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01/09/2013

Chronique d'album: Peste Noire – L’Ordure à l’État pur

 Peste noire – L’Ordure à l’État pur - La Mesnie Herlequin - 2011

 kpn lordure.jpgL’Ordure à l’Etat pur* est un album qui a fait pas mal grincer des dents tellement le Kommando Peste Noire, renommé sobrement au dos du livret « The Pesto Negro Kommando », est allé loin dans l’excentricité. Les noms des artisans du KPN et leurs instruments sont d’ailleurs un bon moyen d’entrer dans l’univers déjanté du groupe : outre DJ Famine (ou La Sale Famine de Valfunde) qui est le compositeur, le chanteur et imite parfaitement la poule, on trouve entre autre le Vicomte Chtedire de Kroumpadis (Barils et casseroles diverses), Audrey (Voix rock et soprano, pigeon), Miss Peste Nègre (Accordéon), Rachid de France (Trombone) ou encore Lulu l’ermite (Guest voix BM). Voila qui nous met dans l’ambiance. En prenant le CD, nous sommes alors nez à nez avec le portrait de Louis-Ferdinand Céline, une façon de nous rappeler où nous mettons les oreilles quand on écoute KPN.

Musicalement, il ne s’agit pas de Black Metal baignant dans son jus de cave et dans son univers misanthropique et suicidaire, KPN présente ici une production soignée pour un univers totalement crade et malsain. Un monde moderne qui n’est que violence et maladie.

L’album se compose de 5 morceaux, dont un très long de 20 minutes, J’avais rêvé du Nord qu’on trouve souvent découpé en deux parties sur internet. Le CD débute avec un morceau absolument fantastique de par sa composition, ses paroles et son humour : Casse, Pêches, Fractures et Traditions. Totalement paillard et franchouillard contre la « Raie Publique » et les allogènes tropicaux. Une excellente composition, agrémentée d’imitation de poule et de coq et percussions diverses. On ne s’en lasse pas.

Le reste de l’album est également de bonne facture mais plus difficile à apprécier. Cochon Carotte et les sœurs crottes passera pour un morceau misogyne et faisant l’apologie de l’humiliation sexuelle. On a il est vrai un peu du mal à comprendre ce qu’a cherché à nous dire Famine dans son morceau. On retiendra qu’il est musicalement bien ficelé et qu’un ajout de son techno au dessus des paroles parlant de sodomie nous rappelle que nous écoutons bien du KPN.

J’avais rêvé du Nord est un très long morceau qui reprend des éléments de la vie de Famine, né dans une Provence industrialisée, puant le gazole et livrée aux bandes d’outre-méditerranée, Famine explique comment le Métal noir lui a permis de s’évader vers le Nord rêvé, celui des grandes forêts et des étendues gelées… Audrey apporte une belle contribution au chant clair. La composition est assez complexe et se déroule sur une vingtaine de minutes, nous faisant parfois oublier que nous écoutons le même morceau. De fait, il n’est pas surprenant de constater que c’est le morceau qui reprend le plus les canons musicaux du Black Metal.

Après ce morceau plus introspectif, nous retrouvons le Peste Noire paillard et agressif avec Sale Famine von Valfoutre, morceau aux paroles et samples surréalistes, qui personnellement m’a beaucoup amusé. Famine semble y dépeindre son personnage de scène. Celui d‘un anar de droite brut de pomme qui fout la pagaille et se moque des conventions. Y compris celle du Black Metal, pour ceux qui ne l'aurait pas encore compris. Vous y trouverez encore des samples totalement décalés et pleins d'humour.

L’album se termine avec La Condi Hu (La condition humaine), excellente musique dont les paroles se composent de nom de maladies. Très mélodique, très bien agrémenté par Audrey au chant clair, il nous apprend l’humilité. Au fond l’homme ne serait-il pas qu’un tas de viande dégueulasse malgré sa conscience et sa raison ? Ce morceau retranscrit un fort sentiment d’angoisse. Une sorte de renvoi de miroir entre le personnage de scène de Famine, et un ressenti plus profond et moins grand guignolesque comme on peut en retrouver dans les morceaux plus grandiloquents de KPN. Il conclut parfaitement un album déjanté sur une touche beaucoup plus sérieuse.

Les visuels sont organisés essentiellement autour des trois couleurs de KPN qu'on retrouve sur le patch : le bleu, le noir et le rouge. La pochette est sublime avec un très bon détournement de La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix. Certaines photos montrent Famine en manieur de batte, il se nomme même, toujours dans la volonté de faire des jeux de mots, marque de fabrique de cet album, « Jean-Marie le PN ». Ce qui, convenons-en, est très drôle.

Un bon album, très différent à mon sens du reste de la discographie de Peste Noire et qui recèle quelques expérimentations intéressantes.

 * Contrepèterie de L’or pur à l’état dur.

Jean & Elvire

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

27/08/2013

Défiance "Sans concessions" CD 2013

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19/08/2013

Concert: Still Burnin' Youth / Hope for the Weak en Allemagne (19/10/2013)

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18/08/2013

Chronique musicale: Sturmwehr / Uberzeugunstäter « Familie – Volk – Vaterland »

 Sturmwehr / Uberzeugunstäter, « Familie – Volk – Vaterland » (Opos Records, 2013)

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Sorti tout récemment sur Opos Records qui a également édité dernièrement le nouvel album de Brainwash, ce split labélisé 100% RAC allemand a le mérite de présenter les derniers titres d’un groupe emblématique de ce style en Allemagne, Sturmwehr, ainsi que d’un nouveau venu sur la scène, Uberzeugungstäter.


Sturmwehr n’est plus à présenter. Le groupe de Jens B. existe depuis 1994 et reste l’un des plus grands noms de la scène musicale militante de son pays. Ne lésinant pas sur la cadence de production, il a produit plus de vingt albums entre le classique « Zerschlag deine Ketten », sorti en 1995 et son dernier effort « Ehre, dem ehre gebührt » datant d’il y a quelques mois à peine. Œuvrant toujours dans le style qui lui est propre depuis ces dernières années, Sturmwehr nous gratifie de 5 bons titres de RAC très puissant aux influences Métal toujours portés par la voix de Jens B… Le style d’Uberzeugungstater, groupe récent n’ayant, pour le moment, sorti qu’un album « Nachkriegssweigen » en 2012, se situe lui aussi dans le pur style allemand et ne dépareille donc pas face aux vétérans de Sturmwehr puisqu’ici aussi, qualité, puissance, mélodie et grosse voix à la Gigi sont de rigueur et ne font que renforcer l’impression que m’avait donné le premier album de cette formation très prometteuse.


On a donc affaire à une rencontre entre la vieille et la jeune garde du RAC teuton et on n’hésitera pas à en redemander car « Familie – Volk – Vaterland » est encore une excellente production aux textes très politiquement incorrects et qui donne un bon aperçu de ce que peut produire la scène allemande en 2013.

Rüdiger

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16/08/2013

Fear Rains Down... bientôt un nouvel album!

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11:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

10/08/2013

Chronique musicale: Godkiller « The Rebirth of the Middle Ages »

Godkiller, « The Rebirth of the Middle Ages » LP 2013 (Art of Propaganda/Astrum Tempestas)

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Godkiller est un « one-man band » du milieu des années 1990, originaire de Monaco. Ce groupe s’est surtout fait connaître par le biais du présent mini LP, édité à l’origine en 1996, avant d’évoluer musicalement et de disparaître de la circulation voici plus de 10 ans. Ce mini-LP n’était sorti, à l’époque, qu’en CD chez Wounded Love Records et faisait suite à deux démos de grande qualité, surtout la seconde, The Warlord, éditée en 1995 (l’une de ses chansons est d’ailleurs reprise et réenregistrée ici).

Sorti à l’époque où le Black Métal français produisait, bien plus qu’aujourd’hui, une musique sombre venant des tripes de ses musiciens et pas simplement de la musique brutale pour adolescents en manque de sensations fortes , The Rebirth of the Middle-Ages se distinguait du reste de la production hexagonale par des compositions de grande qualité et une tonalité très moyenâgeuse.  On pourrait justement qualifier cette production de Black Métal moyenâgeux car tout nous ramène à cette époque : le visuel, la musique et le concept basé sur une histoire de furieux chevaliers noirs…


Après une courte introduction le mettant dans l’ambiance, l’auditeur est plongé dans quatre titres de Black Métal puissant et épique. La fureur se mêle aux sonorités moyenâgeuses apportées par des nappes de clavier qui, dans ce style musical, ont rarement été si bien utilisées. La voix d’écorché de Duke Satanael (super pseudo non ?) accompagne le tout à merveille et nous rappelle par moments celle de Varg Vikernes. Si l’on peut déplorer la durée réduite de ce mini-LP qui a fait date, tant en France qu’à l’étranger, on savourera cependant une production originale, inspirée et de grande qualité qui n’a pas pris une ride en près de 20 ans et qui reste un grand classique du Black Métal.

Une ombre au tableau cependant : après avoir frayé un temps avec certaines idéologies (sérieusement ou non ?) Duke Satanael fit son mea-culpa dans les colonnes de Hard Rock magazine en affirmant qu’il n’était certainement pas raciste ou d’extrême-droite... Même dans les milieux soi-disant extrêmes, le politiquement correct est de mise depuis longtemps comme vous pouvez le constater. Cela ne nous empêchera pas de savourer comme il se doit l’écoute de ce mini-LP dont la réédition tardait, The Rebirth of the Middle-Ages étant à mon goût, avec les 4 albums de Gorgon, ce que le Black Métal français a fait de mieux dans les années 1990.

Rüdiger

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