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11/10/2013

Méridien Zéro #160: "Théologie politique"

Ce vendredi, Méridien Zéro reçoit Alain de Benoit à l'occasion du dernier numéro de la revue Nouvelle École (N°62) consacré au retour de la théologie politique.

A la barre PGL accompagné par Monsieur K.
A la technique, lord Tesla.

théologie politique, nouvelle école, alain de benoist, nouvelle droite, grece, religieux, foi

          

10/10/2013

Entretien d'Aymeric Chauprade pour Nouvelles de France

Alors que la 3e édition de la Chronique du choc des civilisations, le fameux « Chauprade », comme on dit désormais, vient de sortir en librairie, Nouvelles de France a interrogé son auteur. Entretien sans langue de bois !

Aymeric Chauprade : «si les États-Unis n'acceptent pas le monde multipolaire, alors il y aura une guerre mondiale encore plus terrible que les deux précédentes»

Aymeric Chauprade, vous publiez dans votre Chronique du choc des civilisations une très instructive carte du grand Moyen-Orient voulu par les États-Unis d’Amérique. Sur quoi est-elle fondée ?
Il s’agit d’une représentation d’un possible redécoupage des frontières moyen-orientales sur une base communautaire (religieuse ou ethnique). Cette idée n’est pas nouvelle. Elle a été imaginée plusieurs fois depuis les années 1980 dans certains cercles stratégiques israéliens et américains. Elle n’a jamais été adoptée comme politique des États-Unis, puisque officiellement, c’est l’intangibilité des frontières qui prévaut, mais l’on voit bien qu’avec la création du Kosovo dans les Balkans, les États-Unis ne sont en rien fixés sur l’intangibilité des frontières existantes. Plusieurs auteurs issus de think tanks américains ont publié de telles cartes. Je pense que rien n’est tranché sur cette question. La vérité en la matière n’est ni noire, ni blanche, elle est grise. Ces intentions existent, et peut-être certains milieux stratégiques américains et israéliens pensent-ils que leur suprématie au Moyen-Orient sera mieux assurée si une telle recomposition se produit et qu’Israël voit naître de petits États alliés (druze, kurde…) face aux Arabes sunnites. Mais les forces qui remuent un État ne sont en réalité jamais unifiées, et peuvent même être contradictoires. La politique est la résultante de toutes ces forces. Mon intention est donc de permettre au lecteur d’imaginer ce qui est possible, sans pour autant l’enfermer dans une vérité systématique.

 

« J’ai été l’un des premiers, en France, à éclairer le basculement de la géopolitique américaine après l’effondrement soviétique dans une stratégie de refus d’ascension de la Chine et plus généralement de refus d’un monde multipolaire. »

L’une des grandes thèses de votre Chronique, c’est la fin progressive d’un monde unipolaire organisé autour des États-Unis d’Amérique au profit d’un monde multipolaire (Chine, etc.), le Moyen-Orient comme condition à cette évolution et l’islamisme comme barrage. En quoi cette thèse est-elle novatrice ? Est-elle opposée ou complémentaire à la thèse du choc des civilisations actualisée par Samuel P. Huntington ou à celle du choc traditionalisme/progressisme (Caroline Fourest) ?
Je ne sais pas si ma thèse est novatrice. Ce que je sais c’est que j’ai été l’un des premiers, en France, à éclairer le basculement de la géopolitique américaine après l’effondrement soviétique dans une stratégie de refus d’ascension de la Chine et plus généralement de refus d’un monde multipolaire. Je pense que le Moyen-Orient est le lieu principal, mais non unique, de cet affrontement entre forces de l’unipolarité, tendues vers le projet d’une hégémonie américaine, et forces (diverses) de la multipolarité. Cette idée n’est opposée ni à la thèse de Huntington ni à celle de Fourest. Huntington a eu le mérite de rappeler que les civilisations existent et que le monde ne se réduit pas à un affrontement idéologique entre les démocraties et les tyrannies, un conte pour enfants qui est pourtant « vendu » par les politiques occidentaux à leurs électeurs. Moi je dis que l’Histoire ne se réduit pas au choc des civilisations, car les nations et les figures historiques jouent aussi un rôle central, mais que le choc des civilisations est une réalité du temps long de l’Histoire.

Quant à la thèse de Caroline Fourest, cela va vous paraître curieux mais je la partage, à la différence près (essentielle) que je me situe dans le camp opposé au sien ! On peut être marxien sans être marxiste. Fourest est à la pointe du combat LGBT ; il est normal qu’elle ait compris très tôt la guerre qu’elle faisait au monde de la tradition !

 

« Les États-Unis et l’Union européenne sont devenus les promoteurs de la destruction de la famille par la théorie du genre, par le mariage homosexuel, par la marchandisation du corps ; en face, la Russie va s’affirmer comme l’État qui défend les valeurs traditionnelles et la véritable liberté de l’homme. »

Donc en effet, en plus des permanences et des ruptures géopolitiques, il existe un affrontement idéologique. Celui d’un monde qui pense que la liberté et la dignité de l’homme reposent sur les valeurs naturelles (et ces valeurs dépassent le christianisme, elles ne découlent pas de la religion, elles sont en chacun d’entre nous, quelques soient nos croyances) comme la famille ; et celui d’un autre monde (Fourest en est l’avant-garde) fondé sur le grand marché de « ce que nous pourrions être à la place de ce que la nature a voulu que nous soyons ».

Ces deux systèmes de valeur vont s’affronter en effet de plus en plus dans les années à venir. Les États-Unis et l’Union européenne sont devenus les promoteurs de la destruction de la famille par la théorie du genre, par le mariage homosexuel, par la marchandisation du corps ; en face, la Russie va s’affirmer comme l’État qui défend les valeurs traditionnelles et la véritable liberté de l’homme. Je ne suis pas allé parler à la Douma par hasard !

Quant à l’islamisme, il y a longtemps que je dis qu’il est le meilleur allié du projet américain dans la guerre contre le monde multipolaire. Il est l’idiot utile de l’Occident américain.

Cette évolution de l’unipolarité à la multipolarité est-elle inéluctable ? Quelles conséquences la fin d’un monde unipolaire aura-t-elle pour Israël ?
Il n’y a d’inéluctable que ce que l’on accepte. Je ne crois pas au sens de l’Histoire. La seule flèche de l’Histoire est celle du progrès des sciences et des techniques dont découle l’essentiel des révolutions mentales. Pour le reste, certaines valeurs immuables, comme la famille, traversent le temps. Le Bien et le Mal sont immuables. Ils ont traversé les siècles et malheureusement le Mal n’est pas moins fort aujourd’hui qu’il ne l’était hier. Ce que je pense, c’est que si les États-Unis n’acceptent pas le monde multipolaire, alors il y aura une guerre mondiale encore plus terrible que les deux précédentes. De mon point de vue, Israël ne devrait pas souhaiter cela car, alors, une nouvelle catastrophe surviendrait pour le peuple juif. Je pense pour ma part qu’Israël peut survivre et même trouver toute sa place dans un monde multipolaire. Je ne vois pas au nom de quoi j’empêcherai à un peuple d’exister et d’avoir la sécurité. Cela nécessite un progrès dans les mentalités tant du côté israélien, que du côté arabe. En tout cas je ne crois pas du tout que le destin d’Israël soit lié à l’hyperpuissance américaine. Israël joue de l’hyperpuissance, mais une autre stratégie viable est possible pour ce pays.


« Sous prétexte de s’opposer à la géopolitique américaine, il ne faudrait pas non plus tomber dans l’idéalisme béat qui voudrait que les Chinois ou les Russes soient des bisounours… »

En dévorant votre Chronique, un lecteur non-initié pourrait penser que la géopolitique est décidément bien immorale et cynique. Est-ce par principe vrai ou la cause de ce constat se trouve-t-elle dans le fait que la plupart des pays développés sont aux mains de l’oligarchie mondialiste ?
L’oligarchie mondialiste (et les Etats occidentaux qu’elle contrôle) n’est pas la seule à défendre des intérêts cyniques. Ne caricaturons pas les choses. Tous les États du monde, y compris ceux qui s’opposent à l’oligarchie, obéissent au principe de la realpolitik et des intérêts. Ce que je dis, c’est que le réaliste accepte et prend en compte le droit des États à défendre leurs intérêts et qu’il essaie ensuite de voir comment faire en sorte que la compétition des intérêts ne se transforme pas en bain de sang. Sous prétexte de s’opposer à la géopolitique américaine, il ne faudrait pas non plus tomber dans l’idéalisme béat qui voudrait que les Chinois ou les Russes soient des bisounours… Je me méfie de toute façon de tous les manichéismes, aussi bien quand il s’agit de faire endosser la peau du méchant au Russe, au Serbe, à l’Israélien ou à l’Arabe. Regardons les intérêts de chacun, essayons de comprendre leur point de vue, et méfions-nous de ne pas appliquer les modes de pensée de nos adversaires, ceux de la diabolisation de l’ennemi.

En quoi le mondialisme (idéologie) est-il distinct de la mondialisation (un fait déjà ancien, certains disent qu’elle a commencé sous l’Empire romain) ?
La mondialisation est le résultat de l’action d’une hyperpuissance, hier Rome, aujourd’hui les États-Unis, qui décloisonne le monde dans le sens de ses intérêts propres. Le mondialisme est l’idéologie qui donne une légitimité philosophique et politique à cette action. Il existe un lien entre les deux, mais les deux phénomènes sont néanmoins à distinguer. Par exemple, certains aspects du progrès scientifique et technique poussent dans le sens de l’émancipation des territoires et des frontières. D’autres aspects, comme la biométrie, permettent au contraire de mieux réguler les flux et de revenir aux signatures biologiques de l’homme, au moment où son état-civil est souvent falsifié.

 

« Je crois que le problème de la France, c’est avant tout le manque de courage de ses élites : les gens qui nous gouvernent sont conformistes et sans caractère, et ne font que suivre  les idées dominantes. »

Le fait que vous travailliez désormais avec Marine Le Pen et que vous l’assumiez publiquement ne risque-t-il pas de rendre moins crédible vos travaux aux yeux du grand public ?
Vous connaissez l’adage : « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Évidemment, ce serait plus confortable de profiter de mon statut de consultant international, de rester sur les sphères tranquilles de la « métapolitique » sans mettre les mains dans le cambouis. Le problème c’est que je ne supporte plus d’assister à la destruction lente de mon pays, en restant les bras croisés, dans la posture d’un Cicéron assistant au déclin de Rome. Je ne sais absolument pas si mon action sera utile, mais j’ai l’envie de me rendre utile au pays. Et je me dis que ma position en géopolitique, laquelle est, me semble-t-il, respectée, peut apporter quelque chose à la dynamique engagée par Marine Le Pen.

 

Après tout, la quasi-totalité des experts de mon domaine assument une appartenance politique, souvent socialiste, parfois UMP. Autrement dit, ils se sentent proches de partis qui, depuis plus de 30 ans, ont trompé les Français et affaibli la France. Pourquoi devrais-je avoir honte de dire que je me sens proche d’une femme de caractère, dont l’amour de la France n’est pas à mettre en doute et auxquels les Français ont de plus en plus envie de donner sa chance ? Vous ne pensez pas que cette femme, qui a grandi dans l’hostilité violente, injuste, que le système opposait au talent de son père, a justement la cuirasse qu’il faut pour affronter les défis de la France et faire les choix courageux qui s’imposent en matière d’immigration et de réforme de l’État-providence ? Je crois que le problème de la France, c’est avant tout le manque de courage de ses élites : les gens qui nous gouvernent sont conformistes et sans caractère, et ne font que suivre  les idées dominantes.

Je connais ma valeur, mes forces et mes limites et n’ai jamais cherché la reconnaissance d’une caste d’universitaires sectaires. Il est connu et reconnu que j’ai réveillé la tradition géopolitique réaliste en France. Si cela échappe à certains ici, cela n’a pas échappé aux nombreux pays avec lesquels je travaille. Je m’honore à ne pas être honoré par un système que je combats de toutes mes forces et depuis toujours.


« Pour les deux premières éditions, nous en sommes à près de 30 000 exemplaires vendus. »

Combien d’exemplaires des deux premières éditions de votre Chronique du choc des civilisations avez-vous déjà vendu ? À combien d’exemplaires a été tirée la nouvelle ?
Pour les deux premières éditions de Chronique du choc des civilisations, nous en sommes à près de 30 000 exemplaires vendus. J’ignore à combien mon éditeur a tiré cette troisième édition. Je lui fais confiance car c’est un grand professionnel et comme je suis, par ailleurs, éditeur depuis 20 ans je n’ai pas pour habitude de harceler mes éditeurs !

Le blog d’Aymeric Chauprade

Source: Nouvelles de France

07/10/2013

Il n'y aura pas de Putsch

Il n'y aura pas de Putsch

IL N’Y AURA PAS DE PUTSCH.

Tout le monde parle de révolution, de résistance, de dissidence… Ces notions impliquent mécaniquement qu’à un moment ou un autre, les « dissidents » entreront en lutte physique contre le régime en place.
Les antimondialistes savent que la mafia au pouvoir s’incarne par le gouvernement et tous ceux qui le servent (journalistes, etc). Les gens qui privilégient la lutte sociale savent que les flics, les militaires et les gouvernements sont les bras armés du patronnât. Pourtant, chez les patriotes, cette idée a encore du mal à faire jour. Ceci constitue la raison de l’article présent : démystifier quelques vieux fantasmes nationalistes, qui gênent la diffusion de l’idée révolutionnaire.


L’Armée, c’était mieux avant.

On ne và pas se mentir. Depuis 1940, l’armée française, c’est plutôt la misère.
Pourquoi depuis 1940 ? En 1940, nous avions l’une des armées les plus puissantes d’Europe, tant par le nombre de ses hommes que par la modernité de son matériel. Le char Renaud était même supérieur au panzer allemand de l’époque. Si l’armée française a été balayée en 1940, ce n’est en rien à cause de sa qualité, mais surtout à cause des erreurs de la doctrine de son commandement. Les généraux français, d’Azincourt à Verdun, semblent toujours avoir une guerre de retard… Bref, depuis la seconde guerre mondiale, on peut dire de manière très certaine que la France n’a pas eu d’armée digne d’elle-même.
Directement après la guerre, les conflits coloniaux commencent en Indochine, contre le Viet-Minh et plus tard encore, en Algérie. L’armée française est alors en reconstruction. Sous-financée, elle est équipée de matériel très disparate revendu par les alliés anglais et surtout américains. Les pénuries sont diverses. Le bricolage s’impose. Le mythe du « perdant glorieux », le cliché de Camerone se renforce durant toute cette période coloniale. En effet, le soldat français, souvent un aventurier, se retrouve isolé à l’autre bout du monde, coupé de tout soutien politique et social (on ne rappellera pas que la majorité de la population française était soit indifférente soit hostile aux guerres coloniales) et surtout, face à un ennemi différent : le guerrilleros nationaliste.
On résume : une armée en reconstruction, bricolée, sous-équipée, sous-formée, loin de chez elle, commandée par des officiers au nom à particule selon une doctrine de combat dépassée, se retrouvant face à une guérilla nationaliste moderne, fanatique, enracinée, soutenue par une part de la population française (le PCF), entraînée et armée par des grandes puissances concurrentes : le Viet-Minh et le FLN. Le résultat, c’est Dien-Bien-Phu. Mais pas seulement. C’est aussi « la 317ème section », pour les amoureux du folklore. Les actes d’héroïsme isolés, le « tenir coûte que coûte », l’aventure, le baroud d’honneur. Il y a encore des guerriers modernes. Bigeard et ses paras, le putsch manqué des généraux d’Alger, et l’ultime épopée de l’OAS. Il restait au moins çà…

Mais après les dernières cartouches de l’Algérie, liquidation totale.

« Do the job » La guerre un boulot comme les autres ?

L’intégration dans l’OTAN et toute la guerre froide est une période catastrophique. Les effectifs s’appuient encore largement sur le service militaire.

Une masse de conscrits au moral et à la discipline proche du néant, et quelques pros dépassés (eux-mêmes parasités par des carriéristes qui sont prêts à se débiner au moindre coup de feu).
L’armée de terre reste sous-financée jusqu’à nos jours. La modernisation amorcée dans les années 70 avec la production d’équipements nationaux (le FAMAS et plus tard le Leclerc étant les plus emblématiques) n’arrivent pas à cacher un criant manque de moyens. L’armée de terre, la plus pauvre, n’a pas de quoi entraîner ni équiper correctement ses troupes.
Vient la fin du service militaire obligatoire et le retour progressif de la France dans l’OTAN, avec le prélude des Balkans et de l’engagement français contre la Serbie. Les missions de l’Armée Française s’alignent sur la nouvelle entreprise de conquête du moyen-Orient. L’enjeu sécuritaire est exalté. On voit l’armée de plus en plus comme une sorte de super-police chargée de sauver des civils ou de sécuriser des zones internationales. Ces missions ne sont pas neuves, déjà à Kolwezi, les paras avaient combattus dans ce cadre. Mais désormais, ce rôle d’une armée réduite, uniquement destinée à des opérations extérieurs à caractère policier, s’accentue, le tout sous la férule des anglo-saxons.
On en arrive à la conception basique que n’importe quel militaire récite machinalement :
L’armée est un métier, réservé à des professionnels. Les politiciens prennent les décisions, ils les exécutent sans discuter. « It is the job ». « C’est le boulot ». « C’est comme çà. ». Même si « le job » consiste à aller bombarder nos frères européens pour défendre des islamistes… L’armée perd son prestige, on la cache. Ce n’est qu’un métier, un métier honteux. Quand un soldat tombe au combat, la famille envisage çà comme un accident de travail, et parle même de poursuivre l’employeur. On enterre le gars discrètement. Les vieux combattants viennent une ou deux fois par an, étaler leurs médailles prés des monuments aux morts au son des pouët-pouët de la fanfare municipale. Et tout le monde s’en fout.

Réduction des effectifs : logique sécuritaire.

Les coupes drastiques dans les effectifs de l’armée sont comme des marronniers. On en voit tous les 2 ou 3 ans. L’objectif est clairement posé : redéfinir l’armée française selon sa nouvelle utilité comme force de police auxiliaire de l’OTAN. Moins d’hommes, plus spécialisés, focalisés sur la « lutte contre le terrorisme » ou encore la guerre virtuelle…
-Ajoutez à cela la purge de plus en plus systématique des officiers et des soldats nationalistes, voir même patriotes ou au moins contestataires… Et leur remplacement par des officiers franc-maçons.
-Ajoutez à cela le bourrage de crâne pro-régime et pro-européiste, pro-OTAN…
-Ajoutez à cela la proportion de plus en plus énorme de recrues issues de l’immigration récente, nord-africaine ou africaine (donc encore plus détachée de la Nation charnelle et historique).
-Ajoutez à cela la professionnalisation et le détachement qui transforment le soldat en un mercenaire (un mercenaire mal payé…).
Nous obtenons la presque parfaite armée d’occupation et de répression des révoltes populaires à venir. En collaboration avec l’EuroGendFor, les forces de police et pourquoi pas l’OTAN (ne rigolez pas, elle a bien bombardé Belgrade, à une heure de Paris).
Une force réduite, réactive, équipée technologiquement, sans états d’âmes. Imaginons qu’une insurrection populaire ait lieue, et déborde les forces de police ou la gendarmerie. Elle est armée, pille les dépôts logistiques et s’empare de quelques bâtiments administratifs. Elle veut renverser le Régime.
Intervient alors l’Armée moderne, professionnelle. Il faut « « faire le boulot » . Des « éléments hostiles » ou des « insurgés » (le peuple français, quoi), composé « d’infanterie légère » menaceraient des « objectifs stratégiques » (la villa d’Edith Cresson ?), voire mèneraient des « exactions contre des civils » (deux ou trois huissiers ou policiers lynchés). Et bien, en réponse, une « force de réaction rapide » serait chargée « d’établir un périmètre » et « d’intercepter les éléments hostiles » voir de les « détruite » ou les « éliminer ».
En gros, le peuple français en révolte, balayé par quelques tirs, menés depuis 2 km avec des équipements infrarouges, proprement. Sans trop de « dommages collatéraux ». Ils n’hésiteront pas une seconde, ils ont signé pour çà.

Une armée d’occupation PRESQUE parfaite.

IL N’Y AURA PAS DE PUTSH.

Imaginons une situation d’écroulement menant à un chaos en France. Une pénurie, des émeutes généralisées, paralysie du pays, massacres et pillages se produisent sur l’ensemble du territoire. Peu à peu, au sein du bordel, des forces révolutionnaires saisissent l’occasion pour déclarer le début de la lutte contre le Régime et la construction d’une société. Face à cela, que deviennent les flics, les gendarmes et l’armée ?
Premièrement, on peut imaginer un redéploiement des forces du régime sur une ligne de défense. Défense des bâtiments administratifs, des dépôts d’essence, des réserves, des nœuds logistiques, des bases militaires, etc.. Cela veut dire qu’il n’y aura pas assez de forces, quoiqu’il arrive, pour tenir le terrain ou protéger les français (c’est là ou les révolutionnaires voient s’ouvrir une opportunité : remplacer l’Etat et combler le vide, mais c’est un autre sujet.).

Ce déploiement « passif » pose déjà problème. Le policier ou le gendarme de base, il a une famille et un salaire de merde, comme le militaire. On peut donc prévoir, aux moindres troubles sérieux, des désertions massives et anarchiques, parfois avec armes et bagages. Seul les unités d’élites (Légion, paras) resteraient un tant sois peu intègres. On peut aussi pronostiquer des conflits internes, confessionnels ou moraux. Bref, et selon les prévisions de la plupart de nos camarades « anciens militaires », dans une telle situation, l’armée française moderne se désagrègerait, petit à petit.
Les unités qui ne se désagrègeraient pas, parmi les plus professionnelles et les plus fidèles à la république, tenteraient elles un putsh ? Rien n’est moins sûr.
Un putsh pour faire quoi ? Pour mettre qui au pouvoir ? Avec quel programme ? Si putsch il y avait, il serait donc celui d’un « faux » sauveur se substitution, un libéral ou un politicien de secours. Ensuite, une opération militaire moderne ne s’improvise pas. On est plus au temps de la commune, ou il suffisait de distribuer des fusils et des cartouchières à la populace. Une projection militaire nécessite un système fonctionnel pour établir des relais logistiques, il faut aussi des réserves de carburant, de munitions, de matériel divers. On pourrait imaginer une action isolée d’une unité particulière, mais les chances sont tellement faibles…
En fait, il y a beaucoup plus de probabilités pour que nos soldats nous tirent dessus.
Il faut se représenter le fait que les mentalités les plus contre-révolutionnaires, les plus hostiles à l’initiative, sont aujourd’hui dans l’armée, malgré sa « grogne apparente ». Il suffit de regarder les réactions, sur internet, face aux appels à refuser de combattre en Syrie. La majorité des militaires sont prêts à y aller. Ils condamnent les dissensions au nom du « devoir de réserve ». Ils ont signés pour çà. Leur fierté c’est de pouvoir être envoyés combattre n’ importe où sans discuter, et de laisser les politiciens prendre les décisions. On retrouve à la fois le produit du bourrage de crâne, mais aussi la conséquence du professionnalisme.

Donc, selon toute probabilité, il y a beaucoup plus de chance pour qu’un jour nous nous retrouvions à combattre nos (derniers) soldats que ceux-ci ne nous sauvent par un putsch providentiel, fantasme impossible du droitard catholico-réac’.
J’engage amicalement tous mes camarades sociaux-nationalistes à ne pas croire en de telles sornettes. Ce n’est pas parce que tel ou tel général catholique en retraite fait des manigances, ou que tel homme de troupe râle parce que son équipement TTA est pourri, que l’Armée va concrètement se mutiner, rouler jusqu’à l’Elysée, VAB en tête, et renverser le régime. Il ne faut pas rêver.

(Ceci est une réponse fraternelle et bien attentionnée à l’ouvrage de mon camarade V.V., que je respecte pour son honnêteté et son engagement pertinent).

D’une manière générale, il faut que tout révolutionnaire français, même s’il est patriote et croyant, comprenne que l’armée française moderne, de par sa configuration tactique, idéologique, doctrinale et organisationnelle, est clairement notre ennemie.

Vers d’autres horizons ?

Nous, nationaux-révolutionnaires, avons toujours opposé à ce modèle mercenaire notre propre conception de l’armée. Une armée consciente, une armée de citoyens soldats. Peut être moins professionnelle, certes. Mais aux effectifs bien plus massifs, appuyés sur le service militaire obligatoire et les unités de volontaires, et une garde nationale permanente comme réserve.
Une armée équipée correctement, avec un matériel moins technologique/avantgardiste (le FELIN, c’est de la merde), mais abondant, rustique et fiable.
Une armée consciente de sa mission première : protéger l’intégrité du territoire français, et non les intérêts privés des trusts apatrides et des capitalistes néocoloniaux.
Une armée comme apprentissage social et citoyen, une armée au centre de la société et du peuple français. Une armée fière, qui ne se cache pas.
Enfin, une armée respectée car légitime, et dont les vétérans obtiendraient des droits et un statut particulier.

Guillaume Lenormand



Paris Violence - Noël Légionnaire

06/10/2013

Table Ronde de Terre et Peuple 2013

Terre_et_Peuple_2013.jpg

04/10/2013

Méridien Zéro #159: "Combat social - Solidarité nationale"

Ce vendredi, Méridien Zéro s'intéresse à l'aspect social du combat militant en compagnie de Quentin, travailleur social et de trois membres de l'association Solidarité Populaire.

A la barre Gérard Vaudan, accompagné de Jean-Louis Roumégace.

Lord Tesla à la technique.

solidarité populaire, solidarité, combat social, aide aux sans-abris,

DIFFUSION DE L’ÉMISSION LE VENDREDI 4 OCTOBRE

03/10/2013

Entretien avec Aymeric Chauprade


Entretien avec Aymeric Chauprade