Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/04/2015

Chronique musicale: Leviathan "Scar Sighted"

lev.jpg

Leviathan "Scar Sighted"

(Profound Lore Records, 2015)

Fjords, forêts enneigées et (pseudo) messes noires ; telles sont les images, pour ne pas dire les clichés, qui viennent à l’esprit lorsque l’on se réfère au Black metal. Genre musical extrême et très européo-centré dans sa majorité, le Black metal, qui embrasa l’Europe du nord au début des années 90, su s’exporter dans divers pays du globe. Terre de Rock'n’roll par excellence, mais également en pointe quant aux styles de musiques énervées comme le Hardcore, le Thrash metal et le Death metal, les Etats-Unis semblèrent à la traine pendant de longues années avant de voir l’émergence de groupes de qualité que sont par exemple Grand Belial’s Key, Weakling, Xasthur ou Nightbringer.

Leviathan est indéniablement l’un des fers de lance de ce que l’on appelle maintenant « l’USBM » (US Black Metal). A l’instar de nombreuses formations du genre, Leviathan est le projet d’un seul homme, Jeff Whitehead, plus connu sous le pseudonyme de Wrest. Sacré personnage que cet artiste talentueux et touche à tout (multi instrumentiste, tatoueur mais aussi ancien skateur) mais névrosé jusqu’à la moelle. Basé pendant longtemps à San Francisco qu’il inondait d’innombrables démos CD-R avant d’accoucher de son premier véritable album The Tenth Sub Level of Suicide, Wrest enchaîna les splits, les albums et autres démos jusqu’en 2008 où ce dernier annonça la fin du projet. Mais 2011 marquera le retour de Leviathan aux affaires avec un nouvel album ainsi que des ennuis judiciaires, Jeff Whitehead étant alors accusé de viol sur sa petite amie de l’époque…


L’eau a depuis coulé sous les ponts et la situation de Wrest s’est grandement améliorée (il est entre temps devenu père). Scar Sighted déboule début mars 2015 précédé de quelques extraits prometteurs et surtout de cette magnifique couverture du magazine Decibel où l’on voit le principal intéressé poser fièrement avec sa fille -parée d’un tricot Leviathan- dans les bras ; véritable doigt d’honneur à cette scène musicale sclérosée par ses propres codes et surtout à tous ces bouffons maquillés comme des pandas et à la horde d’internet warriors qui les vénèrent tels des gourous. Après une intro atmosphérique et introspective comme seul Leviathan sait les faire, « The smoke of their torment » nous saute à la gorge ! Tout de suite on se demande si l’on ne sait pas trompé d’album : on croirait entendre un groupe de Death metal ! Scar Sighted est à l’image de cette première salve, l’album, tout en étant clairement du Leviathan pur jus, surprend par sa diversité. Sonorités Death metal, chants clairs torturés, guitares acoustiques, rythmes tordus pouvant rappeler Meshuggah, ponctuent un album qui marque un renouvèlement dans la continuité. Car au-delà de l’apport de ce sang neuf bienfaiteur, le style est reconnaissable entre mille. Mieux, Wrest a su combiner le meilleur de sa discographie dans un opus varié, rythmé et, comme à son accoutumé, de haute qualité.

La folie, la neurasthénie et le sentiment de déréliction habitent cette œuvre qui s’imposera d’elle-même comme l’une, voire comme la meilleur sortie Black metal de 2015. Brassant un nombre conséquent d’influences, Scar Sighted a le mérite de mettre un bon coup de pied au cul à une scène figée dans le marbre, adepte malgré elle de pratiques consanguines alors qu'elle se voulait justement être un style éthique et esthétique incarnant la Rébellion et le non-conformisme.

Donatien / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source

26/04/2015

Bethune Retro 2015 (28-30.08)

11:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

24/04/2015

Abysmal Grief pour la première fois en France (Rennes, 26.04)

12:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

20/04/2015

Nouvel album de Lunikoff et autres sorties récentes chez PC records!

lunikoff.jpg

pcrecords.jpg

 

11:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

19/04/2015

Violet Magick "The story of..." (réédition)

violet magick.jpg


11:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

14/04/2015

Chronique musicale: Gehennah « Metal Police »

gehennah.jpg

Gehennah « Metal Police » LP

(Metal Blade, 2015)

 

Autorisons-nous, avec cette chronique, un petit passage dans un style musical que j’affectionne tout particulièrement : le Metal old school comme on savait le faire dans les années 1980. Oui, on y trouvera tous les clichés datant de cette époque: le cuir, les cheveux longs, l’alcool, le « headbanging », écouter Maiden ou Kreator en cassette dans la Renault 11… Un autre monde que certains groupes continuent à faire vivre aujourd’hui, à l’image des suédois de Gehennah qui reviennent après des années d’absence avec leur quatrième album sobrement intitulé Metal Police. Vu le goût que le groupe a toujours eu pour la rébellion envers l’autorité et les bonnes bastons à l’ancienne, ne vous attendez pas ici à une glorification des forces de l’ordre républicaines !

gehennah2.jpg

Gehennah –à ne pas confondre avec le Gehenna norvégien- est un groupe bien oublié qui avait surtout fait parler de lui au milieu des années 1990 via les albums qu’il avait sortis chez le label français Osmose Productions : King of the Sidewalk et Decibel Rebel. Le voilà de retour après plus de 10 ans d’absence en sortant ce nouvel album (composé tout de même d’une bonne dose d’anciens titres réenregistrés) chez une écurie assez prestigieuse : Metal Blade. Un nouveau départ ? Le début de la gloire ? Allez savoir… Je pense surtout que les suédois s’en contrefoutent car leur musique résume bien leurs centres d’intérêt : l’alcool, le rock’n’roll, les filles faciles et frapper les « poseurs ».


Ce nouvel album ne sera donc pas pour eux l’occasion de parfaire le style musical qu’ils jouent depuis leurs débuts : vous aurez du Gehennah, c'est-à-dire du speed/thrash metal à l’ancienne et surtout sans complexe ! Les influences, c’est Mötorhead, Venom, Bathory et Sodom. Ils mixent le tout avec une production sentant plus le garage où ils rangent les bécanes que le studio d’enregistrement de Stromaé et le tour est joué ! Le pire dans tout ça, c’est que ce Metal Police tient très bien la route et satisfera ceux qui aiment leur musique couillue et pleine de punch ! Dernière chose : Metal Police n’est sorti qu’en LP, comme dans les années 1980…

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.