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22/12/2014

Regard sur l'actu (8) "Zemmour, les gays du FN et tout ce beau monde"

Sus à Zemmour !

On s’étonne grandement au CNC de voir à quel point le cas Zemmour divise encore une fois ce qu’on appelle la mouvance. La raison principale, on la sait tous : Eric Zemmour est juif. Pour beaucoup de ses détracteurs, cela est suffisant pour considérer le personnage et son discours comme négatifs (quand cela ne fait pas partie d’un plus vaste complot des forces judéo-maçonniques afin de détruire la « mouvance » qui n’a pourtant, il faut bien le dire, aucune influence sur son époque). Eh bien, nous, on s’en réjouit du cas Zemmour. Ah, certes, on aurait préféré avoir à sa place un descendant de viking mais on arrive à vivre avec. Pourquoi ? Parce que Zemmour est talentueux, qu’on a apprécié son dernier livre et que nous considérons son impact sur la société et les Français plus important que nos petits avis de fafs. Sa médiatisation a permis de libérer la parole et les ressentis de nombre de Français. Il faut être aveugle pour ne pas réaliser que beaucoup de gens se réveillent grâce à lui et au bruit que fait son Suicide français… et pour nous, c’est tout ce qui compte ! Sans compter que ça emmerde énormément tous les bien-pensants, les thuriféraires de la pensée unique, les associations larmoyantes (LICRA, SOS Racisme...) et même le sinistre Cazeneuve, tous partis à la chasse aux sorcières, que dis-je, en guerre sainte contre la bête immonde! C'est pas encore suffisant? Une bonne partie des fafs est tellement habituée à être coupée du peuple, du pays réel, que tout sursaut pouvant servir nos intérêts est de suite perçu comme une trahison car on n'a sorti ni les croix celtiques ni les références "du milieu"… Nous, on estime qu’une vérité est une vérité, même dite par un juif. Et par ailleurs, on ne manque pas de s’interroger sur ce qui cloche avec Zemmour car les origines étrangères de plusieurs personnes appréciées au sein de cette mouvance n’ont jamais dérangé grand monde… Pour conclure, voici ce qu’en disait un camarade il y a peu : "Si, dès qu'on peut parler dans les médias, on est du Système ; dès qu'on a quelques moyens financiers, on est du Système ; dès qu'on commence à avoir du pouvoir (c'est quand même le but), on est du Système, je propose de continuer à faire des exposés dans des arrières-salles ou même de devenir punk à chien, là on pourra se congratuler de ne pas faire partie du Système."

Princesse Erika

C'est marrant tout de même ce symptôme que l'on trouve dans le rap, r'n'b et autre raggazouk de mes deux de s'accoler de titres honorifiques pleins d'humilité dans les noms d'artiste (dans le genre de Maître Gims, maître de quoi, hein?). Ce besoin d'employer des qualificatifs flatteurs traduit-elle un complexe d'infériorité chez ces artistes? Erika, elle, avait choisi "Princesse"... Mwouais... Certes, elle n'en a pas l'air d'une princesse mais son train de vie n'est pas trop mal non plus. Rien que pour les droits de sa chanson "Trop de bla bla" qui est employée dans une pub' de la Mutuelle du Mans Assurance (MMA) depuis des années, Cendrillon-Erika touche 60.000 euros par an! Comme elle dit: « Ça me rapporte pas mal, ça me permet de vivre sans me faire trop chier ». Vous en avez de la chance, votre altesse, car en France, on a surtout des Cosettes et des petites filles aux allumettes qui, elles, pour le coup, aimeraient aussi vivre comme des princesses dans ce pays qui est le leur!

Le FN et ses gays

Tout le monde en parle avec effroi et n'en finit pas de rire ou de pleurer là-dessus. Ou de s'en désoler simplement mais mollement, ce qui est mon cas. Tout dépend de ce que l'on attend du FN et du crédit que l'on apporte à ce parti dans lequel coexistent des tas de tendances de plus en plus lointaines les unes des autres. Un peu comme dans la société française quoi... Les gays savent se faire entendre, entretenir une pub' autour d'eux et surtout s'accaparer les postes importants à l'image d'une autre communauté pourtant peu nombreuse elle aussi... Et le sens de la communauté, ça sert! On s'entraide, on se rencarde, on se pistonne. Et on gagne une influence hors norme. Même là où, il y a quelques années, cela aurait été impensable. On a beau ne pas apprécier ces gens-là, force est de constater qu'ils ont déjà raflé pas mal au FN comme ailleurs (n'oublions pas que cette communauté est constituée de gens ayant souvent de "beaux postes" dans la vie professionnelle). Ils parlent et se montrent beaucoup certes mais ils agissent et avancent leurs pions... Et là encore, s'ils sont forts, c'est de la faiblesse de ceux qui sont ou se disent opposés à eux. Qu'on le veuille ou non.

Du côté de la CIA...

On en entend parler de la CIA en ce moment! Outre le faux-débat sur ses méthodes expéditives (assimilées à la torture) dont feignent de s'offusquer nombre de bonnes âmes, le (de moins en moins) Messie Obama en tête, on cherche à nous faire avaler que la CIA aurait trompé la présidence et le gouvernement américains sur les manières qu'elle employait pour faire parler les terroristes! A d'autres! Dick Cheney, ancien vice-président qui est spécialiste pour lier guerre et affaires, vient en effet de dire tout haut ce que tout le monde chuchotait et savait depuis le début: la CIA avait été autorisée à agir de la sorte et même le département de la Justice avait donné son accord! La maison blanche était donc bien au courant! Comme elle l'était d'ailleurs à propos de l'inexistence totale de liens entre Saddam Hussein et le 11 septembre. Le dirigeant irakien, en plus de posséder des soi-disant "armes de destruction massive" avait été accusé de tremper dans les "attentats" de New York... Un document déclassifié il y a quelques jours prouve que la CIA savait que Saddam était étranger à tout ce dont on l'accusait. Cette information avait évidemment été portée à la connaissance de Bush and co. qui n'en avaient rien à foutre vu que la destruction de l'Irak était déjà prévue de longue date et qu'on avait juste cherché des prétextes à balancer à l'opinion publique. Tout le monde connaissait ce secret de polichinelles, un peu comme pour la Libye en fait... Dernière chose: Dick Marty, ancien rapporteur du Conseil de l'Europe et ancien parlementaire à Berne, vient d'annoncer que les agents de la CIA bénéficiaient de l'immunité totale quant à leurs activités en Europe, nos gouvernements vassaux ayant signé des accords sur le sujet avec le suzerain américain... On s'en doutait bien mais avoir la preuve, c'est mieux.

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

15/12/2014

Entrevue du C.N.C. #11: Andreas (Aube Dorée) sur l'histoire et l'actualité de Chypre

Andreas est Chypriote. Il est assistant parlementaire d'Aube Dorée au parlement européen de Bruxelles. Il fait également partie du National Popular Front (ELAM), parti politique chypriote très proche d'Aube Dorée.

On l'a vu récemment intervenir pour Aube Dorée au congrès du GUD "Le réveil des nations". Il nous a accordé une entrevue exclusive afin que le public français puisse mieux connaître la situation de Chypre, pays dont la partie nord a été envahie par la Turquie en 1974.

NB: Certains sigles ont été laissés intentionnellement en anglais.

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1) Peux-tu donner un aperçu à nos lecteurs de l’histoire de Chypre jusqu’à 1974 ?

Je vais commencer mon propos par une rétrospection historique de manière à bien faire comprendre le contexte au lecteur. Chypre est une île grecque, et ce depuis 4000 ans au moins. Pas un endroit séparé du reste de la Grèce mais un organe vital qui interagit et coexiste avec le reste de l’Hellénisme. Jusqu’en 1191, l’île fit partie de l’Empire Byzantin. L’année suivante, elle fut conquise par Richard Cœur de Lion puis connut par la suite un nombre important de souverains. Les Templiers, Guy de Lusignan, les Vénitiens, les Ottomans et les Britanniques dirigèrent l’île avec violence et noyèrent dans le sang toutes les tentatives de résurrection des Grecs.

Le 1er avril 1955 marqua le début d’un autre combat pour la liberté, l’auto-détermination et l’union avec la Grèce. L’Empire britannique était un ennemi supérieur en nombre et disposait de dizaines de milliers de soldats à Chypre… face à une guérilla révolutionnaire qui, pendant les 4 ans de conflit, n’aligna que quelques centaines de combattants. Sous la direction du Colonel Grivas, fier dirigeant nationaliste, l’EOKA (National Organisation of Cypriots Fighters) remporta une victoire écrasante sur les britanniques. Cependant, les forces politiques de Chypre et de Grèce trahirent cette victoire et le but premier qui était de parvenir à l’union ne put se réaliser. A la place, nous nous sommes compromis avec un Etat soi-disant « redevable ». Un pays comprenant des enclaves sous domination britannique et un gouvernement obligé de prendre des turcs au parlement, dans des postes ministériels ou en tant que vice-président. Un Etat avec des forces armées turques et des officiers de police turcs.

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Cet Etat et sa constitution étaient voués à l’échec. C’est donc sans surprise qu’à la suite de la mutinerie de la minorité turque de 1963, un autre conflit armé éclata. D’un côté, les turcs qui se séparèrent de la vie publique de l’île, s’isolèrent dans des enclaves 100% turques et formèrent leurs propres petits gouvernements. De l’autre le gouvernement chypriote qui essayait d’appliquer la loi. A cette époque, un bon nombre de vétérans de l’EOKA et d’autres volontaires mirent sur pied leurs propres milices afin de protéger leurs quartiers et lieux d’habitation des turcs.

La violence continua encore 10 ans. Cette période fut marquée par des bombardements de l’armée de l’air turque, par des gains et des pertes de territoires des deux côtés avec comme conséquence l’impossibilité à la République de Chypre d’imposer sa souveraineté sur l’île. L’invasion ne prit donc pas seulement place en 1974 mais déjà avant. Elle était bien planifiée et aidée par l’OTAN. Elle était déjà achevée avant 1974. L’invasion de 1974 marqua le zénith de l’expansionnisme turc qui imposa de fait un nouveau statu quo pour la « Grèce du sud ».

2) Tu es originaire de Chypre. Comment est la vie là-bas (d’un point de vue tant ethnique et culturel qu’économique et social) ?

La vie à Chypre à partir de 1974 et donc de la destruction du Mouvement National par le gouvernement a dramatiquement changé. 200.000 Chypriotes sont devenus des réfugiés dans leur propre pays, 4.000 d’entre eux sont morts et 1619 disparurent (aujourd’hui encore, nous n’avons aucune information sur le sort qui fut celui de la majorité d’entre eux). Le Chypriote a vu sa maison prise par les colons turcs, a vu son pays labouré par des mains étrangères et a vu ses efforts de toute une vie disparaître en quelques heures. Le nouveau Chypriote a commencé à ne vivre que pour le présent, n’a plus eu d’intérêt à vouloir bâtir le futur et acquérir la liberté. Il s’est noyé dans la prospérité amenée par le dollar qui lui a fait oublier son pays et ceux qui étaient morts pour le défendre. Il a laissé sur place un miracle économique similaire à ceux de l’Allemagne et du Japon après 1945. Il est devenu un consommateur, un matérialiste exhibitionniste et un xénomaniaque fanatique.

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3) Comment réagit la population face à l’occupation turque? Quels sont les contacts entre les Chypriotes et les occupants ? Comment est-il possible de résister ou de combattre l’occupation aujourd’hui ?

Année après année, la population ne prêta plus attention à l’occupation et considéra le statu quo comme acquis. Une minorité sera cependant toujours là pour combattre. Cette minorité eut à certains moments le pouvoir de raviver les réflexes patriotiques de la population et d’en faire une éruption volcanique. Ce fut le cas en 1996 avec la marche motocycliste contre l’occupation qui commença à Berlin et finit sur les barricades et la zone-tampon de Chypre. Deux cousins, Tasos Isaak et Solomos Solomou, le payèrent de leur vie. Le premier fut battu à mort par les Loups Gris et le second fut tué par balles alors qu’il escaladait un mât de la zone occupée afin d’en retirer le drapeau de la honte (voir vidéo). De temps en temps, le mouvement contre l’occupation déclencha des actions et réactions mais le manque de cohérence idéologique, les motivations personnelles ainsi que les forces de division marquèrent de leur ombre la seule résistance.


Il est possible de résister. Nous tenons notre destin en main car nous sommes en mesure de détruire notre futur ! Et si nous pouvons détruire quelque-chose, cela signifie que nous pouvons également le contrôler. La résistance doit venir de l’intérieur. Pour commencer, nous devons rejeter et considérer comme faux tout ce qui a été dit. Voyez-vous, l’histoire de Chypre est enseignée afin de créer des esprits faibles. Tout y est changé et les héros sont désignés comme des traîtres. En conséquence, le premier pas à faire est d’apprendre notre histoire. Le second est d’établir à nouveau un système scolaire helléno-centré qui créera des Grecs non seulement par le sang mais également par l’esprit.

L’éducation est la priorité. Pendant près de 800 ans, nous avons été détachés du corps national. Nous avons toutefois gardé notre identité, nos traditions et notre dialecte archaïque unique. Si nous savons qui nous sommes et d’où nous venons, nous pourrons maitriser notre destin.

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4) Quelle est l’opinion des Chypriotes sur: l’ONU, l’OTAN et l’Union Européenne?

Il n’existe aucune confiance dans ces organisations. Les Chypriotes se sentent trahis par elles toutes mais pour des raisons différentes. Ces raisons sont bien sûr en lien avec notre problème national. Après la vague de violence de 1963, un détachement de l’ONU (UNFICYP) fut envoyé à Chypre. Depuis, il est prouvé par des dizaines d’incidents que l’UNFICYP a été une base de support non-officielle pour les turcs. Par ailleurs, la manie de l’UE de vouloir « régler » le problème chypriote sur la base d’une confédération bilatérale prouve encore qu’elle ne souhaite simplement que légitimer les conséquences de l’invasion.

L’OTAN a toujours œuvré de concert avec la Grande-Bretagne et la Turquie contre les Grecs. L’accession de Chypre à l’UE était basée sur un mensonge : que Chypre serait libérée à nouveau. Les politiciens ont promu le mensonge suivant : Chypre occupée équivaudrait à une partie du sol de l’UE qui serait occupé, il n’y aurait donc aucune chance que l’UE puisse accepter une occupation d’une partie de son sol par un tiers parti. Le désenchantement de ceux qui avaient cru ce mensonge et voté en conséquence commença rapidement. Ces gens considèrent par ailleurs que l’UE est responsable de la crise économique que connaît Chypre aujourd’hui.

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5) En tant que membre d’Aube Dorée et du National Popular Front, peux-tu nous donner les positions officielles de ces structures sur Chypre et la Turquie ?

Aube Dorée et le National Popular Front réclament la mise en œuvre de la doctrine de l’espace de défense commun entre Chypre et la Grèce. En plus des espaces économiques communs liant les deux Etats, cela équivaudrait à une union entre l’île et la Grèce. Maintenant que le gaz dans l’espace économique commun de Chypre est un sujet d’intérêt international, la Grèce –et non Israël- serait le pays qui garantirait l’intégrité de Chypre. Les avions F16 grecs, et non ceux de l’armée de l’air israélienne, seraient stationnés à l’aéroport de Pathos à Chypre.

Parler maintenant d’une union totale est hors de propos. Nous devons d’abord recouvrer la souveraineté dans nos pays et leur redonner force et indépendance. Toute précipitation serait vouée à l’échec. Un voyage d’un millier de kilomètres débute toujours par un pas. Notre rêve le plus cher est de voir la nation grecque réintégrée mais la raison ne nous fait pas perdre de vue que toutes les conditions actuelles sont contre nous. Nous ne pouvons nous permettre en tant que nation une autre catastrophe du même acabit que celle d’Asie Mineure. Cela sonnerait notre glas.

6) Le 10 novembre, la situation à Chypre fut le sujet d’une grande manifestation au parlement de Bruxelles. Que peux-tu nous en dire ?

Au Parlement Européen, chaque jour, ils parlent des violations des Droits de l’Homme en Afrique, des réfugiés d’Iraq et de Libye, des conflits en Somalie et au Soudan. Alors nous essayons de leur montrer qu’ils sont eux-mêmes des réfugiés européens, qu’il y a des violations des Droits de l’Homme en Europe, qu’il existe des zones de conflits en Europe. Nous n’y sommes pas allés pour mendier leur pitié. Nous y sommes allés par devoir. Ce devoir que nous avons envers nos morts, notre histoire et nos descendants. C’est un devoir patriotique d’accomplir cette tâche.

Dans notre stratégie, les campagnes d’information sont vitales. Et ce, même si les dirigeants des Etats ne sont pas touchés. L’essentiel étant que les gens ordinaires puissent nous entendre lorsque le sujet les intéresse.

Une armée qui réussit se caractérise par trois éléments : organisation, discipline et morale. Pour nous, voir des gens intéressés par nos problèmes et voulant nous aider délivre un message fort aux Chypriotes. N’oubliez pas qu’en 1996, dix-mille Chypriotes étaient dans les rues, dans la zone tampon et sur les barricades, mus par un mouvement symbolique qui a pris naissance à Berlin avec la participation d’Européens qui soutenaient notre cause.

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7) Que faire pour ceux qui veulent soutenir les Chypriotes? Participer à l'European Solidarity Front for Cyprus peut-être ?

La chose la plus importante, à ce moment, est l’information. La population Européenne ignore tout des problèmes de Chypre donc il est crucial pour nous de le diffuser à travers le monde. Et la prochaine étape est de faire pression sur leurs gouvernements par des actions, des manifestations et par n’importe quel accès aux médias afin de les forcer ou essayer de les forcer à faire changer la politique de leurs pays envers Chypre.

Evidemment, nous supportons toutes les initiatives destinées à nous soutenir. En conséquence, nous accordons notre soutien total à l’European Solidarity Front for Cyprus. Certaines choses sont plus importantes que nos mouvements et nous-mêmes.

8) Comment vois-tu le futur proche de la Grèce et de Chypre?

Je vois une Grèce glorieuse dans une Europe libre. Nous gagnerons car nous ne pouvons nous payer le luxe de perdre.

Le Cercle Non Conforme (traduction par Rüdiger et Ann)

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22/10/2014

Chronique de livre : Laurent Ozon "France, les années décisives"

 Chronique de livre : France, les années décisives, Laurent Ozon, BIOS, 2014

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L'ouvrage, imprimé à Halluin (Nord) aux Editions BIOS, se compose d'entretiens. Ce système de questions réponses permet des développements concis et plutôt agréables à la lecture. Le format qui en fait un livre assez court (en dessous de 100 pages si on enlève les pages blanches) et pour une somme raisonnable (15 euros) peut-être mis entre de nombreuses mains. Cependant, Laurent Ozon utilise un vocabulaire soutenu qui pourrait limiter sa portée vers les plus jeunes. Ce n'est pas un manifeste car ni la forme, ni le fond ne s'y prêtent mais il sera utile aux militants qui veulent sortir des sentiers battus et à tous ceux qui veulent aborder certains sujets traditionnels qui animent leur environnent politique de façon audacieuse.

Le livre est en quelque sorte une synthèse de l'action et des réflexions de Laurent Ozon. Outre son engagement militant aux Verts ou au FN, il y aborde un certain nombre de concepts comme le localisme, la souveraineté, l'identité ou la remigration. « France, les années décisives » est en somme l'occasion d'éclairer certains concepts et de proposer quelques grands axes. Il pourra aisément servir de boîte à idées et prolonger les cycles de conférences et de formations de Laurent Ozon depuis 2 ou 3 ans.

Pour ma part j'y ai donc retrouvé des réflexions qui me sont devenues familières et que je rejoins en grande partie. J'ai trouvé très intéressant que l'auteur développe certaines de ses conceptions les plus polémiques dans le livre, comme sa réflexion sur l'enracinement (j'y viendrai). Il y exploite également un grand nombre de ses théories clefs comme celle sur la « chaîne de conduction de stress » ou la remigration. J'aurais cependant apprécié y trouver un véritable développement sur l'effondrement des sociétés complexes car le livre du même nom est assez pointu. Au final, la première moitié du livre « France, les années décisives » m'aura plus intéressée que la seconde car je trouve très important aujourd'hui de replacer l'écologie au cœur du combat politique et idéologique. L'auteur considère d'ailleurs que l'écologie est une discipline pertinente dans la critique du système actuel et dans la perspective de refondation en cela qu'elle pose le rapport de l'homme avec la nature (son environnement, les ressources, l'ensemble du vivant, …). Sur la décroissance, Laurent Ozon estime qu'il « ne trouve pas intéressant le concept de décroissance » (p. 10), car « il est publicitaire et polémique et me semble induire une sorte de linéarité du temps humain qui nous empêche de concevoir qu'il s'agit d'un dépassement, d'une réposne et non d'une réaction ou d 'un retour » pp. 10/11. Voila qui risque d'irriter un Vincent Cheynet ayant déjà brocardé Laurent Ozon comme un « écotartuffe ». S'il fait l'effort de lire le livre. Laurent Ozon considère à l'inverse que le terme de localisme est plus pertinent. Je partage un grand nombre de ses remarques. Pour lui « le localisme part de la base vers l'Etat par délégation de compétences, c'est ce que l'on nomme le principe de subsidiarité ». (p. 11). Soit l'exact contraire de la « décentralisation » qui n'est que la contamination de la bureaucratie étatique à l'ensemble des échelons comme l'avait très bien noté Jacques Ellul. Par l'ensemble des développements de cette première partie, nous comprenons au final que l'écologie est probablement bien plus intéressante que ne l'est le socialisme pour abattre le système de domination capitaliste. Tout le problème réside dans la récupération de ce terme par la une certaine gauche. C'est pour cette raison que nous avons demandé à Guillaume Le Carbonel de porter la contradiction à Michel Geoffroy et que nous militons pour une convergence de luttes sur ce sujet. Nous devons nous (ré)emparer de l'écologie, car l'écologie est fondamentalement « conservatrice » au sens de la « révolution conservatrice » et fondamentalement « identitaire » au sens de la préservation des européens comme « peuples distincts », pour paraphraser Laurent Ozon. L'écologie est un levier majeur de la lutte contre la mondialisation et pour la réintroduction du lien social, de la vitalité locale et de l'existence de solidarités communautaires authentiques. Cela doit passer par des mesures très concrètes et Laurent Ozon propose par exemple la détaxation de proximité et considère (comme nous) qu'il faut une « décolonisation économique », c'est à dire une relocalisation des activités et des hommes. Processus qui a court dans la « France périphérique » qu'étudie Christophe Guilluy dans l'ouvrage du même nom. A travers le localisme, c'est à une « révolution par le bas » que nous pouvons assister.

Certains propos tenus par L.O. susciteront nécessairement des réactions, l'un d'entre-eux, pages 76 et 77 concerne la question des racines et donc de l'enracinement. A rebours de certaines conceptions réactionnaires, il considère que les « peuples européens ont l'esprit du large », que « nous ne sommes pas des arbres, c'est à dire que nous n'avons pas de racines. Nous sommes des peuples qui ont conquis le monde, nous sommes les peuples qui ont envoyé des hommes sur la lune, nous sommes des peuples de « marcheurs », de conquérants, d'inventeurs. Finalement, ce qui fait la tradition de l'Europe, la tradition historique et multimillénaire de l'Europe, c'est précisément le renouvellement permanent, la métamorphose de ses formes historiques, c'est aussi ça la tradition de l'Europe. ». J'avais abordé cette thématique dans un texte sur l'enracinement que j'avais justement mûri à la suite d'une conférence de Laurent Ozon. La notion d'enracinement a cela de problématique qu'elle n'est pas dynamique. Je n'irai pas aussi loin que Laurent Ozon car je pense que si les Européens se déplacent, il ne sont pas non plus « sans racine » et que l'attachement à un territoire sanctuaire demeure primordial. Je serai plus dans l'optique de Guillaume Faye ou de Dominique Venner en envisageant les racines et la tradition de façon dynamique et équilibrée. Le propos récent de Gabriel Robin à la journée de réinformation de Polémia va d'ailleurs dans ce sens. Mais il faut reconnaître également que les migrations sont inhérentes à l'histoire européenne, depuis celle des « indo-européens », jusqu'au jeune diplômé d'école de commerce s'installant à Montréal, New-York ou Hong-Kong. On songera spontanément aux colonisations grecques, romaines, germaniques, aux « vikings », aux « Grandes découvertes », à la colonisation européenne, aux irlandais, aux italiens, aux huguenots, à tous ceux qui sont « montés à Paris » ou « allé à la ville » et aujourd'hui aussi à tous ceux qui « retournent à la campagne ». Cela illustre toute l’ambiguïté du « combat identitaire » qui célèbre le génie de l'Europe en oubliant parfois que ce sont les mobilités et les dynamiques humaines qui ont pu favoriser le « génie européen ». Comment avoir Athènes sans la ligue de Délos ? Rome dans son empire ? La Renaissance sans le commerce des villes italiennes ou de la Flandre ? L'expansion du XVIIIe et du XIXe siècle sans les empires coloniaux, la Marine, les scientifiques de terrain et les explorateurs ? Cela ne légitime aucunement le processus colonial et n'a pas pour objectif de le réactiver, Laurent Ozon est d'ailleurs fermement anti-colonialiste, mais il nous fait prendre conscience que l'Europe est un équilibre entre les cultures locales, les coutumes et l'esprit d'aventure et d'invention. La tradition européenne n'est pas figée et jamais nous n'avons envisagé pour notre part l'identité et la tradition comme une donnée muséographique qu'il faudrait maintenir sous cloche. C'est d'ailleurs également ce qui participe de l'esprit particulier de Casapound où un personnage comme Antoine de Saint-Exupéry se trouve inscrit en lettres colorées sur le mur d'entrée de l'immeuble.

Sur un autre sujet, je serais en revanche en désaccord avec l'auteur, page 93 il écrit « « […] je prône surtout un réalisme un politique. Trop de militants s'engagent en politique sans comprendre ce qui est le propre de cette activité humaine. On n'entre pas en politique pour défendre des idées mais pour prendre de la puissance et faire dominer dans la sphère sociale ses vues et sa capacité opérationnelle. Sinon on se trompe d'engagement. » Le propos paraît d'emblée péremptoire et problématique. En effet, à moins que nous ayons une définition différente du terme « idée », il paraît au contraire que les militants et les structures politiques existent pour incarner et institutionnaliser des idées. A la suite de Dominique Venner, je dirais au contraire que c'est l'idée qui est à la base de tout. L'idée ne devant pas être confondue avec l'opinion. C'est « l'idée » qu'on se fait des « choses », du monde, qui nous conduit à nous engager et à nous projeter dans le réel. Alors certes « les mots ne sont pas les choses » mais cela est également valable pour l'intégralité des concepts du livre de Laurent Ozon : localisme, remigration, souveraineté, ce sont d'abord des concepts, des idées, avant d'être des réalités. Par ailleurs, l'idée ne s'oppose pas à la puissance, « l'idée impériale » est par exemple liée ontologiquement à la question de la puissance et « l'idée qu'on se fait de la France » est derrière l'existence et la réussite d'un parti comme le Front National. Limiter l'action politique à la mise en œuvre de capacités dans la sphère sociale comme cela est le cas dans le monde de l'entreprise me semble assez réducteur. Par ailleurs que sont des « vues » si ce n'est finalement des idées et des conceptions que nous nous faisons du réel ? Par ailleurs, pour paraphraser Xavier Eman, « le réalisme n'est pas la réalité », réalisme et pragmatisme peuvent également devenir synonymes de reniement et d'opportunisme. C'est précisément celui qui n'est pas suffisamment structuré et verticalisé par des idées et des principes qui peut en venir par confondre le réalisme et la réalité en nouant des alliances de circonstances, au final peu pertinentes. Il ne faut pas confondre le réalisme avec l'efficacité. Prôner l'efficacité en politique c'est conserver ce qui est utile et mettre de côté ce qui ne l'est pas, mais cela ne revient pas à opposer le réel aux idées et le réalisme à l'idéalisme. Nous pourrions même dire qu'avoir des idées ne conduit pas nécessairement à être « idéaliste » au sens de « rêver d'un l'idéal ». L'idéalisme est plus lié à l'idéal, c'est à dire la façon dont on aimerait que les choses soient et se passent, qu'aux idées. On peut être autant attaché aux idées qu'à l'efficacité. Il ne faut pas dissocier le monde des idées, du monde réel. Les idées ne sont pour moi en définitive qu'une façon d'appréhender le réel et l'élément essentiel pour envisager un commencement de stratégie politique. Je conclurai en rappelant que, en définitive, l'action politique a pour but le bien commun de la Cité et donc l'existence du politique, c'est à dire l'inverse de ce que nous connaissons aujourd'hui où il y a l'omniprésence de la politique au détriment du politique. Et je pense que c'est au nom du réalisme, du pragmatisme et donc, comme je l'ai écrit plus haut, au final, de l'opportunisme, que le politique a disparu au détriment de la politique. C'est parce que nous n'avons plus l'idée de ce que doit être la Cité, que nous ne savons plus comment agir en son sein. Il me paraît donc assez cavalier de balayer au nom du réalisme ceux qui seraient attachées au idées comme se trompant d'engagement ou comme n'ayant pas compris le but de la politique.

D'autres sujets pourront susciter votre intérêt comme la réponse à Aymeric Chauprade ou à Egalité et Réconciliation. En définitive, l'ouvrage de Laurent Ozon se révèle vivifiant, fécond et peut contribuer à sa façon à une actualisation du logiciel politique contemporain. Nous vous le conseillons.

Jean/C.N.C

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Laurent Ozon sera en conférence et dédicacera ses livres:

Strasbourg: 5 novembre
Nice: 10 novembre
Paris: 15 novembre
Lille: 18 novembre
Montpellier: 27 novembre

03/10/2014

Le TAFTA, le comprendre, le combattre (4minutes).

25/09/2014

Ecossage (par Zenit)

Ecossage

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Axe la Menace

Menacer de moins où il n’y a plus, menacer les régions souveraines d’être ensevelies par le mondialisme où il est partout triomphant, et où depuis longtemps les rois sont nus, quand elles reprennent le chemin de leur indépendance, c’est menacer la substance des peuples, c’est contrarier un instinct supra-humain, c’est faire barrage à des troupes qui rentrent dans leurs foyers, c’est s’allier à la subversion souterraine des rats parvenus qui remontent à la surface et qui viennent parler aux tenaces témoins de temps révolus.

Écosser les graines d’Albion, perfides graines de Sion, vos “Si”, vos “Mais” même vos “Selon”, imprécations de singes de salon, accusant l’écossage de décortiquer, de séparer le bon grain de l’ivraie, accusant la liberté de se libérer, prévenant, conseillant, menaçant l’écosseur s’il retrouve la cosse, menaçant la cosse d’aller à l’écosseur.

Le Souverainisme républicain est dans l’état de sa Nation. Condescendant. Attendre l’extrême-onction de sa Libération pour s’autoriser à se libérer soi-même et selon les nouvelles règles libérales-libertaires de la véritable démocratie, attendre l’accomplissement et l’assentiment de sa 6ème version et les nouvelles conceptions de sa Liberté, de son Égalité et de sa Fraternité vers plus de démocratie laïque pour moins de rébellion métaphysique.

République universelle donneuse de leçons, qui a été la plus cruelle et insatiable dévoreuse de nos belles régions? Les Patriotes de l’arc républicain démocratique et laïque viennent expliquer une nouvelle fois aux peuples qu’elle doit être leur Raison, “Quelle diable liesse ! Irraisonnable évasion…”

Alors qu’il y a encore des bouts de chouans entre les dents de sa Terreur, la République jacobine, mondialisme avant l’heure, aujourd’hui globalisée, organe de propagande du Libéralisme triomphant, du statu-quo imposé par son Hégémonie représentative en mouvement de repolarisation interne, deréorganisation ordonnatrice par le chaos de ses systèmes paradigmatiques, et la Dissidence, son néo-souverainisme anti-Europeronron synthétique et numérique, appris tièdement par-cœur, convergent étrangement vers la même défaite, pour définitivement étouffer l’Europe européenne et sa puissance potentielle venant du cœur de la Nuit des régions, avec des “arguments”, certes, différents, mais qui menacent et étouffent du même allant en son râle…

Principe et Régime

Ils oublient de dire les mêmes choses, des choses essentielles, élémentaires, primordiales, comme, par exemple, le fait de dire que, en effet, un régime et ses institutions sont un décorum et des logistiques organisationnelles au service de principes philosophiques et politiques - qui orientent la politique économique, la stratégie géopolitique, mais le régime ne peut se suffire à lui-même et se substituer aux principes - incarnés par des hommes et articulés par une dialectique dominante qui impose ses principes et dont les régimes et les institutions représentatives ne sont que des “représentations fractales” (et leur “révolution” ne peut être qu’un avatar conforme à la forme des “représentations fractales” du “système” sans ne jamais sortir du cadre des oppositions nécessaires à son bon fonctionnement si les valeurs, principes et fondamentaux en mouvement et en acte dans les groupes politiques et dans les gestes théoriques, pratiques et critiques de leurs militants, ne s’opposent pasradicalement et concrètement à la philosophie et la métaphysiquede cette dialectique dominante et systémique en mouvement d’uniformisation).

Ils oublient de dire que ces valeurs, principes et fondamentaux, cette substance justicielle organique des peuples enracinésracistes et xénophobes, ne sont pas un ensemble vide de mots creux et de concepts vagues dont les définitions et l’interprétation ne peuvent qu’être, uniquement et exclusivement, données et délivrées par un régime républicain, démocrate et laïque où leCapitalisme-libéral devient le principe lui-même, dont le sens est “caché”, auquel on fait dire ce que l’on veut et qui explique tout, mais sont un ensemble de connaissances exotériques, ésotériques et mésotériques sur le sens historiques et métahistoriques des Civilisations et des Transmissions primordiales à travers les Grands Temps et les Temps Qualifiés de l’Humanité cycliquement Adamique que nous devons manipuler en conscience et traduire en actes politiques - et non le sens que leur donnent les partis, les loges et les lobbys de l’arc républicain dans leurs entreprises politiques-politiciennes et leur économisme usuraire philo-sophistique -, des connaissances autour desquelles peuvent s’articuler les principes, valeurs et fondamentaux en mouvement et qui animent le régime exécutant.

Oui, il y a un tas de manipulations, de complots et de spéculations possibles autour de la “régionalisation”, comme il y en a toujours eu pour enfermer l’Europe dans l’Union falsifiée de la Marchandise, mais nous ne pouvons nous libérer qu’à partir de nous-mêmes, qu’en retrouvant le chemin de toutes nos “échelles identitaires et racines intérieures” biens comprises.

La Dissidence doit être Européenne avant d’être Eurasiste et doit être Eurasiste avant d’être pro-russe. Question de Principe…

Subsidiarité

Si nous avons peur de la régionalisation mondialiste, reprenons le contrôle de l’état-nation de la République démocratique et laïque dite française avant qu’elle ne soit totalement démantelée par où elle a péché dans le sang des provinces et nous pourrons articuler le régime autour de valeurs, principes et fondamentaux nous permettant de “confédérer” les Res Publica européennes - quand nous disons “reprenons”, nous voulons dire, mettre en œuvre, soyons dans cette logique, cette mentalité, cette dialectique, car c’est bien de cela dont il s’agit dans ces prémices de début de commencement de tentatives de débroussaillement et de formulation informelle de concepts pré-théoriques dans ces balbutiements de conclusions apportés à la somme de nos constats statiques et indignations orphelines, nous ne cherchons pas à être péremptoires, insolents, ou dans l’incantation, nous disons ce que nous devons dire comme nous devons le dire, nous pourrions évoquer le principe traditionnel de Subsidiarité qui résume ce que nous pensons d’une articulation possible entre les différentes échelles identitaires individuelles et collectives, ça ne sont pas les régions qui s’abandonnent à l’UE, c’est nous qui abandonnons les régions et l’Europe à l’UE, l’UE aux EU par un anti-tropisme européen primaire et intégral qui est un mondialisme déguisé, comment, par exemple, pouvons-nous être pro-russes avant d’être pro-européens en étant européens en Europe et sans trembler du menton comme les néo-souverainistes de la Dissidence mainstream? Quels Russes pourront respecter des Français sans fierté et volonté de puissance qui n’auront rien fait pour construire l’Europe contre l’Union dite Européenne?

Nous ne pouvons pas dialoguer avec la Grande Russie sans une Voie européenne et en étant volontairement des vassaux, des acteurs mineurs du Grand Jeu géopolitique. L’échelle Nationale est légitime et est incontournable dans toutes les perspectives d’articulations philosophiques et les hiérarchies d’organisations politiques possibles et imaginables.

Nous n’opposons pas la Lumière à l’Étoile, l’Étoile au Soleil, le Soleil à la Terre, la Terre à l’Être, l’Être au Foyer, le Foyer à la Famille, la Famille à la Tribu, la Tribu au Clan, le Clan au Village, le Village à la Commune, la Commune à la Région, la Région à la Province, la Province à la Res publica, la Res Publica à la Patrie, la Patrie à la Nation, la Nation à l’État, l’État au Royaume, le Royaume à l’Empire, l’Empire à l’Imperium, l’Imperium aux Cieux, les Cieux aux Dieux et les Dieux à Dieu.

Sur quelles valeurs, principes et fondamentaux se basent le néo-souverainisme, la philosophie-politique de la Dissidence par défaut ? Voilà la question.

Dis moi quel est ton Imperium je te dirai qui tu es Le régime n’est pas le principe lui-même et le principe estempiriquement ”supérieur” au régime, il existe sans le régime, le régime n’existe pas sans le principe. L’Imperium fait la Res Publica, la Res Publica applique le principe imperiumique traditionnel de Subsidiarité.

D’ailleurs, le Principe n’est jamais unique, il est toujours multiple dans son Unité verticale.

Décréter que le régime est supérieur au principe c’est essayer d’expliquer que le décor est plus important que la parole - et que les sens de la parole -, c’est uniformiser les forces politiques,horizontaliser les luttes dans l’étouffement des ronrons idéologiques et des censures de boutique, et nous demandons à Étienne Chouard – en tant que personnage emblématique de soncourant de pensée alter-démocrate, rien de personnel, ou du moins rien d’agressif et de gratuit dans nos choix de représentations d’une tendance en présence et en mouvement dans la sphère dissidente - et à ses disciples démocrates, républicains et laïques néo-souverainistes post-gauchistes, maintenant que nous avons compris la vision chouardienne de la démocratie et du tirage au sort que nous avons bien appréhendé en tant quecontre-pouvoir inhérent au mécanisme démocratique du régime -dont le Principe est “indéfini” – que prônent les Gentils Virus(sans jamais réfléchir avec quelles forces ils imposeront cerégime, car on ne peut pas penser le principe sans penser lapuissance, et on ne peut pas penser le régime sans penser le principe), de définir, parallèlement à leurs travaux “techniques” sur l’organisation institutionnelle et constitutionnelle de ce régime, leur philosophie-politique - Capitalisme, Marxisme, Communisme, Socialisme, Libéralisme, Nationalisme, Anarchisme, Eurasisme? -, de nous dire leur imaginaire collectif et leur univers mental, de nous expliquer le sens de leurs mots et l’essence de leurs conceptsl’exotérisme, l’ésotérisme et le mésotérisme, la Physique et la Chimie, la Métaphysique et l’Alchimie de leurs Mythes, de leurs Symboles et Archétypes, de leurs identités, des valeurs, principes et fondamentaux qui seront articulés dans le régime qu’ils animeront?

 Nous sommes tous contre l’UE. La question n’est pas de savoir si nous devons ou voulons sortir de l’Europe, que nous a enlevé la perfide Albion, la question est de savoir ce que nous mettons derrière les mots, ce que nous mettons derrière notre principe de Souveraineté. Une souveraineté sixième républicaine jusqu’à la septième ou une Europe souveraine ou la France est un pôle politique majeur lui permettant de recouvrir sa Puissance ? Restaurer un État-nation qui n’existe plus et empêcher les régions de créer des situations de dissidences potentielles?

Le fait qu’il y ait un projet mondialiste de régionalisation de l’UE, dont on nous explique bien que sa cartographie principale est nazie, n’indique pas qu’un sens unique et exclusif peut être donné à cette idée, ni qu’un principe philosophique et politique primordial intrinsèquement mauvais anime obligatoirement l’idée continentale européenne, le vent polaire se lèvera, par définition, à partir de petits groupes, de communes et de régions isolées, et de leurs volontés de briser l’impuissance européenne, rien n’est parfait, suivons-les, aidons-les, soutenons-les, orientons-les, il n’est en rien étonnant que nos élites aient prévu ce scénario et organisé des impasses sémantiques, l’Hiver et son Incendiedoivent bien commencer quelque part… Comment croire des républicains, démocrates et laïques, journalistes, humoristes et assureurs? Que font d’autre les régions que d’essayer de s’extirper du joug d’états-nations soumis à la République mondiale? Notre limite de débat n’est pas l’arc républicain de la Marchandise.

Écosser pour replanter l’Europe européenne. Nous repasserons par nos pays avant que paix ne vienne. Le Mythe est de la campagne, de la forêt, des sources dans la plaine, pas un mythe incapable de syndicats de la verveine théorisé dans le béton des villes inhumaines.

Ça n’est pas idéal, mais de vos utopies, les peuples sont revenus, la peur est partie, Europe revient où elle le peut, où le Celte est en vie, où les peuples de longue mémoire l’accueillent et lui sourient.

Si les régions doivent montrer aux hésitantes nations, le sentier perdu vers Europe, elles le feront, au-delà de l’Alliance, de toutes les trahisons, car nos racines sont les provinces de notre commune maison

Écossez, Écossez, il en restera toujours quelque chose.

La Réponse sera Métapolitique!

Nasrallah Pendragon pour l'Association Culturelle Zenit

Source: A.C. Zenit

22/09/2014

Moi y en a vouloir des sous. (Symmaque)

Moi y en a vouloir des sous.

 L'article qui suit est un résumé des relations que la Chine et la Russie ont entretenues ces 20 dernières années dans le domaine énergétique. Tous les commentaires, les compléments d'information et les corrections seront les bienvenus.


Le 16 juillet les USA annonçaient la mise en place d'une nouvelle série de sanctions contre la Russie. Elles sont spécifiquement dirigés contre deux institutions financières Gazprombank OAO et VEB, chargées de financer les compagnies pétrolières russes, et contre Gazprom et Novatek les deux plus grosses compagnies gazières de Russie. Elles ne pourront désormais plus bénéficier d'aucun financement américain.
 
Tout cela peut sembler dérisoire, mais ces sanctions touchent un point faible de l'économie russe : l'incapacité à financer par elle-même sont industrie pétro-gazière, qui fournit pourtant les 3/4 des revenus de la Russie. Depuis des années la Russie dépend donc de fonds étrangers pour construire les infrastructures permettant l'extraction et l'acheminement des hydrocarbures. La Chine est un des principaux bailleurs de fonds de la Russie dans le domaine de l'énergie, principalement par le biais de la Banque Chinoise de Développement qui prête de l'argent contre un remboursement en nature sous la forme de livraisons de gaz ou de pétrole.

La Banque Chinoise de Développement :

La CDB fut fondée en 1944 dans le but de soutenir les objectifs politiques du gouvernement, tout en soulageant les autres institutions bancaires chinoises. La CDB tient un rôle central dans la stratégie de développement économique de la Chine, elle propose une source de financement à grande échelle et sur le long terme pour la construction d'infrastructures et de projets industriels, dans le but de briser le goulot d'étranglement stratégique causé par la demande en énergie, en ressources naturelles et en moyens de transport créée par la croissance rapide de la Chine. La CDB est un lien entre les ambitions stratégiques du gouvernement chinois et les intérêts commerciaux des entreprises chinoises, parce que les financements qu'elle propose pour soutenir les accords transfrontaliers, lient la politique de l'état aux activités commerciales. La banque fournit des fonds aussi bien aux entreprises chinoises qu'aux producteurs d'énergies (compagnies pétrolières, ...) et aux états riches en ressources naturelles.

Prêts contre énergie (loan for oil) :

Le 17 février 2009, la CDB fit deux prêts de 15 et 10 milliards de dollars à deux compagnies pétrolières russes selon ce modèle du "loan for oil" : Rosneft, la compagnie pétrolière nationale, et Transneft, qui détient le monopole des oléoducs en Russie. Il s'agissait du plus gros prêt jamais consenti à des entreprises russes. En échange, ces deux compagnies s'engageaient à livrer à la CNPC 300000 barils par jour pendant 20 ans par une dérivation de l'oléoduc ESPO vers la frontière chinoise.

Cet argent arriva à point nommé pour ces deux compagnies qui cherchaient désespérément des fonds pour financer leur dette à court-terme ainsi que d'importants projets de développement. La construction de cette dérivation d'un longueur de 70 km fut aussi financée grâce à cet argent et achevée deux ans seulement après la signature du contrat. D'après un porte-parole de Transneft, le contrat stipulait que la compagnie ne pourrait accéder à l'argent qu'après le début de la construction de cette dérivation. On notera au passage que selon le dissident Alexei Navalny, 4 milliards de dollars auraient été détournés par Transneft lors de la construction de la dérivation.

 
(cliquez sur l'image pour l'agrandir)


La Russie avait proposé à la Chine la construction d'un oléoduc dès 1994. En 2001, c'est Mikhail Khodorkovsky et sa compagnie Yukos qui fit la première proposition concrète d'oléoduc et commença des négociations avec Pékin. Mais sa tentative de supplanter le monopole de Transneft, compagnie dirigée par Nicolas Tokarev ancien du KGB et ancien supérieur de Poutine à Dresde, sur le transport du pétrole destiné à l'export fut l'une des raisons qui conduisirent à son arrestation en 2003 et à son emprisonnement.

En 2004, Rosneft, compagnie pétrolière d'état dirigée par Igor Sechin, ancien agent du GRU et proche de Poutine, cherchait à racheter une filiale de Youkos afin de ne pas être absorbée par sa rivale Gazprom. Manquant d'argent et pressée par le temps, Rosneft se tourna vers la Chine et accepta un prêt selon des termes qui lui étaient très défavorables, et le regretta rapidement. L'augmentation des taux du LIBOR en 2005 fit que Rosneft eut de plus en plus de mal à rembourser sa dette. Rosneft demanda alors une renégociation des termes du contrat. Mais en 2007, les conditions du marché changèrent et il devint plus profitable pour Rosneft de vendre du pétrole à l'Europe qu'à la Chine. Les demandes de révision du prix de vente mirent les Chinois en colère qui voyaient le prix initialement obtenu comme une récompense de leur générosité. Rosneft menaça alors de ne pas renouveler le contrat en 2010, ce qui impliquait que la dérivation de l'oléoduc ESPO vers la Chine ne serait pas construite, car le renouvellement du contrat en 2010 était une des conditions de la construction. Les Chinois cédèrent.

En dépit d'une complémentarité évidente : la Chine est le plus gros consommateur d'énergie et la Russie le plus gros producteur, les négociations s'éternisèrent. Le problème était que chacun avait peur d'être le dupe de l'autre : "la Chine est très séduisante", révélait Vladimir Milov ancien ministre de l'énergie, "mais derrière les sourires de façade il y a un grand manque de confiance." Khodorkovsky décrivait les Chinois comme étant "de très âpres négociateurs, mais des partenaires scrupuleux" tandis que "les fonctionnaires russes ont démontré à la Chine que l'ambition personnelle et les chamailleries comptent plus pour la bureaucratie russe qu'un partenariat fiable". Lors d'une session de négociation à Pékin, Séchin manifesta son impatience et demanda à ce que tout soit réglé en 48 h, ce qui selon un témoin russe provoqua l'hilarité des négociateurs chinois.

C'est la crise de 2008 qui servit véritablement de déclencheur et amena les Russes a enfin concrétiser le projet initié par Khodorkovsky. La baisse des cours du pétrole combinée à la crise économique, ainsi qu'à une certaine frilosité des bailleurs de fonds occidentaux lassés de la corruption généralisée en Russie, fit que plusieurs compagnies pétrolières se tournèrent vers le gouvernement. Elles lui demandèrent de les aider à rembourser les dettes contractées auprès des banques occidentales. Certaines compagnies étaient tellement endettées qu'elles mettaient en péril le rente pétrolière russe. C'est ce qui explique le succès du modèle oil-for-loan.

C'est ainsi qu'au matin du 1er janvier 2011 le pétrole se mit à couler dans la dérivation de l'ESPO en direction de la Chine. Mais en mars de la même année on apprenait qu'une dispute avait éclaté entre la Russie et la Chine. Rosneft et Transneft accusait CNPC de lui devoir 100 millions de dollars sur les versements effectués en janvier et en février. Selon le porte-parole de Transneft Igor Dyomin : "ils payaient 1 dollar de moins par tonne, en mai ils ont même payé 3 dollar de moins". CNPC voulait revoir la formule de paiement, arguant du fait que les Russes lui vendaient le pétrole au même prix qu'ils le vendaient au terminal de Kozmino sur la côte pacifique alors que les coûts de transport étaient plus élevés. Ils justifiaient une nouvelle fois cette demande en disant qu'ils pouvaient acheter du pétrole ailleurs mais que les Russes ne pourraient jamais trouver de bailleurs de fonds aussi généreux que les Chinois.

[...]

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