Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/09/2012

Le droit du sang, citadelle de l’identité par Zentropa

Le droit du sang, citadelle de l’identité

Pour accomplir son rêve ultime de régner sur une masse globale de « citoyens du monde » (c’est à dire d’hommes interchangeables réduits à leurs rôles de production et de consommation), le mondialisme marchand a besoin de faire sauter les derniers verrous identitaires dont le principal est la conception de la nationalité basée sur le « droit du sang » (jus sanguinis), c’est à dire sur le caractère ethnico-culturel hérité de la nationalité. Ce principe, qui a largement prévalu en Occident et en Asie jusqu’à l ’émergence des pays nés de l’immigration (USA, Australie, Canada…), est une règle générale d’obtention de la nationalité par filiation qui ne souffre que des exceptions limitées en nombre et soumises à des procédures d’acquisition basée sur la volonté du mandant et son adhésion à un faisceau de valeurs et de règles ainsi que sur la sélection effectuée par le pays dont il sollicite la nationalité (serment, tests de culture, de langue, connaissances historiques, ordre juridico-social accepté…etc).

Cette conception ancestrale, qui était par exemple celle du droit romain initial, se refuse à réduire la nationalité à une simple démarche administrative ou à un hasard géographique de naissance mais défend une vision ethnico-historico-culturelle de celle-ci. Elle est donc évidemment inacceptable pour les tenants d’un monde « libéral-libertaire » sans frontières ni racines où la figure centrale et mythifiée est celle du « nomade » vivant où il le souhaite et comme il le veut. C’est pourquoi, partout où elle le peut, c’est à dire dans les derniers pays européens fidèles au « jus sanguinis », l’oligarchie mondialiste cherche à remplacer ce principe de nationalité héréditaire, présenté comme un archaïsme d’ordre quasiment raciste, par le « droit du sol » (jus solis), symbole de « modernité et d’ouverture », qui fait que tout enfant obtient automatiquement et dès le premier jour de sa vie la nationalité du pays où il né, c’est à dire sans qu’il n’y ait aucune démarche volontaire, aucune exigence d’aucune sorte, même pas celle de parler la langue du pays en question ou d’en connaître, d’en respecter et d’en aimer quoi que ce soit… (Moi, Jean Dupont, fils Pierre et Marie-France Dupont, je suis chinois car né à Pékin, si j’étais né à Dakar je serais Sénégalais et Italien si on m’avait pondu à Rome.) A ce titre, il est particulièrement « signifiant » que ce soit à l’occasion de l’accession au pouvoir de l’homme de mains des banques transnationales Mario Monti que le débat sur la substitution du « droit du sol » au « droit du sang » ait été relancé en Italie.

En effet, si le globalisme mercantilo-financier est si enthousiaste à promouvoir le « droit du sol » c’est qu’il peut ainsi fort bien, sans en être nullement gêné, continuer à tolérer l’existence officielle de « nations », auxquelles les populations restent massivement attachées, du moins symboliquement (football, drapeau, fêtes nationales, gastronomie, folklore…), si celles-ci ne sont plus que des coquilles vides dont a ruiné l’homogénéité ethnico-culturelle, et donc toutes les réelles spécificités et tous les particularismes (ainsi que les capacités de mobilisation et de lutte collective), au profit d’un assemblage hétérogène et anomique d’individus sans passé partagé, sans culture commune ni projets. Car le « droit du sol » n’est rien d’autre que la négation de tout contenu autre que contractuel au concept de nationalité et il induit, à terme, comme on a pu le voir en France, la transformation profonde et irrémédiable de la composition de la population et donc du visage même d’un pays, de sa structure mentale profonde et de son identité.

Si le « droit du sol » a pu se justifier politiquement et philosophiquement par le passé dans des cadres géographico-historiques particuliers, il n’est plus défendable ni légitimable, pour toute personne attachée à l’enracinement et à la diversité du monde, à l’heure des flux migratoires gigantesques, des déséquilibres économiques Nord/Sud exponentiels et des identités des pays européens déjà grandement fragilisées (acculturation, américanisation, nihilisme…) et ne disposant donc plus que d’une très faible et très limitée capacité d’intégration.

Ainsi, combien de temps l’Italie de Dante, Garibaldi, Verdi, Visconti et Marinetti, qui a le plus faible taux de natalité au monde, survivrait-elle à la pression d’une immigration à la démographie galopante et dont, par la magie du « droit du sol », tous les enfants seraient « italiens »? Combien de temps avant que cette Italie ne se transforme en une société éclatée, un patchwork de communautés sans unité ni cohérence propice au chaos social, à la violence et à l’individualisme forcené?

Face à cette perspective, défendre le droit du sang, ce n’est bien évidemment pas refuser aux populations d’origines étrangères de bénéficier de droits sociaux et politiques leur permettant de vivre dans de bonnes conditions sur le sol de leur pays d’accueil et de participer à la vie collective de celui-ci. C’est par contre refuser catégoriquement l’automaticité de l’obtention de ses droits, par simple fait de naissance, l’illimitation et l’absence de contrôle de ceux-ci ainsi que l’indifférenciation absolue entre populations autochtones et primo-arrivantes.

Défendre le droit du sang c’est refuser la banalisation et la réduction purement utilitariste de la nationalité, c’est défendre l’âme spécifique des peuples qui fonde la diversité et donc la richesse du monde. C’est un combat de survie identitaire.

Zentropa

30/08/2012

L’immigration, une question primordiale « hic et nunc » par Zentropa

L’immigration, une question primordiale « hic et nunc »

Les dérives islamophobes et philo-sionistes de certains mouvements faisant de la lutte contre l’immigration leur principal, voire unique, cheval de bataille, a parfois tendance à écarter divers esprits militants, soucieux de ne pas tomber dans ces impasses, de cette question des flux migratoires et de leurs multiples conséquences. C’est évidemment là une grave erreur et un grand danger tant cette problématique reste centrale et fondamentale pour l’avenir des peuples européens et de leurs nations. Perdre de vue ce paradigme est un péril qui peut autant mener à l’impuissance politique et à la démagogie qu’une vision obsidionale et uniquement islamo-centrée du problème.

Bien sûr il convient de ne pas « essentialiser » l’immigration, de ne pas en faire l’alpha et l’oméga de l’action politique et de ne surtout jamais la séparer des phénomènes économiques et sociaux dont elle est la conséquence. Mais la négliger au prétexte, par exemple, qu’elle n’est pas encore, sur un territoire donné, omniprésente ni violente ou que sa visibilité est encore limitée, est un écueil tout aussi important.

Ainsi l’Italie devrait-elle toujours garder un oeil sur son voisin français pour apercevoir ce qui pourrait-être (et même qui sera, si rien n’est fait aujourd’hui) son plus ou moins proche avenir. Car penser que le chaos ethnique, le règne des bandes et la guérilla civile larvée qui sévissent de l’autre côté des alpes sont une spécificité nationale, un modèle unique, un cas particulier non transposable, serait une grossière erreur de jugement. La France, et dans une légèrement moindre mesure l’Angleterre, sont simplement arrivées à des étapes plus avancées du grand phénomène de submersion migratoire (l’écrivain Renaud Camus parle de « Grand remplacement ») qui touche ou touchera l’intégralité des pays de la zone européenne (même les pays nordiques connaissant aujourd’hui leurs premières émeutes à caractère ethnique et le développement exponentiel d’une criminalité communautaire). Ce gigantesque mouvement de fond, voulu et orchestré par l’hyper-classe capitaliste afin de casser l’homogénéité des peuples et les transformer en magma informe d’individus atomisés entièrement dévoués aux exigences du marché (uniformisation de la consommation, dumping social, acculturation, aliénation consuméro-productiviste…), est le monstrueux aboutissement de la logique libérale de la « mondialisation », dont les affairés promoteurs sont aussi bien bien les représentants de la droite d’affaires que ceux de la gauche sociétale.

Croire qu’un égoïsme national, quel qu’il soit, pourrait, pour des raisons X ou Y, échapper à ce plan est un déni de réalité et un aveuglement suicidaire. Il faut bien s’en convaincre, la situation actuelle de l’Italie face à l’immigration n’est qu’un sursis. A ce titre, l’empressement du sinistre Mario Monti à faire passer, parallèlement à sa marche forcée économique ultra-libérale, des lois et décrets favorables à l’immigration et aux naturalisations devraient éveiller les plus grandes inquiétudes dans tous les esprits encore attachés à l’identité nationale.

Que l’Italie ne soit aujourd’hui majoritairement qu’une « terre de passage » pour la plus large part des flux migratoires entrant sur son sol et cherchant à rejoindre « l’Eldorado » français ou anglais, que ceux qui s’y établissent durablement le fassent bien souvent pour travailler dur, se taire et baisser la tête, qu’ils n’aient pas de lobbys ni de revendications massives, que les couples mixtes soient rares et que la discrimination positive en leur faveur n’existe pratiquement pas…etc… tout cela n’est que circonstanciel et temporaire. En effet, c’est, à quelques détails près, très exactement la même situation que celle de la France il y a à peine 40 ans, quand l’immigré n’était encore que le « poverino » vendant des colliers sur la plage ou le semi esclave passif et soumis, exploité par l’industrie ou le bâtiment pour accomplir les tâches que les autochtones ne voulaient plus effectuer à bas prix (contrairement à ce que répète inlassablement la « doxa » immigrationniste, il n’y a pas de métiers que les français de souche ne veulent plus faire parce qu’ils seraient dégradants ou trop pénibles. Il y a seulement des métiers qu’après des décennies de luttes sociales, ils ne veulent plus faire pour des salaires misérables ou dérisoires).

En 40 ans donc, la France a connu une spirale tragique, passant d’une situation proche de celle de l’Italie contemporaine à un indescriptible chaos ethnico-communautaire qui a véritablement fait imploser la société et transformé le visage même du pays. Aujourd’hui en France fleurissent les zones de non-droit où les bandes de voyous issus de l’immigration règnent en maîtres et tirent au fusil à pompe sur les policers et les pompiers, un sentiment général de haine et d’impunité habitent ces bandes qui terrorisent au quotidien une population réduite, en de nombreux endroits, à raser les murs et à baisser les yeux. L’Etat de son côté, dans sa fuite en avant ethno-masochiste, accorde prioritairement logements et aides sociales à des populations issues de l’immigration bénéficiant déjà nombreux services gratuits (notamment la mutuelle médicale) tandis que les populations de souche sont écrasées d’impôts et de taxes.

Dans un tel contexte, tout avancée sociale, tout mesure « positive » en matière economico-sociale profite d’abord et avant tout aux immigrés, faussant ainsi tous les enjeux politiques. Ainsi, qu’un « Mutuo sociale » soit adopté en France et les clefs des 100 premières maisons construites seront remises à Mohamed, Fatima, Babouda ou Zhung-lee tandis que Dupont et Martin pourront s’inscrire sur des listes d’attente interminables pour peut-être en obtenir une dans plusieurs années, si aucun autre représentant d’une « minorité » quelconque ne la réclame avant eux (c’est d’ailleurs d’ors et déjà ce qui se passe pour l’attribution des HLM – habitations à loyers modérés -, logements sociaux subventionnés par l’Etat).

En 40 ans, la France a connu une dégradation et une décadence spectaculaire, inédite dans son histoire, et qui mérite d’être méditée par ses voisins européens.

Car le peuple français n’était pas plus « programmé » qu’un autre à subir un tel cataclysme. Ni moins viril, ni moins patriote, ni moins courageux, ni plus xénophile qu’un autre, bien au contraire. Extrême droite forte (Front National), mouvement skin-head important, communautés pieds noirs et harkis très hostiles aux nouveaux immigrés, régions à fortes identités locales…etc, les éléments de résistance semblaient même plutôt conséquents. Et pourtant…

Il serait donc bien présomptueux pour tout autre peuple de penser que, sans prise de conscience particulière ni mesures spécifiques et radicales, il résistera « naturellement » mieux que ne l’ont fait les français.

Ce serait également sous-estimer la puissance des lobbys, de la lobotomisation et de la dévirilisation via l’école et la télévision, des lois spéciales, de la répression et des méthodes d’imposition et d’intimidation de ceux qui veulent à tout prix imposer ce scénario à l’ensemble de l’Europe.

C’est pourquoi, en Italie où la réalité de l’immigration est pour le moment moins oppressante, pesante, quotidiennement agressive et violente que chez le voisin français, il serait dramatique de faire passer cette préoccupation au second plan, considérant qu’il y a des dossiers plus urgents à traiter. L’immigration une urgence parmi d’autres mais c’est une urgence. Car c’est justement aujourd’hui, alors que le point de non-retour n’est pas encore atteint, que le rapport de forces est encore équilibré et que des voies de règlements pacifiques sont encore envisageables, qu’il faut mettre toute son énergie intellectuelle et militante à dénoncer et endiguer les processus pro-migratoires actuellement mis en place et dont on connait parfaitement l’issue tragique à la fois pour les populations déracinées et pour les pays d’accueil. Faire de la politique c’est prévoir et précéder les situations de crise et, dans cette optique, il serait inconscient et même criminel d’attendre l’incendie général pour agir, laissant jusque là ce sujet à quelques aboyeurs caricaturaux et grands amateurs de slogans simplistes. Il est donc d’un impérieux devoir politique et moral de dénoncer bruyamment et inlassablement toutes les atteintes au principe de nationalité et notamment les naturalisations de complaisance ou les permis de séjours accordés pour complaire à tel ou tel secteur de l’économie en mal de main d’oeuvre bon marché et corvéable à merci.

De la même façon, il faut appeler par leur nom tous ceux qui emploient et exploitent des clandestins dans l’agriculture, le commerce ou l’industrie: ce sont des esclavagistes et des traîtres à la patrie. Et ce même s’ils sont sensément de « bons italiens », qui supportent la Lazio, mangent la Baccala le dimanche et vont une fois par an en pèlerinage à Predappio.

Il convient également, quotidiennement dans la rue, de refuser toutes les provocations, insultes, petites agressions et autres « incivilités » commises par les immigrés et y répondre systématiquement avec fermeté afin d’éviter que ne s’installe le délétère climat que l’on peut ressentir dans de nombreux quartiers des agglomérations françaises (Amis italiens, lors de votre prochain voyage à Paris, ne vous cantonnez pas à Notre Dame et au Quartier latin, faites un tour Gare du Nord ou au forum des Halles pour visualiser ce qui pourrait-être votre avenir et celui de vos enfants!).

Préférence nationale, immigration zéro, droit du sang, criminalisation des mariages blancs et de l’emploi de clandestins, rémigration, aide au développement et au retour au pays… le combat contre l’immigration de masse et son exploitation capitaliste, pour l’identité des peuples et la diversité du monde se joue ici et maintenant. Tant qu’il est encore temps…

Zentropa

Source: http://zentropaville.tumblr.com/post/30305149931/limmigra...

Note du C.N.C: Nous avions pour projet d'écrire un texte sur la question migratoire, pour rappeler l'impérieuse necessité de ne pas lâcher du lest sur cette question (et son corollaire identitaire) à l'heure où les discours se font de plus en plus complaisants sous le poids du défaitisme ambiant et de la volonté de normalisation de nos milieux, qui nous paraît être une sinistre farce à vocation commerciale.
Nous sommes respectables parce que nous incarnons des principes et des valeurs, et non parce que nous courbons l'échine. De même, cette obsession de l'islam, sans nier qu'il s'agit d'une préoccupation, nous fait oublier que l'immigration ne se résume pas qu'à cela et entretient une vision parfois caricaturale de la tradition islamique. Zentropa nous livre ici un texte auquel nous souscrivons et qui nous semble recadrer les esprits sur un certain nombre de thématiques.

25/08/2012

Nouvel essort militant.

Nouvel essort militant.

logos cnc hnc.JPG

1) Introduction théorique [Notre situation]

Pour que des propositions et projets positifs et constructifs puissent être énoncés, il ne faut pas commettre d’erreur sur le diagnostic qui les précède et les fonde.

Ainsi il nous semble primordial de baser notre réflexion sur les deux constats fondamentaux suivants :

La France et l’Europe dans son ensemble traversent une crise civilisationnelle et humaine bien plus que politique. C’est donc bien la « nature » de l’homme européen et son rapport au monde spécifique qui sont à reconstruire et non de simples aménagements ou replâtrages qui seraient à apporter aux infrastructures politiques et sociales.

Actuellement, les milieux de la « droite radicale » n’ont qu’une influence résiduelle voire inexistante sur les choix politiques et géostratégiques de leurs nations respectives. Nous devons donc réapprendre la modestie, l’humilité et nous attaquer à des projets et des réalisations concrètes, hic et nunc, et non plus nous épuiser dans des querelles théoriques sur des grandes questions historiques, diplomatiques ou géopolitiques sur lesquelles nous n’avons pas la moindre emprise. (Nos intellectuels, s’ils existent, doivent évidemment continuer à penser et théoriser ces questions mais ces réflexions ne doivent ni être incapacitantes ni sources de divisions et de conflits internes). La priorité absolue doit être l’action sur le réel, travail qui, du fait de l’actuelle modestie de nos moyens, est essentiellement une oeuvre de proximité. Dans cette optique, le plus grand nombre possible de domaines doit être investi (associations sportives, culturelles, syndicats, médias, groupes de consommateurs, cinéma…etc.).
 
Ces observations liminaires nous conduisent à penser que les divers groupements nationalistes doivent mettre temporairement entre parenthèses les considérations liées aux différents aspects de la « politique de puissance » à laquelle ils peuvent légitimement aspirer pour leurs pays et pour l’Europe mais qui est aujourd’hui utopique tant la base existentielle européenne (« le matériel humain ») est abaissée, décadente, américanisée et épuisée. C’est donc sur la reconstruction totale de l’éducation et de la formation d’hommes porteurs de l’identité et du génie européen que doivent se concentrer tous les efforts des militants politiques radicaux. Ce renouveau passe par une rupture drastique avec le productivisme et le consumérisme et par un retour à la simplicité voir à la frugalité dans le cadre d’une « décroissance encadrée ». Il faut décoloniser l’imaginaire européen de l’obsession matérialiste et faire reprendre conscience à nos peuples, par le retour à une vie plus simple, plus rude, plus naturelle, des véritables hiérarchies et des réelles priorités (spiritualité, famille, communauté, art). La place du travail devra également être repensée dans une optique d’utilité à la communauté, de compatibilité avec une réelle vie familiale et de respect de la nature.

Cet objectif implique une rupture claire et définitive avec les milieux libéraux et réactionnaires « thatchéro-reaganiens ». L’utilisation même du terme de « droite » pour qualifier nos « mouvances » apparaît comme problématique. Une dénomination plus satisfaisante est à proposer.(identitaires sociaux ? socialistes patriotes ? solidaristes ?)

2) En pratique

a) Renforcer nos communautés

La rupture individuelle avec le système consuméro-mercantile dominant est une démarche extrêmement ardue. Pour la rendre possible, il faut que celui qui, lassé par ce système ou révolté contre lui, pour une raison ou une autre, trouve dans nos rangs une alternative « réelle », concrète et effective et non simplement réduite au seul « discours ». En clair, l’individu en quête de rupture ne doit pas retrouver chez nous les mêmes usages et comportements que ceux qu’il vient de quitter, simplement agrémentés de panoplies formelles, de références historiques plus ou moins glorieuses et de grandes et pompeuses déclarations d’intention. Cette cohérence passe par l’imposition de règles simples et basiques mais indispensables, de type bannissement du langage vulgaire ou ordurier, lutte contre la promiscuité sexuelle, devoir d’hospitalité, de générosité, respect des hiérarchies et des chefs, punition des manquements aux règles collectives…etc.

- Nous devons recruter par le témoignage de nos existences et non par de l'enflure rhétorique. Il faut d'abord incarner nos principes.

- Nos cibles ne sont pas seulement les « hooligans », les militants politisés ou les individus issus d’une « tradition » familiale proche de nos idées, mais tous ceux qui prennent une distance, si minime soit elle, vis à vis du monde dans lequel ils pataugent. Dans ce cadre, les chrétiens, censés « être dans le monde sans être du monde » sont notamment une source de recrutement.

- Par là, nous devons, au sein de structures encadrées et hiérarchisées, recréer les solidarités quotidiennes concrètes qui ont totalement été éradiquées par l’individualisme marchand.

Parallèlement il convient de multiplier les campagnes et actions dénonçant l’usure, l’affairisme, la corruption, le harcèlement publicitaire, l’abrutissement technologique, l’uniformisation mercantile…etc, en soulignant constamment les spécificités (enracinement, ordre, méritocratie, ethno-différentialisme, spiritualité...) qui nous distinguent, dans cette lutte, des utopies gauchistes.

- Abandonnant les vieux mythes de « l’entrisme » et du « noyautage », systématiquement voués à l’échec et à la récupération, il faut tout au contraire encourager et faciliter toutes les « sorties » du système et du modèle de vie dominant, notamment par le développement d’une véritable économie militante parallèle, à visée d’autonomie. Ainsi il convient d’encourager toutes les ruptures avec l’esclavage salarial au profit d’investissements dans la création de commerces indépendants, l’engagement dans l’artisanat, la paysannerie vivrière, la micro-entreprise familiale ou communautaire… Pour atteindre ce but d’une autonomie maximale, on peut imaginer que les militants plus fortunés, lorsqu’ils existent, accordent des prêts sans intérêt aux camarades démarrant une activité (boutique, librairie, restaurant, bar, production agricole ou artisanale…) en échange de la signature d’un « cahier des charges » politique et éthique.

- La critique de la société de consommation, de la tv, de l'embourgeoisement, de l'apathie, des industries culturelles... peut se faire sous une forme que l’on pourrait qualifier de « dada » (mouvement artistico-culturel que l’on peut rapprocher, par certains aspects, du futurisme). Par exemple, filmer de petites actions percutantes (type autodafés de téléviseurs) peut avoir beaucoup d'écho sur internet. Ces groupes « dada » ne seraient pas explicitement politiques.
 
Pour développer ces actions, il est nécessaire de s’appuyer sur des « camps de base » autonomes et indépendants (Casapound en est bien évidemment un bon exemple), lieux de vie communautaire, de formation, résidences pour les uns, structures d’accueil ou de passage pour d’autres, permettant de proposer une alternative réelle à la solitude et l’isolement urbains et aux loisirs débilitants qu’ils entraînent.

Doivent également être lancées ou développées des initiatives de « retour à la terre », réinstallation en zones rurales dans des fermes aux capacités autarciques qui tout en restant bien évidemment au contact du monde (internet, organisations d’événements militants ou festifs, échanges avec d’autres structures…) sont des lieux de repli et de réappropriation d’un rythme de vie différent permettant de redécouvrir les fondements de l’activité humaine.

Il nous apparaît donc qu’un possible renouveau militant passe par une phase de communautarisme, à vocation autarcique et « traditionaliste » qui n’est évidemment pas un objectif final mais une phase transitoire indispensable pour créer les bases saines et solides d’une possible reconquête.

b) Réinvestir l’art

La nature ayant horreur du vide, si l’on veut débarrasser l’esprit européen de ses obsessions matérialistes, consuméristes et de l’égoïsme qui en découle il faut lui proposer une « matière » de substitution. (Personne ne se passe de « divertissement » mais on peut éduquer pour avoir des « divertissements » qui nous élèvent.)

L’art doit, en partie, jouer ce rôle.

Le non-art appelé « art contemporain », bouillie de glaviots bourgeois mêlant laideur et intellectualisme taré, s’est totalement coupé du peuple. Il ne joue absolument plus son rôle d’interprétation du monde et de transmission d’émotions et de valeurs.

C’est pourquoi les militants identitaires doivent investir avec force et conviction ce domaine si précieux afin de tenter de produire un art à la fois qualitativement exigeant et accessible, sinon aux masses, du moins à des couches de population plus diverses et larges que quelques petite cénacles de snobinards consanguins qui gère le monde artistique comme un « bizness » quelconque, la prétention en plus.

Par nos oeuvres, nous devons redonner à nos peuples l’amour du Vrai et du Beau, la fierté de notre héritage historique et culturel, le goût de l’acte désintéressé, de l’excellence…

Dans ce but, l’un des expressions artistiques à développer est, à mon avis, celle des « murs peints », sur le modèle de ce qui est réalisé en Irlande ou au Mexique notamment, art de rue, monumental et populaire, qui permet d’offrir à la vue quotidienne des compositions picturales à la gloire de nos héros, de nos Saints et de nos martyrs (de nombreux autres thèmes peuvent bien évidemment être abordés.).

La publication de romans porteurs, en filigrane, de nos idéaux et de nos aspirations est également un axe important à explorer.

En revanche, il faut bien entendu se garder, dans ces diverses œuvres, de se montrer trop lourdement didactique et « militant » dans le sens étroit du terme. Nous ne devons pas « asséner des slogans » mais diffuser des principes et une vision du monde.

3)Autres pistes

Parallèlement au travail sur nos communautés, travail urgent et immédiat que nous avons dés aujourd’hui les moyens d’entamer ou d’approfondir, l’élaboration d’un programme économique et social « vitrine », à l’attention de « l’extérieur » et présentant une rupture très nette avec le système actuel peut également avoir un intérêt non négligeable en dessinant ce que pourrait être le « second temps » de notre action militante, une fois nos communautés solidement enracinées, formées et multipliées.

- Quelques pistes programmatiques sur l’économie et le social

Il semble indispensable, dans un premier temps, de redonner à nos sociétés post-modernes le sens de la « limite », de la « mesure » et la « décence ». Pour cela, il est nécessaire d’encadrer drastiquement les dérives du capitalisme financier et de lutter contre les invraisemblables et exponentielles inégalités qu’il produit. Pour atteindre cet objectif plusieurs voies peuvent être suivies :

Instauration d’un revenu maximum (que l’on pourrait fixer à 5 ou 6 fois le salaire minimum afin que l’échelle de possible progression salariale reste motivante pour les individus, les entrepreneurs, les innovateurs…). L’argent ainsi dégagé par cette mesure sera géré par la communauté et attribué à des projets collectifs. Cette innovation devra être accompagnée par un strict contrôle de l’utilisation des fonds (éventuellement un contrôle populaire sous forme de commissions composées de membres des différentes corporations et catégories socio-professionnelles) et des peines exemplaires devront être prises pour sanctionner les éventuelles dérives ou impérities dans l’utilisation de ces fonds.

Par ailleurs aucune aide sociale ne sera attribuée sans contrepartie de la part du bénéficiaire (obligation d’apprentissage et de formation, travail pour la collectivité, bénévolat associatif…etc). La fraude quant à elle devra être combattue avec la plus extrême rigueur et les sanctions devront être suffisamment lourdes pour être (très) fortement dissuasives.

Les lois sociales s’appliqueront exclusivement aux nationaux et aux personnes en situation régulière vis-à-vis des lois locales. Toute personne en situation illégale ou clandestine en sera intégralement et absolument exclue.
Généralisation de la propriété familiale par des mécanismes d’accession à la propriété et de prêts à taux zéro.

Création d’un véritable salaire parental permettant à un des parents de rester au foyer pour se consacrer à l’éducation de ses enfants. Parallèlement, à l’inverse des tendances actuelles, il convient d’alourdir, de rigidifier et de complexifier les procédures de divorce afin de lutter contre l’instabilité familiale et la multiplication des couples et des familles perçus comme des contrats à durée déterminée que l’on déchire à son gré.

Retour à un protectionnisme économique européen (préférence communautaire) et soumission du droit accès au marché européen au respect d’un cahier des charges social (interdiction des délocalisations, encadrement des procédures de licenciements, hausse des salaires indexées sur la hausse des revenus du capital…etc).

Zentropa

Source: http://hainautnc.hautetfort.com/nouvel-essort-militant.html

27/07/2012

Guerre contre l’Europe : entretien avec Gabriele Adinolfi

Guerre contre l’Europe : entretien avec Gabriele Adinolfi

L'équipe des Non Alignés a réalisé un entretien avec Gabriele Adinolfi, grand esprit corsaire italien, qui propose un éclairage non conforme, comme à son habitude, sur la crise qui frappe l'Europe.

Entretien en quatre parties.

Figure éminente de la droite radicale italienne, cofondateur de l'organisation Terza Posizione brisée par la répression du système dans les années 70, exilé politique en France pendant vingt ans, il est l'un des initiateurs du renouveau de la droite radicale italienne notamment par son implication auprès du mouvement d’orientation alter-national et social : Casapound Italia.


Gabriele Adinolfi est l'auteur de "Pensées Corsaires, abécédaire de lutte et de victoire" et de "Nos belles années de plomb" en Français, ainsi que de "Nuovo Ordine Mondiale" et "Quel domani che ci appartienne". Il est aussi l'auteur de deux documents politiques d'importance : "Le api e i fiori" et "Sorpasso neuronico". Il dirige le centre "Polaris", think-tank qui travaille dans les domaines de la géopolitique et des relations internationales principalement au niveau méditerranéen et européen.

Réalisé en juin dernier, cet entretien en quatre parties en surprendra plus d’un par les réponses apportées par M.Adinolfi aux raisons de la crise actuelle et de la faillite des économies européennes. A rebours de nombres d’idées en cours dans les milieux nationaux en France, Gabriele Adinolfi explique la crise actuelle, non pas exclusivement comme une guerre de l’Union Européenne contre les économies de ses pays membres, mais plutôt comme l’attaque programmée de la finance américaine contre l’économie européenne. Ceci afin d’empêcher toute possibilité pour l’économie européenne de se défaire de sa vassalisation envers les Etats-Unis. La finance anglo-saxonne ayant comme intérêt stratégique évident d’éviter que l’Euro ne devienne, à terme, un concurrent sérieux du Dollars, notamment auprès des pays émergents. L’espace européen n’ayant pour les anglo-saxons qu’une seule vocation : celui de rester leur principal marché extérieur sans aucune prétention politique autre que celles de la figuration et de l’acquiescement aux volontés américaines et mondialistes.

Il y développe aussi l’idée que les raisons de l’affaire Dominique Strauss Kahn et de son éviction du FMI sont à rechercher précisément dans les coulisses de cette guerre sourde entre les intérêts économiques atlantistes et les intérêts convergents de l’Europe et des puissances émergentes. Il rejoint les analyses du Réseau Voltaire sur cette question l’an dernier. Le piège étant ici que, par un rejet bien légitime du personnage et de ses mœurs, on en vienne à ne pas s’interroger sur les dessous de ce battage médiatique et la synchronicité des évènements de l’année écoulée. Entre son départ forcé, le déclenchement de la guerre en Libye, la réorganisation politique et géopolitique des pays arabes, la prise de contrôle des économies de l’Europe du Sud par les oligarchies bancaires et les regains de stratégie de la tension en Italie et en France (affaire Merah), ce sont des bouleversements politiques et géopolitiques violents qui sont en cours actuellement en Europe et au Moyen-Orient. Pour nous emmener où ?  

Bien au-delà de ces questions Gabriele évoque ensuite avec nous les pistes qui seraient à suivre pour sortir des ornières et des logiques sclérosées afin de pouvoir agir sur le réel autrement qu’en imprécations stériles et narcissiques.

Mais surtout il rappelle ici les bases de ce qu'on a longtemps appelé le nationalisme européen et qui pose comme idée centrale que la seule dimension valable pour permettre aux pays européens de peser à l’échelle de la mondialisation et d’œuvrer à l’émergence d’un monde multipolaire reste la dimension continentale. La dimension européenne et carolingienne. L’élaboration d’une Europe-puissance autonome et solidaire étant la seule perspective permettant, à terme, de contrer l’Europe ploutocratique de Bruxelles et l’impérialisme « Otanien ». Idée tant civilisationnelle que géopolitique face aux périls qui nous guettent qui insiste sur l’impérieuse nécessité de dépasser les querelles de clocher intra-européenne afin de nous consacrer à la seule tache qui doit vraiment compter pour nous : le salut et la transmission du dépôt sacré de la civilisation européenne dont la France est la fille.

Les Non-Alignés.

Partie 1:

Partie 2:

Partie 3:

Partie 4:

Source: Les non-alignés.fr

05/07/2012

Des Êtres libres, de la Liberté et des Esclaves bavards sur la Liberté par Robert Dun

Quelques considérations sur la liberté par un esprit libre trop souvent oublié: Robert Dun.

Des Êtres libres, de la Liberté et des Esclaves bavards sur la Liberté

rencontres-avec-robert-dun.jpgJe n'écris pas cet article avec une arrière-pensée de propagande, celle-la étant d'ailleurs superflue dans les milieux libertaires. Je l'écris par reconnaissance et par sentiment de devoir envers des gens qui ont eu assez de liberté et de courage pour envisager mes idées et les publier, même sans les approuver toutes nécessairement.

Ce sentiment de devoir prend racine dans le fait que dans au moins trois livres, des articles et… bien des chuchotements, je figure parmi les « preuves » de l'infiltration du milieu anar par l'extrême-droite. Or je ne suis pas et n'ai jamais été d'extrême-droite, ni de droite, ni du centre. En dehors de toutes les étiquettes, je suis un révolutionnaire, un nietzschéen actif, un ami de tous les esprits libres et honnêtes, quel que soit le point de leur route où ils se trouvent. L'honnêteté, l'honnêteté intellectuelle est mon unique exigence pour dialoguer avec quelqu'un, quelle que soit son étiquette.

Dans le premier article de moi que publia l'Homme libre, fils de la Terre, j'écrivais que la démocratie et la liberté étaient loin d'être identiques, que pour la liberté je ferais plutôt confiance à un aristocrate authentique ou à un despote éclairé qu'à la démocratie. Car la liberté n'est, hélas !, pas la nécessité de tous. Ceux qui en ont besoin sont de la nature de Galilée, de Giordano Bruno, de Montaigne, d'Ulrich von Hutten, de Götz von Berlichingen, de Cyrano de Bergerac, de Voltaire, de Max Stirner, de Nietzsche. Ils sont rares. La masse des moutons ignore la liberté, n'en a pas besoin. Elle la redoute même, car les hommes libres scient les béquilles des croyants incapables de trouver en eux leur propre loi. Quels parents plus ou moins bornés n'ont-ils pas tremblé et pesté devant les velléités de libération de leur progéniture ? Ces parents sont le citoyen moyen de toutes les démocraties, le peuple. Mais les démocraties contemporaines ne sont plus et ne peuvent plus être d'authentiques démocraties et cela pour deux raisons : l'une est la disparition de la réalité de peuple, l'autre de la culture.

La notion de peuple implique une communauté d'instincts, de sensibilité, d'expériences historiques. De nos jours il n'y a plus que des agglomérats disparates dans lesquels tous les peuples, toutes les visions de la vie et de la condition humaine « déblatèrent les uns contre les autres », selon l'expression de Nietzsche dans son chapitre sur le Pays de l'instruction.

Une culture est, par étymologie, ce à quoi on rend un culte, le contrat social spontané entre gens de même éthique instinctuelle. Là où il y a un peuple, il n'y a besoin ni d'État, ni de lois. Les lois chacun les porte en lui-même. Alors, et alors seulement, on peut publier un périodique intitulé l'Anarchie et sous-titré Journal de l'Ordre, car comme l'a écrit Antonin Artaud : « L'anarchiste n'est pas un ennemi de l'ordre ; c'est quelqu'un qui aime tellement l'ordre qu'il n'en supporte pas la caricature ».

Chaque homme aime l'ordre qui correspond à son éthique spontanée. Cela impose de renoncer au mondialisme, de comprendre qu'on ne peut demander à un Africain de culture nocturne imposée par le climat, d'une culture qui lui impose de voler un bœuf sans se faire prendre pour acquérir le droit de demander la main d'une fille, d'accepter notre sensibilité envers le vol. Cela impose d'admettre que là où nous ne voyons que rites absurdes, il peut y avoir des perceptions perdues par nous. L'espèce humaine a sans doute des centaines d'origines différentes et à coup sûr des trajectoires d'évolution très différentes. Les données biologiques géographiquement conditionnées qui donnent un surcroît de garçons ou un surcroît de filles dans les naissances ne peuvent manquer d'aboutir à des sociétés différentes.

 Les monastères n'absorbant pas le surnombre de naissances masculines au Tibet, la société est matriarcale et polyandre. Le surnombre de filles en pays musulmans impose la polygamie. Une jeune femme kabyle, ouverte et évoluée, me disait en 1965, alors que je plaidais en faveur de la monogamie pour lutter contre la démographie galopante catastrophique de l'Algérie : « Sur le fond je suis d'accord avec toi, mais que fais-tu des laissées pour compte ? ». Je ne trouvai rien à répondre.

Le respect de l'Homme, c'est primordialement le respect des différences, c'est accepter les différences sans les juger au crible de notre civilisation prétentieuse et malade. Trop des nôtres sont encore prisonniers d'un rail invisible : ils croient que les peuples qui n'adhèrent pas à nos conceptions démocratiques, à notre liberté sans boussole, à notre égalitarisme tous azimuts sont des attardés. S'ils y regardaient de près, ils découvriraient que ces « attardés » ont généralement plusieurs centaines de milliers d'années d'évolution derrière eux, alors que l'homme de Cro-Magnon n'en a guère que quarante mille. En réalité, ce sont des humains de souches totalement différentes. Il y a là des barrières qu'aucun melting-pot n'effacera.

En fait, cette naïve volonté de fusion des incompatibles dans le creuset du nihilisme contemporain n'est que le prolongement de l'hypocrisie colonialiste. Le colonialisme voulait faire de non-Européens des Européens chez eux, l'intégration veut en faire des Européens chez nous. Ceci au nom de la lourde et naïve conviction que nous leur sommes supérieurs et qu'ils doivent devenir nos semblables. Cette prétention « démocratique » n'est que la fille de la prétention chrétienne à une universalité qui a donné l'Inquisition et les conquistadors.

Un borné tire argument du fait que « j'avoue avoir fait partie des Waffen SS ». Nuance : je ne l'avoue pas, je le dis sans le moindre complexe. Je ne peux guère m'expliquer sur ce point : je tomberais sous le coup de plusieurs lois approuvées par les faux anarchistes. Je me contenterai donc de dire : « J'ai été et je reste un défenseur du droit à toutes les identités, à tous les choix ». On a retiré aux hommes le droit à leur identité raciale, à leur identité culturelle, à leur identité professionnelle ( par la mécanisation ), à leur identité sexuelle ( par l'unisex et la propagande en faveur de l'homosexualité ). On a culpabilisé la joie de vivre par la préférence pathologique ( il est plus facile à un criminel ou à un taré de trouver du travail qu'à une jeune personne saine ). Alors des millions de jeunes se tournent vers les plus dangereuses identités : vers les sectes, les fanatismes religieux.

Qui sont les niveleurs par l'universalisme ? Les exploiteurs qui veulent pouvoir transporter la main-d'œuvre comme du bétail, la crapulocratie des multinationales, les curés de toutes les religions, les curés athées du marxisme dévoyé. Tout cela n'est que trompe l'œil pour des buts inavouables et n'a rien à voir avec la liberté, l'égalité et la fraternité.

La crapulocratie des rivaux-complices a réussi à sa manière un chef d'œuvre : diviser les hommes en défenseurs de valeurs traditionnelles qui coïncident parfois avec les affirmations identitaires, mais reposent sur la royauté orientale de droit divin et sur une religion foncièrement esclavagiste et ennemie de la liberté de pensée, et en défenseurs des « droits de l'homme » qui se prêtent à la destruction de la race dont sont issues ces valeurs généreuses. Oui, les cartes ont été on ne peut plus savamment brouillées.

Alors, de grâce, que les libertaires abusés se ressaisissent, qu'ils balayent la poudre aux yeux clérico-politicarde de la droite et de la gauche et apprennent à juger par eux-mêmes.

Il est plus que temps, il est urgent que tous les amis de la liberté s'unissent pour sauver à travers la liquidation chaotique d'une civilisation mégalomaniaque ce qui fait la dignité de l'Homme, la liberté des hommes qui veulent être libres et sont capables de l'être.

Je sais qu'il y a une majorité d'esclaves-nés, qu'ils sont la vraie cause de l'esclavage. Je les hais parce qu'ils me répugnent ; « Nous supprimons l'esclave parce que nous n'en supportons plus l'aspect » écrivit Nietzsche dans le Gai savoir. Je les hais encore plus parce qu'ils m'engluent dans leur esclavage, parce qu'on ne peut faire une révolution à un contre mille. Mais je ne les hais pas par orgueil. Je ne suis pas un mégalomane parcourant les sommets avec des bottes de sept lieues. J'aime le vrai peuple, les vrais paysans, les hommes de métier heureux tant que le système ne les écrase pas completement.

Oui, je suis un véritable anarchiste : un anarchiste qui refuse toute loi qui ne correspond pas à sa loi intérieure. Or ma loi intérieure c'est le vieux droit anglais, la très ancienne coutume de Normandie qui ont donné naissance à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, version 1789, parce que je suis né dans le mélange des peuples porteurs de cette loi. Ce qui explique d'apparentes contradictions…

L'Anarchie, journal de l'Ordre, Juillet 1995

Note du C.N.C: Il nous paraît important de bien souligner que l'Anarchie, c'est "l'ordre sans le pouvoir", et non pas une aile gauche du libéralisme, conduisant inéluctablement aux pires déviances de la société libérale, très bien identifiées dans ce texte.

28/06/2012

Éducation : le grand abandon par Pierre Le Vigan

Nous soumettons à nos lecteurs un texte mis en ligne sur Vox N.R. le 5 novembre 2011 puis sur Europe Maxima le 24 juin 2012. Il apporte quelques éléments de réflexion sur le domaine de l'éducation, et donc sur l'école, dans une époque où cette institution clef de la formation des citoyens est totalement malmenée par la double action du libéralisme économique et de la pensée libertaire. L'auteur débute son propos en faisant allusion à Jacques Ellul, penseur anarchiste et protestant dont nous conseillons la lecture (en particulier le Système technicien, l'Illusion politique et Anarchie et Christianisme).


Éducation : le grand abandon par Pierre Le Vigan

 

Depuis Jacques Ellul, nous savons que la modernité consiste à croire que tout problème a une solution technique. Il suffit en tous domaines de trouver la bonne technique : celle qui est la plus efficace. En matière d’éducation, nous en sommes là. Les pédagogues ont développé l’idée qu’il faut expérimenter le plus possible, et que des méthodes nouvelles permettront de surmonter les échecs de l’école. Il faudrait ainsi « apprendre à apprendre ». Comment ? Par petits groupes, par le travail « collectif », sous le patronage d’un « prof-animateur » et non plus de Monsieur ou Madame le Professeur. Le tuteur remplace l’enseignant, qui était déjà une version dégradée du professeur. Le travail en petits groupes évite de se poser la question des notes individuelles, remplacées au mieux par une « évaluation » collective voire plus simplement par la validation d’un savoir-être : s’intégrer au groupe, réciter les mantras sur les « droits citoyens », les « écogestes », etc. Les petits groupes valident aussi la communautarisation de la société : chacun dans son groupe, c’est au fond l’individualisme à une échelle collective, soit ce qu’il y a de pire dans le communautarisme, à savoir non pas la communauté mais la tribu, et la juxtaposition des tribus sans lien entre elles. C’est en d’autres termes la fin de l’espace public. Nous allons ainsi vers « un pays libanisé », dit Natacha Polony (dans Le pire est de plus en plus sûr, Éditions Mille et une nuits, 2011). C’est le règne du chacun pour soi et du chacun chez soi, chacun dans sa communauté – celle-ci n’étant qu’une caricature des liens communautaires anciens. Avec la fin de l’espace public c’est bien sûr aussi la fin de la France qui se profile. C’est le grand abandon.

 

De quoi s’agit-il pour les maîtres de notre politique éducative ? De déconstruire le concept de nation au nom de la diversité. Entendons-nous : la diversité des origines existe, et en France existent même les « petites patries » locales dont parlait Jules Ferry (et qu’il ne niait nullement mais voulait lier en une nation tel un bouquet), et a fortiori la diversité des origines avec l’immigration de peuplement. Mais à partir du moment où des millions de personnes ont été amenées à vivre en France et à s’y installer définitivement, il est prioritaire de leur donner les moyens de s’y acclimater. Comment ? En enseignant d’abord l’histoire de France et d’Europe, la géographie, la langue française. Et en enseignant d’une certaine façon. Parce qu’il ne suffit pas de se mettre ensemble autour d’une table pour apprendre. Il n’y a pas à désamorcer l’angoisse de ne pouvoir arriver à apprendre. Qui ne l’a pas connue ? Cette angoisse est naturelle. Elle peut justement être desserrée en avançant sur des bases fermes, solides, universelles dans notre pays. Il fut une époque où tel jour à telle heure tous les écoliers de France faisaient la même dictée. Ce n’était pas si idiot. Cela indique un chemin : une éducation dans un pays doit être universelle, commune, en continuité d’un bout à l’autre du territoire. Elle doit créer un socle de références communes, et cela d’autant plus que les origines de chacun sont diverses. En effet, ce socle commun est d’autant plus nécessaire que manque la culture commune entre les élèves, d’autant plus nécessaire quand elle se résume au consumérisme et à l’américanisation des mœurs. C’est pourquoi la tendance actuelle dans l’éducation est néfaste. Quelle est-elle ? Elle est de valoriser les expérimentations, les autonomies des établissements d’enseignement. C’est le discours de la dérégulation appliqué à l’école après avoir été appliqué à la finance à partir des années 1980 – 90. Dans l’école post-républicaine, chacun expérimente, et chacun s’évalue. Au nom de la créativité. Un beau mot pour dire la fin d’un socle commun de connaissances. Depuis la loi Fillon de 2005, cette tendance s’accélère. Les expérimentateurs libéraux se retrouvent au fond d’accord sur la même politique que les « innovants » libertaires. Daniel Cohn-Bendit est l’archétype politicien de cette convergence. Tous deux, libéraux et libertaires, ont cessé de croire à l’espace public de l’éducation. Du fait de leur action conjointe, culturelle pour les libertaires, politique pour les libéraux (de droite ou de gauche), la tribalisation des établissements est en marche, en phase avec la tribalisation-barbarisation de la société. Dans le même temps, l’idée de savoirs à connaître est abandonnée au nom de l’efficacité économique, que défendent aussi bien la droite que la gauche. Les savoirs laissent la place à des « compétences », concept flou à la mode. C’est un processus de dé-civilisation : il s’agit non plus de maîtriser des connaissances, de les évaluer par des notes forcément individuelles, de progresser vers un savoir donnant la capacité d’être citoyen mais d’acquérir un savoir-être utilitaire, bref d’être adaptable dans le monde de l’entreprise. Fluide et flexible. Dans ce domaine, la démagogie face à la préoccupation de l’emploi fait rage, surfant sur l’angoisse des Français. On ne parle d’ailleurs plus de métiers, qui supposent des connaissances précises mais de l’emploi, qui suppose une malléabilité continue. Il s’agit donc de créer l’homme nouveau flexible. Dévaloriser les connaissances précises et valoriser les « savoirs-être », c’est la révolution anthropologique de l’école nouvelle, l’école d’après la France et d’après la République, l’école d’après les nations (en tout cas les nations d’Europe). Curieusement la campagne électorale de 2007 s’est jouée sur d’autres thèmes. C’est en défendant, dans la lignée d’Henri Guaino, les principes d’une école républicaine que Nicolas Sarkozy a gagné, y compris en séduisant un électorat de gauche sur ces questions. (Il n’est pas exclu qu’il tente la même manœuvre). A-t-il appliqué ses principes affichés dans les meetings et discours ? Aucunement. La droite, malgré quelques tentations de bonnes mesures sous Xavier Darcos, est vite revenue avec Luc Chatel à la conception de l’enseignant-animateur, une conception plus en rapport avec l’air du temps.

 

En conséquence, la sélection sociale se fait de plus en plus en dehors de l’école publique, gratuite et laïque. L’abandon de la méritocratie prive les classes populaires de toute possibilité d’ascension sociale. À la place de l’ascenseur social par l’école publique, un leurre est mis en place : c’est la diversité chère à tous nos gouvernants, de la droite américanisée à la gauche multiculturelle à la Jack Lang en passant par l’omniprésent Richard Descoings, patron de Sciences Po – Paris, membre du club Le Siècle et « diversito-compatible » s’il en est. À ce stade, le chèque-éducation représenterait l’officialisation de la fin de l’école républicaine. C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’est pas appliqué. Trop voyant. Trop symbolique. Il manifesterait trop clairement cette fin : il s’agit en d’autres termes de maintenir la fiction, le manteau vide de l’Éducation « nationale, laïque et publique ». La diversité participe de l’abandon de la méritocratie. De quoi s’agit-il ? De faire entrer des élèves dans des institutions prestigieuses en les exonérant de l’accès classique, en ouvrant une voie privilégiée. Comme si on reconnaissait implicitement qu’ils sont incapables de réussir le concours normal de ces institutions – ce qui est faux, sauf que ce ne serait sans doute pas les mêmes qui seraient admis. À l’inverse, une bonne politique républicaine serait de développer des aides aux devoirs, des bourses d’étude, des internats d’excellence pour aider à la réussite dans ces concours des jeunes issus de milieux populaires.  Avec la « politique de la diversité », il s’agit en fait de former une petite élite hyper-adaptée au système économique et de lui offrir la collaboration (lucrative : les jeunes de la diversité admis dans les grandes écoles choisissent souvent… la finance) avec le turbo-capitalisme tandis que l’immense masse des jeunes de banlieue resteraient l’armée de réserve du Capital. Nous avons donc du côté des gouvernants, de droite comme de gauche, des pédagogistes ou ludo-pédagogistes pour qui chaque jeune doit découvrir en lui ses « savoirs-faire enfouis » et développer un savoir-être basé sur le « vivre–ensemble », une autre formule magique. Et nous constatons dans le même temps que ce spontanéisme éducatif est prôné tandis que la barbarisation de certains jeunes, pourtant bel et bien passés par l’école s’accroît (cf. l’affaire Ilan Halimi). C’est en fait l’abandon de la dimension verticale de l’éducation qui est en cause dans la perte des repères que l’on observe. Il y a toujours eu des gens rétifs à se conformer à une certaine noblesse d’âme. Mais il fut un temps où on enseignait cette noblesse. Chacun savait plus ou moins qu’elle existait, sans s’y conformer pour autant. Désormais, le nihilisme qui se manifeste dans la société et dans l’éducation tend à dire que tout vaut tout, que l’élève doué et/ou travailleur doit être noyé dans le groupe. Pour ne pas « stigmatiser » les nuls. Face à cela, les instructionnistes sont ceux qui disent : il y a des choses à apprendre, et pas seulement des savoirs-être à acquérir. En d’autres termes, le meilleur apprentissage du « savoir-être » – si on tient vraiment à avancer cette notion – c’est le sens de l’effort et du travail. On appelle aussi les instructionnistes les « républicains ». Je suis républicain. C’est de cela qu’il s’agit : d’affirmer que la République est autre chose qu’une démocratie des ayants-droits où chacun serait réduit à un consommateur tranquille, avec une pondération raisonnable d’insurgés incendiaires, de façon à entretenir la peur sécuritaire (bien légitime face à des agressions bien réelles) et à empêcher toutes luttes sociales, si nécessaires pourtant, si légitimes quand le système de l’hypercapitalisme financier attaque les classes populaires, les salariés et les classes intermédiaires avec une détermination sans précédent.


Refaire une instruction publique et républicaine pour former des citoyens qui iraient vers les luttes de libération sociale et nationale du peuple de France, c’est là l’enjeu.


Pierre Le Vigan


Source: http://www.europemaxima.com/?p=2292


Note du C.N.C: Bien que nous ne partagions pas toutes les optiques de "l'école républicaine" qui fleure trop la IIIe République bourgeoise et universaliste, l'ensemble des réflexions apportées sur la destructuration du système scolaire et l'impérieuse necessité de fonder l'unité d'un pays autour d'éléments communs, nous paraissent pertinentes.