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30/05/2015

Tana delle tigri 2015 avec Zetazeroalfa, KMVII, Bronson... (Rome, 20.06)

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11:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

26/05/2015

Chronique d'album: Sarpanitum "Blessed be my brothers"

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 Sarpanitum, Blessed be my brothers,

(Willowtip Records, 2015)

Vous l’avez sans doute remarqué, au CNC on aime beaucoup le metal, et plus particulièrement le black metal. Son « grand frère » le death, quant à lui, était jusqu’à présent un peu délaissé. Ce sous-genre, apparu à la fin des années 80’s, est à classer dans la catégorie « extrême » à l’instar du black metal, du thrash metal et du grindcore. Tempos endiablés ou monolithiques, guitares souvent accordées six pieds sous terre et vocaux d’outre-tombe sont au programme. Les thèmes abordés tournent en général autour de l’horreur, de la guerre et de Satan (pour changer !). Le deuxième album des anglais de Sarpanitum sort pour le coup des sentiers battus. Point de bidoche sanguinolente mais une plongée dantesque dans l’univers des croisades.

Formé en 2003, ce trio britannique réunit des musiciens aguerris, au niveau technique impressionnant. Après un premier album sorti en 2007 et un EP en 2011, les voici qui reviennent pour notre plus grand plaisir avec Blessed be my brothers. Pourvu d’une superbe pochette en total corrélation avec le sujet de l’album, ce deuxième LP fait très mal ! Prenez la brutalité du Morbid Angel période Fatal formulas to the flesh, ajoutez-y le côté épique et grandiloquent d’Emperor, le tout avec les guitares « cosmiques » de Mithras et vous aurez une petite idée de ce qui vous attend. Leon Macey, qui est également batteur chez leurs compatriotes de Mithras, ravage tout sur son passage, à grands coups de « blastbeats » et de double grosses caisses ; mais le bougre sait aussi baisser en intensité pour servir au mieux les morceaux. La voix de Tom Innocenti reste plutôt classique, voir banale mais fait bien le boulot. Elle s’intègre parfaitement dans l’ensemble et n’en fait pas trop, ne sonnant pas comme un brontosaure ayant mangé trop de fibres, comme cela peut être le cas chez certains groupes. Les guitares sont le point fort de cet opus. Des gros riffs typés death metal sont littéralement sublimés par des « leads » très mélodiques, parfois techniques mais toujours dans le ton, comme sur les morceaux Truth et Thy sermon lies forever tarnished. C’est un festival grandiose qui nous est offert, et cette débauche de leads et de solos, sans que cela en devienne indigeste, est la composante majeure de Sarpanitum, sa marque de fabrique. Quelques nappes de synthétiseur sont présentes tout au long de l’album. Malgré tout discrètes, elles contribuent à l’ambiance générale comme sur le morceau Malek Al-Inkitar.

Blessed be my brothers est un album homogène, compact. Composé de sept véritables morceaux et de trois interludes, ce second effort de Sarpanitum réussit un incroyable tour de force en mêlant une musique brutale et atmosphérique. Ce coup de bélier sonique apporte un petit souffle de fraicheur bienvenu dans la scène death metal. Ayant de grandes chances de finir en pole position des meilleurs albums du genre pour 2015, les fans du « metal de la mort » ne seront pas déçus. Quant aux néophytes, ces derniers pourront s’essayer à un style qui peut paraitre hermétique de prime abord grâce à une œuvre accessible par ses accroches mélodiques.

 

Donatien / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source

20/05/2015

Chronique d'album: Peste Noire, "La Chayse-Diable"

 

Chronique d'album: Peste Noire, "La Chayse-Diable", La Mesnie Herlequin, 2015

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S’il y a un groupe français de la scène black metal qui ne laisse que rarement indiffèrent, c’est bien Peste Noire. D’un côté du champ de bataille, une horde marquée au fer rouge par une salve d’albums et de démos devenues cultes (Macabre transcendance..., La Sanie des siècles - Panégyrique de la dégénérescence) ; de l’autre, un front (républicain ?) hétérogène composé de déçus, de tièdes, d’ « internet warriors » et autres métalleux programmés à l’antifascisme de salon. Bref, évoquer le cas Peste Noire peut être source d’un véritable casus belli, un peu comme parler politique à un repas de famille…

Peste Noire c’est quoi ? C’est avant tout le bébé de Famine, l’éminence grise qui dirige le Kommando depuis le début. Chanteur, guitariste, bassiste, cet écorché vif réfugié en Haute-Loire a une idée précise de ce que doit être sa musique et du message que doit véhiculer cette dernière. A l’instar d’un Varg Vikernes, Famine a une vision du monde et des convictions, mais contrairement au norvégien, musique et idées sont liées l’une à l’autre. Peste Noire c’est aussi un univers unique, un Gloubi-boulga dont les ingrédients sont la Jenlain, l’imagerie catholique médiévale, X-Hamster, la campagne auvergnate, le nationalisme au sens large.... Ce groupe iconoclaste, quasiment punk dans l’esprit et intrinsèquement franchouillard, est devenu au fil du temps l’un des plus honorables représentants de la scène black metal française. Mais voilà qu’après un parcours jugé sans fautes, KPN sort en 2011 L’ordure à l’état pure. Un album de « merde » avec une production chiadée, des samples (de très bon goût !), une autodérision doublée d’un second degré acide et, comble du comble, des passages techno et ska ! Merde alors ! Au revoir François Villon et bonjour Seth Gueko ! Cette rupture franche et nette, exacerbée par la sortie d’un album éponyme en 2013 et d’un split album en 2014, suscita une incroyable levée de boucliers. Rassurez-vous, avec La Chaise-Dyable, vous allez encore pouvoir cracher votre venin sur ce groupe de pétomanes aux idées nauséabondes…

« Avant le putsch » est une intro parfaite qui résume bien cette cuvée 2015, où La « Branlette nature » en Livradois côtoie l’atmosphère d’insurrection et d’urgence que connaît notre cher monde moderne. Cette tension est l’épine dorsale, en quelque sorte, de La Chaise-Dyable où se mêlent fureur, solitude, euphorie et neurasthénie ; où s’entrechoquent morceaux vindicatifs et introspectifs. Car oui, cet album est le plus personnel qu’ait pondu Famine jusqu’à présent. Un épisode de L’amour est dans le pré sans les paillettes mais avec le poster du FN (enfin vu le bonhomme on parierait plus sur un poster de Pierre Vial).

« Quand je bois du vin », « Dans ma nuit » et le morceau « La Chaise-Dyable » sont d’authentiques chansons cathartiques, alliant un espèce de rock sombre noyé dans le spleen des bois, la vinasse et la décrépitude. Une quenelle champêtre à tous ces fafs qui fantasment sur un retour à la terre, mais élevés au milieu des « Starbucks » et des « Carrefour Market ». « Le diable existe » et « Paysé sur la bête » sont pour le coup plus rentre-dedans, plus black metal. Ils sont un très bon contrepoids à une poignée de chansons ne respirant pas vraiment la joie de vivre. Ce sixième opusjouit d’une meilleure production qui lui rend bien service. La basse est mise en valeur, apportant une assise rythmique et mélodique efficace. Ardraos le cogneur en chef, et accessoirement accordéoniste, diversifie son jeu de batterie pour notre plus grand bonheur. Le bourbonnais est un monstre de maîtrise et de technique, il n’a plus besoin de le prouver à qui que ce soit. L’homme-orchestre de Sünhopfer est une « pièce rapportée » qui a su redynamiser la machine Peste Noire en la tirant clairement vers le haut. Audrey Sylvain, et sa voix chaste et cristalline, se fait dorénavant plus discrète. Cela est fort dommage car elle apportait, avec ses envolées quasi lyriques, un brin de lumière bienvenu. De son côté, notre Famine national est toujours bien en forme, envoyant chier les vocalises clichés du genre grâce à une palette variée. Enfin le style et le jeu de guitare si personnels qui sont pour beaucoup dans la reconnaissance de Peste Noire, sont toujours présents et ce dès la première note.

Cette « maison du diable »* restera une petite maison des horreurs pour tous les rageux et déçus du KPN de la « grande époque ». Peste Noire a évolué. Ce qu’il a perdu en esthétisme et en éthique aristocratique, il l’a gagné en personnalité et en sincérité, pour ainsi dire. Il a préféré se pencher sur l’autre côté d’une même pièce, un peu comme passer de Rimbaud et De Nerval, à License IV et Kaamelott ; le dénominateur commun étant toujours cette identité Française, qu’elle soit royale ou paillarde. Ceux qui n’ont toujours pas fait leur deuil peuvent se consoler en se replongeant dans la discographie de la troupe à Famine. Les autres qui apprécient le « nouveau » Peste Noire devraient trouver leur compte, bien que l’album paraisse un peu court et que le coté potache soit un peu moins présent. A priori un peu banal, on pourrait croire que le groupe ait succombé à la facilité en basculant en monde automatique. Il faudra plusieurs écoutes (avec si possible les paroles sous les yeux) pour en tirer la succulente moelle. Oui, La Chaise-Dyable est un très bon album. Néanmoins le groupe peut encore aller plus loin, et devra sortir son La Sanie des siècles - Panégyrique de la dégénérescence version « nouvelle formule » pour convaincre les septiques une bonne fois pour toute. Quant à celles et ceux qui n’ont toujours pas « mangé leur haine » à l’encontre de KPN, ils peuvent continuer à troller au chaud « dans la chatte de Rockefeller » !

La Chaise-Dyable, Peste Noire

Disponible sur La Mesnie Herlequin

Donatien/CNC

* La Chaise-Dyable est un jeu mot basé sur la ville de la Chaise-Dieu situé en Haute-Loire, le mot « Chaise » venant de casa, qui signifie maison en latin.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source

17/05/2015

Nekromantix: tournée européenne "Gargoyles over Europe 2015"

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Compilation Wotanjugend (avec You Must Murder, Velimor, Kamaedzitca...)

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11:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

10/05/2015

Gigi & Die Braunen Stadtmusikanten "Was von Meinungsfreiheit bleibt" Digi CD

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"Was von Meinungsfreiheit bleibt" est une compilation de 18 titres provenant des deuxième et troisième albums de Gigi, interdits par la censure en Allemagne. Tous les titres non indexés figurent sur le CD.

Disponible ici.