Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/04/2015

Chronique musicale: Leviathan "Scar Sighted"

lev.jpg

Leviathan "Scar Sighted"

(Profound Lore Records, 2015)

Fjords, forêts enneigées et (pseudo) messes noires ; telles sont les images, pour ne pas dire les clichés, qui viennent à l’esprit lorsque l’on se réfère au Black metal. Genre musical extrême et très européo-centré dans sa majorité, le Black metal, qui embrasa l’Europe du nord au début des années 90, su s’exporter dans divers pays du globe. Terre de Rock'n’roll par excellence, mais également en pointe quant aux styles de musiques énervées comme le Hardcore, le Thrash metal et le Death metal, les Etats-Unis semblèrent à la traine pendant de longues années avant de voir l’émergence de groupes de qualité que sont par exemple Grand Belial’s Key, Weakling, Xasthur ou Nightbringer.

Leviathan est indéniablement l’un des fers de lance de ce que l’on appelle maintenant « l’USBM » (US Black Metal). A l’instar de nombreuses formations du genre, Leviathan est le projet d’un seul homme, Jeff Whitehead, plus connu sous le pseudonyme de Wrest. Sacré personnage que cet artiste talentueux et touche à tout (multi instrumentiste, tatoueur mais aussi ancien skateur) mais névrosé jusqu’à la moelle. Basé pendant longtemps à San Francisco qu’il inondait d’innombrables démos CD-R avant d’accoucher de son premier véritable album The Tenth Sub Level of Suicide, Wrest enchaîna les splits, les albums et autres démos jusqu’en 2008 où ce dernier annonça la fin du projet. Mais 2011 marquera le retour de Leviathan aux affaires avec un nouvel album ainsi que des ennuis judiciaires, Jeff Whitehead étant alors accusé de viol sur sa petite amie de l’époque…


L’eau a depuis coulé sous les ponts et la situation de Wrest s’est grandement améliorée (il est entre temps devenu père). Scar Sighted déboule début mars 2015 précédé de quelques extraits prometteurs et surtout de cette magnifique couverture du magazine Decibel où l’on voit le principal intéressé poser fièrement avec sa fille -parée d’un tricot Leviathan- dans les bras ; véritable doigt d’honneur à cette scène musicale sclérosée par ses propres codes et surtout à tous ces bouffons maquillés comme des pandas et à la horde d’internet warriors qui les vénèrent tels des gourous. Après une intro atmosphérique et introspective comme seul Leviathan sait les faire, « The smoke of their torment » nous saute à la gorge ! Tout de suite on se demande si l’on ne sait pas trompé d’album : on croirait entendre un groupe de Death metal ! Scar Sighted est à l’image de cette première salve, l’album, tout en étant clairement du Leviathan pur jus, surprend par sa diversité. Sonorités Death metal, chants clairs torturés, guitares acoustiques, rythmes tordus pouvant rappeler Meshuggah, ponctuent un album qui marque un renouvèlement dans la continuité. Car au-delà de l’apport de ce sang neuf bienfaiteur, le style est reconnaissable entre mille. Mieux, Wrest a su combiner le meilleur de sa discographie dans un opus varié, rythmé et, comme à son accoutumé, de haute qualité.

La folie, la neurasthénie et le sentiment de déréliction habitent cette œuvre qui s’imposera d’elle-même comme l’une, voire comme la meilleur sortie Black metal de 2015. Brassant un nombre conséquent d’influences, Scar Sighted a le mérite de mettre un bon coup de pied au cul à une scène figée dans le marbre, adepte malgré elle de pratiques consanguines alors qu'elle se voulait justement être un style éthique et esthétique incarnant la Rébellion et le non-conformisme.

Donatien / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source

25/04/2015

7 films à voir ou à revoir sur la Société irlandaise

Un pub bondé... Au comptoir, des hommes et des femmes de toute condition sociale communient autour d'un curieux breuvage aussi noir qu'épais. Les pintes de stout se remplissent aussi lentement que les gosiers la lampent. La Guinness se mérite. Toutes les discussions s'entremêlent. On y parle de tout sauf du temps qu'il fait car il y pleut toujours ! Le Celtic Glasgow a perdu le derby contre l'ennemi juré des Rangers. Et le XV de la Poblacht na hÉireann a cédé à Lansdowne Road contre Galles. Sale week-end ! Temps de merde ! Le tapotement d'un bodhràn bientôt accompagné d'une guitare recueille l'attention d'un petit groupe de quinquagénaires qui tente de reprendre tant bien que mal The Fields of Athenry. Les femmes assises à leur côté soufflent, d'autant plus que l'un des compères n'a pas manqué de remarquer la démarche mal assurée d'une petite jeune femme rousse, certes un peu empotée, mais dont la jupe qu'elle arbore fièrement s'appellerait une ceinture dans n'importe quel autre pays... Assurément !, se disent les femmes, ils ont déjà trop bu... Cette scène vous remémore quelque souvenir ? Alors vous êtes déjà allé en Irlande ! La société irlandaise est aussi contrastée que ce fichu temps qui passe par toutes les couleurs en moins de temps qu'il n'en faut pour enfiler son anorak. La résumer en sept films relève d'une gageure impossible. Alors, autant éviter les clichés mentionnés ci-dessus et découvrir un tout petit peu cette drôle de petite île. Juste comme ça. L'Eire de rien...

 

photo gens de dublin.jpg

GENS DE DUBLIN

Titre original : The Dead

Film américain de John Huston (1987)

Dublin, 6 janvier 1904. Comme chaque année, les sœurs Kate et Julia Morkan réunissent leurs plus proches amis pour fêter l'Epiphanie. La soirée joyeuse et bien arrosée est rythmée au gré des poèmes, chants et danses gaëliques. Les langues se délient pour évoquer les chers disparus, familiers ou inconnus. La soirée tire progressivement à sa fin. Molly Ivors, nationaliste ardente, quitte la réception la première pour se rendre à un meeting. Une dernière complainte émeut Greta, l'une des convives. De retour à l'hôtel, Greta révèle à son époux, Gabriel, l'histoire d'un jeune homme éperdument épris d'elle dont l'amour a conduit le prétendant à la mort. Le jeune homme aimait fredonner cette même complainte. Gabriel est anéanti par la nouvelle...

Remarquable adaptation de la dernière nouvelle du roman Dubliners de James Joyce et dernier film tourné par Huston peu de temps avant sa mort. La mort justement, et le temps qui s'écoule irrémédiablement, sont les thèmes principaux affleurant tout au long de ce huis-clos bouleversant et remarquablement interprété par des acteurs, tous issus de la diaspora irlandaise. Une adaptation remarquable. A voir absolument !

 

photo le libraire de belfast.jpg

LE LIBRAIRE DE BELFAST

Titre original : The Bookseller of Belfast

Film documentaire irlandais d'Alessandra Celesia (2011)

Fumeur invétéré et toujours accompagné de ses grosses lunettes cerclées magnifiant son air débonnaire, John Clancy, surnommé John "Belfast" ou John "Books", exportait auparavant les œuvres de William Butler Yeats jusqu'en Californie. Mais la petite bouquinerie de John, une petite maison de briques rouges, à l'intérieur de laquelle se pressent quatre mille livres invendus, doit fermer pour cause d'explosion, non celle d'une énième bombe loyaliste ou catholique, mais à cause de l'explosion des loyers. Comment maintenir son petit sanctuaire, lui qui a toujours plus offert de livres qu'il n'en a vendus, dans un Belfast en pleine mutation, submergé par la crise et tentant de panser les plaies de six décennies d'affrontements communautaires ? Pour ce brave John, il s'agit désormais de retrouver un chemin...

Mélancolique et émouvant portrait d'un petit bouquiniste que la spéculation arrache à son paradis. Celesia dresse magnifiquement son portrait empreint de la mémoire identitaire de la capitale nord-irlandaise. Autour de John, trois jeunes ordinaires et peu paumés, issus de la nouvelle génération d'une ville qui se réveille avec la gueule de bois : Robert, un punk dyslexique passionné d'opéra et par l'Empire romain, son frère Connor, un rappeur couvert de multiples cicatrices et Jolene, jeune chanteuse écumant les télé-crochets. Au milieu des alertes à la bombe, un remarquable tableau d'une ville qui se projette vers l'avenir. Qui n'est jamais allé en Ulster ne connaît pas l'Irlande...

 

photo the magdalene sisters.jpg

THE MAGDALENE SISTERS

Film irlandais de Peter Mullan (2002)

Comté de Dublin en 1964. Elles sont trois adolescentes et ne se connaissent pas. Margaret est violée par son cousin lors d'un mariage. La jolie Bernadette, orpheline, est estimée trop provocante avec les garçons. Rose est une fille-mère qui a dû abandonner son enfant à une famille catholique. Les trois adolescentes sont placées dans le couvent des sœurs de Marie-Madeleine pour avoir déshonoré leurs parents. Les jeunes filles vont bientôt se confronter aux dures lois qui régissent la vie du couvent et devoir expier leur comportement immoral par le travail et la prière. Sous les ordres de la sœur Bridget, elles vont laver le linge de l'Eglise et de la haute société irlandaises, subissant les pires humiliations et mauvais traitements...

Terrifiant portrait de l'un des traits majeurs de la société irlandaise, son rigorisme moral. Ce film romancé est inspiré d'un documentaire télévisé qui dénonça les horreurs des couvents Magdalene qui ne fermèrent leurs portes qu'en... 1996 ! Symboles du Pêché originel d'Eve croquant la pomme, des générations de jeunes filles irlandaises ont été maintenues sous le régime de terreur d'une autorité parentale toute-puissante lorsque celle-ci estimait son honneur bafoué. Aussi, la victime d'un viol en devenait-elle coupable et la beauté était-elle assimilée à un trait diabolique. Mullan livre ici réalisation oppressante et glaçante que d'aucuns jugeront parfois outrancière.

 

photo pavee lackeen.jpg

PAVEE LACKEEN, LA FILLE DU VOYAGE

Titre original : Pavee Lackeen, the traveller girl

Film irlandais de Perry Ogden (2005)

Winnie est une adolescente issue de la communauté gitane irlandaise et partage sa vie, entourée de ses neuf frères et sœurs, dans une caravane de la zone industrielle de Dublin. Exclue une semaine de l'école après une bagarre, Pavee erre en ville et se rêve en jeune mariée devant une vitrine de robes, avant de s'approprier les pièces d'une fontaine pour jouer aux jeux vidéos et cambriole enfin un container de la Croix Rouge  pour y voler nombre de vêtements. Pendant ce temps, sa mère multiplie les interventions face à l'administration pour régulariser leur situation. La caravane est menacée d'expulsion...

Les films sur la communauté des gens du voyage ne sont pas légions. Pavee Lackeen connut une sortie fantomatique en France, dépassant péniblement les 10.000 entrées. 45 à 50.0000 gitans vivent en Irlande à l'écart de la société, locuteurs d'un langage dont aucune racine ne provient d'un rameau identifié. Avec une certaine complaisance à l'égard de cette communauté mais sans faire abstraction de ses nombreux passages outre la loi, Perry Ogden invite le spectateur à s'immerger au sein des mystères des communautés gitanes. Si le film avait été français, il s'en serait trouvés facilement pour dénoncer certains traits stigmatisants. Un film qui peut tenter les plus curieux.

 

photo philomena.jpg

PHILOMENA

Film américano-anglo-français de Stephen Frears (2013)

1952, Philomena Lee n'est encore qu'une adolescente lorsqu'elle tombe enceinte. Reniée par sa famille, Philomena est enfermée au couvent de Roscrea. Travaillant à la blanchisserie, elle est autorisée à voir son fils une heure par jour avant qu'il ne lui soit définitivement enlevé à l'âge de trois ans et confié à une famille américaine. Cinquante années ont passé. Philomena est sortie de l'institution dans laquelle elle était enfermée. Une seule ambition guide sa vie : retrouver son fils. Philomena rencontre par hasard Martin Sixsmith, journaliste récemment licencié, à qui elle se confie. Le journaliste persuade Philomena de l'accompagner outre-Atlantique et de partir à la recherche d'Anthony. Le journaliste retrouve la trace du fils très rapidement mais néanmoins trop tard...

Si le synopsis peut apparaître proche de celui de The Magdalene Sisters, la présente réalisation insiste moins sur le quotidien de l'enfermement que sur la quête d'une mère à la recherche de son enfant enlevé. Le ton est également très différent et Frears n'hésite pas à traiter le sujet sous l'angle de la comédie. C'est bien sur le tandem de l'union naissante entre une mère éplorée mais pleine de dignité et un journaliste désabusé qui porte presque l'âge du fils disparu que s'appuie l'intrigue.

 

photo the snapper.jpg

THE SNAPPER

Film anglais de Stephen Frears (1993)

A Dublin au début des années 1990, Sharon Curley, vingt ans, mène une existence heureuse dans sa famille ouvrière en compagnie de ses cinq frères et sœurs. Enceinte et non-mariée, Sharon refuse de dévoiler l'identité du géniteur. Un marin espagnol de passage assure-t-elle. La famille s'accommode finalement assez bien que leur fille ait fait un bébé toute seule jusqu'à ce que la rumeur du quartier attribue la paternité à George Burgess, un quinquagénaire, marié et père de l'une des meilleures amies de Sharon. La future mère peine à démentir et se remémore une certaine fin de soirée trop arrosée terminée sur le capot d'une voiture. Moquée dans le quartier et au pub, Sharon est contrainte de laisser son père, Dessie, et les hommes de la famille défendre son honneur à coups de poings...

Un snapper est un mot argotique traduisible par mioche. Non, The Snapper n'est pas un film dramatique ; Frears n'étant pas un représentant du film noir. Au contraire, le réalisateur dresse le portrait attachant de l'insouciante Sharon dans une société irlandaise dans laquelle la prohibition de la contraception et le conservatisme moral règnent en maître et où le pub fait office de parlement du peuple qui fait et défait les rois. Un film tonique aux dialogues savoureux et souvent très drôles. A voir !

 

photo the van.jpg

THE VAN

Film anglo-irlandais de Stephen Frears (1996)

Si le football n'est pas le sport favori en République d'Irlande, les Irlandais entendent bien ne manquer aucun match de leur sélection nationale qualifiée pour la Coupe du Monde 1990. Au pire, c'est toujours une excellente occasion trouvée de boire ! Et ça, Bimbo Reeves le sait. Boulanger dublinois récemment licencié, Bimbo rejoint chaque soir ses copains dans un pub de Barrytown, dans la banlieue nord de Dublin. Contrairement à ses amis, tous chômeurs de longue durée, il est inconcevable pour Bimbo de ne pas retrouver un travail au plus vite. Lui vient alors une idée folle. Acquérir, grâce à ses indemnités, une camionnette pour vendre des fish and chips. Aidé de son plus vieil ami, Bimbo découvre le véhicule idéal, certes quelque peu crasseux et sans moteur. La compétition de football fait engranger à la sandwicherie ambulante des chiffres inespérés mais la réussite économique menace leur amitié...

Des acteurs épatants, passant du rire aux larmes, pour une véritable réussite ! On objectera peut être que les personnages de la filmographie de Frears sont parfois un peu trop copiés-collés d'un film à l'autre mais qu'importe. La scène de la retransmission du match de l'Eire au pub est remarquable. De même que celles de beuverie. Une ambiance que ravira tous les fans de football et de bière qui bien souvent sont les mêmes.

Virgile / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source

23/04/2015

Chloé, Aurélie : victimes du laxisme, de l’incompétence et de l’indifférence

Aurelie-Chatelain-est-la-victime-collaterale-de-l-attentat-dejoue-a-Villejuif_exact1024x768_l.jpg

En une semaine, deux Nordistes auront fait les grands titres : le petite Chloé, 9 ans, originaire de Calais et Aurélie Châtelain, 32 ans, de Caudry. Une petite fille et une jeune femme qui, normalement, n’auraient pas dû mourir. Certes, on ne peut pas tout prévoir et des faits similaires auront toujours lieu. Oui, mais…

On peut considérer que leur mort est le fruit d’un malheureux hasard, qu’elles se trouvaient toutes les deux au mauvais endroit au mauvais moment, que ça aurait pu arriver à d’autres. Effectivement, mais que cela change-t-il ? Dans les deux cas, rien ne les prédisposait à mourir de la sorte. C’était sans compter les mauvaises rencontres qui sont si fréquentes dans notre société actuelle, où les criminels en tout genre (et de toutes origines) sont légions dans nos rues, libres et nullement effrayés par la justice et les forces de l’ordre. Chloé a été tuée par un récidiviste polonais qui était interdit de territoire français depuis 2004 ! Il était pourtant en France tranquilou (merci Schengen) et bien libre ! Condamné deux fois, il avait bénéficié deux fois, comme c’est devenu la norme, de remises de peine. Si sa seconde peine avait été effectuée jusqu’à son terme, il serait encore en prison à l’heure où vous lisez ces lignes. Chloé, elle, serait vivante... Elle ne l’est plus, victime du laxisme judiciaire qui sévit en France et de l’idéologie libérale sans-frontières. Aurélie Châtelain a été assassinée par Sid Ahmed Ghlam, 24 ans, d’origine algérienne, présent en France grâce au regroupement familial (et qui étudiait ici grâce à l'argent de vos impôts). Elle est donc victime elle aussi des politiques d’immigration sauvage qui contribuent tellement à défigurer notre pays. Mais pas seulement. On apprend que cet individu était un islamiste radical qui aurait préparé un attentat dans une église de Créteil. Je cite ici le parisien.fr : « Connu des agents antiterroristes de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), l'étudiant faisait l'objet d'une fiche « S » (pour « sûreté de l'État ») qui avait été diffusée, a précisé Bernard Cazeneuve. «L'individu avait été signalé aux services de police comme ayant des velléités de départ en Syrie», selon lui. Des vérifications ont été effectuées en 2014 et en 2015, a ajouté mercredi matin le ministre de l'Intérieur, «sans révéler d'éléments susceptibles de justifier l'ouverture d'une enquête judiciaire». Selon France Info, il aurait réussi à se rendre en Turquie et en revenir sans difficulté. » Tiens donc… Soi-disant signalé et surveillé, cet étudiant en informatique était néanmoins suffisamment tranquilou pour stocker dans sa chambre parisienne du Crous un véritable arsenal : « trois armes automatiques, une arme de poing, des gilets pare-balles, des téléphones portables, un ordinateur ou encore des gyrophares qui accompagnent une sorte de plan minuté de plusieurs commissariats parisiens ». Les inévitables «documents en langue arabe sur Al Quaida et l'Etat islamique» ont également été retrouvés chez lui. On comprend qu’Aurélie est aussi la victime de l’incompétence de l’Etat français et de ses services de renseignement, bien plus occupés à surveiller les Français mal-pensants qu’à traquer les terroristes. Cazeneuve, cyniquement, se félicite d’avoir déjoué un attentat et ose dire que «La DGSI a fait tout ce qu'elle [devait] faire». Non monsieur, Sid Ahmed Ghlam "a été intercepté par hasard" (suite au meurtre d'Aurélie) et n’aurait donc jamais été appréhendé s’il n’avait pas tué la malheureuse pour lui voler sa voiture vu que, selon vous, la DGSI avait « procédé à toutes les vérifications qui devaient être faites » sur cet individu fiché dont la tranquillité semblait totale.

chloe.jpeg.jpg

La mort de Chloé et celle d’Aurélie prouvent que plus personne n’est à l’abri en France, surtout dans des zones telles que Calais ou la région parisienne. On comprend également que les innocents (femmes et enfants) sont parmi les premières victimes potentielles de tout ce que cette époque malade a engendré. L’Etat pourri jusqu’à la moelle est incompétent à tous les niveaux et est complètement incapable de protéger les Français à cause de l’idéologie qui est la sienne et de son mépris envers le peuple. Il aurait pourtant les moyens techniques de le protéger ce peuple mais, comme je le rappelais dans un récent article, le système ne protège que les siens et est indifférent à votre sort.

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

18/04/2015

7 films à voir ou à revoir sur la Guerre comme expérience intérieure

A propos de la guerre, Ernst Jünger écrivait : "Oui, le soldat, dans son rapport à la mort, dans le sacrifice de sa propre personne pour une idée, ignore à peu près tout des philosophes et de leurs valeurs. Mais en lui, en ses actes, la vie trouve une expression plus poignante et plus profonde qu'il n'est possible en aucun livre. Et toujours, de tout le non-sens d'un processus extérieur parfaitement insensé, ressort une vérité rayonnante : la mort pour une conviction est l'achèvement suprême. Elle est proclamation, acte, accomplissement, foi, amour, espérance et but ; elle est, en ce monde imparfait, quelque chose de parfait, la perfection sans ambages. " Il y a un siècle, la Première Guerre mondiale inaugurait le combat moderne en même temps qu'elle propulsait sur des centaines de théâtres d'opération des millions de jeunes âmes volontaires ou contraintes de vivre leur guerre "comme expérience intérieure". Des hommes, tel Ernst Jünger, héraut de l'aristocratie guerrière allemande, René Quinton ou Joseph Darnand, frères d'armes français, naquirent pour la seconde fois sous la tempête des Orages d'acier. Mais combien d'hommes marqués à jamais par l'indicible effroi de l'expérience du combat ? Eux qui clamèrent plus volontiers, non la Guerre notre mère mais la Guerre notre mort. Le thème de la guerre figure parmi les plus explorés du cinéma. Excellente occasion de découvrir ou redécouvrir, sous de nombreux aspects, de brillantes réalisations abordant plus généralement la perception psychologique des conflits.

 

photo les chemins dans la nuit.jpg

LES CHEMINS DANS LA NUIT

Titre original : Wege in der Nacht

Film allemand de Krzysztof Zanussi (1979)

1943, des soldats du Reich prennent possession d'une grande ferme polonaise. La chasse aux alentours est l'occupation favorite des officiers de la Wehrmacht, parmi lesquels deux universitaires, Friedrich et son cousin Hans-Albert. Friedrich se distingue de son cousin par sa passion pour l'art et la littérature. Il tombe bientôt amoureux d'Elzbieta, fille du baron propriétaire, qui est animée des mêmes goûts artistiques. Un amour nullement réciproque. Elzbieta juge Friedrich trop peu critique à l'égard de la barbarie de la guerre. Et patriote polonaise ardente, Elzbieta est bien décidée à utiliser l'amour de Friedrich pour aider l'action militaire des partisans polonais...

Pas tout à fait un film de guerre, la réalisation de Zanussi explore de manière admirable la collaboration par l'inaction. Si Friedrich n'est pas un national-socialiste convaincu, son inaction pour combattre le régime et son acceptation de la barbarie le transforment en complice actif. Et c'est toute la faiblesse morale du héros, présenté comme un personnage affable et sympathique mais obéissant aveugle à un régime qu'il ne cautionne pas, que souhaite mettre en exergue le réalisateur. Tourné en 1979, Zanussi, de nationalité polonaise, ne manque pas d'établir un parallèle fort avec l'intelligentsia polonaise, de même, complice du régime communiste par sa lâcheté. Le film, en outre servi par de brillants interprètes, est un petit bijou.

 

photo empire du soleil.jpg

EMPIRE DU SOLEIL

Titre original : Empire of the Sun

Film américain de Steven Spielberg (1987)

Shanghai en 1941, la zone anglaise de la ville connaît un destin singulier quand le reste de la Chine est occupée par l'armée japonaise. James Graham est le jeune fils d'un riche industriel britannique et mène une adolescence insouciante. Mais James est bientôt rattrapé par la guerre. L'aviation japonaise vient d'attaquer Pearl Harbour scellant la déclaration de guerre nippone aux forces alliées. L'armée impériale envahit la Concession internationale de Shanghai. Séparé de sa famille, le jeune garçon erre et découvre la peur et la mort avant de se retrouver prisonnier dans un camp dans lequel il doit apprendre à survivre. Ses rêves de révolte et de guerre perdent leur sens. Aidé par le prisonnier Basile, James n'a d'autre possibilité pour évader son esprit que de transformer sa détention en aventure extraordinaire...

Si le talent de Spielberg est largement surestimé, le présent film constitue l'une de ses meilleures réalisations avec Rencontres du troisième type.  Bien que non soldat, James est contraint de mener et vivre sa guerre sans fusil comme un parcours initiatique qui le révèlera et le conduira à l'âge adulte. L'image émouvante d'un antihéros qui se représente la guerre et la barbarie comme son nouveau terrain de jeu. Le film est une adaptation du récit semi-autobiographique de l'écrivain de science fiction James Graham Ballard. Une œuvre lyrique et envoutante.

 

photo le faubourg okraina.jpg

LE FAUBOURG OKRAINA

Titre original : Okraina

Film russe de Boris Barnet (1933)

1er août 1914, l'Allemagne mobilise et déclare la guerre à la Russie tsariste. Un vent patriotique souffle dans tout le pays, aussi sur le faubourg d'une petite ville menacée par l'avancée des troupes du Kaiser. Gresin, le fabricant attitré de bottes pour l'armée est le plus fervent patriote et enjoint tous les hommes en âge de combattre du quartier à monter au front. L'ouvrier Nikolaj Kadin est mobilisé et rejoint par son frère Son'ka qui se porte volontaire. Ces modestes ouvriers et paysans vont bientôt découvrir les horreurs des tranchées et la gestion irresponsable d'officiers généreux en chair à canon. A l'arrière du front, l'effervescence patriotique cède la place à la contestation d'un conflit engraissant les marchands de canons. Les thèses bolchéviques trouvent un terreau favorable à leur éclosion...

Certes, il s'agit d'un film de propagande stalinienne qui ne fait guère l'économie d'un certain nombre de poncifs. C'est le lot des films de propagande après tout... Barnet livre néanmoins ici une vision douce-amère de la guerre, éloignée de la grandiloquence d'autres productions bolcheviques. L'autre particularité du film réside également en une présentation de la perception du conflit par l'ensemble des classes sociales, limitant un point de vue uniquement prolétaire. Bref, une réalisation assez iconoclaste au sein du monolithisme du cinéma soviétique. A voir !

 

photo flandres.jpg

FLANDRES

Film français  de Bruno Dumont (2005)

De nos jours en Flandre, Demester doit quitter son exploitation agricole, accompagné d'autres jeunes Flamands, pour être propulsé sur un théâtre d'opération lointain. Demester menait jusqu'alors une vie pauvre et simple. Il aime secrètement Barbe, son amie d'enfance avec laquelle il partage de longues ballades. Il aime Barbe malgré ses mœurs libres et ses amants, parmi lesquels Blondel qui la séduit. Attendant le retour de Demester, Blondel et leurs compagnons, Barbe s'ennuie au village. Quant à Demester, de nature aussi taciturne et morose que l'était son ciel de Flandre, il fait face à la guerre avec une parfaite tenue au feu et se mue en véritable guerrier. Une guerre dont il ne sortira pas indemne psychologiquement...

Afrique du Nord ? Moyen Orient ? Rocailleux et écrasé par un lourd et brûlant soleil, le théâtre d'opération défini par Dumont est imaginaire et filmé avec un ton glacé. Le film n'épargne rien au spectateur plongé au cœur d'un voyage au bout de l'enfer. Une descente aux enfers qui se poursuit après le retour du champ de bataille et maintient le spectateur dans une position inconfortable sublimée par d'interminables moments de silence. Bruno Dumont ne cesse d'étonner et de confirmer l'étendue de son incroyable talent. A voir absolument !

 

photo la honte.jpg

LA HONTE

Titre original : Skammen

Film suédois d'Ingmar Bergman (1968)

Jan et Eva Rosenberg vivent reclus sur une île et vouent une passion inconditionnelle pour la musique dans un monde en proie à une guerre lointaine. Une panne de radio suivie d'autres incidents mineurs précipitent progressivement l'île dans le conflit. Les comportements de chacun se modifient radicalement. Jan se montre ainsi de plus en plus agressif envers Eva. Arrêtés tour à tour par les conquérants et les libérateurs, les amoureux sont relâchés sur ordre de leur ami, le colonel Jacobi. Eva s'offre au colonel bientôt fusillé sous leurs yeux. Les musiciens prennent la fuite en compagnie d'autres fugitifs en barque sur une mer jonchée de cadavres. Ils savent que, désormais, plus rien ne sera comme avant...

L'histoire de deux civils ordinaires plongés dans un conflit imaginaire aussi banal qu'insoutenable. Avec brio, le réalisateur démontre l'intrusion de la violence et les irréversibles bouleversements qu'elle engendre. Les deux individus sont littéralement pris au piège et otages d'un monde qui ne les concerne pas. Une anomalie dans la filmographie de Bergman qui parvient à montrer la guerre avec un indéniable talent conjugué à une parfaite psychologisation des protagonistes. Un chef d'œuvre !

 

photo la ligne rouge.jpg

LA LIGNE ROUGE

Titre original : The Thin Red Line

Film américain de Terence Malick (1998)

1942, la bataille de Guadalcanal fait rage dans le Pacifique. Le cadre paradisiaque est trompeur. Au milieu de tribus amérindiennes otages d'un conflit étranger, soldats américains et nippons se livrent une lutte sans merci, dont aucun combattant ne sortira indemne. Au sein de la Charlie Company, le fantassin Witt, accusé d'avoir déserté, bénéficie de la clémence du sergent Welsh. Le chemin menant à l'objectif, la colline 210 défendue par un solide bunker, semble interminable et la préparation d'artillerie semble bien mince. De nombreux soldats gisent déjà au sol. Les survivants sont assoiffés. Il n'y a plus d'intendance... Le capitaine Staros refuse de poursuivre l'assaut commandé par sa hiérarchie, estimant qu'il s'agit d'une mission-suicide. Après de longues heures d'attente, une patrouille de sept hommes est chargée d'effectuer la reconnaissance des abords de la colline 210. Le G.I. Witt en fait partie...

Witt et ses compagnons d'armes étaient de simples civils peu auparavant. Qu'a-t-il bien pu s'opérer pour qu'ils se muent en bêtes de guerre ? Malick livre ici une formidable réalisation sur le vécu d'une troupe et mêle très habilement l'alternance de scènes d'effroyables combats avec de longs plans sur la faune et la flore insulaires et le quotidien d'indifférentes tribus autochtones plongées, malgré elles, dans l'une des plus sordides boucheries. Autre habileté : l'utilisation de la voix off pour accentuer le caractère tragique de la guerre. A voir absolument !

 

photo signes de vie.jpg

SIGNES DE VIE

Titre original : Lebenszeichen

Film allemand de Werner Herzog (1967)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un jeune soldat du Reich, Stroszek, est blessé et envoyé en convalescence dans un dépôt de munitions dont il assure la garde sur l'île de Crète. Loin du tumulte de la bataille et réduit à l'inaction, le soldat occupe le temps en s'astreignant à d'inutiles tâches qu'il juge nécessaires à son équilibre psychique. Le conscrit pourrait mener une vie paisible dans cette forteresse que nul ne menace, en compagnie d'une jeune femme grecque dont il fait son épouse et deux autres camarades. Mais face à l'interminable attente, Stroszek sombre progressivement dans la folie et devient dangereux pour son entourage...

Premier long-métrage du génial Werner Herzog. Et c'est une réussite ! Stroszek, symbole du combattant déchu de sa guerre, orphelin de sa mort, que ses gestes dérisoires pour se maintenir parmi les guerriers attirent vers la déraison. Quel contraste entre la violence d'une guerre et le pacifique calme solaire de cette île du Dodécanèse où le temps semble s'être arrêté ! Herzog filme magnifiquement la lente dégradation des rapports entre ces êtes que la guerre a oubliée. Une œuvre oppressante !

Virgile / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source

16/04/2015

Regard sur l’actu #13 : Attaquée et rabaissée par le monde entier, l’Europe seule contre tous.

Regard sur l’actu #13 :

Attaquée et rabaissée par le monde entier, l’Europe seule contre tous.

o-ROBERT-MUGABE-UGANDA-GAY-facebook.jpg

Mugabe le Magnifique

Robert Mugabe, président-empereur-dictateur du Zimbabwe, n’aura eu de cesse de véhiculer le plus primitif des racismes anti-blancs tout au long de sa carrière. En visite officielle à Johannesburg, jeudi 9 avril, le plus vieux dirigeant du monde a refusé de parler aux journalistes qui avaient le malheur d’être blancs. Il a calmement lâché devant les caméras : "I don't want to see a white face" ("Je ne veux pas voir une tête de Blanc"). Pas aussi bien que son célèbre « Le seul homme blanc que vous pouvez croire est l’homme blanc mort » mais pas mal du tout ! Notez qu’un homme politique, de surcroît blanc, qui aurait prononcé de tels propos aurait été unanimement condamné par les bonnes consciences politiques de la planète. Je ne me plains pas ici du racisme anti-blanc, je remarque juste que tout le monde s’en fout, que ce soit dans un fait divers en France ou dans l’actualité internationale.

On ne s’en étonnera pas car le dictateur de 91 ans est arrivé au pouvoir en 1980 suite à sa lutte armée contre les dirigeants blancs de Rhodésie (ancien nom du Zimbabwe) et gouverne depuis avec une poigne de fer. Il a toujours eu une position radicale voire extrémiste vis-à-vis des Blancs qu’il déteste. Il est d’ailleurs bien connu pour l’acharnement qui a été le sien au début des années 2000 dans la dépossession ultra-violente des fermiers blancs du pays. Plusieurs ont été assassinés sauvagement, les autres ont souvent fui. Les blancs, qui faisaient de l’ex-Rhodésie l’un des greniers à blé de l’Afrique, ont vu leurs terres confisquées et livrées à des noirs inexpérimentés et incapables de mener à bien l’utopique réforme agraire de Mugabe. Depuis ? Le pays crève de faim et est même soutenu par le Programme alimentaire mondial ! Mais bon, Robert Mugabe attribue la faute entière aux blancs qui sont la plaie de l’univers ! Récemment encore, il pointait du doigt le fait que « l’Afrique n’est indépendante qu’à moitié », affirmation qui n’est pas fausse mais qui devient ridicule quand elle est utilisée pour justifier tous les manquements de sa politique stupide qui n’aura apporté au pays que misère, chaos et totalitarisme à la mode africaine (torture, persécutions ethniques et/ou politiques, corruption..). Les blancs n’y sont pour rien dans tout cela, si ? Ils sont la cause du SIDA qui ravage le pays ? De la fuite de plus d’un million de zimbabwéens en Afrique du Sud où ces derniers préfèrent vivre dans d’ignobles bidonvilles plutôt que de revenir dans leur pays où les attendent pauvreté et violences politiques?

mugabe-having-cake.jpeg.jpg

Miam-miam!

Malgré son bilan politique désastreux, Mugabe le héraut anti-blanc reste un héros pour un bon nombre d’Africains… Nommé il y a peu de temps à la tête de l’Union Africaine, ce qui a rehaussé encore son prestige, le président-empereur-dictateur ne doute aucunement du bien fondé de son pouvoir. Comme il le dit lui-même, son peuple est « très très heureux ». On se souviendra que dans le sketch de Dieudonné sur le président africain (le comique s’est-il inspiré de Mugabe ?), le peuple est « content » ; la preuve : « il rit » ! Pourtant, les admirateurs de Robert le Magnifique devraient plutôt réaliser ce qui l’intéresse vraiment, comme tout dictateur africain qui se respecte : non pas l’intérêt du peuple mais le pouvoir, l’argent et le bling-bling. Immensément riche, Mugabe le fier marxiste joue en bourse et possède des tas d’entreprises. Il est l’un des chefs d’Etat les plus riches du monde. Alors que son peuple crève la dalle (le PIB par habitant était de 530 euros en 2012…), le vieux despote ne manque pas une occasion de montrer sa splendeur. Chacun de ses anniversaires est l’occasion d’un branle-bas de combat incroyable. En février 2014, pour ses 90 ans, il avait fait fort : les festivités avaient coûté des millions de dollars mais les convives avaient pu se partager un gâteau de 90 kilos et 90 vaches, la dépense était donc honnête ! Samedi 21 février 2015, pour ses 91 ans se déroulant dans un somptueux hôtel, on comptait 20.000 invités pour un coût d’environ un million de dollars ! Au menu : « deux éléphants, deux buffles, deux zibelines, cinq impalas et un lion [qui ont été] abattus et grillés sur le parcours de golf d'un club haut de gamme. » La classe africaine qui s’assume (mais oublie tout de même que… sans les Blancs… ) !

 

L’Europe du Sud entre culpabilité et exigences!

L’information est passée assez inaperçue en France mais n’a pas manqué de faire les gros titres dans la péninsule ibérique. Au Portugal vient d’entrer en vigueur une loi préparée depuis 2013 et qui vise « à réparer l’expulsion des Juifs du Portugal en 1497 et les persécutions subies lors de l’Inquisition portugaise, qui a débuté en 1536. Des dizaines de milliers de Juifs furent tués, expulsés ou convertis de force au christianisme. » La nationalité portugaise, qui semble se distribuer tranquilou comme la française, pourra désormais être demandée par toutes les personnes qui pourront prouver être des descendants de juifs séfarades expulsés ou persécutés par l’Inquisition. Si c’est votre cas, sachez qu’il faut vous rapprocher de rabbins ou d’organisations communautaires reconnues afin d’obtenir un certificat de filiation. Vous serez admissible aussi après étude de votre patronyme ou de votre langue (si vous parlez encore le ladino, dialecte des séfarades). Le Portugal ne compte plus aujourd’hui que 1500 juifs… Mais on respire mieux lorsque l’on sait que le président de la communauté juive de Lisbonne, José Oulman Carp, qui a fortement œuvré pour ladite loi, a récemment déclaré que le Portugal avait "expié ses péchés" et que l'antisémitisme avait "disparu du pays". Pensez… le président portugais Mario Suarez avait présenté ses excuses dès 1989 !

Portugal_Jewish_Legacy_d.jpg

En Espagne, on a connu les mêmes débats et plusieurs pas ont été faits dans le sens d’une semblable loi au retour. Le projet de loi traîne cependant trop pour Leon Amiras qui est le président de l’organisation OLEI, basée en Israël et représentant les Israéliens d’Amérique latine et d’Espagne. « A tous les points de vue, la loi portugaise est beaucoup plus ambitieuse et généreuse que ce que le gouvernement espagnol envisage à l’heure actuelle » se désole-t-il avant de faire une grande déclaration exempte de toute menace : « Nous appelons l’Espagne à suivre l’exemple du Portugal afin d’éviter toute déception et tout sentiment de tromperie chez le peuple juif ». Selon lui, le projet de loi est imparfait car trop lourd en démarches pour les éventuels candidats au retour. Ces espagnols ne changeront donc jamais en tentant en outre de rendre «  impossible [à] réclamer la citoyenneté auquel on a droit. »  « C’est une petite manœuvre » continue Amiras qui craint que la loi ne soit que « pur symbolisme »… A lire tout cela, on se dit que l’Espagne n’a pas encore "expié ses péchés" ! D’autant que la communauté musulmane du pays commence à sérieusement élever la voix pour que ces mesures puissent s’étendre aux descendants de morisques, expulsés pour leur part au début du XVIIème siècle… Tous sont d’accord pour faire payer l’Espagne… qui paiera !

Quant à la Grèce de Tsipras, elle tente de régler ses différends économiques avec l’Allemagne en utilisant l’arme de la Seconde guerre mondiale et des « réparations ». Le vice-ministre des finances, Dmitris Mardas, a estimé que le pays de Goethe devait 279 millions d’euros à celui de Périclès en vertu de l’occupation allemande de 1941-1944! Evidemment, tout le monde sait que l’Allemagne ne paiera jamais et que le gouvernement Tsipras utilise cet argument de dette dans une stratégie  plus vaste d’affirmation face à ses créanciers (où l’on ne trouve bien sûr pas que l’Allemagne). C’est en tant qu’électro-choc qu’il faut considérer cette annonce dont le but est avant tout de relancer les négociations à propos de l’énorme dette qui est celle de la Grèce (320 milliards d’euros pour un pays dont le PIB n’est que de 192 milliards d’euros). Cependant, le procédé de recours aux heures-les-plus-sombres et la culpabilisation éternelle du nazisme est détestable. Ne se souvient-on pas que l’Allemagne a été l’un des pays les plus meurtris par la Seconde Guerre mondiale ? Le pays était complément détruit en 1945, ses technologies avaient été pillées par les vainqueurs et son économie était au point mort. L’Allemagne a déjà payé, à tous les niveaux et plus qu’il ne faut par rapport à la période 1939-1945 ! Tsipras est un démagogue antifasciste à la petite semaine et ne fait que suivre Moscou de qui il se rapproche peu à peu. Effectivement, il peut y trouver un beau modèle de mauvaise foi par rapport à la Seconde Guerre mondiale, dont l’histoire arrangée à la sauce mémorielle et antifasciste est très souvent utilisée par des autorités russes qui n’ont d’ailleurs pas manqué de légiférer sur la question, en particulier avec leur célèbre loi contre « la réhabilitation du nazisme ».

 

Les Européens ne sont pas comme les autres 

Pendant que les Européens rampent, se féminisent et répondent amen à toutes les exigences des autres peuples -on l’a vu plus haut et on le constate suffisamment au quotidien- force est de reconnaître que le reste du monde ne suit pas cette triste destinée. Bien au contraire d’ailleurs ! Il suffit de prendre quelques nouvelles récentes.

godemichet.jpg

Européens

Prenons encore une fois le cas d’Israël si vous le voulez bien. Eh bien, en Israël, on fout dehors sans complexe les migrants africains qui ont le choix entre l’expulsion ou la prison. Simple et efficace. Benyamin Netanyahou, premier ministre de l’Eretz , considère que ces migrants mettent « en danger le caractère juif et démocratique de l’Etat d’Israël ». On a beau ne pas apprécier ce monsieur, force est de reconnaitre qu’on aimerait voir un peu plus de poigne du genre ici en France… cela ne se passera jamais car Netanyahou, lui, défend son peuple et son pays, à la différence de nos dirigeants déracinés et vendus aux intérêts de l’étranger. Encore une fois, quoi que l’on pense de leurs méthodes (qui peuvent être directes ou indirectes, basées sur la violence, la manipulation ou la « mémoire »), les juifs savent se défendre et faire valoir LEURS intérêts. Les rabbins là-bas ne ressemblent pas vraiment à notre clergé non plus. Récemment, comme on le lit sur haaretz.com, plusieurs d’entre eux ont appelé les juifs à ne pas vendre ni louer de logements aux gentils (aux arabes israéliens dans ce cas précis) car les juifs doivent avoir priorité sur les logements et il faut empêcher les arabes de s’établir de manière trop profonde. Le rabbin Yosef Scheinen le dit sans complexe : le racisme vient de la Torah et Israël est le pays des juifs ! En France, nous avons l’abbé Gaillot, la préférence étrangère à tous les niveaux et 12 millions de non-blancs…

Les choses sont simples, prenons encore quelques informations récentes. La moitié de l’Afrique risque ou prévoit de risquer sa vie -à l’image de ces 400 migrants qui se sont encore noyés il y a quelques jours- pour atteindre l’Eldorado européen. On pense être submergés, on n’a encore rien vu et les années qui arrivent le démontreront. Par ailleurs, l’immigration illégale, qui permet à des milliers de non-blancs « réfugiés » de pénétrer sur notre continent sans contrôle et sans traçabilité pourrait permettre à l’Etat Islamique d’envoyer des combattants qui pourront se fondre dans la masse des autres « réfugiés » et, ayant un pied en Europe, y débuter leur guerre sainte et leur « invasion ». Des documents révélés récemment indiquent que Daesh compterait « transporter illégalement des combattants par la Méditerranée, de Libye vers les différents ports d’Europe du Sud, comme Lampedusa en Italie (qui se situe à moins de 500 kilomètres de distance des côtes libyennes) ».

machettes.jpg

Africains bientôt chez vous!

Et pendant ce temps-là, en France, un bon nombre de mougeons hésitent encore ne serait-ce qu’à voter FN… Face à une population européenne vieille, fatiguée et complètement dévirilisée arrive le tiers-monde qui préfère la machette au godemichet et va vous le faire comprendre. Les jeunes africains ou musulmans rêvent de conquête, de guerre sainte, de tributs pris sur les vaincus pendant que les jeunes européens trainent en boîte, laissent leurs femmes se faire violer et humilier et ne pensent qu’aux Iphones et demain à l’apple watch (nouvel engin high tech qui vous permettra d’être encore plus connecté). Heureusement une certaine jeunesse tient encore à son identité et à sa terre et ne compte pas laisser l’Europe et son esprit mourir, bien au contraire ! Elle aura fort à faire.

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

14/04/2015

Chronique musicale: Gehennah « Metal Police »

gehennah.jpg

Gehennah « Metal Police » LP

(Metal Blade, 2015)

 

Autorisons-nous, avec cette chronique, un petit passage dans un style musical que j’affectionne tout particulièrement : le Metal old school comme on savait le faire dans les années 1980. Oui, on y trouvera tous les clichés datant de cette époque: le cuir, les cheveux longs, l’alcool, le « headbanging », écouter Maiden ou Kreator en cassette dans la Renault 11… Un autre monde que certains groupes continuent à faire vivre aujourd’hui, à l’image des suédois de Gehennah qui reviennent après des années d’absence avec leur quatrième album sobrement intitulé Metal Police. Vu le goût que le groupe a toujours eu pour la rébellion envers l’autorité et les bonnes bastons à l’ancienne, ne vous attendez pas ici à une glorification des forces de l’ordre républicaines !

gehennah2.jpg

Gehennah –à ne pas confondre avec le Gehenna norvégien- est un groupe bien oublié qui avait surtout fait parler de lui au milieu des années 1990 via les albums qu’il avait sortis chez le label français Osmose Productions : King of the Sidewalk et Decibel Rebel. Le voilà de retour après plus de 10 ans d’absence en sortant ce nouvel album (composé tout de même d’une bonne dose d’anciens titres réenregistrés) chez une écurie assez prestigieuse : Metal Blade. Un nouveau départ ? Le début de la gloire ? Allez savoir… Je pense surtout que les suédois s’en contrefoutent car leur musique résume bien leurs centres d’intérêt : l’alcool, le rock’n’roll, les filles faciles et frapper les « poseurs ».


Ce nouvel album ne sera donc pas pour eux l’occasion de parfaire le style musical qu’ils jouent depuis leurs débuts : vous aurez du Gehennah, c'est-à-dire du speed/thrash metal à l’ancienne et surtout sans complexe ! Les influences, c’est Mötorhead, Venom, Bathory et Sodom. Ils mixent le tout avec une production sentant plus le garage où ils rangent les bécanes que le studio d’enregistrement de Stromaé et le tour est joué ! Le pire dans tout ça, c’est que ce Metal Police tient très bien la route et satisfera ceux qui aiment leur musique couillue et pleine de punch ! Dernière chose : Metal Police n’est sorti qu’en LP, comme dans les années 1980…

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.