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17/09/2012

Chronique d'album: Still Burnin’ Youth, Blind Justice & Ribelli d’Indastria - Italians do it better

 Chronique d'album:

Still Burnin’ Youth, Blind Justice & Ribelli d’Indastria, 

Italians do it better (Rupe Tarpea, 2010)

coveridib.JPGSortie en 2010, cette compilation présente trois des groupes de la nouvelle garde du hardcore militant italien. Prenons le titre d’abord, Italians do it better, ceux-ci font-ils du hardcore mieux que les autres? Question de goût évidemment mais votre serviteur répondrait bien par l’affirmative tant les groupes formés au-delà des Alpes depuis le milieu des années 2000 (Hate for Breakfast en tête) sont d’une qualité réelle et ont un style bien à eux, souvent rageur, lorgnant parfois vers le grindcore. Sans se faire les sosies des groupes américains et ayant le bon goût de chanter dans leur langue maternelle, les italiens ont aujourd’hui leur hardcore. Leur scène est très vivante, avec plusieurs groupes phares –dont ceux présents sur ce CD-, de nombreux concerts ont lieu et la musique n’est bien souvent qu’une facette d’un engagement militant auprès de Casapound.

Les trois groupes mis à l’honneur ici sont Still Burnin’ Youth, originaire de Gênes, Blind justice, des Castelli Romani (banlieue de Rome) et Ribelli d’Indastria, de Turin. Nous avons droit à trois titres par groupe. Chacun a, depuis, sorti de nouvelles productions qui seront certainement chroniquées tôt ou tard sur ce blog.

Still Burnin’ Youth ouvre les hostilités. Le groupe génois est certainement le plus brutal de cette compilation. On retrouve ici le son développé par SBY depuis The flames of hatred  à savoir un hardcore puissant qui a souvent tendance à tirer sur le grindcore et qui est assez proche finalement de ce qu’a pu faire Hate for Breakfast il y a quelques années. Deux titres sont inédits alors que le dernier est une version réenregistrée de « Io non ci sto » qui figurait sur le split EP que le groupe avait partagé avec les américains de Total War.

Blind Justice lance sa partie avec « Ecoholocaust », titre traitant d’écologie, thème populaire (à raison) dans le militantisme italien. Pas de grosse surprise, le groupe officie dans le style déjà développé sur leur premier MCD  That’s not for you, un hardcore très énergique et extrêmement bien maîtrisé. Les trois compositions sont puissantes et de grande qualité, comme peut en témoigner le titre « Fanatismo Castellano », l’un des meilleurs morceaux du groupe.

Ribelli d’Indastria, dont le nom fait référence à une chanson de Zetazeroalfa livre ici ses premiers titres. Jouant un hardcore un peu moins enragé que les groupes précédents, la formation turinoise tire assez bien son épingle du jeu avec des morceaux prometteurs aux titres sans équivoque : « We don’t like antifa » ou encore « Andiamo dappertutto » (Nous allons partout).

Pour finir, vous trouverez un titre bonus de Zetazeroalfa « Mai come voi », inédit je pense, présent ici afin d’apporter aux jeunes formations italiennes le support du plus connu des groupes non-conformes de leur pays. Initiative sympathique, n’est-il pas ? Certes le style de Zetazeroalfa est bien différent du hardcore mais « Mai come voi » est un titre que l’on pourrait classer dans les plus durs produits par le groupe, ce qui fait qu’il ne détonne pas en tant que conclusion de ces 30 minutes de musique engagée.

Si les contributions de Still Burnin’ Youth et Blind Justice restent selon moi les points forts de cette compilation, on appréciera également les premières armes de Ribelli d’Indastria qui a certainement de beaux jours devant lui. Italians do it better est à posséder pour tous les amateurs de hardcore engagé qui y trouveront tout ce qu’ils aiment : de la musique non-conforme racée, bien jouée et vectrice de valeurs qui nous sont chères. Pour les autres, acheter ce MCD vous permettra de découvrir une scène encore peu connue en France mais qui le mérite amplement.

Rüdiger

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

09/09/2012

Chronique d'album: Zetazeroalfa - Disperato Amore (2010)

  Chronique d'album:

Zetazeroalfa – Disperato Amore (2010)

Attention ! Quasi chef d’œuvre !

zza.jpgAvec Disperato Amore, Zetazeroalfa nous offre un album très abouti. Tant du point de vue musical, que des textes ou du visuel. Un album qui frappe directement au cœur – noir – tant il imprègne l’atmosphère de poésie.

La première prise de contact avec l’album est cette magnifique pochette d’un navire chahuté par la tempête. Les corsaires – et pirates – partent à l’aventure, bravent les difficultés, agissent par amour, même désespérés. Où se réfugier ? Où aller ? La musique de Zetazeroalfa nous amène pour un long et périlleux périple. Comme l’écrivait Charles Baudelaire : « Homme libre, toujours tu chériras la mer ».

L’album est globalement assez équilibré, plutôt mélancolique dans sa première moitié, à l’exception d’ « Academia della sassaiola », il est beaucoup plus énergique dans sa deuxième moitié, à l’exception du morceau éponyme, « Disperato Amore ».

Après un premier instrumental, « Scirocco », qui nous plonge peu à peu dans l’ambiance, « Rose Rosse dalle Camicie Nere » (Les roses rouges des chemises noires), est un morceau d’une totale poésie, qui respire la mélancolie malgré son rythme assez rapide.

En italien:

« E sono solo rose rosse dalle camicie nere,
Guarda il vento come soffia
E come gonfia queste vele!
E sono solo rose rosse dalle camicie nere,
Sono nate sopra il marmo
Di mille primavere. »

En français:

« Ne restent que les roses rouges des chemises noires
Regarde le vent qui souffle
Et comment il gonfle les voiles
Ne restent que les roses rouges des chemises noires
Elles sont nées sur le marbre
De milles printemps. »

Pas le temps de s’endormir, « Accademia della Sassaiola » est là pour vous rappeler que les rebelles doivent se battre, tout le temps, toujours. Nous avons le devoir de vaincre. On retrouve ensuite des odes à l’Amour, dans les morceaux qui suivent, « Anche se è giovedi », « A modo mio » ou « Andrà tutto bene ». Philosophie d’une existence où on donne aux siens, à ses camarades, à une femme, mais donner toujours. Donner, c’est aimer. Donner sans rien recevoir, autre que les coups, l’ostracisme, c’est finalement aimer avec un grand A. Zetazeroalfa nous rappelle ici que notre lutte n’est qu’Amour. Comme un marin, nous devons toujours avancer, survivre, braver les éléments. Impossible de poser un pied à terre, seul une accalmie peut vous donner le repos, vous ne maîtrisez rien, sauf votre cœur et ce qui vous pousse à avancer. C’est un cocktail de sentiments (que l’eau symbolise bien) que brasse Zetazeroalfa dans cet album. Les deux morceaux les plus énergiques, « Fino al Ultimo » et « I Guerrieri della scolopendra » sont des appels à la lutte sans relâche, tant qu’il en restera un pour y croire. La musique est très rapide, ne laisse aucun répis et saura vous rappeler l’impératif de l’action. « Fino al Ultimo », dont les paroles sont magnifiques, poursuit bien l’instrumental « Nemesi », qui est également très énergique.


« Il mio cuore è arpionato dagli artigli di un'aquila […]Il mio cuore è prigioniero di un amore e di un impero »

« Mon cœur est harponé par les serres d’un aigle […] Mon cœur est prisonnier d’un amour et d’un empire. »

Notre cœur est ici harponné par Zetazeroalfa.

Quant à « I guerrieri della scolopendra », c’est un hommage aux Karens de Birmanie, dont l’existence est lutte, contre la junte Birmane, contre l’occident libéral, contre les communistes. Chaque Karen porte en lui sa patrie.

Le morceau  « Disperato Amore », intercalé entre les deux temps forts de l’album que sont « Fino all’ultimo » et « I Guerrieri della scolopendra » est terriblement bien retranscris par la musique, et nous entraîne dans un tourbillon d’amour et de mélancolie. Partagez donc ce morceau avec la femme que vous aimez, vous ne ferez plus qu’un et plongerez dans l’abyme de vos sentiments.

« Arremba sempre » conclut en beauté l’album, nous avons triomphé, par Amour, toujours. Les corsaires débarquent, nous sommes là et basta.

Cet album est, d’après moi, un appel à l’introspection, celle de chaque homme. Qui sommes nous ? Que faisons nous ? Pourquoi (et pour quoi) combattons-nous ? Quel sens donne-t-on à notre vie ?

Au CNC nous combattons par Amour, notre phare éclaire les pirates et corsaires au cœur noir, Disperato Amore sonne comme une poignante mélodie. Nous sommes, définitivement, des romantiques.

« Le poète a inventé la nymphe mais la nature avait déjà créé l'océan, le nuage et la femme. » Anatole France

Jean

NB: Source pour les paroles:  http://www.zetazeroalfa.org/translate.htm

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

06/09/2012

Crève Tambour - Un champ

Crève Tambour - Un champ

Nouvelle production de Crève Tambour, oï sociale et patriote!

Creve tambour - un champ.jpg

Téléchargement libre

28/08/2012

Chronique d'album: Hate for Breakfast / Zetazeroalfa – Nel Dubbio Mena (2006)

Chronique d'album:

Hate for Breakfast / Zetazeroalfa – Nel Dubbio Mena (2006)

HFB-ZZA.jpgSorti en 2006, le split entre Hate for Breakfast et Zetazeroalfa réunit deux poids lourds de la scène musicale non conforme italienne. Hate for Breakfast propose un hardcore tirant parfois vers le grind et Zetazeroalfa un rock alternatif avec quelques pointes d’originalité (electro, tango, ska, …).

Alors que ZZA a débuté en 1998 et sorti ses premiers albums en 1999 (« Boicotta » et « La dittatura del sorriso »), HFB, créé en 2005, sort ici une de ses premières productions.

L’album s’ouvre par trois morceaux de HFB : Bastardo vivisettore, Guerra (reprise d’un morceau de Zetazeroalfa de l’album « Kriptonite ») et Ragazzi di Budapest (chant très populaire des ultra italiens). Bastardo Vivisettore est une critique de la vivisection, thème cher à nos camarades italiens, sur une musique courte et intense tirant parfois vers le chaos musical. Guerra est bien exécuté, toujours dans une veine hardcore bien rythmée alors que Ragazzi di Budapest est un morceau en mid-tempo avec un passage court « à la HFB » bien brutal.

La deuxième moitié de l’album se compose de trois morceaux de ZZA, Nella Mischia, Cinghiamattanza et Nel Dubbio Mena qui sont également dans l’excellent album « La Ballata Dello Stoccafisso ». Le morceau Nella Mischia tranche avec la partie HFB en proposant un rock alternatif assez rapide et énergique assez éloigné des canons du hardcore. Mais le morceau phare de l’album est le suivant, Cinghiamattanza, qui s’accompagne d’une sorte de danse rituelle entre camarades à coups de ceintures (qu’au CNC nous apprécions tant qu’elle est fait entre camarades et dans les règles d’honneur et de respect).

 

L’album se conclue sur Nel Dubbio Mena, morceau qui donne son titre à l'album et complète bien Nella Mischia en s’inscrivant dans un style de rock alternatif propre à ZZA ou Gianluca Iannone délivre son message non conformiste, soutenu par son guitariste qui nous gratifie de quelques riffs dynamiques. Les chœurs donnent un caractère très collectif à ce morceau.

Assurément un album à partager entre camarades.

Jean

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23/08/2012

Chronique d'album: Rotte Charlotte - "Unkaputtbar" (2011)

Chronique d'album:

Rotte Charlotte - "Unkaputtbar"

rotte charlotte - unkaputtbar.jpgVoici donc le second album du groupe allemand qui avait déjà bien fait parler de lui avec son premier LP "Kein Titel, Kein Toleranz". 

"Unkaputtbar" (indestructible en français), comme son prédécesseur, c'est un concentré de punk rock très énergique voire survitaminé. La musique de Rotte Charlotte vous rentre dedans et ne vous laisse aucun temps mort. Les titres sont plutôt courts et n'excèdent que rarement les 3 minutes, chose assez commune dans le style. Cependant, comme les allemands sont généreux, vous en avez pour votre argent étant donné que ce "Unkaputtbar" dure 50 minutes. 50 minutes qui voient défiler des morceaux qui sont tous dans la veine décrite plus haut. Pas de diversité dans la musique, du punk "in your face" pour reprendre cette célèbre expression. Notons tout de même que plusieurs des morceaux sont ponctués ça et là de riffs et solos où l'on remarque les influences rock 'n roll du groupe.

Je vous dirais que Rotte Charlotte est idéal pour se réveiller et partir travailler le matin lorsque l'on n'a aucune énergie pour cela!

Le chant en allemand colle très bien au style de la musique. Il est renforcé par des backing vocals très présents qui contribuent beuacoup à l'effet entrainant qui se dégage de cet album. Autre point intéressant, on voit que le groupe cultive pas mal le second degré dans ses paroles et c'est certainement ce qui a, en plus de sa musique, contribué à sa renommée outre-Rhin. Inutile de dire que Rotte Charlotte fait partie de ces groupes qu'on pourrait qualifier de "non-conformes" donc si le punk rock explosif est votre tasse de thé, ne ratez pas "Unkaputtbar" qui a été édité en CD et en LP!

rotte live.JPG

Rüdiger

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17/08/2012

Concert: Laibach - Oudenaarde (Belgique)

Concert:

Laibach - Oudenaarde (Belgique)

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