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18/09/2015

Entrevue du C.N.C. #22: La Hongrie face aux "migrants" avec Romain

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Entrevue du CNC #22: la Hongrie face aux « migrants »

Cette entrevue sur la situation hongroise a été réalisée le 16 septembre 2015 avec Romain, vieux camarade du C.N.C. parti vivre à Budapest. Le lecteur pourra constater combien la différence entre nos deux pays est importante tant politiquement que culturellement.

 

1-Le Cercle Non Conforme: Le premier ministre hongrois, Viktor Orbán, est extrêmement critiqué par ses homologues européens pour sa fermeté vis-à-vis des « réfugiés ». On critique également la police hongroise qui aurait des méthodes trop musclées. Est-ce réellement le cas et cette fermeté est-elle visible au quotidien?

L'acharnement des médias occidentaux est assez étrange puisque la police hongroise a une attitude plutôt calme, professionnelle et respectueuse vis à vis des clandestins. Très certainement parce que qu'elle est soumise à des consignes bien strictes, qui visent à ne pas envenimer davantage les relations déjà bien dégradées entre Orbán et ses « partenaires » européens. Lorsque la gare était bloquée par la police pendant plusieurs jours, ils étaient parfois 300 ou 400 à attendre sur le parvis de celle-ci (et environ 4000 dans un diamètre d'un kilomètre), en plein cagnard et à siroter des bières. Du coup, quand ils s’énervent, qu'ils balancent des projectiles et crient « Allah akbar », les CRS essayent malgré tout de se poser en médiateurs (Ils étaient beaucoup moins conciliants durant le match Hongrie-Roumanie, où ce fut une tournée générale et gratis de gaz au paprika pour tout le monde...). En revanche, la police ne les laisse pas quitter les « zones de transits » installées par le gouvernement qui sont généralement les abords des gares. Cela qui permet de préserver le reste de la ville.

2-Le Cercle Non Conforme: Certaines photographies et vidéos font froid dans le dos et on se dit que la situation est extrêmement préoccupante. Qu’en est-il réellement ? Que voit-on dans les rues ? Comment se comportent les « migrants » ?

Étant donné que la majorité des personnels est consignée dans ces zones dites de transit, nous gardons 95% de Budapest beau, paisible et agréable. En revanche, les 5% restants sont littéralement devenus en peu de temps des bidonvilles, aussi désagréable pour les yeux que pour le système olfactif ! Mais les emplacements de ces zones n'ont pas été choisi au hasard, puisqu'elles se situent dans des endroits de la ville très fréquentés des Hongrois. Stratégie du gouvernement pour confronter et sensibiliser la population aux méfaits de l'immigration clandestine.
Le flux migratoire a vraiment débuté courant mars 2015. A cette époque, ils baissaient les yeux et étaient plutôt discrets. Maintenant, ça n'est plus la même musique. Ils sont beaucoup plus nombreux donc ils commencent à prendre leurs aises. Entre les vols à l’étalage de manière « naturelle » et les troubles à l'ordre publique répétés, on distingue beaucoup plus leurs caractères vindicatif et méprisant à l’égard de l'Européen. Ce sont plutôt eux maintenant qui essayent de nous faire baisser les yeux. En vain...

 

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Protestation après l'annonce de la fermeture de la gare de l'Est (Budapest)

3-Le Cercle Non Conforme: Comment la population hongroise vit-elle l’arrivée de ces hordes qui déferlent sur son sol ? Les Hongrois résistent-ils d’une manière ou d’une autre ou se contentent-ils d’appuyer l’action des autorités ?

La situation hongroise est assez difficile à déchiffrer puisque tous les jours les choses sont en mouvement. Du côté des migrants, du gouvernement ou du peuple. Une certitude: les Hongrois sont sous le choc ! Tout ceci est tellement soudain et brutal que la plupart d'entre eux sont bouche-bée. En 2012, il y eu 2157 demandes d'asile en Hongrie. 18 900 en 2013, 43 777 en 2014, et 65 415 rien qu'entre janvier et juin 2015. A savoir que le phénomène s'est largement intensifié durant la période estivale. Le chiffre a été multiplié par plus de 60 (en rythme annuel) en 3 ans pour un pays de 10 millions d'habitants; c'est considérable. Aujourd'hui, le nombre de personnes ayant franchi illégalement la frontière hongroise depuis le 1er janvier est de  221 363. Ce problème les impacte beaucoup, et l'immigration est devenu un véritable sujet de société. Bien qu'il y ait une petite troupe de gauchistes financés par des ONG qui donnent des vivres, des vêtements et même des chargeurs de téléphone portable aux migrants illégaux, les gens normalement constitués sont franchement inquiets pour l'avenir. Depuis le 15 septembre, l'ensemble de la frontière serbo-hongroise est fermée, gardée par l'armée et selon la nouvelle réglementation hongroise, toute intrusion ou tentative d'intrusion à travers le grillage entraînera jusqu'à trois ans de prison (cinq ans s'il y a dégradation matérielle de l’installation). De plus, une nouvelle loi devrait être votée au parlement le 21 septembre. Elle pourrait notamment élargir les compétences de la police et de l’armée. Grâce à ce projet de loi, le gouvernement aura le droit de décréter un « état de crise » en rapport direct avec l’immigration et un nouveau statut permettant des interventions spéciales. La police pourra aussi rentrer n’importe où, sans avoir à demander d'autorisation. L’armée aussi sera visée par cette nouvelle réforme. Si le texte est voté, les militaires pourront utiliser leurs armes dans l’enceinte du pays, sans qu'il n'y ait une situation de guerre. En principe, les soldats seront autorisés à tirer à balles réelles à la frontière en cas d’actes de violence de la part des clandestins, ils auront l’autorisation de blesser mais pas de tuer (tir sur zones non létales). Donc pour le moment, les actions populaires sont plutôt disctes car Orbán fait le nécessaire. Il y avait une manifestation prévue le 19 septembre par le HVIM qui est un mouvement politique hongrois proche du Jobbik. Cet événement qui devrait réunir 3000 personnes à été annulé par les organisateurs afin que l’État puisse concentrer toutes ses forces policières pour défendre la frontière. Un communiqué du HVIM explique que "Nous représentons l'ordre, pas l'anarchie" et il est conclu par “[...] tenez vous prêts à montrer qu'on fera payer cher à ceux qui veulent s'en prendre à notre pays". C'est un sujet tellement important que tous s'accordent à dire ici que tant que le parti au pouvoir fait le boulot, laissons nos divergences politiques de côté et ne lui mettons en aucun cas des bâtons dans les roues (NDLR: Voir par exemple le communiqué des clubs de supporters de football du pays: " (...) nous sommes prêts à être mobilisés. Nous attirons l'attention du Président de la République hongroise János Áder, sur le fait que plusieurs milliers de supporters entrainés et prêts pour le combat attendent les ordres! Sur ordre, nous irons défendre la frontière, avec ou sans armes. En cas de besoin, nous sommes mobilisables partout, sur n'importe quelle partie du territoire national."). Par contre, Viktor Orbán n'a pas le droit à l'erreur !

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La gare de l'Est occupée (Budapest)

4-Le Cercle Non Conforme: Récemment, on a beaucoup parlé en Europe de cette journaliste hongroise ayant fait des croche-pieds à des « migrants ». Nous savons qu’elle a été limogée, ce qui prouve qu’en Hongrie aussi, la bien-pensance est de mise mais quelles ont été les réactions de l’opinion publique ?

« Elle lui a fait un croche pied, c'est pas bien, il ne faut plus recommencer. Mais bon, le contexte était stressant et chacun à le droit à sa part de connerie. » C'est un peu le sentiment général ici. Ensuite, le fait qu'elle fut limogée est, je pense, purement utilisé pour des raisons d'image politique étant donné que la chaîne qui l'employait est le média de prédilection du Jobbik (1er parti d'opposition qui se situe à la droite d'Orbán). Finalement tout le monde sait qu'elle a été virée, mais tous savent aussi que personne ne lui a craché à la gueule. Par contre, cette histoire était très bonne pour notre message puisque la chaîne susnommée à été piratée par des islamistes tunisiens qui menacent « d’exécuter la famille du rédacteur en chef » et de « faire péter les locaux de N1TV ».

5-Le Cercle Non Conforme: Observe-t-on, pour le Hongrois typique, une radicalisation face à l’Union Européenne et à la menace d’une subversion migratoire ?

Un jour, une veille dame qui avait connu la république socialiste hongroise disait que l'URSS, c’était pas la joie, mais que l'UE, c'est encore pire. Tous ont pu remarquer dans le passé que plus la Hongrie fut attaquée de face, plus elle se fusionna. Les Ottomans s'y sont cassés les dents, les Habsbourg et l'Union Soviétique aussi. Là, on ne parle pas de la puissance militaire du Liechtenstein... Alors quand le peuple hongrois entend Merkel et Fabius les menacer, ça les fait doucement sourire. Il y a en ce moment des migrants qui forcent les postes frontières du sud, et j'ai pu voir sur internet que des patrons de bistro offrent toutes les consommations gratos aux militaires et policiers hongrois qui sont sur place. C'est un peuple très fier, soudé et totalement indépendant qui refuse catégoriquement que quelqu'un leur dicte ce qu'ils ont à faire. Ils voient ça comme une entrave à leur autonomie, et s'opposent radicalement à ce que leur pays soit modifié par le biais de cet exode incessant des peuples du sud, et souillé de l'autre côté par Bruxelles et les gouvernements ouest-Européens. Le questionnaire qu'Orbán a fait parvenir dans tous les ménages révèle que 80% des gens estiment que « La politique de l'UE a échoué en matière d'immigration et de terrorisme [...] » et que 4 personnes interrogées sur 5 pensent que « Le gouvernement hongrois doit prendre des mesures plus fermes sur la question de l'immigration face à la politique laxiste de l'Union Européenne ». Il faut aussi souligner que c'est un pays plus libre, donc un tavernier ou un commerçant peut aisément empêcher les clandestins de pénétrer dans son établissement sans que personne ne vienne pleurnicher et hurler au racisme et à la discrimination. Le bon sens populaire, l'unité nationale et la logique sont encore de mise en Hongrie.

NB: Si la situation hongroise vous intéresse et vous préoccupe, je vous recommande vivement de suivre la page Facebook « Hongrie Actuelle ».

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

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Addentum: Les clubs de supporters de foot de Hongrie ont fait une déclaration commune :

"Des hordes de l'Islam radical attaquent notre pays, attaquent l'Europe. Ils veulent des mosquées à la place des églises et des tchadors à la place des jupes. Et nous la liste de leurs exigences culturelles est longue. Il faut défendre notre pays et défendre de nouveau l'Europe, comme nous l'avons fait pendant mille ans. Même si on ne nous remercie pas pour ça. Les problèmes de politique intérieure ( avec la police, les magistrats, tel ou tel parti, les roitelets du scanner corporel, les usuriers de la carte, etc.) sont mis de côté et nous sommes prêts à être mobilisés. Nous attirons l'attention du Président de la République hongroise János Áder, sur le fait que plusieurs milliers de supporters entrainés et prêts pour le combat attendent les ordres! Sur ordre, nous irons défendre la frontière, avec ou sans armes. En cas de besoin, nous sommes mobilisables partout, sur n'importe quelle partie du territoire national. Ce pays ne sera pas un califat, ici les immigrés ne feront pas sauter le métro! Nous nous préparons à la défense du pays, et si l'ordre vient, alors nous combattrons. XXXI. article de la Constitution hongroise "(1) Tout citoyen hongrois a le devoir de défendre la patrie."

17/09/2015

Regard sur l'actu #18: Crise migratoire. Partie 1: Européens contre "réfugiés"

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L’arrivée des « migrants » ne nous laisse aucun répit et on sait que les mois qui arrivent seront encore plus durs. Le flot ne fait que commencer et des centaines de milliers d’entre eux n’attendent que l’occasion de débarquer en Europe. D’après les chiffres de Frontex, 500.000 chances pour l’Europe seraient arrivées depuis janvier 2015. On multipliera par x pour avoir une idée réelle… De plus, d’après le renseignement militaire français, un million de pseudo-réfugiés sont prêts à faire la grande traversée pour l’Eldorado européen.

Le nombre d’informations concernant le problème est absolument énorme et en faire une synthèse est relativement peu aisé. Le lecteur m’excusera donc des inévitables oublis qu’il trouvera dans ce regard sur l’actu qui, comme tous les précédents, ne prétend pas à l’exhaustivité sur la question. Exceptionnellement, cet article sera divisé en deux parties pour davantage de clarté. La première concernera les faits les plus visibles et le trouble immense que cause l'arrivée de ces hordes de "migrants" en Europe. La seconde traitera de l'occasion qu'y trouve le Système pour trahir, une fois encore, les populations européennes, des tensions politiques en hausse dans notre continent et enfin de la résistance qui commence à sérieusement se développer, en France comme dans d'autres pays.

Comme toujours, il convient de commencer par une question de vocabulaire. J’emploie évidemment dans l’article qui suit les termes « migrants » ou « réfugiés » par facilité. On entend chez les mauvaises langues d’autres mots tels que : clandestins, parasites, envahisseurs... C’est bien loin de la vulgate actuelle prônant l’ouverture à sens unique envers des populations à l’exacte opposé de nous (tant racialement que culturellement) déferlant sur l’Europe à l’aide de faux prétextes, prêtes à tout prendre et surtout à s’imposer avec l’aide de tous les rouages du Système. La prophétie de Khadafi se réalise mais elle pourrait annoncer, à terme, l’unique occasion pour les peuples européens d’enfin sortir de leur dormition.

 

Partie 1: Européens contre "réfugiés"

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Les Européens devant le fait accompli

Comme pour tout ce qui les concerne réellement, on n’a pas demandé l’avis des Européens au sujet de ces arrivées massives de « migrants »… Subissons, subissez ! Le peuple, la démocratie, tout ça, tout ça… Bidonvilles, violences, trafics, passeurs, c’est le tiers-monde chez nous. Et un tiers-monde qui importe sur notre sol ses rivalités. On a l’habitude, je sais… Les « migrants » sont certes tous unis dans le parasitisme mais entre eux, c’est une autre histoire. Voyez la situation à Calais où nombre de rixes éclatent entre les différentes nationalités à l’image de la dernière en date qui a impliqué « 200 ressortissants afghans et soudanais » et qui a fait 9 blessés qui ont été ont été « transportés au centre hospitalier de Calais ». Ils y seront soignés avec vos impôts.

Ils arrivent partout ! De la Macédoine à l’Allemagne en passant par l'Italie et les îles grecques, personne n’est épargné ! Le flot est intarissable. Ils franchissent par milliers les frontières et s’infiltrent dans chaque pays, dans chaque grande ville. Les chiffres parlent par eux-mêmes: dimanche dernier, près de 6.000 nouveaux arrivés en Hongrie en une seule journée! A Lille aussi, nous en avons ! D’autant que Martine Aubry fait tout pour en accueillir ! Un site internet « pour recevoir des dons et propositions d’hébergements de Lillois pour l’accueil des réfugiés et migrants » vient justement de voir le jour ! Les médias ne parlent que de ça en habituant peu à peu les Européens à considérer cette invasion comme inéluctable. Et souhaitable ! La rapidité avec laquelle les évènements se déroulent a comme conséquence principale de déboussoler l’opinion et de l’empêcher de réagir plus promptement. Pendant ce temps, médias et politiques martèlent leur discours larmoyant en en appelant à la « morale ». Cette « morale » culpabilisatrice où l’on vous parle comme si vous étiez des gosses à qui la leçon devait être faite. L’inénarrable Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, n’invite-t-il pas les Européens à «accueillir dans leurs bras» tous les gentils bisounours qui arrivent en masse ? Bisounours que vous verrez en action dans cette vidéo qui dit quasiment tout.

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Des manipulations médiatiques qui réussissent de moins en moins…

Les Européens étant de plus en plus hostiles (c’est le moins qu’ils puissent faire, hein ?) à l’immigration, le « quatrième pouvoir », celui des médias, n’a pas cherché loin pour tenter d’inverser la vapeur : l’émotionnel. Ça marche encore un peu même si les grandes heures de ce type de manipulation semblent passées (la « Shoah » fonctionne moins qu’avant par exemple). On a donc décidé de frapper fort avec du haut de gamme : la mort d’un gosse, Aylan. Et une photo, une mise en scène plutôt, pour faire pleurer dans les chaumières. Il ne fallut qu’attendre un peu, quelques jours, pour apprendre à quel point la supercherie était grossière. Sur le sujet, je vous invite à lire le très bon article de Camille Galic, ancienne directrice de Rivarol.

Ne vous inquiétez pas, les rédactions aux ordres ne font que travailler et pondre les mensonges les plus gros pour continuellement occuper votre temps de cerveau disponible par les ficelles les plus usées. Revoici donc -dans Le Monde- le mythe des réfugiés climatiques (qui va de pair avec la religion du réchauffement climatique). Ils vont bien sûr devoir trouver accueil en Europe! La persécution envers ces populations est donc totale : religieuse, politique et maintenant climatique ! Pauvres gens !

Malheureusement pour eux, les Français sont de moins en moins dupes des tromperies médiatiques et une majorité de nos concitoyens se déclare hostile à l’accueil des « migrants ». Libération regrette d'ailleurs que la mort d'Aylan n'ait rien changé... Snif! Entre 56 et 64% des Français sont contre l'invasion selon les sondages. Les médias-menteurs sont bien obligés de s’en rendre compte car même « la poursuite des drames tout le long de l'été n'a pas changé l'opinion des Français quant à l'accueil des migrants sur leur territoire. » Et quelles sont les catégories les plus opposées à l'arrivée des persécutés imaginaires ? On le lit dans le même article : « l'opposition à l'accueil des migrants atteint son maximum chez les 35-49 ans(63 %) et les 50-64 ans (61 %). Seules les personnes âgées de 65 ans et plus se disent majoritairement favorables (à 62 %) à l'accueil de migrants et réfugiés. » Si les ouvriers sont les plus défavorables (à 71%) à cet accueil, «les cadres et professions intellectuelles supérieures, tout comme les retraités, sont à 57 % (pour)»… Etonnés par l'opinion des vieux cons?

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Le vrai visage des « migrants »

Loin d’être les pauvres hères que les médias du Système décrivent, les migrants sont avant tout des profiteurs estimant que tout leur est dû. Des réfugiés économiques qui ne font, pour la plupart, qu’affabuler sur de prétendues persécutions politiques ou religieuses afin de se faire accepter dans le continent de la mollesse ! Revendicatifs comme jamais, ils réclament avec fougue que tout leur soit donné sans aucune contrepartie, un peu à l’image de leurs cousins qui sont chez eux chez nous avec des nationalités de papier depuis des décennies. L’habitude. La réputation européenne ! Celle de peuples sans couilles qui filent tout avec le sourire ! La bouffe distribuée doit être meilleure ou on la balance ! Et la connexion wifi aussi ! Pour les vêtements, seulement des marques ou alors on les brûle (comme dans la jungle de Calais dont traite un récent reportage de nos amis de TV Libertés). Sans oublier les logements mis à disposition (auxquels nos SDF n’auront jamais droit) où l’électricité a intérêt à fonctionner ! Comment recharger ces iphones qu’ils possèdent tous sinon? Et qui sont, il faut le dire, un premier pas pour s’intégrer dans notre continent (ils aiment les selfies en plus, comme vous !). Comment les ont-ils achetés ces iphones ? Comment ont-ils fait le voyage ? Qui coûte une fortune… Où ont-ils trouvé l’argent ? Ou alors qui le leur a donné ? De nombreuses questions sont encore à élucider. En voici une dernière et pas des moindres : pourquoi voit-on si peu de femmes et d’enfants parmi eux ? Même Marine le Pen le dit : c’est « une immigration économique et non pas […] une immigration de réfugiés politiques, car si c'était des réfugiés politiques nous aurions 75 % de femmes et d'enfants et 25 % d'hommes, et pas l'inverse ». Ne sont-ils pas censés fuir la guerre, les persécutions, la peste et le choléra, Satan et ses démons, Dracula et Freddy Krueger, l’enfer sur terre ? Si, si… Mais ils laissent femmes et enfants sur place. Logique.

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Au moins, les envahisseurs ne se cachent pas sous de beaux masques : ils salissent et pètent tout, ne respectent rien et ne craignent absolument pas les autorités (complices de toute façon) des pays où ils arrivent. C’est zéro risque, man ! Voyez l’exemple boulonnais qui démontre bien qu’ils ont fort peu à craindre d’Etats dépassés et désarmés moralement ! Dégradations, pillages et vols au mieux ; viols et meurtres au pire. Les exemples fourmillent de partout et les plus marquants de ces derniers temps sont réellement ignobles. Cette pauvre enfant violée à Chemnitz par un individu « de type nord africain » déjà. Et ces deux retraités siciliens massacrés par le charmant Mamadou Kamara qui s’est même payé le luxe de violer la vieille dame ! Ils arrivent chez vous.

Chez vous, oui. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker invite d’ailleurs les Européens à «accueillir dans leurs bras» et, dès cette semaine, 160 000 réfugiés ayant fui la guerre et venant d'Irak ou de Syrie. Il souligne que la peur n'est pas bonne conseillère. «Il est temps de faire preuve d'humanité et de dignité.» Quand même ! Surtout pour les 4000 djihadistes liés à l’Etat Islamique qui en auraient profité pour débarquer chez nous où ils sauront apprécier le sens de jolis concepts tels que l’humanité et la dignité ! Des milliers d’autres seraient en attente en Libye, l’EI ayant renouvelé des menaces en ce sens depuis des mois.

A suivre dès lundi prochain. Nous parlerons de tous ceux (politiques français ou étrangers, grandes entreprises etc) qui encouragent et/ou aident et/ou profitent de ces arrivés de "migrants". La situation et les tensions causées dans la politique européenne seront également au programme, de même que les différentes formes de résistance à cet afflux de non-Européens, en France et ailleurs.

Rüdiger/C.N.C.

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15/09/2015

Chronique musicale: Cruciamentum "Charnel Passages"

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Cruciamentum "Charnel Passages"

(Profound Lore Records, 2015)

La musique n’échappe pas à la loi de l’éternel retour et le metal encore moins. C’est ainsi que des phénomènes dits de  « revival » bourgeonnent çà et là, au grès des années, pour le plaisir de certains et pour l’exaspération des autres. Le death metal dit « old school » semblerait renaître de ses cendres (ou plutôt ressortir de son caveau) sous l’effigie de groupes comme Necros Christos, Teitanblood, Grave Miasma et, justement, Cruciamentum.

Ces quatre britanniques entament leur aventure en direction du Styx en 2007 et nous ont gratifiés de quelques sortis remarquées, principalement sous forme de démos. Leur death metal putride et crépusculaire suscita alors un engouement certain dans les sphères reculées de l’underground. Les fans attendaient un premier album pour confirmer ou pas le statut de Cruciamentum comme possible relève de la scène old school. Cette attente de quatre ans s’achève enfin à l’approche de l’automne 2015 avec la sortie de leur premier effort sur longue distance nommé Charnel Passages. La musique de Cruciamentum est le fruit d’un savant mélange entre sauvagerie et ambiance. Le but n’est pas d’assommer bêtement l’auditeur mais plutôt de le faire voyager en direction de R'lyeh, si possible en le faisant taper du pied. Tout l’attirail du death metal est ici parfaitement manié dans ce sens, à grand renfort de voix caverneuses, de blastbeats furieux, de riffs de guitare tentaculaires et de solos digne du grand Trey Azagthoth (six-cordistes et légendaire tête pensante de Morbid Angel). L’emphase sur les ambiances est bien un élément notable de ce Charnel Passages ; le groupe ne tombe pas dans la facilité en se contentant, bêtement et uniquement, d’utiliser des claviers lugubres. Quand ceux-ci sont employés, comme sur le titre « Rites to the Abduction of Essence » par exemple, c’est toujours avec justesse et bon goût. Les ambiances sont couramment imputées aux guitares grâce à des leads qui se superposent à la lourdeur des riffs à l’instar de « Collapse », morceau qui clôt l’album. Cet équilibre entre violence et ambiance, on le retrouve aussi dans la structure des morceaux qui alternent entre accélérations bestiales et lourdeur pachydermique ce qui permet tout de même de ne pas tomber dans la monotonie. Enfin, et il est bon de le noter, la production limpide rend justice à la musique du combo, tout ça sans sonner de manière clinique.

Vous l’aurez sans doute compris, Cruciamentum n’apporte rien de révolutionnaire avec ce premier album. Il n’a jamais été question de bouleverser le style mais d’apporter une belle pierre à l’édifice et, en excellents tailleurs de pierre, les britanniques gagnent ce pari haut la main. Charnel Passages comptera parmi les sorties death metal de l’année mais ne figurera peut-être pas sur le podium final. Cependant, pour peu qu’on ait bien lu et accepté le cahier des charges, Charnel Passages tient décemment ses promesses et ravira les fans du genre.

Donatien/CNC

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14/09/2015

Approche spatiale de la mutation des systèmes productifs français - Partie 1 : Mutations des systèmes productifs ruraux : le mythe du retour à la terre.

Approche spatiale de la mutation des systèmes productifs français

Titre bien long pour traiter un sujet qui serait sans doute plus clair pour n’importe quel lecteur si à la place de « systèmes productifs » nous avions employé l’expression « secteurs économiques. » Celle-ci fut en effet traditionnellement employée pour présenter les différentes formes de filières qui composent l’économie, à savoir les secteurs primaire (agriculture, pêche et mines), secondaire (industrie) et tertiaire (services et commerce). On doit cette expression à l’économiste britannique Colin Clarke (1905-1989).

Aujourd’hui, force est d’admettre que cette tripartition de l’économie n’a plus vraiment de sens. Comme nous l’avons déjà évoqué dans les différents articles concernant les espaces des sociétés, la mondialisation, l’accélération des transports, de l’accès aux informations, des déplacements de marchandises, ainsi que les nouveaux modes de conception, de financement, de production, de consommation, d’habiter, et les nouveaux rapports aux biens, aux ressources, ont contribué à modifier l’économie du monde.

Ainsi, il semble plus pertinent d’employer un terme plus cohérent, prenant en compte à la fois l’aspect systémique de l’économie (« système »), c’est à dire les possibles interactions entre les capacités entrant en ligne de compte dans ce processus ; et l’ensemble des acteurs, des espaces et des moyens participant au processus de créations des biens et des services (« productifs »).

L’approche spatiale, ici, est préférée à d’autres formes d’approche. Elle n’est évidemment pas exhaustive ni holistique, mais est plutôt à saisir comme une façon de comprendre concrètement cette mutation des systèmes productifs sur les territoires.

D’ailleurs, l’emploi du terme « mutation » s’éloigne volontairement de la révolution ou du basculement sur un temps court, en ce qu’elle est changement sur un temps long, les hausses ou les baisses de production de richesse ne se constatant qu’à + ou – 0,2% / an, dans le cas français. A ce rythme là, les modifications de l’économie et surtout des territoires concernés par les systèmes productifs ne se réalisent pas en un claquement de doigts.

En outre, il sera donc difficile, au regard des remarques précédentes, de réfléchir sur ces mutations par « secteur ». Inversement, il sera plus pertinent de les analyser par échelles et par « espaces », comme par exemple, la mutation des systèmes productifs urbains, ruraux, littoraux ou frontaliers par exemple.

Partie 1 : Mutations des systèmes productifs ruraux : le mythe du retour à la terre.

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Les systèmes productifs ruraux renvoient indéniablement à la question des mutations récentes de l’agriculture française. Mais pas seulement. Dans les espaces ruraux, les systèmes productifs peuvent concerner d’autres catégories de productions économiques, au devant desquelles les productions agro-industrielles et le fameux « tourisme vert », terme générique qui désigne ce tourisme diffus qui n’est ni balnéaire, ni urbain au sens métropolitain du terme, ni fortement spécialisé (comme les stations de sport d’hiver par exemple), mais plutôt discontinu, éclaté sur l’ensemble du territoire français au gré du potentiel paysager, culturel, gastronomique, historique, etc., qu’offrent les territoires. On peut citer également un ensemble de production économique rattachable aux commerces mais aussi aux nouvelles technologies. Enfin n’oublions pas le caractère résidentiel des espaces ruraux périurbains dont le potentiel économique est souvent négligé.

 A/ Aménagements des territoires et mutations récentes des espaces ruraux : état des lieux

Toute réflexion sur les mutations des systèmes productifs conduit à penser « aménagements des territoires », c’est à dire l’idée « d’action volontaire et réfléchie d’une collectivité sur son territoire » (R. Brunet), et ce à toutes les échelles, du local au global en passant par les différentes collectivités territoriales. Les acteurs concernés par ces mutations sont bien évidemment les acteurs publics et politiques, de l’UE via le FEDER et la PAC, à l’Etat via la DATAR (depuis 1963 avec cette brève parenthèse de la DIACT de 2005 à 2009-2010), en passant par les Conseils régionaux, généraux et municipaux. Les acteurs sont également l’ensemble des agriculteurs, des actionnaires, des investisseurs, des industriels liés à la production agro-industrielle, aux consommateurs, aux lobbies, aux associations, aux citoyens qui changent de rôle en fonction de leurs usages, et le sol agricole lui même, matière première de tous ces aménagements.

En somme, ces mutations de l’agriculture sont récentes parce que soumises aux bouleversements économiques et sociétales des années 1970 et 1980 « imposées » aux populations françaises et vectrices de nouvelles formes d’aménagement. Encore faut-il souligner, si cela ne l’avait pas déjà été fait sur les pages du CNC ou sur les ondes de MZ, que ces espaces ruraux ne sont au final que des marges des espaces urbains, ou devrais-je dire, des mailles du réseau urbain. En effet, force est de constater que ces « campagnes » françaises sont parfois plus urbaines, au sens anthropologique du terme, que rurale au sens premier du mot. Au fond, les mutations des systèmes productifs ruraux sont synonymes d’hybridation entre urbain et rural et d’inflexion entre densité de population, rapport à la nature et modèle de développement (économique d’abord, puis « soutenable »).

Sans rentrer dans le détail des bouleversements des années 1970 et 1980, nous pouvons les synthétiser et les énumérer afin de saisir l’immensité des enjeux qui ont conduit à ces mutations : fin du remembrement, surproduction, remise en cause du productivisme, mondialisation et libéralisation du commerce agricole mondial, épizooties (grippe aviaire) et zoonoses (passage de l’encéphalopathie spongiforme bovine à la maladie de Creutzfeldt-Jakob), augmentation des problèmes de pollution, réforme importance de la PAC. Autant d’éléments qui montrent le caractère encore très actuel et immédiat des mutations.

 B/ Réflexions scalaires sur les systèmes productifs ruraux

 A l’échelle de l’UE et de l’Etat, les « nouvelles » (quoique plus tellement maintenant) exigences publiques et politiques  en matière d’agriculture sont de produire, ruraliser et libéraliser.

Il s’agit en principe d’ouvrir, moderniser et stimuler économiquement l’agriculture en prenant comme appui les politiques d’aménagement des territoires agricoles de l’UE, à savoir à travers l’ancienne FEOGA (fonds européen d’orientation et de garantie agricole jusqu’en 2007), puis par les FEAGA (Fonds européen agricole de garantie) et FEADER (fonds européen agricole pour le développement rural). A travers cette mise en compétitivité, cette libéralisation, cette décentralisation aussi depuis 1982 et les lois Deferre, de nouvelles logiques appliquées à l’espace agricole apparaissent. De nouveaux enjeux aussi (surtout en vue d’une agriculture européenne « durable » et un développement rural « équilibré »). Mais, évidemment, tout cela est accompagné par de nombreux malheurs, comme le montre les récents chiffres sur les dépôts de bilan annoncés de 10% des exploitations agricoles françaises. Sur ces faits récents d’ailleurs, d’un point de vue de la production économique du monde agricole français, les problèmes semblent venir d’une surproduction mondiale de lait entraînant une baisse des prix et donc de rémunération des producteurs français de lait (à cela s’ajoute l’embargo russe sur l’agroalimentaire occidental décrété avec le conflit en Ukraine et donc une baisse de l’exportation), la production de bœuf en France insuffisante pour permettre au pays d’être autosuffisant, d’autant plus que les consommateurs préfèrent les viandes rouges étrangères plus matures aux viandes jeunes à la chair plus claire produite en France (« en 2014, le revenu des éleveurs bovins a diminué de 14,7% pour atteindre 15900 euros par an, le plus faible de tous les agriculteurs »), et enfin la concurrence allemande en matière de production de porcs (http://www.huffingtonpost.fr/2015/07/17/agriculture-boeuf...). Comme s’il fallait encore préciser qu’aux fluctuations financières et conjoncturelles s’ajoutent des données liées à l’habitus de groupe (plutôt que de « classe » (cf. Bourdieu)) et aux modes de vie… bref aux données anthropologiques plus difficiles à modifier que la grande finance en ce qu’elles s’enracinent dans un temps structurel.

Le constat est de toute façon sans appel, l’agriculture française ne représente plus que 3,5% du PIB (2008), soit un peu moins de 70 milliards d’euros contre 8% en 1980.

A l’échelle européenne, en lien avec les acteurs européen et étatique, les espaces ruraux français semblent loin d’être uniquement focalisés sur des productions agricoles. Et à une échelle plus grande, il est possible de distinguer toutes ces nuances.

 A cette échelle « bâtarde », ‘entre national et régional’, on constate que les mutations des systèmes productifs ruraux peuvent être perçues à travers une problématique somme toute transparente : que reste-t-il de la traditionnelle spécialisation régionale de l’agriculture française au regard des mutations qui touchent l’ensemble des espaces ruraux ? Entre permanence des grands bassins productifs hérités du productivisme, nouvelles aires jadis rejetées et aujourd’hui favorisées car en lien avec une recherche de qualité alimentaire mais aussi paysagère, les espaces ruraux contiennent une mosaïque de systèmes productifs soumise à une intense hybridation des héritages et des nouvelles tendances économiques. Pour faire plus simple, ces espaces balancent et s’interconnectent entre une agriculture libérale, productiviste et anxiogène et une agriculture raisonnée, raisonnable, extensive et de haute qualité ; des espaces cultivés dont les objectifs sont d’abord de faire venir des touristes « verts » en recherche de nature, avant d’être intégré au système de production agricole local ou régional ; et des espaces ruraux en marge de toute production réellement dynamique.

Dans ce contexte de commerce agricole mondialisé, la France a conservé des territoires ouvertement dédiés à la production agricole intensive, le plus souvent de céréales (17% de la SAU, surface agricole utile, soit près de 95000 km2), que l’on retrouve autour du Bassin Parisien, le Nord Pas de Calais, le long de la Garonne dans les départements du Lot-et-Garonne, du Tarn-et-Garonne et de la Haute-Garonne (le fameux « Bassin Aquitain » de nos anciens cours de géographie), et ponctuellement en Alsace, et dans le Centre Ouest (Berry, Bas Poitou). Cette production est soumise à la spéculation des prix et de la finance des bourses de Londres ou de Chicago, est contrainte, depuis 2007, à s’aligner aux directives d’une UE qui entend être « verte », et doit prendre en compte la concurrence des pays émergents. L’intégration aux marchés passe aussi par l’implantation et le développement de groupes agroalimentaires tels que Doux en Bretagne, Bonduelle dans le Nord, Limagrain à Limagne en Auvergne, et Danone, LVMH et Bongrain dans l’aire urbaine de Paris. Elle passe aussi par les logiques néo libérales de production agricole, à savoir l’intégration, jugée inévitable, des OGM pour augmenter les rendements (Limagrain par exemple qui est le « Monsanto » français), et l’ouverture de la production de céréales pour les biocarburants, les agrocarburants, l’éthanol, etc.

A ces exploitations productivistes, on peut ajouter des vignobles parfaitement intégrés aux marchés européen et mondial, le long de la Loire, du Rhône, de la Garonne et de la mer méditerranée, et les alcools labellisés comme le Cognac et l’Armagnac. Enfin, on ne peut pas passer sous silence la Bretagne et son élevage hors-sol porcin et aviaire ultra productiviste et polluant, contrôlé par les IAA comme Doux.

Si, sur le papier, ces espaces ruraux agricoles semblent être dynamiques ce n’est qu’en apparence. Car, comme nous l’avons suggéré plus haut, ce dynamisme économique est non seulement très fragile car soumis à une conjoncture voire même à une agitation de surface internationale (pensons au récent cas de la Russie déjà signalé, ou au foie gras et aux fromages français refusés sur le sol américain), mais aussi très violent à l’égard des agriculteurs, surtout les petits, qui se retrouvent souvent étranglés par l’ensemble des exigences de production en lien avec le commerce agricole mondial, le manque d’aides d’une UE surtout tournée vers les nouveaux pays européens, et la crise économique mondiale.

Dans le même temps, les autres grands espaces ruraux régionaux dont l’activité économique principale n’est pas tournée intégralement vers l’agriculture, sont en pleine recomposition territoriale. Sur fond d’héritage de polyculture, d’élevage extensif, ou parfois d’agriculture périurbaine légumière et fruitière (notamment dans le Val de Loire et sur le pourtour méditerranéen), les logiques territoriales sont soumises à une hybridation. Ces territoires ruraux concilient les traditions agricoles, tantôt touristifiée tantôt en difficile compétition avec les pays européens et du Maghreb (pensons à la production fruitière du Comtat Venaissin en compétition avec les productions espagnoles et maghrébines), avec les nouveaux secteurs économiques compétitifs, à savoir le tourisme vert surtout, et les petites et moyennes entreprises, se rêvant clusters mais dont le rayonnement demeure au mieux national, sinon régional. On notera que le paysage agraire qui se déploie dans ces territoires du tourisme vert va de pair avec la volonté de préserver un patrimoine, un héritage, qui se traduit par une agriculture extensive de qualité et la labellisation des productions agricoles. Ce sont les « terroirs », les « pays », et autres mentions d’étiquetage dans l’alimentation ou ailleurs.

Au delà de ces aspects agricoles, il est possible de s’intéresser à la paradoxale question des gestions des forêts en France, et plus précisément sur la « filière du bois » qui la concerne. Les deux principales régions concernées par une économie forestière sont d’abord l’Aquitaine et sa forêt des Landes (avec près de 44,9% de couverture forestière), puis la Franche Comté dont 43,7% du territoire régional est occupé par des forêts. Les autres régions de France ont un taux de boisement inférieur à 40% : entre 30 et 40% pour la Lorraine, l’Alsace, la Bourgogne, le Limousin, la région Rhône-Alpes, le Languedoc Roussillon, PACA et la Corse. Entre 20 et 30% pour IDF, la Champagne-Ardenne, la région Centre, l’Auvergne et Midi-Pyrénées. On notera que le NPDC et les Pays de la Loire ont un taux de boisement inférieur à 11.

(http://draaf.franche-comte.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/Bo...)

En outre, cette filière du bois reste insatisfaisante et sous exploitée au regard du potentiel que semble fournir le territoire. Le stock forestier national serait d’environ 50 à 55 millions de m3 en 2006, stock qui risque d’augmenter en raison de la pollution atmosphérique, des excès en CO2 ainsi que du réchauffement climatique qui accélèrent la pousse des arbres.

Il convient également de mentionner l’importance que revêt à des degrés variés les Parcs Naturels Régionaux, aux nombres de 51 sur l’ensemble du territoire français, soit près de 15 % de la superficie totale du territoire français. A l’inverse des Parcs Naturels Nationaux qui sont soumis à des restrictions plus grandes en matière d’exploitation, de gestion et de protection, les PNR sont à la fois des territoires qu’il faut « ménager », mais également des territoires ouverts à un « management » dont les premiers bénéficiaires sont d’abord les urbains au sens « lussalien » (Michel Lussault) du terme, puis ensuite les habitants du PNR.

A ces îlots de fausse ruralité en lien avec la ville, on peut enfin mentionner le développement des aéroports régionaux ouverts aux compagnies aériennes low costs faisant des territoires ruraux concernés des territoires à vocation touristique et/ou résidentielle, des périphéries intégrées à « l’archipel européen des retraités aisés ».

Finalement, c’est à l’échelle locale, à l’échelle de la ville surtout, que les mutations des systèmes de production ruraux sont les plus faciles à saisir.

Comme évoqué plus haut, le fer de lance de ces mutations demeurent l’urbain et avec lui son nouvel habitat basé sur la ville urbaine. Quels liens avec les espaces ruraux et leurs systèmes de production ? Et bien, tout justement. La périurbanisation et l’étalement urbain ont fait émerger des « nouvelles ruralités », le « tiers espace » cher à l’Abbé Sieyès et à son « tiers état », mais repris dans les sciences humaines par Jean Viard ou Martin Vanier à la fin du XXe siècle, « cet espace mi-urbain, mi-rural, c’est à dire en somme ni vraiment urbain ni vraiment rural, qui s’est considérablement développé durant les trente ou quarante dernières années sous les vocables de périurbain, suburbain, rurbain, exurbain, contre-urbain, etc., et qui, contrairement aux espaces de croissance et d’étalement urbain des étapes précédentes, semble devoir conserver durablement des caractéristiques d’organisation spatiale qui ne le feront ni basculer du côté de la ville en bonne et due forme, ni se fondre dans la campagne éternelle et toujours renouvelée » (Vanier Martin, « Qu’est ce que le tiers espace ? Territorialités complexes et construction politique » dans Revue de géographie alpine, 2000, p. 105).

Quelles formes prennent ces espaces ruraux périmétropolitains ? Principalement, une forme de mitage, d’habitat atomisé, symptomatique de l’individualisme de l’urbain qui veut vivre en ville à la campagne. C’est un espace faussement isolé puisqu’y règne en monarque absolu la voiture. C’est un espace générateur d’un grand nombre de nouvelles dynamiques productives commerciales d’abord, et du tertiaire de façon générale. Ce sont des territoires schizophréniques par excellence pour reprendre les mots d’Armant Frémont (Conclusion générale de Jean Yves et Vanier Jean, Aménager la France, Armand Colin, p. 344), en ce qu’ils croisent des attentes individualistes, telles que nous venons de les décrire, et des ambitions solidaires, associatives, comme le suggèrent les nombreuses AMAP et autres laboratoires de production et de consommation agricole locale, où le citoyen est mis à l’honneur dans le processus général de mise en valeur de la terre, de sa transformation et de sa consommation.

Quoiqu’il en soit, ces espaces ruraux périurbains ou périmétropolitains sont les espaces ruraux les plus accessibles, en opposition à ces espaces en déshérence du fait des « effets tunnels » des Lignes à Grande Vitesse (LGV), des logiques d’intégration à l’Europe mégalopolitaine (en somme les territoires tournés vers Paris, les frontières de l’est ou les grandes métropoles) et à la mondialisation (idem + hinterland des Zones Industrialo-portuaires (ZIP)), espaces que l’on peut localiser par cette bande des « faibles densités » (ne parlons plus de la « diagonale du vide » s’il vous plait) s’échelonnant avec plus ou moins de régularité entre le pays de l’Adour et le Morvan, et dont le système de production survit uniquement grâce à la métropolisation et à la polarisation des villes régionales. Cette accessibilité matérielle en moyens de transport va de pair avec l’accessibilité en matière d’informations, via internet. Ce dernier étant de plus en plus un facteur d’implantation des entreprises et des populations.

Enfin, de plus en plus d’entreprises de Recherche et de Développement entendent se développer grâce aux aides de l’Etat dans les technopôles des périphéries urbaines, à l’instar de Sofia-Antipolis au nord ouest de Nice, d’Inovallée à l’est de Grenoble ou surtout du plateau de Saclay au sud ouest de Paris, véritable lieu de « phosphorescence », au sens Californien du terme, des meilleurs esprits diplômés non raflés par les autres pôles d’excellence européen ou américain.

Evidemment, cette nouvelle production parfaitement intégrée à l’économie actuelle a un coût financier qu’il faudrait étudier avec précision. De même, elle pose également la question de la vulnérabilité face aux dépenses énergétiques qu’elle induit, comme le suggère l’entreprise Google au sujet de son utilisation d’énergie http://www.google.com/green/bigpicture/ ). Même si la demande en énergie en France reste en deçà du géant américain, force est d’admettre que les espaces ruraux périmétropolitains ont tout pour devenir des lieux de concentration d’activités industrielles et énergétiques dont les effets sur l’environnement seront clairement à prendre en compte.

En conclusion à cette première partie, on peut suggérer encore une fois l’importance d’une lecture géographique aux problèmes conjoncturel et sociétal qui émaillent les systèmes productifs français et en particulier ici les systèmes productifs ruraux, qui sont bien loin de n’être que des systèmes productifs agricoles. Au regard des mutations en cours, et du contexte géopolitique qui secoue l’Europe depuis quelques années, il va de soi que l’ancrage des systèmes productifs ruraux sont scalaires tant l’impact urbain et européen sont déterminants dans les aménagements déjà observés.

Aristide / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

11/09/2015

Méridien Zéro #245 : "Laudato Si' : vers une conversion écologique ?"

Ce soir, Méridien Zéro vous propose un aperçu sur Academia Christiana, que l'on peut qualifier d'université d'été catholique. Au menu, une discussion autour de la dernière encyclique du Pape, Laudato Si', et une découverte de l'université d'été avec certains participants. Pour ce faire, Jean Terroir du Cercle Non Conforme, assisté d'Arnaud Naudin, a réuni une assemblée de choix : Victor Aubert, organisateur, Julien Langella, co-organisateur et auteur de l'ouvrage La jeunesse au pouvoir paru aux Éditions du Rubicon, Pierre Saint-Servant de Présent, Guillaume Le Carbonel (Cercle Non Conforme / Rébellion) et Tanguy du groupe Francs-Tireurs Patriotes (FTP). Vous aurez également l'occasion d'entendre le témoignage et les réflexions de Diane, Pauline, Mayeul, Pierre-Antoine et Julien qui ont participé à l'édition 2015.
 
A la technique, Lyderic.

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10/09/2015

Fiche de lecture: "La cité antique" de Fustel de Coulanges

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PARCOURS DE FUSTEL DE COULANGES

Né en 1830 à Paris, il est le fils d’un officier de marine Breton. Elevé par son grand-père, il fait ses études à Paris. Il intègre l’Ecole normale supérieure (ENS) et se passionne pour l’Histoire. Devenu enseignant, il participe à des fouilles archéologiques en Grèce grâce à l’Ecole d’Athènes, en 1853. Il enseigne ensuite quelques temps à Amiens et soutient deux thèses en 1858, l’une portant sur Polybe pour la Grèce et l’autre sur la déesse Vesta, pour Rome. En 1860 il est professeur d’Histoire à Strasbourg (où un lycée porte toujours son nom). Rapidement, il s’illustre et ses cours sont très suivis. C’est à partir de ses démonstrations qu’il rédige et publie la Cité Antique, en 1864. En 1870 il devient le directeur de l’ENS. En 1888 il publie un ouvrage sur la conquête franque de la Gaule où il relativise l’importance de cette dernière. Il meurt en 1889 alors qu’il préparait la rédaction d’un ouvrage historique portant sur l’histoire de la France, depuis les origines jusqu’à la Révolution.

Connu de son vivant, admiré pour sa rigueur et sa démarche « apolitique » (pour lui, une perception idéologique de l’Histoire ne pouvait que fausser les conclusions), Fustel de Coulanges est un immense auteur et historien qui mérite encore d’être lu au début du XXIème siècle.

 

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LA CITE ANTIQUE

L’ouvrage est une démonstration simple et claire des prises de position de Fustel de Coulanges quant à l’émergence des sociétés antiques Grecque, Romaine et Hindoue.

Le parallèle entre les trois sociétés est fait en permanence dans le livre et l’on passe naturellement, dans un même chapitre, des rivages de l’Indus à ceux de la Méditerranée.

On est loin du  style académique et ampoulé de la fin du XIXème siècle. Le livre, bien que puisant dans des sources antiques, est volontairement accessible. L’écriture, très vivante, nous plonge dans l’esprit des peuples Indo-européens, à une époque antérieure de plusieurs siècles à celle d’Homère. Fustel de Coulanges lui-même ne situe pas dans le temps les époques évoquées…

La démonstration consiste à expliquer que les conceptions religieuses des premiers Européens ont façonné les règles des sociétés archaïques. Selon l'auteur, l’Antiquité Classique, celle des philosophes Grecs, des Dieux de l’Olympe, d’Alexandre, de César et de Cicéron, est déjà une époque très tardive. Pour comprendre cette antiquité proche et les règles qui l’innervent il faut remonter à des temps bien plus anciens.

L’œuvre, d’une clarté et d’une logique imparable, est encore aujourd’hui très largement recommandée et étudiée dans les cursus d’Histoire ou encore d’Archéologie…

 

- Conceptions autour de la mort

Les Anciens (on peut parler ici de Grands Anciens tant l’époque est lointaine…) croyaient en la survie de l’être après la mort. Néanmoins, contrairement aux croyances actuelles, ils ne croyaient pas en la translation de l’âme vers un « ailleurs » (Paradis, Enfers, Nirvana, Grand Tout Cosmique, l’Univers, etc.). Les Anciens croyaient que l’âme restait physiquement attachée à la terre et plus particulièrement à un lieu : le tombeau.

Les morts, bien qu’invisibles, vivaient physiquement auprès de leurs tombes et nécessitaient les mêmes biens que ceux nécessaires aux vivants. Ainsi les défunts, pour exister éternellement heureux dans la mort, devaient-ils être nourris. Des offrandes funèbres devaient leurs êtres régulièrement livrées, sous peine d’être affamés et malheureux dans la mort et d’ainsi devenir des spectres malfaisants.

Seuls les membres de la famille étaient admis à rendre ces offrandes. En faisant ainsi, on s’octroyait la bienveillance des ancêtres qui devenaient de véritables petits dieux, les dieux d’une seule famille. Les dieux domestiques.

Chaque famille avait sa religion, son culte.

Il est à noter, dans ces croyances, qu’une conduite vertueuse ou scélérate n’influait en rien l’existence post-mortem. Nous avons affaire à une religiosité amorale.

 

- Le foyer domestique

Ces croyances concernant les mânes des ancêtres étaient incarnées dans la maison par une flamme perpétuelle, le foyer domestique. Ce feu sacré ne devait jamais s’éteindre. Il était alimenté par des essences de bois spécifiques. Des prières et des offrandes, particulières à chacune des maisonnées (chaque maison à sa religion), lui étaient rendues. A des dates particulières on se réunissait autour de lui pour l’honorer.

Chaque culte est secret, aucun étranger n’y est admis sous peine de souiller les rites.

 

- La famille archaïque, l’héritage et le droit de propriété

Une famille de l’antiquité lointaine c’est avant tout une communauté liée par un même culte, une même religion. Les liens du sang y jouent donc un rôle majeur.

C’est le père qui est le chef de famille et le « grand prêtre » du culte. Il a autorité de vie et de mort. Il a surtout le rôle de reconnaître ou non les nourrissons mâle, tache vitale car ce sont ces derniers qui devront veiller sur le foyer domestique à l’avenir. Sans descendance, pas de perpétuation de la religion et donc errance des Mânes… Le célibat est donc logiquement interdit. C’est le fils aîné, celui qui perpétue le culte, qui hérite.

Cela ne signifie pas néanmoins que les « mineurs » (femmes, frères, enfants, etc…) ne jouent pas un rôle important. Ils jouent des rôles cruciaux dans le culte rendu aux Mânes (ravivage de la flamme, initiation au culte, apprentissage des prières, etc.)

L’ensemble des cérémonies (mariage, naissance, décès, etc.) sont associés aux dieux du foyer.

Les ancêtres étant attachés à une terre précise, cette dernière est inaliénable. On ne peut s’en défaire, la famille y est fixée pour toujours. Les dieux Termes gardent les bordures de ce royaume familial.

 

- Les clans

Au gré des générations la famille s’agrandit, en fait une famille, une gens en latin(qui donne « gène » en langue française), peut être composée de plusieurs centaines de membres rendant un culte à des ancêtres communs.

Au fil des générations des familles se sont associées. On assiste alors à une transposition du culte familiale à une échelle plus grande. On trouve un ancêtre commun, on dresse un autel et on allume une flamme perpétuelle et sacrée qui associe les membres de la communauté par des liens inaliénables.

 

- La Cité

Puis les clans s’associent dans le même schéma, et on assiste alors à l’émergence de la Cité. Par ce mécanisme logique on se rend compte que c’est le droit particulier (et surtout le culte dont il découle) qui a précédé le droit commun. La création d’une Cité suppose un rite de fondation. On dresse un autel, on allume une flamme… (Le feu de Vesta pour Rome). La ville n’est au départ que le lieu où résident les divinités communes.

On se rend compte ici que la Cité antique est en réalité une confédération de familles et de clans (Curies, Phratries, Tribus), dominée par un roi.

La Cité n’est donc pas une création politique, mais avant tout une entité religieuse. Chaque ville est « sainte ». Les citoyens sont liés par un culte commun. La Cité ne partage pas ses dieux et ces derniers ne peuvent qu’intercéder pour les membres de la communauté. En tant qu’Athénien, je ne peux aucunement rendre hommage aux dieux de Thèbes ou de Sparte.

La pire des condamnations, dans ce monde, est loin d’être la mort. La pire des peines c’est le bannissement et la perte de citoyenneté. Cette mesure prive en effet l’individu de ses ancêtres et de ses dieux. Il ne pourra trouver sépulture et donc repos et félicité dans l’après vie…

Les charges de la Cité (Royauté, magistrature, etc.) sont avant tout des fonctions de prêtres.

Certains rituels impliquent la présence de l’ensemble des citoyens. Ainsi est-il nécessaire de tenir une comptabilité rigoureuse des naissances et décès. Le recensement est un acte religieux avant d’être un acte civil. L’autorité de la Cité est quasi-illimitée car celle-ci est de nature religieuse. La vie privée et les individualités ne comptent que peu.

La Cité est une Eglise… Il n’existe aucune distinction entre le spirituel et le temporel.

 

- Les révolutions mettent à mal le régime des Cités

L’aspect inégalitaire de ce système apparaît évident. Les familles s’agrandissent, des branches cadettes apparaissent nécessairement. Des relations de soumission s’instaurent car seuls les fils aînés peuvent hériter.

Une classe d’inférieur, de clients se met aussi en place. Cette classe ne dispose d’aucun droit sauf celui qu’acceptent de lui octroyer ses maîtres de bonnes familles nommés patriciens.

Les plébéiens (terme très connu concernant Rome), forment une classe encore inférieure. Constituée de populations assujetties, la plèbe ne possède pas d’ancêtres ni de cultes, elle n’est donc virtuellement… rien. 

Une première révolution s’installe lorsque les rois perdent leurs fonctions temporelles pour ne garder que la prêtrise (Ex : Rome, Sparte, Athènes). Les aristocrates les remplacent (Fronde inversée) à la tête politique de la Cité.

Une seconde révolution s’instaure lorsque les conditions d’héritage s’assouplissent et que les clients s’émancipent.

Une troisième révolution est inaugurée lorsque la plèbe revendique et obtient des droits politiques (Ex : instauration du Tribun de la plèbe à Rome).

Ces révolutions permettent l’émergence d’une nouvelle répartition des fonctions sociales fondée sur la richesse et non plus sur la lignée. Le rôle du suffrage prend une part de plus en plus importante (émergence de la démocratie).

 

- Disparition des Cités-Etats

L’émergence de la philosophie et de nouvelles croyances religieuses rendit les anciens cultes obsolètes. Toutes les fondations de la société antique en furent bouleversées. On ne pensa plus que les morts vivaient d’offrandes dans leurs tombes… Leurs âmes devaient nécessairement rejoindre un lieu (Champs-Élysées), ou le néant (Epicure).

Le culte des Mânes et du Feu s’altéra.

Puis, un jour, une petite Cité d’Italie Centrale cessa de jouer le jeu qui se tramait depuis des siècles et se mit à conquérir et assujettir ses voisines. On ignore comment ou pourquoi… Poussée par des révolutions internes et des guerres civiles, Rome eu soif de conquête et ne trouva partout qu’une résistance relative tant les anciennes croyances s’étaient détériorées. Les patriotismes locaux s’étaient éteints. En quelques siècles un empire fut formé et Rome administra partout.

Puis, la suite est connue, la citoyenneté romaine devint courante et le Christianisme apparut, ce qui fut une révolution anthropologique majeure. En effet, il y eut désormais une distinction entre le monde des cieux et le monde terrestre. Auparavant les hommes vivaient entourés de leurs dieux, désormais Dieu règne, mais depuis un ailleurs.

Le terrain avait était largement préparé par les philosophes.

Tout fut bouleversé, les temples, le droit, les traditions, les mœurs, etc.

Le monde antique disparut.

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Jacques THOMAS pour le Savoir pour tous et le C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source