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31/10/2016

Résister au capitalisme dans un système capitaliste (Intervention de Jean Terroir à Academia Christiana)

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« Résister au capitalisme dans un système capitaliste »

Il s’agit d’une version adaptée à la publication écrite.Cette allocution a été donnée, de façon sensiblement modifiée, le vendredi 21 août de 21h à 22h lors de l’université d’été d’Academia Christiana à Sées.

Les références à l’Encyclique Papale Laudato Si’ qui complètent le propos sont indiquées entre crochets.

 

L’intervention de ce soir tournera autour du thème suivant : Résister au capitalisme dans un système capitaliste ou les alternatives au capitalisme dans un système capitaliste.

Deux façons d’aborder le sujet suivant, à savoir comment sortir de la matrice : on parlera plutôt d’opposition dynamique que d’alternative. Résister et opposer me semblent être les termes adéquats.

Sur le groupe Facebook, sous le visuel de présentation il est écrit : « Consommation, individualisme, déracinement, peut-on guérir notre société de ces maux ? Peut-on échapper à ces phénomènes ? » Je vais effectivement donner des pistes.

Débutons par un cadrage rapide. La France est un système hybride entre étatisme et capitalisme, notre propos doit donc prendre place dans le cadre national, quand bien même nous sommes dans une société marquée par la mondialisation. Mais on ne peut pas aborder en France une « résistance au capitalisme » sans aborder la résistance à l’Etat.

Si l’omnipotence de l’Etat est pour beaucoup de « libéraux » le signe que la France n’est pas vraiment un pays libéral au sens où eux l’entendent : c’est à dire la liberté complète en matière économique, qui effectivement n’existe pas en France pour la majorité des citoyens, c’est en revanche l’Etat qui a permis au capitalisme de devenir dans notre pays un fait anthropologique total. L’Etat en France, c’est en grande partie l’administration et la bureaucratie. Exemple simple : c’est l’Etat qui a contribué au développement de l’agriculture productiviste, donc de l’industrie-agro-alimentaire, donc des grandes surfaces, donc des zones commerciales, donc de la mort de la paysannerie traditionnelle et des commerces de proximité, de la sociabilité locale au profit de territoires entièrement dédiés à la consommation (et de la vente des centres villes aux enseignes comme H&M, Zara, Starbucks, Subway, Carrefour contact, etc…). Cette consommation entraîne d’importantes mobilités, et ces mobilités sont donc un élément du déracinement et de l’atomisation des rapports sociaux (via la voiture individuelle).

Par cet exemple simple, on comprend mieux le lien entre consommation, déracinement et individualisme. On comprend mieux aussi pourquoi on parlera de « fait anthropologique total ». Le rapport à l’Etat a aussi pour conséquence de renforcer l’individualisme : puisque l’État papa ou l’État maman est là (c.a.d : la version rassurante ou répressive de l’Etat), alors quel intérêt d’entretenir des liens de solidarité ? Nous sommes « seuls ensembles ». On devient un « sujet de l’Etat » et finalement tout le monde accepte tacitement le contrat : payer ses impôts pour avoir des « droits à » mais aussi le « droit de ». La loi prend la place de la coutume (locale) ou de la décence commune (pour replacer direct du Michéa).

Le Leviathan étatique permet l’intégration de la quasi totalité de la population, d’une manière ou d’une autre, au système capitaliste : par la formation (école), par l’aménagement du territoire (routes, permis de construire, grands travaux, etc…), par la culture qui est diffusée (télé, théatre, pub, …), par (tout simplement) les modes de vie, par la consommation (on peut consommer grâce aux aides sociales) [Encyclique Laudato Si’ – VI – 203]. Personne n’échappe réellement à la matrice et l’Etat doit vérifier que rien n’échappe à la matrice. Mais cela n’est pas étonnant, puisque tout pays capitaliste a besoin de l’Etat, au moins pour deux institutions : l’armée et la police. L’armée qui sécurise l’approvisionnement, et la police qui protège la propriété privée et les appareils de production. Mais l’armée et la police ont aussi pour fonction de protéger les citoyens et donc de déplacer le rapport de force des communautés humaines vers les Etats (c’est à dire que les peuples n’entrent plus en confrontation que si l’Etat le décide).

Par conséquent, je disais dès le début que résister au capitalisme c’était résister à l’Etat, mais résister à l’Etat c’est se mettre hors la loi. C’est donc la quadrature du cercle, comment résister au capitalisme de façon légale ? A la lumière de mon introduction, on pourrait s’imaginer que c’est contradictoire. En réalité, sauf sur quelques éléments, il est possible de se soustraire légalement à l’Etat sur un certain nombre de domaines, d’utiliser une partie du système contre lui. Toute sortie intégrale d’un quelconque système que ce soit est de toute façon chimérique. Citons en ce sens Serge Latouche : « Si la rigueur théorique exclut les compromissions de la pensée, le réalisme politique suppose des compromis pour l’action ». Même les moines ont besoin des touristes qui achètent leurs bières ou leurs confitures… car l’échange, même commercial, n’est pas forcément la recherche de l’enrichissement. Partons des moines pour poser notre plan : 1) comme le moine résister c’est donc d’une part une démarche individuelle (retourner le système c’est sûrement retourner l’individu contre l’individualisme), 2) résister au capitalisme c’est constituer une communauté sur des valeurs et d’une identité communes, 3) comme le moine, résister au capitalisme, c’est s’approprier un lieu, un territoire

 1) Résister c’est agir soi-même

Démarrons par un extrait de Dominique Venner : « Etre un insoumis ne consiste pas à collectionner des livres impies, à rêver de complots fantasmagoriques ou de maquis dans les Carpates. Cela signifie être à soi-même sa propre norme par fidélité à une norme supérieure. »

Résister au capitalisme partira toujours d’une démarche individuelle. C’est bien l’intérêt d’une formation comme Academia Christiana, faire germer en chacun de vous un questionnement sur ce sujet pour qu’ensuite vous puissiez agir: seul, avec les autres et sur un territoire souvent en consommant différemment.

Être sa propre norme par fidélité à une norme supérieure, dans un contexte chrétien, cette « norme supérieure » est évidemment religieuse et biblique.

Retenons simplement ce passage de l’Evangile selon Saint Matthieu au Chapitre VI verset 24: « Nul ne peut servir deux maîtres : car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse. » (Mammon) [Encyclique Laudato Si’ – VI – 217]

Pour résister au capitalisme il faut donc adopter une éthique. Éthique de la responsabilitééthique de la limite. Il faut être responsable dans l’actionet accepter la limite. Pour les chrétiens, comme pour la philosophie païenne greco-romaine, la limite est liée au divin, qu’il soit sous sa forme païenne ou sous sa forme chrétienne. On songera bien sur à l’orgueil. Chez les Grecs, l’hybris est suivi de la colère des dieux (c’est ainsi qu’Herodote explique la défaite des Perses du roi Xerxès). Dans le christianisme, l’orgueil sera rangé au rang des péchés. Mais dans une société où « Dieu est mort » pour reprendre Nietzsche, il n’y a plus de limite. Dans la religion du progrès, qui ne se limite pas au capitalisme mais aussi à certaines formes de socialisme, marquée par l’économisme et le fétichisme de la croissance, l’objectif est de toujours « repousser les limites ».

La première étape de la résistance au capitalisme et ses corollaires consiste donc à adopter cette double éthique de la responsabilité et de la limite et à décoloniser son imaginaire (lire le papier de Serge Latouche dans le dernier numéro de La Décroissance). Cette décolonisation de l’imaginaire est une étape essentielle. Pour un catholique, la Bible devrait être un moyen de décoloniser l’imaginaire de la société capitaliste marquée par le matérialisme, l’accumulation et la soif d’enrichissement. Il ne faut pas accorder d’intérêt à tout ce qui nous pousse à consommer. Il faut résister à la séduction publicitaire (à la tentation). Il faut sans cesse se questionner : est-ce responsable ? Est-ce juste ? Est-ce bon ? Il n’y a pas de résistance au capitalisme sans recul sur le monde et la société et donc une prise de distance avec ces normes. La réussite, est-ce être un homme riche ou est-ce être un homme juste et bon ?

Autre élément qu’on pourrait citer dans la décolonisation de l’imaginaire : le rapport au temps. Une des mutations anthropologique majeure induite par le progrès technique, c’est le changement de notre rapport au temps. On ne peut aller plus vite que le cheval que depuis la fin du XIXeme siècle. La « société de la vitesse » a donc émergée et aucun régime, y compris les régimes qui voulaient lutter contre l’homme libéral, n’a été contre la société de la vitesse. Il est nécessaire qu’il y ait une part prométhéenne mais on n’en maîtrise pas toujours les conséquences. La vitesse, si elle a contribué à la « grandeur des nations », a aussi favorisé une philosophie puis une pratique néo-nomadiste. Le déplacement fait parti de notre façon d’habiter le territoire. J’y reviendrai en troisième partie. Il faudrait donc repenser notre rapport au temps, prendre le temps, faire moins de « choses » mais mieux : la « philosophie de l’escargot » des décroissants.

Une fois qu’on a entrepris cette démarche, elle peut se retranscrire dans un certain nombre de gestes quotidiens, qu’ils soient marchands ou non marchands. Dans les gestes marchands il y aura évidemment ce que nous achetons et ce que nous n’achetons pas. 1 euro qui ne part pas dans la matrice ou 1 euro qui part à soutenir un projet économique alternatif et c’est 1 euro que l’on retire du circuit économique classique. Il faudra donc viser peu à peu la désertion des grandes surfaces, le refus d’acheter certains produits (huile de palme, en raison des conditions de production, le propriétaire de telle ou telle entreprise comme Monsanto ou Coca-Cola) [Encyclique Laudato Si’ – VI – 208]. Dans les gestes non marchands, il y a tout ce qu’on peut faire au quotidien chez soi : par exemple utiliser des outils non électriques dans certaines tâches, se déplacer à pied ou à velo. [Encyclique Laudato Si’ – VI 211]. Prendre le temps pour écrire des lettres ou pour lire : la lecture demeure une activité de résistance au capitalisme (encore faut-il bien choisir ce qu’on lit et donc ne pas être sensible aux phénomènes de mode). Plus de télé (aliénation). Tendre vers la frugalité volontaire. « Un homme heureux consomme peu. » S. Latouche [Encyclique Laudato Si’ – VI – 204 et VI – 223]

Continuer d’acheter des revues et journaux papier, aller pour certains ouvrages dans des librairies indépendantes (donc pas la FNAC). Aller chez les bouquinistes. Et c’est possible aussi dans d’autres domaines comme la musique ou l’habillement. Il est possible d’aller chez les revendeurs ou les friperies (exemple : Oxfam). Privilégier la réutilisation, le rapiéçage, la revente ou le don, à l’achat dans des magasins. Selon l’ADEME chaque habitant se débarrasse de 17 kilos de textile par an dont 9 kilos de vêtements. Agir en refusant de contribuer à la société du jetable, c’est forcément passer par des petits commerces (le bouquiniste, le cordonnier, la mercerie, …). Possibilité également d’acheter dans des magasins de qualité et français comme 1083 pour les jeans ou les chaussures.

Là aussi, paradoxalement, accepter dans un premier temps ses limites : vous ne pourrez pas tout faire, tout de suite, et dans certains domaines ce sera plus compliqué que dans d’autres pour x raisons. Vous serez par exemple confrontés à des réalités financières, il est possible de se nourrir bien pour pas trop cher, mais il est difficile de s’habiller bien pour pas trop cher. Par ailleurs la problématique de l’habillement nous renvoie à un autre élément qui moi me paraît central dans la société actuelle : les gens sont souvent mal habillés, la culture « sportswear » y est extrêmement développée. Là aussi c’est un signe de l’influence de la société capitaliste : le bougisme, la culture urbaine moderne, encouragent à se vêtir avec des chaussures de sport ou des vêtements de sport. Mais cela contribue souvent à l’enlaidissement et à la vulgarité de la foule. (voir un ouvrier avant et après). S’habiller correctement en ville, c’est une façon de ne pas succomber à la médiocrité et à la facilité ambiante. C’est la « tenue » chère à Dominique Venner. C’est aussi l’esthétique.

En définitive comme le dit André Gorz : « la critique de la croissance n’a de sens, et de portée révolutionnaire, qu’en référence à un changement social total. »

A l’issue de cette première partie, nous aurons vu la quasi totalité des 8 R de Serge Latouche: réévaluerreconceptualiserréduireréutiliser et recycler. Il nous resterai restructurerredistribuer et relocaliser à traiter.

2) Résister c’est agir avec les autres

Restructurer et redistribuer c’est agir avec les autres. C’est adopter de nouvelles façons d’organiser la vie sociale et économique. Zentropa a publié un article intitulé « la communauté ou le cauchemar du système ». La communauté, ce n’est pas le communautarisme. La communauté c’est l’affirmation des liens qui unissent des individus, qui favorisent l’entraide et la coopération dans une perspective d’autonomie. L’entraide est un facteur d’évolution chez Kropotkine, par opposition au darwinisme social de la loi du plus fort. La foi par exemple, ne peut pas simplement se vivre seul, elle se vit aussi dans la messe. Qu’est-ce que l’Eglise si ce n’est l’Ecclesia grecque, l’assemblée. Même le moine (du grec monos, seul), vit dans une « communauté monastique ». Ce n’est ni un ermite, ni un anachorète. Dans l’histoire du christianisme, la communauté a été prépondérante et la force de la communauté d’autant plus. Lors des persécutions, la force de la communauté a empêché l’empire romain de vaincre le christianisme. [Encyclique Laudato Si’ – VI – 219]. Aujourd’hui, pour résister à l’empire de la marchandise il faut agir en communauté. Le troc, le don, les systèmes associatifs (AMAP), les coopératives, les SEL (systèmes d’échanges locaux), les monnaies locales, les microcrédits, le prêt au sein de la communauté, l’autogestion, etc… Le Mouvement d’Action Sociale est un exemple de réponse.

Cela nous réapprend l’organisation collective, le partage, la confiance, etc… Il faut monter des ateliers : cuisine, couture, jardinage, lecture, … tout ce qui favorise le partage, la mutualisation. Il est important de prendre le temps de cuisiner, de partager un repas, sans avoir la télé qui hurle dans le salon. Faire des activités sportives ensemble: la marche, l’auto-défense. (on ne fait pas du sport simplement pour faire du sport, mais aussi pour être ensemble). Vous pouvez inventer vos propres formes de communauté. La communauté est également la garantie de maintenir vivante la norme (à laquelle sont attachés des valeurs et des principes) et de pouvoir trouver un « refuge » en cas de doute. On peut faire part de ses doutes à sa communauté. C’est aussi la nourrir, la réorienter, l’approfondir.

Il est nécessaire de pouvoir exclure du groupe, et sanctionner (et non de punir, la sanction est éducative, pas la punition), la communauté a des règles, elle «pose le « NON ». Dans la société individualiste, c’est l’absence de règle qui devient la norme. D’où l’inversion des valeurs. L’argent permet de tout s’acheter, de tout transgresser, d’échapper à la loi, etc… La première communauté à faire vivre : c’est le couple, première sphère d’entraide, de coopération d’échange, de complémentarité, de prise de décision collective.

Il ne s’agit pas ici d’une utopie (du grec u-topos qui signifie absence de lieu) mais bien au contraire de la mise en place de quelque chose de concret, de réel, de palpable, de sensible… la communauté est-elle même un « lieu », elle a en tout cas la capacité à s’inscrire et à sa manifester dans des lieux, sur un territoire.

 3) Résister c’est agir sur un territoire

Tous les actes de la vie se déroulent dans des lieux : logement, travail, école, commerce, … Fréquenter d’autres lieux, c’est aussi résister aux « lieux du Capital ». Le choix de son logement, de son travail, de l’école de ses enfants, de là où on consomme, de là où on voyage, tout cela a une importance. Privilégier la densité du bâti à l’étalement urbain, le microfermage, l’agroforesterie, le bocage, la permaculture, etc… à l’openfield. C’est ce qu’on lit dans l’AT : « Malheur à ceux qui ajoutent maison à maison, Et qui joignent champ à champ, Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace, Et qu’ils habitent seuls au milieu du pays » (Isaïe 5,8)

La communauté devra s’enraciner sur un territoire dans lequel elle agit. La communauté aura donc d’autant plus de pertinence qu’elle peut agir localement. D’une façon générale le localisme est une façon de rompre peu à peu avec la matrice. La maîtrise de son propre territoire est fondamentale. Dans l’idéal il faudrait en connaître la faune ou la flore. Il faut donc se réapproprier le territoire par la marche (ou le vélo).

Paradoxalement l’urbain maîtrise mieux son territoire que le néo-rural. Le territoire c’est l’enracinement (qui peut être incomplet / imparfait). S’enraciner, ce qui suppose donc un territoire, ce n’est pas refuser les mobilités, c’est se questionner sur la pertinence de nos mobilités et sur la façon donc nous nous déplaçons sur le territoire. Bien évidemment on adoptera pas la même « stratégie » si on est au centre-ville d’une métropole ou dans un petit village de la Creuse. Mais il y a pour tous les types de territoire des façons d’agir et des questionnements à avoir. L’Église elle même a constitué un maillage territorial au sein duquel elle agit.

Dans l’histoire, toutes les communautés se sont appropriées un territoire. Au sein d’un territoire il est plus simple de définir des rôles, complémentaires. Chaque personne peut exprimer ses talents sur le territoire et trouver une place au sein de la communauté. On ne définit pas arbitrairement des rôles, on les définit en fonction des besoins, ou on agit en fonction des talents comme c’est le cas dans un réseau. Ce territoire n’est pas une forteresse bastionnée mais peut être un camp de base, un centre, un point de ralliement et un lieu à partir duquel on s’ouvre au monde. Par définition le territoire est marqué par la limite : il est délimité, et il est possible pour la communauté de définir, sur le plan géographique, ce qui peut ou non passer la limite. Par exemple, le touriste, parfois mal vu par l’autochtone, qui « transgresse son territoire quotidien ».

Transgression des distances, des limites : on ne s’en rend même plus compte. On assiste à un retour au réel dans les banlieues : ces zones de non-droit sont en réalité des zones d’un autre-droit ce qui démontre l’importance du territoire. Quels sont nos espaces d’autonomie ? Où sont nos Républiques autonomes? Où est la souveraineté populaire ? C’est ce qu’on retrouve au sein des ZAD ou au sein des BAD, quant elles ne sont pas abordées sous l’angle du survivalisme anglo-saxon du seul contre tous, mais comme précisément une BASE, AUTONOME et DURABLE. Plutôt que durable, je préférerai le terme de « collective ». Ne cherchez pas plus loin la force du capitalisme, celle des gauchistes ou des « jeunes de banlieue »: c’est leur capacité à s’approprier le territoire qui fait leur force. Les premiers par les rapports de prédation marchande et de spéculation, les deuxièmes par des alternatives et les derniers par le contrôle social, l’économie souterraine et la violence (qui peut trouver une explication sur le plan anthropologique).

Conclusion :

1a) Décoloniser son imaginaire, éthique de la responsabilité et de la limite
1b) Modifier ses habitudes quotidiennes (dé-consommation, frugalité volontaire)
1c) Faire attention à sa Tenue et à l’esthétique (image)
2a) Agir avec les autres (entraide, coopération)
2b) Monter et soutenir des projets collectifs (autonomie)
2c) Savoir dire NON (limite)
3a) Fréquenter d’autres lieux
3b) Agir sur un territoire (localisme, enracinement)
3c) Constituer des lieux et s’approprier un territoire (ZAD, BAD)

Jean / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Première publication sur academiachristiana.wordpress.com

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Bibliographie indicative:

Ouvrages :

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BAUDRILLARD, Jean, La société de consommation, Paris, Denoël, 1970

CHEYNET, Vincent, Décroissance ou décadence, Vierzon, Editions « le pas de côté », 2014

COLLECTIF OFFENSIVE, Divertir pour dominer, La culture de masse contre les peuples, Montreuil, Éditions l’Échappée, 2010

DARDEL, Eric, L’homme et la Terre, Nature de la réalité géographique, Paris, Éditions CTHS, 1990

DEBRY, Jean-Luc, Le cauchemar pavillonnaire, Montreuil, L’Echappée, 2012

ELLUL, Jacques, Anarchie et christianisme, Paris, Editions de la Table Ronde, réed. 1998

ELLUL, Jacques, Le Système technicien, Cherche midi, réed. 2012

TRUILHE, Mathilde, GIBELIN, Fanny, Tour d’Europe, 6000 kilomètres à pied, Les Amis du Livre Européen, 2015

LATOUCHE, Serge, L’âge des limites, Mille et une Nuit, 2012

LATOUCHE, Serge, Le pari de la décroissance, Paris, Fayard Pluriel, réed. 2010

LUSSAULT, Michel, De la lutte des classes à la lutte des places, Paris, Grasset, 2009

LUSSAULT, Michel, L’homme spatial, Paris, Seuil, 2007

MAUSS, Marcel, Essai sur le don, Paris, PUF, réed. 2008

MICHEA, Jean-Claude, La double pensée, retour sur la question libérale, Paris, Flammarion, 2008

NAESS, Arne, Ecologie, communauté et style de vie, trad. Charles Ruelle, Paris, Editions MF, 2009

OZON, Laurent, France, les années décisives, BIOS, 2014

PAPE FRANCOIS, Loué sois-tu, Lettre encyclique Laudato Si’ sur la maison commune, Éditions Artège, 2015

TURKLE, Sherry, Seuls ensembles, De plus en plus de technologies de moins en moins de relations humaines, L’Echappée, Montreuil, 2015

VENNER, Dominique, Un Samouraï d’occident : Le bréviaire d’un insoumis, PGDR, 2013

WEIL, Simone, L’enracinement, Paris, Gallimard, réed. 2011

Articles :

LATOUCHE, Serge, LE CARBONEL, Guillaume, NAUDIN, Arnaud, « Serge Latouche : « la décroissance n’a pas à se situer sur l’échiquier politique », fr.novopress.info, 2014

LATOUCHE, Serge, « Pourquoi la décroissance implique de sortir de l’économie », La Décroissance n°121, juillet/août 2015

LE CARBONEL, Guillaume, « La décroissance pour les nuls », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2015

LE CARBONEL, Guillaume, « Ecologie politique et combats locaux », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2014

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Franck, « Chronique de livre : Fanny Truilhé et Mathilde Gibelin, Tour d’Europe », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2015

GRIMAL (de), Frédéric, « Coca-Cola:entre boycott et alternatives locales », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2014

MARTIN, Aristide, « Chronique de livre: Eric Dardel et l’homme et la Terre », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2014

NAUDIN, Arnaud, « Chronique de livre : Thierry Paquot, désastres urbains », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2015

Rüdiger, « Une sortie au Centre commercial », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2012

Rüdiger, « Les vacances dont tu ne veux pas … », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2015

Rüdiger et Ann, « Et toi, tu passes ta vie dans les bouchons », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2013

Rüdiger et Ann, « Le goût de rien, où comment l’homme se perd », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2014

Rüdiger et Ann, « Notre Sainte bagnole », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2015

TERROIR, Jean, « Chronique de livre: Jean-Luc Debry, le cauchemar pavillonaire », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2015

TERROIR, Jean, « La France du localisme. », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2015

TERROIR, Jean, « Chronique de livre: Christophe Guilluy, La France périphérique, comment on a sacrifié les classes populaires », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2014

TERROIR, Jean, « Chronique de livre: Laurent Ozon, France les années décisives », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2014

TERROIR, Jean, « Chronique de livre: Vincent Cheynet, Décroissance ou décadence », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2014

TERROIR, Jean, « Chronique de livre : Anarchie et Christianisme », cerclenonconforme.hautetfort.com, 2013

ZENTROPA, « La communauté ou le cauchemar du système », zentropa.tumblr.com, 2012

26/10/2016

Création d’un parti politique par le mouvement Azov et « Marche de la Nation », le 14 octobre 2016 à Kyiv, Ukraine

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Création d’un parti politique par le mouvement Azov et « Marche de la Nation », le 14 octobre 2016 à Kyiv, Ukraine

Le 14 octobre 2016, journée du défenseur et du guerrier traditionnel de l’Ukraine, s’est tenu à Kyiv le congrès inaugural du parti politique du mouvement AZOV, le Corps National (Natsional’niy Korpous).

Fondé sur la base du Corps civil AZOV, il unit les vétérans du régiment AZOV, des patriotes et des militants.



Andriy Biletskyi, fondateur et premier commandant du régiment AZOV, député à la Verkhovna Rada (Parlement), a été élu à l’unanimité chef du parti par 292 délégués venus de toutes les régions de l'Ukraine.

Levko Loukianenko et Myroslav Symtchytch, anciens prisonniers des camps soviétiques et vétérans de la lutte pour l'indépendance, ainsi que le célèbre écrivain ukrainien Vassyl Shkliar, entre autres auteur du livre « Sur le chemin glorieux du régiment AZOV », ont célébré l’émergence de la nouvelle force nationaliste devant les participants du congrès.

Le musicien Arseniy Bilodoub, chanteur du célèbre groupe Sokyra Peruna, au nom du Secteur Droit (Praviy Sektor), a souhaité bonne chance au Corps National et a souligné que les organisations nationalistes ukrainiennes entretenaient des liens de camaraderie, non des relations de rivalité.

Le régiment AZOV était représenté à la tribune en la personne de son commandant par intérim qui a précisé que le nouveau parti défend les intérêts supérieurs de l'Etat et de tous les soldats ukrainiens qui se sont battus et ont donné leur vie pour l’Ukraine : leur objectif n'a jamais été la capitulation, presque signée par les autorités ukrainiennes actuelles.

Avant la présentation du programme du parti, une vidéo qui retraçant l’histoire du mouvement AZOV a été projetée. Ensuite, les délégués ont approuvé le programme et la charte du Parti.

Dans son discours salutaire, Andriy Biletskyi, le chef du Corps National, a souligné ce qui suit : « Nous ne devons pas devenir le parti des mots, mais celui des actes. Assez de mots. L'Ukraine a besoin d’actes ».

Le premier principe tiré de la présentation du programme soulignait la nécessité de mettre en place l'Union Baltique-Mer Noire (Intermarium).

L'Occident, les Etats-Unis en particulier, a trahi l'obligation de défendre l'intégrité territoriale du pays au nom du mémorandum de Budapest conclu par l’Ukraine en échange de sa renonciation aux armes nucléaires.

Au lieu de développer un bloc géopolitique composé des alliés naturels régionaux de l'Ukraine, le gouvernement ukrainien et le président se mettent littéralement à genoux face à la communauté internationale, en demandant l'aide.

Ainsi, la priorité de la défense de l'Ukraine résiderait dans la restauration de son potentiel nucléaire, de ses capacités de production dans le domaine de l’aéronautique et des missiles balistiques, ainsi que dans la création de puissantes forces armées composées d'une armée professionnelle fondée sur un système contractuel et une armée de défense territoriale.

En outre, serait créée une Légion étrangère professionnelle visant à protéger les intérêts ukrainiens sur la scène internationale.

"Nous avons la connaissance en interne de la situation sur le front, ce qui nous met ainsi en mesure d'assurer la victoire de l'Ukraine", a déclaré le représentant du parti.

Dans le domaine de la politique étrangère et de défense ont été suggérées les étapes suivantes:


- La dénonciation unilatérale du traité d'amitié de 1997 entre l'Ukraine et la Russie.


- La reconnaissance de la Fédération de Russie, en tant que puissance belligérante et agresseur, ceci à tous les niveaux de la politique mondiale et de la diplomatie internationale.


- Le rétablissement des relations diplomatiques avec la Russie seulement après la désoccupation de la Crimée et du Donbass, ainsi que le paiement de réparations par la Russie.

- La légalisation du droit à l'autodéfense armée en Ukraine.

En outre, ont été mis en évidence les points économiques pour permettre de conférer à l’Ukraine le statut d'un super état : au lieu de brader les restes de l'héritage soviétique et d’offrir des ressources naturelles à bas prix à l'Ouest ainsi que des produits semi-finis, l'Ukraine devrait mettre en œuvre de nouveaux projets mondiaux sur la base de son immense potentiel dans les domaine scientifique et de l’éducation.

Elle devrait tirer parti de sa position géopolitique, de sa situation de corridor, de son sol riche, ainsi que de ses autres ressources naturelles.

Le temps du nationalisme économique est venu : l'Ukraine devrait mener la Quatrième révolution industrielle dans des domaines comme les technologies de l'information, les biotechnologies, l’énergie, les transports, le complexe militaro-industriel et l'agriculture.

L'économie de l'Ukraine doit être mixte : le Corps National suggère la nationalisation des branches stratégiques de l'économie et en même temps un soutien maximal aux entrepreneurs privés dans le reste du champ économique, national et étranger, avec la réduction du fardeau de la fiscalité en particulier.

La modernisation rapide de l'économie ukrainienne suppose la mise en place d’un Fond d'investissement national.

L’autarcie énergétique serait basée sur le développement rapide de l'industrie nucléaire et thermonucléaire.



En politique intérieure, en ce qui concerne la structure du gouvernement, l’accent est mis sur la place tenue par un puissant leader national qui serait à la fois le commandant en chef et la tête du pouvoir exécutif.

Simultanément, sa responsabilité personnelle serait garantie par une procédure stricte de mise en accusation.

La même chose vaut pour les fonctionnaires qui doivent être prêts au rétablissement de la peine de mort comme mesure exceptionnelle pour trahison et détournement de fonds publics.

Les juges et les représentants des forces de l'ordre devraient être élus sur une base régionale.

De plus, la majorité des questions sociales devrait être discutée lors de référendums locaux.

La décentralisation, la liquidation de la brueaucratie et de la corruption pourraient être, entre autres, réalisées grâce au recours à un mode de gouvernement électronique.

Force, Prospérité et Ordre sont les grands principes qui résument le programme du parti.



Le congrès a réuni des délégués étrangers en provenance d'Europe occidentale, centrale et orientale (Pologne, Lettonie, Croatie, Grèce, Italie, Allemagne).

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La célébration du congrès du parti et du Jour des Défenseurs de l'Ukraine par le Corps National s’est conclue par la massive « Marche de la Nation «  ayant réuni de plus de 10 000 personnes avec la participation du Secteur Droit (Praviy Sektor), de C14 et d'autres formations nationalistes qui ont rejoint le cortège, avec de nombreux habitants de Kyiv.

La marche, qui a duré 3 heures, était accompagnée par les hymnes de fameux chanteurs patriotes ukrainiens.

Elle a démarré au pied de la statue de la Mère Patrie pour traverser le centre historique de Kyiv jusqu’à la place Sainte Sophie et le monument de Bohdan Khmelnytskyi.

L’arrêt le plus long fut effectué dans la rue Hroutchevskyi où, il y a plus de 2 ans, au cours de l’hiver 2014, sont morts des héros de la Centurie Céleste.

Les leaders des mouvements organisateurs de la marche ont déposé des gerbes de fleurs à la mémoire de ceux qui sont tombés, pour honorer leur mémoire et celle des soldats ukrainiens de la guerre en cours.

« La paix, après la victoire », pouvait-on lire sur une des bannières brandies par les participants.

Aussitôt arrivés à destination, ces derniers ont pu écouter les discours des chefs d’organisations qui ont mis l’accent sur deux points principaux.

Ils ont envoyé tout d‘abord un message très clair au gouvernement ukrainien : « Nous avons battu le pavé pour montrer aux autorités que nous ne lâcherons rien et que nous sommes prêts à entreprendre des actions décisives au cas où elles trahiraient l’Ukraine et le peuple ukrainien ».

Ensuite, ils ont souligné l’impératif de la solidarité entre organisations nationalistes qui ont uni leurs forces au cours de la marche et sont prêtes à former un front politique commun.

« La force est dans l’unité » a souligné Andriy Biletskyi, le leader du « Corps National » et de l’ensemble du Mouvement Azov.

La marche s’est achevée avec la récitation collective de la prière du nationaliste ukrainien, un rite traditionnel du Mouvement Azov.

Olena Semenyaka

(traduction française effectuée par Björn Sigwald et Pascal Lassalle)

Toutes les photos à la source: http://reconquista-europe.tumblr.com/

25/10/2016

Comment Vladimir Poutine sert la domination US (VoxNR)

Comment Vladimir Poutine sert la domination US

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Nous avons créé Goldstein, dit Orwell dans 1984. Alors un peu de théorie de la transpiration.

Je suis pro-russe, mais je suis surtout pro-paix. Nous nous acheminons vers une guerre qui peut anéantir l’Europe. Je sais que les Américains rêvent d’en découdre avec les russes en même temps qu’ils désirent ruiner ce qui reste du vieux continent dirigé par une poignée de chipies ou de minables. Mais on oublie la règle un du cinéma US : il faut que le méchant soit « réussi ».

Obama a soumis l’Europe parce qu’il était noir, cool, jeune, prix Nobel, ce qu’on voudra. Un continent de zombis comme celui-là n’est pas dur à soumettre, en tout cas moins que les Philippines. Il reste qu’il n’aurait pas autant cassé la baraque, cet Obama, sans l’appoint d’une troisième force extraordinaire nommé Vladimir Poutine. Celui-là aura été non pas the wrong man, pour reprendre un édito du NYT, mais the right man at the right place. Vous vouliez un ennemi russe parfait, avec une tête de cyborg, un passé KGB, des mœurs de chasseur, un comportement d’autocrate, un réflexe orthodoxe, une obsession géopolitique, une brutalité de cosaque, et nous l’avons.

Dès lors il n’a pas été compliqué pour les USA de mobiliser leur presse et leurs agents pour reprendre le contrôle de l’Europe. Poutine étant là, et faisant 80% du boulot, il était simple de déchaîner l’opinion contre la Russie, qui reste la terre du goulag, du bolchevisme, du tsarisme, des pogroms, de tout ce que vous voudrez pour faire peur dans les chaumières bobos qui vont voter Juppé. En 2007 Bush avait déshonoré son pays sur les champs de bataille et sur les plateaux télé, en 2016 Poutine aura fait de l’oncle Sam le nouveau sauveur du monde, rôle dont il ne se départit pas. L’oncle Sam peut remercier Poutine décidément. Tu me demandais un miracle, je te donne le FBI, disait Alan Rickman dans Piège de cristal. Tu me demandais un miracle pour regonfler l’OTAN et ratisser l’Europe, je te donne Poutine.

Lire la suite sur VoxNR

Nicolas Boileau

17/10/2016

Conférence à Toulouse (20/10/16) : Alexandre Mendel, La France Djihadiste

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10/10/2016

Regard sur l'actu #32 : Bienvenue en Absurdie

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Regard sur l'actu #32 : Bienvenue en Absurdie

 

Pape à la carte

Quand le Pape explique qu'il faut accueillir les réfugiés ou qu'il baise les pieds de réfugiés musulmans, c'est un Pape "humaniste" pas comme "l'autre réac de Benoit XVI", par contre quand il s'en prend à la théorie du genre, il redevient soudainement "réac". En fait je préférerais le contraire, un Pape qui ait le courage d'expliquer la violence que représente le déracinement et qu'aucun homme ne devrait être encouragé à fuir son pays mais qui n'accorde pas plus d'importance que cela à 3 pages de manuel scolaire sur le genre. Qu'est-ce qui est le plus problématique pour l'Europe, l'afflux de millions d'immigrés ou que 30 types deviennent transgenres à cause des cours de SVT ?

Peu importe de toute façon, tantôt tancé par l'extrême-droite, tantôt par la gauche, certains semblent oublier qu'on ne demande rien d'autre à un Pape que d'être Pape et qu'en vertu des positions de l'Eglise, autant sur la charité que sur la sexualité, la ligne du Pape est tout à fait logique. Il ne peut pas y avoir de Pape à la carte ou d'Eglise à la carte. La religion, et a fortiori la religion catholique structurée par un dogme et un clergé, n'est pas un supermarché. « j'vous prend 300g de Pape oecuménique, 200g d'aide aux réfugiés mais pas ce mauvais produit contre la théorie du genre ».

Au moins cela nous apprend quelque chose, malgré des églises désertes en France, la parole du chef catholique semble toujours être importante pour nos contemporains.

Noeuds au réseau

Anne Hidalgo est sûrement très fière de sa « journée sans voiture » comme Martine Aubry de son nouveau plan de circulation à Lille. Emmerder les automobilistes voilà une priorité dans notre pays. Qu'on se rassure, le CNC ne va pas soudainement devenir anti-écologiste et pro-bagnole, mais regardons simplement la vérité en face. Si des millions d'automobilistes engorgent nos réseaux routiers c'est pour des raisons assez simples à comprendre et qui ne seront pas ici totalement exhaustives : le coût de l'immobilier a repoussé une bonne partie des classes moyennes dans le périurbain voire dans le rurbain. Or les classes moyennes constituent l'essentiel de la population. Avec la mondialisation, les territoires se sont de plus en plus spécialisés, souvent autour d'une seule activité. Fini le quartier où se mêlait emplois, logements et loisirs, aujourd'hui il y a des « zones » dédiées : aux loisirs, à la consommation, à l'emploi. D'une façon générale, plus personne (ou presque) n'habite à côté de son travail. D'après une étude de la Dares (direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) les Français mettent en moyenne 50 minutes aller-retour pour se rendre à leur travail, une augmentation de 10 minutes par rapport aux mêmes études il y a une douzaine d'année. 74% des travailleurs prennent leur voiture contre 11 % les transports en commun. Autant dire que la balance penche très largement du côté de la voiture. Une autre raison peut inviter les automobilistes à ne pas changer leurs habitudes: l'insécurité dans les transports. Pourtant s'il y a bien une mesure écologiste, c'est de rentre incitatif l'usage des transports en commun par une lutte impitoyable contre l'insécurité et les incivilités. Laxisme et écologie ne sont pas compatibles. Dans une vidéo, l'humoriste franco-camerounais Fabrice Eboué lançait le défi suivant à Anne Hidalgo « prendre le RER entre Sarcelles et Saint-Denis après 22h », tout est dit, non ?

Le « retour en arrière » en Pologne, c'est à dire ?

Je ne suis pas favorable au projet Polonais contre l'avortement, mais je constate que chaque fois qu'un gouvernement de droite prend une mesure allant à l'encontre de la post-modernité, on l'accuse de faire « un bond en arrière » ou de « revenir en arrière ». Étrange lieu commun. Que signifie en effet « revenir en arrière » ? Puisque l'histoire n'est pas linéaire mais par exemple une succession d'apogées et de déclins de grands empires structurant le monde. Gustave Thibon écrivait que « aller dans le sens du vent est une ambition de feuille morte ». A-t-on déjà vu un révolutionnaire ou un dissident être en conformité avec son époque ? Ce qui permet de dire de quelqu'un qu'il est en avance sur son temps, c'est lorsque ses idées ont triomphé, sinon on l'oublie. Il serait plus juste de dire que certaines idées sont « dans l'air du temps », au sens où les sociétés sont mues par des idées-forces à un temps t. Qu'on regarde les masses islamiques, se recroquevillant de plus en plus sur le salafisme, les occidentaux, se tournant de plus en plus vers « les populismes » et on comprendra qu'effectivement bien loin d'être linéaire, comme le souhaitent les progressistes, l'histoire est assez complexe. A l'ère des masses, encore plus. On ne revient de toute façon jamais en arrière dans l'histoire, les « restaurations », « réformes », et autres tentatives de faire « comme avant » se sont toutes soldées par des échecs cuisants. C'est ce qui amène Dominique Venner à écrire que « la tradition, ce n'est pas le passé, c'est ce qui ne passe pas ». Le plus amusant avec les progressistes, c'est qu'ils ont récupéré le pire d'un monothéisme qu'ils brocardent, sans en conserver le meilleur. Il ont conservé la vision linéaire de l'histoire, mais en détruisant les éléments de verticalité et d'élévation que comporte la religion. Leur « sens de l'histoire » n'est en réalité qu'une longue agonie de l'Occident vers l’abîme.

Dossier « Tabou », une victoire de la nouvelle opinion publique ?

Ayant décroché de la réacosphère/fachosphère depuis quelques semaines, je n'avais absolument pas entendu parlé du dossier tabou sur l'islam en France de Bernard de la Villardière. Je suis « tombé dessus » comme on dit, par un pur hasard, en zappant sur ma télécommande. Une autre façon de « décroître ». Intrigué par ce que je vois, je décide de regarder, on y voit Sevran, la vraie-fausse deuxième mosquée de Paris, etc... et je me dis, tiens étonnant qu'on montre ça à la télé. Le lendemain je constate alors que c'est l'emballement général sur le net. Logique. Un reportage pouvant potentiellement stigmatiser nos chances pour la France et « faire le jeu du Front National », c'est certain que ça ne pouvait que faire réagir. Chacun ayant d'ailleurs parfaitement joué le rôle qu'on attendait de lui. Les censeurs s'offusquant, les partisans des thèses identitaires et souverainistes exultant. Au milieu de tout ça je me dis quand même, que peut en penser quelqu'un de peu politisé ? Entre les attentats, l'affaire du burkini et ce genre de reportage, ça commence à faire beaucoup pour les Français moyens. D'un autre côté si ce reportage a pu être fait, c'est surtout pour ne pas laisser trop de place à la réinformation qui occupe le créneau. Si la réinformation est la seule à traiter l'islamisation, tôt ou tard, ce sont des parts de marchés qui baissent pour la presse mainstream. Avec un tel reportage, c'est l'assurance de faire des audiences. C'est au final une victoire pour la nouvelle opinion publique, comme dans l'affaire Black M, car elle pousse à parler de sujets qu'on ne peut plus mettre sous le tapis. On remarquera quand même qu'au moins Bernard de la Villardière est allé sur le terrain, qu'il s'est fait molesté, et j'en passe. Pas sûr que tous les carriéristes du journalisme ou de la politique en fassent autant. Et si bientôt les journalistes des médias « du système » recommençaient à faire vraiment leur métier ?

Sous les cailloux, le déclin de la France

Le monde des pipoles est en émoi depuis le vol à main armé subit par la starlette Kim Kardashian. C'est sans surprise aussi que beaucoup « des nôtres » ont noté qu'on ne parle jamais des anonymes qui subissent chaque jour la France Orange Mécanique. Mais encore une fois j'aurais tendance à prendre le contre-pied des réactions brocardant Kardashian au nom du « petit peuple » victime de la criminalité et de l'insécurité. Car, en admettant que ce ne soit pas une vaste arnaque à l'assurance, la situation dont a été victime Kim Kardashian, et quoi qu'on pense de la diva bling-bling, n'aurait de toute façon jamais dû se produire ! Paris ce n'est pas Soweto ou Rio ! Paris c'est encore Amélie Poulain au cinéma... Les visiteurs étrangers, qu'ils soient du show-biz ou de simples lambdas perçoivent bien la décrépitude de notre pays. La baisse de 53% de la fréquentation des touristes asiatiques en est une preuve cinglante... On se souviendra aussi des déclarations du chanteur des Eagles of Death Metal sur l'absence de réaction des Français face à la brutale attaque de leur pays par des salafistes. Lui qui a été privé de Rock en seine pour ses propos après avoir subi l'horreur du Bataclan... Sauf pour des motifs révolutionnaires, un peu à la Robin des bois, on ne voit pas au nom de quoi quelqu'un devrait se faire braquer et dérober ses cailloux. Le populisme de bas étage doit parfois s'effacer. Le problème ce n'est pas le traitement médiatique de l'affaire Kardashian, le problème c'est que Paris devient une ville de plus en plus dangereuse, comme dans certains pays en développement.

Jean/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

20/09/2016

Regard sur l'Actu #31: L'Europe saignée par l'oligarchie et les migrants

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Regard sur l'Actu #31:

L'Europe saignée par l'oligarchie et les migrants

Le divorce entre les peuples d'Europe et leurs dirigeants est une réalité bien connue. L'actualité ne fait encore une fois que le confirmer.

Les "migrants" encore et toujours

Les mois passent et l'invasion de l'Europe par les pseudo-migrants continue de plus belle. Qui s'en étonnera ? Seuls les idiots pouvaient penser que ceux qui l'ont promue allaient reculer. L'oligarchie mondialiste n'abandonnera jamais son dessein profond: la destruction de l'Europe comme puissance et celle de ses peuples. Ecoutez-les! Il faut en accueillir toujours davantage mais surtout les répartir le plus largement possible afin que plus aucun endroit de ce continent ne soit épargné. Le pape François vient d'ailleurs (encore une fois) de se poser en champion des migrants, lui qui, exemplaire, va héberger au sein du Vatican deux familles! Son dernier appel est sans équivoque :

"Que chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère, chaque sanctuaire d'Europe accueille une famille"

Oligarchie catholique et oligarchie mondialiste main dans la main pour nous détruire; nous avons l'habitude. Le financier apatride Georges Soros, qui nous voue une haine rabique comme chacun sait, vient encore de débloquer 500 millions de dollars pour les "besoins spécifiques des migrants, des réfugiés et des communautés d'accueil". "Je vais investir dans des start-up, des sociétés établies, des initiatives sociales et des activités fondées par les migrants et les réfugiés eux-mêmes" explique ce grand ami de l'humanité (qui cherche en outre d'autres investisseurs dans son projet afin d'accélérer notre déclin).

Heureusement, les faits sont têtus et l'opinion publique européenne n'est pas entièrement dupe de la situation. Cologne ou Calais sont deux noms qui parlent bien plus qu'un long discours. De plus, on n'en finit pas de découvrir l'ampleur de la manipulation que le Système a ourdie. Dernier exemple que j'ai relevé : de pauvres migrants qui ont quitté leur pays d'origine à cause des inhumaines persécutions qu'ils y subissaient y retournent pourtant... pour y passer leurs vacances ! On vient en Europe se poser en victime (ça marche toujours!), profiter du pognon (normal, on y obtient tout!) tout en retournant de temps à autre au soleil. La vie est belle.

« Selon une enquête de l'hebdomadaire allemand Die Welt am Sonntag, des réfugiés enregistrés en Allemagne, et à ce titre bénéficiaires d'allocations, feraient de courts séjours dans leurs pays d'origine. On note parmi ces destinations la Syrie, l'Irak et l'Afghanistan. Autant de pays dont certains ressortissants obtiennent le statut de réfugié en Occident compte tenu des dangers et des persécutions dont ils pourraient être victimes en y vivant. »

Pour contrer l'invasion, les initiatives fourmillent de plus en plus. De simples citoyens ou associations (à l'image du LiEn ou de l’association des maires « ma commune sans migrants » présidée par Steeve Briois) font un utile travail local pour saper le projet mondialiste; à un niveau supérieur, ce sont les pays d'Europe de l'Est qui, au sein de l'UE, tentent de combattre la marée humaine de pseudo-réfugiés. La Bulgarie, soutenue par la Hongrie, va ainsi bientôt doter sa frontière avec la Turquie d'une clôture de barbelés de 259 kilomètres! Victor Orban le dit clairement : c'est là que se joue « l'avenir de l'Europe » et non à Bruxelles !

 

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La Scandinavie trahie par ses élites

L'avenir de l'Europe ne semble pas non plus se jouer en Scandinavie... à en juger de la sombre situation d'un pays comme la Suède, dictature multiculturelle encore pire que ce que nous connaissons en Europe de l'ouest. Je reprends ce qu'en dit le site breizatao:

« Ce laboratoire à ciel ouvert a absorbé jusqu’à la dernière goutte le poison de la psychopathie gauchiste: ethno-masochisme, féminisme pro-musulman, athéisme nihiliste, invasion migratoire du tiers-monde, etc. L’élite au pouvoir dans ce pays est lancée dans la destruction totale de la Suède comme nation historique. »

En témoigne ce clip issu d'une organisation caritative alliée au gouvernement afin de tuer la Suède à petit feu. On y voit « la nouvelle société » dans toute sa splendeur tolérante et ethnodestructrice.


En Norvège ? C'est le roi qui prend la direction des opérations pour liquider son pays et son héritage. Face à un gouvernement conservateur qui a pris des mesures afin de lutter contre le flot migratoire, Harald V a déclaré combien il les aimait, lui, les migrants et les étrangers (et les homosexuels!):

«Les Norvégiens sont aussi des immigrés originaires de l'Afghanistan, du Pakistan, de la Pologne, de la Suède, de la Somalie et de la Syrie», a martelé le roi, avant d'ajouter, laissant peu d'ambiguïté quant à son parti-pris en faveur de l'ouverture du pays aux migrants : «Notre "chez-soi" est là où notre cœur est. Il ne peut pas toujours se situer à l'intérieur des frontières d'un pays.»

Plus globalement, le suzerain a affirmé que les Norvégiens étaient notamment «des femmes qui aiment les femmes, des hommes qui aiment les hommes», mais aussi des personnes qui «croient en Dieu, en Allah, en tout et en rien».

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Les animaux à la rescousse !

La seule barrière à l'installation des hordes de réfugiés serait-elle la défense de l'environnement ? Enfin, tout dépend de quel environnement l'on parle... A Steinfort, paisible bourgade du Luxembourg peuplée de 5000 âmes, doit se construire un village d'accueil pour migrants depuis quelques mois... mais, horreur !, des chauve-souris intolérantes (et en plus protégées!) vivent sur l'emplacement de ce futur Calais luxembourgeois ! Une association locale a ainsi réussi à faire retarder les travaux en demandant une étude environnementale afin de protéger les chauve-souris qui, il est vrai, sont chez elles!

Restons chez nos amis les volatiles et écartons-nous de notre sujet de base en évoquant cette belle initiative qui nous vient des Pays-Bas. Pour lutter contre le fléau représenté par les drones, la police néerlandaise a choisi une méthode archéofuturiste : les aigles! « Les animaux seront appelés à la rescousse quand les drones poseront un danger pour la population, lors d'un événement particulier, comme une visite d'État, ou s'ils volent trop près d'un aéroport. » Il serait stupide de ne pas les utiliser  car « les aigles voient les drones comme des proies et l'interceptent en vol avant d'aller se poser là où ils se sentent en sécurité, le drone toujours entre leurs serres »... Une centaine de policiers va être entraînée au maniement de l'oiseau impérial et des pays comme la France ou l'Allemagne seraient déjà intéressés pour imiter cette idée novatrice.

La France toujours au top !

Je ne pouvais pas terminer cet article sans évoquer la grandeur de notre pays par le biais de François Hollande. Celui-ci, détesté et raillé par toute la France (et une bonne partie du monde), n'en souffre pas le moins du monde dès qu'il est jugé par ses pairs. En effet, la fondation américaine Appeal of Conscience lui a décerné le titre d' «homme mondial de l'année» et a loué « son leadership dans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté dans un moment d'attaques terroristes et pour sa contribution à la stabilité et à la sécurité mondiales ». Traduisons. L'oligarchie le félicite pour avoir été un infatigable agent de l'anti-France et un serviteur zélé du projet mondialiste et droit-de-l'-hommiste. Mais, que savons-nous de cette fondation qui le décore de si belle manière ? Appeal of Conscience a été:

« Fondée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier, survivant de la Shoah et rabbin de la Park East Synagogue de New York, la fondation Appeal of conscience promeut "la paix, la tolérance, et la résolution des conflits ethniques". »

On comprend mieux.

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.