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16/04/2015

Regard sur l’actu #13 : Attaquée et rabaissée par le monde entier, l’Europe seule contre tous.

Regard sur l’actu #13 :

Attaquée et rabaissée par le monde entier, l’Europe seule contre tous.

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Mugabe le Magnifique

Robert Mugabe, président-empereur-dictateur du Zimbabwe, n’aura eu de cesse de véhiculer le plus primitif des racismes anti-blancs tout au long de sa carrière. En visite officielle à Johannesburg, jeudi 9 avril, le plus vieux dirigeant du monde a refusé de parler aux journalistes qui avaient le malheur d’être blancs. Il a calmement lâché devant les caméras : "I don't want to see a white face" ("Je ne veux pas voir une tête de Blanc"). Pas aussi bien que son célèbre « Le seul homme blanc que vous pouvez croire est l’homme blanc mort » mais pas mal du tout ! Notez qu’un homme politique, de surcroît blanc, qui aurait prononcé de tels propos aurait été unanimement condamné par les bonnes consciences politiques de la planète. Je ne me plains pas ici du racisme anti-blanc, je remarque juste que tout le monde s’en fout, que ce soit dans un fait divers en France ou dans l’actualité internationale.

On ne s’en étonnera pas car le dictateur de 91 ans est arrivé au pouvoir en 1980 suite à sa lutte armée contre les dirigeants blancs de Rhodésie (ancien nom du Zimbabwe) et gouverne depuis avec une poigne de fer. Il a toujours eu une position radicale voire extrémiste vis-à-vis des Blancs qu’il déteste. Il est d’ailleurs bien connu pour l’acharnement qui a été le sien au début des années 2000 dans la dépossession ultra-violente des fermiers blancs du pays. Plusieurs ont été assassinés sauvagement, les autres ont souvent fui. Les blancs, qui faisaient de l’ex-Rhodésie l’un des greniers à blé de l’Afrique, ont vu leurs terres confisquées et livrées à des noirs inexpérimentés et incapables de mener à bien l’utopique réforme agraire de Mugabe. Depuis ? Le pays crève de faim et est même soutenu par le Programme alimentaire mondial ! Mais bon, Robert Mugabe attribue la faute entière aux blancs qui sont la plaie de l’univers ! Récemment encore, il pointait du doigt le fait que « l’Afrique n’est indépendante qu’à moitié », affirmation qui n’est pas fausse mais qui devient ridicule quand elle est utilisée pour justifier tous les manquements de sa politique stupide qui n’aura apporté au pays que misère, chaos et totalitarisme à la mode africaine (torture, persécutions ethniques et/ou politiques, corruption..). Les blancs n’y sont pour rien dans tout cela, si ? Ils sont la cause du SIDA qui ravage le pays ? De la fuite de plus d’un million de zimbabwéens en Afrique du Sud où ces derniers préfèrent vivre dans d’ignobles bidonvilles plutôt que de revenir dans leur pays où les attendent pauvreté et violences politiques?

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Miam-miam!

Malgré son bilan politique désastreux, Mugabe le héraut anti-blanc reste un héros pour un bon nombre d’Africains… Nommé il y a peu de temps à la tête de l’Union Africaine, ce qui a rehaussé encore son prestige, le président-empereur-dictateur ne doute aucunement du bien fondé de son pouvoir. Comme il le dit lui-même, son peuple est « très très heureux ». On se souviendra que dans le sketch de Dieudonné sur le président africain (le comique s’est-il inspiré de Mugabe ?), le peuple est « content » ; la preuve : « il rit » ! Pourtant, les admirateurs de Robert le Magnifique devraient plutôt réaliser ce qui l’intéresse vraiment, comme tout dictateur africain qui se respecte : non pas l’intérêt du peuple mais le pouvoir, l’argent et le bling-bling. Immensément riche, Mugabe le fier marxiste joue en bourse et possède des tas d’entreprises. Il est l’un des chefs d’Etat les plus riches du monde. Alors que son peuple crève la dalle (le PIB par habitant était de 530 euros en 2012…), le vieux despote ne manque pas une occasion de montrer sa splendeur. Chacun de ses anniversaires est l’occasion d’un branle-bas de combat incroyable. En février 2014, pour ses 90 ans, il avait fait fort : les festivités avaient coûté des millions de dollars mais les convives avaient pu se partager un gâteau de 90 kilos et 90 vaches, la dépense était donc honnête ! Samedi 21 février 2015, pour ses 91 ans se déroulant dans un somptueux hôtel, on comptait 20.000 invités pour un coût d’environ un million de dollars ! Au menu : « deux éléphants, deux buffles, deux zibelines, cinq impalas et un lion [qui ont été] abattus et grillés sur le parcours de golf d'un club haut de gamme. » La classe africaine qui s’assume (mais oublie tout de même que… sans les Blancs… ) !

 

L’Europe du Sud entre culpabilité et exigences!

L’information est passée assez inaperçue en France mais n’a pas manqué de faire les gros titres dans la péninsule ibérique. Au Portugal vient d’entrer en vigueur une loi préparée depuis 2013 et qui vise « à réparer l’expulsion des Juifs du Portugal en 1497 et les persécutions subies lors de l’Inquisition portugaise, qui a débuté en 1536. Des dizaines de milliers de Juifs furent tués, expulsés ou convertis de force au christianisme. » La nationalité portugaise, qui semble se distribuer tranquilou comme la française, pourra désormais être demandée par toutes les personnes qui pourront prouver être des descendants de juifs séfarades expulsés ou persécutés par l’Inquisition. Si c’est votre cas, sachez qu’il faut vous rapprocher de rabbins ou d’organisations communautaires reconnues afin d’obtenir un certificat de filiation. Vous serez admissible aussi après étude de votre patronyme ou de votre langue (si vous parlez encore le ladino, dialecte des séfarades). Le Portugal ne compte plus aujourd’hui que 1500 juifs… Mais on respire mieux lorsque l’on sait que le président de la communauté juive de Lisbonne, José Oulman Carp, qui a fortement œuvré pour ladite loi, a récemment déclaré que le Portugal avait "expié ses péchés" et que l'antisémitisme avait "disparu du pays". Pensez… le président portugais Mario Suarez avait présenté ses excuses dès 1989 !

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En Espagne, on a connu les mêmes débats et plusieurs pas ont été faits dans le sens d’une semblable loi au retour. Le projet de loi traîne cependant trop pour Leon Amiras qui est le président de l’organisation OLEI, basée en Israël et représentant les Israéliens d’Amérique latine et d’Espagne. « A tous les points de vue, la loi portugaise est beaucoup plus ambitieuse et généreuse que ce que le gouvernement espagnol envisage à l’heure actuelle » se désole-t-il avant de faire une grande déclaration exempte de toute menace : « Nous appelons l’Espagne à suivre l’exemple du Portugal afin d’éviter toute déception et tout sentiment de tromperie chez le peuple juif ». Selon lui, le projet de loi est imparfait car trop lourd en démarches pour les éventuels candidats au retour. Ces espagnols ne changeront donc jamais en tentant en outre de rendre «  impossible [à] réclamer la citoyenneté auquel on a droit. »  « C’est une petite manœuvre » continue Amiras qui craint que la loi ne soit que « pur symbolisme »… A lire tout cela, on se dit que l’Espagne n’a pas encore "expié ses péchés" ! D’autant que la communauté musulmane du pays commence à sérieusement élever la voix pour que ces mesures puissent s’étendre aux descendants de morisques, expulsés pour leur part au début du XVIIème siècle… Tous sont d’accord pour faire payer l’Espagne… qui paiera !

Quant à la Grèce de Tsipras, elle tente de régler ses différends économiques avec l’Allemagne en utilisant l’arme de la Seconde guerre mondiale et des « réparations ». Le vice-ministre des finances, Dmitris Mardas, a estimé que le pays de Goethe devait 279 millions d’euros à celui de Périclès en vertu de l’occupation allemande de 1941-1944! Evidemment, tout le monde sait que l’Allemagne ne paiera jamais et que le gouvernement Tsipras utilise cet argument de dette dans une stratégie  plus vaste d’affirmation face à ses créanciers (où l’on ne trouve bien sûr pas que l’Allemagne). C’est en tant qu’électro-choc qu’il faut considérer cette annonce dont le but est avant tout de relancer les négociations à propos de l’énorme dette qui est celle de la Grèce (320 milliards d’euros pour un pays dont le PIB n’est que de 192 milliards d’euros). Cependant, le procédé de recours aux heures-les-plus-sombres et la culpabilisation éternelle du nazisme est détestable. Ne se souvient-on pas que l’Allemagne a été l’un des pays les plus meurtris par la Seconde Guerre mondiale ? Le pays était complément détruit en 1945, ses technologies avaient été pillées par les vainqueurs et son économie était au point mort. L’Allemagne a déjà payé, à tous les niveaux et plus qu’il ne faut par rapport à la période 1939-1945 ! Tsipras est un démagogue antifasciste à la petite semaine et ne fait que suivre Moscou de qui il se rapproche peu à peu. Effectivement, il peut y trouver un beau modèle de mauvaise foi par rapport à la Seconde Guerre mondiale, dont l’histoire arrangée à la sauce mémorielle et antifasciste est très souvent utilisée par des autorités russes qui n’ont d’ailleurs pas manqué de légiférer sur la question, en particulier avec leur célèbre loi contre « la réhabilitation du nazisme ».

 

Les Européens ne sont pas comme les autres 

Pendant que les Européens rampent, se féminisent et répondent amen à toutes les exigences des autres peuples -on l’a vu plus haut et on le constate suffisamment au quotidien- force est de reconnaître que le reste du monde ne suit pas cette triste destinée. Bien au contraire d’ailleurs ! Il suffit de prendre quelques nouvelles récentes.

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Européens

Prenons encore une fois le cas d’Israël si vous le voulez bien. Eh bien, en Israël, on fout dehors sans complexe les migrants africains qui ont le choix entre l’expulsion ou la prison. Simple et efficace. Benyamin Netanyahou, premier ministre de l’Eretz , considère que ces migrants mettent « en danger le caractère juif et démocratique de l’Etat d’Israël ». On a beau ne pas apprécier ce monsieur, force est de reconnaitre qu’on aimerait voir un peu plus de poigne du genre ici en France… cela ne se passera jamais car Netanyahou, lui, défend son peuple et son pays, à la différence de nos dirigeants déracinés et vendus aux intérêts de l’étranger. Encore une fois, quoi que l’on pense de leurs méthodes (qui peuvent être directes ou indirectes, basées sur la violence, la manipulation ou la « mémoire »), les juifs savent se défendre et faire valoir LEURS intérêts. Les rabbins là-bas ne ressemblent pas vraiment à notre clergé non plus. Récemment, comme on le lit sur haaretz.com, plusieurs d’entre eux ont appelé les juifs à ne pas vendre ni louer de logements aux gentils (aux arabes israéliens dans ce cas précis) car les juifs doivent avoir priorité sur les logements et il faut empêcher les arabes de s’établir de manière trop profonde. Le rabbin Yosef Scheinen le dit sans complexe : le racisme vient de la Torah et Israël est le pays des juifs ! En France, nous avons l’abbé Gaillot, la préférence étrangère à tous les niveaux et 12 millions de non-blancs…

Les choses sont simples, prenons encore quelques informations récentes. La moitié de l’Afrique risque ou prévoit de risquer sa vie -à l’image de ces 400 migrants qui se sont encore noyés il y a quelques jours- pour atteindre l’Eldorado européen. On pense être submergés, on n’a encore rien vu et les années qui arrivent le démontreront. Par ailleurs, l’immigration illégale, qui permet à des milliers de non-blancs « réfugiés » de pénétrer sur notre continent sans contrôle et sans traçabilité pourrait permettre à l’Etat Islamique d’envoyer des combattants qui pourront se fondre dans la masse des autres « réfugiés » et, ayant un pied en Europe, y débuter leur guerre sainte et leur « invasion ». Des documents révélés récemment indiquent que Daesh compterait « transporter illégalement des combattants par la Méditerranée, de Libye vers les différents ports d’Europe du Sud, comme Lampedusa en Italie (qui se situe à moins de 500 kilomètres de distance des côtes libyennes) ».

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Africains bientôt chez vous!

Et pendant ce temps-là, en France, un bon nombre de mougeons hésitent encore ne serait-ce qu’à voter FN… Face à une population européenne vieille, fatiguée et complètement dévirilisée arrive le tiers-monde qui préfère la machette au godemichet et va vous le faire comprendre. Les jeunes africains ou musulmans rêvent de conquête, de guerre sainte, de tributs pris sur les vaincus pendant que les jeunes européens trainent en boîte, laissent leurs femmes se faire violer et humilier et ne pensent qu’aux Iphones et demain à l’apple watch (nouvel engin high tech qui vous permettra d’être encore plus connecté). Heureusement une certaine jeunesse tient encore à son identité et à sa terre et ne compte pas laisser l’Europe et son esprit mourir, bien au contraire ! Elle aura fort à faire.

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

12/04/2015

De la nécessité d'un retour vers le futur

De la nécessité d'un retour vers le futur

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Une chose est sûre dans la France de 2015 : la période 1939-1945 est tout sauf un point de détail. Les monomaniaques de tout poil, quels que soient leurs camps idéologiques, se révèlent, hélas, incapables de couper le cordon ombilical avec cette séquence historique douloureuse et complexe, quoique riche en enseignements, qui scella le sort de la Grande Europe que nous appelons de nos vœux. Nous n'avons pas vécu l’occupation Allemande, le rationnement, les bombardements ou le STO. Nous n'avons pas non plus le profil de ces Hommes à la volonté d’acier qui ont offert leurs vies pour une cause qui leur semblait noble et juste. Pourtant, force est de constater que nous avons l’impression que la Seconde Guerre mondiale n’a jamais été aussi présente soixante-dix ans après son terme. Soirées à thèmes sur Hitler et le Troisième Reich (mention spéciale à RMC Découverte), traque d’anciens nazis, réparations financières en tout genre, et dans un registre plus léger, le « revival » vestimentaire « nazi-friendly » dans certains pays asiatiques. Il faut croire que nous sommes, nous Européens, coincés dans une faille temporelle pour notre plus grand malheur…

Il est vrai qu’aux yeux du « système » cette plaie béante est du pain béni, une blessure dont il empêche la cicatrisation, de ses doigts crochus, par de multiples façons et pour de multiples raisons. L’une de ces raisons est évidemment le prétendu discrédit de toute politique patriotique, nationaliste et identitaire. Les persécutions antisémites et les théories raciales sont en réalité la meilleure arme du système en place qui résume grossièrement la Seconde Guerre mondiale à ces faits. D’une pierre, deux coups, elle jette l’opprobre sur la question identitaire, ce qui lui permet en même temps d’évacuer d’un revers de la main les questions et surtout les réponses vis-à-vis des problèmes économiques rencontrés à l’époque. Cette tactique bien rodée, dont la clef de voûte est indéniablement la Shoah, s’appuie sur un manichéisme primaire, malhonnête, drapé de censure, si bien que quiconque souhaitant rétablir quelques vérités sciemment omises, bien qu’animé d’une démarche honnête et sincère, sera accusé de sympathie pour la bête immonde. C’est qu’il y en a des choses à dire qui ne sont plus dites à nos compatriotes ! Evidemment un bon nombre d’entre eux n’ont même pas la volonté de démêler le vrai du faux, de se plonger dans la complexité passionnante des événements de la Seconde Guerre mondiale, notamment sur ce qui s’est passé à Vichy, à la Libération ou dans les camps. Y a pas besoin de se casser le cul à réfléchir quand on est cathodique.

Les réminiscences de l’ « omni-fascisme » dans la société française sont marginales et le système le sait. Son ennemi politique, le Front National, malgré ses défauts, incarne une opposition au projet mondialiste de par ses positions sur l’immigration et la finance internationale entre autre. Longtemps diabolisé à grand renforts de références historiques « nauséabondes » car issu du compromis des patriotes des années 70, il gagne inexorablement du terrain dans un pays en voie de déclassement et de dépérissement lent au point que la tactique de la diabolisation/front républicain/ni-ni a tendance à devenir inefficace. Bref le capital « fascist-credibility » du Front National est faible excepté pour quelques irréductibles gauchistes. C’est à ce moment-là que le « système » pose l’une de ses cartes les plus efficaces sur la table : les « fafs ».

« Héros » des reportages à sensations qui font peur à la ménagère de moins de 50 ans, gagne-pain des pseudos experts de l’extrême droite, ce sont les derniers recours que le  « système » utilise, un carré d’as puant le bluff à plein nez. Ressusciter la Waffen SS et la Wehrmacht relève de la nécromancie, et le système est très fort à ce jeu-là, grâce aux clichés ambulants qu'il a sous sa main invisible. Notre propos n’est pas d’englober tous les insoumis et les dissidents dans cette catégorie, mais un constat s’impose : nombreux sont ceux qui se coincent dans la période 1939-1945. Nostalgie d’une époque que nous n’avons pas connue, fantasmes de spectateurs se pensant être impuissants face au monde moderne ou réelle adhésion à des idéologies passées ? Sûrement un peu de tout ça…

Afficher un tel décorum, de telles références c’est tendre le bâton pour se faire battre, c’est incarner ce que le « système » attend. Il ne faut pas être ses épouvantails! Ne lui faisons pas ce cadeau ! Cela ne veut pas dire pour autant que nous devons renier des idées, nous devons au contraire assumer nos idées tout en étant flexible sur la stratégie. Nous sommes en milieu hostile et l'intelligence politique commande de s'adapter collectivement à notre environnement comme toute espèce souhaitant survivre.

La question des chambres à gaz n'est pas politique. Elle n'a donc rien à faire dans le débat public. Ce sont nos ennemis qui ont fait des chambres à gaz un débat public et c'est une attitude parfaitement réactionnaire que de rentrer dans ce débat.

L'objectif de la politique s'est de gérer la cité et de donner un cap historique à son peuple, c'est ce qui fait la différence entre Napoléon, Mussolini, Lénine et la petite politique. Il n'y a strictement aucun cap dans l'attitude et les propos de Jean-Marie Le Pen, il ne fait que s'enfermer dans un débat qu'adore le système. Débat qui est en outre bien loin des préoccupations des Français.

A ce titre, le problème du FN, ce n'est pas sa « dédiabolisation » sur la forme, déjà encouragée par Bruno Mégret dans les années 90, car c'est une condition nécessaire à toute prise de pouvoir électorale (ou non) et à toute action politique concrète et efficace dans le réel. Le problème, ce sont ses orientations sur le fond, ce qui est très différent. Or, lorsque des propos ou des attitudes provocatrices sont lâchées dans le débat public, ce n'est pas le fond qui est discuté, mais la forme. Ainsi, nous sommes en accord avec toute optique de « crédibilisation » sur la forme. A moins de vouloir être l'idiot utile du système, aucun militant sincère ne croit sérieusement qu'un calembour sur les chambres à gaz possède un quelconque intérêt politique, ni qu'il va permettre de construire, bâtir et fonder quelque chose de solide et durable.

Aussi c'est pourquoi nous pensons qu'il serait plutôt préférable de rentrer dans une « disputatio » avec le FN sur les idées (Franc / Euro, jacobinisme / fédéralisme, assimiliation / remigration, productivisme / écologie organique, etc...) et non sur des impasses (Pétain, chambre à gaz, etc...).

Enfin, il paraît fondamental de préciser qu'un cap générationnel doit être passé. La génération à laquelle nous appartenons pour la plupart (20-30 ans) doit imposer ses préoccupations et propositions dans le contexte de la mondialisation et non recycler le discours des générations passées (collaboration, décolonisation, anti-communisme, etc...).

En définitive, ce que nous définissons là c'est la capacité à être une avant-garde... L'extrême-droite regroupe globalement les perdants d'hier alors que nous voulons être les vainqueurs de demain.

« Le bâton et le serpent » comme le rappelle Boris Le Lay.

Donatien et Jean / C.N.C.

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09/04/2015

Insolubles équations…

Deux équations s’imposent régulièrement à mon esprit; jamais je ne parviens à y trouver la moindre solution. Sitôt que j’en trouve une, ma cervelle déraille, je fais la girouette, et me voilà reparti vers une autre issue…

Impossible pour moi, qui était un élève médiocre, de les exposer de manière «mathématiquement conforme». Faute de mieux, je vais les exposer à travers ces quelques lignes. Je sais par avance que beaucoup de lecteurs trouveront leurs propres solutions et parviendront à placer des concepts et autres termes sous les nombreux X

Je sais aussi qu’un nombre majeur de militants, toutes officines confondues, planchent sur les mêmes calculs savants...

 

1- L’équation de «l’intégration économique individuelle».

Nous aspirons tous, de manière avouée ou non, (cela est parfois mal perçu ou compris dans nos milieux) à une vie calme, stable. Même l’homme qui recherche le fracas et la bagarre a besoin d’un «foyer», d’un lieu où il peut se délasser avant de repartir au combat.

De plus, la plupart des hommes aspirent aussi, je le pense, à la perpétuation de leur lignée. Cela repose sur l’édification d’un foyer. Ce centre (qui rejoint le concept de Base Autonome Durable) n’est accessible aujourd’hui que par une bonne intégration dans le tissu économique.

Le temps de la ferme familiale ou de l’acquisition d’une terre gratuite en Argentine ou dans le Midwest est bien achevé… Ainsi, pour édifier quelque chose de «sérieux» est-il nécessaire d’accéder à l’emploi et à la «consommation»…

C’est alors que se pose le dilemme suivant:  

En œuvrant pour ma propre réussite, en mettant en mouvement mes énergies, notamment pour accéder à un meilleur niveau de vie tant pour moi que pour les miens, je sais pertinemment qu’une part majeure de ces dernières sera captée par toute une série d’intervenants.

Or ces intervenants jouent au quotidien contre moi, ma famille, mon peuple, ma patrie.

Pour faire gros ils veulent ma disparition, ni plus, ni moins.

Mon travail nourrit, par le biais d’une mécanique complexe, l’Etat, les collectivités, le tissu associatif, etc... Cela me donne certes accès à des routes bitumées, des soins gratuits, une instruction pour mes enfants, une police, des allocations… Mais cela signifie aussi plus de «vivre ensemble», plus d’organismes financiers subventionnés, plus de caméras, de flicage sur le web, de bobards médiatiques, de manipulations, d’ingénierie sociale, de ravages environnementaux, de «guerres en Irak»…

Mon travail rend le Système plus fort.

Loin de moi l’idée de me plaindre du taux des prélèvements obligatoires, cela n’est pas mon propos (même si on peut en discuter, la fiscalité est un vrai sujet de fond). Le propos est de montrer qu’en tentant de me sortir de la panade sociale par mon travail (en tant que salarié ou autre), je viens aussi nourrir et entretenir une machine qui est là pour me broyer…

Les classes moyennes, en cours de déclassement, sont les premiers artisans de cette mécanique. Plutôt que de perdre du «pouvoir d’achat» et un statut social, la plupart des employés sont prêts à travailler plus…

Nous pouvons donc très sérieusement nous poser la question de la sortie, tout au moins individuelle, du circuit… Or cette sortie entrainerait certainement une forme de précarisation, une mise au ban. Qui plus est dans une société où l’emploi se fait rare…

Récemment j’ai pu entendre une connaissance affirmer: «si l’ensemble des fafs de France se foutaient aux chômage ou au RSA, on coulerait le Système…». Loin d’être fin et applicable ce raisonnement a néanmoins certains mérites… 

Ainsi, si je travaille je nourris un monstre, mais si je refuse de travailler je cesse de me nourrir…

 

2- L’équation du «paradoxe électoral».

Le fameux «bon sens populaire» semble (enfin!!) s’installer durablement dans le paysage… les résultats électoraux, tout comme les manifestations monstres de l’année 2013 pour la défense des valeurs, révèlent une prise de conscience globale.

Cette prise de conscience n’est pourtant possible qu’en raison d’une détérioration globale des conditions de vie. Il est évident que si les mouvements patriotes engrangent de tels scores, c’est en raison de l’existence d’un chômage de masse, d’une présence extra-européenne de plus en plus urticante, d’un multiculturalisme invivable, d’une absence de volontarisme politique, d’une détérioration des services publics, etc…

C’est ce «retour au réel», qui poussent les citoyens à s’intéresser à des mesures et mouvements «réalistes».

Un paradoxe s’installe néanmoins. La prise du pouvoir ne peut passer que par une amplification de la crise globale de notre temps (crise non seulement économique, mais aussi et surtout anthropologique).

En gros ça passe ou ça casse… ce n’est qu’en nous rapprochant au plus près du point de «non-retour» que nous pourrons réussir, au sens collectif.

Pire ce sera, mieux notre discours sera perçu…

Mais ce sera quand même pire, soit plus dur, plus violent, plus difficile à résoudre. Plus «réel»…

 

Tentative de réponses

Il s’agit bien d’une tentative, (mieux vaut prendre ses précautions…).

Je pense sincèrement qu’un militant «révolutionnaire» ne peut se résoudre à rester passif. Dans les temps malhonnêtes que nous traversons les initiatives -même les plus modestes- peuvent avoir des impacts considérables. Nos existences ne peuvent être tributaires d’équations orchestrées par d’autres…

La problématique de l’intégration ou sortie du système économique peut s’appréhender de différentes manières… L’idée étant de nuire au Système sans se détruire soi-même.

Il existe aujourd’hui tout un courant, très présent sur Internet et pas nécessairement du «milieu», qui prône la décroissance, la résilience, le retour à une existence simplifiée, «rusticisée». S’inspirer de leurs réflexions et actions me semble être une bonne voie, une voie permettant à la fois de vivre mieux (débranché de la matrice) sans nécessairement se vendre.

La réponse est moins évidente sur le plan électoral. 

Il est évident que plus les frigos seront vides et plus nos solutions seront écoutées et comprises… Faut-il néanmoins vider les frigos des gens? Nous n’en avons pas la capacité et ce serait criminel. Faut-il se résoudre à attendre un collapsus du Système? Ce serait une attitude passive et contre-productive.

Non, l’action est possible. Une action permettant une prise de conscience plus rapide de nos contemporains. Certains parmi nous sont résignés d’avoir joué les Cassandres depuis des années (si ce n’est décennies pour certains). Au contraire, il faut appuyer plus fort! Nous n’avons jamais été aussi proches de résultats… surprenants.

Jacques Thomas pour le C.N.C

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07/04/2015

Regard sur l’actu #12 : Une éclipse qui en cache d'autres.

 Regard sur l'actu #12: Une éclipse qui en cache d'autres

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Éducation nationale : vers l'éclipse totale ?

L’Éducation nationale est au centre de nombreuses polémiques depuis plusieurs semaines. Tout a commencé avec l'impréparation des établissements scolaires pour un événement pourtant prévu de longue date , l'éclipse solaire partielle. Ce phénomène astronomique qui intervient de façon plutôt épisodique fut en effet source d'une hystérie collective. Principe de précaution oblige, l'EN a invité les établissements scolaires à conserver enfermés les enfants pour éviter que ceux-ci subissent des lésions irréversibles aux yeux. Comme dans l'île mystérieuse de Tintin, la fin du monde était à nos portes ! Vite ! Cachons nos enfants ! Dans une société où les phénomènes astronomiques solaires sont perçus comme des dangers et non comme une source potentielle d'émerveillement et de questionnement sur le monde, on peut affirmer que nous sommes en plein Kali-Yuga. Comme un symbole, cette hystérie autour de l'éclipse solaire précédait l'éclipse à venir de notre passé gréco-romain. En effet, le projet de réforme du collège pour 2016 semble nous diriger vers une disparition du latin et du grec. Dans le même temps, et fort logiquement, c'est la licence de lettre classique qui pourrait être supprimée à l'université. Pour nous autres, le grec, le latin et le soleil invaincu sont indissociables de notre civilisation ! Il semble que Najat souhaites éclipser ce que nous sommes, mais cette fois nous pouvons attendre une réaction des parents et même du corps enseignant.

  Le crash de l'A320 de la Germanwings et le low cost

Des journées complètes de direct basées sur du vent, voilà ce que les médias nous ont réservé suite au crash aérien survenu le 24 mars 2015, entre les deux tours des élections départementales. L'A320 qui reliait Barcelone à Düsseldorf a été disloqué suite à la collision entre l'avion et une montagne. Très vite, les hypothèses vont bon train : défaillances techniques, attentat, aucune version ne se détache. Internet et les médias étaient en ébullition. Pour finir c'est par le New-York Times qu'une révélation foudroyante va arriver : l'avion se serait écrasé en raison de l'action volontaire du copilote, Andreas Lubitz, jeune copilote allemand de 28 ans, qui se serait... suicidé. Très vite le portrait d'un homme dépressif, masquant ses difficultés de santé est brossé. De l'autre certains sites prétendent que l'homme était en réalité converti à l'islam. Cette information, non attestée à ce jour, paraît cependant peu probable. Mais rien n'est jamais à exclure. En revanche, quelque soit le motif, un élément n'a jamais été souligné : l’organisation des low cost. En effet, il semblerait que le commandant de bord se soit éclipsé de la cabine pour aller aux toilettes pendant le vol car il n'avait pas eu le temps d'y aller à l'aéroport de Barcelone. Pour 15 minutes de gain de temps, on a envoyé pas loin de 150 personnes à la mort. Un reportage s'intitulant « Nos vies discount » traite de l'aviation discount en interrogeant le PDG de Ryanair. Ce dernier brosse un tableau effrayant de l'aviation à bas coût. Le pilote d'avion, qui avait une certaine image de marque dans l'imaginaire collectif, depuis les grands pionniers, les as des deux guerres mondiales et l'aviation civile, sont aujourd'hui de simples « chauffeurs de bus volants » d'une certaine manière. Peut-être que Lubitz se sera suicidé faute de pouvoir réaliser son rêve de piloter pour la Lufthansa, mais la mort de Lubitz est peut-être aussi la mort symbolique d'une profession qui ne fera plus rêver les enfants dans 10 ans : pilote d'avion.

 Élections, piège à cons ?

 L'actualité électorale a été marquée par les élections départementales qui se sont conclues par un triomphe de la droite de gouvernement. Celle-ci parvient à s'octroyer un très grand nombre de départements. La gauche parvient à se maintenir dans quelques rares bastions, comme le sud-ouest, traditionnellement acquis aux radicaux-socialistes et aux communistes depuis un siècle. Au milieu de tout ça, un parti a encore animé les débats : le Front National. Alors qu'il arrive en tête dans de nombreux départements au nombre de voix, ce dernier ne dispose pourtant « que » de 62 élus, soit deux fois moins que les communistes dont les scores nationaux sont résiduels. Je m'autorise à quelques remarques. Le FN a pris part à une compétition dont il connaissait les règles. Ainsi la logique est la suivante : ou on prend part à une compétition avec des règles et on en accepte le résultat, ou on n'accepte pas les règles et on ne prend pas part à la compétition. Par ailleurs, si le FN considérait le résultat comme anti-démocratique, il pouvait tout à fait appeler ces électeurs à se rassembler devant les préfectures ou les hôtels du département concernés, ce qu'il n'a pas fait. Les frontistes se sont contentés de diffuser des infographies par Facebook et Twitter, ce qui est un moyen un peu tiède de forcer le destin, tout de même. Le FN, dans sa stratégie ultra légaliste, s'interdit de mobiliser son électorat pour manifester. Ce qui pose la vraie question de fond : en dehors du vote, que fait et à quoi sert l'électorat du FN ?

 Massacre au Kenya : je suis Kenyan

La Semaine Sainte a été marquée par le massacre d'environ 150 étudiants kenyans chrétiens à l'université de Garissa par les Shebabs de Somalie. « Étrangement », cela n'a pas fait réagir les bonnes âmes et autres Charlie. Comme la mort de plusieurs centaines de Nigerians chrétiens survenue pendant la semaine des attentats de Charlie n'avait visiblement pas non plus intéressée grand monde. L'Afrique n'intéresse de toute façon les élites occidentales que pour les ressources, les prostituées, les adoptions et les safaris. Nul doute que si un touriste avait été enlevé par les Shebabs, les pleureuses officielles du journalisme occidental se serait insurgées contre ce nouvel acte de barbarie contre un occidental incarnant le Verbe divin de la très sainte démocratie ! Nous comprenons bien qu'il n'est pas totalement incompréhensible qu'on se soucie plus de ses compatriotes que des autres, mais il faut également noter l'indignation sélective de nos médias et de nos hommes politiques ! Pour ma part j'ai plus de compassion pour des étudiants kenyans massacrés que pour le moindre touriste bedonnant s’aventurant dans des territoires dangereux par exotisme. Aujourd'hui, je suis Garissa.

 Les tartuffes de la laïcité

Pour conclure ce regard sur l'actu, attardons-nous un peu sur le refus de Metrobus, régie publicitaire de la RATP, de faire la promotion d'un concert de prêtres en faveur des chrétiens d'Orient au nom de la laïcité. Cette dernière est tellement mise à toutes les sauces, qu'on ne sait en définitive même plus ce qu'elle signifie. Le dîner du CRIF c'est la laïcité ? Cazeneuve célébrant l'Iftar c'est la laïcité ? Apparemment oui. Par contre une affiche de concert en faveur d'une population chrétienne martyrisée, là non. Étonnant... Il faut bien comprendre que depuis plus d'un siècle la laïcité n'est pour certains que le nom de l'offensive anti-chrétienne menée par les élites libérales. Gérard Unger, qui dirige Metrobus et qui est au cœur du scandale, est vice-président de la LICRA, membre du bureau exécutif du CRIF, franc-maçon et militant PS. Un ayatollah du laïcisme libéral et du charlisme. Pourtant la laïcité n'est pas forcément militante dans nos textes officiels, elle consiste tout d'abord en la neutralité de l’État qui ne salarie et ne subventionne aucun culte, ensuite en la liberté de culte qui permet à tout le monde de pratiquer la religion de son choix ou de ne pas pratiquer de religion de façon à respecter la liberté de conscience et enfin elle impose aux différentes religions de respecter le cadre républicain, ce qui signifie que la religion n'a pas à influencer l’État et à prendre place dans nos institutions. On pourrait donc envisager que le dîner du CRIF est plus hors champs vis-à-vis de la laïcité que les affiches du concert "Les Prêtres". Ici on aura donc eu une nouvelle démonstration que les chantres de la laïcité ne sont en réalité que des tartuffes qui se moquent éperdument des valeurs républicaines qu'ils proclament sans cesse, et qui n'agissent que par hostilité au christianisme. L'islamisme a ses complices, ils ont la panse aussi remplie que leur carnet d'adresses.

Jean / C.N.C.

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06/04/2015

Ces vieux qui nous emmerdent !

Avant toute chose, pour être précis et pour vous éviter de lever les bras au ciel et crier à la gérontophobie, nous allons ici pointer du doigt le vieil acariâtre qui, de par son âge, se croit au dessus de tout et aurait droit éternel à toutes les marques de respect et de déférence alors qu’il exècre bien souvent son prochain (surtout s’il est plus jeune). Donc, rien à voir avec nos anciens « véritables » chez qui l’âge et l’expérience étaient gages de valeurs certes simples (humilité, politesse, bienséance, courage, etc…) mais absolument nécessaires à la pérennité d’un bon sens et d’une droiture servant de matériaux de base à la construction des générations leur faisant suite. 

tatiedanielle.jpgFranchement, qui n’a jamais fustigé certains des « vieux » d’aujourd’hui ? Ca va de la petite dame que l’on laisse aimablement passer ou s’assoir à notre place et qui nous gratifie d’un regard biaiseux et condescendant, le roucoulement sec suivit d’un « il était temps ! » au vieil hargneux qui roule à 25Km/h, nez sur le pare-brise et nous arrive droit dessus en brandissant le poing, l’écume aux lèvres, absolument certain que c’est nous qui sommes à l’envers sur ce foutu rond-point, en passant par les bousculades à la caisse pour nous passer devant au nom de la Sainte Vieillesse et ses droits acquis et indéfectibles…  sans compter leur dénigrement incessant, leur impolitesse envers les plus jeunes, leur radinerie maladive et on en passe. Et des meilleures !

Alors que la vieillesse devrait amener la sagesse et imposer le respect aux plus jeunes, force est de constater que c’est de moins en moins vrai aujourd’hui. Et si, de nos jours, les jeunes (qui ont aussi leurs torts et ont souvent été lobotomisés à cette fin par le système) respectent de moins en moins leurs aînés, c’est que, peut-être, ces derniers ne le méritent parfois plus ?

Si la société actuelle est comme ça, c’est aussi de leur faute. Bercés par la vie facile héritée des 30 glorieuses et des privilèges qu’ils doivent à cette période (situation financière, vie tranquille etc), ils sont un soutien de poids à un système qu’ils ne remettent pas en cause car la « crise » ne les touche (le plus souvent) pas autant que les jeunes. Ce système, ils ne l’ont jamais remis en cause non plus et ce n’est pas la pseudo-révolution de mai 68 à laquelle certains disent avoir participé qui nous fera dire le contraire. D’ailleurs, il suffit de constater à quel point ils craignent et rabaissent tout élan révolutionnaire, qu’il soit quotidien (non-conformité des habitudes de vie ou du style vestimentaire) ou politique (Jamais, Ô grand jamais ne faire de vagues !). Globalement, ce sont les premiers à avoir adopté le mode de vie petit bourgeois couplé avec un abandon des racines, des traditions et du sens de la communauté qui avaient souvent été l’apanage de leurs aînés. Ils ont soutenu ou se sont tus sur tous les changements sociétaux et ont été bien dociles à tous les niveaux car ils ont été des profiteurs et non des continuateurs. Leur mollesse, leur égoïsme, leur laxisme, leur lavage progressif du cerveau les a amenés à accoucher de générations bien pires encore à qui ils n’ont transmis que leur petitesse.

A défaut de compter sur une génération combative ou, du moins, valable et réceptive, c’est à nous de redresser la barre. Et clairement, on a du pain sur la planche tant leurs manquements ont laissé des entailles profondes dans la société qu’ils nous ont léguée.

Rüdiger et Ann / C.N.C.

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01/04/2015

Les écotartuffes de Nouvelle Écologie

 

Les écotartuffes de Nouvelle Écologie

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Le 10 décembre dernier avait lieu la conférence de lancement du collectif Nouvelle Ecologie par le Front National. Troisième du genre1, celui-ci est entièrement dédié, comme son nom l'indique, à l'écologie et à la fameuse « transition énergétique ». C'est Philippe Murer, proche de l'économiste Jacques Sapir et membre du groupe d'économistes franco-allemands signataires de l'appel de Düsseldorff, qui est chargé d'animer cette nouvelle organisation, en partenariat avec Eric Richermoz, jeune figure montante du FN, étudiant en master de finance dans une école de commerce de Lille.

Rappelons que Philippe Murer a rejoint officiellement le RBM en mai 2014 en qualité de conseiller économique, notamment disait-il, « parce que la crise économique s'approfondit sans cesse »2. Rappelons également les termes du communiqué de presse du FN publié à cette occasion : «  Ancien sympathisant du Parti Socialiste, Philippe Murer relève « l’incapacité des formations politiques traditionnelles, PS et UMP, à concevoir et proposer des solutions pour relancer la croissance, redresser les comptes du pays, faire baisser un chômage massif qui devient un cancer pour notre société. »3. Et plus loin : «  En tant que conseiller économique de Marine Le Pen, il sera chargé de travailler sur le projet économique du Front National ainsi que sur les problématiques liées à l’écologie et au développement durable. A la demande de Marine Le Pen, ses premiers travaux seront d’ailleurs orientés vers les moyens de relancer la croissance en France, tout en réalisant la transition énergétique nécessaire au pays ».

Rappelons également ce qu'écrivait Philippe Murer en 2013 sur le site d'information Atlantico : « Il faudrait pourtant un taux de croissance de plus de 1,5% pour que le chômage n’augmente plus.(...) Une croissance de 2,5% sur un an permettrait en revanche de donner du travail à 300.000 chômeurs. Un taux de croissance inaccessible avec la politique économique en place en France et en Europe malheureusement. 4»

Ainsi donc, avons-nous à la tête d'un organisme « dédié à l'écologie », un conseiller économique dont la tâche première est ouvertement de relancer la croissance. Il faut bien admettre que ce n'est guère banal.

La contestation de la croissance économique est un fondement de l'écologie politique. Sans doute n'a-t-on pas compris au Front National que l'écologie est incompatible avec le système productiviste et l'accumulation illimitée. Sans doute ses dirigeants n'ont-ils pas compris non plus qu'une croissance infinie est incompatible avec un monde fini. Sans doute ne savent-ils pas qu'aujourd'hui 86% de la population mondiale vit dans des pays qui demandent plus à la nature que ce que leurs propres écosystèmes peuvent renouveler. Sans doute ne savent-ils pas que la déforestation en Amazonie s'est accrue de 30% en 2013, que la terre a perdue la moitié de ses populations d'espèces sauvages en 40 ans, que l'empreinte écologique mondiale excède de 50% la biocapacité de la planète, que l'année 2014 est jusqu'à présent la plus chaude jamais enregistrée et que les îles de déchets plastiques tuent 1,5 millions d'animaux par an. Bienvenu dans le monde merveilleux du capitalisme mortiphère. Nous leur conseillons dans ce cas les excellentes lectures de Jacques Ellul, Bernard Charbonneau, Serge Latouche, Cornélius Castoriadis, Ivan Illitch et autre André Gorz.

Dans le texte fondateur de Nouvelle Ecologie, il est très souvent fait référence à la fameuse « transition énergétique », marotte de Philippe Murer : « Avec une monnaie nationale, une banque centrale au service du pays et pas uniquement des banques privées, nous aurons des possibilités de financement à long terme et à taux bas d’un grand programme de transition énergétique. (…) La main mise de la finance sur l’économie rend aussi impossible le financement sur le long terme et donc la faisabilité de grands projets utiles comme la transition énergétique.5 ». Serge Latouche a montré depuis longtemps toute la fumisterie de ce capitalisme vert qu'est aussi le « développement durable », oxymores qui n'ont pour fonction que de maintenir les profits et d'éviter le changement des habitudes en modifiant à peine le cap (Hervé Kempf). « Ce n'est pas l'environnement qu'il s'agit de préserver pour les décideurs – certains entrepreneurs écologistes parlent même de «capital soutenable », le comble de l'oxymore – mais avant tout le développement ! Là réside le piège. Le problème avec le développement soutenable n'est pas tant avec le mot soutenable qui est plutôt une belle expression qu'avec le concept de développement qui est carrément un mot toxique. (…) La signification historique et pratique du développement, lié au programme de la modernité, est fondamentalement contraire à la durabilité ainsi conçue »6.

Comme l'écrit Alain Gras, « la transition énergétique est en réalité une transition à l'électricité 7» qui ne remet nullement en cause les éléments structurants du développement. Pas plus qu'elle ne remet en cause le système technicien et l'idée d'envisager les technologies les plus récentes, coûteuses en énergies, pour aider à gérer les multiples problèmes générés par notre civilisation. C'est s'attaquer à la forme sans s'attaquer au fond. C'est changer de carburant sans abandonner la machine. La transition énergétique ne s'attaque pas au productivisme ni à la société de consommation. Elle ne s'attaque pas à cette accumulation illimitée du capital qui nous tue. D'ailleurs, Philippe Murer ne s'y trompe pas : « Le coeur du débat est bien le tarif de rachat de l’électricité solaire et l’organisation du marché » écrit-il8, avant d'ajouterque l'enjeu concerne « la possibilité réelle de créer des centaines de milliers d’emplois pour produire de l’énergie sur notre sol au lieu d’acheter et de régler une facture de 65 milliards d’euros de pétrole, de gaz et de charbon à l’étranger chaque année. »9. Produisons, consommons, mais surtout produisons et consommons patriote !

Nul besoin de sortir de la logique de la société de croissance et du toujours plus. Nul remise en question de l'homme transformé en consommateur illimité. Le libéralisme comme phénomène anthropologique connaît pas ! L'anthropocène, c'est à dire l'influence des activités anthropiques sur le système terrestre, encore moins ! « Revenu, achat de prestige et surtravail forment un cercle vicieux et affolé, la ronde infernale de la consommation, fondée sur l’exaltation de besoins dits “psychologiques”, qui se différencient des besoins “physiologiques” en ce qu’ils se fondent apparemment sur le “revenu discrétionnaire” et la liberté de choix, et deviennent ainsi manipulables à merci » avertissait pourtant Jean Beaudrillard dans son essai majeur, avant d'ajouter « La comptabilisation de la croissance [est le] plus extraordinaire bluff collectif des sociétés modernes. Une opération de “magie blanche” sur les chiffres, qui cache en réalité une magie noire d’envoûtement collectif ». 

Dans cette optique, il est illusoire de vouloir « lutter contre l'obsolescence programmée », « garantir au peuple une meilleure diversité alimentaire » et «repenser l’intégration de l’architecture comme de l’urbanisme dans l’environnement naturel » comme le proclame le collectif dirigé par Murer. Il n'existe pas de « nouvelle économie ». Le développement n'est pas corrigible quoi qu'en pensent Nouvelle Ecologie et ses économistes/financiers. La société de croissance est un système intrinsèquement fondé sur la démesure qui ne connaît plus aucune limite dans aucun domaine. La métaphysique du progrès, dont l'idée maîtresse était que le développement devait apporter le bonheur à l'humanité, a failli, ce que ne semble décidément pas avoir compris le collectif mal nommé. « Le taux de croissance de la frustration excède largement celui de la production » synthétisait Ivan Illitch.

A l'heure où les multiples réunions du G20 affichent leur volonté d'obtenir une croissance forte, durable équilibrée et proposent des plan d'action qui passent par toujours plus de nouvelles réformes structurelles, Nouvelle Ecologie estime qu'une «  politique écologique est le pendant d’une politique économique structurée autour de la protection et le développement des richesses nationales ». Formule aussi creuse et vide de sens que lorsque Laurent Ozon veut croire que « la décroissance ne sera pas une anti-croissance 10».

Nouvelle Ecologie se présente ainsi comme ce qu'elle est fondamentalement : une énième étape dans la stratégie de crédibilisation mise en place par la présidente du FN en vue de l'élection présidentielle de 2017. Rien qui ne remette en cause le système. Un vulgaire attrape mouches.

D'ailleurs, le programme politique du Front National annonce la couleur sans ambages : « L’écologie ne doit en aucun cas être synonyme de décroissance. Il convient au contraire de ne jamais négliger les implications des mesures écologiques sur la croissance économique, en visant systématiquement les décisions écologiques les plus favorables au développement de l’économie nationale. A cet égard, toute création d’impôt au nom de l’écologie doit être refusée 11».

A l'inverse, nous pensons que l'écologie radicale et le mouvement de la décroissance s'intègrent parfaitement aux enjeux identitaires. Par son soucis de relocaliser, de redistribuer et de retrouver le sens des limites, l'écologie politique est d'essence profondément ethno-culturelle. Notre société postmoderne est minée de l'intérieur par une économie de croissance qui ne tourne plus que sur elle même. Il y a longtemps déjà que la valeur d'usage a laissé place à la valeur d'échange, que le système génère l'accumulation de marchandises non utiles et seulement destinées à être vendues. Des paramètres que Nouvelle Ecologie ne semble pas avoir intégré. Elle n'est somme toute, que le reflet d'un capitalisme qui s'accommode des contraintes écologiques alors que nous croyons au contraire, que l'écologie radicale est inséparable de la lutte anticapitaliste.

« La transition énergétique rendra l’industrie française plus efficace par une réduction de la consommation d’énergie de 18 % à l’horizon de 2020 et de 42 % à l’horizon 2050 (avec des objectifs variables suivant les filières). Cela protégera notre industrie de l’augmentation des coûts de l’énergie et la rendra donc plus compétitive », dixit Europe-écologie-les-verts12. Nouvelle Ecologie dit-elle autre chose ?

Quant Eric Richermoz annonce«la fin du monopole insolent d'EELV et de la gauche sur l'écologie», nous voulons bien le croire ! Ces deux organisations montrent à elles seules que la lutte droite/gauche est une mise en scène et que l'alternance est une légende électorale.

Un panneau dans lequel nous ne tomberons pas.

 

Guillaume le Carbonel pour le C.N.C

Notes de bas de page:

1Après le collectif Marianne dédié au monde universitaire et le collectif Racines destiné aux entrepreneurs.

2Le Figaro, édition du 22.05.2014

3Communiqué du 22.05.2014, www.frontnational.com

4www.atlantico.fr 4 octobre 2013

5www.collectifnouvelleécologie.fr

6Revue Silence N°280, février 2002

7La Décroissance N°113 octobre 2014

8La transition énergétique, Fayard 2014

9Entretien sur Atlantico.fr 4 mai 2014

10Entretien sur le site www.lerougeetlenoir.org 5 décembre 2013.

11Programme politique du FN, Avenir de la Nation, écologie

12Livret La transition énergétique

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