Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/06/2013

La répression, aujourd’hui comme hier…, par Zentropa

La répression, aujourd’hui comme hier…

image

Zentropa

Pour la première fois depuis bien longtemps, le « peuple de droite » est, depuis plusieurs mois (avec une notable accélération ces dernières semaines), victime de ce qu’il appelle ordinairement de ses vœux : la répression policière et la rigueur judiciaire. Cruel retour de bâton, les jeunes militants et activistes du « printemps français » et de la « manif pour tous » se retrouvent aujourd’hui confrontés aux mesures sécuritaires et liberticides qu’une large part d’entre eux applaudissait dans le passé, lorsqu’ils les pensaient destinés à d’autres « publics ». Car, il convient de le rappeler et de le répéter sans relâche, la généralisation du test ADN – qui vaut au pauvre Nicolas une part de son inique incarcération - n’est pas une invention de la prétendue « dictature socialiste » mais une mesure prise et imposée en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur et égérie des milieux « droitiers ». D’ailleurs, si ces tristes événements et le sort injuste réservé à Nicolas et aux autres, avaient au moins le mérite de conduire ces milieux à adopter un regard critique, mesuré et prudent vis à vis des discours et législations prétendument « sécuritaires », tout cela n’aura pas été vain. Car l’augmentation de l’arsenal répressif de l’Etat ne sera jamais qu’une arme politique supplémentaire aux mains d’un Pouvoir qui change régulièrement de coloration « idéologique » mais conserve toujours pour seuls véritables ennemis les individus et les mouvements contestant la toute puissance de la globalisation et du Marché, que ce soit, hier, les militants anti-mondialistes, les écologistes radicaux ou aujourd’hui les opposants à la marchandisation de la procréation et de la parentalité. Il est indispensable, pour être efficaces et cohérents, de sortir de l’aveuglement partisan qui consiste à se réjouir de la répression lorsqu’elle touche ses « adversaires » (ou du moins ceux que le Système lui a présenté comme tels) avant de pleurnicher et de hurler au scandale lorsque celle-ci se retourne contre soi. On n’a pas beaucoup entendu les actuels sourcilleux défenseurs des droits des militants politiques s’insurger après la mort de Carlo Giulani à Gênes, l’emprisonnement de « faucheurs volontaires » anti-OGM ou la manipulation politico-judiciaire dont furent victimes Coupat et le « groupe de Tarnac »…Il convient aussi de se souvenir que la répression anti-nationale et anti-patriote, cette infâme disproportion des peines et des faits, ne date pas d’aujourd’hui mais que malheureusement peu de gens s’en souciaient lorsque ses victimes étaient issus de milieux sociaux et militants jugés « vulgaires » ou « sulfureux ». Ainsi si l’on voit actuellement les soutiens d’Esteban faire circuler les appels à la la solidarité au profit de Nicolas, l’inverse ne crève pas les yeux…

Au contraire de la justice étatique, notre solidarité ne dois pas être à géométrie variable ! Pas plus de solidarité de classe que de justice de classe !

Source: Zentropa

25/06/2013

Quand les socialistes défendaient le peuple…

Quand les socialistes défendaient le peuple…

Entretien avec Alain de Benoist

Vous venez de publier Édouard Berth ou le socialisme héroïque. Pourquoi s’intéresser à un homme aussi peu connu ?

Il est en fait bien connu de tous les historiens des idées, qui le considèrent en général comme le plus fidèle disciple de Georges Sorel, auteur des Réflexions sur la violence et des Illusions du progrès. Édouard Berth (1875-1939) a été l’un des principaux théoriciens du syndicalisme révolutionnaire, c’est-à-dire de cette branche du mouvement ouvrier qui, estimant que la classe ouvrière ne pouvait compter que sur elle-même pour instaurer la « société des producteurs », n’avait qu’hostilité pour les partis politiques et donnait la priorité à « l’action directe » (soit l’action sur les lieux de travail) développée par les syndicats. Ce sont les représentants les plus actifs de cette tendance révolutionnaire, Victor Griffuelhes et Émile Pouget, qui parvinrent, en octobre 1906, à faire adopter par la CGT la célèbre Charte d’Amiens que l’on considère aujourd’hui comme l’acte fondateur du syndicalisme français. Berth eut, par ailleurs, un itinéraire extrêmement original puisque, sans jamais abandonner ses convictions, il participa, à la veille de la Première Guerre mondiale, à l’aventure du Cercle Proudhon, où se rencontrèrent maurrassiens et syndicalistes révolutionnaires, puis s’enthousiasma vers 1920 pour la révolution russe, au point de collaborer régulièrement à la revue Clarté, fondée par Henri Barbusse. Revenu de son léninisme, il collabora jusqu’à sa mort à La Révolution prolétarienne de Pierre Monatte.

Ce qui frappe, c’est aussi le contraste entre socialisme d’antan, tout entier voué à la défense de la classe ouvrière, et Parti socialiste actuel. Ce PS est-il encore socialiste ?

En janvier 1905, le « règlement » de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) – Parti socialiste de l’époque – se présentait comme un « parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d’échange, c’est-à-dire de transformer la société capitaliste en société collectiviste, et pour moyen l’organisation économique et politique du prolétariat ». Allez donc demander aujourd’hui aux travailleurs de PSA, de Florange ou d’ArcelorMittal ce qu’ils pensent du « socialisme » de Hollande !

Qu’un dirigeant du PS, en l’occurrence Dominique Strauss-Kahn, ait pu être appelé à la direction du Fonds monétaire international (FMI) pour y mettre en œuvre la même politique que pratique aujourd’hui Christine Lagarde était déjà tout un symbole. Et maintenant ? Ni le mariage homosexuel, ni la légalisation du cannabis, ni la lutte pour la parité (sauf dans le mariage !), ni l’immigration incontrôlée, ni l’abolition des frontières, ni même la défense des « droits de l’homme » (dont Marx avait fait une critique impitoyable) ne sont évidemment des mesures « socialistes ». Ce sont des mesures libérales, censées répondre aux caprices et aux désirs individuels. Devenu un parti social-libéral – de plus en plus libéral et de moins en moins social –, le PS ne conçoit plus la société que comme une addition d’individus. C’est pour cela que le gouvernement actuel, privilégiant le sociétal au détriment du social, a choisi de faire diversion en cachant les cinq millions de chômeurs derrière le mariage pour tous.

Le bilan social-défaitiste de François Hollande est évident dans tous les domaines. De l’abandon de toute réforme fiscale d’envergure à l’absence de politique industrielle, de la révision du Code du travail dans le sens exigé par le MEDEF au chantage à l’emploi pour faire baisser les salaires – tandis que ceux des grands patrons ne seront finalement pas « encadrés » –, sans oublier la loi sur la « sécurisation de l’emploi » (sic), qui a signé l’arrêt de mort du contrat à durée indéterminée (CDI), chaque jour qui passe administre la preuve de la totale soumission de François Hollande aux exigences de la finance.

Rallié depuis au moins trente ans au système de l’argent, le PS est devenu un parti de fonctionnaires, de technocrates et de bobos ayant oublié le socialisme depuis belle lurette et ne s’intéressant qu’au « pourtoussisme », aux interventions « humanitaires » et à la défense des « victimes » sur le mode émotionnel et lacrymal. Ce n’est donc pas sur ses dirigeants qu’il faut compter pour expliquer que la crise actuelle est d’abord une crise du mode de production capitaliste, c’est-à-dire une crise généralisée de la logique de valorisation du capital, et moins encore pour tenter d’y remédier.

Comment expliquer cette évolution ? Passer d’un Édouard Berth à un DSK…

Ce qu’on appelle la « gauche » est né en France, à l’époque de l’affaire Dreyfus, de la fusion de deux courants totalement différents : une aspiration à la justice sociale portée par le mouvement ouvrier et une philosophie du progrès héritée des Lumières, que Sorel a justement définie comme fondamentalement bourgeoise. Le problème est que l’idéologie du progrès n’a que méfiance pour ce que Pasolini appelait la « force révolutionnaire du passé ». Or, le socialisme originel, s’il s’opposait bien entendu aux hiérarchies d’Ancien Régime, n’entendait nullement abolir les solidarités organiques traditionnelles ni s’attaquer aux fondements communautaires du lien social. Il contestait en revanche hautement l’idée libérale selon laquelle le marché, la logique de l’intérêt et le droit procédural suffiraient à faire tenir ensemble une société.

Dès les années 1980, la gauche, sous couvert de se « moderniser », a commencé à s’adapter aux modèles libéraux. Elle a, de ce fait, abandonné les idéaux du socialisme. Il lui reste la métaphysique du progrès, qu’elle partage avec la droite libérale. Dans ces conditions, le libéralisme sociétal de la gauche rejoint tout naturellement le libéralisme économique de la droite. Être de gauche, désormais, c’est adhérer à la logique de « l’antiracisme » et de la « lutte-contre-toutes-les-discriminations » pour masquer le fait que l’on a cessé d’être anticapitaliste.

Édouard Berth se faisait une idée « sublime » de la classe ouvrière, appelée selon lui à détruire le capitalisme bourgeois en reprenant à son compte les valeurs héroïques de l’Antiquité. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la gauche actuelle n’a pas le même rapport au peuple…

Le peuple et la gauche n’ont jamais été des notions équivalentes, comme on l’a vu lors des journées de juin 1848 et de la Commune de 1871, lorsque la gauche bourgeoise faisait tirer sur le peuple. Lisez le livre de Bertrand Rothé récemment paru aux Éditions du Seuil, De l’abandon au mépris, sous-titré Comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière. Le mot de mépris n’est pas exagéré. L’auteur explique très bien comment les élites du PS ont abandonné les ouvriers au nom de la modernité, et parfois aussi de la « préférence étrangère ». Éric Zemmour résume parfaitement la situation quand il écrit que « la gauche se croit aujourd’hui antilibérale alors que son obsession progressiste en fait la meilleure servante du marché », tandis que la droite s’imagine « défendre les valeurs traditionnelles alors que le marché, qu’elle admire, détruit ce qu’elle est censée défendre ». Le grand clivage actuel n’est plus celui qui oppose la droite et la gauche, mais celui qui oppose des classes populaires encore « territorialisées » à une nouvelle classe globalisée, engendrée elle-même par un néocapitalisme financiarisé et de plus en plus déterritorialisé. Cette nouvelle classe s’est formée sous l’effet d’une intensification des mobilités dans un climat marqué par la déréglementation des marchés et des innovations technologiques rétrécissant l’espace et le temps. Face à elle, la frustration des classes populaires, et celle des classes moyennes menacées de déclassement, pourrait bien devenir le moteur d’une nouvelle lutte des classes.

Source: VoxNR

22/06/2013

Méridien Zéro au coeur de LMPT du 26 mai 2013

On l'avait oublié, on l'a retrouvé !

Mieux vaut tard que jamais !

Méridien Zéro vous propose de revivre la dernière manif pour tous du 26 mai dans sa partie la plus animée. Régalez-vous !

Reportage pris sur le vif, avec Gérard Vaudan, Monsieur K, Jean-Louis Roumégace, le Lt Sturm ...

A la technique, lord Igor.

flyer 26 mai.png

         

21/06/2013

Méridien Zéro #149: "La loi du 3 janvier 1973"

Ce vendredi, Méridien Zéro reçoit Pierre-Yves Rougeyron pour évoquer avec lui son ouvrage sur la loi du 3 janvier 1973, la fameuse loi Rothschild qui oblige l'Etat a emprunter sur les marchés financiers privés.

Emission animée par Gérard Vaudan avec la complicité d'Eugène Krampon.

Lord Igor à la technique.

loi du 3 janvier 1973, pierre yves rougeyron, banquiers, finance,

DIFFUSION DE L'EMISSION LE VENDREDI 21 JUIN


Pierre Yves ROUGEYRON dédicacera son ouvrage le samedi 29 juin 2013 de 14h30 à 18h00 à la librairie FACTA de notre ami Emmanuel Ratier (4 rue de Clichy, 75009 Paris)

16/06/2013

Adrien Abauzit : Choc des civilisations et wesh-weshisation de la France

Adrien Abauzit : Choc des civilisations et wesh-weshisation de la France

Source: Scriptoblog

14/06/2013

Méridien Zéro #148: "Classes populaires, classes oubliées"

Ce vendredi, Méridien Zéro reçoit la rédaction de la revue Eléments pour la sortie du dernier numéro consacré aux classes populaires. En seconde partie d'émission, MZ reçoit Gabriele Adinolfi pour faire le point avec lui sur l'actualité chargée des dernières semaines.

Emission animée par PGL assisté de Maurice Gendre.

A la technique, Lord Sergueï.

éléments, classes populaires, gabriele adinolfi,

DIFFUSION DE L'EMISSION LE VENDREDI 14 JUIN