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14/06/2013

Méridien Zéro #148: "Classes populaires, classes oubliées"

Ce vendredi, Méridien Zéro reçoit la rédaction de la revue Eléments pour la sortie du dernier numéro consacré aux classes populaires. En seconde partie d'émission, MZ reçoit Gabriele Adinolfi pour faire le point avec lui sur l'actualité chargée des dernières semaines.

Emission animée par PGL assisté de Maurice Gendre.

A la technique, Lord Sergueï.

éléments, classes populaires, gabriele adinolfi,

DIFFUSION DE L'EMISSION LE VENDREDI 14 JUIN


             

03/06/2013

Les relations familiales - partie 3

 

Les relations familiales - partie 3

Au terme de nos deux premières parties, nous avons déploré le manque de lien entre les générations. Ce constat partait du postulat que le lien entre les générations est la condition sine qua non de la pérennité d’une société. En effet les sociétés traditionnelles sont basées sur le respect des aînés et le « jeunisme » apparaît souvent comme un pur produit de la modernité. La presse du système n’hésite pas d’ailleurs à employer de façon surabondante le mot « jeune » qui sonne immédiatement chez nous comme un synonyme de « racaille », par exemple…

Au sein de la famille, le « jeunisme » fait des dégâts, c’est une évidence, mais cette faillite du lien intergénérationnel ne vient certainement pas que des plus jeunes.

Pour partir d’un poncif, la jeunesse n’est que le reflet de la société dans laquelle elle évolue. Si beaucoup de jeunes d’aujourd’hui sont souvent inaptes à se concentrer, désintéressés de leur histoire, préoccupés par des futilités et imperméables à toute vision traditionnelle de l’existence, c’est parce qu’ils sont issus de parents mais aussi souvent de grands-parents qui sont les fossoyeurs de la vieille Europe. Des générations hédonistes, tièdes, dénuées de tout sens des valeurs, qui ont copieusement adhéré au modèle américain d’après guerre, délaissant par là traditions, identité et réflexion sur le présent. Comment serait-il donc possible pour des enfants d’apprendre de gens qui ont eux-mêmes œuvré consciemment ou non au reniement de nos valeurs européennes ?

Alors que nos ancêtres étaient très majoritairement des paysans attachés à leur terre et pratiquant parfois plusieurs langues (nationale et locale), les générations issues du XXe siècle sont majoritairement des urbains travaillant (ou ayant travaillé) dans les services, maîtrisant mal leur langue nationale, ayant oublié leur langue locale et incitant leurs enfants à maîtriser l’anglais, ou le « globisch », pour faire carrière dans des domaines où il est possible de s’enrichir, soit bien souvent des activités méprisées par toute la philosophie européenne et la théologie chrétienne. Réussir socialement, attente quelque peu naturelle, devient malheureusement l’unique but de géniteurs qui n’ont plus rien à transmettre que le goût de l’avoir à leurs descendants…

Alors que nos ancêtres furent souvent des soldats, bien que trop souvent pour de mauvaises causes, la plupart des générations s’émeuvent d’un rien, proclament le chimérique pacifisme intégral et le refus du don de soi, sauf bien sûr quant il s‘agit d’avoir le dernier écran plat en solde ou en promotion (comme l’atteste les bagarres hystériques auxquelles nous assistons chaque année dans les temples de l'hyperconsommation).

Alors que nos ancêtres plaçaient la fidélité comme socle des relations homme-femme, les dernières générations sont celles du divorce, de l’éclatement de la famille, des relations d’un soir et de « l’extension du domaine de la lutte »  aux relations homme-femme.

Bien sûr il ne faut pas fantasmer sur tout cela, le travail agricole est difficile, la guerre impitoyable et cruelle et la femme pouvait être déconsidérée. Il est surtout remarquable de voir comment le XXe siècle marque un tournant anthropologique majeur dont les générations précédentes sont entièrement responsables et la jeunesse actuelle le fruit pourri.

Ainsi, il ne fait pas de doute que le seul moyen d’avoir une jeunesse digne de l’Europe, c’est de l’éduquer dans l’idéal homérique ou chevaleresque. Pour cela, le rôle des parents est capital et tant qu’il y’aura des parents acquis au système libéral-libertaire, il y’aura des enfants désorientés.

Notre plus grand espoir, c’est de constater que de plus en plus de jeunes de 20 ans s’extirpent de la prison dorée libérale pour renouer avec les valeurs traditionnelles. C’est peut-être sur cette génération que repose l’avenir de tout un continent….

Jean

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

02/06/2013

Michel Drac, "La question raciale" sur Radio Courtoisie


Source: Scriptoblog

30/05/2013

Méridien Zéro #146: "Sommes-nous au bord du précipice?"

Ce vendredi, Méridien Zéro reçoit Pierre Jovanovic qui revient d'un tour d'Europe qui lui a permis de prendre la mesure des souffrances et du degré d'exaspération des peuples du vieux continent.

A la barre, Gérard Vaudan accompagné d'Eugène Krampon.

A la technique, lord Tesla.

pierre jovanovic, civilisation, fin d'un système, finance internationale

DIFFUSION DE L'EMISSION LE VENDREDI 31 MAI


          

28/05/2013

Message des Antigones aux Femen

Message des Antigones aux Femen

Source: Les Antigones

23/05/2013

Errances et perspectives de la Manif pour tous

 Errances et perspectives de la Manif pour tous

Depuis la fin de l’année 2012 et l’annonce du projet de mariage pour les couples de même sexe, des millions de Français se sont mobilisés au sein d’un mouvement connu sous le nom de « La Manif pour tous » répondant à l’étiquette marketing de « mariage pour tous ». Alors que la loi a été promulguée au petit matin le samedi 16 mai par le présiflan de la ripoublique, une nouvelle manifestation va avoir lieu le 26 mai. Difficile d’affirmer aujourd’hui qu’elle sera l’ampleur de la mobilisation.

Pour les différentes structures nationalistes, identitaires ou solidaristes ou pour tous ceux qui, non politisés, sont révoltés par ce projet et plus largement par l’attitude du gouvernement, La Manif pour tous présente peut-être quelques limites…

 Un « leadership » douteux

Je ne tiens pas à m’attarder sur la question du « leadership » de LMPT, car il paraît évident que Mme Tellenne (Frigide Barjot) a une grande part de responsabilité dans la réussite du mouvement. En revanche, sa volonté affichée de « plaire », son ostracisme vis à vis des structures dissidentes et révolutionnaires et sa complaisance avec le système (dénonciations, collusion évidente avec l’UMP, …) ne paraissent plus faire d’elle la représente légitime de ce mouvement.

D’autres personnalités ont émergé comme Béatrice Bourges ou Tugdual Derville. La première a été exclue du fait de sa volonté d’initier un « Printemps Français » (nous y reviendrons), le second appartient à la frange militante « pro-vie » des milieux catholiques et vient de lancer un mouvement « Ecologie humaine » qui vise à replacer l’homme au centre de la société. Je n’ai pas vraiment l’impression que l’Homme soit à l’écart de la société… C’est pour satisfaire les besoins humains qu’on pollue les océans, les mers, les fleuves, les rivières ou les nappes phréatiques, c’est pour les besoins humains que des entreprises déforestent au Brésil, en Côte-d’Ivoire ou en Indonésie, c’est aussi pour les besoins humains qu’on pollue l’atmosphère, qu’on enfouit nos déchets radioactifs et qu’on parque des animaux dans des conditions indignes … On a du mal à voir ce que signifie donc « écologie humaine ». En allant sur le site, on constate que la rubrique « Nature » est assortit de « humain », la nature ne serait-elle comprise que comme cadre d’expression des activités humaines ? C’est ici une véritable question philosophique qui se pose.

Une droite festiviste et pacifiste

Au-delà du cas des militants « pro-vies » qui, souvent de droite, n’ont pas forcément d’engagement politique, c’est bien une majeure partie du « peuple de droite » qui s’oppose au mariage homosexuel. J’entends par « droite » les droites identifiées par René Rémond (orléaniste, légitimiste et bonapartiste) et donc n’inclus pas forcément dans « droite » des critères comme "économie libérale" ou "bourgeoisie". Electoralement, si on exclut la « droite bonapartiste » qui correspondrait plutôt au FN et draîne les classes populaires, les autres droites concernent plutôt les classes moyennes et les classes supérieures. Et, autant le dire, ça se sent.

Totalement castrée et américanisée, cette droite festiviste, comme l’aurait probablement affublée Philippe Muray, défile depuis des mois avec des drapeaux aux couleurs horribles, fait des « happening » sur la mode du Tea Party, scande « la police avec nous » et se réunit dans le mouvement des Veilleurs pour lire des poèmes de Gandhi et inscrire les mots paix et liberté avec des bougies. Récemment un militant catholique n’hésitait pas à faire référence à Solidarnosc (le syndicat polonais de Lech Walesa qui contribua, dit-on, à faire chuter le communisme en Europe de l’Est). J’entends bien cette volonté d’œuvrer sur le long terme, dans la paix, c’est précisément ce que nous même faisons depuis longtemps pour certains. Je comprends que pour cette jeunesse de droite catholique qui fréquente les JMJ, le personnage de Jean-Paul II puisse avoir une certaine importance, mais j’ai plus de mal à comprendre ce côté à la fois mou et festif, qui n’est pas en mesure de menacer le Système et qui me paraît même indécent. Personnellement la GPA ça me donne pas envie de danser sur de la techno de supermarché.

Plus d’un million de personnes, pourquoi faire ?

Du coup, cette question : Plus d’un million de personnes, pourquoi faire ? Car autant le dire tout de suite, François Zéro ne reviendra JAMAIS sur sa loi. Je n’ai pas non plus saisi, malgré mon extrême capacité de compréhension, comment nous pouvions être 1.4 million (certains chiffres vont jusqu’à 1.7 million) le 24 mars dans la journée pour se retrouver à une poignée sur les Champs-Elysées (quelques milliers tout au plus) le soir même. Je n’avais pas perçu ce mouvement comme une simple promenade dans Paris, mais bien comme une démonstration de force, et le seul moyen de faire plier le gouvernement aurait été de bloquer Paris. Comment aurait fait le gouvernement si plusieurs centaines de milliers de personne étaient restées dans Paris ? Pour le coup cela aurait sérieusement fait réfléchir le gouvernement, car si on peut déloger à coup de matraque une poignée de jeunes gens, on ne peut pas déloger des centaines de milliers de Français, déterminés à rater des journées de travail pour faire entendre leur voix et par la même à considérablement perturber l’économie (services publics, entreprises privées, etc…) puisque dans le monde moderne le véritable pouvoir est économique. Sans compter les rues et avenues qui auraient été bloquées. Mais on ne refait pas l’histoire…

Tel était le projet du « Printemps Français ». Mais une question s’est tout de suite posée. Pourquoi Béatrice Bourges, ancienne candidate Divers Droite et qui a soutenu Nicolas Sarközy à la dernière présidentielle appelle-t-elle à une « radicalisation » ? La principale crainte pour nous autres est d’être utilisés pour servir la droite conservatrice, l’union des droites ou tout autre forme de projet de cet acabit. Dernièrement, Mme Bourges a appelé à la « désobéissance civile », reprenant probablement la lecture de Henry David Thoreau des Veilleurs parisiens. Il sera intéressant de voir ce que cela signifie…

Cependant nous pouvons mettre au crédit de Mme Bourges, du Printemps Français et même de certains militants de LMPT d’avoir cherché à élargir le débat vers les questions sociales : « Aulnay, pas le mariage gay », « On veut du boulot, pas du mariage homo », etc… Voire vers une fronde en règle contre le gouvernement et le présiflan (« Hollande démission » et la poursuite des membres du gouvernement). Et d'oser manifester devant le Grand Orient de France.

Elargir le débat : une nécessité

En effet c’est aujourd’hui une nécessité d’élargir le débat. Nous ne pouvons pas rester éternellement sur le « retrait de la loi Taubira » qui demeure tout de même une menace secondaire. Les attaques sur les valeurs ont débuté voila bien longtemps et il semble que au-delà du « mariage homo » c’est plutôt l’adoption, les droits de l’enfant, la PMA et la GPA qui sont véritablement en jeu. Les hétérosexuels ayant eux-mêmes dévoyés le mariage en mariage d’amour (d’où le nombre impressionnant de divorces), il ne faut pas s’étonner que toute forme d’amour, à commencer par l’amour homosexuel, demande son « droit au mariage ». Il s‘agit donc aujourd’hui de repenser, comme l’avait fait Napoléon Ier en son temps, à ce que le mariage demeure une institution qui ne concerne pas simplement deux individus, mais le rapport de ses deux personnes avec la société toute entière, au même titre que le mariage religieux engage les mariés vis-à-vis de Dieu. Ce qui nécessite donc de refonder la société et de restaurer l’idée de nation.

Au-delà de ça, il faut impérativement que les zélateurs anti-mariage-homo comprennent que l’offensive libérale-libertaire ne se fait pas que sur ce sujet, mais sur tous les autres et il convient de prendre conscience que le coup porté au CDI par exemple, n’est pas un épiphénomène. Il concerne plusieurs millions de travailleurs et aura un impact sur de nombreuses familles, surement beaucoup plus que le mariage homo… Défendre la famille, c’est défendre le droit à la propriété du logement, à une scolarité de qualité, à un travail digne, à des femmes respectées dans leur singularité et des enfants inclus dans un projet de civilisation qui soit en continuité avec nos valeurs européennes. Au-delà du « mariage homo », c'est sur un projet de société fondée sur l’après-libéralisme qu’il faut s‘interroger.

Un changement de civilisation, et l’immigration ?

Un projet de société est en effet, et le gouvernement l’a bien compris, un projet de civilisation. Car la société implique nécessairement le rapport des individus entre-eux et la civilisation est ce corps culturel qui émane de la société. Une société produit une culture et le rayonnement de cette culture conduit à une civilisation.

J’entends depuis des mois que le mariage-homo est un changement de civilisation. Certes, c’est indéniable, mais les millions d’allogènes qui affluent en Europe depuis des décennies, c’est surement un changement de civilisation encore plus important. D’ailleurs le système ne s’y trompe pas, alors qu’il a imposé le gender à l’école (par la droite, ne jamais l’oublier), il vient de supprimer le mot « race » de la constitution. Processus totalitaire qui consiste à éradiquer des mots pour éradiquer des réalités pourtant bien réelles. Et il va proposer le « droit de vote pour tous » détruisant encore un peu la notion de citoyenneté française qui n’avait déjà plus tellement de sens.

Dépossédés de tout, les Français ont raison de se réveiller et de se lever, le mariage pour tous était l’étincelle qui a allumé la mèche, il ne tient qu’au peuple Français d’écrire une nouvelle page glorieuse et épique de son histoire.

Jean

NB: Le présent texte a été écrit le samedi 18 mai et devait être publié le mercredi 22 mai. En raison du décès de Dominique Venner, nous avons choisi mardi soir d'honorer prioritairement la mémoire de ce grand Européen et de décaler la publication à jeudi. Les quelques lignes de ce texte prolongent modestement ses dernières pensées.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.