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29/03/2014

Baise Ma Hache – Ab Origines fidelis

Baise Ma Hache – Ab Origines fidelis

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Quelle fut ma surprise, lorsque j’ai reçu cet album tout droit venu de Haute Savoie. Un parfait mélange de terroir, de tradition et de black metal ! A la fois puissant, touchant, émouvant et rural, il nous est proposé par une jeune formation, Baise Ma Hache. Musicalement très proche de Peste Noire et de Sale Freux, ils arrivent pourtant à sortir leur épingle du jeu. Je pense notamment aux titres « Edelweiss Noire » ou « Le Clan », qui sont très clairement mes pistes favorites. Mon esprit militant se souvient de ces joyeux moments passés autour d’un feu, une bonne corne d’hypocras à la main, à chanter « Le Clan » (écrit à l'origine par Maurice Rollet – qu'il repose en paix)

Musicalement, le chant reste audible pour du black metal dans l’ensemble de l’album. La voix féminin claire, présente dans les titres « Le Clan » et « La patrie se meurt », reste tout de même sympathique. Mais je trouve qu'elle n’est pas assez mise en avant.

Pour évoquer un peu des sujets développés dans l’album, en introduction, le discours authentique d’un chef de la légion d’Annecy est un serment de fidélité adressé à la France et à la Savoie, terre éternelle de nos deux membres de Baise Ma Hache. « La patrie se meurt » est un chant classique patriotique, les riffs assez simples, parfois émouvants souvent touchants, mais ô combien efficaces. Le vocal bien senti est en phase avec l’ambiance générale. Ce titre est suivi par «Naguère (il était un souverain) », qui continue dans cette belle lancée. Un morceau tout autant émouvant, l’on peut retrouver sur cette piste des chœurs masculins en fond, ce qui est peu courant. « Edelweiss Noire » est une fantastique ode à l’Edelweiss, un appel à retrouver nos sources. Je ne peux m’empêcher de citer les paroles de ce titre : «Sous la bannière de l'edelweiss noire ; un serment par le sang, pour le sang ; que les flammes ardentes d'hyperborée ravivent nos âmes !» elle est suivie par un interlude poétique de Robert Brasillach, « Mon pays me fait mal ». Récité en version originale, accompagné par quelques notes de guitare et divers bruitages militaires, pour embellir le tout. Pour nous remettre dans la violence ambiante de l’album, vient le titre « Les hérétiques », qui est lui dans la continuité musicale de «La patrie se meurt » et « Edelweiss noire ». Toujours aussi touchant et fascinant, ce titre résume sans doute une certaine pensée réaliste sur la classe politique actuelle (à vous de vous faire votre point de vue sur le sujet). Un second poème de Robert Brasillach, « Noël en taule », titre malheureusement toujours d’actualité pour certains. Le titre commence avec des brèves journalistiques, dont le témoignage de l’avocat de Varg Vikernes. L’album se finit avec une dernière piste, « Le clan », que j'ai déjà évoqué tellement elle m’a touché.

En guise de conclusion, je me dois d’avouer que je suis très heureux et impatient de pouvoir commander cet album sorti pour l'instant en version cassette. Destinée aux nostalgiques, elle est disponible depuis quelques mois chez Tour de Garde. Une version CD digipack quant à elle sera diffusée dans quelques semaines chez Hammerbolt. Pour finir ma conclusion, vous pouvez noter que nos deux comparses ne se reposent pas sur leurs lauriers, mais sont en phase de recrutement du line up pour les concerts, (il manque à ce jour un batteur), composent un split, ainsi qu'un album à venir. C’est donc avec grand plaisir que l’on pourra à nouveau soutenir ce projet plein d’avenir !

H. Wolf/CNC

 

26/03/2014

Municipales 2014 - Acte 1

Municipales 2014 - Acte 1

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Le premier tour des élections municipales est toujours un temps politique intéressant car il permet de prendre une photo de la situation politique de notre pays.

En effet, de nombreuses sensibilités y sont représentées allant de l’Église de la Sainte Consommation aux Identitaires en passant par les partis institutionnels.

Il permet d’avoir une analyse plutôt fine sur la sociologie des communes et les dynamiques en cours.

La première dynamique, c’est l’effondrement du PS. Seuls 2 Français sur 10 ont voté pour le parti du Président lors de ce premier tour. Quelle légitimité pour ce président et son gouvernement dans ses conditions ? Cette question est une vraie question et non un « relent nauséabond de populisme offensant la sacro-sainte démocratie ». Oui le PS n’est pas légitime, comme il ne l’était d’ailleurs pas en 2012 où il est passé « par défaut », par rejet de l’ancien président Sarkozy. Nous connaissons tous le PS, qui n’a de socialiste que le nom et dont la politique économique actuelle est la même que celle de l’UMP (avec quelques nuances). Le PS nous avait déjà fait le coup en 83 avec Pierre Mauroy qui avait initié le tournant libéral de la gauche, douchant l’optimisme de son camp.

L’autre dynamique, c’est le retour en force de la droite, très probablement encouragée par la Manif pour tous, qui a (ré)activé le clivage droite/gauche, et qui a concerné un grand nombre de familles qui s‘inquiètent à juste titre de ce qu’on va apprendre à leurs enfants. Bien plus que le mariage homo en tant que tel, c’est la conception de la famille et ce qu’on apprend à nos enfants qui a produit un choc terrible dans la population. Certes il y a une déception de l’électorat de gauche, mais cela n’a pas conduit à faire monter, en réaction, l’extrême-gauche qui continue de s’effondrer lamentablement. Seules quelques vieilles municipalités « communistes » continuent de perdurer, mais pour combien de temps encore ? C’est donc la "droite" et le centre qui engrangent les voix. Même à Paris, souvent dépeinte comme une ville de « bobo cosmopolites », l’UMP arrive en tête, même à Toulouse, dépeinte comme une ville de « gauchistes », l’UMP arrive en tête. Cela ne présage rien du résultat final, mais c’est un signe.

Évidemment, le phénomène incontournable, c’est l’augmentation de l’abstention, ce qui est assez marquant pour des municipales où beaucoup d’enjeux sont des enjeux locaux. Faut-il y voir un rejet des politiciens ? Ou le fait que l’offre n’était pas suffisante sur l’ensemble du territoire ? Dans certaines municipalités, il n’y avait qu’une seule liste, dans d’autres, les barons locaux étaient annoncés vainqueurs malgré la concurrence… Cette abstention n’est d’ailleurs pas une bonne chose. Alors que nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire de la Commune de Paris, il faut rappeler que l’engagement local et communal est primordial. Si ce désengagement électoral se traduisait par d’autres formes d’engagement, il serait plus intéressant, mais la réalité c’est qu’il traduit surtout une dépolitisation de nos concitoyens. Quant à ceux qui pensent qu’il s‘agit d’une arme politique, ils se leurrent. Plus de 50% d’abstention à Lille, croyez-vous que ça empêche Aubry de dormir? Non au contraire, et sa position de "maire de Lille" lui donne même droit à des aspirations nationales. Combattre Aubry en restant chez soi ? La bonne blague.

C’est surement cela qui explique la désormais fameuse « poussée » du FN/RBM qui a réussi à arriver en tête dans de nombreuses villes. Il ne faut pas la surestimer. On s’amusera d’ailleurs du caractère ultra ciblé géographiquement de ce vote. Les communes majoritairement FN étant entourées de communes où parfois le FN est totalement absent. Preuve que la politique de terrain fonctionne. En effet il n’y a guère de raisons objectives pour que deux communes voisines aient une distribution aussi différente du vote alors qu’elles subissent souvent les mêmes problèmes. Un bémol cependant, la situation locale peut influer, comme à Hénin-Beaumont avec les affaires judiciaires ou à Béziers* avec le bilan désastreux du maire sortant. Il n’empêche que cela est l’illustration qu’il est possible de s’imposer politiquement dans un contexte qui illustre la gabegie de nos gouvernants. Cependant, la route est encore longue, et quelques communes FN/RBM ne sont pas en mesure de changer radicalement la marche en avant de l'oligarchie.

Autre élément important, la réussite des candidats médiatiques : Bayrou, Copé, Jacob, Wauquiez, Collard, Ménard, Philippot, Dupont-Aignan, Aubry, … tous arrivent en tête ou sont déjà élus. Les Français cherchent peut-être aussi à se rattacher à des personnalités. Et c’est surement le plus étonnant, car cela contredit l’idée de « sanction » de la classe politique puisque les principales figures sont en tête. Il faudra donc voir en quelle mesure il y a une sanction de la classe politique ou si ce n’est pas plutôt un basculement à droite qui se manifeste durablement. D’ailleurs, les résultats des candidats souverainistes et nationalistes sont plutôt bons, si l’on prend un spectre large allant de Dupont-Aignan à Benedetti en passant par les FN, RBM et Divers droite.

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Le second tour réservera surement son lot de surprises, puisqu’il permettra de valider un grand nombre de stratégie de boutiquiers. En effet il nous permettra non seulement d'observer les secteurs où il y a une porosité entre l’UMP et le FN et ceux où, au contraire, l’UMP fait cause commune avec le PS, voire le PC, dans ce front républicain de carnaval. Pour notre part, nous appelons nos lecteurs à poursuivre leur vote par un engagement militant ou à traduire leur abstention en geste politique en aidant à la création d’une alternative populaire, nationale et sociale.

Jean

* à Béziers, Robert Ménard est soutenu par le FN, mais aussi par d'autres formations, comme DLR.

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24/03/2014

Le goût de rien ou comment l’Homme se perd…

Il est toujours contre-productif voire stupide de se mettre des œillères, essentiellement pour tout ce qui touche aux comportements humains. Pourquoi, ne serait-ce que politiquement parlant, avons-nous souvent des difficultés à entrer en contact avec certaines personnes, ou à les intéresser ? Une partie de la réponse se trouve dans le titre de cet article : car elles n’ont le goût de rien.

Il est essentiel de le réaliser : la majorité de nos contemporains ne sont pas intéressés par quoi que ce soit de véritable. Ils s’occupent, tout simplement. Ils occupent leur temps libre par besoin de faire quelque chose, pas par intérêt réel. Parlez autour de vous, avec vos collègues, certains membres de votre famille etc. N’avez-vous jamais constaté ce vide de leurs êtres, leur attachement à parler de tout ce qui est le plus plat, le plus insipide, le plus minable ? Ils n’ont aucune conversation ennui.jpgpour la simple et bonne raison que rien ne les intéresse (ou ne les touche) réellement. Quelle aubaine pour que le système perdure ! Des cerveaux vides, on peut les remplir de tous les ersatz possibles. Foot, shopping ? De l’occupationnel instigué par le système. Le fait de regarder la télé et de rabâcher bêtement les inepties de notre époque ? Le système encore ! Qui utilise le peu de cerveau encore disponible à cette fin. On a fait des gens de véritables zombies, incapables de réaliser qu’on les enterre peu à peu. Fatigués de tout, découragés et pleutres, les problèmes et enjeux réels de leur époque ne peuvent les toucher, hormis quand cela atteint leur porte-monnaie… La politique ? Laissons cela aux autres. Militer pour des idées, dénoncer le système ? Dangereux et à quoi bon perdre son temps d’occupationnel à cela ? Esclaves oui, mais volontaires par paresse. Se laisser porter par les douces ondes du système est leur seule attente réelle ; on pense et on agit pour moi vu que mon état lymphatique me va très bien ou alors je branche la perfusion de « plaisirs » que le même système me propose pour oublier qu’il me détruit.

Ce goût de rien conduit irrémédiablement –à plus ou moins long terme- à l’indifférence et à l’individualisme quand ce n’est pas à la drogue, à l’alcool et à la dépression et ses variantes, qui nécessiteront fatalement force médicaments incapacitants et addictifs, enrichissant toujours davantage l’une des grandes puissances de notre époque : le lobby pharmaceutique. La chute de l’individu lambda est implacable : il s’affaiblit… et à tous les niveaux (intellectuel, physique, moral, social…). Bien que l’homme moderne soit lobotomisé, une petite part de lui vient toujours lui rappeler que sa vie est finalement bien merdique et qu’elle ne poursuit aucune autre quête que celle des chimères de cette époque vide de sens. Ce mal-être généralisé, que les gens n’ont même plus la décence de cacher tant la surenchère de la complainte est devenue la norme de toutes les conversations, constitue du pain béni pour le système. Cette magnifique société étouffe encore plus toute résistance d’un peuple qui, humainement égoïste, va avant tout penser à remontrer sa propre pente (généralement en vain…merci les psys collabos) et donc être bien loin de réaliser que son salut ne pourrait venir que d’une opposition réelle et collective… mais encore faudrait-il avoir envie de faire quelque chose…

Le système s’attaque justement au peuple dès sa plus tendre enfance en faisant voler en éclat son insouciance, puis redouble d’énergie chez l’adolescent, là où justement l’enfant est le plus vulnérable psychologiquement. Il prolonge ainsi son mal-être jusqu’à l’âge adulte et plus encore, ayant réussi à piétiner toute flamme, toute ardeur, toute rébellion chez un individu qui ne pourra se tourner que vers ce que lui propose une société qu’il est urgent de détruire : du vide, rien que du vide sous un masque d’abondance, de « culture » et de bonheur virtuel. Victime du néant de son époque, et ce, du berceau à la tombe, le peuple est rendu dépendant par un système qui fournit les remèdes factices aux maladies qu’il génère et reste dans la passivité la plus totale quant à son sort et à sa destinée.

Les êtres les plus intéressants sont pour la plupart des passionnés, à un titre ou à un autre, à partir du moment où ils croient en quelque chose, qu’ils poursuivent un idéal avec foi. Et ces passionnés-là sont acteurs de leur vie et sont ceux qui veulent combattre, résister et changer les choses. A partir du moment où l’on décide de déchirer la sordide couverture qui nous tient sournoisement chaud mais qui nous gratte et nous étouffe, mais également de se rassembler entre êtres conscients, volontaires et actifs, la dépression disparaît, la « grande santé » revient, et ce pour quoi nous sommes faits recouvre enfin tout son sens.  

Ann et Rüdiger

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19/03/2014

Où sont passés les tenants de la realpolitik ?

Où sont passés les tenants de la realpolitik ?

La realpolitik c’est cette façon d’aborder les relations entre états comme étant des relations d’intérêts réciproques. C’est considérer que l’idéologie joue un rôle moindre dans les relations entre états. C’est en résumé considérer qu’un état n’a que des intérêts.

Pourtant nombreux sont les camarades à envisager des croisades idéologiques contre le « Nouvel ordre Mondial » qui n’est pas du tout une théorie complotiste mais le nom donné à la situation géopolitique mondiale après la chute de l’URSS. La domination des Etats-Unis est d’abord une donnée géopolitique brute. Les Etats-Unis dominent le monde par le « soft power » et le « hard power » c’est à dire d’un côté par la « « « « culture » » » » et le libre-échange et de l’autre par l’armée.

L’objectif de cette domination peut-être sous-tendu par des bases idéologiques, mais il s‘agit surtout pour les Etats-Unis (comme pour n'importe quel pays) de servir leurs intérêts propres.

La sphère militante se positionne donc souvent sur le plan du combat idéologique en cherchant à combattre le « modèle » des Etats-Unis puisqu’il nous est impossible de combattre ceux-ci sur le plan de la realpolitik. Cela dit, cela nous empêche-t-il d’envisager un raisonnement « réaliste » ? Assurément non.

Il devient trop simple d’analyser toutes les situations géopolitiques sous l’angle de « l’agenda du nouvel ordre mondial » ou du soutien inconditionnel au sionisme. Certes cette idée est séduisante et il est toujours très engageant de combattre au nom de grandes idées. L’histoire est traversée de combats totalement pragmatiques enrobés de grandes idées. Il est difficile pour les milieux de la périphérie politique d’envisager que la situation politique, ou géopolitique, soit surtout le fait d’intérêts bassement matériels, stratégiques et de la recherche simple du profit.

Un économiste français, Philippe Chalmin a d'ailleurs parlé de « la malédiction des matières premières » car la plupart des pays producteurs de matières premières connaissent une forte instabilité politique et ce pour différentes, et évidentes raisons : volonté des oligarchies nationales de préempter les richesses, volonté des oligarchies transnationales de faire la même chose, empêcher le plein exercice de la souveraineté, etc...

De nombreux états ont bénéficié d’une relative tranquillité au cours de la Guerre froide puis par des compromissions et des accords avec les puissances occidentales (on songera tout de suite à l’Algérie et à la Libye).

Ces états ont pu développer des modèles alternatifs, mais souvent imparfaits, qui laissent croire que leur déstabilisation se fait pour des raisons idéologiques. Il est bien plus probable, avec la question de la raréfaction irrémédiables des énergies fossiles à l’horizon 2040, que les offensives actuelles soient uniquement menées dans le but de poursuivre la préemption des matières premières, de l’Afrique du sud jusqu’à la Syrie ou à la Libye (dont les dirigeants serraient encore la paluche de Sarkozy avant d’être déstabilisés et que Al-Assad et Khadafi ne deviennent soudainement des "résistants au Nouvel ordre mondial"). On comprendra aussi en ce sens les accords avec le Qatar ou la situation en Ukraine.

Aussi, les hypothèses sur une future déstabilisation de l’Algérie seraient bien plus pertinentes si au lieu de voir un renversement d’un régime atypique (qui n’est là que par l’action du Général de Gaulle) on voyait plutôt la volonté de faire main basse sur le pétrole et le gaz algérien. Il en va de même au Venezuela dont le marché pétrolier est mal intégré au marché mondial. Même la Russie entre dans ce cadre. Grand pays producteur de pétrole et de gaz (entre autre), l’offensive actuelle d’Exxon Mobil sur le territoire russe en collaboration avec Rosneft va tout à fait dans ce sens. Ce raisonnement est valable dans l’autre sens, les grandes envolées martiales contre les Etats-Unis, qui rappellent la doctrine Jdanov, n’ont pour but que de légitimer les intérêts économiques et stratégiques de la Russie dans sa périphérie et aboutir à de nouveaux accords avec l'UE et l'Allemagne en particulier. On oubliera pas non plus que l'Iran (malgré l’embargo) partage l’exploitation de ses ressources en gaz avec... le Qatar. Qatar dont les projets de gazoducs passent par... la Syrie (avec qui elle a voulu signer des accords avant de recevoir un refus). Ces considérations s’adressent aussi aux islamomaniaques. Le prétendu combat contre l’islam radical ne sert in fine que les intérêts des firmes transnationales de l’énergie... A cela nous pourrions ajouter les conflits liés à l'eau (Tigre, Euphrate, Jourdain, ...) où les positions des bases navales russes (Syrie, Crimée) ou Etats-uniennes (Turquie, Qatar, ...) qui ont chacune comme objectifs de sécuriser l'approvisionnement énergétique.

Le seul agenda probable de l’oligarchie mondialiste consiste surtout à s’assurer le contrôle des matières premières, de la production à la consommation. Tout régime qui envisagerait aujourd’hui d’utiliser ses matières premières pour son profit seul se verrait immédiatement menacé. Mais il ne s’agit pas nécessairement d’une croisade idéologique. L’idéologie n’est qu’un enrobage et on le voit partout. A nous de dénoncer cette captation sauvage des ressources par l’oligarchie capitaliste, qui se fait au détriment des peuples, plutôt que de se voir comme des croisés ou des résistants à un grand complot... ou d'activer des logiques bipolaires inadaptées à la situation.

En géopolitique : le doigt c’est le combat idéologique, la lune c’est la captation des ressources, la maximisation des profits et le règne de l’argent-roi.

Jean/CNC

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

NB: Quelques cartes et une video vous aideront à y voir plus clair:

Russie - Turquie

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Afrique du nord

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Moyen orient

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Les enjeux en Syrie:

Carte et vidéo glanées sur internet...

18/03/2014

Entrevue du C.N.C par l'Association Culturelle Zenit (Italie/Belgique)

Entrevue du C.N.C par l'Association Culturelle Zenit (Italie/Belgique)

Après avoir interviewé des associations à travers l'Europe, l'Association Culturelle Zenit, basée à Rome, nous a fait l'honneur de nous interroger pour la France sur divers sujets d'actualité. Nous espérons que cette entrevue sera l'occasion pour notre lectorat de mieux nous connaître.

ZENIT: 1.Un grand merci à Jean pour avoir accepté de répondre à notre interview. Peux-tu nous expliquer en quelques mots quel est le but du "CERCLE NON CONFORME"?

Jean/CNC: Le Cercle Non Conforme est une association culturelle française rattachée au Mouvement d’Action Sociale. Nos activités sont à la fois ancrées dans le réel car nous organisons des conférences, participons à des rassemblements et organisons des activités culturelles, mais elles sont aussi très présentes sur internet où nous tenons un blog avec des chroniques de livres, de films, d’albums et aussi des articles de réflexion. Nous sommes aussi liés à la radio Méridien Zéro.

Le but du CNC est d’apporter une réflexion autant sur le milieu nationaliste français que sur la société et le monde actuels, nous sommes donc dans une perspective non conforme à la fois vis-à-vis de notre milieu d’origine (le nationalisme) et vis-à-vis de la société qui rejette en partie nos idées.

Nous sommes assez influencés par le renouveau militant italien, nous avons voyagé en Italie au sein de différentes sections de Casapound (Rome, Vérone, Bolzano) et nous avons également un esprit assez proche du blog d’avant-garde Zentropa puisque nous puisons nos références partout.

2.Depuis toujours l'Europe de l'Est est une vrai poudrière à ciel ouvert, qui peut exploser à tout moment; les différents peuples du bloc de l'Est se battent pour défendre leur identité ainsi que leur souveraineté. Quelle est selon vous la solution face à ce problème? Peut-on espérer voir un jour naître une coalition  entre ces différents pays afin de donner vie à l'Europe des peuples dont nous rêvons tant?

La situation en Europe de l’est, et en Ukraine en particulier, est très complexe. En France elle a été l’occasion de débats houleux. En effet deux visions s‘affrontent schématiquement. Une vision assez identitaire qui considère que les peuples sont maîtres chez eux et qu’ils ont un droit à se gouverner eux-mêmes sur leur terre. Et puis il y a une vision géopolitique, structurée autour des intérêts de différentes puissances qui défendent des modèles opposés.

Nous partons tous du constat que les Etats-Unis sont un vrai problème pour l’Europe et pour l’équilibre mondial. Mais si dans le cas de la Syrie, nous avons tous défendu peu ou prou la même ligne, celui de l’Ukraine a causé des divisions fortes. Dans les deux cas, beaucoup de militants ont nourri l’espoir, surement naïf, que la renaissance de l’Europe se fasse par l’est.

Il semble que la troisième voie soit difficile à développer car tout le monde n’appréhende pas le réel de la même façon. Pour nous l’idéal serait une Ukraine nationaliste qui signerait des partenariats avec la Russie sur un pied d’égalité, mais les deux partis le veulent-ils ? Les Russes considèrent l’Ukraine comme une « petite Russie » qui doit leur être inféodée et les Ukrainiens perçoivent les Russes comme une puissance impérialiste néfaste. Nous avons connu ce problème en Europe, quoique différemment, dans l’opposition entre la France et l’Allemagne. Tout cela n’a conduit qu’à des guerres, à la désolation et à la décadence de l’Europe. Et surtout : le règne des Etats-Unis.
Il faut donc marteler que notre ennemi numéro 1, ce sont les Etats-Unis, cette anti-Europe. Pour cela il faut aussi généraliser les échanges entre nationalistes de toute l’Europe. Pour notre part nous côtoyons surtout les belges et les italiens. Peut-être faudrait-il aussi engager plus de liens avec les Allemands qui sont une puissance complémentaire de la France et dont les méthodes militantes évoluent également fortement en raison de la répression. Nous avons tous à apprendre les uns des autres. Nous sommes peut-être à un tournant historique, où, débarrassés de tout esprit revanchard, de l’irrédentisme et face à des ennemis communs, nous pouvons enfin discuter sur un pied d’égalité pour construire l’Europe de demain.

3.Ces derniers mois nous avons assisté à des manifestations populaires dans certaines villes de France, notamment à Nantes ou en Bretagne avec les "bonnets rouges", sans oublier les manifestations contre le "mariage pour tous", peut-on parler d'une "renaissance du nationalisme" en France?

La France connaît effectivement une forte agitation politique. Manifestations contre le mariage homosexuel, pour la défense de la famille, mais aussi émeutes menées par l’extrême-gauche à Nantes, jacqueries contre les taxes en Bretagne, etc… mais il faut être prudent sur la « renaissance du nationalisme ». Le nationalisme français est plutôt en crise et cherche aujourd’hui un chemin. Il faudrait même s’entendre sur ce qu’on appelle « nationalisme »…
La plupart des mouvements, malgré une sympathie mutuelle, ont souvent des positions très différentes sur de nombreux sujets : le régime politique, l’économie, l’identité, la religion, l’Europe, etc…

Le mariage homosexuel est un thème très conservateur, alors que d’autres sujets devraient mobiliser des millions de français : le chômage, l’esclavage par la dette, l’immigration de masse, l’Union européenne.

Cependant, les dernières manifestations ont permis à certains nationalistes de revenir au contact de la population dont ils étaient souvent coupés. C’est le principal effet positif des manifestations contre la mariage homosexuel, cela a permis à des gens différents de se parler, de se connaître et désormais d’opérer peu à peu une jonction des luttes.
Mais les Français ont encore pour beaucoup peur du nationalisme, car on leur a martelé que le nationalisme c’est la guerre, la dictature, etc… Il y a encore un gros travail à faire pour que le nationalisme soit perçu de façon positive pour nos compatriotes. Pour cela il faut surement redéfinir la doctrine du nationalisme du XXI eme siècle. C’est pour cela que nous puisons dans des références diverses et que nous cherchons à analyser le monde dans lequel nous vivons sans aucune nostalgie.

Par ailleurs il existe deux tendances très fortes aujourd’hui en France, une « union des droites », patriote et conservatrice, qui est libérale sur le plan économique et une autre voie issue de l’extrême-gauche, dite « dissidente », qui prône l’unité, sans clivage ethnique, religieux ou de parti contre l’oligarchie euro-mondialiste mais qui ne peut nous satisfaire sur la question identitaire.

Pour notre part nous sommes encore une fois porteur d’une troisième voie, à la fois sociale et nationale, ferme sur les principes mais tournés vers l’avenir. Il faut répondre aux préoccupations de son peuple sans pour autant se trahir.

4.Que pensez-vous de François Hollande comme président de la République?

D’abord une précision pour les italiens qui ne connaissent pas forcément le système politique français : la France est un régime dit « présidentiel » c'est-à-dire que nous votons pour le président, qui nomme ensuite son gouvernement. Mais nous votons aussi pour les députés qui définissent alors la majorité à l’Assemblée Nationale. En France, François Hollande est au PS, l’Assemblée Nationale est majoritairement PS donc le gouvernement nommé par le président et son premier ministre sont PS.

Hollande est emblématique de l’arnaque démocratique. Rapportées au nombre de Français, les voix obtenues à la présidentielle représentent à peine un quart de la population. La côte de popularité du président est très faible, environ 15%, autant dire que sa légitimité est nulle. Les différents projets fiscaux ou vis-à-vis de la famille, la montée du chômage et de l’insécurité contribuent à nuire à sa côte de popularité. Ainsi de nombreux français ont lancé une offensive politique contre le président Hollande, certains allant même jusqu’à demander sa destitution.
Pour notre part nous sommes assez méfiants. Perdre un président social-démocrate pour un président de « droite » n’a aucun intérêt, d’ailleurs la droite française a fait beaucoup plus de mal à notre pays que la gauche. La droite a beaucoup plus favorisé l’immigration que la gauche, contrairement à une idée reçue, et c’est assez logique, la droite est le parti du MEDEF (syndicat des patrons). Quant à la gauche, après avoir permis à la classe ouvrière de consommer grâce à l’augmentation des salaires et aux congés payés, elle prépare aujourd’hui la France multi-culturelle, mais in fine tout ça sert les intérêts du capitalisme. C’est donc un système.

Cependant, Hollande n’est pas pire que son prédécesseur, la France n’est pas souveraine, elle applique les diktats de l’UE, ceux de la banque mondiale ou d’autres officines mondialistes, ce sont des détails techniques qui vont changer entre Hollande (la gauche) ou la droite : untel va préférer taxer tel produit, alors que l’autre taxera tel autre produit. Tout ça n’est qu’une mascarade.

C’est l’oligarchie euro-mondialiste qu’il faut dénoncer, dont François Hollande n’est que le valet servile. Demain ce sera un autre et rien ne changera. Et puis peut-être qu’un jour, on ne nous demandera plus notre avis, c’est bien ce que vous avez connu en Italie avec Mario Monti…
5.Dans quelques mois auront lieu les élections pour le parlement européen, beaucoup craignent de voir une  montée en flèche des partis nationalistes qui n'ont jamais caché leur "euroscepticisme"; d'ailleurs le F.N de Marine Le Pen en a fait son cheval de bataille. Selon vous à quoi faut-il s'attendre lors de ces élections? Que pensez-vous de Marine Le Pen?

Le FN est un parti assez unique en son genre. Il a plus un discours « souverainiste » que véritablement nationaliste. Ce n’est pas non plus un parti libéral comme ceux existant en Europe du nord. Le FN de Marine Le Pen a progressé sur certains points : la question sociale, la dénonciation de la finance, de l’UE et la géopolitique. Tout ça est positif. En revanche son discours s’est amollit sur la question identitaire. L’immigration, qui était un thème central auparavant n’est plus vraiment abordée. Alors certes on ne peut pas tout résumer à l’immigration, mais la question n’a jamais été aussi brûlante, avec les hordes qui déferlent en Espagne et en Italie et deux milliards d’africains à l’horizon 2050 dont beaucoup chercheront l’eldorado.

Nous trouvons assez positif que le FN fasse des scores élevés, car cela pose problème à l’oligarchie qui perd du terrain, des postes et dont le discours est de plus en plus contesté. En revanche le FN traduit aussi un aspect inquiétant de la situation française : cette foi quasi religieuse dans le vote, la déresponsabilisation des citoyens et la cécité face à la gabegie. Malgré la corruption, les scandales sexuels et financiers, l’insécurité, l’immigration de masse, les diktats de l’UE, la destruction de l’environnement, l’inféodation à la politique des Etats-Unis, la réduction de nos libertés, l’esclavage de la dette, le chômage, etc… le FN n’est crédité « que » de 25% des intentions de vote. Il y a donc encore 75% des électeurs qui considèrent qu’il vaut mieux voter pour tous les autres. Et je trouve ça assez inquiétant. Alors certes ce score est important vu de l’étranger, mais que vous fassiez 1% ou 25%, vous n’obtenez rien de plus car les modes de scrutin sont défavorables au FN.

Pour les élections européennes, je pense qu’il y aura une montée des mouvements « populistes », mais est-elle de nature à infléchir le cours des choses ? Difficile à dire.

Un sursaut des consciences est urgent, car bien que j’aie foi en notre victoire finale, chaque jour qui passe empire encore plus la situation. Nous pensons de fait qu’il faut structurer un mouvement capable de gérer la crise majeure qui interviendra tôt ou tard.

Un grand merci à nos amis du « CERCLE NON CONFORME » pour  votre collaboration. Nos chemins se recroiseront très certainement.

ZENIT/CNC

Entrevue publiée sur le site de l'Associazione Culturale Zenit en italien le 17/03/2014

Note du C.N.C: L'entrevue a été réalisée début mars par l'Association Culturelle Zenit de Rome puis traduite par Zenit Belgique. Nous remercions les camarades italiens et belges pour leur initiative et leur soutien. Nous organisons une conférence avec l'association Zenit le 5 avril 2014 dans la métropole lilloise.

17/03/2014

Chronique de livre: "Vauban et l'invention du pré carré français" de Bernard Crochet

Chronique de livre:

Vauban et l'invention du pré carré français de Bernard Crochet, OUEST-FRANCE, 2013

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Il y a sept ans, déjà, nous fêtions le tricentenaire de la mort de Vauban en 1707. Le gouvernement français décréta l’année 2007 « année Vauban » et décida de faire inscrire son œuvre au patrimoine mondial de l’UNESCO. Malheureusement, l’absence de mémoire nationale et surtout de culture historique n’a pas permis à nos compatriotes de prendre la mesure de l’œuvre de Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban.

Depuis cette période, un certain nombre de publications voient le jour. Parmi elles, les Editions OUEST-FRANCE ont édité un ouvrage illustré de 120 pages rédigé par Bernard Crochet, intitulé Vauban et  l’invention du pré carré français.

Cet ouvrage est idéal pour se familiariser avec la vie et l’œuvre de Vauban et ce même pour les adolescents. Très richement illustré, il propose une grande quantité de documents qui permettent de se rendre compte du génie de celui qui finira sa vie maréchal (en 1703), le premier ingénieur militaire à recevoir cette distinction.

Plonger dans la vie et surtout l’œuvre de Vauban, c’est plonger au cœur du règne de Louis XIV et du "Grand Siècle". Ce règne qui fut capital pour l’histoire de France. Vauban fait parti de ses grands personnages de l’époque avec Colbert, contrôleur général des finances et secrétaire d’Etat à la Marine, Louvois, ministre de la Guerre ou encore « le Grand Condé » qui mena la Fronde des princes contre Louis XIV puis fut lieutenant-général de l’Armée Royale après la grâce royale que lui accorda le Roi-Soleil.

Pourquoi Vauban est-il considéré comme un personnage majeur à son époque, comme à la nôtre ?

Bien considéré par le roi alors qu’il ne se prive pas de le contredire et qu'il participa à la Fronde, un de ses livres sera d’ailleurs interdit, Vauban est aussi l’inventeur du pré carré à une époque où les conceptions territoriales héritées des féodalités laissent peut à peu place à des conceptions territoriales nationales. Vauban va, d’une certaine façon « baliser » notre hexagone à l'aide d'un réseau de fortifications bastionnées. Nombreuses sont les régions qui comptent des forteresses et des citadelles conçues ou modernisées par Vauban. Dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique, nous pouvons citer Lille, Ypres, Bergues, Valenciennes, Le Quesnoy, Maubeuge, Saint-Omer, Arras, Douai, Cambrai et bien d‘autres encore… Ces fortifications qui s'organisaient selon une double ligne devaient permettre à la France de constituer et de protéger une frontière face aux rivaux : les Espagnols, les Habsbourg ou les Hollandais. Vauban a eu le génie de conseiller à Louis XIV de profiter de ses victoires pour échanger des territoires et constituer un pré-carré fortifié et protégé plutôt que de conquérir des territoires difficiles à maîtriser et qui fragiliseraient l’ensemble du royaume. Pour lui, mieux vaut un territoire modeste bien maîtrisé qu’un grand territoire mal maîtrisé dont les Espagnols sont un parfait exemple. Dans une lettre à Louvois du 23 janvier 1673, il défend "l’idée de bien fermer le royaume en respectant les frontières naturelles par un nombre limité de places fortes, bien fortifiées et bien pourvues, reliées entre elles". Vauban est un ingénieur doué d’un très grand raisonnement géographique, rare à son époque. En effet il façonne ses forteresses et choisi leur emplacement en tenant compte de la géographie physique : cours d’eau, relief, marais, distances, … C’est à cette période que commence à véritablement naître l’idée de « frontières naturelles ». Il va aussi considérablement rationaliser le système de défense du royaume de France en démantelant des forteresses mal placées et trop gourmandes en hommes pour fortifier des places bien plus stratégiques et qui garantissent l’efficacité du système de défense. Cette politique va également porter ses fruits le long des 3000 km de côtes du royaume de France où Vauban va implanter et moderniser des forteresses pour protéger notre littoral et empêcher les grandes flottes de l’époque (espagnole, anglaise ou hollandaise) d’accoster trop facilement.

Mais Vauban est aussi un stratège et participe aux nombreuses campagnes militaires victorieuses de la période comme par exemple la guerre de Dévolution (1672-1673), la guerre de Hollande (1672-1679) ou encore la guerre de la Ligue d’Augsburg où il jouera une grande partie contre son grand rival Hollandais, l’ingénieur militaire Menno Van Coehorn. Vauban s’empare de Namur en 1692 mais Van Coehorn aura sa revanche trois ans plus tard en reprenant la ville. Les grandes réussites militaires de Vauban feront naître un célèbre dicton : « Ville assiégée par Vauban, ville prise. Ville défendue par Vauban, ville imprenable ». Vauban définit des stratégies pour progresser vers les murailles par des systèmes de sape et de minages calculés. Dès 1672, il remet à Louvois son Mémoire pour servir d’instruction dans la conduite des sièges, il a alors 39 ans. Il base une grande partie de ses raisonnements sur son expérience. Vauban n’est pas un stratège de cabinet mais un homme de terrain qui mène des sièges et surveille personnellement l’édification de ses bastions. Il fait en sorte d’adapter la stratégie à l’usage de plus en plus important de l’artillerie et aura le soin de préserver au maximum la vie des soldats. Ainsi le royaume de France remportera de nombreuses victoires avec un minimum de pertes… on est encore loin des boucheries napoléoniennes. Vauban sera d’ailleurs surement l’un de ceux qui modèrera l’ardeur prométhéenne de son roi, au grand étonnement de nombreux rois et empereurs qui voyaient en Louis XIV un souverain arrogant et prétentieux et qui seront souvent surpris par sa modération lors de la négociation des traités.

Si le sujet vous intéresse, que vous voulez découvrir Vauban, approfondir cette recension, visualiser les nombreuses illustrations de l’ouvrage ou en savoir plus sur l’avant et l’après Vauban, notamment sur la pérennité de son œuvre au XVIIIe siècle et durant les guerres napoléoniennes, je vous conseille cet ouvrage.

Jean

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