté horrifique et infernal ne fait que croître au fur et à mesure que meurt tout espoir d’échapper à l’inéluctable mort horrible qui touche les personnages les uns après les autres. Cette gradation dans l’horreur est portée par des scènes hallucinées, surréalistes et souvent très sanglantes. Ces dernières sont très nombreuses, extrêmement graphiques et n’ont pas vieilli trop mal pour la plupart. Elles constituent une part importante de L’Au-delà car elles renforcent le côté épouvantable du film. A l’époque, elles faisaient figure de très extrêmes et peu de films étaient allés aussi loin (hormis peut-être Blue Holocaust de Joe d’Amato). Le maquilleur, Giovanni de Rossi, était d’ailleurs celui des précédents films de Fulci. Ceux-ci avaient déjà défrayés la chronique à ce propos, on se souvient de la fameuse scène de l’écharde dans l’œil de L’enfer des zombies ou du meurtre à la perceuse de Frayeurs. Même si l’aspect sanglant a tendance à attirer toute notre attention, il convient de souligner le travail de photographie qui le rend encore plus saisissant (la scène où le peintre Schriek est torturé dans les premières minutes du film est à cet égard très révélatrice). On notera par ailleurs le côté « poisseux » de plusieurs scènes qui apportent à celles-ci un côté malsain du meilleur effet. 

 La force de l’Au-delà est de tellement plonger son spectateur dans un cauchemar n’en finissant pas qu’on oublie vite le reste, les acteurs par exemple. Comme dans Frayeurs et La maison près du cimetière, le personnage principal du film est une femme, jouée dans tous les cas par Catherine MacColl, actrice devenue indissociable de ces trois films de Fulci. On retrouvera également David Warbeck qui avait joué la même année dans un autre film de Lucio Fulci, bien moins connu : Le chat Noir. Chaque aspect du film ayant son importance, on aurait tort de ne pas mentionner ces petits plus qui contribuent tant à lui donner toute sa saveur : les bruits et essentiellement les chuchotements renforçant l’aspect mystérieux mais surtout la superbe musique de Fabio Frizzi dont le côté envoutant accompagne à merveille le spectateur dans cette descente aux enfers cinématographique.

Comme vous l’entendrez par vous-mêmes (dans la version française) : « Maintenant, tu vas affronter la mer de ténèbres ».

Rüdiger

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

07/11/2012

NOCTUA WANTS YOU!

NOCTUA WANTS YOU!

 

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Artistes-Créatrices (-teurs),

 

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Alors n'hésitez pas à nous contacter afin de nous rejoindre et de participer à l'aventure Noctua.

 

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19/09/2012

Le Manifeste du futurisme de Marinetti (1909)

Le Manifeste du futurisme de Marinetti (1909)ouverture_catalog.jpg

1. Nous voulons chanter l’amour du risque, l’habitude de l’énergie et de la témérité.

2. Le courage, l’audace et la révolte seront les éléments essentiels de notre poésie.

3. La littérature ayant jusqu’ici magnifié l’immobilité pensive, l’extase et le sommeil, nous voulons exalter le mouvement agressif, l’insomnie fiévreuse, le pas gymnastique, le saut périlleux, la gifle et le coup de poing.

4. Nous déclarons que la splendeur du monde s’est enrichie d’une beauté nouvelle : la beauté de la vitesse. Une automobile de course avec son coffre orné de gros tuyaux tels des serpents à l’haleine explosive … une automobile rugissante qui semble courir sur la mitraille est plus belle que la Victoire de Samothrace.

5. Nous voulons chanter l’homme qui tient le volant dont la tige idéale traverse la Terre, lancée elle-même sur le circuit de son orbite.

6. Il faut que le poète se prodigue avec chaleur, éclat et prodigalité, pour augmenter la ferveur enthousiaste des éléments primordiaux.

7. Il n’y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de chef d’œuvre sans un caractère agressif. La poésie doit être un assaut violent contre les forces inconnues pour les sommer de se coucher devant l’homme.

8. Nous sommes sur le promontoire extrême des siècles ! … A quoi bon regarder derrière nous , du moment qu’il faut défoncer les vantaux mystérieux de l’Impossible ? Le Temps et l’Espace sont morts hier. Nous vivons déjà dans l’absolu, puisque nous avons déjà créé l’éternelle vitesse omniprésente.

9. Nous voulons glorifier la guerre - seule hygiène du monde -, le militarisme, le patriotisme, le geste destructeur des anarchistes, les belles Idées qui tuent et le mépris de la femme.

10. Nous voulons démolir les musées, les bibliothèques, combattre le moralisme, le féminisme et toutes les autres lâchetés opportunistes et utilitaires.

11. Nous chanterons les grandes foules agitées par le travail, le plaisir ou par la révolte ; les ressacs multicolores et polyphoniques des révolutions dans les capitales modernes ; la vibration nocturne des arsenaux et des chantiers sous leurs violentes lunes électriques ; les gares gloutonnes avaleuses de serpents qui fument ; les ponts aux bonds de gymnastes lancés sur la coutellerie diabolique des fleuves ensoleillés ; les usines suspendues aux nuages par des fils tordus de fumée, les paquebots aventureux flairant l’horizon ; les locomotives au grand poitrail, qui piaffent sur les rails tels d’énormes chevaux d’acier bridés de long tuyaux et le vol glissant des aéroplanes dont l’hélice a des claquements de drapeaux et des applaudissements de foule enthousiaste.

C’est en Italie que nous lançons ce manifeste de violence culbutante et incendiaire, par lequel nous fondons aujourd’hui le Futurisme parce que nous voulons délivrer l’Italie de sa gangrène de professeurs, d’archéologues, de cicérones et d’antiquaires …

L’Italie a été trop longtemps la grand marché des brocanteurs. Nous voulons la débarrasser des musées innombrable qui la couvrent d’innommables cimetières.

Musées, cimetières ! … Identiques vraiment dans leur sinistre coudoiement de corps qui ne se connaissent pas.

Signé : Filippo Tommaso Marinetti (Extrait du manifeste paru dans « Figaro « du 20 février 1909).

Source: Engarda

02/09/2012

L'esthétique du coeur noir: Noctua

L'esthétique du coeur noir: Noctua noctua.jpg

"L'artiste a le pouvoir de réveiller la force d'agir qui sommeille dans d'autres âmes." F. Nietzsche

Partant de ce postulat, Noctua, espace d'esthétisme radical, se veut un outil permettant de sortir du carcan actuel de la culture de masse et de l'art contemporain, vide de sens, et se propose d'utiliser le "média-créatif" pour mettre en forme de réelles valeurs et pensées alternatives.

Nos créations doivent être des armes, des salves brutes contre la médiocrité, la normalité et la "culture de la moyenne" mises en place par le Système. Nous devons lutter contre la culture à sens unique que l'on nous impose, que l'on peut acheter et consommer de manière identique à travers le monde. Les peuples et les sensibilités sont différents et nous comptons être le vecteur d'une forme d'art européen non conforme et en rupture avec les canons de la Modernité.

Pour entretenir cette diversité, nous avons fait le choix de la singularité, d'un art obscur, subtil et échappant à toute catégorisation.

Il s'agit ici de poser les bases d'une nouvelle esthétique, radicale, affutée comme la lame d'un rasoir et ne négligeant ni l'élégance ni le raffinement, fruits d'une certaine spécificité française. Il n'est pas question pour nous de tomber dans la "vulgocratie" entretenue et promue par le Système.

L'Esthétique du Coeur Noir sera le style qui s'oppose au vide du monde moderne...

Lien: http://noctua.hautetfort.com/