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13/06/2013

Chronique d'album: Abysmal Grief, « Feretri », Horror records, 2013

 

Chronique d'album:

Abysmal Grief, « Feretri », Horror records, 2013

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Jusqu’à maintenant, nous n’avons parlé sur ce blog que de la scène musicale militante italienne, nous ferons donc ici notre premier écart à l’occasion de la sortie du troisième album d’Abysmal Grief, groupe italien qui n’a strictement rien de politique.

Une bonne partie de la scène Métal italienne a toujours eu un penchant très affirmé pour tout ce qui relève de l’occulte. On songera ainsi aux grands noms de cette scène : Mortuary Drape, The Black mais surtout aux très réputés Death SS et encore davantage à Paul Chain, musicien qui a influencé une bonne partie de la scène Doom Metal actuelle en Italie. Abysmal Grief ne fait pas ombre à la réputation des formations précitées : toute sa musique tourne autour du thème de la mort. La vue de la pochette de l’album (qui reprend une image tirée d’un sympathique giallo italien datant de 1972 : La dame rouge tua sept fois) vous mettra tout de suite dans l’ambiance : deuil, tristesse, obscurité, voilà un bon aperçu visuel de ce que vous trouverez dans les réalisations du groupe.

Abysmal Grief joue du « Funeral Doom Metal », une forme de Métal basé sur les atmosphères créées à partir d’une musique au tempo lent et souvent très lourd : on est donc très loin d’Iron Maiden ou de Slayer… Les synthétiseurs et la voix mortuaire du chanteur sont d’autres éléments de première importance pour amener l’auditeur à un voyage crépusculaire au milieu des cimetières sous la lumière inquiétante de la pleine lune… Typiquement dans le style qui est le sien depuis des années et qui est désormais sa marque indélébile, Abysmal Grief nous offre, avec « Feretri », un album à la hauteur des précédents et qui risque de plaire à tous ceux qui cherchent une musique proposant de réelles émotions… noires.

 

Abysmal Grief - Sinister Gleams

Rüdiger

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09/06/2013

Death SS - Resurrection

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08/06/2013

Compte-rendu: Tana Delle Tigri 5

Compte-rendu: Tana Delle Tigri 5

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Nouvelle mouture du très attendu rendez vous organisé depuis maintenant 5 ans par nos camarades italiens, se déroulant comme d'ordinaire sur un week end dans l'antre de l'Area 19 faisant à nouveau office de tanière des tigres.

Début des hostilités vendredi 18 heure, "hostilités", le terme est approprié car nous avons droit à la première édition du MMA White Rex Contest. Un octogone grillagé au sein de l'Area 19 voit se succéder différents participant européen: Russe, Allemand, Roumain, Tchèque, Italien et Français. Le tout régi via un protocole à la hauteur de l'événement: hymnes nationaux, consommation d'alcool et
de tabac prohibé pendant la durée du tournoi pour suivre la ligne d'une mode de vie sain prôné par les organisateurs moscovite.
Le tout fut rigoureusement respecté. Il est à souligner que nos représentants hexagonaux firent totalement honneur à nos couleurs. Du sang, de la sueur et de la hargne.
Ensuite la nuit fut ponctuée par les prestations hiphopisantes de Gang Calavera et de Drittarcore.

Tana Tigri 2013 Fight Contest Roma - White Rex - Video Officielle




Samedi l'affiche fut plus qu'alléchante, Bronson ouvrant le bal, la formation romaine est née d'une fusion entre The 4 aces et Timesbombs, du rock identitéraire italien puissant et parfaitement exécuté. Il n'est pas évident d'ouvrir un concert de cette envergure et ils réussirent haut la main au son notamment de Per non dimenticare(ode aux heros des années de plombs) et Giustizia per Gabriele à secouer la fosse.

Puis les mythiques SPQR, groupe au panthéon de la scène transalpine qui n'est plus à présenter. Une intro indus instrumentale (Laibach si je ne m'abuse) avant l'entrée accompagnée de deux danseuses se déhanchant lascivement pendant tout le set.
Le quatuor n'en est vraiment pas à son coup d'essai et ils ne sont pas là pour plaisanter, une machine de guerre parfaitement rodée piétinant magistralement l'auditoire, implacable Furia capitolina. Quelle joie pour mes tympans que la reprise de Come il vento et le somptueux Belli come la vita neri come la morte. Ce fut ensuite l'heure de Drizzatorti le combo hardcore de Sandro, l'ex-leader d'Hate for breakfast. Même si j'avais déjà eu l'occasion de voir ce groupe ce fut pour moi le coup de coeur de la soirée, des moshparts furieux, des breaks devastant le pit le tout administré avec fougue, fureur et dérision. Le sac en papier fut bien entendu de sortie!!!

Drizzatorti - Radicalismo Littorio

Zetazeroalfa prenant le relais. Que dire, si ce n'est qu'une fois de plus une assemblée littéralement hystérique, en liesse face à Gianluca et les siens qui n'en demandaient pas tant pour une succession
de hits issus de toute la discographie du groupe, je ne m'en lasse pas. Le charisme d'il Capitano à son paroxisme sur Dalle dalle camicie nere ou tout un peuple fut arangué via un megaphone. Le concept ZZA  prend véritablement toute sa dimension en concert.
In Memoriam clôturant la nuit avec un récital de quasiment deux heures. Le répertoire totalement diffèrent de celui de l'édition précédente. "A travers les temps pour demarrer suivi de l'intemporel Assassin de mon peuple, un ange passe via monti della faresina. C'est limite difficile de retranscrire l'atmosphère de quasi communion avec eux . Bon nombre de leurs compositions représentants tellement de souvenirs pour bon nombre de français  présents reprenant avec frénésie les paroles. L'immense satisfaction, voire l'émotion, est perceptible aussi bien sur que devant la scène. Vu l'heure avancée, je ressens comme une sensation quasi surréaliste de concert privé.  Le nouveau morceau Cent drapeaux a tout d'un hymne dont le refrain résonnera probablement sur les pavés dans un futur proche tant il colle à l'actualité en effet "Il est l'heure, il est temps, il est l'heure, plus le temps, il est l'heure c'est le moment".

In memoriam - A travers les temps

Le sacristain

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06/06/2013

Autopsy - The Headless Ritual

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11:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

05/06/2013

Entrevue du C.N.C #5: FRAKASS

 Entrevue du C.N.C #5: FRAKASS

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1) Pouvez-vous présenter Frakass à nos lecteurs qui ne vous connaissent peut-être pas tous, d’autant que le groupe a une carrière assez longue à son actif…

Frakass est créé en 1986. La moyenne d'âge des membres du groupe était de 15 ans. A l'époque, le groupe ne faisait que des reprises et nous n'avions pas pour vocation de faire de Frakass un groupe à part entière. Le but était d'alimenter les soirées des rebelles blancs de notre quartier « Les Etats ». C'est un énorme quartier Lyonnais agencé comme une petite ville. Ces soirées concerts regroupaient environ 60 personnes (Skins, Punks et Rockers) où chacun pouvait se débarrasser de sa rage. En 1989 nous commençons à écrire nos propres chansons avec des titres tels que : «Ni rouge ni mort ; Légitime défonce... etc... ». Mais le groupe se sépare. En 1994, sous l'impulsion du label LUG RECORDS et divers amis des « Etats », je décide de remonter le groupe. En 1995, nous enregistrons une démo dont 3 titres paraîtront sur la compilation « France Explosion 2 ». En 1997, nous sortons notre 1er album qui est le reflet de nos années d'acier. Suivront cinq albums + un split cd.

2) Après « L’appel des dieux » qui avait été très bien accueilli, comment a été reçu votre dernier album « Rage » qui est sorti il y a quelques semaines maintenant ?

Je pense qu’il est encore trop tôt pour savoir si « Rage » a été bien accueilli par la majorité. Chacun de nos albums sont relativement différents les uns des autres, même s’il y a une cohésion entre tous; mais sont également différents de ce qu’on a l’habitude d’entendre. Il faut donc donner aux gens le temps de digérer l’album et avoir le recul nécessaire pour donner son opinion. D’ici 1 an, on pourra commencer à se faire une idée des répercutions comme ça a été le cas pour chacun de nos albums. Tout ce que je peux dire pour l’instant, c’est que « Rage » se vend bien et qu’il y a eu un fort engouement lors de sa sortie ; ce qui est plutôt positif.

3) Vous jouez maintenant depuis près de vingt ans. La scène musicale militante a bien changé en France et en Europe. Quels sont les grands changements que vous avez pu constater, qu’ils soient positifs ou négatifs à vos yeux ?

Le changement majeur est que le style musical s’est vraiment diversifié. Car même si la base musicale est restée principalement « Rock », tout le panel de ce style est maintenant exploité, en passant du plus métal au plus rock’n’roll, du plus puissant au plus doux, allant jusqu’à faire des ballades… Et tout cela a forcement eu un impact sur les Rockers (et d’autres…) qui ont découvert qu’il existait une musique identitaire blanche et engagée. Dans nos salles, se côtoient désormais, skins, hools, chevelus, catho trad’, personnes lambdas, parfois punks. Je sais aussi que nombreux sont les petits jeunes des « skates parks » à écouter du RAC. Non seulement le style s’est diversifié, mais la qualité sonore a également évoluée par rapport aux premiers groupes des années 80.

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4) Vous avez un bon nombre de concerts à votre actif et vous avez joué un petit peu partout en Europe. Quels sont les enseignements et impressions que vous avez pu faire et avoir à l’occasion de ces nombreux voyages, tant sur le mouvement en lui-même, que sur les gens qui en font partie ?

C’est une grande chance d’avoir pu visiter de nombreux pays Européens par le biais de la musique et ainsi créer des liens et construire des projets communs avec nos camarades de combat. Découvrir sur le terrain comment s’organise la résistance de notre famille de pensée sur le reste du continent, a un côté rassurant et rompt avec la sensation d’isolement que nous éprouvons tous assez souvent, je crois. Quand on observe le visage des pays de l’ex-bloc soviétique, immédiatement quelque chose saute aux yeux, on se dit « ici, tout est possible ! ». Mais restons lucides, ils sont également pour la plupart pris dans la spirale infernale de l’Union Européenne et ses savantes illusions, donc probablement, ne tarderont pas à ressembler aux pays de l’ouest. Pour ma part, se trouvent là-bas, les derniers bastions encore debout de notre civilisation, alors que chez nous, il ne reste qu’un champ de ruines (Tout n’est pas perdu, mais ça va être compliqué). Les Nationalistes de l’est sont largement moins frileux dans leurs convictions et idéaux que ceux de l’ouest et ne pratiquent quasiment pas l’auto flagellation tant prisée chez nous. Il y a une logique à tout ça «  L’intoxication culpabilisatrice systématique d’après-guerre orchestré par les vainqueurs ». Comme on peut l’observer, le tableau n’est pas tout rose sur le vieux continent, mais qu’ils le sachent tous bien: « Notre foi est inébranlable ! ».

5) Que pensez-vous de la scène musicale militante française actuelle ? On dit souvent que la musique est une arme pour nos idées ; arrive-t-elle à bien remplir ce rôle aujourd’hui, malgré l’ostracisme qui touche tout ce qui se rapproche de nos convictions et idéaux ?

Je trouve que la scène française se porte plutôt bien, par le seul fait qu’elle continue d’exister après 30 ans d’ostracisme ambiant. Et on peut effectivement affirmer que la musique est une véritable arme pour véhiculer nos idées. On peut voir ça comme une tribune libre qui permet d’extirpernotre jeunesse (et d’autres plus âgés), des griffes du système. Même si cela n’est pas toujours facile, elle tient bien son rôle, grâce à tous les gens motivés qui l’animent.

6) Le RAC français n’a jamais beaucoup marché à l’étranger, pourquoi selon vous ? Est-ce d’ailleurs réellement important tant qu’il marche en France ?

Il est vrai que ça a toujours été un peu compliqué pour les groupes français à l’étranger, mais nous ne sommes pas les seuls. La première des raisons est la barrière de la langue. Et c’est bien normal, car la vocation première d’un groupe RAC, est de toucher les gens par ce qu’il raconte, la musique n’est qu’un support. Seuls les groupes anglophones arrivent, pour certains, à percer un peu partout, car tout le monde comprend relativement bien l’anglais. Ça marche aussi pas mal pour les groupes Allemands pour d’autres raisons … Mais dans tous les cas, en général, un bon groupe qui joue à domicile, enflammera davantage les foules qu’un groupe étranger. Il existe quelques exceptions avec des pointures comme Bound For Glory ou Brutal Attack et quelques rares autres groupes, mais là non plus ce n’est pas toujours le cas… Il y a peut-être aussi un côté chauvin derrière tout ça. Je pense qu’il est néanmoins important pour les groupes de s’exporter, car ça permet de créer des liens et d’apporter une cohésion du mouvement au niveau Européen.

7) En 2010, vous avez sorti un album de ballades « Mémoires acoustiques », chose assez peu courante en France, à la différence de l’Allemagne par exemple. Pensez-vous rééditer l’expérience et/ou refaire des concerts acoustiques ?

Depuis la sortie de « Mémoires Acoustiques », nous faisons régulièrement des concerts acoustiques en France et en Europe. Nous aimons le côté intimiste de ce genre de représentations, au fond d’un pub ou d’un bar avec une cinquantaine de personnes. Nous allons donc, bien sûr, continuer à en faire. Par contre, un second projet acoustique n’est pas du tout à l’ordre du jour, mais rien n’est impossible car nous marchons à l’instinct du moment présent, aussi bien pour les compositions que pour les concepts.

8) Quels sont les fondements sur lesquels se baserait la société pour laquelle vous combattez ?

Pour moi, une société ne peut être viable que si elle est bâtie sur une civilisation anthropologiquement saine. Le cosmopolitisme qui conduit forcément à terme au métissage, disloque la cohésion sociale du peuple qui la subit et freine sa capacité créative. L’idée générale imposée sur le fait que les races n’existeraient pas, est une énormité absolue et, désolé pour ceux que ça dérange, mais on peut également classer ces mêmes races en valeurs hiérarchiques. Je ne développerai pas plus sur le sujet, car mes arguments rempliraient cette page et passeraient inévitablement sous le coup des lois. D’autre part, même si la politique est indispensable pour organiser les sociétés, elle reste cependant secondaire à mes yeux. Elle est l’instrument qui fait avancer les peuples, mais en aucun cas les hommes ne doivent devenir l’instrument de cette même politique. Il m’apparaît évident que si l’homme blanc suit une hygiène ethnique stricte, il est capable de faire fonctionner n’importe quel système politique, du plus juste au plus injuste. Alors que le schéma actuel du melting-pot ambiant mène toute politique à l’échec. Les fondements sur lesquels se baserait la société pour laquelle je combats sont : Aryanisme, natalisme et socialisme. Je parle bien sûr d’un véritable socialisme qui, est pour moi, le système politique le plus juste. Autre chose, la politique ne peut être statique, ce qui est vrai aujourd’hui, peut être faux demain, et vice-versa. Elle doit être en perpétuel mouvement comme le sont l’homme et la vie.

9) La peine de mort fut abolie en France voici trois décennies, malgré une opinion publique qui y était majoritairement favorable. Aujourd’hui, de nombreuses personnes réclament son rétablissement. Au sein de notre mouvance, on entend parfois l’argument qu’il serait dangereux qu’elle soit rétablie, car elle serait vite utilisée par le système contre ses opposants. Quelle est votre position sur la question ?

Dans un premier temps, je ne pense pas que le rétablissement de la peine de mort nous sortirait de la fange dans laquelle nous baignons. Car les crimes suffisamment graves, menant à la peine capitale, restent minoritaires et n’ont aucun rapport avec l’abaissement de vie que subit notre société au quotidien. D’un autre côté, il est inacceptable qu’une mère de famille puisse croiser 20 ans après à la terrasse d’un bar, les doigts de pieds en éventails, le monstre qui a violé, assassiné puis coupé en morceaux sa fille de 14 ans …. D’un côté, l’enfermement total à vie, pourrait suffire, mais dans ce cas, il représente malgré tout un poids, un coût à la société. Donc, autant se débarrasser de cette vermine. Je suis pour le rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus intolérables, quand la culpabilité du prévenu est avérée de façon certaine, et sous réserve de circonstances atténuantes pour certains cas particuliers,par exemple pour un père de famillequi ouvreen deux le violeur de sa fille et disperse les morceaux aux quatre coins de la ville, ou l’ouvrier qui retrouve sa voiture sur cale au quartier, qui chaque jour subit des incivilités, et se fait régulièrement cramer la porte du domicile à l’essence. Connaissant pertinemment les fauteurs de trouble, disons qu’il décide brusquement avec quelques amis d’en chopper un, de l’attacher par les pieds dans un lieu tranquille, et de découper chaque jour quelques escalopes danssa chair suivi d’une poignée de sel jusqu’à ce qu’il dessèche, je ne trouve pas ça intolérable… Quant à ceux des nôtres qui avancent l’argument qu’il serait dangereux que la peine de mort soit rétablie par peur de représailles, par les tenants du système sur leurs opposants, je leur dirais que nos maîtresn’ont pas besoin de ça pour nous faire taire de façon globale, d’ailleurs s’ils en avaient besoin, elle n’aurait pas été abolie. Ils tiennent déjà le peuple par les couilles et ont tous les outils nécessaires pour écraser l’opposant avec l’armée, la police, les médias (qui abrutissent l’opinion public) et la justice (et oui 100.000 euros d’amendes et quelques années de prison suffisent fortement à calmer l’opposant). Certes, la peine de mort n’a jamais fait et ne fera jamais baisser la criminalité aigue, mais ça soulage…

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10) Comment résister efficacement au système aujourd’hui ? Quelles actions (de la part de mouvements politiques ou autres) vous semblent actuellement aller dans la bonne voie ?

Pour résister au système (d’un point de vue individuel), il faut en comprendre les rouages, la mécanique. Bon nombre de personnes qui se disent « résistant  au système » ont malheureusement les deux pieds dedans. Résister efficacement face à ce monstre, passe forcément par un minimum de connaissances historiques et géopolitiques du monde. Je dis bien du monde car le fléau, que nous subissons, n’est pas seulement français ni même européen, mais bien mondial. Je précise pour ceux que j’entends dire « Nous c’est la France, le reste du monde on s’en fout ! ». C’est vrai, la France d’abord, mais il faut bien comprendre que ce qui se passe de l’autre côté de la planète peut souvent avoir une incidence sur ton quotidien et sur ce qu’il y a dans ton assiette. Par exemple, la souffrance que nous subissons en France n’est pas la même que celle de la Syrie, mais le venin vient du même animal. Le problème à décortiquer est aussi simple que complexe, et souvent vicieux. Il appartient à chacun de ne pas se faire manger le cerveau. Si je dois me prononcer sur quelles actions de mouvement politique me semblent aller dans la bonne voie, je dirais, toute action qui avance à contre-courant du système établi et qui pousse à un réveil des peuples et des identités. Je profite de cette question pour donner mon avis sur toutes ces bases autonomes nationalistes (au sens large du terme) qu’on a pu voir émerger ces dernières années un peu partout en France et ailleurs. Je voyais plutôt ça d’un mauvais œil, car forcément, multiplication des groupes rime avec division. Mais avec le recul, on a pu observer l’excellent travail de la plupart de ces groupes qui, finalement, ont permis de ratisser bien plus largement au sein de toutes les classes de la société et ainsi, récupérer un grand nombre de citoyens pour qui il restait encore une étincelle de résistance. Bien entendu, comme c’était à prévoir, les divisions sont présentes. Ce ne sont bien souvent que des détails ou des stratégies différentes qui mènent les nationalismes à se diviser, mais cela devient vraiment déplorable quand ce sont des histoires de personnes. De toutes mes forces, je refuse de rentrer dans ces guerres de chapelle insignifiantes devant la situation immensément grave à laquelle nous avons à faire face.

11) Depuis un certain temps, on trouve un grand intérêt, dans nos milieux, au survivalisme et à des auteurs comme Piero San Giorgio qui justifie ses thèses par l’inéluctabilité à court ou long terme d’un effondrement économique. Cela vous semble-t-il plausible et comment voyez-vous l’avenir prochain de la France et de l’Europe ?

Je ne veux pas sombrer dans le pessimisme, mais très franchement, ça commence à sentir mauvais… Et aux vues des pitres que nous avons au gouvernement et à l’Assemblée Nationale, ce n’est pas prêt de s’arranger. A Pinder, ils ont au moins la décence de se déguiser ou au minimum, d’enfiler un nez rouge, au moins c’est drôle… Plus sérieusement, même s’ils arrivent à redresser la barre, l’effondrement économique est, pour moi, inéluctable à long terme. La pulpe du fruit, qu’ils s’efforcent de presser, rend ses dernières gouttes et ils le savent. Ce qu’il faut comprendre, nous évoluons dans un système qui est fait pour engraisser 1 pour cent de la population mondiale. Et il faut bien intégrer que ces porcs que nous engraissons, sont prêts à utiliser tous les vices, tous les mensonges, à fabriquer toutes les guerres, à commettre tous les massacres et autres génocides pour continuer à s’empiffrer, et ça, jusqu’à saturation. Un second problème nous pend aussi au nez, c’est le choc des civilisations ; qui me semble inéluctable à court ou à long terme. D’autant plus que nos maîtres ont, depuis quelques temps, changé de stratégie et souhaitent maintenant ce fameux choc des civilisations. Il suffit de voir la presse, les politiques, les médias, se déchainer et mettre volontairement le feu aux poudres et dresser les peuples les uns contre les autres. Nous sommes effectivement à l’aube de la fin d’un monde, d’un système, comme il y en a eu d’autres dans l’histoire. Ces périodes-là ne se sont jamais réglées dans la paix et l’harmonie, mais plutôt dans le fer et le sang, d’ailleurs l’homme en est le spécialiste, depuis tout temps. A y réfléchir, Hollande avait raison « le changement, c’est maintenant » héhé ! Pour ces deux raisons, il m’apparaît évident que nous devrions fortement commencer à penser au survivalisme pendant que nous sommes dans une période confortable pour apprendre à l’appliquer, car en situation de clash, tout va très vite, en effet une semaine suffit pour que cela soit le chaos partout. Désolé pour les moutons dociles qui pensaient que la France était protégée par une sorte de bouclier divin (le même qui l’a protégée du nuage de Tchernobyl…), mais la réalité est toute autre. Quant à nous tous, nous avons un atout supplémentaire que les personnes lambdas n’ont pas, « nos milieux ». Saurons-nous nous en servir le jour du chaos ? Je le pense. Mais il serait plus judicieux de commencer à y penser maintenant, car nous ne serons que plus efficaces le jour J, et surtout les semaines, les mois et probablement les années qui suivront.

12) Merci d’avoir répondu à nos questions. Avant de nous quitter, pouvez-vous nous dire quels sont vos prochains projets ?

Nous avons plusieurs projets en cours avec d’autres groupes européens, mais je n’en dirai pas plus pour le moment. Nous sommes aussi, actuellement, sur un projet musical français annexe à Frakass, qui vient d’être enregistré et devrait sortir sous peu. Mais là non plus, je n’en dirai pas plus pour l’instant. Sinon, nous travaillons également sur le prochain Frakass. Cinq titres sont déjà écrits (textes et musiques), le titre de l’album devrait être « Le Sang Perdu ». Merci beaucoup pour cette entrevue et pour le soutien. Bonne continuation dans vos activités.

Le Cercle Non Conforme

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29/05/2013

Akitsa & Ash Pool - Split LP 2013

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