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14/10/2015

Chronique de livre: Laurent Obertone "La France Orange Mécanique 2015"

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Laurent Obertone, La France Orange Mécanique (Nouvelle édition 2015)

(Ring, 2015)

En 2013, Laurent Obertone a réussi un coup de force prodigieux avec son premier livre. Grâce au succès de vente considérable de La France Orange Mécanique (plus de 200 000 exemplaires) et au coup de pub de Marine Le Pen, il a injecté un peu de réalité dans les grands médias orthodoxes. Avec lui il n’était plus possible de parler de « sentiment » d’insécurité, mais d’insécurité tout court. Sans surprise, la majorité des acteurs du spectacle d’occupation[1] n’acceptèrent pas la désillusion, les bas-fonds du « vivre ensemble » ne pouvaient pas être remis en cause. Son passage au « spectacle-parler » de Laurent Ruquier[2] était assez révélateur sur ce point. Le climax de l’émission fut atteint avec l’ineffable Aymeric Caron criant hystériquement toutes les inepties possibles, du genre « C’est quoi ces chiffres ? Quelles sont vos sources ? ». C’est qu’il doit bien connaître l’insécurité, lui qui reprocha à Obertone de ne pas dire « que ça va mieux », lui le bien-pense-peu capable de recevoir une protection policière sur demande[3]. Nous, les bouseux incultes, devrons faire sans. Faut dire qu’on n’a pas la chance (ONPC) d’avoir une petite copine au ministère de l’intérieur et d’être dans les petits papiers du gouvernement. Heureusement, comme le dit l’expression populaire :  « Le chien (de garde) aboie et la caravane passe… » Un mois plus tôt, l’Express avait expliqué qu’une partie des chiffres et des faits n’étaient pas cachés, car en accès libre (sic), donc cela prouvait que le livre était une « escroquerie »[4]. Tartufferie journalistique de premier ordre ! L’information doit être communiquée pour être connue. Connaissent-ils vraiment leur métier ? Toutes les calomnies et autres tentatives de mises à mort médiatiques, Obertone y revient longuement dans le prologue de la nouvelle édition (définitive) de La France Orange Mécanique. Dans cette mise à jour, sortie en avril 2015, 200 pages abondants de nouveaux éléments ont été ajoutés (pour un total de 500). Une belle occasion pour en écrire une fiche de lecture.

Raphaël Sorin, directeur littéraire des éditions Ring, qualifie le livre de « puzzle reconstitué ». Je partage son avis. Bien entendu, les faits d’insécurité apparaissent tous les jours sur les chaînes d’information en continu. Toutefois, c’est de l’immédiateté, du spectacle pour rameuter les téléspectateurs et les exciter entre deux pages publicitaires.  Pour connaître l’ampleur de la violence, il est nécessaire de réaliser une mise en perspective. Or, comme le remarque l’auteur celle-ci se révèle impossible avec les médias nationaux, qui traitent l’information avec un filtre idéologique qui minimise ou accentue les actes malveillants, quand ce n’est pas pour les travestir totalement ou les mettre de côté. Cartographier l’étendue des méfaits en tous genres y est également honni. Contentez-vous d’un simple « tout va bien » d’un expert reconnu. Rien à voir ! Circulez ! Neutralité journalistique oblige, interdit de nourrir l’extrême droite avec ce sujet qui manipule les peurs. Hitler, les années 30, l’empire Sith, ne sont jamais loin. Cette hystérie autour de ce sujet n’a pas toujours existé selon l’essayiste. Il remarque que l’arrivée au deuxième tour des présidentielles de Jean-Marie Le Pen en 2002 marqua une rupture dans les médias. Depuis lors, aborder la réalité de l’insécurité, c’est faire systématiquement le jeu du FN. Le livre propose d’avoir un aperçu au-delà de tout parasitage informationnel.

Laurent Obertone décrit une situation catastrophique. Pour s’en rendre compte l’auteur se base essentiellement sur la presse régionale et sur des chiffres fiables validés par le gouvernement lui-même. Derrière la froide et monotone sémantique journalistique, il étaye les faits; le décalage en est souvent saisissant. Certains pourraient interpréter la volonté d’Obertone d’énumérer et de détailler les actes malveillants pour du voyeurisme. Toutefois, élément rare, il n’oublie pas de donner une place aux victimes, souvent oubliées, sans tomber dans l’émotionnel. Nous ne sommes pas là pour jouir d’un bain de sang, mais redécouvrir ce que signifie une « rixe » ou un « viol avec violence ». En outre, l’ensemble de ce qui est montré dans le livre  n’est qu'une infime partie émergée de l’iceberg. Le recensement de tous les délits et crimes apparus dans la presse régionale le 19 janvier 2012 démontre que cette partie visible est déjà énorme. Les chiffres de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) quant à eux, offrent une vision plus globale. Selon cet organisme approuvé par le gouvernement, sans compter les mineurs et les personnes de plus 75 ans, en 2013 on dénombre chaque jour en France:

-          446 victimes de violences sexuelles hors ménage.

-          1 154 victimes de violences physiques ou sexuelles au sein du ménage.

-          1 361 victimes de violences physiques hors ménage.

-          3 567 vols et tentatives de vols de véhicules.

-          4 213 vols et tentatives de vols personnels, dont 1134 avec violences ou menaces.

-          15 616 atteintes contre le logement ou le véhicule

-          19 726 atteintes aux biens[5]

Oui, oui, tous les jours. On pourrait penser comme Caron que « ça va mieux » qu’avant, mais l’essayiste prouve le contraire. Depuis les années 60, la criminalité a explosé à un rythme bien supérieur à la croissance démographique. Par-delà l’aspect quantitatif, elle a également changé de visage, l’avènement de l’ultraviolence en est sa transformation la plus saisissante. Finie la dispute entre deux amis bourrés à la fermeture d’un bar, tournant au vinaigre à cause  d’un mauvais coup de poing. Roger a tué Marcel, il sait qu’il a rompu son contrat avec la société, il ira en prison. Maintenant, laissez place aux agressions gratuites et sans limites pour « cigarette refusée » ou « mauvais regard », aux viols collectifs, aux tortures, aux vols à la chaîne, aux règlements de comptes à l’arme à feu, aux « morts pour rien » (mon expression journalistique favorite)... Tel que dans le film Orange Mécanique, cette ultraviolence s’inscrit souvent dans des dynamiques de groupes où l’absence d’empathie est le caractère primordial.  Pour Obertone, un  groupe violent est une « tribu primitive qui évolue au sein d’une société développée »[6]. La violence naturelle et sociale contre ces nuisibles n’est plus possible aujourd’hui. Premièrement, parce que le Zeitgeist considère que l’agressivité est une pure construction sociale. Deuxièmement, car nous (citoyens) avons donné cette tâche à des institutions destinées à punir. Dans les faits, l’agressivité est en partie innée. Ainsi meurtriers et anti-sociaux auraient un cortex préfrontal plus petit que la moyenne. En outre, la société (via ses institutions) ne tempère plus l’agressivité sans limites de certains individus.

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La justice est devenue l’assistante sociale des criminels. Elle « ne sert plus à punir mais à égaliser »[7]. Les actes d’un accusé  s’expliquent toujours, pour elle, à l’aune des déterminismes sociaux. Elle croit fermement qu’expliquer c’est excuser. Elle ne joue plus son rôle : « Lorsqu’elle s’attarde sur une infraction, la justice ne doit pas chercher à en saisir les causes, c’est là le travail des philosophes. »[8] Aujourd’hui, les antisociaux ne risquent rien à commettre un crime et à récidiver; la culture de l’excuse est toujours dans leur camp. Leur infliger une peine c’est excessif. Ils étaient 100 000 condamnés à l’attendre en 2010, et on ne pensait déjà qu’à réinsérer ces enfants de cœur. Par contre, un bijoutier qui se défend d’un vol n’aura pas le droit à la clémence. Les agresseurs sont des victimes, les victimes des agresseurs. L’humble chroniqueur de cet article pourrait vous énumérer une quantité de preuves, dans le livre, du laxisme judiciaire. Cependant, l’actualité récente l’illustre parfaitement : « Condamné à la perpétuité en 2007 pour trois assassinats à Aix, et à 22 ans pour la mort d'un bijoutier en 2006 rue de la Palud (1e), Noël Mariotti est en semi-liberté ». CQFD !  Pour Obertone les peines prohibitives servent à protéger la société des individus dangereux. De plus, elles servent à tordre les déterminismes sociaux grâce à la dissuasion.  Elles font comprendre à des malfaiteurs potentiels qu’ils n’ont pas d’intérêt à commettre leurs actes au vue de ce qu’ils risquent. Tout être humain normal dispose d’une rationalité partielle certes, limitée, mais réelle pour juger de la pertinence d’une action (sauf dans le cas des fous).

Heureusement pour nous, la priorité des politiques est la sécurité routière. Avec 3 268 morts sur les routes en 2013, on constate une excellente hiérarchisation des problèmes à résoudre. L’ironie mise de côté, la sécurité routière est un des nombreux cache-misère de l’inconséquence politique des élites actuelles, supportée en grande pompe par les médias. Des médias qui préféreront s’intéresser aux viols en Inde alors que selon Obertone, on en compte au moins 264 quotidiennement en France. (Eux aussi ont du mal avec le concept de hiérarchie.) Nous sommes dans une belle idiocratie passionnée par l’austérité, mais curieusement incapable de voir que : « Chaque année, la délinquance et la criminalité coûtent aux victimes et à l’Etat un total d’environ 115 milliards de d’euros ». (page 55)

Avec ce constat accablant, l’écrivain invite à se demander pourquoi et comment notre système cautionne que l’on porte atteinte gravement à ses citoyens, tout en protégeant ceux qui s’écartent de la société par leurs actes. Pour lui, la cause profonde est l’actuelle morale hors-sol dont laquelle nous sommes baignées. Cette Morale du Bien vous la connaissez, elle se cache derrière une novlangue bien rodée : humanité, vivre-ensemble, padamalgam, discrimination, anti-racisme, ouverture, égalité, … Toutes les bonnes âmes du cercle politico-médiatique se livrent bataille pour savoir lequel est le meilleur dans la compétition morale. Bien sûr, derrière tous leurs bons mots, il n’y a que leur ego voulant gravir les échelons. Ils s’indignent de morts à 4000 km de chez eux alors que l’insécurité tue ici. Ils font penser au personnage de Florent Brunel dans les Inconnus :  « Il y a des soirs je me couche, en général vers 6 heures du matin, tu vois. Je pense au tiers monde, tout ça. J'arrive pas à m'endormir pendant un quart d'heure. » Ne pas adhérer à cette morale, c’est risquer l’exclusion du groupe. Cette peur tient en laisse tous les compétiteurs… Le problème de cette morale hors-sol est qu’elle est trop loin des réalités biologiques/anthropologiques de base. Elle veut tout faire pour échapper au bon sens et à la réalité, quitte à excuser des meurtriers, et à cracher sur des victimes. Elle est par ailleurs truffée de contradictions qu’aime relever l’écrivain : « La diversité, c’est bien, le métissage c’est mieux. Convenez que faire disparaître la diversité est une curieuse façon de la célébrer. »[9] Cette morale est largement répandue dans la population grâce aux médias, composés en très grande majorité de journalistes de gôche et d’extrême gauche suivant les désirs de leurs directions. C’est la télévision qui a distillé cette morale le plus efficacement. Le petit écran a informé la population, il l’a littéralement mise en forme : « Les gens participent à la même compétition morale que les journalistes. Il est remarquable de constater combien n’importe qui s’obstine à avoir une opinion sur n’importe quoi. Les individus qui appartiennent au groupe de ceux qui savent en tirent une gratification sociale.  »[10] Même si l’auteur ne le mentionne  pas, je trouve qu’on voit bien la continuité de cette compétition parmi certains vidéastes d’internet populaires. Ils critiquent les médias et les politiques, car ils perçoivent des contradictions, mais ils sont pire qu’eux. Ils ont gardé la même idéologie et se plient en quatre pour montrer qu’ils sont les champions du Bien. Ils nazifient tout ce qu’ils peuvent, sauf les membres de leur diversité bien chérie. Une réflexion-type de ces Héraclès de la pensée est à peu près comme cela: « Quand c’est diversité, Religion = Islam = Paix = ChancePourNous. Quand c’est autochtone, Religion = Catholicisme = Croisades = Guerre = Oppression = Proto-Nazisme.  » Attention, à les entendre, ils sont plus nuancés que les journalistes…  Ne leur parlez pas de la sur-représentativité statistique de certaines communautés dans la délinquance, alors que comme le démontre Obertone, c’est un fait avéré. Au lieu d’aider, ces populations en difficulté, ils crient au complot. Ils sont incapables de voir la différence quand elles ne cadrent pas avec leurs fantasmes.

Le livre d’Obertone est assez clinique. Toutefois, il n’est pas dénué d’humour que l’auteur sait distiller avec parcimonie : « Manuel Valls a sérieusement proposé d’assigner les clandestins à résidence – parce qu’ils en ont ? – tout en les aidant à repartir. Autant salarier les voleurs et offrir des prostitués aux violeurs, on gagnera du temps. Valls a ensuite expliqué que le processus de naturalisation était « discriminant » (La Croix, 18/10/12).  Et le feu, ça brûle. Un choix, c’est discriminant. Le mérite, c’est discriminant. Un concours, c’est discriminant. Quand on aspire à être accepté par des gens – et à fortiori par un pays -, on s’attend à être discriminé. Mais pour Manuel, ce n’est pas comme ça que ça marche. La naturalisation, c’est un droit de l’Homme, ce sont les Français qui doivent être discriminés : on ne leur demande pas leur avis. Ils disent oui et merci. Sinon, ce sont des racistes. »[11]

Pour conclure, je pense que le malheur de notre époque est que l’on cherche plus à taper sur les gens qui dénoncent la criminalité que sur les vrais « nuisibles » et à ce qui les produits. L’iceberg est à l’horizon et les intellectuels de salons préfèrent parler de la couleur du manteau de celui qui a dit qu’il y avait une catastrophe imminente. Nier le réel ne l’annule pas même si cela peut ralentir la chute. On peut remarquer que la Morale du Bien est train de mourir sous l’irruption répétée du réel. Malheureusement, une autre morale hors-sol commence à avoir le vent poupe. On la voit se manifester dans les commentaires et les discussions sur l’insécurité. 

PS : Cet article n’était que l’humble avis d’un simple lecteur. Je n’ai pas pu aborder de nombreux passages intéressants du livre, notamment sur la police ou les sous-sociaux. Je m’en excuse et vous invite à vous procurer le livre.

Valentin / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.



[1] Spectacle d’occupation est ma traduction de show business.

[2] ONPC, 2 mars 2013 https://www.youtube.com/watch?v=pjMpVy3ZiFw

[5] Page 50 

[6] Page 149 

[7] Page 238 

[8] Page 224 

[9] Page 468 

[10] Page 324 

[11] Page 216

12/10/2015

Regard sur l’actu #19 : La France rance, pays de salauds !

Regard sur l’actu #19 : La France rance, pays de salauds !

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La discrimination: un vice français

Horreur ! Une nouvelle étude sur les discriminations à l’embauche vient de paraître et confirme ce que l’on pressentait : les Français sont racistes. Les salauds ! En effet, avec un titre comme « En France, Mohammed a quatre fois moins de chances d'être recruté que Michel », on peut s’attendre au pire…Les chiffres sont éloquents: « un candidat perçu comme musulman pratiquant a deux fois moins de chances d'être convoqué en entretien qu'un catholique pratiquant (10,4% contre 20,8%). L'écart est encore plus grand si l'on isole les hommes: 4,7% contre 17,9%, du simple au quadruple. » Les plus discriminés seraient les hommes musulmans pratiquants, allez savoir pourquoi… Mystère et boules de shit ! Ne pensez cependant pas que le vieux fond antisémite des Français ait disparu : « Ces discriminations frappent aussi les juifs pratiquants, mais moins. Leurs chances d'être convoqués sont inférieures de 24% à celles des catholiques. » Le couperet tombe enfin : les musulmans "sont beaucoup plus discriminés" par rapport aux catholiques en France "que ne le sont les Afro-Américains par rapport aux Blancs aux Etats-Unis." Remettons les choses en ordre : les Etats-Unis sont minés par une discrimination positive qui défavorise systématiquement les Blancs. Mais la France n’est pas en reste et de nombreux emplois sont, de fait, réservés à tout ce qui présente un faciès exotique. Ces secteurs d’activité ont-ils été pris en compte dans cette étude ? Poser la question, c’est y répondre. Replaçons toutefois les choses dans leur contexte : face à la montée du FN et aux problèmes posés par l’immigration en général, le système politico-médiatique relance une offensive générale contre le « racisme ». Si vous avez le temps, allez verser une larme en regardant ce reportage de France 2, sorti simultanément à l’étude précitée. L’on vous y prouvera à quel point les patrons vichystes rendent la vie impossible à leurs employés de couleur. Et c’est triste ! Qu’ils sachent, ces esclavagistes modernes, qu’ils risquent jusqu’à 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende s’ils persistent dans leurs amalgames !

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Les Français sont des salauds

Pour combattre le racisme, rien de mieux que la diversité imposée, foi de Cazeneuve ! Ce grand serviteur de l’Etat et de la France compte bien vous faire bénéficier de l’arrivée des « réfugiés » jusque dans vos campagnes. "A partir d'aujourd'hui (le 8 octobre), ces réfugiés seront répartis dans des logements en zones non tendues grâce à la mobilisation des collectivités locales, c'est-à-dire là où il n'y a pas de tensions sur le logement, dans les campagnes". Voici le programme pour l’instant : la Haute-Marne, la Haute-Loire, la Champagne-Ardennes, puis le sud de la France. Ils y seront bien installés, n’en doutez point. Grâce à la baisse de vos APL, le gouvernement va en effet économiser (ce sera bien la première fois !) 225 millions d’euros en 2016 et 314 millions en 2017… Pour mieux les utiliser dans de nouveaux projets porteurs d’espoir : 150 millions pour construire de nouveaux HLM et 120 millions « pour renforcer les capacités d'accueil des réfugiés ». Espérons, avec Cazeneuve, Hollande et compagnie, que ces mesures décideront enfin les Français à réaliser que les « nouveaux Montaigne », pour reprendre notre ami Francis Huster, sont une chance pour la France. Quoique, si la loi pouvait les y forcer, ce ne serait pas de refus car ce peuple de bigots et d’égoïstes est indécrottable ! Un récent sondage de l’Ifop nous apprend en effet que :

-67 % des Français « souhaitent réserver les allocations familiales et les aides au logement aux ressortissants de l'Union européenne. »

-61 % des personnes interrogées « souhaitent la suppression de l'aide médicale d'État (AME), qui permet aux immigrés clandestins de bénéficier de soins médicaux gratuits en France. »

-43 % des sondés approuvent « le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui a construit un mur le long de la frontière avec la Serbie, pour empêcher le passage des migrants. »

-83% d’entre eux désirent « l'expulsion systématique, à l'issue de leur peine, des étrangers condamnés pour des crimes et délits »

-82% souhaitent «  un renforcement des critères d'obtention de la nationalité française pour mieux respecter le principe d'assimilation. »

Convenons-en : il faut agir. Et vite ! Étrangement, plus la France se colore, plus le "racisme" explose... Pourquoi? Mystère. 

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Notre citadelle : la République

François Hollande, avec sa détermination habituelle, ne s’en cache pas. Pour lui, la France, c’est la « multiplicité ». Encore un nouveau concept ! Mais, écoutons-le plutôt car son lyrisme assimilationniste frôle parfois le sublime lorsqu’il évoque notre pays : "La France n'est pas une identité figée dans le marbre, elle n'est pas une nostalgie qu'il faudrait conserver, un corps vieilli avec un sourire fatigué, la France est une espérance (...), la France est un renouvellement permanent et une volonté de participer pleinement à la construction du monde". Quelle émotion ! Les sentiments doivent cependant s’effacer devant l’urgence de la tâche! Le temps est effectivement compté avant que le nazisme ne revienne en Europe. L'affaire Morano a tellement ébranlé le pays que l'heure n'est plus aux mots! « Le gouvernement présentera "d'ici à la fin de l'année" un texte pour faire de "toute inspiration raciste ou antisémite" une "circonstance aggravante pour une infraction" » et ce quel qu’en soit l’auteur ajoute-t-on sans rire ! « La République ne connaît pas de races ni de couleurs de peau. Elle ne reconnaît pas de communautés. » continue le chef de l’Etat… Pas de communautés ? Réellement ? Et qu’en est-il des communautés juive et musulmane dont on nous rabâche les oreilles à longueur de temps ? La seule communauté non reconnue par la Ripoublique française est blanche et européenne. Aux autres, on a déroulé le tapis rouge depuis des décennies mais le double discours prétend qu’elles n’existent pas. Comme les races… Quoi qu’il en soit, le gouvernement va encore une fois renforcer l’arsenal juridique contre le « racisme » vu qu’il ne peut plus faire que ça, engoncé dans son impuissance et dans son fanatisme droit-de-l’-hommiste. Ne perdez pas espoir : « En France, il y a une ressource qui est la République » nous rappelle le scootériste. Nous voilà rassurés comme des victimes de récidivistes !

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« Nous permettez-vous de vous garder en prison ? »

La question devrait être posée aux dits récidivistes car c’est sans surprise que nous découvrons que « 236 personnes incarcérées, à qui une permission de sortie a été accordée, ne sont jamais revenues en prison depuis janvier 2015. C'est donc 236 évasions qui ont eu lieu depuis janvier dernier, soit une par jour. » Tranquille la vie, on comprend que la prison inquiète assez peu la racaille… qui, en général, n’y va que pour peu de temps (quand on a eu la sévérité insupportable de l’y envoyer, ce qui devient rare et constitue une discrimination certaine). Pourquoi se barrer en plus ? On peut fumer des joints, téléphoner ou aller sur facebook en toute quiétude.

Vous l'ignoriez ? « Toute permission de sortie est potentiellement sujette à l'évasion. Rien de plus simple pour un détenu de ne pas revenir après un rendez-vous à l'hôpital, un enterrement ou un rendez-vous administratif : la majorité n'ont pas besoin de se jouer des gardiens de prison puisqu'ils vont et viennent librement, sans policier sur leurs talons, ou même un bracelet électronique. » Pas grave, de temps à autre un récidiviste se fait un peu remarquer comme celui qui, fraîchement évadé, a tiré sur un policier de la BAC à Saint-Ouen. Mais on va éviter de faire l’amalgame si vous le voulez bien. Même quand on clame haut et fort qu’on va s’évader de prison, personne ne réagit. Cette affaire en témoigne : le Juge d’application des peines n’ayant pas voulu stigmatiser un dealer récidiviste.

Attention toutefois à ceux qui voudraient jouer les filles de l’air à l’avenir ! Valls et Taubira sont sur l’affaire et bien décidés à agir ! Tremblez ! Comment ils vont s’y prendre ? On ne sait pas, les effectifs étant insuffisants partout pour tenter quoi que ce soit. « Aucun des deux ministres n'a […] évoqué le port de bracelets électroniques systématique pour les détenus en permission de sortie. » Trop logique probablement.

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Pauvres ? Endettés ? Harcelés ? Ils l’ont voulu !

Laissons cependant ces problèmes annexes que sont la sécurité publique ou la situation économique du pays pour nous recentrer sur les vrais problèmes : le racisme, l’antisémitisme et les discriminations qui rongent la France. Sans compter la sécurité sur la route, l’autre obsession du gouvernement. Ce dernier n’a d’ailleurs pas hésité à cacher la baisse significative de la mortalité sur les routes en septembre (-17,4% tout de même) afin de  justifier de nouvelles mesures répressives à l’égard d’automobilistes plus surveillés en France que les futurs terroristes ou que les dealers récidivistes.

Les Français s’enfoncent dans la pauvreté ? On s’en fout, ils sont racistes. D’après une récente étude, « 11,4 millions de Français disposent de moins de 10 euros par mois une fois qu’ils ont payé leurs dépenses courantes (impôts, loyer, gaz/électricité, téléphone) ». Cela représente tout de même près de 6 millions de ménages chez ceux-qui-vont-se-faire-remplacer ! De plus, on apprend que l’épargne est quasiment inexistante et que les difficultés pour atteindre le mois suivant sont énormes pour la moitié de la population. Mais là n’est pas le plus inquiétant : « Près de quatre Français sur dix ne tiendraient même pas un mois sur leurs réserves en cas de chute de revenu, et un sur cinq même pas une semaine. » Une seule manière de surmonter la crise : accueillir un ou plusieurs migrants chez vous. Surtout si vous êtes une femme !

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Et la dette publique dans tout ça ? Est-elle plus ou moins importante pour la santé de la France que le racisme qui sévit ? Pas certain vu que les gouvernements successifs se font un plaisir de la creuser cette dette. Mais qu’est-elle donc? Définition : « L'ensemble des emprunts contractés par les administrations publiques. Elle représente donc la dette de l'État, ainsi que celles des collectivités territoriales et des organismes de Sécurité sociale. C'est l'ensemble des emprunts contractés par ces trois sous-secteurs. La dette de l'État en constitue la plus grosse part (1632,8 milliards d'euros à fin 2014) »

Vous aimez les chiffres ? La dette publique s’élève à « 2105,4 milliards d'euros au 30 juin, soit l'équivalent de 97,6% du produit intérieur brut (PIB). » Voici ce qu’on peut lire dans Le Figaro :

« L'année 2014 a signé un record hautement symbolique pour la France: la dette publique de notre pays a dépassé la barre des 2000 milliards d'euros. Elle a doublé en l'espace de 12 ans et quadruplé en seulement 22 ans. Depuis 1978, elle a été multipliée par 27! Ainsi la dette publique française équivaut presque à une année de richesse créée dans l'Hexagone: le taux de dette sur le PIB atteindra 96,3% à la fin de l'année selon les dernières estimations du gouvernement. Du jamais-vu. Jusqu'au milieu des années 1980, ce taux ne dépassait pas les 30%. Notons que depuis 2014, la tendance est à la stabilisation du taux de la dette publique sur le PIB. »

Plus aucun budget en équilibre depuis 1975 ! Belle performance ! Encore faut-il rappeler que ça a été une volonté de l’Etat français de se retrouver enchaîné de la sorte. Sous la présidence de Pompidou, ancien de chez Rothschild, et alors que Valéry Giscard d’Estaing était ministre des finances fut votée la fameuse loi du 3 janvier 1973 dite « loi Rothschild ». Celle-ci a délibérément enchaîné la France à la finance internationale en empêchant l’Etat d’emprunter à la Banque de France comme c’était le cas auparavant. Ces prêts étaient sans intérêts. La France a donc décidé elle-même d’abolir sa souveraineté en se forçant à emprunter, avec intérêts, aux banques privées. Voilà la cause de notre asservissement à cette dette qui a été permise par des traîtres et qui n’a fait qu’exploser en 40 ans à cause d’autres traîtres qui n’ont rien fait pour inverser la vapeur.

Ce sont ces traîtres qui sont la principale cause du délitement de notre pays à tous niveaux. Les exemples pris dans cet article n’en sont, vous le savez bien, qu’un très maigre aperçu. Si les dieux le veulent, notre justice sera impitoyable envers eux et ils paieront enfin.

Rüdiger/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

11/10/2015

Guerrier 2.0

Guerrier 2.0
 
Sur le champ de bataille depuis l'aube, les yeux fatigués par l'agressivité lumineuse de l'écran de son Mac, Edouard pensa qu'il pouvait s'autoriser une courte pause. Dès le réveil, renonçant à un quelconque petit-déjeuner, il avait vaillamment combattu, enfonçant le bataillon Azov sur Fabecook et ridiculisant les hiérarques corrompus du régime fantoche ukrainien via Twitter. Vladimir Poutine, l'homme-ours, le nouveau Tsar, mi-politicien, mi divinité, ultime espoir du monde libre - dont le visage à la fois viril et rayonnant d'intelligence malicieuse faisait office de fond d'écran - semblait lui sourire avec confiance et gratitude.
 
Edouard, à 21 ans, était déjà profondément déçu par la politique. Nationaliste radical, membre successivement de trois groupuscules qu'il avait été contraint de quitter suite à des divergences idéologiques insurmontables, il avait préféré « prendre du recul » et ne croyait plus vraiment à la « cause ». Il avait donc peu à peu renoncé au militantisme traditionnel auquel il avait tant sacrifié, ayant même été collé au concours d'entrée de l'ESSEC suite à une dénonciation politique qu'il n'avait jamais pu prouver mais qui n'en était pas moins évidente et certaine. Désormais, toutes ses espérances reposaient à l'Est, dans la figure du maître du Kremlin dont - il le savait maintenant - les chars seuls pourraient un jour libérer sa bonne ville de Montauban de l'occupation mahométane qui le contraignait à vivre quasiment barricadé dans l'appartement familiale dès que la nuit était tombée. Il fallait bien être le dernier des vendus à la CIA pour ne pas se rendre compte et admettre que l'avenir de la civilisation européenne se jouait dans le Donbass, région dont il ignorait l'existence il y a deux mois encore et dont il envisageait aujourd'hui de se faire tatouer le drapeau sur le muscle, timide mais nerveux, de son bras droit.
 
Harassé par les confrontations de la matinée, il s'octroya donc un moment de répit bien mérité. Sur Google, les recherches « Marion Maréchal nue » et « Marion Maréchal sex-tape » n'ayant donné aucun résultat, il se rabattit sur Youporn et un classique « Pregnant teen gang bang ». Après quelques instants de frénétique copulation collective et un léger gémissement satisfait, il interrompit la vidéo. Son sexe mollissant dans sa main encore légèrement tremblante, le foutre répandu sur le contreplaqué du bureau, il pensa qu'on trouvait vraiment des choses dégueulasses sur internet et qu'il serait sans doute bon d'écrire un petit billet pour dénoncer cet état de fait, nouvelle preuve de la décadence occidentale. Enfin, il ferait ça lorsque la guerre lui laisserait un peu de temps... Rasséréné et apaisé, il pouvait maintenant remonter au front. Il n'était que temps d'ailleurs car, depuis Saint Martin en Ré, Werwolf88 avait lancé une contre-attaque d'envergure en diffusant une vidéo montrant de membres présumés du FSB sodomisant des chatons devant les yeux ruisselants de larmes de leurs légitimes propriétaires. Le coup était d'importance car le post avait déjà été « liké » plus de trente fois et une quinzaine de commentaires rivalisaient dans l'exclamation horrifiée et le haut-le-coeur scandalisé ! « Egorgez-vous entre vous tant que vous voulez, tas de barbares, mais ne touchez pas aux animaux, si mignons et si innocents ! » était l'idée plus ou moins centrale. Personne ne remettait en cause l'authenticité et la fiabilité de l'information. Edouard se devait de réagir, rapidement et efficacement. Il hésita entre la diffusion du témoignage d'un paysan ayant observé des membres du Pravy Sektor jouant au football avec la tête d'un prisonnier pro-russe ou celle d'un article du blog « Je kiffe la Russie » expliquant que les bataillons de volontaires ukrainiens étaient en fait commandés par des officiers SS cryogénisés en 1945. Ne parvenant pas à trancher, il publia les deux textes, non sans adresser un doigt d'honneur rageur à Werwolf88 et à sa clique altantico-européiste !
 
L'ennemi paraissait passablement sonné par la fulgurance et l'efficacité de sa réaction. Il restait sans réponse. Le cliquetis des souris électroniques semblait suspendu, peut-être étaient-elles enrayées. Le fumet de la victoire s'exhalait des réseaux sociaux et couvrait presque celui du tas de linge sale qui jouxtait le bureau. Le doux soleil d'Austerlitz glissait au travers des persiennes mi-closes. C'était le moment idéal pour s'égarer dans quelques escarmouches sur des sujets moins tragiques et fondamentaux. Une petite note pour expliquer comment Jean-Marie Le Pen aurait dû gérer le Front National depuis 20 ans, une brève lamentation sur la destruction des églises, ces précieux symboles de notre culture et de notre identité où il ne mettait jamais les pieds, un bref commentaire discrètement scabreux sur la photo d'une jeune militante en maillot de bain, une citation de Drieu et une de Bloy, pour la forme, quelques réflexions sur l'importance du grec et du latin à l'école, la défense de la corrida, la nécessaire sévérité dans l'éducation des enfants...
 
Edouard était en verve, exalté par son nombre quotidiennement croissant de « followers » et « d'amis », mais il fût bientôt interrompu dans son offensive tous azimuts par la voix maternelle l'invitant à se rendre à table pour dîner.
 
- « Doudou, viens vite, ça va refroidir ! »
 
On reprendrait les hostilités un peu plus tard, après la tarte au citron meringuée et la finale de « Master chef ».
 
Xavier Eman
 
(In revue Eléments, numéro 156)

05/10/2015

Les pseudo-réfugiés : une arme au service des fossoyeurs de l’Europe !

Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. Cette maxime, essentielle pour comprendre la géopolitique, s’applique une fois encore à la crise migratoire que subit l’Europe. En effet, un certain nombre de pays (et de forces politiques non étatiques) dits alliés ou "amis" de la France ne se privent pas pour utiliser l’invasion des migrants à leurs fins. Lesquelles ? Affaiblir l’Europe de l’intérieur ; y acquérir une influence toujours accrue par le jeu d’intérêts divers mais aussi préparer l’avenir. Celui-ci est incertain, l’Europe n’ayant jamais été si faible et si perdue qu’aujourd’hui… Des visées économico-stratégiques aux délires idéologico-mondialistes ou religieux, de nombreux acteurs lorgnent sur l’Europe et se réjouissent des difficultés qu’elle connaît. En voici deux exemples.

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Préparer l’avenir, considérer la longue durée… C’est ce que font les richissimes Etats du Golfe. Bien plus apparentés que nous aux « migrants », ils ne sont curieusement pas une destination prisée par ceux-ci… Et pour cause ! En Arabie Saoudite ou au Qatar, la solidarité est un mot qui n’a pas le même sens qu’ici. On sait y être pragmatique. Premièrement, « les pays du Golfe ne sont pas signataires de la Convention des refugiés de 1951 et n’ont aucun engagement dans ce sens » lit-on ici. Deuxièmement, ils craignent d’être submergés par des hordes de réfugiés qui pourraient devenir des facteurs de déstabilisation intérieure. Dernièrement, ils savent bien que l’Europe va s’affaiblir encore plus et s’islamiser de concert. Donc, les « réfugiés », ils nous les laissent de bon cœur mais sont prêts à débourser ce qu'il faudra pour des centaines de nouvelles mosquées ! Ou même à payer leurs études comme le prévoit un protocole signé discrètement entre La Sorbonne et l'émir du Qatar. La première n'a pas pu résister à l'appel du pognon: 1,8 millions d'euros sur 3 ans pour une centaine d'étudiants qui seront choyés comme jamais! Ces Etats du Golfe sont pragmatiques (et militants) : ils voient une Europe qui s’enfonce dans une crise ethnique qui sera de moins en moins contrôlable. Ils se doutent bien que les musulmans seront amenés à jouer un rôle de plus en plus important sur notre sol. Le « pouvoir des ventres » joue en leur faveur, leur force communautaire également, le système droit-de-l'-hommiste idem. Que leur manque-t-il ? Des élites prêtes à remplacer celles qui existent pour le moment. C’est là qu’on comprend pourquoi le Qatar tient tant à faire étudier des « migrants » chez nous… Les musulmans n’ont que peu d’élites en Europe et seul Attali peut oser prétendre que « 98 % (des musulmans) s’intègrent, sont médecins, avocats, journalistes ». Pour l’instant. Le jour où ils seront majoritaires dans nos pays, il ne leur manquera plus que des élites… Élites qui seront toutes dévouées à ceux qui leur auront mis le pied à l’étrier. Étant donné l’énorme influence de l’Arabie Saoudite et du Qatar sur la politique française actuelle (De Villiers le rappelait encore récemment sur BFMTV), il y a de quoi sérieusement se méfier.

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Ce n’est un secret pour personne : toutes les forces du système cosmopolito-mondialisé soutiennent le déferlement des pseudo-migrants sur notre continent. Nous avons multiplié les exemples dans le Regard sur l’actu #18 qui revient amplement sur la question (partie 1 et partie 2). Ils en rêvent : nous détruire en tant que peuple et en tant que puissance. Ces gens-là haïssent tout ce que l’Europe représente, ses traditions, son histoire, sa grandeur passée. Ils ne supportent pas de la voir toujours debout. Ils constatent bien que de plus en plus d’Européens redeviennent conscients et entrent dans diverses formes de résistance. Ils auront pourtant tout essayé : de la culpabilisation collective à l’invasion par le tiers-monde… L’oligarchie mondialisto-financière, celle qui décide à Washington ou à Bruxelles, ira jusqu’au bout. L’un de ses principaux acteurs, le militant juif milliardaire Georges Soros, habitué des sales coups tout autour du globe, ne s’en cache pas. Dans une récente lettre ouverte, ne déclare-t-il pas que “[…] l’UE doit accepter au moins un million de demandeurs d’asile par an… L’UE devrait donner 15 000 euros par demandeur d’asile pendant les deux premières années afin de leur assurer un logement, des soins, une éducation”. Je sais, Soros a des problèmes avec les chiffres… Mais Attali, c’est pareil. Voyez plus haut son histoire des 98%... Et pour mieux nous endormir, ces tarés pour qui notre destruction est une guerre sacrée utilisent toutes les ficelles possibles et imaginables. La tromperie dont ils abusent les fait avoir des discours délirants dans le style Attali : « Ces gens-là (les « réfugiés ») vont faire de l’Europe, la première puissance du monde. ». Sachant que cette clique ne jure bien souvent que par Israël, allons voir un peu ce qu’il s’y passe. De réfugiés, on n'en veut pas sur le territoire de l'Eretz! Netanyahu le dit d'ailleurs bien fort: «Nous ne laisserons pas Israël être submergé par une vague de migrants illégaux et d’activistes terroristes». On va donc laisser les Européens se débrouiller avec et sombrer avec... Bingo, IsraAID, organisation financée par le B’naï Brith fait tout son possible pour aider les "réfugiés" à atteindre l'Europe. Forte de son expérience, l’organisation israélienne est présente en divers points de notre continent (îles grecques, frontière Croatie-Hongrie) afin d’accompagner les clandestins tout au long de leur « voyage » (eh oui ! ils sont en voyage… du tourisme économique!). En lien direct avec les groupes de pression juifs aux Etats-Unis et avec le gouvernement israélien, on aurait bien du mal à ne pas voir quel jeu trouble joue IsraAID et par effet ricochet, tous ceux qui la supportent et la financent.

La crise migratoire que nous connaissons n’est malheureusement pas le seul vecteur des attaques subies par le vieux continent. Pas d’amis, l’Europe n’a pas d’amis et ne pourra compter que sur elle-même. Elle a dominé le monde avant 1914. C’est maintenant le reste du monde qui veut la dominer et qui utilisera pour cela tous les moyens possibles.

Rüdiger/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

21/09/2015

Regard sur l’actu #18: Crise migratoire. Partie 2: Le système avec eux et contre nous.

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Cet article sur la crise migratoire en cours en Europe est la seconde partie de ce Regard sur l'actu. La première partie se trouve ici et a pour titre "Européens contre "réfugiés"

 

Crise migratoire. Partie 2: Le système avec eux et contre nous.

 

Profiteurs et/ou alliés

L’élan pseudo-philanthropique envers les « migrants » est à mettre en parallèle avec la détestation de la population blanche de nos pays. Alors qu’on abandonne complètement les Calaisiens à leurs problèmes, on ne sait quoi faire pour les nouveaux-arrivés de la « jungle ». En voilà de pauvres gens qu’il faut aider ! A la différence des nos français nécessiteux qui, eux, ne sont qu’excréments. Il leur manque couleur et exotisme pour bénéficier des largesses de tous les bien-pensants j’imagine… Encore faut-il que ces largesses soient réellement sincères. J’en doute. Tous les ennemis de la France et de l’Europe sont prêts à aider les « migrants ». Pas forcément par bonté de cœur, pensez… Mais surtout pour combattre ce que nous sommes et pourrions être. Ou alors pour (continuer à) exister dans la machine médiatique comme c’est le cas de toutes ces célébrités soi-disant « engagées ». Entre la gourde pro-métissage Clémentine Célarié, l’handicapé mental Francis Huster qui pense qu’on va accueillir « les futurs Montaigne » et l’appel des 66 « artistes » (Canet, Adjani etc), nos « réfugiés » ont des soutiens de poids !

Sans compter tous ceux pour qui la vague migratoire a des retombées en argent sonnant et trébuchant.  Les passeurs ont forcément des complices bien placés… On en a en France et ailleurs, c’est évident. Sans parler de ceux qui se partagent les miettes à l’image de cette consule honoraire en Turquie qui vendait des canots aux « migrants ». Pour le reste, regardez une fois encore le patronat qui se réjouit de voir arriver de nouveaux esclaves taillables et corvéables à merci. Prenons le cas allemand si vous le voulez bien. « Les entreprises se réjouissent de cet apport inespéré en main-d’œuvre potentielle alors que la population allemande vieillit. La République fédérale est en train de développer un modèle d’intégration des migrants inédit en Europe. » On lit plus loin que « sous la pression du patronat, le gouvernement a déjà assoupli les conditions d’accès au marché du travail. Depuis novembre 2014, les requérants sont autorisés à travailler ou à entamer une formation professionnelle dès trois mois après leur arrivée dans le pays, au lieu de neuf mois auparavant. En Europe, seule la Suède ouvre les portes de ses entreprises dès l’arrivée des migrants. Autre requête du patronat allemand: les entreprises ne seront plus obligées dès novembre prochain de soumettre leur projet d’embauche d’un requérant à l’Agence pour l’emploi, qui devait jusqu’alors vérifier qu’aucun candidat allemand ou membre de l’UE ne pouvait prétendre à l’emploi. » On ne fait que le répéter : Capitalisme = immigration.

Les grands groupes industriels ne sont pas en reste. Eux qui n’ont toujours pensé qu’à leurs propres intérêts et n’ont fait que mépriser les travailleurs du cru… Que cela cache-t-il ? Je cite l’article de France 3 Auvergne : "Air Liquide, Michelin, Sodexo et Total s'engagent, dans le cadre qui sera fixé par les pouvoirs publics, à venir en aide aux réfugiés par des actions concrètes liées à leurs domaines d'activités, à leur savoir-faire, à leurs compétences et aux moyens opérationnels dont elles disposent", ont indiqué ce quatuor de groupes tous cotés en Bourse, dont trois industriels membres du CAC 40, dans un communiqué commun. "Il s'agira par exemple de la mise à disposition de locaux, de dons de nourriture et de produits de première nécessité, de l'accès à des soins de santé, de la prise en charge de frais d'accueil ou encore d'accompagnement professionnel, de formation et d'apprentissage". On cherche de la main d’œuvre pas cher ? Pierre Gattaz, patron du MEDEF, dit bien que l'organisation patronale souhaite "une intégration plus efficace de ces migrants" et y travaille activement. Eh oui, continue-t-il: "(il faut) les accueillir, on ne peut pas faire autrement"! C'est inéluctable, comprenez-vous...

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Tous pour eux !

Les élans que je viens d’évoquer sont totalement dans la direction prise par le Système dans cette affaire. L’occasion est trop bonne pour en finir avec l’Europe: nos élites mondialisées et corrompues travaillent de concert, consciemment ou non, à réaliser les plans de tous ceux, Etats-Unis en tête, qui veulent détruire notre continent et son influence par le biais de cette crise migratoire.

En France, tous les nuisibles chantent de concert les louanges des « migrants » et la nécessité impérieuse de les accueillir. Gouvernement, politiques, personnages médiatiques. Tous complices, tous pourris ! Bien loin du peuple et de son avis sur la question, ils sont accompagnés par les médias avec qui ils n’hésitent pas à déclarer les inepties les plus culottées ! Il serait impossible de toutes les citer mais je ne résiste pas à l’envie de vous faire profiter des plus croustillantes. La première vient d’Emmanuel Macron pour qui « l’arrivée de réfugiés est une opportunité économique ». L’ancien de chez Rothschild continue sur sa lancée : «C'est d'abord notre dignité et c'est aussi une opportunité économique car ce sont des femmes et des hommes qui ont aussi des qualifications remarquables». Oui, aussi remarquables que tous les immigrés non-blancs arrivés en Europe ces dernières décennies dont on connaît parfaitement les qualités…  Jacques Attali, comme d’habitude, fait preuve d’une chutzpah incroyable en déclarant que, certes, nous n’avons encore rien vu mais surtout que nous avons de la chance de recevoir tous ces pseudo-réfugiés qui sont les messies de notre continent : « Ces gens-là vont faire de l’Europe, la première puissance du monde. L’intégration espagnole et italienne en Belgique est un succès. On ne voit que les problèmes de l’intégration musulmane mais pas les succès qui sont nombreux. En France, on a quelque 5 millions de musulmans dont 98 % s’intègrent, sont médecins, avocats, journalistes. Normalement, ce qui se passe avec les migrants devrait entraîner la construction d’une Europe plus intégrée, plus puissante, se donnant les moyens de recevoir ces personnes. Leur arrivée est une incroyable chance car cela transforme la démographie européenne. Et nous, au contraire, on a une réaction de petits. »

Une réaction de petits. Attali devrait aller plutôt voir ce qui se passe du côté des Etats richissimes du Golfe, bien plus apparentés que nous aux « migrants » mais où ceux-ci ne vont curieusement pas crier famine… En effet, en Arabie Saoudite ou au Qatar, la solidarité est un mot qui n’a pas le même sens qu’ici. On sait y être pragmatique. Premièrement, « les pays du Golfe ne sont pas signataires de la Convention des refugiés de 1951 et n’ont aucun engagement dans ce sens » lit-on ici. Deuxièmement, ils craignent d’être submergés par des hordes de réfugiés qui pourraient devenir des facteurs de déstabilisation intérieure. Dernièrement, ils savent bien que l’Europe va s’affaiblir encore plus et s’islamiser de concert. Donc, les « réfugiés », ils nous les laissent de bon cœur mais sont prêts à débourser ce qu'il faudra pour des centaines de nouvelles mosquées ! Ou même à payer leurs études ici comme le prévoit un protocole signé discrètement entre La Sorbonne et l'émir du Qatar. La première n'a pas pu résister à l'appel du pognon: 1,8 millions d'euros sur 3 ans pour une centaine d'étudiants qui seront choyés comme jamais!

Du côté d'Israël, même chose: de réfugiés, on n'en veut pas sur le territoire de l'Eretz! Netanyahu le dit d'ailleurs bien fort: «Nous ne laisserons pas Israël être submergé par une vague de migrants illégaux et d’activistes terroristes». On va donc laisser les Européens se débrouiller avec... Bingo, IsraAID, organisation financée par le B’naï Brith fait tout son possible pour aider les "réfugiés" à atteindre l'Europe. Elle est pas belle la vie avec Attali et IsraAID?

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Bienvenue!

Comme le suggère Emmanuelle Cosse, boss d’EELV : "On peut accueillir des réfugiés sans limite en France comme dans toute l'Europe." C’est tellement évident qu’il convient de leur dérouler le tapis rouge à la manière d’Anne Dingo, euh Hildago, maire de Paris, qui n’a rien trouvé de mieux que de tweeter un message de bienvenue aux migrants. Adressé en trois langues dont l’arabe, ce tweet a très justement fait bondir Marine Le Pen qui a conseillé à la bobo-dingo « de se voiler pour dire la bienvenue aux clandestins ». Clandestins, euh « migrants », déjà accueillis par centaines à Paris depuis des semaines. Et dans les principales villes de France qui sont, bien évidemment, tenues par les mêmes cliques politicardes : Lille, Rouen, Caen, Strasbourg, Grenoble, Pau, Bordeaux dont le maire, Alain Juppé a déclaré, pour changer : «On doit accueillir tous ceux que nous pouvons accueillir». 24.000 quand même… Disent-ils… alors que la France, cette gourmande, fait tout pour en avoir encore plus ! Voyez ici avec l’affaire des « munichois ». Le Ministère de l'Immigration va mettre tout le monde d'accord: « toute personne qui souhaite solliciter la protection de notre pays doit être certaine (...) de bénéficier d'un accueil, d'un hébergement et d'une prise en charge optimaux ».

Le gouvernement français, lui, fait tout son possible pour favoriser l’accueil à grande échelle et l’installation de ces chers nouveaux-arrivés qui sont destinés à nous remplacer. Manuel Valls, a certes annoncé qu’il n’« n’hésitera [it] pas à rétablir des contrôles provisoires aux frontières », comme l’a fait l’Allemagne mais l’on devine une énième manipulation destinée à apaiser une opinion publique de plus en plus rétive à la situation dans laquelle se trouve la France. Valls refuse de tout fermer car, comprenez-vous, ce serait « fermer les yeux sur les réfugiés qui meurent à nos portes ». Encore un nouveau mythe… Ils crèvent à nos portes donc accueillez-les si vous voulez avoir bonne conscience. Le premier ministre, lui, n’a pas de problème de conscience avec l’argent des Français en tout cas : il vient d’annoncer le déblocage de « 279 millions d’euros supplémentaires en 2016 pour financer l’accueil de réfugiés et de demandeurs d’asile en France. » 279 millions qui s’ajoutent aux 334 millions prévus pour 2017 soit 613 millions d’euros supplémentaires ! Généreuse France !  Il a, en outre, refusé l’idée de la suppression de l’aide médicale d’Etat (AME) qui permet au monde entier de venir se faire soigner chez nous avec nos impôts. Voyez son argument, c’est du grand art : sa suppression « coûterait plus cher » que son maintien. On découvre pourtant que l’Etat français sait passer outre ses difficultés financières dès qu’il s’agit de non-Blancs. Ainsi, les communes qui créeront des hébergements supplémentaires pour les « migrants » recevront  «1000 euros par place» a annoncé Cazeneuve.

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Commencent à coûter quand même les nouveaux… D’autant qu’ils ont droit à un florilège d’aides, ce qui, bien évidemment les attire ici comme des nuées d'insectes. Il n’y a pas que l’AME. L'allocation temporaire d'attente (ATA) est versée « par Pôle emploi […] le temps de la procédure de la demande d'asile » et s’élève à près de 350 euros par mois. L'allocation mensuelle de subsistance (AMS) tombe, quant à elle, « dès lors que le migrant demandeur d'asile se voit proposer un hébergement en Centre d'accueil de demandeurs d'asile ». Elle remplacerait l’ATA et va jusqu’à 718 euros par mois pour une famille avec 6 enfants. Voilà pour les principales. Il y en a forcément qui ne nous sont pas connues car versées plus discrètement. Les aides locales par exemple : gratuité des transports en commun, de la cantine, inscription à une épicerie sociale etc. Vous trouverez le détail ici et ici. On est bien en France non ?

En plus de l’Etat, tous ses rouages et tous ses clients accompagnent le pauvre migrant-damné-de-la-terre à s’installer ici. Je cite pour commencer un article 20minutes : « La présidente du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées (HCLPD), Marie-Arlette Carlotti, a proposé lundi de mobiliser 77.310 logements sociaux vacants pour loger les migrants qui auront obtenu le statut de réfugiés. » Et hop-là !! En plus, on peut compter sur nombre d’organisations et associations telles que l’OFPRA ! C’est quoi l’OFPRA ? Ah oui…l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Qui, « pour faire face à la crise des migrants des dernières semaines […] a mis en place une procédure d’urgence exceptionnelle » pour accélérer l’attribution de titres de séjour. En effet, c’est « une sorte de « répétition générale » avant l’arrivée massive sur deux ans de 24.000 demandeurs d’asile promis par François Hollande, auxquels s’ajoutent 9.000 personnes que la France s’était engagée à recevoir en juillet dernier auprès de la commission européenne. » Une répétition ! Sachez tout de même que les pseudo-réfugiés, on va en envoyer dans toute la France grâce à la répartition des logements sociaux. « L’objectif étant de répartir l’effort sur tout le territoire » lit-on dans le Monde. De toute manière, on va finir par vous les imposer chez vous. A l’image des procédés malhonnêtes employés à Hellemmes, commune associée à Lille. « La Mairie a contacté des personnes âgées esseulées afin de leur demander d’accueillir des réfugiés chez eux. » nous rapporte en effet Nord Actu.

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Une crise européenne.

Si Paris et Berlin étaient dans le bataillon de tête des pays œuvrant pour recevoir dans l’UE le maximum de « migrants », ils sont loin d’être suivis par tout le monde. Les pays de l’Est sont beaucoup plus réticents que leurs homologues de l’Ouest et les tensions ne font que s’accentuer au sein de l’UE. Aucun accord réel n’a été trouvé sur les quotas de migrants et chaque Etat commence à faire les choses à sa sauce en se souciant de moins en moins des autres (voir les tensions entre la Croatie et la Hongrie par exemple).

Un cas intéressant est celui de l’Allemagne. Il y a quelque temps, on nous bassinait les oreilles avec le soi-disant accueil allemand, modèle entre tous. Las ! Alors qu’on disait l’opinion publique allemande « très favorable à l’accueil des réfugiés », on se rend compte qu’elle y est, au contraire, de plus en plus hostile. Angela Merkel, après s’être fait remarquer par ses selfies en compagnie de pseudo-réfugiés et par ses encouragements divers à la submersion de son pays (800.000 demandeurs d’asile pour 2015, plus que le nombre de petits allemands nés cette année !), a dû quand même reconnaître que le modèle multiculturel avait échoué outre-Rhin. Cela ne l’empêche certes pas de continuer à prôner une immigration « nécessaire étant donnée la pénurie de main d'œuvre qualifiée » et à considérer que « l’Islam fait partie de l’Allemagne » mais sa position a quelque peu évolué. Et celle du pays également où on commence à voir la réalité en face comme à Munich où l’on a séparé, pour le fameux Oktoberfest, fêtards et migrants pour éviter les agressions des premiers, musulmans le plus souvent, sur les seconds.

Ne croyons pas cependant que le pouvoir de nuisance de l’Allemagne (suivi par la France) a baissé vis-à-vis des autres pays de l’UE. En effet, suite à l’impossibilité d’arriver à un accord général sur la question migratoire, Berlin a menacé de sanctions financières les pays opposés aux quotas. Les pays du groupe de Visegrad sont visés : la Hongrie, la Slovaquie, la Pologne et la République Tchèque. La tension augmente dans l’UE et gageons que nous n’en sommes qu’au début…

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La Hongrie, dont nous avons récemment parlé, tient bon et conserve une position farouchement opposée à celle, angélique, du tandem Paris-Berlin. Le premier ministre, Orban, n'hésite pas à dire que "La Hongrie et toute l'Europe sont en danger" et qu'"on ne peut pas laisser entrer ceux qui nous submergent". La législation vient d'être sérieusement renforcée et la police peut même perquisitionner tout endroit soupçonné de renfermer des "migrants". Après avoir verrouillé la frontière avec la Serbie et résisté à la violence des migrants qui se sont opposés à la police (qui, comme l'armée, a désormais le droit d'utiliser des armes non-létales contre les pacifiques "réfugiés"), Budapest reste sur ses gardes (elle renforce d’ailleurs la sécurité de ses frontières avec la Croatie et la Roumanie) et oblige indirectement les flux incontrôlés de chances pour l’Europe à passer par la Croatie. Sans surprise, toutes les bonnes consciences ont fustigé la Hongrie d’Attali à l’Express en passant par le Point. Le secrétaire de l’ONU, a jugé « inacceptable » la manière dont étaient traités les pauvres migrants.  

La Croatie qui, il y a quelques jours, tenait une position mesurée sur l’arrivée des clandestins, a changé son fusil d’épaule, débordée qu’elle est par les milliers de nouveaux arrivés… Qui posent problème à tous les pays de la région, à l’image de la Slovénie où la police « a dispersé avec des tirs de gaz lacrymogène un groupe de plusieurs centaines de migrants qui cherchait à forcer sa frontière. »

Eh oui, face à cette invasion, les pays de l’UE cherchent de plus en plus à se protéger. Après l’Allemagne qui a rétabli des contrôles renforcés à ses frontières, c’est un constat amer pour le Monde : « les portes de l’Europe se sont fermées les unes après les autres : la République tchèque, la Slovaquie et l’Autriche avaient rapidement annoncé un contrôle renforcé de leurs frontières avec la Hongrie. »

Je ne doute pas que ce mouvement de prise de conscience continuera en Europe ces prochaines semaines. Quelles en seront les modalités, je l’ignore, mais je suis certain que les choses iront bon train et que les positions angéliques seront de plus en plus rares (sauf en France probablement). Pour le coup, on peut se réjouir du pragmatisme de plusieurs de nos voisins de l’Est. D’autant que, face à l’invasion de leur terre, de plus en plus d’Européens choisissent la résistance. Les « migrants » commencent à le sentir et évitent les endroits peu propices à l’accueil (la Bulgarie par exemple qui vient d'autoriser les forces de l'ordre à tirer ou la Finlande).

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Résistance !

Notons pour commencer que les Européens, en France ou ailleurs, sont de plus en plus hostiles à l’immigration et donc à la submersion migratoire en cours. Ca ne change pas grand-chose pour le moment mais, au moins, on y est. Il en aura fallu du temps… mais les répercussions futures pourraient nous étonner.

Chez nous, la population résiste passivement et attend encore beaucoup des politiciens en place. Le FN l’a d’ailleurs bien compris et tente de se faire passer pour le fer de lance du refus face à l’invasion en cours. Une chose préoccupe beaucoup les Français, très attachés à leur commune : le maire va-t-il accepter des « migrants » ? Les mairies FN ou apparentées (Orange ou Béziers) le refusent catégoriquement. Ils ne sont pas les seuls. Heureusement !

Outre le cas des gouvernements des pays d’Europe de l’Est qui résistent à leur manière, la population de ces pays montre davantage son mécontentement. Tout le monde a déjà entendu parler des méthodes bien plus musclées de la police hongroise et de ce maire, Laszlo Toroczkai, qui a réalisé un clip de mise en garde destiné aux « migrants » qui voudraient entrer en Hongrie, ou pire, dans sa ville. De plus en plus de manifestations ont également lieu à travers toute l’Europe et certaines ont été conséquentes à Varsovie, Bratislava ou Prague.

Nous n’avons encore rien vu. Les prochains mois risquent d’être fort mouvementés et cette crise migratoire (avec les violences et autres problèmes qu'elle entraîne) pourrait annoncer, espérons-le, un réveil des Européens face à l’annonce de la fin de l’histoire. Une chose est certaine: le divorce entre les peuples et l'oligarchie en place se profile bien plus qu'avant. Surtout en Europe de l'Ouest. Quant à l'UE, les paris sont ouverts pour son futur!

Rüdiger/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

18/09/2015

Entrevue du C.N.C. #22: La Hongrie face aux "migrants" avec Romain

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Entrevue du CNC #22: la Hongrie face aux « migrants »

Cette entrevue sur la situation hongroise a été réalisée le 16 septembre 2015 avec Romain, vieux camarade du C.N.C. parti vivre à Budapest. Le lecteur pourra constater combien la différence entre nos deux pays est importante tant politiquement que culturellement.

 

1-Le Cercle Non Conforme: Le premier ministre hongrois, Viktor Orbán, est extrêmement critiqué par ses homologues européens pour sa fermeté vis-à-vis des « réfugiés ». On critique également la police hongroise qui aurait des méthodes trop musclées. Est-ce réellement le cas et cette fermeté est-elle visible au quotidien?

L'acharnement des médias occidentaux est assez étrange puisque la police hongroise a une attitude plutôt calme, professionnelle et respectueuse vis à vis des clandestins. Très certainement parce que qu'elle est soumise à des consignes bien strictes, qui visent à ne pas envenimer davantage les relations déjà bien dégradées entre Orbán et ses « partenaires » européens. Lorsque la gare était bloquée par la police pendant plusieurs jours, ils étaient parfois 300 ou 400 à attendre sur le parvis de celle-ci (et environ 4000 dans un diamètre d'un kilomètre), en plein cagnard et à siroter des bières. Du coup, quand ils s’énervent, qu'ils balancent des projectiles et crient « Allah akbar », les CRS essayent malgré tout de se poser en médiateurs (Ils étaient beaucoup moins conciliants durant le match Hongrie-Roumanie, où ce fut une tournée générale et gratis de gaz au paprika pour tout le monde...). En revanche, la police ne les laisse pas quitter les « zones de transits » installées par le gouvernement qui sont généralement les abords des gares. Cela qui permet de préserver le reste de la ville.

2-Le Cercle Non Conforme: Certaines photographies et vidéos font froid dans le dos et on se dit que la situation est extrêmement préoccupante. Qu’en est-il réellement ? Que voit-on dans les rues ? Comment se comportent les « migrants » ?

Étant donné que la majorité des personnels est consignée dans ces zones dites de transit, nous gardons 95% de Budapest beau, paisible et agréable. En revanche, les 5% restants sont littéralement devenus en peu de temps des bidonvilles, aussi désagréable pour les yeux que pour le système olfactif ! Mais les emplacements de ces zones n'ont pas été choisi au hasard, puisqu'elles se situent dans des endroits de la ville très fréquentés des Hongrois. Stratégie du gouvernement pour confronter et sensibiliser la population aux méfaits de l'immigration clandestine.
Le flux migratoire a vraiment débuté courant mars 2015. A cette époque, ils baissaient les yeux et étaient plutôt discrets. Maintenant, ça n'est plus la même musique. Ils sont beaucoup plus nombreux donc ils commencent à prendre leurs aises. Entre les vols à l’étalage de manière « naturelle » et les troubles à l'ordre publique répétés, on distingue beaucoup plus leurs caractères vindicatif et méprisant à l’égard de l'Européen. Ce sont plutôt eux maintenant qui essayent de nous faire baisser les yeux. En vain...

 

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Protestation après l'annonce de la fermeture de la gare de l'Est (Budapest)

3-Le Cercle Non Conforme: Comment la population hongroise vit-elle l’arrivée de ces hordes qui déferlent sur son sol ? Les Hongrois résistent-ils d’une manière ou d’une autre ou se contentent-ils d’appuyer l’action des autorités ?

La situation hongroise est assez difficile à déchiffrer puisque tous les jours les choses sont en mouvement. Du côté des migrants, du gouvernement ou du peuple. Une certitude: les Hongrois sont sous le choc ! Tout ceci est tellement soudain et brutal que la plupart d'entre eux sont bouche-bée. En 2012, il y eu 2157 demandes d'asile en Hongrie. 18 900 en 2013, 43 777 en 2014, et 65 415 rien qu'entre janvier et juin 2015. A savoir que le phénomène s'est largement intensifié durant la période estivale. Le chiffre a été multiplié par plus de 60 (en rythme annuel) en 3 ans pour un pays de 10 millions d'habitants; c'est considérable. Aujourd'hui, le nombre de personnes ayant franchi illégalement la frontière hongroise depuis le 1er janvier est de  221 363. Ce problème les impacte beaucoup, et l'immigration est devenu un véritable sujet de société. Bien qu'il y ait une petite troupe de gauchistes financés par des ONG qui donnent des vivres, des vêtements et même des chargeurs de téléphone portable aux migrants illégaux, les gens normalement constitués sont franchement inquiets pour l'avenir. Depuis le 15 septembre, l'ensemble de la frontière serbo-hongroise est fermée, gardée par l'armée et selon la nouvelle réglementation hongroise, toute intrusion ou tentative d'intrusion à travers le grillage entraînera jusqu'à trois ans de prison (cinq ans s'il y a dégradation matérielle de l’installation). De plus, une nouvelle loi devrait être votée au parlement le 21 septembre. Elle pourrait notamment élargir les compétences de la police et de l’armée. Grâce à ce projet de loi, le gouvernement aura le droit de décréter un « état de crise » en rapport direct avec l’immigration et un nouveau statut permettant des interventions spéciales. La police pourra aussi rentrer n’importe où, sans avoir à demander d'autorisation. L’armée aussi sera visée par cette nouvelle réforme. Si le texte est voté, les militaires pourront utiliser leurs armes dans l’enceinte du pays, sans qu'il n'y ait une situation de guerre. En principe, les soldats seront autorisés à tirer à balles réelles à la frontière en cas d’actes de violence de la part des clandestins, ils auront l’autorisation de blesser mais pas de tuer (tir sur zones non létales). Donc pour le moment, les actions populaires sont plutôt disctes car Orbán fait le nécessaire. Il y avait une manifestation prévue le 19 septembre par le HVIM qui est un mouvement politique hongrois proche du Jobbik. Cet événement qui devrait réunir 3000 personnes à été annulé par les organisateurs afin que l’État puisse concentrer toutes ses forces policières pour défendre la frontière. Un communiqué du HVIM explique que "Nous représentons l'ordre, pas l'anarchie" et il est conclu par “[...] tenez vous prêts à montrer qu'on fera payer cher à ceux qui veulent s'en prendre à notre pays". C'est un sujet tellement important que tous s'accordent à dire ici que tant que le parti au pouvoir fait le boulot, laissons nos divergences politiques de côté et ne lui mettons en aucun cas des bâtons dans les roues (NDLR: Voir par exemple le communiqué des clubs de supporters de football du pays: " (...) nous sommes prêts à être mobilisés. Nous attirons l'attention du Président de la République hongroise János Áder, sur le fait que plusieurs milliers de supporters entrainés et prêts pour le combat attendent les ordres! Sur ordre, nous irons défendre la frontière, avec ou sans armes. En cas de besoin, nous sommes mobilisables partout, sur n'importe quelle partie du territoire national."). Par contre, Viktor Orbán n'a pas le droit à l'erreur !

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La gare de l'Est occupée (Budapest)

4-Le Cercle Non Conforme: Récemment, on a beaucoup parlé en Europe de cette journaliste hongroise ayant fait des croche-pieds à des « migrants ». Nous savons qu’elle a été limogée, ce qui prouve qu’en Hongrie aussi, la bien-pensance est de mise mais quelles ont été les réactions de l’opinion publique ?

« Elle lui a fait un croche pied, c'est pas bien, il ne faut plus recommencer. Mais bon, le contexte était stressant et chacun à le droit à sa part de connerie. » C'est un peu le sentiment général ici. Ensuite, le fait qu'elle fut limogée est, je pense, purement utilisé pour des raisons d'image politique étant donné que la chaîne qui l'employait est le média de prédilection du Jobbik (1er parti d'opposition qui se situe à la droite d'Orbán). Finalement tout le monde sait qu'elle a été virée, mais tous savent aussi que personne ne lui a craché à la gueule. Par contre, cette histoire était très bonne pour notre message puisque la chaîne susnommée à été piratée par des islamistes tunisiens qui menacent « d’exécuter la famille du rédacteur en chef » et de « faire péter les locaux de N1TV ».

5-Le Cercle Non Conforme: Observe-t-on, pour le Hongrois typique, une radicalisation face à l’Union Européenne et à la menace d’une subversion migratoire ?

Un jour, une veille dame qui avait connu la république socialiste hongroise disait que l'URSS, c’était pas la joie, mais que l'UE, c'est encore pire. Tous ont pu remarquer dans le passé que plus la Hongrie fut attaquée de face, plus elle se fusionna. Les Ottomans s'y sont cassés les dents, les Habsbourg et l'Union Soviétique aussi. Là, on ne parle pas de la puissance militaire du Liechtenstein... Alors quand le peuple hongrois entend Merkel et Fabius les menacer, ça les fait doucement sourire. Il y a en ce moment des migrants qui forcent les postes frontières du sud, et j'ai pu voir sur internet que des patrons de bistro offrent toutes les consommations gratos aux militaires et policiers hongrois qui sont sur place. C'est un peuple très fier, soudé et totalement indépendant qui refuse catégoriquement que quelqu'un leur dicte ce qu'ils ont à faire. Ils voient ça comme une entrave à leur autonomie, et s'opposent radicalement à ce que leur pays soit modifié par le biais de cet exode incessant des peuples du sud, et souillé de l'autre côté par Bruxelles et les gouvernements ouest-Européens. Le questionnaire qu'Orbán a fait parvenir dans tous les ménages révèle que 80% des gens estiment que « La politique de l'UE a échoué en matière d'immigration et de terrorisme [...] » et que 4 personnes interrogées sur 5 pensent que « Le gouvernement hongrois doit prendre des mesures plus fermes sur la question de l'immigration face à la politique laxiste de l'Union Européenne ». Il faut aussi souligner que c'est un pays plus libre, donc un tavernier ou un commerçant peut aisément empêcher les clandestins de pénétrer dans son établissement sans que personne ne vienne pleurnicher et hurler au racisme et à la discrimination. Le bon sens populaire, l'unité nationale et la logique sont encore de mise en Hongrie.

NB: Si la situation hongroise vous intéresse et vous préoccupe, je vous recommande vivement de suivre la page Facebook « Hongrie Actuelle ».

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Addentum: Les clubs de supporters de foot de Hongrie ont fait une déclaration commune :

"Des hordes de l'Islam radical attaquent notre pays, attaquent l'Europe. Ils veulent des mosquées à la place des églises et des tchadors à la place des jupes. Et nous la liste de leurs exigences culturelles est longue. Il faut défendre notre pays et défendre de nouveau l'Europe, comme nous l'avons fait pendant mille ans. Même si on ne nous remercie pas pour ça. Les problèmes de politique intérieure ( avec la police, les magistrats, tel ou tel parti, les roitelets du scanner corporel, les usuriers de la carte, etc.) sont mis de côté et nous sommes prêts à être mobilisés. Nous attirons l'attention du Président de la République hongroise János Áder, sur le fait que plusieurs milliers de supporters entrainés et prêts pour le combat attendent les ordres! Sur ordre, nous irons défendre la frontière, avec ou sans armes. En cas de besoin, nous sommes mobilisables partout, sur n'importe quelle partie du territoire national. Ce pays ne sera pas un califat, ici les immigrés ne feront pas sauter le métro! Nous nous préparons à la défense du pays, et si l'ordre vient, alors nous combattrons. XXXI. article de la Constitution hongroise "(1) Tout citoyen hongrois a le devoir de défendre la patrie."