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03/08/2016

Sainte Rita profanée, des fidèles molestés : honte à Valls et Cazeneuve !

Sainte Rita profanée, des fidèles molestés : honte à Valls et Cazeneuve !

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Mercredi 3 août 2016 au matin, les fidèles de l'église Sainte Rita, dans le XVeme arrondissement de Paris, étaient réunis pour prier lorsque la police, sous les ordres du gouvernement de Manuel Valls et du ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, a fait brutalement irruption pour évacuer les personnes présentes.

Eglise promise à la destruction en raison d'un énième programme immobilier, une poignée d'irréductibles gaulois, fidèles parmi les fidèles, mènent un combat légitime contre Mammon, le dieu-argent.

Alors que Valls et Cazeneuve sont incapables de protéger les Français contre l'islamisme et l'insécurité et que les parlementaires ont refusé la fermeture de centaines de mosquées et autres lieux de cultes salafistes, le gouvernement n'hésite pas à ordonner une évacuation brutale d'un lieu de culte catholique où vit une communauté pacifique.

Quelques jours après l'assassinat du père Hamel, tué par un islamiste franco-algérien, les catholiques ne peuvent être que choqués par une telle détermination contre l'église Sainte Rita. L'argent des promoteurs est visiblement plus important que la sécurité des Français et la lutte contre l'islamisme.

Abbé traîné à terre, fidèles frappés, mobilier dégradé, les images qui circulent sont choquantes et indignes de la France.

Nous nous sentons solidaires de la communauté des fidèles de Sainte Rita et de tout ces Français qui s'évertuent à faire vivre, par la prière et par le partage, un lieu de résistance pacifique à la spéculation immobilière qui ronge Paris pour que souffle encore l'esprit français.

Le Cercle Non Conforme

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02/08/2016

De Bonaparte à l'Union européenne, mort et renaissance du Saint-Empire : la recherche de la paix en Europe et l'opposition au nationalisme

 De Bonaparte à l'Union européenne, mort et renaissance du Saint-Empire : la recherche de la paix en Europe et le recul du nationalisme

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Bonaparte bouleverse l'ordre européen hérité du Moyen Âge

En 1805 à Austerlitz, Napoléon et ses troupes brisent le Saint-Empire romain germanique qui disparaît un an plus tard. C'est, pense-t-on, la fin de l'ordre féodal et le triomphe des idées de la Révolution. Les innovations françaises essaiment en Europe. Cette guerre menée par Napoléon aux monarchies et au vieil ordre européen inspirera un ouvrage clef au prussien Clausewitz, De la Guerre. Ce dernier comprend qu'avec la Révolution, l'avènement de la nation et la levée en masse, la guerre change de nature. Et si la guerre change de nature, la paix doit-elle aussi changer de nature ?

La furie napoléonienne sème l’effroi en Europe, et il faudra un certain nombre d'erreurs et une coalition continentale contre la France pour mettre un terme à l'aventure. D'abord en Russie (1812) puis après le retour que l'on connaît, et pour de bon, à Waterloo (1815). C'en est fini, pense-t-on, de ces tourments semés par l'Antéchrist Bonaparte ! Ce dernier, en effet, était peu aimé des autorités et royaumes catholiques. Ses relations complexes avec la Papauté, qui furent entre autres marquées par l’enlèvement de Pie VII en 1809, n'arrangèrent pas la situation.

L'épisode bonapartiste avait pourtant pour objet de réconcilier la Nation et l'Eglise, ou du moins, la nation et les catholiques. La nation prétendait à l'unité de tous, comme le catholicisme. Nation et confession pouvaient-elles faire bon ménage ? La période révolutionnaire marque la difficile arrivée de la nation – au sens moderne – dans l'histoire et le deuxième recul de l'unité confessionnelle qui avait été rétablie avec autorité par les monarques durant et à la suite des guerres de religion en France. La nation, en quelque sorte, permet l'unité malgré les différentes confessions. Le serment du jeu de Paume, peint par David, illustre bien cette réconciliation des confessions par la nation. Ni sujet du roi, ni agneau de Dieu, mais citoyen.

Les principaux opposants à la Révolution constituent ce qu'on appelle « la contre-révolution ». Quelques personnages emblématiques composent ce courant : Joseph de Maistre, l'abbé Augustin Barruel, Louis de Bonald ou en Espagne Juan Donoso Cortes. En Angleterre l'irlandais Edmond Burke.

En 1798, l'abbé Barruel, célèbre pour avoir attribué la Révolution aux juifs, aux franc-maçons et aux protestants invente le mot de « nationalisme » : "Le nationalisme prit la place de l'amour général ( ... ) Alors, il fut permis de mépriser les étrangers, de les tromper, de les offenser. Cette vertu fut appelée patriotisme. Et dès lors, pourquoi ne pas donner à cette vertu des limites plus étroites ? Ainsi vit-on du patriotisme naître le localisme, l'esprit de famille et enfin l'égoïsme". Pour les catholiques contre-révolutionnaires, l'invention de la nation est contraire à l'universalité chrétienne et à la recherche de la paix. Cette volonté de promouvoir la paix n'est pas neuve, elle est pour beaucoup dans l'émergence de l'Empire carolingien. En effet le premier empire uni par la chrétienté plus que par la romanité est celui fondé, contre son gré, par Charlemagne. Alcuin considère Charlemagne comme le nouveau roi David de l'Ancien Testament. Insuffisamment romanisés, les Germains sont surtout progressivement christianisés. Le titre de « roi des Romains » faisant surtout référence à la domination de l'Italie. Son fils, Louis le Pieux, approfondira l’œuvre chrétienne voulue par le Pape : réforme monastique confiée à Benoît d'Aniane ou encore humiliation publique de 822.

Si le titre impérial va connaître des hauts et des bas, c'est en 962 que va naître ce qu'on appellera le Saint Empire Romain Germanique. Cet empire qui n'était ni vraiment saint, ni vraiment romain, pour s'inspirer de la formule de Voltaire (« ni saint, ni romain, ni empire » dans Essai sur les mœurs), va profondément structurer l'Europe des environs de l'an Mil jusqu'à la période révolutionnaire. En quelque sorte il naîtra et mourra à peu près en même temps que la monarchie française (987-1792). Cet empire qui fut fondé par Othon Ier prétendait raviver l'Empire de Charlemagne. Les premiers empereurs étaient des « avoués de l'Eglise » et avaient pour mission de la protéger. On connaît les relations complexes de cet empire avec la Papauté au moment de la querelle des investitures, illustrées par la pénitence à Canossa d'Henri IV en 1077. En Italie cette rivalité conduisit à l’érection de deux partis : les Guelfes et les Gibelins. Les Guelfes étaient favorables au Pape et les Gibelins à l'empereur. La dynastie des Hohenstaufen dut ferrailler avec la papauté mais fut vaincue.

En France, la « paix » sera promue par deux grands mouvements : la Paix de Dieu et la Trêve de Dieu. Deux mouvements qui vont anticiper celui de la croisade, un pèlerinage en arme qui vise à protéger le tombeau du Christ, menacé par les incursions turques. L'idée de paix est fortement bouleversé par les guerres de religion au XVIeme siècle. Dans le Saint-Empire, la question avait été tranchée dès l'époque de Charles Quint : la population devait adopter la confession de son Prince (Cujus regio, ejus religio). En France le prince était catholique, alors le peuple devait l'être également. On sait combien cette politique contribua à l'émergence de la monarchie absolue mais aussi des Lumières qui ne remirent pas en question la monarchie (Montesquieu défendait l'idée de la Monarchie constitutionnelle par exemple) mais critiquaient l'absence de liberté de conscience et affirmèrent, à leur façon, l'importance de la raison. A ces conflits religieux s'ajoutent les conflits en Europe, particulièrement à l'époque de Louis XIV. L'abbé de Saint-Pierre formé par les Jésuites va publier Un projet de Paix perpétuelle en 1713 à la suite du traité d'Utrecht. Considéré comme un Moderne dans la querelle des Anciens et des Modernes, diplomate, il est un précurseur de la philosophie des Lumières et membre de l'Académie française dont il sera exclu pour ses opinions hostiles à la monarchie absolue. Dans son projet, il défend l'idée d'une Diète européenne inspirée par la Diète du Saint-empire favorisant le règlement des différends et d'une langue européenne. Il sera raillé. En avance sur son temps, selon le lieu commun consacré, il est souvent perçu comme un précurseur des projets de paix internationale comme le fut la SDN.

Au XVIIIème siècle, plusieurs vassaux du Saint-Empire sont souverains en dehors. Citons quelques exemples : l'Electeur de Hanovre est roi d'Angleterre en 1714, le duc d'Holstein roi du Danemark, l'Electeur de Saxe est roi de Pologne et les Habsbourg eux-mêmes règnent en Bohême et en Hongrie. Même si l'Empire est donc surtout germanique et que l'on n’hésite pas à parler d'Allemagne ou des Allemagnes, il exerce une influence continentale à laquelle seule la France échappe réellement. Ainsi, quand, au XVIIIème siècle, la France s'oppose à l'Angleterre, c'est à un vassal de l'Empereur qu'elle s'oppose et non simplement au roi d'Angleterre. Lorsque la Révolution naît en France, c'est tout un édifice qui est menacé, un édifice qui est familial mais aussi vassalique. C’est cet édifice que Napoléon balaye et c'est autour de la restauration de celui-ci que va naître la Sainte Alliance. Au Congrès de Vienne, ce sont des monarchies à la fois proches et rivales qui s'accordent pour mettre un frein aux idées révolutionnaires et rétablir la paix sur le continent. Là aussi l'idée de la paix est au cœur des préoccupations.

Les catholiques après 1815 : entre contre-révolution et démocratie-chrétienne

Profondément secoués par la Révolution, déçus par Bonaparte, les catholiques cherchent à réaffirmer une conception de l'ordre social et continental conforme aux Évangiles.

En France, la Restauration semble être en phase avec les idées contre-révolutionnaire mais elle connaît certaines difficultés qui conduiront en 1830 aux Trois Glorieuses, peintes par Delacroix et à une monarchie plus souple, plus bourgeoise. Parmi les personnalités de la Restauration, le contre-révolutionnaire Louis de Bonald. Il défend un pouvoir de droit divin et s'oppose aux idées de la Révolution et à la philosophie de Rousseau (Du Contrat social). De Bonald est aussi connu pour ses correspondances avec une autre figure contre-révolutionnaire, Joseph de Maistre. Formé chez les Jésuites dont on le dit proche, franc-maçon, il défend une conception théocratique du pouvoir, rejette la séparation éventuelle de l'Eglise et de l'Etat et reconnaît la supériorité du Pape. A côté d'une contre-révolution toujours forte, le christianisme libéral émerge progressivement. Ce dernier est souvent considéré, à tort, comme un compromis avec la Révolution. En 1830, quelques auteurs catholiques comme l'ultramontain et légitimiste Félicité Robert de Lamennais vont œuvrer au sein du journal l'Avenir. Mais ce dernier sera condamné par le Pape en 1832 (Encyclique Mirari Vos). S'il ne dure que peu de temps (environ un an) il sera lu par des auteurs célèbres comme Hugo ou Balzac. On considère cette initiative comme l'embryon de la démocratie-chrétienne. Parmi les positions tenues, l'Avenir est favorable à certaines libertés politiques, à la démocratie dans un cadre monarchique, au fédéralisme, à la séparation de l'Eglise et de l'Etat pour mettre un terme au Concordat qui soumet l'Eglise à l'Etat ou encore à l'unité politique européenne. Autant de thèmes qui feront flores... Si le Pape condamne l'Avenir c'est essentiellement en raison de son attachement à la liberté de la presse et à un certain nombre de libertés politiques qui menaceraient l'ordre en place.

Seize ans plus tard, une autre initiative permet l'émergence réelle de la démocratie-chrétienne, il s'agit de l’Ère nouvelle avec comme acteur majeur Frédéric Ozanam. Inspirés par l'Avenir, ils feront preuve d'une plus grande prudence tout en diffusant des thèmes chers à Lamennais. En effet en 1848, les catholiques ont une opportunité historique. Avec l'instauration du suffrage universel masculin et la fin du suffrage censitaire, c'est une France essentiellement rurale, encore peu pénétrée par les idées libérales et la révolution industrielle qui se rend aux urnes. On connaît la suite : Louis-Napoléon Bonaparte devient président de la République et les parlementaires sont presque tous catholiques : bonapartistes, légitimistes, orléanistes, catholiques libéraux… L’Ère nouvelle n'est pas un journal de combat au sens polémique du terme : « Le souffle qui nous anime n'est pas un esprit de guerre, c'est un esprit de paix ». L’Ère nouvelle se prétend être le journal de la fraternité : « la liberté et l'égalité ont leur journaux, la fraternité aura le sien ». Il est à noter que pour l'Ere nouvelle, la liberté, l'égalité et la fraternité sont des valeurs chrétiennes bien avant de devenir la devise de la République et de la France. Ainsi Ozanam écrira que « La révolution de février [1848] n'est pas pour moi un malheur public auquel il faut se résigner ; c'est un progrès qu'il faut soutenir. J'y reconnais l'avènement temporel de l’Évangile exprimé par ses trois mots : liberté, égalité, fraternité. » Ozanam oppose une doctrine démocratique où « [...] c'est le nombre qui fait le droit. Il le fait sans égard pour les opinions dissidentes qu'il a le pouvoir de contraindre et d'étouffer » et une autre doctrine démocratique où « la fin de toute société n'est point d'établir le pouvoir du plus grand nombre, mais de protéger la liberté de tous [...] ». L’Ère Nouvelle aussi ne survit pas plus d'une grosse année et disparaît en 1849. Si en 1848 la démocratie-chrétienne prend son envol, c'est aussi l'année du printemps des peuples. En Italie, le Pape Pie X s'oppose à ces insurrections populaires et voit d'un bon œil l'intervention autrichienne à Milan comme l'intervention française à Rome. Mais on arrête pas le vent des idées et que ce soit symboliquement avec Verdi ou plus concrètement avec Mazzini (franc-maçon), le fondateur de « Jeune Italie », la conscience nationale italienne commence à s'aiguiser. L'unité italienne conduit alors à l'excommunication de Victor-Emmanuel II et de la Maison de Savoie et à la « question romaine ». Le Pape s'enferme au Latran.

Avec son Encyclique de 1892, le Pape Léon XIII promeut le ralliement. Anatole Leroy-Beaulieu qui fut président de la Ligue contre l'athéisme y voit un héritage de Lamennais : « C'est parce que Lamennais se trouvait en avance sur son époque, que Lamennais a été abandonné et condamné par Rome, c'est un demi-siècle plus tard, après le bref essai du Pape Pie IX de 1848, c'est à Léon XIII qu'est revenu l'honneur de reconnaître qu'il était l'heure pour l'Eglise de se décider à tendre la main à la « Reine des Temps Nouveaux » [la démocratie] et Léon XIII l'a fait avec une netteté et une résolution qu'il est impossible de contester. » Malgré les hésitations et les complications (laïcisme scolaire, affaire Dreyfus, séparation des Eglises et de l'Etat de 1905) l'Eglise souscrit donc progressivement à la démocratie-chrétienne. Elle comprend, sûrement avant les autres, ou peut-être en s'inspirant des Lumières qui avaient influencé les élites de leur temps, que la société n'a pas besoin de monarques chrétiens de « droit divin » pour être chrétienne. En Italie, la démocratie-chrétienne va donc peu à peu émerger et elle se développe en lien avec l'Eglise pour contrer le nationalisme italien puis le fascisme. C'est d'ailleurs le prêtre Luigi Sturzo qui sera le premier à initier la résistance au fascisme dès 1920. Ce dernier fonde en 1918 le Parti Populaire Italien avec un certain Alcide de Gasperi qui sera plus tard un des « Pères de l'Europe » au côté de l'agent américain Jean Monnet et de Robert Schuman. La signature des accords du Latran entre le Saint-Siège et Mussolini sera un coup de maître de la Papauté qui est reconnue dans sa souveraineté, y compris territoriale depuis la fin des Etats de l'Eglise, par l'Etat italien. Cela n'empêche absolument pas l'Eglise de mener une politique hostile au nationalisme.

Le nationalisme c'est le diable. Critiqué par l'abbé Barruel dès 1798, considéré comme une idée funeste de la révolution, le nationalisme a été perçu par une partie non négligeable de l'Eglise comme un nouveau ferment de division et aussi comme un frein à ses intérêts comme nous l'avons vu. Le nationalisme diffère de la contre-révolution, qui visait surtout à la restauration d'un ordre ancien, féodal, s'appuyant sur des monarchies de droit divin ou du moins au maintien d'Etats catholiques. La démocratie-chrétienne quant à elle accepte donc l'idée de la démocratie, mais seulement si la souveraineté populaire est en même temps la souveraineté de Dieu. De fait, Napoléon était l'antéchrist et le nationalisme est le diable. Le diable n'est autre que celui qui divise (du Grec diabolos). Jacques Ellul dans Anarchie et Christianisme considère par exemple le nationalisme comme un élément de division, comme une manifestation de diabolos. Lutter contre le nationalisme et œuvrer pour la paix sur le continent, se fait donc ici au nom de valeurs chrétiennes (charité, paix, tolérance, ouverture). Ce qui démontre une nouvelle fois à ceux qui refusent de l'entendre qu'il y a une différence entre un christianisme en acte qui conduisit l'Eglise catholique à devenir démocrate-chrétienne et à excommunier l'Action Française et un christianisme patrimonial et identitaire plébiscité dans la droite nationale qui correspond aux défenseurs de l'ordre pré-révolutionnaire refusant l'avènement de la démocratie quand bien même celle-ci serait considérée comme « l’œuvre de Dieu ». Toutefois on peut noter, déjà sous le Second empire mais également à la Belle-Epoque une fusion progressive entre une partie de la contre-révolution et le nationalisme. C'est ce qu'on retrouvera dans l'Action Française. Mais le nationalisme intégral d'un Maurras sera tout de même jugé avec méfiance par la Papauté, qui eut recours à l'excommunication comme elle le fit au moment de l'unité italienne contre le roi. Quant aux  non-conformistes des années 30, qui pour certains passèrent par l'Action Française, ils contribuent au développement de la philosophie personnaliste et seront souvent hostiles au nationalisme et favorables à un fédéralisme européen. Qu'on songe aux intellectuels regroupés autour de la revue "L'Ordre nouveau" par exemple.

Le projet européen : d'une utopie démocrate-chrétienne à la restauration d'un nouveau Saint Empire

Bien qu'il doit aussi dans l'idée à un personnage singulier, le comte Coudenhove-Kalergi, le projet européen tel que construit depuis la CECA est une initiative de la démocratie-chrétienne. Adenauer, Schuman, De Gasperi et même plus tard un Giscard d'Estaing, rédacteur du Traité Constitutionnel Européen de 2005 rejeté par les Français et René Pleven, auteur de la loi Pleven contre le racisme, sont tous de la grande famille de la démocratie chrétienne. Merkel, qui écrase actuellement l'Europe, est membre de la CDU, le grand parti démocrate-chrétien allemand. Nombreux sont les éléments chrétiens dans la symbolique de l'UE. L'hymne n'est autre que le Te Deum (A toi, Dieu) qui sont les premiers mots de certains textes liturgiques. Les douze étoiles feraient quant à elle référence à la Vierge Marie, aux douze tribus d'Israël et aux douze Apôtres. La devise de l'UE In varietate concordia (Unité dans la diversité) se rapproche fortement de l'ancienne devise des Etats-Unis, E Pluribus Unum (De plusieurs, l'Un). Cette idée d'unité dans la diversité est très proche de ce que fut le Saint-Empire ou même, après la chute de celui-ci, de l'Autriche-Hongrie.

Depuis la réunification allemande, l'UE est probablement devenu un nouveau Saint Empire romain germanique. Animé par les valeurs de la démocratie-chrétienne : la paix, la liberté, la fraternité et l'hostilité au nationalisme et au rejet des étrangers, fédéraliste et favorable au régionalisme, c'est une lutte qui est formulée, pas à pas, contre l'héritage nationaliste issu de la Révolution et dont la France et l'Italie sont les deux éléments les plus gênants. L'historien Jean Meyer se risque à aller dans ce sens : « Quand l'historien regarde la carte des régions économiques de l'Union européenne et, plus encore, lorsqu'il repère sur cette même carte l'implantation des courants régionalistes et des mouvements séparatistes, il ne peut s'empêcher de voir resurgir la carte de duché et comtés du Moyen Âge, avant l'émergence des puissants royaumes de France, d'Espagne, d'Angleterre. Comme si l'union de l'Europe menaçait de détruire les Etats nationaux anciens ou nés au XIXe siècle. » Cité en note de bas de page d'un ouvrage de Thierry Lentz et Patrice Gueniffey paru récemment chez Perrin, cet extrait appuie un développement de celui-ci à ce propos : « En exagérant à peine, on pourrait dire que la pente dominante de ce début de troisième millénaire en Europe paraît être au retour à l'Europe médiévale, celle du Saint-Empire romain germanique qui, se réclamant de l'héritage des Césars, coiffait une pluralité de cités, duchés et principautés et assurait leur existence au sein d'un ensemble à peine moins inconsistant que l'actuelle Union européenne où les Etats ne trouvent pas aisément leur place, dont les nations se défient, mais où les communautés infrapolitiques, civilisations, villes, provinces, régions et « tribus » définies par les mœurs ou les croyances sont comme chez elles. »

En appréhendant l'actualité au regard du temps long historique, on comprend assez aisément que l'Europe carolingienne est en réalité déjà existante. Et au même titre qu'elle eut des difficultés à survivre à son créateur et aux différences des peuples qui la composaient au IXème siècle et qu'elle se limita au final aux principautés germaniques et à quelques autres, on constate que l'UE, qui est sous domination allemande, pourrait très bien voir le projet carolingien s'effondrer au profit d'une Allemagne qui tenterait de satelliser des états voisins à l'image du Saint-Empire. Parmi ceux-ci, l'Italie, la Belgique ou la France, le tout en lien avec les élites xénophiles du Vatican. Le Prix Charlemagne, dont le nom est tout sauf un hasard et dont le premier lauréat fut le comte Coudenhove-Kalergi, a été remis au Pape jésuite François. On pourrait se risquer à appréhender la politique menée entre Merkel et le Pape François dans le temps long des rapports entre le Saint Empire romain germanique et la Papauté. A l'inverse on constatera la résistance des Eglises nationales en Autriche, en Hongrie, en Pologne ou en République Tchéque comme ce fut souvent le cas dans l'histoire européenne (un des prémisses de la réforme luthérienne et de l'émancipation vis à vis de la Papauté et du Saint-Empire fut d'ailleurs le mouvement fondé par le Tchéque Jean Hus).

Aussi paradoxal que cela puisse donc paraître, c'est bien une partie de l'héritage de la Révolution française qui est progressivement détruite par l'UE. Ralliée à la démocratie et au libéralisme, favorable à la paix continentale, s'appuyant sur les désastres des deux conflits mondiaux, la démocratie-chrétienne combat non seulement le nationalisme mais également le « populisme » lointain descendant du bonapartisme. Celui-ci est l'exemple historique sur lequel se fonde le populisme de type césariste dans l'Europe contemporaine. Bonaparte est pour les catholiques de son époque un véritable antéchrist qui exporte partout le poison de la Révolution. Même si certains catholiques (dont Barruel) se rallieront à lui y voyant – à tort – une restauration de l'ordre ancien. Le bonapartisme qui fut brisé à la fois par les monarchistes et les républicains impulsa l'idée du coup de force en politique : c'est ce que n'osa faire un Boulanger qui eut séduit quelques bonapartistes mais c'est ce que fera en Italie Mussolini qui établira un nouveau césarisme politique d'inspiration augustéenne.

La nation, simple voie d'intégration à l'imperium ?

La nation est donc restreinte actuellement à une voie d’intégration vers l'imperium. Devenir citoyen français, allemand, belge, italien ou autre c'est devenir de facto citoyen européen. C'est aussi a contrario ce que le Brexit illustre : défiance des Anglais à l'égard du continent et d'un nouveau Saint Empire romain germanique, opposition Angleterre/Ecosse et Angleterre/Irlande, c'est le temps long historique qui fait encore des siennes. Le Brexit, n'est-ce pas au final la politique d'Henry VIII ou celle, plus récente, des « Little Englanders » ? Le Frexit ne serait-il pas, tout simplement, un retour à la politique capétienne ? Le succès du Front national navigue donc sur deux tendances de l'histoire nationale, les Capétiens et le Bonapartisme. Chez les Capétiens, la constitution d'un Etat souverain où le roi était « empereur en son royaume » ce qui signifiait in fine qu'il se considérait indépendant, voire égal, de l'empereur germanique, le tout adossé à une politique religieuse plutôt gallicane. Même si le terme est alors anachronique. Par exemple le mouvement de croisade lancé par le clunisien Urbain II concerne à l'origine des princes périphériques et non la monarchie capétienne. Les grands princes de la première croisade sont Raymond IV de Toulouse, engagé dans la Reconquista et Godefroy de Bouillon, issu de l'ancienne Lotharingie, qui devait constituer le cœur carolingien après le partage de 843. Quant à la Révolution française et à Bonaparte, ils retranscrivent aussi deux choses : le retour du refoulé antique, foulé au pied ou modelé par l'Eglise catholique et le retour du politique au sens antique, c'est à dire du citoyen qui appartient à une communauté de destin distincte des autres, qui prend la forme au XIXème siècle de la nation. Bonaparte, bien qu'il souhaita s'inscrire dans un héritage carolingien, mena une politique totalement inverse de celle des Carolingiens. Là où Bonaparte voulu soumettre l'Eglise à l'Etat, l'Empire carolingien représente la soumission de l'Etat à l'Eglise.

Ce qui se joue au sein de l'UE est donc un combat certes politique, mais aussi un combat philosophique, un combat d'idées. Ou la France, à l'origine du fait national, parvient à imposer sa voie (la fameuse « Europe des nations ») et à défendre le nationalisme quitte à privilégier en parallèle d'autres formes d'alliances (l'union latine dont nous avons déjà parlé), ou bien elle continue à être un satellite allemand dans un utopique projet européen influencé par la démocratie-chrétienne. Un imperium européen sans la démocratie-chrétienne, tel que voulu par une partie de la Nouvelle Droite est-il possible ? Les seules fois où il a existé un projet continental c'était sous l'impulsion de la papauté ou de personnalités catholiques, sinon chrétiennes.

Jean/C.N.C.

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01/08/2016

L’œcuménisme contre la nation et les Européens : autopsie d'une arnaque médiatique

 

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L'islam est devenu un sujet majeur de préoccupation pour nos compatriotes. Les attentats qui se succèdent, revendiqués par l'Etat islamique, alimentent cette préoccupation. D'autres en revanche font de la surenchère dans la tolérance, injectant du padamalgam trois fois par jours pour être bien sûrs qu'il ne viendrait pas à l'idée des Français de s'offusquer contre la présence musulmane sur notre sol. D'autres encore demeurent persuadés que le système nous pousse à la guerre contre l'islam alors que les faits qui s'accumulent invalident jour après jour ce type de théories. Du côté de l'Etat, on se préoccupe de la « montée du populisme » et on réaffirme depuis un peu plus de 10 ans la laïcité à l'école ou dans les lieux publics, garante du « vivre-ensemble ». Si bien que la laïcité, qui était un principe républicain assez mineur, en devient peu à peu une valeur majeure, à l'instar des autres valeurs inscrites dans la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.

Pourtant la laïcité est une spécificité hexagonale qui n'existe pas en tant que telle en Europe. La plupart des pays européens disposent de religions d'Etat, souvent le catholicisme, parfois le protestantisme. Le paradoxe actuel étant que la laïcité est contraire à tout ce qu'ont entrepris depuis 40 ans les pouvoirs publics et les milieux associatifs, souvent de gauche, au nom du « droit à la différence » et de la lutte contre les discriminations. La loi Pleven de 1972 est en réalité contraire aux fondamentaux de la IIIème République en matière de laïcité et de liberté de la presse (loi de 1881) comme le démontre d'ailleurs avec talent la jeune doctorante de Sciences Po Anastasia Colosimo dans Les bûchers de la liberté. Cette loi serait même contraire à la Constitution de la Vème République qui ne reconnaît aucune communauté en dehors de la nation. C'est ce qui a conduit à refuser la reconnaissance du « peuple corse » par exemple. Par ailleurs, il n'y a, à l'origine, dans le droit français que des individus et non des communautés. Or la loi de 1972 de Pleven (qui fut aussi dans les années 1950 un acteur de la tentative d'instauration de la Communauté Européenne de Défense à laquelle s'opposa le Général de Gaulle) reconnaît le fait communautaire puisque des communautés peuvent être « victimes ». Lorsqu'un juif, un musulman ou même un catholique sont victimes d'une agression, une certaine lecture de la loi peut permettre de reconnaître que c'est l'ensemble de leur communauté qui est concernée. Cette loi a donc ouvert la boîte de Pandore du communautarisme, ce qui n'a rien d'étonnant pour des européistes favorables à la reconnaissance des « minorités ». La fracturation de la nation française a donc été aussi impulsée, de l'intérieur, par la démocratie-chrétienne. Cela a un effet sur la presse puisqu'elle conduit à un retour du blasphème qui est absent du droit français. D'une certaine façon en condamnant l'islamophobie en justice, on reconnaît implicitement le blasphème. Et on entretient une compétition victimaire, de surcroît. Ainsi Valls a adressé son soutien à la « communauté des catholiques » après l'assassinat du père Hamel, plutôt qu'aux Français de confession catholique, comme cela serait plus juste. Ce phénomène se retrouve partout, on adresse ses condoléances à la « communauté juive » ou à la « communauté musulmane » sans distinction de nationalité. La confession prend donc le pas sur la nationalité, à rebours de ce qu'avait impulsé la Révolution française et qu'a analysé René Rémond dans son ouvrage Religion et Société en Europe. Il n'y a plus des « juifs Français » mais des « Juifs de France », incluant donc à égalité les ressortissants français et étrangers au nom d'une religion commune. Dans un monde globalisé, les solidarités nationales se disloquent au profit de solidarités religieuses, claniques ou tribales. Maintenir la concorde nationale relève donc du tour de force, surtout si l'on refuse de sacrifier le mythe multiracial et multiculturel. Ainsi on s'interroge souvent sur la compatibilité entre l'islam et la démocratie, on parle d'un islam de France ou d'un islam républicain.

Cette préoccupation n'est autre que celle des Frères musulmans qui ont, en Europe, comme les catholiques du XIXème siècle, parfaitement adopté les « codes » de la démocratie que les salafistes n'adoptent pas : présentation à des élections, manifestations, pétitions, débats… Ceci est important car à l'instar des catholiques qui combattaient la Révolution d'un côté avec la contre-révolution et de l'autre en usant des armes de la démocratie via ce qui deviendra la démocratie-chrétienne, les musulmans font exactement la même chose. D'un côté ceux qui, intransigeants, réclament l'instauration du Califat comme d'autres ne juraient que par la monarchie de droit divin; de l'autre les Frères musulmans qui manœuvrent en utilisant des méthodes de l'Etat de droit. L'objectif de ceux-ci étant certes d'étendre la charia mais aussi de lutter contre un double héritage occidental, en réalité français, dans le monde arabo-musulman : le nationalisme et l'autoritarisme. Ce sont en effet certains arabes formés dans les universités françaises qui ont structurés le nationalisme arabe comme c'est le cas en Syrie. On comprend pourquoi la France est une cible prioritaire, elle est à l'origine du pêché originel.

Les Frères musulmans ont parfaitement su mouler leurs discours sur celui des élites occidentales hostiles au nationalisme : les nationalistes arabes sont des dictateurs, l'islamophobie est une forme de racisme et lutter contre la nudité des femmes dans l'espace public est une forme de féminisme comme d'ailleurs le maire de Londres vient de nous montrer un brillant exemple. Marwan Muhammad, directeur exécutif du Collectif contre l'islamophobie en France, lié aux Frères musulmans, a par exemple publié un rapport sur les discriminations pour le Réseau européen contre le racisme (en anglais l'acronyme est ENAR). Un réseau qui a récemment publié un rapport sur « la contribution positive des migrants et des minorités ethniques ». L'Open Society Institute du milliardaire pro-démocrate Georges Soros, dont on connaît les positions favorables à l'immigration, a financé des campagnes d’affichage du CCIF de Marwan Muhammad. Comment ne pas aussi se questionner sur l'opération de communication menée au sujet des musulmans (dont beaucoup de femmes voilées) se rendant à la messe après l'assassinat du Père Hamel ? Peut-on y voir une nouvelle offensive des Frères musulmans à l'endroit de l'opinion publique ? C'est en tout cas sans surprise qu'au journal de 20h, après un reportage lénifiant nous vantant ce grand moment œcuménique, la chaîne publique d'information proposait une interview de l'imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, dont on connaît la promiscuité avec les Frères Musulmans puisqu’il est membre de l'UOIF (Union des Organisations Islamiques de France). On connaît la proximité de ce dernier avec le maire de Bordeaux, Alain Juppé, que certains annoncent vainqueur aux élections présidentielle de 2017. Quant à Georges Soros, il est aussi un des argentiers d'Hillary Clinton dont on se questionne sur les liens avec les Frères musulmans. Voila un début de réponse. A l'échelle internationale, il y a en effet une organisation qui a tout intérêt à la fin du nationalisme arabe et à une ré-islamisation des masses musulmanes : les Frères musulmans. C'est sans surprise qu'ils ont pris pied à l'issu du printemps arabe en Tunisie via Ennahdha et en Egypte où, sans le coup d'Etat militaire, ils seraient encore au pouvoir. Les seuls garants de la laïcité dans cette région du monde sont les états nationalistes, autoritaires et militaires, d'inspiration bonapartiste que combat autant le libéralisme protestant anglo-saxon, que la démocratie-chrétienne d'ascendance catholique ou le sunnisme intégriste des Frères musulmans.

Revenons à notre hexagone. Une conclusion semble d'ors et déjà s'imposer. Les trois grandes religions sont solidaires pour faire sauter la laïcité et pour communautariser la France et faire reculer le fait national. Cela doit apparaître comme une évidence à tous les observateurs. Ainsi le discours ambiant ne parle plus que de fraternité « entre les religions », de «coexistence », d'œcuménisme, de fraternité entre croyants. Et les non-croyants ? Ceux que le fait religieux irrite ? A la trappe. Il est étonnant de voir avec quelle délectation les médias nous montrent les poignées de mains entre prélats catholiques et musulmans. Comme si le débat public se plaçait sur une relation entre catholiques et musulmans dans une société sécularisée, plutôt déchristianisée, et dans une République officiellement laïque qui ne reconnaît pas le catholicisme comme religion officielle ! C'est là encore un magnifique succès des Eglises qui parviennent à s'imposer dans le débat public alors que le sujet n'est absolument pas « interconfessionnel » mais ethnique : les islamistes, dans le sillage des mouvements de décolonisation veulent attaquer le monde blanc. Les islamistes sont donc gagnant sur les deux tableaux : d'un côté ils parviennent à recruter par la violence via l'EI, de l'autre ils agissent pour détruire la nation une et indivisible en renforçant le communautarisme religieux au nom de la lutte contre les discriminations et pour le droit à la différence, par l'intermédiaire de structures plus policées et visant les milieux diplômés comme c'est le cas des Frères musulmans. Du côté catholique, l'islam peut apparaître comme un bélier enfonçant l’édifice de la laïcité et comme un moyen de se placer dans une relation d'amitié/rivalité avec cette autre grande religion. La démocrate-chrétienne Merkel, qui fait venir moult migrants, incite par exemple les Européens à redevenir chrétiens, prétextant que c’est un bon moyen de mieux comprendre l'islam :

« Nous devons avoir le courage d’être chrétiens, de susciter le dialogue [avec les musulmans], d’aller à la messe ou au culte, de nous replonger dans la Bible » et « Pouvoir expliquer la signification d’un tableau accroché dans une église n’est pas une tare. Si vous demandez à des écoliers ce qu’est la Pentecôte, les réponses seront sûrement très décevantes. Je ne comprends pas vraiment pourquoi on se plaint du fait que les musulmans connaissent bien le Coran. »

L’œcuménisme n'est donc aucunement un acte de faiblesse ou un refus de voir la réalité, il est mûrement réfléchi. Les autorités religieuses veulent progressivement se substituer à l'Etat pour garantir la paix et la sécurité et les Frères musulmans souhaitent apparaître comme l'unique recours face à la violence djihadiste vis à vis d'un État incapable d'endiguer les actes de terrorisme. On pourrait même envisager que l'EI soit un leurre médiatique destiné à détourner les regards de l'opinion publique d'une islamisation sournoise se faisant silencieusement, pacifiquement, avec l'assentiment des politiques, des associatifs et des Églises. Certains comprendront sûrement un peu mieux les réticences de l'aile nationale-républicaine du FN à copiner avec les autorités catholiques. Ce serait recourir à l’Église là où il faut réaffirmer la puissance de l'Etat et la souveraineté de la nation comme corps politique et communauté de destin.

L’œcuménisme est donc une vaste arnaque menée par les Églises pour attaquer le fait national, se constituer en corps intermédiaire et pour détourner les populations de l'offensive conduite contre le monde blanc, car depuis la décolonisation, c'est bien de cela dont-il s'agit, non pas d'une guerre de religion mais d'un conflit opposant les anciens peuples opprimés du tiers-monde à leurs anciens colons européens.

Jean/C.N.C.

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28/07/2016

Munich: le tueur iranien était-il « nazi »?

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Toutes les récentes attaques terroristes en France comme en Allemagne étant le fait de non-européens, le Système était devant un sacré dilemme : quand enfin rejeter la faute sur « l’extrême droite », réelle coupable de tout ce qui ne va pas sur terre et dans l’univers ? C’est chose faite avec la tuerie de Munich qui a fait 9 victimes le 22 juillet ! Certes, certes, le tueur est d’origine iranienne mais ce n’est pas cela qui compte. Libération s’est fait, sans surprise, le premier porte-étendard français de la culpabilité de « l’extrême-droite » dans cette fort douteuse affaire. On supposerait en effet David Ali Sonboly, le tueur de 18 ans, d’avoir « un fort penchant pour les idées racistes ». Lisez donc (après avoir bien regardé sa photo plus haut; elle montre un Aryen du type nordique le plus pur qui soit) :

« Selon des proches, il admirait Adolf Hitler et considérait le fait d’être né le même jour que le dictateur comme un honneur. Né en Allemagne d’une famille iranienne, il se disait fier d’être «doublement aryen», l’Iran étant considéré par les tenants de l'aryanité comme le «berceau aryen». Il haïssait particulièrement les Turcs et les Arabes, «éprouvant un sentiment de supériorité envers eux».

Prenant, nous dit-on, comme modèle Hitler et Breivik (à qui il aurait rendu hommage par la date de son massacre, 5 ans après celui du Norvégien), il « ne semble avoir visé que des personnes visiblement d’origine étrangère » car « toutes ses victimes, résidant à Munich ou aux alentours, avaient des origines étrangères (turques, kosovares, grecques et hongroises) ». La bonne affaire ! Comment Sonboly le pur sang a-t-il deviné que les grecs ou hongrois sur lesquels il a tiré n’étaient pas soi-disant « aryens » ? GermanVic-xlarge_trans++hJpcTaDycYqZzDAOAUJ79f5l33OXBydaEgSBytBef8k.jpgAllez voir la tête des victimes un peu ! Si certaines présentent effectivement des traits non-européens, ce n’est pas le cas de toutes...loin de là. A l’image du jeune Giuliano Kollmann (photo ci-contre), 18 ans, qui a des traits 100 fois plus « aryens » que le tueur iranien !

Celui-ci, s’il a effectivement œuvré à cause de « motivations racistes » (?), est encore l’un de ces pauvres d’esprit qui a pris au pied de la lettre toutes les horreurs que la propagande a raconté sur l’Allemagne nazie depuis 70 ans. Le nazisme étant la version moderne du plus odieux satanisme, comment des jeunes paumés en perdition pourraient-ils ne pas le prendre comme modèle de méchanceté et d’inhumanité extrême ? On leur rabâche ça tous les jours depuis leur naissance : toute haine est nazie !

Car oui, Sonboly était un adolescent dépressif et fasciné par les tueurs en série. Sa haine des Turcs (qu’il a qualifié de « Turcs de merde » lors de la fusillade) venait avant tout de son expérience scolaire. Il le disait lui-même à leur égard : "à cause de vous j'ai été harcelé pendant sept ans!" La voilà la réalité : c’est le multikulti allemand qui est à l’origine de cette énième tuerie et pas le chancelier bouc-émissaire mort depuis 70 ans. Je le disais encore récemment : toutes les sociétés multiraciales mènent au chaos. Que le Système tente de le cacher à tout prix avec cette nouvelle manipulation ne fait qu’accréditer cette idée.

Rüdiger / C.N.C.

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27/07/2016

Haine des Blancs et jalousie: vraies causes des attentats ?

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Est-ce l'été ? Le soleil ? La fin du ramadan ? Difficile de savoir... En tout cas, l'été 2016 restera dans toutes les mémoires. L'attentat de Nice semble avoir été le déclencheur d'une guerre larvée menée contre nous, les Blancs, depuis des années et qui apparaît aujourd'hui dans sa phase de pleine maturation.

En effet, on ne compte plus depuis une semaine les attaques menées « à l'aveugle » par des arabo-musulmans. Se sentent-ils pousser des ailes à la suite du détestable exemple donné par le tunisien Mohamed Lahouaiej Bouhlel ? Tout ne fait certes pas la « Une » des médiats. Un exemple parmi d'autres : ce Marocain interdit de séjour chez nous qui, alors qu'il était « fortement alcoolisé », a agressé une mamie à Uzès et a menacé de tout faire sauter « comme à Nice ». Un simple fait divers bien sûr... sauf que des tas d'actes de la sorte sont à déplorer... Il y a donc une logique derrière tout cela.

Sans tout lister, évoquons simplement les faits les plus graves de ces derniers jours: l'agression au couteau d'une mère et de ses trois filles dans un VVF des Hautes-Alpes tout d'abord. Le coupable? Un Marocain de 37 ans. En Allemagne ? Même chose avec l'attaque d'un train par un afghan de 17 ans armé d'une hache ! (NDLR: Article écrit le 22 juillet. Ajoutons-y l'horrible égorgement d'un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray).

Entre la folie meurtrière de « fous d'Allah », plus ou moins islamisés et la violence quotidienne de la racaille (issue à 90% de l'immigration extra-européenne ; les 10% restants -européen par le sang mais non par l'esprit- sont des traîtres à leur race) se dresse nettement une frontière extrêmement floue où l'on passe d'un côté à l'autre sans soucis. Pourquoi ? Simplement parce que l'ennemi est le même. Ils détestent, haïssent et jalousent les Blancs, les Français, les Européens.

L'islam (l'islamisme ?) n'est souvent que le catalyseur d'une haine beaucoup plus profonde à notre égard. C'est pour cette raison qu'il est pris comme justification quasi-systématiquement, même par des individus qui en sont, en réalité, très loin. Pour eux : islam = anti-Blancs, point. L'islam de notre société multiculturelle a permis de rassembler autour de son étendard toute la hargne qu'une partie des non-Blancs nourrit envers nous. Son prosélytisme, sa place grandissante dans nos sociétés européennes, son poids dans le monde, son caractère guerrier, sa virilité (souvent fantasmée d'ailleurs), son aspect fortement communautaire et non-européen sont autant de raisons pour des immigrés de s'en réclamer. C'est évident, et cela l'est encore plus quand l'islam est la religion de leurs pères.

Vient maintenant la question des motivations profondes des terroristes qui ont attaqué la France et l'Europe ces derniers mois. Sont-ils tous des musulmans ou des islamistes sérieux ? Pas du tout et peu importent les revendications fantaisistes de l'Etat Islamique qui récupère tout et n'importe quoi dans une guerre médiatique relativement bien menée. Revenons à nos terroristes. Ils prennent certes logiquement l'islam comme étendard mais le sérieux de leur foi laisse souvent à désirer. Prenons le cas du boucher de Nice : Mohamed Lahouaiej Bouhlel qui :

« "obsédé" par son apparence physique depuis son enfance, s’était jeté dans le sport et les anabolisants. Selfies à gogo. Le prédateur était en chasse. Hommes, femmes… Jeunes ou vieux, qu’importe. L’appétit sexuel de Mohamed Lahouaiej Bouhlel n’avait pas de limite. Les enquêteurs ont auditionné un homme de 73 ans, présenté comme son principal amant. »

Amateur de danse, ce tunisien bisexuel fréquentait encore le milieu de la Salsa deux semaines avant son carnage sur la promenade des Anglais. « Un profil qui ne ressemble pas, a priori, à celui des "combattants" ou "soldats du califat" recrutés jusqu’ici par Daech. ». Effectivement. Mais l'on pourrait dire la même chose de plusieurs des terroristes du Vendredi 13 et en particulier de Salah Abdeslam, amateur de joints et de Mac Donalds (le grand Satan américain!!!) qui, en cellule, s'abreuve de télé-réalité... Ah, cet « Occident » honni mais tellement attirant...

Les motivations réellement islamistes existent et il ne s'agit pas ici de minimiser leur dangerosité. Toutefois, force est de constater que l'islam est utilisé par plusieurs terroristes (ou racailles) avant tout comme une image, une marque, un simple signe d'appartenance. Dans ce monde d'images, utiliser celle de l'islam convient bien souvent à nous dire « Je vous déteste ! ».

Dans un syncrétisme étrange -symbolisé par tous ces musulmans portant la djellaba en même temps que des Nike aux pieds- un islam plus ou moins suivi (et/ou compris), considéré fort justement comme marqueur identitaire de différenciation se couple à une totale fascination/répulsion de la société libérale. On passe du supermarché, temple de la consommation, à la mosquée. Le vendredi, on prie et le samedi, on va aux putes le nez chargé de coke. La télévision, elle, reste toujours allumée.

Les plus jeunes générations d'immigrés, celles qui ont fourni pratiquement tous les meurtriers des attaques terroristes qui nous occupent, répondent à ce modèle. Peu importe dans le fond leur degré de religiosité ; le résultat est le même : ils nous envient, ils nous jalousent, ils veulent prendre notre place, ils nous haïssent, ils nous attaquent, ils nous tuent. Les Blancs sont à leurs yeux les coupables de tout leurs maux. Dans leurs représentations du monde simplistes, nous symbolisons la réussite, la stabilité, la liberté que eux n'ont pas. D'où leur mépris. Notre faiblesse n'arrange rien, elle les pousse à passer encore plus facilement à l'action.

La propagande multiculturelle a berné les immigrés en leur faisant croire qu'ils pourraient être comme nous, qu'on était tous égaux mais la réalité est tout autre et débouche sur une frustration multiforme qui explose aujourd'hui, sur fond de revendications identitaires ou communautaires et de jalousie envers ce nous sommes ou semblons être à leurs yeux. Nous sommes coupables de leur pauvre sort, de leur manque de réussite, de la colonisation, du racisme etc etc. Ajoutez à cela la pauvreté d'esprit souvent caractéristique d'individus instables à tous niveaux (capables de se « radicaliser » et de se décider à massacrer des innocents en quelques semaines) et vous obtenez un cocktail détonnant amenant à une guerre inévitable comme je l'ai évoqué dans mon précédent article.

Il est faux de croire qu'on nous mène une guerre qui ne serait que religieuse. Elle est multiforme mais raciale avant tout. L'islam est le drapeau des peuples de couleur qui s'opposent à nous et c'est en cela qu'il est le plus dangereux.

Rüdiger / C.N.C.

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26/07/2016

Des églises comme cible. Comme un petit air d’Espagne…

-Madrid, incendie de l’église du Sacré Cœur par des mouvements de gauche, en 1931 (5 ans avant la Guerre Civile) -

L’histoire ancienne et moderne de l’Espagne est une grande source d’enseignements pour les Européens.

L’idée ici n’est pas de faire une redite du thème de la Reconquista. Cette période, longue de plusieurs siècles, a déjà été abondement commentée, tant dans des publications historiques que dans des discours plus « idéologiques ».

C’est l’histoire plus récente de l’Espagne qui devrait plutôt attirer notre attention. Surtout vue sous l’angle des dernières actualités françaises… La période des années 30, plus particulièrement les semaines qui ont précédé la tentative de putsch de juillet 1936, est riche d’événements remarquables. Il y a des enseignements à tirer de cette course à la Guerre Civile. Au-delà de la situation chaotique de l’Espagne de cette époque (voir illustration), notamment  sur les plans économique, sociaux et politique, ce sont des circonstances très précises qui ont abouti à la situation de conflit.

Prenons comme exemple, plus récemment, les émeutes urbaines de 2005. Ces dernières sont avant tout le fruit de problématiques ethniques et civilisationnelles qui sont les conséquences de politiques migratoires désastreuses. Néanmoins l’événement déclencheur a bien été la mort de deux petites frappes dans un transformateur électrique…

Les événements anecdotiques précipitent toujours les situations larvées. Ils interviennent comme des déclencheurs, comme la « goutte d’eau »…

Revenons à nos affaires ibériques.

Dans l’Espagne de 1936 c’est toute une série sanglante d’attentats et de représailles qui a abouti au soulèvement militaire. Malgré les tensions qui traversaient la société espagnole de l’époque, l’armée ne serait jamais intervenue sans certaines circonstances.

Il faut notamment songer à l’assassinat d’un lieutenant de police d’extrême gauche au service de la République, le lieutenant Castillo, le 12 juillet 1936 (6 jours avant le soulèvement militaire). Pour l’anecdote, les tireurs étaient un groupe de jeunes phalangistes désireux de se venger de la mort de certains de leurs camarades qu’avait fait abattre Castillo (oui, c’était un sacré bordel).

Le soir même des collègues policiers de Castillo partaient en voiture dans Madrid afin d’exercer la loi du Talion à l’encontre de députés de droite (des policiers qui tirent sur des députés…). C’est le chef du grand mouvement monarchiste, Calvo Sotelo, qui en fit les frais. Réveillé à son domicile, trainé jusqu’aux véhicules, on retrouvera son corps au matin à l‘entrée d’un cimetière. C’est la mort du député Calvo Sotelo qui décida les généraux réactionnaires (Mola, Franco, Sanjurjo, etc…) à mettre à exécution leurs plans quant à un soulèvement militaire, le 18 juillet 1936.

Venons-en à l’actualité française.

Les événements de janvier 2015 contre Charlie Hebdo ne pouvaient déboucher sur une situation de graves tensions internes. En effet, malgré l’émotion suscitée et très habilement récupérée par l’oligarchie, notamment parmi les têtes grisonnantes soixante-huitardes (voir photos des manifestations…), le pays réel, profond, n’a pas été directement touché. Il n’était d’ailleurs que très indirectement visé…

L’histoire a commencé dans une rédac’ de «journalistes» parisiens subventionnés et s’est conclue dans une ZAC du nord-est parisien, avec au passage quelques flics en moins. Le tout orchestré par des «chances pour la France»… Le monde moderne et ses monstres qui se déchirent.

Néanmoins nous venons de frôler de peu un événement d’une ampleur bien plus grande et dont les conséquences auraient pu être infiniment plus… brutales. Une ou plusieurs églises de région parisienne auraient pu être, dimanche 19 avril à l’heure de la messe, l’objet d’une attaque sanglante à l’arme automatique (10-20 morts, minimum…) par un ou plusieurs combattants djihadistes (car oui, ce sont des combattants).

Frapper de la sorte des églises pleines, en France, n’est pas une déclaration de guerre contre l’Etat, la République et BHL… C’est une déclaration de guerre contre le pays réel (la France éternelle) et les populations européennes autochtones.  

Je ne me considère pas comme catholique… Je suis d’abord Européen, je me sens plus proche des philosophe grecs et de Nietzsche que du Christ. Néanmoins je sais pertinemment ce que signifie une attaque contre une église catholique orchestrée par des allogènes : une volonté explicite de me détruire, au sens physique du terme.

Il n’y a pas à douter, malgré l’état objectif d’abrutissement et de démoralisation des populations autochtones, que ce lien aurait été fait par la majorité de ces derniers… Une réaction très vive se serait manifestée, aboutissant à un processus de représailles spontanées (je ne parle pas de soulèvement populaire, mais d’actes violents isolés). La situation de conflit larvé que nous vivons depuis plus d’une génération aurait pu déboucher sur une situation de conflit ouvert.

L’objet de cet article n’est pas de déterminer s’il s’agit d’une situation souhaitable ou non.

On pourra me rétorquer que l’Italie n’a pas vu de conflit ouvert éclater sur son sol malgré l’état de tension qui régnait lors des « années de plomb ». Mais l’Italie des années 70 était certes un pays déchiré sur le plan idéologique mais non sur le plan ethnique et civilisationnel… 

Les églises de Villejuif auraient pu être notre «Calvo Sotelo»…

Or, c’est inévitable, une église pleine se fera attaquer… demain, la semaine prochaine, dans six mois… Cela aura lieu car, comme le dit Rüdiger dans ces pages, le système se défend mais ne défend pas les «sans-dents». 

C’est tout simplement inévitable. Donc restez à l’affut. Les événements peuvent s’enchainer très vite. L’histoire nous le montre.

Jacques Thomas pour le C.N.C.

(Article publié la première fois en mai 2015)

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