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06/10/2015

Clip: Frontalkraft "Wohin ist die Zeit"


Tiré de l'album Bereit zu wagen (2015)

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11:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

01/10/2015

Chronique musicale: Slayer "Repentless"

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Slayer, Repentless

(Nuclear Blast, 2015)

« Je suis, pour ma part, en tant que socialiste, contre l’allongement de la vie. L’euthanasie sera un des instruments de nos sociétés futures »  Jacques Attali.

Le mot euthanasie nous vient du grec εὐθανασία et signifie « belle mort ». A priori, et à la vue de notre Weltanschauung, ce concept a de quoi nous plaire. Pourtant le concept d’euthanasie a pris, de nos jours, un tout autre sens. En effet, l’euthanasie est dorénavant comprise comme la pratique qui consiste à mettre un terme aux souffrances d’une personne ;  personne condamnée par la maladie, par exemple, le plus souvent en état d’agonie. Acte de charité humaniste pour les uns, blasphème et projet malthusien pour les autres, l’euthanasie, à l’instar de la dichotomie précédemment citée, est un sujet sensible.  Au  même titre que l’avortement, elle nécessite une prise de recul critique vis à vis des postures religieuses ou idéologiques. Or, dans le cas des groupes qui ont donné leurs lettres de noblesse à un genre et/ou sont devenus des légendes comme Iron Maiden ou Metallica, l’euthanasie semble être la seule solution quand ces derniers partent en eau de boudin et ternissent la légende qu’ils ont durement bâtie. Slayer en est le triste exemple et il est urgent de débrancher la machine une bonne fois pour toute!

Ne nous voilons pas la face : ça sentait le sapin depuis un bon moment chez Slayer. Les albums Christ Illusion et World paintedblood démontraient clairement que le groupe tournait en rond et n’était plus capable de nous pondre de nouveaux classiques. 2013 fut une année funeste pour le combo qui perdit son guitariste et principal compositeur Jeff Hanneman. Puis ce fut au tour du légendaire batteur Dave Lombardo de quitter Slayer (ou de se faire virer, selon à qui on s’adresse) pour une sombre histoire de contrat et de fric… On se retrouve donc avec un Tom Araya physiquement diminué et durement marqué par la mort de son ami et un Kerry King toujours fidèle à lui-même, c’est-à-dire un pur poseur tout juste bon à refaire éternellement les mêmes solos de guitares. Dès lors c’est Gary Holt, guitariste d’Exodus, et Paul Bostaph ancien batteur du groupe qui se chargent des postes laissés vacants.  Le groupe rentre en studio en compagnie de Terry Date, soit l’une des pointures mondiales de l’enregistrement, qui s’est illustré par son travail sur les albums de Pantera et de Deftones. Repentless sort finalement le 11 septembre 2015 (God hates us all était quant à lui sorti le 11 septembre 2001).


Plusieurs Morceaux de ce nouvel album avaient été diffusés avant, voire bien avant sa sortie ; histoire d’avoir sans doute un avant-goût du carnage. Comme vous l’aurez compris cet album est au mieux anecdotique, au pire mauvais. Cependant tout n’est pas à jeter. Les deux « nouveaux » apportent un sang frais à ce cru 2015. Paul Bostaph n’a pas à rougir face à Lombardo. Le bougre a des partis de batterie efficaces et parfois originales, sans parler de son infaillibilité en concert. Gary Holt n’a eu aucun mot à dire en ce qui concerne la composition et son rôle est uniquement celui de guitariste soliste. Et de ce côté-là il faut admettre qu’il s’en sort très bien grâce à un style plus rugueux et plus concis que son illustre prédécesseur. Tom Araya fait du Tom Araya : il gueule. De ce côté-là rien ne change et c’est tant mieux. Enfin, la production est excellente grâce au travail de Terry Date. Le problème de ce Repentless ce sont les morceaux ; c’est con mais c’est pourtant le plus important.

Kerry King est maintenant le seul maître à bord en ce qui concerne la composition. Il faut quand même rappeler qu’il est en bonne partie responsable des merdes à consonance hardcore mais surtout neo-metal que l’on trouve ça et là sur certains albums du groupe. Kerry King a un talent certain pour avoir l’air cool auprès des métalleux les plus jeunes, pour faire vendre ses guitares signatures ou ouvrir sa grande gueule dans les médias.  En revanche, pour ce qui est de la composition, on repassera et on ira volontiers allumer un cierge à l’église du coin pour que le bon Dieu lui ordonne de prendre sa retraite. L’album s’ouvre sur une intro fade et inutile. Vient ensuite le titre éponyme qui n'est pas mal mais sans plus. Ensuite on a droit à des titres globalement insipides qui utilisent les mêmes tempos rapides ou moyens, les mêmes gimmicks, les mêmes solos de guitares… Quelques bonnes idées errent au milieu de cet océan de nullité : les guitares accordées plus bas qu’à l’accoutumée ou certains passages sur « Cast the first stone » ou « Piano Wire ». On a soudainement un espoir au début du titre « Atrocity Vendor » qui rappelle les débuts du groupe avant de retomber dans le convenu : vraiment frustrant.

La « forme » de ce nouvel album de Slayer est alléchante à l’image de la pochette. Le groupe est au final superficiel car le « fond » est décevant. Pourquoi s’obstiner quand, à l’évidence, la flamme n’est plus là ? Slayer peut se targuer d’avoir été l’un des groupes les plus important pour la scène metal, ayant influencé bon nombres de groupes et même de styles (le death metal en tête). Ses chefs d’œuvres resteront toujours au panthéon de la musique metal et dans le cœur des fans.  Il est temps de « pull the plug » comme disait feu Chuck Schuldiner et de passer le témoin aux jeunes loups. Le roi Slayer est mort, vive le roi !

Donatien/CNC

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

15/09/2015

Chronique musicale: Cruciamentum "Charnel Passages"

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Cruciamentum "Charnel Passages"

(Profound Lore Records, 2015)

La musique n’échappe pas à la loi de l’éternel retour et le metal encore moins. C’est ainsi que des phénomènes dits de  « revival » bourgeonnent çà et là, au grès des années, pour le plaisir de certains et pour l’exaspération des autres. Le death metal dit « old school » semblerait renaître de ses cendres (ou plutôt ressortir de son caveau) sous l’effigie de groupes comme Necros Christos, Teitanblood, Grave Miasma et, justement, Cruciamentum.

Ces quatre britanniques entament leur aventure en direction du Styx en 2007 et nous ont gratifiés de quelques sortis remarquées, principalement sous forme de démos. Leur death metal putride et crépusculaire suscita alors un engouement certain dans les sphères reculées de l’underground. Les fans attendaient un premier album pour confirmer ou pas le statut de Cruciamentum comme possible relève de la scène old school. Cette attente de quatre ans s’achève enfin à l’approche de l’automne 2015 avec la sortie de leur premier effort sur longue distance nommé Charnel Passages. La musique de Cruciamentum est le fruit d’un savant mélange entre sauvagerie et ambiance. Le but n’est pas d’assommer bêtement l’auditeur mais plutôt de le faire voyager en direction de R'lyeh, si possible en le faisant taper du pied. Tout l’attirail du death metal est ici parfaitement manié dans ce sens, à grand renfort de voix caverneuses, de blastbeats furieux, de riffs de guitare tentaculaires et de solos digne du grand Trey Azagthoth (six-cordistes et légendaire tête pensante de Morbid Angel). L’emphase sur les ambiances est bien un élément notable de ce Charnel Passages ; le groupe ne tombe pas dans la facilité en se contentant, bêtement et uniquement, d’utiliser des claviers lugubres. Quand ceux-ci sont employés, comme sur le titre « Rites to the Abduction of Essence » par exemple, c’est toujours avec justesse et bon goût. Les ambiances sont couramment imputées aux guitares grâce à des leads qui se superposent à la lourdeur des riffs à l’instar de « Collapse », morceau qui clôt l’album. Cet équilibre entre violence et ambiance, on le retrouve aussi dans la structure des morceaux qui alternent entre accélérations bestiales et lourdeur pachydermique ce qui permet tout de même de ne pas tomber dans la monotonie. Enfin, et il est bon de le noter, la production limpide rend justice à la musique du combo, tout ça sans sonner de manière clinique.

Vous l’aurez sans doute compris, Cruciamentum n’apporte rien de révolutionnaire avec ce premier album. Il n’a jamais été question de bouleverser le style mais d’apporter une belle pierre à l’édifice et, en excellents tailleurs de pierre, les britanniques gagnent ce pari haut la main. Charnel Passages comptera parmi les sorties death metal de l’année mais ne figurera peut-être pas sur le podium final. Cependant, pour peu qu’on ait bien lu et accepté le cahier des charges, Charnel Passages tient décemment ses promesses et ravira les fans du genre.

Donatien/CNC

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08/09/2015

Chronique musicale: Akitsa "Grands tyrans"

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Akitsa « Grands Tyrans »

(Hospital Productions, 2015)

A l’instar de Peste Noire, Akitsa fait partie de ces rares groupes de Black Métal qui cultivent un univers propre et original. Nous sommes ici bien loin des pitreries de la plupart des formations du style qui ne savent bien souvent que se copier les unes les autres et se parfaire dans le ridicule. Originaire du Québec et chantant donc en français, le duo O.T. / Néant aura produit en 15 ans une discographie respectable où se mêlent de nombreux splits, EPs ainsi que 5 albums. Grands Tyrans est justement le dernier LP d’Akitsa et fait suite au très réussi Au crépuscule de l’espérance, sorti il y a 5 ans déjà.

Le style Akitsa étant tout à fait unique, il aurait été étonnant de ne pas le retrouver sur ce cinquième album. Grands Tyrans reprend sans surprise tous les ingrédients qui ont fait le succès du groupe : un Black Métal noir et froid influencé par les sonorités punk/oï, une production crade et ces titres construits sur l’inévitable format répétitif développé dès les débuts du groupe. La musique d’Akitsa pourrait se résumer en quelques mots : nuit, froid, solitude, haine, oppression, mort. L’atmosphère inimitable du groupe transparaît dans chacun des 9 titres de ce nouvel opus, titres assez diversifiés en réalité et qui ont le mérite de montrer plusieurs facettes des Québécois : vocaux écorchés façon nazgul ou voix claires, titres midtempo ou d’une lenteur macabre…


L’auditeur est plongé, par les paroles et l’imagerie (sobre mais toujours très soignée), par cette musique pénétrante aux relents mélancoliques et bestiaux, dans un monde sans espoir où « seule la mort vous ouvrira grands ses bras ». Notre époque, celle du « Naufrage contemporain » que nous vivons, « vouée à la dégénérescence, à la décadence et à la déviance » pourrait très bien avoir Grands Tyrans comme bande sonore lors de son inévitable chute.

Rüdiger / C.N.C.

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07/09/2015

Sortie du premier album de Sub'sist (projet d'Act of Violence)

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03/09/2015

Concert: In Memoriam en Belgique (16.01.16)

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