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06/08/2016

[Revue de presse] Livr'arbitres #20

Couverture.jpgRevue littéraire du pays réel lit-on sur le site de Livr'arbitres... et, effectivement, on ne pourra nier l'aspect "non-conforme" de cette publication apériodique dont on entend de plus en plus parler. Je l'avais juste feuilletée jusqu'à maintenant et ce numéro 20 est le premier que j'examine en détail. Première constatation: il n'y a pas à être un spécialiste de la littérature pour y trouver son compte. Tout honnête homme ayant un minimum de culture et de connaissance des lettres liées de près ou de loin à nos courants de pensée pourra y satisfaire sa curiosité.

Ce dernier numéro de Livr'arbitres offre un beau dossier sur Pol Vandromme (1927-2009), critique littéraire belge très réputé dont le maître-ouvrage La droite buisonnière (1960) ainsi que les monographies qu'il consacra à bien des écrivains sulfureux (Céline, Brasillach, Rebatet...) sont précédés d'une belle réputation chez les connaisseurs. D'autres portraits d'écrivains agrémentent cette livraison: ceux de Roger Nimier et de René Fallet.

Livr'arbitres se compose par ailleurs de très nombreuses chroniques de livres ou notes de lecture qui permettent de revenir sur les dernières parutions. Choix complètement subjectif, celles que je tiens à mentionner concernent: le second volume des Etudes rebatiennes; les rééditions de Six heures à perdre de Robert Brasillach et des Réprouvés de Von Salomon; le récent Qui suis-je? sur Léon Degrelle; Eléments pour une pensée extrême de Georges Feltin-Tracol (que j'avais chroniqué ici) et les dernières sorties consacrées à Jean Mabire.

Bien d'autres surprises complètent cette agréable revue, en particulier un article de notre collaborateur Virgile lié à la réédition du Blanc Soleil des vaincus de Dominique Venner. Tout cela pour dire que Livr'arbitres est une publication de qualité dont je lirai les prochains numéros avec plaisir.

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

03/08/2016

Sainte Rita profanée, des fidèles molestés : honte à Valls et Cazeneuve !

Sainte Rita profanée, des fidèles molestés : honte à Valls et Cazeneuve !

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Mercredi 3 août 2016 au matin, les fidèles de l'église Sainte Rita, dans le XVeme arrondissement de Paris, étaient réunis pour prier lorsque la police, sous les ordres du gouvernement de Manuel Valls et du ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, a fait brutalement irruption pour évacuer les personnes présentes.

Eglise promise à la destruction en raison d'un énième programme immobilier, une poignée d'irréductibles gaulois, fidèles parmi les fidèles, mènent un combat légitime contre Mammon, le dieu-argent.

Alors que Valls et Cazeneuve sont incapables de protéger les Français contre l'islamisme et l'insécurité et que les parlementaires ont refusé la fermeture de centaines de mosquées et autres lieux de cultes salafistes, le gouvernement n'hésite pas à ordonner une évacuation brutale d'un lieu de culte catholique où vit une communauté pacifique.

Quelques jours après l'assassinat du père Hamel, tué par un islamiste franco-algérien, les catholiques ne peuvent être que choqués par une telle détermination contre l'église Sainte Rita. L'argent des promoteurs est visiblement plus important que la sécurité des Français et la lutte contre l'islamisme.

Abbé traîné à terre, fidèles frappés, mobilier dégradé, les images qui circulent sont choquantes et indignes de la France.

Nous nous sentons solidaires de la communauté des fidèles de Sainte Rita et de tout ces Français qui s'évertuent à faire vivre, par la prière et par le partage, un lieu de résistance pacifique à la spéculation immobilière qui ronge Paris pour que souffle encore l'esprit français.

Le Cercle Non Conforme

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26/07/2016

Varg Vikernes: Pourquoi est-ce qu'ils nous tuent ? (vidéo)

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Vidéo de Varg Vikernes sur la faillite du multiculturalisme en lien avec les récents attentats en France et en Allemagne.

La vidéo est en anglais. Les sous-titres français sont disponibles.


25/07/2016

Le mouvement AZOV organise la conférence inaugurale du Groupe d’Assistance pour le Développement de l’Intermarium

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Les 2 et 3 juillet 2016, dans la ville de Kyiv, s’est tenue à l’initiative d’Andriy Biletskyi, leader du Mouvement AZOV, député à la Verkhovna Rada d’Ukraine et premier commandant du régiment AZOV, la conférence inaugurale du Groupe d’Assistance pour le Développement de l’Intermarium.

Pour la première fois, de nombreuses initiatives civiles ukrainiennes et internationales qui cherchent à constituer un vecteur alternatif d’intégration européenne ont atteint une dimension concrète et un certain stade de développement.
Les pays d’Europe centrale et orientale ont ainsi obtenu de réelles perspectives pour unir leurs capacités de faire face aux situations stratégiques envisageables dans un avenir proche.
Des délégués venus de toute la région concernée ont participé activement à ces deux jours de conférences, en particulier de Pologne, du Bélarus ou des pays baltes, avec des représentants gouvernementaux et des organisations de volontaires qui soutiennent l’Ukraine, comme l’ONG « Vaba Ukraina » (« Ukraine Libre ») d’Estonie.
Ces états, aux côtés de l’Ukraine, sont des candidats pressentis pour intégrer en tant que membres l’Union Baltique-Mer Noire, en constituant son noyau fondateur.
Cependant, les représentants de Croatie et de Slovaquie (le parti “Slovenská pospolitost - Národná strana” ) n’ont pas été les participants les moins enthousiastes à cet événement, démontrant que la seconde étape d’intégration en tant qu’Union Adriatique-Baltique-Mer Noire, n’est pas une perspective si éloignée.
En plus de cela, des experts dans le domaine de la coopération militaire (participants à la conférence et invités venus de Suède et de Géorgie) ont montré que les pays partenaires potentiels de l’Intermarium sont véritablement dignes de ce projet, à la différence des partenaires occidentaux soit disant « gardiens de la paix ».
Enfin, s’est esquissé dans un horizon encore bien éloigné, la possibilité de disposer d’alliés au sein de la Fédération de Russie, avec le projet d’autonomie de la région de Kaliningrad, connue pour son importance stratégique dans le domaine nucléaire.

Malgré le fait que le groupe qui assure la promotion du développement de l’Union Baltique-Mer Noire et qui rassemble des délégations nationales diverses soit issu d’une initiative de la société civile, des attachés militaires appartenant aux missions diplomatiques des pays clés de la région (Pologne, Hongrie, Roumanie et Lituanie) ont pris part aux travaux en tant que membres honoraires du Bureau de la Conférence et exprimé le souhait de poursuivre la coopération avec les délégués et le Mouvement AZOV.

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La journée du 2 juillet

Précisément, les discours de bienvenue d’Andriy Biletskyi, leader du Mouvement AZOV et des attachés militaires ont ouvert la première journée de l’événement, soulignant le sérieux des intentions des organisateurs.
Une présentation générale du projet Union Baltique-Mer Noire par Mykola Kravtchenko, responsable du bureau directeur du Corps Civil AZOV a suscité un grand intérêt avec des douzaines de questions posées par l’assistance et les journalistes.
Les réponses et les commentaires détaillés ont montré que les travaux des groupes de travail se sont déployés dans différents domaines clés comme la défense et la coopération militaire, l’économie et l’énergie, la géopolitique, la science, l’éducation et la culture.
La coopération Baltique-Mer Noire dans le domaine de la défense a représenté un gros morceau vu qu’elle rencontre les attentes principales des pays de la région, à savoir la mise en place d’un système de sécurité régionale, après que les garanties de paix en Europe aux regard des lois internationales et l’inviolabilité des frontières des états souverains, notamment dans le cadre du Mémorandum de Budapest, se soient révélées bien illusoires.

La série d’interventions faite par les « Azoviens » ( Olexandr Alforov, Andriy Diatchenko ) dans ce domaine était très attendue, étant donné la réelle expérience militaire gagnée par les combattants ukrainiens et étrangers, tout d’abord dans le bataillon, puis dans le régiment exemplaire de la Garde AZOV, au cours de la guerre de nouvelle génération menée par la Fédération de Russie dans le Donbass.
La contribution du mouvement AZOV à la sécurité militaire et informationnelle, non seulement de l’Ukraine, mais de l’ensemble de la région, a constitué les arguments les plus persuasifs en faveur de la viabilité du Groupe d’Assistance au Développement de l’Intermarium basé à Kyiv. Giorgi Kouparachvili, à la tête de l’école militaire Evhen Konovalets a, en particulier, reçu un assez grand nombre de propositions dans le domaine de la défense, après qu’il ait parlé d’un système régional unifié d’enseignement militaire sur la base d’une coopération ukraino-géorgienne.

Le point de convergence pratique de la conférence a aussi été confirmé par la section suivante dédiée aux perspectives d’une auto-suffisance énergétique pour la région et de la construction d’un espace économique commun en Europe centrale et orientale.
L’invité venu du Bélarus, l’expert du site d’analyse « Belarus Security Blog », Zmicier Mickiewicz, a révélé les possibilités de coopération militaro-industrielles dans la région, notamment en ce qui concerne les productions conjointes de matériels, avec l’exemple d’une réelle interaction entre les industries de défense bélarussienne et ukrainienne, après l’éclatement de la guerre en Ukraine de l’est, ceci en dépit de la politique officielle du pouvoir de Minsk.
Mariusz Patey, un participant actif à l’ensemble des journées venu de Pologne, directeur de l’Institut du professeur Roman Rybarski, a discuté des moyens envisageables pour une coopération économique gagnant-gagnant pour la région, à partir de la mise en place de fonds communs d’investissement pour restaurer le vieux projet de pipeline « Sarmatia » qui reliait les villes d’Odessa et de Brody, ce qui impliquait de déboucher sur la ville de Plock (déjà liée à la ville polonaise de Gdansk).

Le traitement inégal de l’Europe centrale et orientale, de la part des leaders officieux de l’Union européenne, à savoir l’Allemagne et la France, pour la résolution des questions économiques, a été abordé à la lumière de l’Union Baltique-Mer Noire, clairement envisagée comme une alternative géopolitique à l’Union Européenne dans le cadre du dernier volet de la conférence consacré sur la coopération régionale concernant les domaines de la géopolitique, des sciences, de l’éducation et de la culture.
Il est de plus évident que la crise de l’UE, exacerbée par la question des réfugiés qui a abouti symboliquement au Brexit, encourage à accélérer les efforts dans la perspective d’un Commonwealth Baltique-Mer Noire, uni non seulement par une sécurité et des intérêts économiques communs, mais aussi par une commune compréhension des valeurs culturelles et de la destinée historique.

Le succès rencontré par la Croatie pour la défense de son identité culturelle en dépit des tendances globalisatrices propres à l’UE fut le sujet développé par le journaliste croate Leo Maric, événement inscrit dans le contexte du partenariat Adriatique-Baltique-Mer Noire initié par le président de l’état croate, Kolinda Grabar-Kitarovic.
Les activités de ce même partenariat et les derniers développements géopolitiques de cette zone, à la fois les atouts et les risques de cette quête pour une telle alternative, furent l’objet de l’allocution de la lituanienne Gintare Narkeviciute.
Dans le cadre des sessions qui ont conclu cette première journée, Taras Osaulenko, député à la Rada, organisateur du premier Forum Baltique-Mer Noire qui s’était tenu l’année dernière à Kyiv et directeur de l’ONG « Initiative Internationale de Soutien à l’Ukraine », a lui aussi pris la parole, ce qui constitue la meilleure preuve de la consolidation des forces civiques aspirant à l'émergence naturelle d’une union géopolitique pour l’Ukraine et la région entière, dans le contexte des défis actuels liés à la sécurité commune.

Les exposés tenus par d’autres participants ukrainiens comme Olexandr Maslak, Olena Semenyaka, Edouard Yourtchenko ou Sviatoslav Vychynskyi, ont mis clairement en évidence le fait que la feuille de route de « l’euro-intégration » défendue par l’actuel gouvernement était artificielle et inopportune.
Cette première journée du 2 juillet s’est tenue dans la salle de conférence de l’hôtel Radisson Blu.

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La journée du 3 juillet

Le lendemain, c’est au quartier général du Corps Civil « AZOV » que se sont déroulés des travaux, non moins importants, auxquels ont assisté, parmi d’autres, les responsables des structures de jeunesse de plusieurs partis politiques et mouvements nationalistes de la zone Baltique-Mer Noire.

Un grand nombre de thématiques ont été abordées au cours de travaux intensifs par de nombreux délégués venus de Lituanie, de Pologne, de Croatie, du Bélarus et de Russie, du système politique de l’Intermarium comme union géopolitique aux manières spécifiques de résister à la guerre de l’information menée par les lobbies du Kremlin en Europe centrale et orientale.

Il est intéressant de préciser que l’on ne s’est pas contenté de discuter d’une résistance commune à la menace russe, mais que des avancées historiques positives ont été faites dans le domaine des relations internationales débouchant sur la mise en place d’une étroite coopération entre nationalistes ukrainiens et polonais d’une part, entre nationalistes polonais et lituaniens d’autre part. L’Union Baltique-Mer Noire en tant qu’idée supranationale de l’alliance des pays d’Europe orientale recèle de vastes réserves d’énergies créatives précédemment gaspillées dans des débats inutiles au sujet des contentieux du passé, qui promettent d’être utilisées pour des projets fructueux éditoriaux, touristiques et même gouvernementaux à même dans les domaines de la coopération culturelle, universitaire et scientifique, de favoriser le dépassement des tensions ethniques entre les pays de la région.

Etaient donc présents pour cela Mindaugas Sidaravicius responsable de la branche jeunesse du parti « Union Nationaliste Lituanienne », qui est une organisation autonome, Witold Dobrowolski, , directeur du magazine nationaliste polonais « Szturm », Michal Orzechowski, journaliste du site « Solidarité mondiale » de Varsovie, un représentant de « L’Avant garde Balte de la Résistance Russe » (BARS) qui suggère une alliance de la région de Kaliningrad avec la future Union Baltique-Mer Noire, Mariusz Patey, Leo Maric et Zmicier Mickiewicz déjà présents la veille ainsi qu’Andrei Kouznetsov, rédacteur en chef du portail d’information #Orange et leader de l’organisation politico-militaire « Armée Insurrectionnelle Russe « (RPA), Denis Vikhorev et Alexei Levkine, représentants du « Centre Russe », la plateforme de coordination des nationalistes russes anti-Poutine en exil à Kyiv, favorable à une unité pan-européenne plutôt qu’à une intégration eurasiatique, qui se présente désormais comme un fervent soutien de l’idée de l’Intermarium sur le territoire de la Fédération de Russie.
Ces derniers avaient préparé pour tous les participants une brochure d’information traitant de la folie que constitue le revanchisme néo-soviétique en Russie.
Aux côtés de la délégation ukrainienne, ces nouveaux visages ont décidé de rendre effective la création d ‘une plateforme commune d’information pour un programme d’actions visant à promouvoir le projet Intermarium aux échelons locaux, nationaux et européens.

En sus, un film spectaculaire au sujet des deux années écoulées de renaissance nationale et de lutte menée par le peuple ukrainien contre l’envahisseur russe, avec des exemples de réalisations du Mouvement « AZOV » a été présenté aux participants qui ont pu également recevoir des publications réalisées par « Orientyr », la première maison d’édition fondée par les combattants et les volontaires de la nouvelle guerre de libération nationale.

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Andriy Biletskyi sur le BREXIT et l'Intermarium

Pour terminer, nous pouvons mentionner des propos tenus quelques jours avant cet événement par le leader du Mouvement « AZOV », Andriy Biletskyi , interrogé par la chaîne de télévision ukrainienne « Espresso »:

Il doit être clair pour tous que le côté obscur de la mondialisation est constitué par les migrants et le terrorisme qui hantent le monde entier, de la Turquie et du Liban, qui en ont souffert récemment, jusqu’à Paris et Londres. Le meilleur remède à ça réside dans l'existence d'un puissant état-nation. Ce qui a constitué, une des principales motivations du Brexit.

L’Union Européenne se fissure. Ce n’est pas l’Europe, c’est une institution bureaucratique, et ses jours sont comptés. Toutes ces impressions ne sont pas le seul fait des Britanniques. Oui, c’est une île qui a toujours eu sa propre politique et un caractère national singulier.

Cependant, à présent, l’ensemble de l’Europe est en train d’opérer un virage conservateur et penche vers les partis nationaux. C’est ainsi, ces tendances anti UE gagnent du terrain dans toute l’Union Européenne.

L’Ukraine devrait penser très positivement.
Nous n’aurions soi-disant aucune alternative au processus de Minsk comme le déclarent les autorités, et aucune alternative à l’euro-intégration. De la même façon que Yanoukovytch montrait l’Union Douanière proposée par Moscou comme un fait accompli.
Cela a un sens de créer nos propres projet et vecteur géopolitiques. Actuellement, on trouve d’excellentes opportunités et tendances pour un tel objectif : les quatre de Visegrad, le projet Intermarium, l’Union Baltique-Mer Noire, qui sont largement discutés dans les pays baltes et en Pologne.

De manière assez remarquable, de longs articles analytiques sur cette perspective de l’Union Baltique-Mer Noire ont même été publiés dans les médiats d’Etat du Bélarus de Loukachenko. Et seule l’Ukraine persiste à garder le silence au niveau étatique et ne soulève pas ce sujet à quelque échelon que ce soit !
Les Britanniques ont fait leur choix et c’est leur droit. Maintenant, nous devons faire le nôtre. Selon moi, il est temps de forger l’identité est-européenne et le Commonwealth Baltique-Mer Noire."

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Fin juin, Biletskyi déclarait également :

« Nous devons revoir complètement notre doctrine de politique étrangère. L’UE se désagrège et c’est un fait accompli. Le Royaume-Uni est le troisième pilier de l’UE au même titre que la France et l’Allemagne. Il ne la soutient plus désormais.
Entre-temps, lorsque Petro Porochenko nous aura amené au sein de l’UE, il n'y restera plus que l’Albanie, la Roumanie et la Bulgarie.
Maintenant, le salut de l’Ukraine, et c’est ce que nous n’avons cessé de répéter, est d’arrêter de compter sur des alliances et des intérêts extérieurs. Nous devons être guidés seulement par nos propres forces et intérêts. Nous devons nous appuyer sur notre propre bloc et non sur un autre qui se désagrège ou porte un projet ouvertement impérialiste comme celui de l’Union Douanière (eurasiatique) de Poutine.

La priorité dans l’agenda de l’Ukraine doit être d’ériger son propre bloc régional. Le temps de l’Union Baltique-Mer Noire est venu. Il est temps de bâtir en Europe orientale le bloc au sein duquel l’Ukraine pourra jouer un rôle moteur de pivot.

Les politiciens ukrainiens actuels ont choisi le modèle suivant de comportement, celui d’être un satellite de l’Union européenne. Ils disent vouloir restaurer nos capacités et notre puissance militaires, alors qu’en fait, ils comptent avant tout sur les sanctions. Ils tuent nos soldats sur le front, mais en réalité, ils attendent que Bruxelles, Washington et Paris fassent pression sur la Russie. Ils choisissent la position du vassal et il est clair que le vassal, comme un bon serviteur, est bouleversé lorsque son maître rencontre des difficultés. C’est la spécialité de nos politiciens. Ils ne se comportent pas comme des acteurs indépendants, mais comme les gouverneurs d’une zone donnée. Des protagonistes officiels plus importants peuvent les autoriser à gouverner. Yanoukovytch se voyait conférer son pouvoir par la Russie, Porochenko par l’Occident, mais en aucun cas par l’Ukraine. Aussi, il s’inquiète comme le vassal dont le seigneur fait face à des problèmes.

Notre gouvernement montre une ignorance absolue des réalités politiques et de la vie au sein de l’UE, alors qu’il impose une propagande pro-UE, même pas pro-occidentale, extrêmement active. Toutes les chaînes de télévision, tous les journaux et autres moyens de communication ont pour tâche de promouvoir l’absence d’une alternative à l’UE comme choix de l’Ukraine en matière de politique étrangère. Je ne cesse de le répéter : ceci est un mythe. Il n’y a aucune chance que l’Ukraine intègre l’UE dans les 30, voire les 50 prochaines années. Durant ce laps de temps, il est très possible que l’UE s’effondre d’elle-même et cesse d’exister, beaucoup plus que prévaloir et dominer en Europe. Il n’y a aucune chance de l’intégrer. Nous entendons constamment que nous n’en sommes pas éloignés, que cela arrivera demain ou après-demain, etc.

Nous avons vu le référendum qui s’est tenu aux Pays-Bas. Le Royaume-Uni a même déjà quitté l’UE. La crise de l’Euro et les processus qui ont cours là-bas sont terribles, comme la crise des migrants qui les met au bord du gouffre. Mais le gouvernement ou les médias pro-gouvernementaux ne le disent pas.
Soit directement, soit par l’entremise des oligarques, ils prétendent qu’il n’y a pas d’autre alternative à l’UE.

Les seuls alliés de l’Ukraine, ce sont le peuple ukrainien, l’armée et la marine ukrainiennes. Nous devons oublier certaines orientations de politique extérieure sur lesquelles nous n’avons aucune prise. Nous devons mettre en place les nôtres en la matière. Il y a actuellement des facteurs géopolitiques, militaires, économiques et migratoires qui menacent l'ensemble des peuples d’Europe orientale. Ceux-ci ont une destinée commune et doivent affronter des dangers communs. C’est une configuration parfaite pour favoriser leur union. Tout d’abord sur le plan militaire, puis vers la constitution d’un bloc géopolitique ou d’une confédération. Il est grand temps de créer un bloc Baltique-Mer Noire, au lieu de penser à intégrer des structures à moitié moribondes.

Olena Semenyaka et Pascal Lassalle (traduction et adaptation pour le C.N.C.)

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

19/07/2016

Academia Christiana: Intervention de Jean Terroir du C.N.C. (Normandie; 19.08.16)

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05/07/2016

Le « néo-eurasisme » d’Alexandre Douguine : une revanche de la géographie sur l’histoire ? (PHILITT)

Depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, il est souvent question d’un « retour » de la Russie sur la scène internationale. Avec une politique étrangère plus offensive et moins conciliante que dans les années 1990, Moscou semble à la fois agacer et fasciner. Mais pour bien comprendre la Russie d’aujourd’hui, il est nécessaire de comprendre les courants d’idées qui la traversent : la fameuse bataille gramscienne pour « l’hégémonie culturelle ». Dans cet article, nous avons décidé de nous intéresser à un courant en particulier, souvent décrit comme la principale source d’influence de l’actuel pouvoir en place : le courant eurasiste.

Nikolai_Trubetzkoy-214x300.jpgIl faut remonter à l’un des fondateurs du mouvement eurasiste né dans l’émigration russe des années 1920, à savoir le prince Nicolaï Troubetzkoï (1890-1938), pour bien comprendre le socle idéologique sur lequel repose le « néo-eurasisme » actuel. Comme le rappelle l’historien des idées et slavisant Georges Nivat[1], Troubetzkoï s’intéresse à la problématique de la connaissance de soi, à la question « qui sommes-nous ? ». Et pour y répondre, il déconstruit la tradition slavophile : la Russie serait plus asiatique et touranienne que slave. Et c’est scientifiquement que les historiens, géographes, ethnologues et linguistes eurasistes, installés en Europe, veulent le démontrer. Fidèle à sa discipline, le prince Troubetzkoï développe des arguments d’ordre linguistique. Prenons un exemple rapporté par Georges Nivat : « [Le] mot russe verit (croire) qu’il rapproche de l’avestique (langue du livre sacré zoroastrien) varayaiti, lequel veut dire « choisir » et signifie donc que les premiers Slaves comprenaient l’acte religieux de la même manière que les zoroastriens, c’est-à-dire comme un « choix », entre les principes jumeaux et opposés du bien et du mal, d’Ahrimane et d’Ormuzd… »[2] Nous n’avons pas affaire ici à un penseur farfelu en quête de fantaisies, mais à un linguiste reconnu. Troubetzkoï développe notamment la notion d’ « alliance linguistique » où domine la proximité géographique plutôt que l’origine commune.

Mais l’eurasisme n’est pas qu’une affaire de langue. Troubetzkoï glorifie l’héritage byzantin, par opposition à un « Occident » romano-germanique. Georges Nivat résume ainsi cette opposition : « Tout ce qui était reçu de Byzance était organiquement intégré et servait de modèle pour une création qui adaptait tous ces éléments aux exigences de la psychologie nationale. Cela est particulièrement pertinent pour les sphères de la culture spirituelle, de l’art, et de la vie religieuse. Au contraire, rien de ce qui était reçu de l’« Occident » n’était intégré organiquement, ni n’inspirait aucune création nationale. »[3] Pour le slavisant, nous ne sommes pas loin ici du nationalisme russe du XIXe siècle identifiant l’influence occidentale comme un carcan. Dans un livre en particulier, le prince Troubetzkoï délivre son message eurasiste sans ambages, dès le titre de l’ouvrage et dès son ouverture : Héritage de Gengis Khan. Un regard sur l’histoire russe non depuis l’Occident, mais depuis l’Orient. L’ouverture achève de donner le ton : « La conception qui régnait auparavant dans les manuels d’histoire, selon laquelle le fondement de l’État russe fut posé dans la prétendue « Russie kiévienne », ne résiste guère à l’examen. L’État, ou plutôt le groupe de petits États, de principautés plus ou moins indépendantes, qu’on groupe sous le nom de Russie kiévienne, ne coïncide absolument pas avec cet État russe qu’aujourd’hui nous regardons comme notre patrie. »[4] Ce travail de déconstruction historiographique de l’héritage kiévien s’accompagne d’une réhabilitation de ce que beaucoup d’historiens ont coutume d’appeler le « joug tatar » (la Horde d’Or). Pour Troubetzkoï, la Russie d’Ivan IV « le Terrible » (1530-1584) n’est autre qu’une Horde « russifiée » et « byzantinisée ». Cette thèse eurasiste s’appuie sur un raisonnement géographique : la Russie moscovite, héritière de la Horde, est un empire eurasien. Un large espace façonné par quatre bandes parallèles allant du Danube à l’océan Pacifique : la toundra, la forêt, la steppe et la montagne. Empire que Gengis Khan unifia le premier. Sur la Horde d’Or, le regard de Troubetzkoï était à l’exact opposé de celui de Karl Marx (reprenant Nicolaï Karamzine[5]) dont la sévérité transparaît ici : « La boue sanglante du joug mongol ne fut pas seulement écrasante, elle dessécha l’âme du peuple qui en était la victime. »[6]

Entre une émigration russe blanche sceptique et un marxisme hostile, l’eurasisme connaît un succès très limité. Porteur d’une pensée véritablement géopolitique (et donc géographique), il faut attendre la chute de l’Union soviétique et les débats des années 1990 pour qu’il soit propulsé comme courant incontournable de la nouvelle Russie. Parallèlement, la géopolitique connaît un essor comparable à la fois comme discipline et comme substitut idéologique à un marxisme délaissé.

Géopolitique et « néo-eurasisme » dans les années 1990 : une réponse à l’effondrement soviétique

Si le présent article n’a pas vocation à revenir sur l’histoire politique récente de la Russie, il convient de faire au moins deux rappels préliminaires. Le premier rappel concerne le statut même de la dislocation de l’Empire soviétique. Le texte de la Commission Ambartsoumov[7] évoque le « calvaire de l’enfantement d’une Russie fédérale telle qu’elle n’a jamais existé, sur un territoire nouveau et réduit ne correspondant pas à la Russie prérévolutionnaire »[8]. On retrouve cette idée de sacrifice dans une célèbre formule de Vladimir Poutine, prononcée au Kremlin en 2005 : un « désastre géopolitique ». Seulement, c’est bien la Russie postsoviétique elle-même, à travers la personne de Boris Eltsine, qui a contribué à ce « désastre géopolitique »[9]. Un rapport aussi ambigu au passé soviétique ne peut qu’annoncer une crise identitaire[10]. Le second rappel concerne l’idée de rupture associée à l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine. Les années 1990 produisent certes un libéralisme débridé et un occidentalisme ostentatoire, mais aussi une résistance qui prend diverses formes : une opposition communiste solide, un nationalisme décomplexé, un retour des idées eurasistes et quelques inflexions concédées par Eltsine. La plus notable demeure la nomination d’Evgueni Primakov à la tête de la diplomatie russe, puis à la tête du gouvernement. Un inlassable défenseur d’un monde multipolaire qui conseillera Vladimir Poutine, notamment sur les questions relatives au Moyen-Orient.

Et c’est aussi dans les années 1990 qu’émerge Alexandre Douguine. Il contribue largement à réhabiliter une discipline reléguée au rang de « pseudoscience bourgeoise » et associée au fascisme (la géopolitique), et à réactiver un courant de pensée qui promeut l’idée d’un vaste ensemble civilisationnel eurasiatique (l’eurasisme). Plus généralement, émerge en Russie une géopolitique civilisationnelle qui séduit, tout comme séduisent les idées de Samuel Huntington[11]. Anastasia Mitrofanova[12], professeur à l’Académie diplomatique de Russie, explique cet appétit par deux arguments majeurs : l’intérêt pour la géopolitique s’explique par une crise méthodologique au sein des sciences politiques et sociales russes qui se manifeste par un abandon de la grille de lecture marxiste ; la notion de « civilisation » permet la coexistence dans une Russie hétérogène, là où le choix de l’État-nation porte le risque d’un conflit permanent entre groupes ethniques et contre l’État lui-même.

L’idée d’une géopolitique qui vient se substituer au marxisme rappelle une évolution décrite par Edith W. Clowes[13] : le passage d’une identité soviétique définie temporellement (idée d’avant-garde de l’histoire et de lendemains qui chantent) à une identité postsoviétique définie géographiquement (centre versus périphérie, Europe versus Eurasie …). C’est peut-être chez Georges Nivat que cette intuition prend la forme la plus radicale : il va jusqu’à affirmer une destruction de l’histoire « au profit de la géographie, de l’espace, un espace qui différencie à jamais la Russie eurasienne de l’Europe des petits cantons »[14].

« L’Empire postmoderne » d’Alexandre Douguine

Les divers portraits auxquels Douguine a eu droit vont presque tous dans le même sens : il est présenté comme un personnage fantasque, excessif, érudit et assez influent. Dans son roman consacré à Edouard Limonov, Limonov, Emmanuel Carrère le décrit dans ces termes : « D’une façon générale, Douguine semble tout savoir », puis plus loin, sur son influence sur Limonov, il ajoute en s’exprimant sur ce dernier : « Sa pensée politique était confuse, sommaire. Sous l’influence de Douguine, elle devient encore plus confuse mais un peu moins sommaire. »[15] Il est vrai que son parcours peut donner l’impression d’une certaine confusion. Il se distingue autant par le nombre incroyable de ses publications que par son parcours et ses idées. Dans les années 1985-1990, il est très proche des milieux conservateurs, voire monarchistes. En 1994, il se rapproche du nouveau Parti national-bolchevik (de Limonov) qu’il quitte en 1998. Il conseillera par la suite des hommes politiques plus ou moins influents comme Routskoï (conservateur, ancien vice-président d’Eltsine), Jirinovski (nationaliste) ou encore Ziouganov (communiste). Marlène Laruelle l’associe volontiers aux mouvances nationalistes, mais elle lui reconnaît une place singulière[16]. Une place qu’il résumait lui-même dans ces termes dans un texte de 2004 : « n’a de perspective qu’un projet nationaliste intellectuel, correct, présentable. Un nationalisme éclairé. »[17] Elle compare cette posture élitiste à celle d’Alain de Benoist, l’un des chefs de file de la « nouvelle droite » française. En réalité, nous pouvons identifier un certain nombre de points communs entre les deux hommes. Le premier point commun est précisément le rejet du nationalisme au profit d’une vision civilisationnelle. Notre échange avec Alexandre Douguine indique bien que ce nationalisme évoqué par Marlène Laruelle est clairement rejeté au profit de ce qu’elle a su identifier comme une « identité impériale ». Alain de Benoist parle de « fédéralisme intégral ». Le deuxième point commun est plus évident : un net rejet du libéralisme et de l’individualisme. Enfin, le troisième point commun est probablement le plus important : une récupération conservatrice de la bataille culturelle gramscienne. L’idée selon laquelle la bataille politique passe par la bataille des idées pour « l’hégémonie culturelle ».

Notre entretien avec Alexandre Douguine a permis quelques réponses claires sur le projet politique eurasiste (ou néo-eurasiste, si la notion de « postmodernité » devait imposer un nouveau terme que l’auteur lui-même évite d’utiliser). La nation moderne est perçue comme une idée bourgeoise qui ne mérite aucunement d’être sauvée. Il milite plutôt pour une réhabilitation de la civilisation et de l’empire. Sa manière d’appréhender l’idée de « postmodernité » peut étonner. Si Jean-François Lyotard[18] la définissait comme le constat du chamboulement et de l’éclatement des grands récits d’une modernité émancipatrice (avec la science et la politique mises au service du progrès), Douguine n’y trouve rien à redire. Tout en étant fidèle à la religion (le christianisme orthodoxe), et en se définissant lui-même comme un « fondamentaliste » et un « traditionnaliste », il préfère le pas en avant de la postmodernité au pas en arrière de la réaction. Résolument opposé à la postmodernité libérale, il rêve d’une postmodernité susceptible de réhabiliter l’idée impériale (traduction politique de l’idée civilisationnelle), une sorte de postmodernité porteuse de pré-modernité qui rappelle la formule de Régis Debray : « La postmodernité sera archaïque ou ne sera pas »[19]. Fidèle aux premiers eurasistes, l’Empire eurasiatique qu’il imagine devrait refléter la civilisation touranienne.

Pour Douguine, il existe deux luttes majeures à mener. La première lutte serait à mener à l’échelle de la Russie. Le communisme et le nationalisme étant pour lui négligeables, voire insignifiants, l’avenir de la Russie dépendrait du résultat de la confrontation entre eurasisme et libéralisme. Contrairement à des analyses qui associent la présidence de Vladimir Poutine (ou du moins son actuel mandat) à un triomphe de l’eurasisme[20], Douguine se montre plus prudent : le libéralisme est loin d’être battu. L’autre lutte serait à mener à l’échelle mondiale : la lutte contre le libéralisme devrait aussi prendre la forme d’une lutte des civilisations terrestres contre la civilisation maritime à prétention hégémonique (les États-Unis). Opposition géopolitique classique entre puissances terrestres héritières de Sparte et puissances maritimes héritières d’Athènes[21].

Contredisant les affirmations sur son implication directe dans la fabrique de la politique étrangère russe[22], Douguine définit son implication en utilisant le terme anglais « trendsetter » (que l’on pourrait traduire par « faiseur de tendance »). En se comparant à des équivalents américains (Huntington, Fukuyama, etc.), et en rappelant l’importance de la bataille des idées, il déclare vouloir formuler des aspirations collectives présentes en puissance. Aspirations susceptibles de prendre la forme d’orientations que des conseillers peuvent ensuite présenter aux dirigeants russes. Cette idée selon laquelle il est largement préférable d’agir sur la métapolitique est aussi présente dans les milieux conservateurs français : c’est par exemple le choix revendiqué d’un fervent admirateur de Vladimir Poutine, à savoir l’ancien ministre Philippe de Villiers. C’est aussi l’ambition du journaliste Eric Zemmour qui prétend s’exprimer au nom d’une majorité silencieuse, mettre « des mots sur les maux des gens », selon sa formule. Cette tendance dépasse donc largement le seul cadre russe.

Mais un élément autrement plus important a attiré notre attention. En échangeant avec lui sur des dossiers de politique étrangère précis (les dossiers ukrainien et syrien, par exemple), Alexandre Douguine donne lui-même l’impression d’être influencé par la politique de Vladimir Poutine. Ou plus exactement, il donne l’impression d’être enclin à donner des brevets d’eurasisme à une politique étrangère classiquement réaliste. La défense affichée de la souveraineté nationale par Moscou semble d’ailleurs assez peu compatible en théorie avec l’idée impériale, fût-elle « postmoderne ». Ce paradoxe résume bien la complexité de l’identité politique russe : entre l’empire et la nation, la Russie n’a jamais véritablement tranché.

Adlene Mohammedi

Source : PHILITT

Notes :

[1] Georges Nivat, « Les paradoxes de l’ “affirmation eurasienne” », Esprit, 10/2007, pp. 118-135.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] Ibid.

[5] Nicolaï Karamzine (1766-1822) est un historien russe, connu notamment pour son Histoire générale de la Russie.

[6] Georges Nivat, op. cit. L’auteur cite Chantal Lemercier-Quelquejay, La paix mongole, Paris, Flammarion, 1970.

[7] Président de la Commission des Affaires étrangères du Soviet suprême.

[8] Jean-Christophe Romer, « La politique étrangère russe sous Boris Eltsine », Annuaire Français des Relations Internationales, vol. 2, 2001, pp. 49-62.

[9] Nous faisons ici référence à l’Accord de Minsk du 8 décembre 1991 (regroupant le président russe Eltsine et ses homologues biélorusse et ukrainien) qui entérine cette dislocation et donne naissance à la Communauté des États indépendants (CEI).

[10] Au sens d’identité politique.

[11] Samuel Huntington, The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order, New York, Simon & Schuster, 1996.

[12] Anastasia Mitrofanova, « La géopolitique dans la Russie contemporaine », Hérodote, n°146-147, 3-4/2012 pp. 183-192.

[13] Edith W. Clowes, Russia on the Edge: Imagined Geographies and Post-Soviet Identity, Ithaca et New York, Cornell University Press, 2011.

[14] Georges Nivat, op. cit.

[15] Emmanuel Carrère, Limonov, Paris, P.O.L., 2011.

[16] Marlène Laruelle, La quête d’une identité impériale. Le néo-eurasisme dans la Russie contemporaine, Paris, PETRA, 2007, p. 162.

[17] Ibid.

[18] Jean-François Lyotard, La Condition postmoderne, Paris, Les Éditions de Minuit, 1979.

[19] Régis Debray, « Les révolutions médiologiques dans l’Histoire », Bulletin des bibliothèques de France (BBF), n°1, 2000, pp. 4-12.

[20] Andreï Gratchev, « D’ouest en est : les ambitions eurasiennes de Vladimir Poutine », Bertrand Badie et Dominique Vidal (dir.), L’état du monde 2014, Puissances d’hier et de demain, Paris, La Découverte, 2013.

[21] Cette opposition centrale est notamment à retrouver chez le Britannique Halford Mackinder. Selon lui, la partie continentale de l’Eurasie constitue un pivot dont le contrôle permet de menacer les puissances maritimes. Une lecture instrumentalisée par Alexandre Douguine.

[22] Anton Barbashin et Hannah Thoburn, “Putin’s Brain”, Foreign Affairs, 31 mars 2014. URL : https://www.foreignaffairs.com/articles/russia-fsu/2014-0....