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29/10/2013

Que des ennemis à droite!

Que des ennemis à droite!

Enfant bâtard de l’actuelle mobilisation contre le «mariage pour tous»: le serpent de mer de «l’union des droites» est à nouveau sur beaucoup de lèvres et dans non moins d’esprits. Alors que le clivage gauche/droite semblait avoir définitivement démontré son inanité et que de véritables recompositions pouvaient être espérées autour des vraies césures fondamentales que sont libéralisme/socialisme et localisme/mondialisme, l’actualité a offert une occasion inespérée de ragaillardir la tartufferie éculée en une nouvelle crispation partisane autour de sujets sociétaux, certes non négligeables, mais qui ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. Las! Les prurits droitards refleurissent comme boutons d’acné sur un visage d’adolescent. Chassez le naturel, il revient au galop. Au nom de la «stratégie» et de l’opportunité du moment, on glisse des montagnes du Chiapas aux arrières-boutiques de l’UMP… quelle dégringolade! C’est la grenouille qui croit qu’elle va manipuler le boeuf. Les sirènes des alliances locales, voire nationales, le fumet des postes et des prébendes, même bien modestes, font frétiller les sens et peuvent troubler les consciences…

Une fois de plus la jeunesse patriote et rebelle semble sur le point de se faire berner, enfermée dans des calculs à courte vue et des tactiques qui ont pourtant déjà démontré maintes fois, notamment en Italie, qu’elles ne menaient qu’au fiasco, à la trahison et à l’infamie. Et ce piège nous y tomberons encore et encore, tant que nous n’aurons pas compris, intégré, admis, affirmé et réaffirmé que nous ne sommes pas de droite. Nous, (…), n’avons rien de plus ni de moins en commun avec la pseudo opposition de droite qu’avec la majorité de gauche. Hollande n’est pas notre président mais Sarkozy ne l’était pas non plus et Copé le serait encore moins, si tant est que cela soit possible. Nous ne devons et pouvons pas admettre des assimilations voire des coopérations avec les fossoyeurs de la nation, les domestiques des Etats-Unis et de la finance internationale, les fourriers de l’immigration et les chantres du libéralisme, c’est-à-dire de la mondialisation.

Contrairement aux moutons et aux veaux, nous n’avons pas la mémoire courte! Le regroupement familial, l’IVG, l’imposition du Traité européen pourtant rejeté par référendum (déni de démocratie d’une autre ampleur que le mariage pour tous!), la réintégration de l’Otan, la guerre en Libye, le boom de la vidéosurveillance, la loi Hadopi, le travail du dimanche (Où étaient les sourcilleux catholiques d’aujourd’hui?), la suppression de la dite «double peine», la création de la Halde… tout cela, nous savons à qui nous le devons! De Christine Lagarde, glissant d’un ministère où elle rédigeait ses notes de service en anglais au fauteuil de présidente du FMI, à Claude Goasguen prolongeant son engagement à Occident au sein de l’association France-Israël en passant par Boutin, la tartuffe et ses missions sarkozystes à 9000 euros par mois, Guéant et ses mallettes de pognon, Parisot et sa morgue, Peltier le minot serial-arriviste, tous ces sinistres pantins sont l’antithèse de ce que nous sommes, de ce en quoi nous croyons et de ce que nous espérons pour notre peuple et notre civilisation! Il faut le dire et le marteler: nous n’avons que des ennemis à droite!

X. Eman

Texte initialement paru dans Rébellion #59 (été 2013)

17/09/2013

Rébellion #60: "Musiques rebelles"

Rébellion #60

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Au sommaire : 

Edito - "La grenouille, le boeuf et le petit poucet"

Réflexion : Non à la Gauche. oui au Socialisme ! par Charles Robin

International : Le Hezbollah "Rien n'effacera notre mémoire" .

Dossier : Musique pour lutte 

Un vent de politiquement incorrecte souffle sur le rap ! par David L'Epée.

Entretien avec Kimto Vasquez :

"vive la Palestine ! Vive le Venezuela et tous les peuples qui se battent pour leur dignité !". 

Entretien avec Barbarossa Umtrunk, musique pour la Troisième Guerre Mondiale 

Petite histoire de la Dark Folk par Diaphane Polaris

Entretien avec Rein : la cocaïne des Seigneurs

Chronique d'Oliganarchy de Lucien Cerise

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Numéro disponible contre 4 euros port compris à notre adresse :

Rébellion c/o RSE BP 62124 31020 TOULOUSE Cedex 02

25/07/2013

Entrevue du C.N.C #6 : Rébellion

 Entrevue du C.N.C #6 : Rébellion

 

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Réponses de Jean Galié et de Louis Alexandre.

1)      Quelle est la genèse du projet de Rébellion ?

Louis Alexandre : La revue Rébellion est née de la volonté d'un petit groupe de camarades toulousains de dépasser les limites de « l'extrémisme » de droite comme de gauche.  Au début des années 2000, nous étions face à des impasses et il nous  fallait chercher ailleurs la rupture révolutionnaire à laquelle nous aspirions...

Nous avons donc débuté un travail d'inventaire sans concessions, nous ne pouvions compter que sur nos forces et notre volonté. Mais cela a finalement payé et nous avons réussi à rendre crédibles nos idées. Aujourd'hui encore, nous conservons l'effervescence de cette époque dans nos esprits.

2)      Quel bilan tirez-vous de vos 10 ans d’activisme dans la diffusion des idées ? 

Louis Alexandre : Il ne faut pas avoir peur de défricher de nouveaux terrains, d'aller de l'avant et de lancer des initiatives. Nous avons été, à notre modeste niveau, des précurseurs souvent isolés à nos débuts. Mais des thèmes que nous avons développés voici dix ans trouvent un écho dans un large public aujourd'hui. Cela nous réjouit, mais nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers.

Il ne sert à rien d'entreprendre une bataille politique, si nous n'avons pas d'abord gagné la bataille des idées. Et nous ne gagnerons la bataille des idées que si nous parvenons à donner un sens cohérent et compréhensible à notre pensée. Il était important de faire de Rébellion une arme efficace dans cette bataille, c'est actuellement notre chantier principal. 

3)      Constatez-vous un intérêt croissant pour votre revue ces derniers temps ?

Louis Alexandre : La revue connaît un développement important depuis trois ans. Cela n'est pas le fruit de la chance ou du hasard, mais repose sur un important travail. C'est le résultat de prises de contact directes, de campagnes militantes, d'organisations d'événements et de nombreux déplacements dans toute la France pour notre équipe. Le travail et l'effort sont la source de la réussite de tout projet.

Le succès actuel de notre publication a révélé une attente d'un large public. Rébellion est pour cela une revue singulière car elle agrège un lectorat vraiment non-conformiste et venu d'horizons très différents.  Ce succès, nous le devons à nos lecteurs et aux camarades qui œuvrent pour faire connaître nos idées. Nous ne pourrons jamais assez les remercier pour cela.

4) Quels sont les auteurs qui sont au cœur de la pensée de votre revue ?

Jean Galié :  Cela est clairement dit dans la rubrique exposant la présentation de nos positions se trouvant dans chaque numéro (Proudhon, Blanqui, Sorel...) . Brièvement, disons qu'il s'agit de la tradition révolutionnaire transmise au sein de l'expérience du mouvement prolétarien dans sa dimension internationale. Il faut avoir recours à la pensée des auteurs ayant traduit de la manière la plus intelligente l'aspiration à la constitution de la communauté humaine débarrassée de l'aliénation capitaliste. Toute réflexion allant en ce sens mérite d'être examinée. De même, celle-ci peut fournir des bases afin de ne pas chuter dans des impasses et des fausses oppositions au système dominant. A ce niveau, la théorie marxienne est incontournable ainsi que l'étude des auteurs et courants s'étant situés à la marge et en opposition à la social-démocratie, au marxisme officiel, etc.

5) Quels sont les auteurs à suivre aujourd’hui selon vous ?

Jean Galié :  "Suivre" pas dans le sens de suivisme, bien évidemment. Comme nous le disions à l'instant, le recours aux "classiques" de la pensée de la communauté humaine authentique (le communisme marxien) alimentera toujours notre orientation. Il s'agit d'une question de méthode afin de ne pas s'égarer et non pas de nostalgie muséale. Après, il y a bien sûr, des auteurs apportant leur pierre à l'édifice de la critique du système. Alain de Benoist fait un travail remarquable à cet égard, en abordant les questions essentielles se posant au monde contemporain et en éclairant leur genèse et leur soubassement philosophique. Citons, du côté du courant marxiste, le travail fécond de Costanzo Preve en Italie, dont quelques ouvrages sont traduits en français et dont les productions méritent d'être plus connues en France, au-delà des efforts déjà existants de ceux qui les popularisent chez nous. On peut trouver évidemment d'autres auteurs intéressants, abordant telle ou telle question mais nombre d'entre eux restent bien souvent à mi-chemin de la critique à conduire selon nous (Michéa, par exemple).

Louis Alexandre : Dans les auteurs actuels, j'ajouterai aussi les travaux d'Alexandre Douguine    sur l'alternative eurasiste.

6) Comment définissez-vous votre pensée politique ?

Jean Galié : Dans les conditions présentes - et depuis longtemps - la politique est un rapport de forces entre classes antagonistes. La classe dominante le sait très nettement et joue de cet avantage. La puissance "publique" n'est pas neutre, même si l'Etat a du faire des concessions aux travailleurs à la suite de leurs luttes et aussi pour mieux les anesthésier. Mais ces "avantages acquis" au sein du monde aliéné ne sont néanmoins pas éternels et sont en train de disparaître assez rapidement. L'offensive est conduite par les forces du capital. Alors, la politique que la classe exploitée devrait conduire serait la stratégie afin de combattre les attaques de celles-ci. Cela, sans illusions, il est nécessaire de s'affronter à l'organe de la coercition dominante, l'Etat. La politique serait l'expression du devenir hégémonique des prolétaires conscients sur les forces de la dissolution du lien social par laquelle le capital se reproduit dans son ensemble. L'hégémonie du prolétariat est corrélativement sa disparition en tant que condition prolétarienne soumise au travail salarié dominé par le fétichisme de la marchandise. Ce n'est qu'à cette condition que l'on peut envisager la fin de l'autonomie du politique au-dessus de la société et l'au-delà de la politique.

7) Quels sont vos liens avec les milieux dits de « gauche radicale » ou de « droite radicale » ?

Jean Galié : Ces notions et courants, "radicaux" ou pas ne nous intéressent pas. Nous écoutons, et nous pouvons dialoguer avec tous ceux qui manifestent une volonté authentique de tourner le dos à ce système capitaliste pourri. Malheureusement, ils sont encore trop peu nombreux même si des intentions de révolte apparaissent çà et là. Les lubies de droite et de gauche sont paralysantes ; si vous comprenez que ce monde ne peut être aménagé au sein d'un consensus entre classes sociales, alors allons-y! Réapproprions-nous nos conditions d'existence sociale, c'est cela le fond du problème!

8)      En quoi consiste concrètement l’OSRE ? Pour quelle(s) raison(s) cette structure a été créée ?

Louis Alexandre : L'Organisation Socialiste Révolutionnaire Européenne est l'expression militante des idées de la revue Rébellion. C'est le regroupement des personnes voulant faire vivre ses idées sur le terrain. C'est le fer de lance de la diffusion de notre revue et le vecteur de campagnes ciblées ( par exemple contre l'Otan, pour la libération sociale et nationale de l'Europe...).

9) Que pensez-vous des initiatives du réseau MAS ?

Louis Alexandre : Il nous apparaît qu'une lutte isolée limite la portée de l'idée socialiste révolutionnaire européenne. Il est donc primordial de participer au vaste chantier de construction d'un mouvement dissident balbutiant. Nous croyons en la nécessité d'une coordination de l'ensemble des groupes  qui œuvrent dans ce sens. En suivant l'idée d'un enracinement dans la réalité, nous considérons que la création d'un  réseau souple d'échanges et de mise en commun d'expériences et de compétences est possible entre les divers organisations, cercles, associations et publications qui partagent les mêmes valeurs.

Nous partageons justement avec le MAS ses valeurs militantes. C'est une structure politique intelligente qui recherche une véritable rupture militante. Nous soutenons donc ses initiatives de solidarité sociale, sportive et de formation. Nous sommes aussi des auditeurs fidèles de Méridien Zéro.

10)  Passons de la théorie à la pratique… Que doit faire un dissident aujourd’hui dans sa vie quotidienne pour résister au Système et pour entamer la reconquête de la souveraineté nationale et populaire ?

Louis Alexandre : Ne pas avoir peur de s'investir sur plusieurs fronts est notre philosophie militante. Quand l'on nous dit qu'un choix doit être fait entre la réflexion et l'action, le politique et le culturel... nous répondons que nous refusons cette hémiplégie de l'engagement. En investissant tous les espaces d'action, nous imposerons d'autant mieux notre vision globale, nos solutions à la fin du monde capitaliste moderne.

De même, en participant activement à la vie de la communauté dissidente naissante, on donne un sens véritable à son existence. Elle devient une tension créative et tragique vers un idéal. Une fidélité sans actes à des idées n'est rien ; un engagement est nécessaire pour les faire vivre. Nous avons tous des obligations et des moyens limités. Mais notre volonté n'est-elle pas plus forte ? Ne pouvons-nous pas faire mieux ? 

Ne regardons pas ailleurs et ne jugeons pas les autres si nous ne sommes pas capables de faire mieux qu'eux. Soyons sérieux et efficaces. Un militant doit toujours être exigeant envers lui- même, il ne doit jamais se reposer sur les acquis mais conserver un esprit d'avant-garde. La force de l'exemple,  la volonté de faire mieux et la camaraderie doivent être le cœur vivant de son engagement.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

03/07/2013

Réfléchir et Agir #44: Notre socialisme identitaire

 

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    Au sommaire :

    Médias

    Mc Luhan, le prophète de la modernité

    Dossier : Face à la gauche et à la droite du capital, notre socialisme identitaire

    Renouons avec notre socialisme

    Notre tradition anticapitaliste et sociale

    Le capitalisme, un génocide culturel

    Entretien avec Pierre Jovanovic

    Entretien avec Roberto Fiorini

    Comment la gauche a trahi le monde du travail

    Débat : peut-on encore se dire socialiste ?

    Entretien avec Alain de Benoist

    Autour de quelques axes de travail


    Entretien

    Gérard de Villiers

    Hommage

    Dominique Venner

    Réflexion

    Giorgio Locchi, le mythe surhumaniste

    Littérature

    Giono, l'expèrience du Contadour

    Un livre est un fusil

    Jean-Yves Le Gallou : la tyrannie médiatique

    Cinéma

    Jess Franco, l'Ed Wood du bis européen

    Art  

    Quand Marinetti et les siens écrivaient le futur

18/05/2013

Rébellion #58: "La rue abattra les tyrans !"

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ÉDITORIAL
La critique moralisante

RÉFLEXION
La rue abattra les tyrans !
Découragement ? par zentropa

INTERNATIONAL
Venezuela. Viva Chavez !
Elections Italiennes. Entre populisme et paralysie par Xavier Eman

Le Printemps arabe change-t-il la géopolitique du Proche-Orient ? par Terouga

Chine. Le XVIIIème Congrès du PCC. Fantômes dans la brume. par

ENTRETIEN

Rencontre avec Lucien de Gouverner par le chaos. Ingénierie sociale et mondialisation.

IDÉES

Perspectives Michéennes. La triple transformation libérale par Charle Robin

PHILOSOPHIE

L'esquisse d'une éducation non conformiste dans la pensée de Confucius par Thibault Isabel.

FIGURE
Alexandre Douguine. Révolte contre le monde post-moderne.

CULTURE
Rap & Business. Qui veut la part du Ghetto ?
Rencontre avec Mathias Cardet. L'effroyable imposture du Rap.

Entretien avec Arnaud Bordes. Chroniques livres et musique.


5 euros (port compris) pour un numéro de 48 pages.

Commande à notre adresse :

Rébellion c/o RSE BP  62124 - 31020 TOULOUSE cedex 02

12/05/2013

NRH #66: "Glorieuses défaites et grandes sagas"

La Nouvelle Revue d’Histoire #66 – mai – juin 2013

Présentation du Dossier de la NRH #66
Glorieuses défaites et grandes sagas – “La Nouvelle Revue d’Histoire” N°66, mai/juin 2013

 

Voici cent cinquante ans, le 30 avril 1863, était livrée au Mexique la fameuse bataille de Camerone, devenue emblématique de la Légion étrangère et de son esprit de sacrifice. Cet épisode célèbre a inspiré le dossier de La Nouvelle Revue d’Histoire n° 66 (mai-juin 2013).

 

N’est-il pas frappant, en effet, que, dans l’histoire européenne, les défaites glorieuses plus que les victoires soient à l’origine des grandes sagas et des plus belles légendes ? Charlemagne fut le vainqueur de nombreuses batailles, mais c’est sa défaite de Roncevaux qui nous est connue et qu’a célébré la Chanson de Roland, le plus ancien chef d’œuvre de la langue française. Quant à la défaite de Waterloo, elle a sans doute compté dans la légende napoléonienne plus que la victoire d’Austerlitz !

 

 

 

Depuis les origines de l’histoire connue, batailles, victoires ou défaites ont scandé l’existence des cités, des nations et des empires. N’en déplaise aux espérances pacifistes aisément compréhensibles, la guerre est consubstantielle à l’humaine condition. Ce fait est commun à tous les peuples et à toutes les civilisations, comme l’appétit sexuel ou celui de la nourriture, alors que tant de comportements et de créations les distinguent de façon fondamentale.

 

Mais justement, la manière de concevoir la guerre et les défaites, s’inscrit dans les distinctions culturelles capitales. Ainsi la Chine, l’une des plus anciennes et riches civilisations, a-t-elle produit de célèbres traités de stratégie. Pourtant, comparés à ceux de l’Europe ou du Japon, les traités chinois ignorent la poétisation du combat, telle qu’on la découvre déjà dans l’Iliade. L’art chinois de la guerre écarte le culte de l’héroïsme au profit de subtiles manœuvres ayant pour but de vaincre l’adversaire sans même combattre. De ce point de vue, Sun Zi est à l’opposé de Clausewitz. Ce dernier n’a certes jamais magnifié les défaites, mais sa réflexion a pourtant surgi de la défaite prussienne d’Iéna, en 1806. En cela, cette défaite fut créatrice et même fondatrice.

 

Nous avons donc développé notre réflexion à partir de plusieurs défaites glorieuses et emblématiques en commençant bien sûr par Camerone qu’évoque Alexis Neviaski (p. 36). En remontant dans le temps, nous poursuivons par le sacrifice des Spartiates aux Thermopyles que fait revivre Mathilde Tingaud (p. 40). Puis viennent la bataille et la légende de Roncevaux par le médiéviste Bernard Fontaine (p. 43). Jean Tulard, de l’Institut, médite sur la gloire de Waterloo (p. 46). Pour ma part, je souligne la place des causes perdues dans l’imaginaire de Stendhal (p. 48). Charles Vaugeois raconte le siège d’Alamo, prétexte d’un film célèbre (p. 50). Max Schiavon décrit la poignante tragédie et les retombées de Dien Bien Phu (p. 54). Enfin, Philippe Conrad attire notre attention sur quinze autres défaites glorieuses, dont le souvenir a traversé le temps, de la chute de Troie à celle de Berlin plus de trente siècles après (p. 59). Des épisodes, il faut le souligner, dont la participation féminine fut souvent importante, comme nous le rappelons au sujet de Dien Bien Phu.

 

Dominique Venner

Source: Dominique Venner