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07/12/2014

Compte-rendu de la sortie TRACE du 30 novembre 2014

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Une douzaine de militants et sympathisants du Mouvement d'Action Sociale Nord se sont retrouvés à Le Quesnoy dans le Hainaut pour la traditionnelle sortie TRACE automnale.

Sur un trajet d'une quinzaine de kilomètres, nous avons cheminé à travers les sentiers ruraux pour découvrir la richesse du patrimoine naturel et culturel des portes de l'Avesnois (remparts de Le Quesnoy, château de Potelle, bocages, ...) et partager un moment convivial entre amis et camarades. En découvrant le château de Potelle, notre responsable TRACE nous a lu un passage de l'ouvrage de Dominique Venner, Histoire et tradition des européens :

« Dans toute l'ancienne Europe carolingienne et jusqu'en Grande-Bretagne, le château fort qualifie le paysage. Il en est un composant majeur. Plus largement représenté et plus diversifié dans ses formes et son architecture que la cathédrale, il est la manifestation d'un art enraciné qui a marqué tout l'Occident. Il est le point de cristallisation des légendes héroïques. Avec la forêt, son contraire, il est le lieu focal de toute littérature épique et courtoise. Le château fort manifeste avec éclat l'alliance de la beauté et de l'utilité. Lieu de pouvoir, il est également lieu de culture et de volupté. Il associe comme jamais fonction militaire et fonction palatine, défense, habitat et prestige. On ne sent jamais mieux cette richesse multiple que dans le contraste entre la vertigineuse rudesse extérieure des donjons et la douceur fastueuse du logis seigneurial qu'ils abritent et dissimulent. En contemplant aujourd'hui ces chefs-d’œuvre austères, on peut se souvenir qu'ils ont été les foyers intenses de la culture entre le XI et XVe siècle. »

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Le midi nous avons fait une pause où nous avons consommé des produits locaux et bio (pâté, jus de pomme, bière, etc...).

Temps fort de notre sortie, nous avons ramassé six sacs poubelles de déchets, pour la plupart des cannettes et des packs de bières, mais également d'autres plus surprenants : caleçon, bouilloire, emballage de brosse à dent… Nous aurions pu en ramasser le triple...

Une sortie sous le signe du localisme, de l'écologie et du patrimoine. Une journée riche, complète et conviviale au service des nôtres.

Le Cercle Non Conforme

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03/12/2014

Tous azimuts et pas de quartier !

La réponse peut sembler extrêmement simple ou bien d’une grande complexité. Cela dépend des points de vue. Pour ma part je reprendrais une phrase de Dominique Venner tirée de son Cœur Rebelle : « être à soi-même sa propre norme »… Invitation explicite qui fait écho à une phrase antique restée célèbre : le « Connais-toi toi-même » (Γνῶθι σαυτόν) inscrite sur le fronton du temple d’Apollon à Delphes. Le centre du monde, l’Omphalos des Grecs… Rien que ça!

Un militant est à la conjonction de deux facteurs, une individualité propre et une « vision du monde » (Weltanschauung). Le militant est celui qui agit concrètement  pour rendre propice l’avènement de sa pensée dans la société. Il utilise son corps et son esprit. Mais pour les employer au mieux il doit en connaitre les possibilités et les limitations. Il doit s’être expérimenté lui-même.

J’en viens au centre de mon propos. Etre un militant ce n’est pas seulement porter des fringues de telle ou telle marque, écouter telle ou telle musique, collectionner tel ou tel bouquins, fréquenter tel ou tel lieu… Ces facteurs ne sont que l’expression de nos cœurs. Le style qui découle de notre intériorité.

 Il faut bannir le conformisme du militantisme.

Non, le militant est celui qui se connait et qui emploie aux mieux ses capacités. C’est celui qui fait ce qu’il sait faire.

Camarade, tu aimes écrire? Agis! Lance-toi! Qu’attends-tu pour amorcer l’écriture de ce roman que tu fantasmes depuis tant  d’années? Et Amélie qui aime tant la couture, le jardin et les animaux… Et toi? Les bouquins ce n’est pas ton délire je crois… Pas grave, il y a ce qu’il te faut! Il y a un club de boxe sympa dans le coin. Et Albert… Lui il a un carnet d’adresses énorme. Il adore les restos et le bon vin. Qu’attend-il pour organiser des apéros et mettre en relation? Wilfried à la fibre sociale. Il ne supporte plus d’assister à la déchéance de tant de personnes sur les trottoirs de sa ville. Ce soir, armé de thé chaud et de biscuits, il a décidé d’aller à leur rencontre.

Ne cherchons pas nécessairement à nous couler dans un moule préconçu; moule souvent creusé par nos propres ennemis. Restons fidèle à nous même, en tant qu’individus. La civilisation Européenne et une des rares à avoir su allier harmonieusement caractère individuel et communauté… Pour servir une cause il existe tant de voies! Il y en a forcément une qui te correspond…

 - Choisis tes armes! On est jamais plus anticonformiste que lorsque l’on devient ce que l’on est réellement….   -

Et oui, il y a des « fafs» qui tricotent et qui n’aiment pas la bière! Cela fait-il d’eux des émasculés, des subversifs dangereux à nos milieux?

Justement soyons subversifs! Si chaque individu appartenant à nos mouvances, au sens large du terme, s’appliquait à faire précisément ce qu’il sait faire avec expertise… Nous serions les maitres du monde! (Rire luciférien) Nous serions tous azimuts. Nous serions partout…

Il n’y a pas de «conformisme militant», inutile de vouloir devenir monsieur « militant parfait». Contente-toi, dans ton domaine, de donner ce que tu peux donner, et ce que tu aimes donner. Le militantisme, ce n’est pas un chemin de croix… C’est le goût, le reflet de la vie.

Jacques Thomas pour le C.N.C.

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01/12/2014

Chronique musicale: You Must Murder & Terrorsphära « Hatred united World wide »

You Must Murder & Terrorsphära « Hatred united World wide »

(Opos Records, 2014)

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On peut dire que ce split se sera fait attendre tant Opos Records a communiqué sur sa sortie depuis des mois… Deux groupes de hatecore parmi les plus durs se sont alliés pour accoucher de cette réalisation qui risque fort de rester dans les annales, un peu à l’image du CD partagé que Blue Eyed Devils et Aggravated Assault avaient sorti en 1995. Les différences sont pourtant de taille, tant dans la musique que dans l’imagerie (très travaillée, le CD se présente d’ailleurs dans un fort beau digipack disposant de deux livrets)…

You Must Murder, groupe russe connu pour son « murdercore » qu’il a développé sur une démo au titre jusqu’au boutiste Hardore the Satanism ainsi que sur un album, Evil Russia, qui est vite devenu une référence du style qui nous occupe, se retrouve ici accolé aux tyroliens de Terrorsphära qui se sont fait une bonne réputation chez nos voisins allemands ces derniers mois, en particulier avec l’album « Aus feuer und chaos », sorti l’année dernière, également chez Opos Records.



Vu la réputation des groupes précités, le titre du split: Hatred united World Wide et l’artwork de cette réalisation, vous pouvez forcément vous douter ce que vous allez y trouver… Oui, du Hatecore incisif, ultra aggressif et d’une brutalité peu commune. L’atmosphère est sombre, négative (surtout chez You Must Murder) et suinte la haine. Je ne vous livre ici que quelques uns des titres des russes pour vous faire une petite idée : « Kill », « Zero Tolerance », « I know where you live » ou encore « Your knife will decide »… Si Terrorsphära est moins extrême au niveau des paroles que ses homologues russes, sa musique reste très proche de celle de You Must Murder. Aucun répit ne vous sera donc accordé par les deux groupes durant les 11 titres de ce split qui, bourré de sueur et d’énergie, est la bande-son idéale d’un combat de rue avec couteaux, battes et pierres dans une banlieue pauvre de Moscou… Notez cependant que tout cet arsenal de brutalité est admirablement maitrisé et que chaque groupe propose d’excellents titres qui vous donneront, j’en suis certain, le goût de la guerre pour longtemps…

Rüdiger / C.N.C.

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27/11/2014

Chronique d'exposition: Exposition saint Louis - Paris

Exposition saint Louis – 8 octobre – 11 janvier 2014

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La Conciergerie, Paris

Organisée conjointement par les Monuments Nationaux, le musée du Louvre et la BNF à l’occasion du 800ème anniversaire de la naissance du roi Louis IX, l’exposition sobrement intitulée « Saint Louis » qui se tient à la Conciergerie jusqu’au 11 janvier s’articule autour de trois thèmes majeurs : l’image du souverain à travers les siècles, qui invite à faire la part des choses entre le roi et sa légende ; l’exercice du pouvoir royal et l’association entre royauté et religion ; la floraison artistique, enfin, qui caractérise la période du règne de Louis IX.

L’exposition s’ouvre sur une série de toiles du XIXe siècle, période pendant laquelle la popularité de saint Louis est très importante. Les épisodes réels ou romancés de son règne permettent tour à tour d’exalter la souveraineté monarchique ou l’idéal républicain. À l’image d’Épinal du souverain idéal rendant la justice sous le chêne de Vincennes fait pendant une très émouvante série d’artefacts contemporains, tels que cette chemise de lin, encore maculée par endroits de taches du sang de Louis IX – on se souvient de ce que le terme de « discipline » pouvait revêtir de réalité sensible lorsqu’il était formulé par un confesseur attitré – ou cette série de manuscrits enluminés, parmi lesquels on peut admirer le psautier dans lequel Blanche de Castille apprit à son fils à lire.

La deuxième partie de l’exposition est consacrée aux images symboliques qui reflètent le pouvoir royal. On y retrouve des enluminures présentant le rite capétien du couronnement, quelques somptueux plats de reliure d’évangéliaires, dont l’iconographie peut être rapprochée du combat que le roi mène en Terre sainte, ou encore ce bas-reliefs où l’on associe le roi à un personnage biblique : c’est en effet probablement sous les traits de Louis IX qu’apparaît le plus jeune des rois mages sur un fragment sculpté du jubé – aujourd’hui détruit – de la cathédrale de Chartres. Fait particulièrement appréciable, l’exposition permet aussi de contempler quelques-uns des plus beaux ivoires sculptés du XIIIe siècle, ainsi que des fragments de vitraux que l’on n’a décidément pas souvent l’occasion de pouvoir admirer d’aussi près.

Les derniers espaces de l’exposition sont consacrés au développement des arts figurés au cours du XIIIe siècle. La tendance est au raffinement, à l’élégance et même à une certaine forme de dépouillement, de façon assez paradoxale d’ailleurs si l’on songe à la somptuosité des matériaux employés - cuivre ou argent doré pour les châsses et plats de reliures, émaux champlevés, ivoires, etc. L’une des principales forces de cette dernière partie de l’exposition, à mon sens, est d’avoir su mettre en lumière les connexions entre la création artistique et les courants de pensée qui s’affirment à l’époque. Ainsi l’influence de l’ordre franciscain est-elle sensible dans la redécouverte des formes du monde et de la nature, comme l’atteste l’attention particulière portée à l’anatomie d’un marmouset en pierre sculpté, ou du groupe de la Descente de croix en ivoire du musée du Louvre, dont la délicatesse du traitement et la grâce infinie ne cesseront jamais de nous émouvoir.

Ne manquez surtout pas de coupler votre visite de la Conciergerie avec celle de la Sainte-Chapelle, cet écrin merveilleux que fit bâtir saint Louis pour accueillir les reliques de la Passion, vendues par l’empereur de Constantinople Baudouin II au très pieux souverain. Si l’intérieur de l’édifice, défiguré par les destructions et restaurations successives, ne présente guère d’intérêt, l’incroyable ensemble de vitraux de la chapelle haute de cet édifice, fraîchement restauré, mérite, lui, toute votre attention. Que vous soyez féru d’art médiéval ou simplement curieux d’en savoir davantage sur l’un des plus importants souverains de la dynastie capétienne, cette exposition édifiante, au contenu très varié et didactique, aura certainement de quoi vous séduire.

Lydéric

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http://www.monuments-nationaux.fr/fr/actualites/a-la-une/bdd/actu/1764/exposition-saint-louis/

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Richard Fleury, 1808, La déférence de saint Louis pour sa mère, Arenenberg, musée Napoléon

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Psautier dit de saint Louis, fin XIIe siècle, Leyde, bibliothèque de l'université

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Reliure du premier évangéliaire de la Sainte-Chapelle

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Descente de croix c. 1260-1280, ivoire, Paris, musée du Louvre

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Sainte-Chapelle, chapelle haute

26/11/2014

Sortie culturelle et écologique TRACE Nord: les portes de l'Avesnois (30.11.14)

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Allocution d'Arnaud de Robert au congrès du GUD "Le réveil des nations"

Note du C.N.C.: Le texte suivant reprend l'allocution prononcée par Arnaud de Robert, porte-parole du Mouvement d'Action Sociale (M.A.S.) au congrès du GUD "Le réveil des nations" qui eut lieu le 22 novembre 2014 à Nanterre (Compte-rendu ici). C'est un texte d'un grand intérêt qu'il convient de lire et de méditer.

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Mes chers camarades, avant de prendre la parole sur le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, je tiens tout d’abord à saluer et remercier les organisateurs de ce meeting pour la remarquable journée qu’ils nous permettent de vivre. Leur persévérance, leur sérénité et leur volonté est la meilleure preuve que quand on veut, on peut.

Je tiens aussi à saluer les camarades des délégations européennes qui par leur présence manifestent comme nous tous ici leur attachement à l’édification de la Grande Europe.

Je tiens enfin à vous saluer vous tous, camarades, militants du MAS ou d’autres organisations, sympathisants actifs, combattants parfois isolés qui êtes venus souvent de loin pour trouver ici l’énergie nécessaire à la poursuite de notre dur combat.

Le réveil des nations ou le réveil des peuples ?

Lorsque les organisateurs m’ont parlé du thème de ce meeting – Le réveil des nations – je me suis employé, pendant quelques jours, à observer les signes de ce réveil en passant en revue l’actualité d’un grand nombre de pays du continent européen.

Il ressort de cette brève analyse deux choses frappantes :

Sur le plan électoral d’abord, on remarque sans peine une hausse plus ou moins significative des mouvements nationaux, patriotes, anti-Union Européenne. Je ne m’étendrai pas ici sur l’importante variabilité des socles doctrinaux de ces mouvements, ni même sur les hostilités inter-mouvements ou inter-dirigeants qui peuvent exister et qui ont donné d’ailleurs un bien triste spectacle lors de l’organisation des groupes parlementaires au parlement européen.

Je soulignerai plutôt l’autre donnée électorale importante à savoir  l’explosion de l’abstention, forme populaire et brutale de délégitimation du pouvoir oligarchique.

Mais surtout, j’aimerais porter à votre attention la seconde observation, celle qui m’a paru la plus significative. Je l’ai appelée la riposte des peuples.

Partout en effet, on peut observer que la contestation électorale se double d’une protestation populaire diffuse, multiforme mais profonde et de grande ampleur.

Au travers d’une multitude d’initiatives locales, prises souvent sous la violente contrainte de la crise économique et financière, nos compatriotes français et européens réorganisent des formes de solidarités actives. Les projets germent partout, sous des aspects inattendus et démontrent une vitalité que nous avons longtemps sous-estimée … et que nous sous-estimons encore.

Nous qui sommes militants, engagés et je dirais même enragés, nous avons en effet souvent tendance à prendre la défense du peuple tout en en dénonçant l’apathie, la lobotomisation, le caractère moutonnier et consumériste. Nous allons parfois très loin dans ce raisonnement, rejetant nos propres insuccès sur la bêtise et la passivité supposées de nos concitoyens. Et d’entendre les « Mais qu’est-ce que tu veux y faire, ils ne comprennent rien », « ils sont aveugles » … Que c’est pratique ! Que c’est facile !

Or, nous commettons là une lourde erreur d’appréciation. La vérité est que les peuples européens, malgré la puissance destructrice du rouleau compresseur de la société de consommation ont su préserver une forme d’intelligence instinctive. Une intelligence de survie et donc un potentiel de régénération.

Depuis quelques années, nos compatriotes et particulièrement ceux qui parmi les plus pauvres se rendent lentement compte du désintérêt total de l’oligarchie. Oubliés, délaissés car économiquement inintéressants, ils s’organisent par nécessité et découvrent par là-même qu’ils n’ont plus non plus besoin de l’oligarchie politico-financière pour s’organiser.

Face à des structures étatiques en complicité d’impuissance avec les banques et dirigées selon la formule célèbre de Karl Marx par des « fondés de pouvoir du Capital », les peuples qui souffrent trouvent en eux les ressources d’un commencement de riposte.

C’est donc bien plutôt à un réveil des peuples qu’à un réveil des nations auquel nous assistons. La crise économique a généré un véritable bouleversement des structures sociales et de la répartition de nos populations.

Aux bobos, aux nantis, aux oligarques, aux minorités agissantes et aux migrants starifiés, les grandes villes high-tech devenues des tours de Babel mondialisées.

Aux victimes de la crise, aux petits blancs, aux sans-dents comme dirait le comique en scooter de l’Elysée, il reste les grandes banlieues quand elles ne sont pas totalement occupées, les zones périurbaines et la ruralité plus ou moins sinistrée. Ce grand exode, massif et silencieux est une véritable révolution sociologique des territoires et appelle toute notre attention.  La hausse brutale et surprenante des résultats du FN (quoi que l’on pense de ce parti) aux élections européennes dans l’Ouest de la France - autrefois terre de mission - en est un indicateur patent.

Ces oubliés des territoires périphériques, délaissés par les structures étatiques mais écrasés par la fiscalité et les mesures vexatoires (éloignement, proximité forcée avec les masses immigrées) se retrouvent dans l’obligation de trouver des solutions par eux-mêmes et font émerger de nouveaux modes d’organisation qui débouchent sur des formes de reprise de pouvoir, de souveraineté.

Ne pas les voir c’est passer à côté d’un levier de combat. Ne pas s’engager avec nos compatriotes dans ce processus, c’est manquer d’esprit révolutionnaire et surtout, passer à côté d’une occasion historique de diffuser nos idées.

Nous avions l’habitude de penser que nous étions en quelque sorte les détenteurs légitimes de la révolte des paroles et des actes (sorte d’autopromotion injustifiée que nous partageons avec une partie de l’ultra-gauche).

Mais une fois de plus, l’histoire nous surprend et, des bonnets rouges aux coopératives ouvrières, des paysans qui s’organisent pour vendre eux-mêmes leur récoltes aux initiatives décroissantes, localistes, écologiques et anti-consommation toute une frange de notre peuple réagit et construit parfois inconsciemment les outils de contre-pouvoir.

J’irai même jusqu’à dire et affirmer que les ZAD font partie de ce mouvement d’ensemble. Je n’ai aucune espèce de sympathie pour les clowns à dreadlocks qui dansent devant les gendarmes, mais j’avoue en avoir encore moins pour les forces de « l’ordre », chiens de garde du Système.

Quoi qu’il en soit, dans ces ZAD en lieu et place des bobolches, nous devrions trouver des gens comme nous, car nous sommes et devrions être les premiers défenseurs de notre terre.

Alors pourquoi eux ? Pourquoi pas nous ?

La vérité est je crois que nous passons bien trop de temps à dénoncer et à nous lamenter et pas assez à analyser et construire. Et quand nous le faisons, bien peu suivent.

Il y a des gens sérieux et intelligents à l’ultra-gauche. Ils ont posé depuis un moment des constats clairs sur l’ennemi libéral et en ont tiré des conséquences fécondes auxquelles ils donnent aujourd’hui un caractère offensif et opératif. Nous ne les partageons pas toutes, évidemment. Eux veulent le chaos, nous nous voulons que le chaos soit créateur d’un ordre nouveau. Cela nous séparera toujours sur les fins, mais cela ne doit pas nous empêcher de penser que sur certains points les analyses proposées sont justes.

Et notamment sur la désignation de l’ennemi.

On nous abreuve ces derniers temps d’images de gamins barbus, convertis et sanguinaires en tentant de nous faire croire que là réside le plus grand danger. On tente d’ailleurs de nous coller les djihadistes dans les pattes comme si nous avions par nature, dans une forme de racisme imbécile, en appétence particulière pour les excités en turban. A croire que pour le Système les nationalistes radicaux, les militants identitaires européens se résument à une bande de beaufs éructant du « bougnoul » à tout bout de champ.

Les médias jouent les faux ingénus et les vrais faux-culs en faisant semblant de découvrir que quarante ans de souillure de la France, de son histoire, de ses racines et de son génie, que quarante ans de partouze psycho-culturelle avec l’exotisme planétaire, le saint dogme des « Droits de l’Homme », la névrose consumériste et la paupérisation croissante n’ont pas produit le gentil citoyen mondialiste mais de jeunes mort-vivants qui haïssent la société qui les a tordu et qui par vengeance embrassent la seule « verticalité » présente entre les tours grises de banlieue : l’Islam.

Je ne crois pas à cette « jolie » histoire poussée par le pouvoir. Je ne crois pas à cette nouvelle forme d’obscénité obligatoire qui veut que l’on phantasme sur « le méchant barbu. Nous avons passé l’âge du grand méchant loup, surtout quand celui-ci a été fabriqué par la puissance américano-sioniste.

L’islam n’est pas l’Ennemi, elle est l’un des instruments que l’oligarchie utilise pour détruire les peuples européens, tout comme le sont la violence économique et sociale, l’amnésie historique et civilisationnelle ou le remplacement de population par l’immigration.

Mais alors qui est l’ennemi ? Notre ennemi, vous le savez, est depuis toujours le même. Il s’appelle Jean-Claude Junker, Macron, Rothschild, Lehmann Brothers, FMI, BCE, banque, crédit, salaire … Il a tous les noms, il n’en a aucun. Cela n’a pas d’importance. Nous l’appellerons néolibéralisme, mais il peut s’appeler le Système, la Matrice, le Capitalisme sauvage, l’ultra-libéralisme ... C’est le pire de nos ennemis, le plus subtil, le plus acharné et le plus incompris donc le plus mésestimé dans sa capacité destructive.

Il se manifeste pourtant partout, à travers une offensive généralisée contre les pays d’Europe. Il n’y a pas de complot, tout se déroule sous nos yeux. Ce qui se met en place c’est un autoritarisme libéral qui se globalise à l’échelle planétaire depuis les années Reagan. Cette offensive est multiforme et incessante. Elle a généré une nouvelle aristocratie apatride, une hyperclasse informelle qui n’a pas de visage, qui dirige les marchés, domine les médias, l’économie et la politique. Cette hyperclasse utilise son influence excessive pour s’enrichir au détriment de l’économie réelle, au détriment des peuples.

Elle est anti-nationale car ses allégeances sont principalement atlantistes, sionistes, pétromonarchistes. Cette hyperclasse déteste la nation et n’a de cesse que de la détruire.

Elle est en guerre totale contre les peuples une guerre économique, financière, idéologique, psychologique, sécuritaire.

Soutenue par le conformisme des médias aux ordres, cette offensive ultra-libérale est à la fois brutale et invisible. C’est pourquoi elle est difficilement perceptible en tant que menace réelle et immédiate et qu’il est plus facile de taper sur des barbus excités. Par contre, son travail de sape est réel et pourrit lentement mais efficacement l’âme des peuples européens.

L’objectif ? Extrêmement simple, concret et direct : enrichir les riches et appauvrir les pauvres au mépris de la souveraineté des Etats. L’offensive ultra-libérale relance ainsi la guerre des classes mais verticalement, du fort au faible à l’échelle mondiale. Cette guerre peut devenir conflit au besoin comme en Syrie en Irak, en Afghanistan, au Kosovo, à l’Est. Si ces conflits sont avant tout déclarés pour satisfaire des intérêts privés (énergétiques, de domination) ils sont légitimés depuis les attentats du 11/11 par la « menace terroriste ».

En réalité pour l’oligarchie dominante, les crises, les guerres, les désastres sont le moyen le plus efficace d’imposer des mesures économiques qui seraient tout simplement inacceptables en temps normal.

On privatise les gains et on nationalise les pertes. En réalité, le néolibéralisme n’est pas une forme de libéralisme mais un autoritarisme des riches. Contre notre volonté populaire des référendum, l’ennemi a imposé son pouvoir par le parlement de l’Union Européenne.

Cet autoritarisme se légitime par la médiatisation massive, il utilise l’arme psychologique avant même l’arme économique. C’est ce qui en fait un ennemi mortel. L’oligarchie, aux travers des médias impose une guerre de l’esprit par une stratégie de la tension permanente. Elle détruit l’idée politique, la souveraineté, le patriotisme en les assimilant en permanence au danger de l’extrême-droite, au spectre du « monstre fasciste ». La neutralisation de la souveraineté populaire s’opère par la gestion permanente d’un chaos savamment entretenu. Grâce aux sauvages du Capital, la racaille des banlieues, le capitalisme sauvage impose son ordre. En ce sens, comme nous le dénonçons au MAS, les immigrés sont les troupes de protection du Capital, les meilleurs alliés de l’oligarchie. Ils suscitent le chaos et l’on nous supprime nos libertés.

La souveraineté économique, commerciale, industrielle elle, est détruite par les traités européens écrits depuis Wall Street. Les négociations du TAFTA (ce gigantesque marché euro-atlantique qui fera de l’Europe l’arrière-cour économique des américains) montrent la totale soumission de nos gouvernants européens à leurs maitres américains et à leurs alliés.

Les dirigeants politiques européens dilapident les ressources et le patrimoine des peuples pour le seul profit des marchés et de leurs structures (OMC, BCE, FMI, Euronext, NYSE …). Ce qui s’établit sous nos yeux est un continuum de gestion autoritaire, ultra libéral, mondial. Ce continuum a dans ses objectifs principaux la digestion de l’Europe pour empêcher l’émergence de sa puissance.  

C’est pourquoi il est également important de ne pas tomber dans les pièges souverainistes et stato-nationaux. Si nous nous défendons seuls, chacun de notre côté, campés dans une posture d’orgueil national, nous mourrons seuls. Si nous joignons nos forces, nos initiatives, nous aurons une chance de constituer un bloc de taille suffisante pour offrir une alternative crédible et combattre efficacement.

Les deux grandes stratégies qui ont été employées au 19e et 20e siècle ont montré leurs limites. La stratégie d’opposition frontale, d’opposition armée a été maintes fois écrasée dans la sang et a produit des milliers de martyrs pour des résultats dérisoires.

La stratégie dialectique, celle de l’électoralisme permet un gain substantiel de notoriété pour nos idées, mais lorsque l’on joue avec les règles de l’ennemi il ne faut pas s’attendre à ce qu’il nous laisse gagner. En ce sens, l’élection est une arme nécessaire mais non suffisante. Et puis, il y a une vie entre les élections.

Le Système oligarchique est techniquement victorieux, c’est un fait. Ses moyens de contrôle sont colossaux. Il attend de nous que nous soyons de bons petits soldats, faux rebelles mais vrais dindons et que nous répondions à ses provocations par des réactions droitières, conservatrices et bêtement xénophobes. Ainsi il pourra valider son dogme religieux préféré, celui de la bête immonde qui menace la « démocratie ».

La question est donc simple : allons-nous continuer à servir d’idiots utiles à nos ennemis ? Allons-nous longtemps encore servir d’alibi au Système ?

Non, clairement non. Il est plus que temps de proposer une alternative politique totale et en opposition résolue au Système. Nos camarades grecs et italiens nous montrent des pistes à suivre. A nous de fonder, de coordonner et de propager des initiatives réalistes, innovantes et fonctionnelles. A nous d’encourager à la reprise de souveraineté populaire, à nous d’aider le peuple à s’émanciper du capitalisme cannibale prédateur.

Cela impose certains sacrifices comme de sortir de notre ghetto douillet pour reprendre langue avec nos concitoyens. Car aujourd’hui qui nous connait ? Qui nous entend ? Ce sont les autres, nos ennemis, qui parlent de nous à notre place.

Nous devons quitter les positions poussiéreuses et passives de la contestation, de la complainte pour nous projeter dans le combat. Pas de nostalgie stérile et incapacitante, mais la volonté de se remettre en mouvement, d’incarner une radicalité dynamique.

Tout est nôtre, tout est à reprendre. L’action exige que nous prenions part à la dissidence qui s’organise. Elle se fera, avec ou sans nous. Nous ne devons nous interdire aucun domaine, le social, l’écologie, l’action syndicale, associative, l’éducation, la culture, l’art … Ni aucune forme de lutte même si cela doit parfois passer par la force.

Face à l’omnipuissance du Système nous devons bâtir un maillage organique et travailler à sortir nos compatriotes des prisons financières du Capital. Il faut investir le micro-crédit, les banques solidaires, les sociétés d’entraide mutuelle. Il faut créer de l’activité économique pour les nôtres et selon un mode coopératif et solidariste. Il faut retrouver de l’autonomie par rapport au système. Les mouvements militants ne doivent plus être les réceptacles de la contestation, mais les bases de lancement de projets concrets, ancrés dans le réel. Il n’est pas nécessaire de voir grand. A côté de chez vous des associations, des particuliers développent des initiatives auxquelles vous pouvez vous cohérer, que vous pouvez influencer ou desquelles vous pouvez vous inspirer. Le militantisme actif, effectif est surtout local, car quel meilleur terrain de combat que celui de notre quotidien ?

Au Mouvement d’Action Sociale nous travaillons modestement depuis quelques années à la mise en place de ces initiatives et à la réalisation de ces projets. Nous avons enregistré plusieurs succès, mais il reste énormément de travail. C’est pourquoi il faut s’y mettre tous. Nos compétences croisées, notre volonté commune feront la différence.

Et puisque ce monde est politique, nous devons avoir sur toutes les questions une attitude intransigeante, ferme mais constructive. Car comme dit Aristote « La tolérance et l’apathie sont les dernières vertus d’une société mourante ».

Opposer, proposer, agir voilà le mot d’ordre.

Ainsi, sur le plan migratoire, il faut répondre à la violence allogène mais surtout prôner la remigration au travers de partenariats équilibrés avec les pays de provenance.

Sur le plan international il faut plus que jamais défendre une position de troisième voie, une position fermement européenne. L’Europe est l’objet de toutes les convoitises mais elle n’est ni à diviser, ni à prendre, ni à vendre.

Nous devons lever les étendards noirs de la révolte, appeler à la colère légitime du peuple, faire souffler à nouveau le vent de l’Histoire. Nous devons le faire dans nos quartiers, nos villes, nos campagnes, nous devons agir en France et en Europe.

Nous n’avons pas le choix.

La guerre qui est la nôtre est décisive à tous les titres. Elle nous verra triompher ou disparaitre en tant que civilisation, en tant que culture, en tant que peuples et en tant que race.

Alors, engageons-nous dans la grande insurrection des peuples, et parce qu’il n’y a pas de fatalité mais toujours de la volonté, nous serons les bâtisseurs de l’ordre nouveau.

Demain nous appartient !

Je vous remercie.

Arnaud de Robert, porte-parole du M.A.S.

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