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08/02/2013

Chronique d’album : The Wolfgangs – Shout with the devil (Longneck records – 2011)

 Chronique d’album :

The Wolfgangs – Shout with the devil (Longneck records – 2011)

shout.jpgThe Wolfgangs est un groupe de Psychobilly placé sous l’étoile des rencontres. Comme l’indique leur page myspace, le groupe est le fruit d’une rencontre, un soir de concert de Reverend Horton Heat, entre Cha von Wolfgangs (chant), Lothar von Wolfgangs (guitare), Dean Blondin (contrebasse – choeur) et Jim Bullit (batterie).

The Wolfgangs est un groupe alsacien qui chante en anglais et sort sa première production chez les Allemands de Longneck Records spécialisés en Rockabilly, genre musical originaire des Etats-Unis, et en Psychobilly, mélange de Rockabilly et de punk, originaire d’Angleterre. Ne cherchez donc rien de patriotique pour le coup dans cette chronique. Comble du hasard, je découvre qu’un camarade a vu The Wolfgangs sur scène et me confirme tout le bien que j’en pense, ce qui m’a encore plus stimulé à vous délivrer cette chronique.

Je vous parlais de rencontre, car c’est également pour moi une rencontre, pour ne pas dire un coup de foudre. Alors que je traînais mes guêtres sur la toile à la recherche de quelques groupes de Psychobilly, je tombe au détour de mes pérégrinations sur le clip « Cannibal Family » de The Wolfgangs, et là, c’est simple, j’ai accroché immédiatement, autant à l’univers du clip, inspiré du cinéma d’horreur, qu’à l’imagerie alternative du groupe (diableries sympathiques loin des clowneries sataniques du Black metal « orthodoxe ») et bien évidemment à la musique, énergique, avec un fond de rock old-school rehaussé de lignes très punk. La chanteuse apporte un véritable plus, et venant de moi ce n’est pas rien car je déteste la plupart du temps le chant féminin dans les groupes de rock (à l’exception de L7, vieux groupe de hard rock entièrement composé de filles et quelques autres cas isolés). Certains la comparent même à la célèbre Wanda Jackson !

The_Wolfgangs.JPG

Je poursuis mes recherches et je découvre que d’autres morceaux sont hébergés sur un célèbre site, « Psychobilly », « Black Sleeves », « Mystery » et « Devil Girls » tous de bonne facture avec une préférence pour les deux premiers.

Ce sont 13 pistes qui confirment mon enthousiasme et déversent leur son pendant 35 minutes. Alternant des passages très dynamiques avec d’autres plus calme. La contrebasse est bien maîtrisée, le jeu de batterie est basé sur des rythmiques de rock assez classique, le guitariste s’autorise quelques solos de temps en autres et la chanteuse domine son organe avec perfection quel que soit le rythme des morceaux. Le chant en anglais laisserait presque penser qu’elle est anglophone. En somme, pour faire simple, The Wolfgangs n’a rien à envier à de nombreuses formations du genre.

The Wolfgangs - Cannibal Family

Numéro 1 des ventes sur Longneck Records, j’ai écouté l’intégralité des clips des autres groupes proposés par le label et aucun ne m’a semblé arriver à la cheville de The Wolfgangs. Les Français n’usurpent pas pour moi leur position. N’étant pas du tout un spécialiste de ce genre musical, c’est avec joie que j’ai pu entrer vraiment en contact avec la scène Psychobilly, que j’avais déjà approchée avec les mythiques The Cramps, bien que d’aucuns qualifient le groupe de néo-Psychobilly, mais n’attendez pas de moi que je vous phase une exégèse des nuances de ces styles musicaux…

Si vous aimez le rock n’ roll et les cultures alternatives, il y’a de fortes chances que The Wolfgangs vous plaise.

J’ajouterais que The Wolfgangs serait presque un exemple à suivre pour les groupes qui veulent faire de la musique engagée. La scène française a besoin de groupes festifs et dynamiques qui promeuvent les cultures et pensées non-conformes, bref de pur rock n’ roll !

Jean

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02/02/2013

Chronique de film: Django Unchained, un film de Quentin Tarantino (Etats-Unis, 2012)

 Chronique de film:

Django Unchained, un film de Quentin Tarantino (Etats-Unis, 2012)

quentin-tarentino-django-unchained.jpgTraitons maintenant du dernier film de Quentin Tarantino qui s’attaque cette fois au Western tendance spaghetti avec Django Unchained, présenté comme un remake de l’excellent film de Sergio Corbucci, Django, sorti en 1966. Disons-le d’entrée de jeu : le film de Tarantino n’a pas grand-chose à voir avec le film original, il se contente surtout de reprendre ce nom prestigieux du Western pour le donner à un personnage noir qui est bien loin du Django interprété par Franco Nero…

Le nouveau Django est en effet-signe des temps- issu de la diversité et n’est plus le cow-boy solitaire de Corbucci mais un esclave noir qui va se révéler un as de la gâchette. Le film se déroule effectivement dans le sud des Etats-Unis en 1858, 3 ans avant la guerre de Sécession, avec pour arrière-thème, vous l’avez deviné, l’esclavage. Tout destinait Django à vivre comme un esclave toute sa vie si la providence n’avait mis sur son chemin le Docteur Schultz, chasseur de primes d’origine allemande, qui va le libérer pour mener à bien un contrat, ayant besoin d’informations détenues par Django sur ses cibles. Le Docteur Schultz va vite prendre notre personnage éponyme comme associé et s’attacher à lui, allant jusqu’à l’aider dans la juste quête que poursuit ce dernier : retrouver sa femme, esclave aux mains d’un maître particulièrement sadique…

dicaprio.jpg

Le scénario, somme toute très simple, nous amène à un film de 2h45, ce qui est long, très long, ceux ayant enduré le fameux Inglorious Basterds du même Tarantino savent de quoi je parle… Les similitudes entre les deux films ne s’arrêtent pourtant pas là. Leur thème est similaire : la vengeance. Bête, méchante, incontrôlée, rabique. Contre les Allemands/Nazis dans Inglorious Basterds, contre les Blancs/Sudistes dans Django Unchained. Voilà donc de la vengeance de bon aloi, politiquement correcte et même fortement recommandée ! Peu importe d’ailleurs que Django flingue des Blancs, même innocents d’ailleurs, ils sont tous mauvais et d’ailleurs, avant d’en venir à tuer pour se venger, ne déclarait-il pas : « être payé pour supprimer des Blancs, ça déplairait à qui » ? Pas à Tarantino en tout cas qui avait déjà pris un malin plaisir à faire massacrer des Allemands par ses Inglorious Basterds juifs… Idem ici, tuer des Blancs n’est pas un problème, ils sont tous (hormis le Docteur Schultz) des pourris : des hommes de main sudistes tendance dégénérée aux maîtres sadiques. Les massacres d’Inglorious Basterds avaient été applaudis par la foule en délire lors de la première de ce film en Israël, je ne sais pas si les meurtres de Django Unchained l’ont été également…

tarantino et foxx.jpgLa patte Tarantino ? Depuis Kill Bill, elle n’existe plus. Le cinéaste tourne en rond et ne surprend plus. Ses scènes de dialogues sont interminables et inintéressantes (même s’il a fait un effort dans Django Unchained par rapport à ses films précédents), son goût de la violence bon marché fatigue, toute son inventivité s’est envolée et il a cédé à la facilité, sachant bien que « comme c’est de Tarantino », ce sera forcément présenté par la critique comme intéressant, novateur, décalé, iconoclaste. Quel enfant terrible du cinéma ce Tarantino ! Il est indéniable que ses premiers films et scénarios étaient très bons mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Que retenir d’ailleurs de Django Unchained? De beaux paysages d’une part et les jeux d’acteur de Léonardo Di Caprio (le maître blanc sadique dispensant à l’occasion des cours de racisme biologique) et de Samuel L. Jackson (le majordome noir du premier, tout dévoué à son maître), gros méchants du film, très convaincants et sauvant ce dernier du naufrage complet… Sachant qu’il peut faire ce qu’il veut et qu’il a les moyens de le faire, Tarantino tourne ses délires qui sont bien moins sulfureux qu’on veut bien le dire. Lui qui aime les vieilles séries B, on peut dire qu’il en réalise des très actuelles où il substitue les moyens financiers à la créativité et à l’inventivité qui étaient fréquentes dans ce cinéma Bis souffrant souvent de moyens mais pas d’idées… Même s’il avait atteint les bas-fonds de l’ordurier avec Inglorious Basterds, son cinéma reste un tantinet nauséabond et, en réalité, tout à fait conformiste. Prendre comme thèmes le nazisme puis l’esclavage n’en fait pas le réalisateur rebelle qu’on dit mais seulement un « artiste » qui a subi le lavage de cerveau de la pensée unique : prônant le cosmopolitisme et la culpabilisation éternelle des Blancs… Quel sera le thème de ton prochain film, Quentin ? Un thème vendeur j’imagine. Les crimes du Christianisme ? Le sadisme des Japonais ? Je n’ose imaginer ce que notre commerçant du cinéma dit décalé nous trouvera. On ne sait jamais ce qu’il y a dans la tête d’un marchand de tapis.

Rüdiger

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

21/01/2013

Entrevue du C.N.C #1: Hold Fast

 Entrevue #1: Hold Fast

masque.JPG

1) Pour commencer, peux-tu nous présenter Hold Fast et ses motivations ? Quelles ont été les réactions quant à votre premier album, Chute Libre, jusqu’à maintenant ?

Tout d'abord merci au Cercle Non Conforme de nous offrir l'opportunité de nous présenter et de nous exprimer. HOLD FAST est tout simplement le projet hardcore de 2 membres du groupe HAIS & FIERS, le guitariste et le chanteur. Après avoir enregistré le mini cd d'Hais & Fiers: Timebomb, nous avons eu l'idée d'un projet plus violent, plus brutal (musicalement) que Hais & Fiers. Nous avons donc commencé à répéter et à composer des chansons. Nous pensons que la brutalité du hardcore est en parfaite équation avec les thèmes que nous abordons et l'époque "sombre" que nous traversons...

Jusqu’à présent les critiques sont plutôt bonnes. Nous avons des retours positifs de France, mais aussi des 4 coins de l'Europe (Allemagne/Russie/Grèce...). Je pense que ça va nous pousser à continuer ;)

2) Que signifie concrètement le nom du groupe : Hold Fast ? Y-a-t-il un rapport avec la chanson du même nom d’Hais et Fiers ?

HOLD FAST est une expression anglo-saxonne qui signifie "ne jamais lâcher/tenir bon". D'ailleurs, il existe un nœud de marin qui porte ce nom et qui est connu pour justement ne jamais lâcher.

Est-ce qu'il y a un rapport avec la chanson du même nom d'Hais & Fiers ? Oui et non. Ça colle tout simplement très bien à l'idée du groupe. Ne rien lâcher face au système...

3) Vous jouez du Hardcore et vous avez sorti votre album chez Black Shirts Records. La scène Hardcore italienne actuelle vous a-t-elle inspiré ? Sinon, quelles sont vos influences ? A l’écoute de l’album, on peut dire Métal, Hardcore et RAC…

Personnellement j'adore la scène hardcore fasciste italienne. C'est du très lourd avec des groupes comme Hate for Breakfast (qui n'existe plus malheureusement), Blind justice, Still Burnin’ Youth, Green Arrows, No Prisoner et j'en passe etc... très pro et très productive. J'en profite pour remercier Sandro de Black Shirts Records pour nous avoir produits. Ça a été assez compliqué de trouver un label.

Quant aux influences, nous jouons simplement la musique que nous aimons et que nous écoutons : Rac/punk/metal/hardcore. Nous ne sommes pas vraiment influencés par telle ou telle scène ou tel ou tel groupe.

4) Que penses-tu de la scène musicale actuelle en France ? Sachant que la musique est un facteur mobilisateur très important, penses-tu que notre scène est suffisamment mobilisatrice de par son activité et ses groupes ?

Nous avons quelques bons groupes Français comme Frakass qui doivent sortir un nouvel album bientôt si je ne me trompe pas et il y a aussi nos amis de Lemovice, Bordel boys...etc Mais il faudrait vraiment de nouveaux groupes, du sang neuf et peut être un son différent (hardcore ? et même, pourquoi pas Rap si c'est bien foutu ?). Ça commence à vraiment manquer en France. Mais plus que le style de musique jouée, le plus important est d'essayer d’être professionnel, d'avoir un bon son, des bonnes partitions. Il faut essayer de se rapprocher des productions "à la mode" de MTV, mais avec notre message, qui, lui, signifie quelque chose... Comme tu l'as souligné, la musique est un très bon moyen de véhiculer nos idées et de motiver les troupes. Personnellement, j'ai d'ailleurs commencé à me politiser au son de groupes RAC des années 80.

5) Peux-tu nous éclairer sur l’imagerie que vous utilisez et en particulier sur la très belle pochette de l’album qui a un lien, nous semble-t-il, avec les paroles de la chanson « Chute Libre »…

On a essayé de se créer une image qui colle à la musique et aux textes de Hold Fast, une image enragée, la rage de toute cette merde qui nous entoure. Le concept du gars au masque de hockey avec son flingue vient de la chanson « Chute libre » (qui est aussi le titre de l'album) c'est la descente aux enfers d'un petit blanc qui habite en cité avec tout ce que ça peut engendrer comme embrouilles et qui trime pour s'en sortir financièrement. Malgré sa volonté, le système ne lui laisse pas la chance de s'en sortir et l'écrase de tout son poids (combien d'Européens de souche dans ces situations ? et combien d'allogènes qui vivent sur le dos des bons petits blancs ?). Il ne voit plus alors que la vengeance ultime comme échappatoire. Le masque de Hockey aussi car je suis fan de films d'horreur. Jason Voorhees (Vendredi 13) : uno di noi ;)

6) Quels sont selon toi les fondements sur lesquels se baserait la société pour laquelle tu combats ?

Je suis très loin d’être un politicien et il y a tellement de choses à changer, à commencer par nous-mêmes… Quelques idées qui me semblent essentielles : Remettre à l’ordre du jour le droit du sang et non le droit du sol. Essayer d’en finir avec le profit à tout prix et le capitalisme. Promouvoir et obliger à produire tout ce qui peut l’être, chez nous. Remettre en place la peine de mort pour les violeurs, assassins d’enfants etc. dès lors que des preuves irréfutables sont trouvées (ADN…etc.). Mettre en place des lois écologiques vraiment efficaces…etc. Mais comme je l’ai dit la politique n’est pas ma fonction, je préfère faire de la musique.

7) Les paroles de la chanson « Esprit Guerrier » célèbrent le dépassement personnel. Peux-tu nous dire pourquoi cela est si important pour toi ?

Les jeunes blancs, aujourd'hui, pour la plupart, ont perdu cet esprit guerrier qui est pourtant dans nos veines. Combien de jeunes se laissent totalement faire lorsqu'ils sont aux prises avec des bandes ethniques ? Nous sommes descendants de peuples européens, de peuples guerriers : celtes, romains, slaves, spartiates...etc. Le sport et le dépassement de soi doivent être promus. De nombreux jeunes activistes des pays de l'est et d'ailleurs en Europe ont compris qu'il faut redonner le goût du sport, l'esprit guerrier aux jeunes blancs (voir l'organisation de MMA "White Rex" en Russie qui fait un très bon boulot dans ce sens). Il le faut, surtout avec les temps sombres qui approchent...

8) Nous ne pensons pas nous tromper en disant que le thème général de Chute Libre est la résistance au système. Comment y résister efficacement selon toi ? Quelles actions (de la part de mouvements politiques ou autres) te semblent actuellement aller dans la bonne voie ?

A chacun de mettre ses compétences propres au service de nos idées. Il y a tellement de choses à faire… au niveau urbain (faire face à nos ennemis dans la rue et ailleurs), au niveau social (aider les nôtres qui se retrouvent dans la merde et/ou en prison), au niveau sportif (promouvoir le dépassement de soi, organiser des tournois entre blancs, des randonnées, organisations de type White Rex), au niveau écologique (manger local, protection de la nature, actions coup de poings) niveau militant (dénoncer les mensonges du système, collage, tractage, bombage), niveau musical (monter un groupe engagé, organiser des concerts…etc.). Très important aussi et qui sera de plus en plus une forme de résistance : fonder une famille saine. Bref être là et penser différemment.

9) Le futur, tant de la France que de l’Europe, comment le vois-tu ?

Très "sombre", dans tous les sens du terme... métissage, immigration, capitalisme, catastrophe écologique, répression qui se fera de plus en plus dure contre ceux de notre camp. Sans compter les crises sociales qui se feront elles aussi de plus en plus sentir. Tous ces problèmes ne feront que s'accentuer... jusqu'au point de non-retour ? J'espère que les nôtres se réveilleront avant qu'il ne soit trop tard...

10) Merci d’avoir répondu à nos questions. A quoi peut-on s’attendre de la part de Hold Fast dans un futur plus ou moins proche ?

On devrait se remettre à bosser sur de nouvelles compos durant l'année. Quelques idées naissent déjà. Peut-être aussi une surprise pour dans pas très longtemps... qui vivra verra. Merci encore pour cette entrevue les gars.

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Voir notre chronique de l'album "Chute Libre" ici.

19/01/2013

Chronique d'album: Wölfe Solo - Rock 'n' Roll - 2010

 Wölfe Solo « Rock’n’Roll », Oldschool Records, 2010.

wolfe pochette.JPGLes chanteurs des groupes Allemands ont la grande habitude de s’essayer en solo, Freikorps, Kraftschlag, Stahlgewitter, Sturmwehr, Oidoxie ou Sleipnir ont tous vu leur chanteur faire un ou plusieurs albums en solo. Wölfe, du célèbre groupe Weisse Wölfe, ne fait donc pas figure d’original en la matière. On peut cependant remarquer que la liberté lui plaît étant donné que son dernier album, Rock’n’Roll, paru en 2010, est sa quatrième production en solo. Vise-t-il à faire autant d’albums hors de son groupe d’origine que Ian Stuart et autres Paul Burnley ?

Quoi qu’il en soit, cette dernière production de Wölfe Solo ravira les amateurs de RAC allemand, mélodique et puissant. Typiquement dans la veine de son précédent effort Gib Niemals Auf, sorti l’année précédente, Wölfe Solo signe avec Rock’n’Roll un bien bon album où l’on retrouve la voix à laquelle nous sommes bien habitués avec Weisse Wölfe ainsi qu’un rock de très bonne facture ressemblant fort à Sleipnir, ce qui s’expliquerait par le fait que les musiciens de ce dernier groupe se seraient occupés d’épauler Wölfe. Je n’ai pas de confirmation sur la question mais je n’avais évidemment pas cru que les jolies demoiselles auxquelles Wölfe nous habitue dans les livrets de ses CDs, étaient de réelles musiciennes…

wolfe.JPGOnze chansons en tout dont deux ballades, une esthétique vraiment très Rock’n’roll (ben tiens), de jolies filles dans le livret (on y revient) et des chansons aux thèmes tantôt sérieux, tantôt très (très) fêtards à l’image de « The kings of the night » où l’on constate que notre homme aime beaucoup les femmes, l’alcool et… se battre. Tout cela est à prendre au second degré, bien, évidemment.

Je peux dire pour finir que Rock’n’Roll est un album très agréable et que je le trouve supérieur à ce que Weisse Wölfe a sorti à cette période (je ne parle pas de leur dernier CD Politisch unkorrekt sorti il y a quelques mois). Vous aimez le bon rock ? Allez-y !

Rüdiger

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17/01/2013

Groupe TRACE Nord (réseau MAS): Randonnée dans le Hainaut - 17/02/13

Groupe TRACE Nord (réseau MAS): Randonnée dans le Hainaut - 17/02/13

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Le Cercle Non Conforme invite tous ses lecteurs et sympathisants à participer à ce moment de camaraderie!

12/01/2013

Chronique d'album: Hold Fast - Chute libre (2012)

 Chronique d'album:

Hold Fast - Chute libre (Black Shirts Records - 2012)

Hold Fast - Chute Libre (2012).jpgHold Fast est vraiment le groupe français dont on parle en ce moment. A raison. Hold Fast est composé par deux des membres des célèbres Hais et Fiers, groupe de RAC français parmi les plus connus aussi bien chez nous qu’à l’extérieur. Le groupe officie dans un genre musical guère en vogue en France à l'inverse de l'Italie : le Hardcore militant (ou Hatecore si vous préférez). Nous avons chroniqué de nombreux groupes italiens et c'est avec un certain plaisir chauvin que nous vous proposons de découvrir cette production française

Si le groupe a sorti Chute libre, sa première production, chez Black Shirts Records, on aurait bien tort de le considérer comme une copie française des formations italiennes. Disons-le franchement : pour un premier album, Hold Fast a tapé assez fort et nous propose avec son premier album qualité et originalité. Le groupe officie dans le Hardcore disions-nous, certes, c’est ce qui le qualifie le mieux mais il convient de souligner que ce Hardcore est très influencé par le Métal et le RAC. Cela donne une mixture (pardonnez-moi le terme) très sympathique et ayant une vraie personnalité. Premier bon point : Hold Fast a son propre son.  

Si la mixture décrite plus haut reste de la musique vraiment très énergique, elle est suffisamment matinée de mélodie pour être appréciée un peu plus largement que celle d’un groupe plus violent comme Hate For Breakfast. Chaque titre de l’album se démarque des autres, ce qui fait qu’on n’a pas le sentiment d’écouter éternellement la même chose comme dans tant de productions de musique dite violente. L’auditeur retrouvera également sur Chute Libre la trace d’Hais et Fiers, cela se ressentant aussi bien au niveau des parties musicales influencées par le RAC que dans la voix. Celle-ci n’est pas la voix Hardcore typique mais elle est agressive et puissante comme il convient. Audible et suffisamment claire en général, elle s’adapte avec bonheur aux différents passages de l’album et est fréquemment soutenue par des backing vocals, dans les refrains notamment (« On est chez nous », « Josue Libertad »…).

Les paroles de Chute Libre présentent la même qualité que le reste et collent à merveille à la musique. Très concrètes, elles se centrent avant tout sur des thèmes prônant la résistance face au système mortifère et à tout ce qui découle de celui-ci (« Pull the Trigger », « Chute Libre », « On est chez nous », « One life, one fight ») mais met également l’accent sur la nécessité du dépassement personnel (« Esprit guerrier ») ou sur l’importance des questions écologiques (« Gaia »). A noter que l’une des chansons (« Josue Libertad ») est un hommage à Josue, le militant espagnol condamné à 26 ans de prison pour délit de légitime défense contre une horde de rouges... Suffisamment radical pour satisfaire tout le monde sans tomber dans le jusqu’au-boutisme, le groupe a trouvé le bon équilibre ici encore. Une partie des titres de l’album est en anglais et, on avouera, en bon Français, que le vocaliste s’en sort assez bien dans l’ensemble. On a entendu déjà bien pire…

Hold Fast a joué un coup de maître avec ce Chute Libre qui est un peu l’album que nous attendions tous car il renouvelle vraiment la scène musicale militante de notre pays qui en a bien besoin. On espère aussi une longue carrière à Hold Fast et d’autres productions de cette trempe !

Hold Fast - One life, one fight

Rüdiger

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