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22/02/2013

Chronique de livre: Jacques Doriot et le PPF, de Bernard-Henri Lejeune

 Chronique de livre:

Bernard-Henri Lejeune, Historisme de Jacques Doriot et du Parti Populaire Français, Tome I : avant la défaite de 1940, Les bouquins de Synthèse Nationale, 2012

doriotppf.jpgL’historisme de Jacques Doriot et du Parti Populaire Français est un recueil de documents paru en 1977 à l’initiative de Bernard-Henri Lejeune, qui fut militant de l’organisation de jeunesse du PPF et resta fidèle à son engagement toute sa vie. La première partie, préfacée par Roland Hélie, est parue en 2012 et la deuxième, inédite, va paraître courant 2013. Je vais porter une critique sur ce premier volet, qui présente la pensée de Jacques Doriot et de son parti jusqu’en 1940, année de la défaite française.

Les textes rassemblés permettent de mieux cerner la doctrine du PPF, mais également d’éclairer le contexte d’avant guerre, marqué par un ensemble de crises, politique, sociale, économique, géopolitique. Il m’est apparu à la lecture de ces 130 pages, qu’il est difficile de faire abstraction de notre temps présent, bien qu’il faille toujours se garder de diachronies simplificatrices.

Le livre présente de nombreux textes : le discours de fondation du mouvement, son programme, son organigramme, le chant du mouvement,  et d’autres textes issus de meeting ainsi que quelques éclairages historiques postérieurs.

Le PPF porte une réflexion à la croisée des chemins. Le premier paragraphe du premier texte « Le rendez-vous de Saint-Denis », écrit par Pierre Drieu la Rochelle en est une parfaite illustration : « Ca ne marchera pas : il y avait des gens de droite dans la salle de la mairie de Saint-Denis qui regardaient des gens de gauche et qui leur souriaient. » assènent péremptoirement deux journalistes. « Erreur fondamentale, qui est dans chaque mot. » répond Drieu la Rochelle.

A la lecture de l’ouvrage nous sentons l’influence de la pensée socialiste (Proudhon, Fourier, Saint-Simon, …), malgré quelques freins à abattre totalement le capitalisme, ainsi qu’une très grande défiance face au communisme, incarné par l’URSS, ennemi numéro 1 d’après le PPF. Jacques Doriot, comme Drieu La Rochelle, dépeignent l’URSS comme une expérience socialiste ratée, qui a trahie la révolution ouvrière, où l’aristocratie bourgeoise a été supplantée par l’aristocratie soviétique. Le parti communiste français est présenté comme un mouvement piloté de l’extérieur par Staline, dépourvu de volonté propre et servant les intérêts de l’URSS avant ceux des travailleurs Français. Le chef du PPF parle même d’un « national-soviétisme » impérialiste. Il est utile de rappeler ici que Jacques Doriot fut un cadre du PCF, élu de la banlieue rouge à Saint-Denis et non un réactionnaire anti-communiste de droite. D’ailleurs le programme du PPF est clair, il veut combattre le « conservatisme social », favoriser l’émancipation des travailleurs, en permettant d’allier progrès technique avec progrès social tout en cherchant à éviter que l’homme soit au service de la technique. Autant de réflexions qui trouvent leur écho dans la pensée du XXe siècle.

Un autre thème du livre m’a semblé important, la position du PPF sur les colonies. A l’instar de la plupart des mouvements hexagonaux, le PPF est favorable aux colonies. Mais le PPF a une vision très intéressante à ce sujet. Particulièrement sur la situation de l’Algérie. Tout d’abord Victor Arrighi, ancien communiste, secrétaire du PPF et délégué à l’Algérie, s’oppose à l’assimilation, estimant que les « indigènes » doivent conserver leur culture propre et qu’ils ne deviendront jamais des Français, à quelques exceptions prêts. Il plaide en faveur de l’association (comme dans l’Empire britannique). Il en profite pour aborder le cas des Juifs, en particulier ceux d’Afrique du nord. D’après lui, l’antijudaïsme consistant à considérer que les Juifs sont tous des traîtres, des lâches, responsables de tous les malheurs est une erreur. En revanche, il pointe du doigt le décret Crémieux de 1871, qui a donné la citoyenneté française aux Juifs d’Algérie, estimant que ce fut ici une grave erreur, car les Musulmans refusaient d’être dirigés par des Juifs (révolte de El Mokrani) en plus de créer de nouvelles formes d’inégalités. Aussi, il n’hésite pas à dire que « le racisme, ce sont les Juifs qui l’ont inventé ». Ensuite, il s’insurge sur le fait que les gouvernements français successifs ont toujours favorisés le commerce extérieur au détriment du commerce des colonies. Ainsi, d’après l’auteur dont le discours fut prononcé au deuxième Congrès national du parti, la France achetait du vin Portugais ou Grec alors que les producteurs Marocains, Algériens et Tunisiens peinaient à vivre de leur production. Le raisonnement s’applique au commerce du coton ou du blé. Pour le PPF, la France, avec ses colonies, pouvait vivre de façon autarcique et favoriser en même temps le développement des territoires colonisés, les « indigènes » pouvant écouler leurs productions en métropole (en plus de créer à terme un marché intérieur aux colonies). Enfin, le PPF défendait la position selon laquelle les colonies devaient être la fierté de la France, ouvrir des perspectives à la jeunesse française et permettre de former l’élite de la nation. Le PPF avait aussi une idée claire sur le travail dans les colonies et s’insurgeait sur le fait que des métropolitains travaillent comme « composteurs de tickets de tramway » alors que les autochtones étaient en capacité d’occuper ses emplois sur leur propre sol. In fine, le parti avait la politique suivante, priorité aux emplois des Français puis priorité à celui des Musulmans face au travailleur étranger. Le PPF fut le principal parti d’Algérie et une bonne partie des élus du PPF le furent en Algérie. Des élus Français mais aussi Musulmans, selon la terminologie en vigueur à l’époque.

Un autre thème du livre, tout à fait d’actualité, a suscité mon attention. Il s’agit de la réflexion du PPF sur l’Etat. Le parti de Doriot n’hésite pas à trouver une filiation entre le Parti Jacobin de la révolution française et les états totalitaires* soviétique, allemand et italien, sur lesquels il exerce une critique. Le PPF, qu’on sent proche d’une certaine forme de fascisme, a pourtant une position sur l’état assez pondérée. L’état doit être fort et doit arbitrer les conflits sociaux et économiques. Nous percevons la vision d’un Etat régulateur, tellement honni par les libéraux. En revanche, le PPF est favorable à ce que les communes puissent avoir une certaine autonomie en matière sociale (proudhonisme ?) et à ce que les régions tiennent une place conformément à ce qu’était la tradition française d’Ancien Régime. L’Etat doit donc être fort, sans devenir « totalitaire », laisser une autonomie locale et séparer drastiquement les différents types d’élections. Drieu la Rochelle préconise ainsi dans un des textes proposé que le Président soit élu de façon indépendante des autres échelons et du Parlement. Toutes ses idées se retrouveront lors de la création de la Ve République… De fait le PPF ne se considère pas comme un « parti fasciste » mais comme un « Parti français » car, sans renier une certaine proximité avec le fascisme, il considère que chaque pays doit tracer sa voie selon sa propre tradition politique. Il fait le constat que les nationalismes se sont repliées sur eux-mêmes, au seul service de leur nation (Italie, Allemagne, Chine, URSS, etc…). Dans le programme politique déjà, une phrase courte, limpide, tranche la question comme un coup de poignard : « on ne peut pas faire d’internationalisme tout seul. »

A la lecture du livre, vous découvrirez bien d’autres aspects du parti, de la carrière politique et de la personnalité de Jacques Doriot, de son rapport avec les autres mouvements, de gauche comme de droite. La volonté de maintenir la paix, alors que le Traité de Versailles n’est plus respecté, que la SDN paraît impuissante et les politiques incapables de dialoguer avec l’Allemagne et d’empêcher l’ingérence du parti communiste. Mais en définitive, un chapitre m’aura particulièrement interpelé et m’apparaît comme une leçon de pensée politique française : « le mouvement et les hommes » (pp.65 à 74) où Jacques Doriot sur ces quelques pages donne sa vision sur ce que doit être un mouvement porteur d’idées et sur les hommes qui le compose. Il met en avant l’importance de l’idée et son maintien dans la durée sans céder aux turpitudes du temps. Le « Grand Jacques » délivre une pensée qui me semble particulièrement féconde et des principes sur lesquels un mouvement révolutionnaire se doit de reposer.

« La conquête d’un pays est plus difficile que la satisfaction d’ambitions personnelles. »

La lecture de cette première partie de l’historisme est donc particulièrement vivifiante et amène à se poser de nombreuses questions doctrinales autant qu’historiques. Le livre est enrichi d’un cahier photo noir et blanc présentant l’Emancipation nationale, journal dont Pierre Drieu La Rochelle était éditorialiste, ainsi que Jacques Doriot en tant que responsable politique, mais aussi dans sa vie personnelle. Nous regretterons juste le prix de l’ouvrage (18 euros), qui le rend peu accessible aux bourses des plus jeunes et des plus modestes.

* les discours du PPF utilisent le terme de totalitaire, je le reprends donc pour rester fidèle à la pensée du parti.

Jean

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Le livre est en vente à Lille à la boutique Tribann.

20/02/2013

Entrevue du C.N.C #2: Méridien Zéro

 Entrevue #2: Méridien Zéro

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1)      Comment vous est venue l’idée de créer Méridien Zéro ? Quels étaient les objectifs de la création de cette émission de radio ? Estimez-vous ces objectifs atteints aujourd’hui ?

Lt Sturm pour l’équipe MZ : Tout d’abord, merci d’ouvrir les colonnes de votre blog à notre équipe. L’idée de créer Méridien Zéro est née de la rencontre d’une volonté et d’une opportunité. La volonté, c’était celle des membres fondateurs du M.A.S (Mouvement d’Action Sociale) de s’emparer des vecteurs médiatiques que la modernité nous offre pour présenter nos analyses, nos principes et proposer nos alternatives. Nous connaissions Radio Bandiera Nera et nous avions dans l’idée de créer un équivalent francophone. Mais, partant de rien et sans connaissances précises sur le métier « radio » d'une partl et sur les spécificités d’une webradio d’autre part, la tâche nous paraissait complexe. C’est à ce moment là que le camarade Sébastien (fondateur de Zentropa) nous a avisé de l’arrêt prochain de son émission (Tuons le clair de lune) et nous a proposé de reprendre le créneau. Honorés par cette offre, nous y avons promptement répondu. Le reste, c’est beaucoup de boulot, une mise de fond matérielle mise à disposition par les camarades du M.A.S et surtout une volonté de réaliser le projet. Je dois ici remercier les tous premiers invités qui se sont jetés avec nous dans le grand bain : Georges Feltin-Tracol, Xavier Eman, Romain  Lecap, Monsieur K … Je les salue chaleureusement au nom de toute l’équipe. Enfin, rien n’existerait sans les techniciens, précieux hommes qui ne comptent ni leur temps ni les moyens pour offrir un son de qualité et des montages pertinents. Je pense ici à Lord Sergueï, pionnier de l’émission, à Igor, Lord Tesla …

2)      Méridien Zéro est l’émission française de RBN, quels sont vos liens avec celle-ci ?

Lt Sturm pour l’équipe MZ : Nos liens avec RBN sont d’ordres amicaux, militants et techniques. Nous avons cette chance d’être en phase avec nos amis italiens, de partager nombre de leurs analyses métapolitiques, voire l’esprit offensif et conquérant qui les anime. Ensuite, pour nous qui n’y connaissions pratiquement rien, les camarades de RBN ont été d’une aide précieuse et leur radio a constitué un formidable tremplin de notoriété. Je note d’ailleurs qu’ils font preuve du même appui avec toutes les émissions étrangères reliées à RBN. En ce sens, ils œuvrent grandement à la constitution de pôles médias autonomes. 

3)      Pouvez-vous nous éclairer sur la signification du nom Méridien Zéro ?

Lt Sturm pour l’équipe MZ : L’expression Méridien Zéro est tirée d’un échange épistolaire entre Ernst Jünger et Martin Heidegger. Jünger y explique que le dépassement du nihilisme (que représente la modernité finissante dans laquelle nous vivons) nécessite de franchir la ligne symbolique, le Méridien Zéro qui sépare le monde creux de celui que nous fondons. L’émission Méridien Zéro se veut le témoin de ce passage dans sa volonté de faire découvrir aux auditeurs ceux qui marchent sur les crêtes du monde, les passeurs, les éclaireurs.

4)Quel est actuellement l’impact de MZ au sein des milieux dissidents et « non-conformes » ?

Lt Sturm pour l’équipe MZ : Commençons par un bilan chiffré qui je vous l’avoue nous surprend toujours. Aujourd’hui, Méridien Zéro c’est 6 à 8000 auditeurs par émission et environ 30 000 visiteurs par mois sur le site. Le public est très varié en âge, provenance militante et positions politiques.

Pour ce qui est de l’avant-garde dissidente je dirais que Méridien Zéro un foyer de ralliement autant qu'un centre d'émission. Notre liberté de ton, notre ligne ouverte nous aident à développer des thématiques transverses, à créer des synergies.

5)      Quelles sont les émissions qui ont eu le plus de succès ?

Lt Sturm pour l’équipe MZ : Les émissions à succès sont le résultat d’une alchimie fragile : Le bon invité, la thématique qui accroche, la corrélation avec une actualité clivante et l’état de forme des animateurs ! Bien sûr, les émissions avec des invités hauts en couleurs comme Guillaume Faye, Alain Soral, Tomislav Sunic, Gabriele Adinolfi, Piero San Giorgio  … sont très écoutées. Les « Panorama Actu » sont aussi plébiscitées tout comme les émissions sur les grandes figures (Chesterton, Mabire, Céline). Nous essayons d’équilibrer entre nécessité historique, actualité, polémiques et politique.

6)      La der de l'année est une émission surprenante... il transparaît un certain second degré festif dans l'équipe de MZ? Cela est-il révélateur d'un état d'esprit général? Comment qualifieriez-vous « l’esprit MZ » ?

Lt Sturm pour l’équipe MZ : Ah la Der de l’année ! Franchement, je dois vous dire qu’avec la Der de la saison ce sont là deux émissions ou l’équipe au complet ouvre les vannes. Nous y mêlons joyeusement 1er, 2nd voire même 3ème degré si le vin nous emporte ! Ces émissions hors-gabarit nous permettent également de dévoiler un peu plus l’esprit qui anime l’équipe, fait de joie et de camaraderie. Si je peux qualifier en effet « l’esprit MZ », je dirais que nous ressentons un immense privilège à proposer des émissions libres pour des hommes libres. Car c’est un privilège de combattre cette société finie et bornée, molle et dissolvante. Méridien Zéro est un navire corsaire, qui vogue au grès des vents de la guerre pour porter le fer contre le Système.

7)      La musique que vous programmez pendant vos émissions est très éclectique et on peut dire qu’il y en a pour tous les goûts, ce qui est positif. Qui choisit les titres ? Pourquoi ne pas plus passer de titres joués par des artistes de la mouvance au sens large ?

Lt Sturm pour l’équipe MZ : Pour la musique, c’est très simple. Chaque animateur, au fil des thématiques d’émission ou selon son envie du moment et ses découvertes musicales, propose ses titres. C’est vrai que nous pourrions de temps en temps passer des titres plus « mouvance » tant le panel est large sur ce plan (folk, indus, métal, électro, classique …). Je vous avoue qu’il n’y a pas vraiment de politique musicale. Je prends bonne note de la remarque et la porterai en conférence de rédaction.

8)      Toujours au sujet de la musique, pourquoi avoir choisi comme musique d’introduction de votre émission un titre de VNV Nation?

Lt Sturm pour l’équipe MZ : D’abord parce que PGL et moi sommes fans de ce groupe et amis de longue date des membres de cette formation qui se définit elle-même comme « rétro-futuriste ». Ensuite, parce que le morceau joué à chaque début d’émission, issu d’un projet parallèle du groupe plus symphonique, s’intitule « Pro Victoria », ce qui résume parfaitement notre programme.

9)      Quelle place occupe Méridien Zéro au sein du réseau M.A.S (Mouvement d’Action Sociale) ?

Lt Sturm pour l’équipe MZ : Méridien Zéro est clairement le vecteur média du M.A.S. Même si nous ne faisons pas tout le temps référence à notre structure militante de rattachement, nombreux sont les membres de l’équipe qui appartiennent au M.A.S. Dans notre démarche combattante, les vecteurs de la modernité que sont les nouvelles technologies de l’information sont considérées comme des armes. Méridien Zéro est donc une arme de l’arsenal du M.A.S. C’est une arme à longue portée dans l’espace et le temps. Nous plantons des drapeaux dans le réel, nous voulons aider nos auditeurs à reprendre la lutte par d’autres moyens et sur de nouveaux fronts. Tel est l’objectif croisé de MZ et du M.A.S.

10)  L’émission Méridien Zéro est-elle l’embryon d’un projet plus ambitieux ?

Lt Sturm pour l’équipe MZ : Oui, nous caressons clairement l’espoir de proposer plus à moyen terme. Je ne donnerai pas de détails ni en terme de délais, ni en terme de contenus, mais nous poursuivons notre réflexion sur un développement plus ambitieux de MZ. Pour le moment, les contraintes sont simples : manque de temps, nécessité d’étoffer les équipes d’animateurs – c’est ici un appel très direct aux bonnes volontés. Je rappelle que pour beaucoup d’entre nous l’engagement militant ne se limite pas à MZ. Il y a le M.A.S, Solidarité Populaire, les revues, les maisons d’éditions …

11)  Quelles sont vos références idéologiques principales ? Même s’il y un certain nombre de contributeurs à l’émission, certaines doivent être communes à tous…

Lt Sturm pour l’équipe MZ : Je dirais qu’il y a une certaine « biodiversité » sur ce plan à MZ. Nos parcours militants, nos goûts, notre formation doctrinale font qu’à MZ Nietzsche côtoie Paretto, Evola rencontre Valois, Chesterton dialogue avec Proudhon. Finalement, une grande quantité de sources s’articulent et s’imbriquent sans se brouiller. C’est le caractère symbiotique de l’équipe. Pour autant, cela ne conduit pas à de fades synthèses, mais bien plutôt à une stimulante émulation. C’est très enrichissant. Nous retrouvons également cela dans la sphère ô combien explosive du religieux puisque l’équipe MZ fait cohabiter Catholiques, Païens, Athées et agnostiques.

12)  Merci d’avoir répondu à nos questions. A quoi peut-on s’attendre de la part de MZ dans un futur proche ?

Lt Sturm pour l’équipe MZ : Les mois prochains apporteront leur lot d’invités de marque. Vous verrez aussi se développer des émissions de débats, vous retrouverez les jeunes moussaillons pour leur second appareillage, des Pano Actu très chargés … et quelques surprises. Bref, que du bon ! Merci à vous pour cette invitation et bravo pour le travail du Cercle Non Conforme. Vous faites par l’écrit ce que nous produisons en radio, pourvu que cela dure.

Et comme il n’est pas possible de nous quitter autrement : « A l’abordage et pas de quartier ! »

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VNV Nation - Pro Victoria

Liens:

Site du M.A.S

Blog d'information du M.A.S

Méridien Zéro

Radio Bandiera Nera

Zentropa

19/02/2013

Chronique d'album: Act of Violence « Wilde Vögel Fliegen » (Old School Records, 2012)

 Chronique d'album:

Act of Violence « Wilde Vögel Fliegen » (Old School Records, 2012)

act of violence.JPGLa scène musicale militante allemande est si productive qu’il est bien difficile de suivre toutes les productions qui sortent. On aurait cependant tort de ne pas se pencher sur elle car elle recèle de perles qui bien souvent passent complètement inaperçues de ce côté du Rhin. Il faut bien dire que, malheureusement, nos amis allemands se soucient souvent assez peu de la distribution de leur musique à l’étranger.

Le dernier Act of Violence fait ainsi partie du haut du panier de la production allemande récente. Le nom du groupe risque de ne pas vous dire grand-chose : il n’a pas sorti d’album depuis quelques années et il faut bien avouer que la réputation d’Act of Violence n’égale pas celle de Sleipnir ou même, pour prendre un exemple récent, de Moshpit… Espérons cependant que cet excellent album permettra à ce groupe -qui a plus de 10 ans d’existence- d’imposer son nom comme il se doit.

Wilde Vögel Fliegen (Les oies sauvages volent) est le troisième album d’Act of Violence et il me fait un peu penser  à l’excellent  Generation, die sich wehrt d’Hassgesang, sorti en 2010. C’est en effet un album très mature musicalement, moderne à tous les sens du terme et qui apporte sa pierre à l’édifice du renouveau de la scène allemande avec une imagerie et une musique qui évoluent sans renier le passé.

Act of Violence joue ainsi un rock moderne puissant que je ne me cantonnerais pas à classer. Les influences sont évidentes : le punk rock et la scène RAC allemande en premier lieu, le hardcore ou le bon vieux rock’n’roll dans une moindre mesure. La diversité des 16 titres de Wilde Vögel Fliegen est réelle et on ne s’ennuie à aucun moment sur cet album où l’on trouvera majoritairement des compositions de rock (très) pêchu et direct mais aussi l’inévitable ballade (on est en Allemagne quand même !) ou un titre plus rock’n’roll typique tel « Reparations », reprise de Johnny Rebel. Le groupe maîtrise à merveille sa musique qui est loin d’être ennuyeuse : changements de rythme, refrains accrocheurs, vocaux efficaces et diversifiés, sens de la mélodie à l’allemande, rien ne manque à l’alchimie de cet album qui est une absolue réussite et risque de rester longtemps dans votre playlist. C’est simple : c’est le meilleur album provenant notre mouvance de ces derniers mois selon moi (et y a de la concurrence!)…

 Act Of Violence - Eines Tages Einmal

Act of Violence - Wilde Vögel Fliegen

Notons enfin que Wilde Vögel Fliegen est disponible dans une édition limitée très réussie qui a le mérite de proposer, pour un prix quasiment identique, un second CD comportant les titres que le groupe avait fait paraître sur diverses compilations dont l’un des volets des fameuses Balladen des Nationalen Widerstandes. Là encore, vous y trouverez d’excellents titres, voyez ci-dessous.

Act of Violence - Schönste Arsch der Welt

Rüdiger

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18/02/2013

Compte rendu de la randonnée des terrils du Groupe TRACE Nord du 17/02/13

 Compte rendu de la randonnée des terrils du Groupe TRACE Nord du 17/02/13

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Une nouvelle fois le soleil était présent ; une nouvelle fois notre marche fut une réussite !

Une trentaine de personnes se sont retrouvées pour partager un moment de franche camaraderie sur les terres gorgées de charbon et de la sueur du peuple ouvrier du Hainaut.

Les fourmis marcheuses ont quitté le centre de Raismes pour se diriger vers les terrils aux sommets desquels nous avons fait flotter notre pavillon noir. C’est avec succès que nous avons gravi les quelques pentes boueuses et autres mares qui se présentaient sous nos pas.

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Cette marche fut l’occasion de couper avec les affres de la modernité que sont les réseaux sociaux pour réintroduire du lien entre les esprits dissidents. Nous poursuivrons nos marches à travers la région. N’hésitez pas à y participer !

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15/02/2013

La merveilleuse histoire de Carla

La merveilleuse histoire de Carla

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Je plains les joueurs de l’équipe de « France ». Ils ne peuvent pas tromper leur femme sans que tout le monde ne l’apprenne… Voici venu le tour de Patrice Evra, « chance pour la France » et grand donneur de leçons en matière d’antiracisme, qui fait la « une » car il a tringlé une poufiasse ancienne playmate, Carla Howe. C’est cette dernière qui, en plus, a tout rapporté à la presse à scandale.

Résumons cette nouvelle histoire rocambolesque : Patrice Evra et un coéquipier de Manchester United ont passé la soirée du dimanche 3 février dans une discothèque des Champs Elysées. Ils y ont été rejoints par les sœurs Howe que vous ne devez pas connaître j’imagine. Celles-ci sont d’anciennes playmates anglaises aimant l’argent et les personnes exotiques, des poufiasses quoi (pour rester poli). Bref, la soirée se passe tranquillement et la joyeuse bande – Evra en tête-  claque pour 25 000 euros d’alcool en quelques heures. Oui, tu as bien lu mon smicard, ce que tu gagnes en 2 ans… Evra finit la nuit avec l’une des sœurs : Carla Howe. Le matin, il s’en va et lui laisse 200 euros : « Juste assez pour un taxi et le petit déjeuner » déclare la pauvre fille que l’on ne peut que comprendre, elle mérite mieux !

Carla Howe a décidé de tout raconter à la presse quand elle a « découvert », très peu de temps après les faits, qu’Evra était marié et père par-dessus le marché. La pauvrette affirme que notre joueur d’ébène lui faisait la cour depuis des semaines et qu’elle pensait qu’elle allait vivre une vraie relation avec lui. Mais, amère, elle déclare désormais : « Je réalise maintenant qu'il voulait seulement coucher avec moi"… Tu pensais qu’il appréciait ta conversation peut-être ?

howe.JPGCarla est une fille bien : elle a été horrifiée d’apprendre que Patrice Evra était marié et père de famille. A d’autres… Elle déclare qu’elle pensait qu’elle allait vivre une belle histoire… avec un footballeur noctambule écumant les discothèques à la recherche de filles faciles –comme elle- ? Soit cette fille est totalement conne, si elle est sincère (la sincérité n’est cependant pas souvent l’apanage des poufiasses…), soit c’est une manipulatrice qui a bien joué son coup. En effet, n’importe quel scandale sexuel rapporte de l’argent, beaucoup d’argent. Il permet de devenir célèbre et de relancer une carrière, surtout quand on n’est pas farouche comme Carla, qui ne nous fera pas croire qu’elle est une sainte… On a déjà parlé de Zahia ici. Rien qu’avec ce qu’elle va toucher pour les interviews et photos suite à l’affaire, elle va se faire un petit paquet…

Patrice Evra s’est fait avoir dans tous les cas, on ne le plaindra pas. Carla Howe, elle, est désormais riche et célèbre. A quel prix ? Pas grand-chose dans le monde actuel, jugez plutôt : elle a juste menti et donné son corps à une stupide star du football pour mieux le dénoncer par la suite. Aucune fierté, aucune valeur, aucun honneur : les clés de la réussite d’une jeune fille bien roulée… N’importe qui peut le faire et Carla vous l’a bien montré.

Et notre Patrice Evra dans tout ça ? Il s’est certainement fait instrumentaliser et ridiculiser mais ça l’apprendra à donner des pourboires peu élevés à celles qui offrent leur corps mais attendent en retour une vraie contrepartie… T’as raison Patrice : « toutes des salopes » !

Rüdiger

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13/02/2013

Chronique de film : Confession d'un dragueur, d’Alain Soral (France, 2001)

 Chronique de film :

Confession d'un dragueur, d’Alain Soral (France, 2001)

confession.jpgFilm oublié de presque tous aujourd’hui alors qu’il était soutenu par France 2 et Canal + à l’époque, Confession d’un dragueur est une comédie qui puise dans l’œuvre livresque d’Alain Soral, en particulier Sociologie du dragueur (1996).

Le film débute alors que Paul, jeune étudiant à Sciences Po interprété par Thomas Dutronc, et Fabio, un gars de la rue issu de l’immigration maghrébine, interprété par Saïd Taghmaoui, convoitent la même fille, Sophie, lectrice qui aime à se détendre dans le parc de son quartier, à Paris. Alors que Paul observe la jeune femme depuis de nombreux jours, il voit Fabio parvenir à la séduire en un clin d‘œil. Fabio et Paul se rencontrent alors et Fabio va apprendre les ficelles de la drague à notre "Sciences Piste".

Le film est à ce titrre plutôt sympathique, les profils des personnages sont plutôt bien interprétés par Thomas Dutronc et Saïd Taghmaoui (qui a fait du chemin depuis…). Les deux hommes se retrouvent dans des situations cocasses qui peuvent se révéler plutôt amusantes. Ainsi lorsque Paul passe une bonne partie du film à essuyer des refus ou encore lorsque les deux hommes se retrouvent avec une vieille bourgeoise un peu folle dans un plan douteux dont Paul finira par s’échapper. J’ai particulièrement apprécié le moment où les deux hommes refusent de prendre deux auto-stoppeuses anglaises en leur rappelant Jeanne d’Arc et Napoléon.

Ce qui donne son intérêt au film, c’est la subtilité du message qui est délivré par Alain Soral. Plus le film se développe, plus l’atmosphère est lourde, jusqu’à ce final terrible où Fabio se retrouve chez son frère, enlève ses chaussures en cuir de bourgeois pour enfiler ses babouches alors que dans le même temps Paul se retrouve enfin avec une fille qui lui fait une fellation et conclut par le fait que la réussite vaut bien mieux pour attirer les filles que tous les plans dragues foireux.

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Cette ambiance qui se dégrade se développe petit à petit, particulièrement dans le dernier tiers du film. A une dizaine de minute de la fin du film, Fabio s’épanche sur le fait qu’en 10 ans, il a passé 2500 nuits seuls et que les 1000 autres il avait beau être accompagné, en réalité il s’est toujours senti seul. Fabio passe pour un loser et toutes ses conquêtes ne peuvent pas enlever cette réalité. Au travers de cet univers de lutte des classes, Alain Soral n’hésite pas à faire passer subtilement certains messages : ainsi alors qu’ils viennent de donner une pièce à un SDF, Fabio rétorque à Paul qu’il n’y a jamais d’arabes qui mendient. Une autre scène fascinante est celle du repas avec des bobos gays devant un portrait géant du Che. Alain Soral paraît exercer une critique de ce milieu parisien de bourgeois pseudo-révolutionnaires engagés contre l’ordre moral.

La question de la drague est aussi emblématique de notre société libérale dégénérée du spectacle. Tout apparait comme faux. Fabio travesti son identité, son pseudonyme renvoie à des origines italiennes, ce qui facilite la séduction, alors qu’en réalité il est berbère et que son passé familial était plutôt du côté des foyers Sonacotra. Ce travestissement de l’identité pour avoir accès à la séduction des bourgeoises européennes renforce subtilement le côté pathétique de Fabio. Quant à Paul, il invente son histoire personnelle en se faisant passer pour un amnésique victime d’un accident. Les rapports se basent sur le mensonge, le paraître, le sexe, la séduction par intérêt. Fabio en arrive même à parler de « prédation ». Les deux hommes inventent des histoires pour arriver à leurs fins, mais les filles ne sont pas épargnées. Filles faciles, menteuses, consommatrices, la femme moderne, digne produit du mai 68 libertaire en prend aussi pour son grade.

Le film ne pourra que rappeler Extension du domaine de la lutte de M. Houellebecq, paru en 1994 où la lutte des classes s’étend au marché du sexe et de la séduction. Ce que cherche à faire Fabio, c’est surement à accumuler du Capital dans ce domaine parce qu’il n’en a pas dans d’autres, mais cette quête paraît être un échec, car il passe à côté de ce que sont des rapports homme/femme qui relèveraient plus de l’Amour courtois que du libéralisme.

Une nouvelle fois, il apparaît que les libertaires, en souhaitant la « liberté sexuelle » n’ont fait que favoriser les modes de fonctionnement du libéralisme les plus primaires en ramenant l’homme à son animalité. La femme ne devient qu’un objet de convoitise, sans aucune pudeur ni morale et l’homme un prédateur, animé par rien d‘autre que l’accumulation des conquêtes. Mais au fond tout cela apparaît vain et navrant. Il semble évident après la vision de ce film que la drague est une mascarade. L’anthropologie libérale des rapports entre l’homme et la femme est surement l’un des grand mal du siècle…

Jean

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