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09/09/2015

Hommage public à Emmanuel Ratier (Paris, 19.09)

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07/09/2015

Conférence du C.N.C. : Le traité transatlantique - enjeux et menaces

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24/08/2015

Compte-rendu des portes ouvertes d'Academia Christiana (21 au 23 août 2015)

 Compte-rendu des portes ouvertes d'Academia Christiana

(21 au 23 août 2015)

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La semaine dernière se déroulait à Sées, en Normandie, une université d'été catholique, Academia Christiana. Sées, située dans le sud de la Normandie, entre Argentan et Alençon, est une ville riche d'histoire avec entre autre la cathédrale Notre-Dame.

C'est au sein des locaux de la Fraternité Saint-Pierre, catholique traditionaliste, que se sont regroupés une soixantaine de jeunes catholiques de différents horizons ayant la volonté de recevoir une formation religieuse, intellectuelle et politique. Ils ont pu entendre entre autre Gilles de Beaupte, Frédéric Pichon ou Philippe Maxence. A partir du vendredi étaient organisées des portes ouvertes pour lesquelles Jean Terroir, responsable du C.N.C., Arnaud Naudin, qui y collabore et Julien Langella, auteur de l'ouvrage La jeunesse au pouvoir, paru aux Éditions du Rubicon, sont intervenus. Nous avons été accueillis chaleureusement et avons été positivement impressionnés par la qualité du public et de l'organisation. Une autre jeunesse existe bel et bien.

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C'est au C.N.C. et au réseau M.A.S. par le biais de Jean Terroir qu'il revenait d'inaugurer en quelque sorte le dernier week-end de formation. Un propos sur « Résister au capitalisme dans un système capitaliste » qui donnait des pistes et qui a reçu un bon accueil en raison de certaines habitudes de nombreux paroissiens en ce qui concerne l'entraide par exemple. Samedi matin, c'était à Arnaud Naudin qu'il revenait de traiter un sujet singulier : Une autre vision de Mai 68. Arnaud aura pointé qu'il existe un « bon Mai 68 » qu'on pourrait retrouver dans les réflexions actuelles d'une frange catholique sur la décroissance et la limite. Il a aussi noté combien la droite gaullo-pompidolienne avait contribué au moins autant aux changements de la société française que l’intelligentsia gauchiste. Enfin samedi, Julien Langella a tenu un propos sans concession sur l'engagement politique, qu'il soit électoral ou associatif, où il aura insisté sur la nécessité d'agir et de défendre une ligne identitaire. Le samedi a également été l'occasion d'écouter l'Abbé de Nedde sur « charité et politique », un propos intéressant où nous avons pu déceler certains points communs avec notre approche comme l'importance de l'action locale et enracinée.

Ce week-end aura été placé sous le signe des échanges et des rencontres. Les contributions d'Arnaud Naudin et Jean Terroir seront publiées prochainement. Pour le reste, il faudra attendre les versions audio ou video des différentes interventions. Nous avons également procédé à l'enregistrement d'une émission de Méridien Zéro qui, espérons le, n'aura souffert d'aucun soucis technique. Nous y traitons de la dernière Encyclique du Pape et d'Academia Christiana. Une petite « surprise » musicale se glisse aussi au cœur de l'émission. Vous y entendrez Jean Terroir (C.N.C./M.A.S.), Arnaud Naudin (C.N.C./M.Z.), Victor Aubert (Academia Christiana), Pierre Saint-Servant (Présent), Guillaume Le Carbonel (C.N.C. / Rébellion), Julien Langella (Academia Christiana) mais aussi des jeunes participants qui ont accepté de s'exprimer lors de cette émission.

Souhaitons que cette première participation du C.N.C. et du réseau M.A.S. ait pu nourrir le débat et la réflexion et que cette session de formation débouchera chez les jeunes sur un engagement dans le réel.

Le Cercle Non Conforme

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Liens:
- Le site d'Academia Christiana pour en savoir plus sur cet événement.

- Le site des Éditions du Rubicon pour commander l'ouvrage de Julien Langella.

- Le blog de Méridien Zéro pour ceux qui voudraient découvrir la radio.

20/08/2015

Emmanuel présent !

 Emmanuel présent !

J’ai appris comme beaucoup hier en fin de journée le décès de mon ami Emmanuel Ratier. Quelle perte ! Quelle tristesse !
Emmanuel Ratier, était sûrement le dernier grand et vrai journaliste français, mais Emmanuel était est bien plus que cela.

Héritier d’Henri Coston, travailleur acharné, enquêteur infatigable, fin analyste, spécialiste des réseaux et des lobbies, animateur radio, militant radical dénué d’esprit de compromission, éditeur, auteur, homme loyal, fidèle et jovial, amoureux de la France, de l’Europe et d’une certaine idée de l’Homme, Emmanuel cultivait surtout l’humilité, ce qui fait que peu savent à quel point il s’impliquait également dans les initiatives militantes.

Camarade de route du M.A.S, sa présence discrète nous guidait, nous poussait, nous encourageait. Son aide et ses contributions à l’essor de Méridien Zéro, l’émission de radio du réseau M.A.S aura été décisive. Il connaissait toutes nos associations, venait à nos soirées, nos conférences, avait toujours un mot d’encouragement et de soutien.

On dit que les grands hommes ne meurent pas, qu’ils s’en vont, tout simplement. Le départ d’Emmanuel pour le Walhalla laisse un vide immense, tant sur le plan amical que sur celui, crucial, de la ré-information dont il était à n’en pas douter le champion.

L’ensemble du réseau M.A.S, au sein duquel on peut compter le Cercle Non Conforme, Méridien Zéro, les groupes TRACE, la Baffe Lutécienne ou Solidarité Populaire, est en deuil.

Les militants, les cadres et le directoire présentent à son épouse et ses filles leurs plus sincères condoléances.

Enfin, je crois sincèrement qu’Emmanuel, en vrai soldat politique, n’aimerait pas les pleurnicheries. Je finirai donc en rappelant que la meilleure façon d’honorer notre camarade et son combat est de poursuivre avec acharnement et sans faiblesse la lutte pour le triomphe de nos principes.

Emmanuel présent !

Arnaud de Robert

Porte-parole du M.A.S

16/08/2015

Prurit

Il avait beau plisser les yeux pour se concentrer sur cet excellent roman, il n'y parvenait pas. Tout l'agaçait, de la mauvaise reliure de l'ouvrage à la psychologie excessivement argutique des personnages en passant par les notes de bas de page qui prenaient vraiment le lecteur pour un connard inculte... Le papier bon marché énervait le bout de ses doigts et sa nuque était parcourue de frissons nerveux... Il faisait trop chaud mais il refusait d'enclencher la climatisation car c'était vraiment un système de merde bon pour les tapettes... Excédé, irascible, il aurait voulu déchirer ce livre à la con et péter la climatisation à coups de batte de base-ball. Bref, il avait envie de baiser. Très envie de baiser. Et cette envie devenait entêtante, obsessive. Du bas ventre, elle irradiait maintenant tout son être.

Il y avait sa femme, bien sûr, mais curieusement, s'il avait envie de baiser, il n'avait pas envie de la baiser elle. Non pas qu'elle soit beaucoup moins attirante aujourd'hui qu'à l'époque où il l'avait connue et où il aimait tant lui faire l'amour. Mais le temps et l'habitude avait comme désexualisé ce corps qui vivait désormais à côté de lui comme un éternel colocataire. D'ailleurs, elle non plus n'avait plus très envie de baiser avec lui, ne se résignant plus à « accomplir son devoir conjugal » que fort épisodiquement, et non sans une certaine mauvaise volonté, un peu comme l'on remplit les causes obligatoires d'un contrat commercial. Ses soupirs n'étaient plus que des marques d'ennui et il devait s'estimer heureux si elle ne s'assoupissait avant la fin de l'accouplement

Il était bien loin le temps où elle réclamait qu'il la traite de salope et lui mette des coups de ceinturon quand il la prenait sur le tapis du salon... Il est vrai que plus de 10 ans de couches-culotte, de chaussettes sales, de promiscuité permanente, de bruits de chasse d'eau, de déjeuners avec la belle famille, de réunions parents-profs et de soirées télé n''étaient pas forcément compatibles avec une violente explosion d'érotisme multiforme... Le fait qu'il ait pris près de 15 kilos, et pas de muscles, y était aussi peut être pour quelque chose. Même la lecture de « 50 nuances de grey » n'y avait rien fait.

Rien que de très banal en somme, même si tout le monde se promet d'échapper à cette fatalité. D'ailleurs cette banalité, ce pauvre conformisme, cette résignation muette l'énervaient autant que le reste. Pourquoi restait-il auprès de cette femme pour qui il ne nourrissait plus qu'une vague envie de meurtre tant elle était le miroir de leur médiocrité commune ? « Si je ne la liquide pas un de ces jours, c'est elle qui va finir par me zigouiller... » se disait-il parfois. Pour mettre un terme à ses interrogations, il affirmait rester « pour les enfants », même s'il savait pertinemment que c'était faux, qu'il restait pour lui, pour son confort, pour sa tranquillité, pour sa vitrine sociale. Il n'avait plus l'âge ni l'énergie des aventures. Il est un temps où l'on accomplit des choses puis vient celui où l'on fait des calculs. Il en était là. A son âge et dans sa situation, que pouvait-il espérer si ce n'est d'avantage de soucis et de galères ? Et puis il avait fait une promesse, un serment qui, malgré les nombreux coups de canif, conservait pour lui une sorte d'aura impérative. Il n'était pas totalement certain que Jésus se réjouisse beaucoup de la petite vie merdouilleuse qu'il menait, mais c'était comme ça... Marié à l'église, condamné à perpétuité.

Toujours est-il qu'il avait envie de baiser. Il aurait pu se branler évidemment, mais il renâclait toujours à cette pratique sordide et dégradante qui l'éloignait trop de l'image qu''il avait de lui-même et le ramenait impitoyablement à ce qu'il était. Aller aux putes ne l'enchantait guère plus, à peu près pour les mêmes raisons. Il avait beau faire, essayer, il n'était jamais parvenu à complètement séparer le sexe d'une part minimum de séduction et d'affection. « Son côté tarlouze... » analysaient ses copains.

Ne restait plus qu'à se saouler à mort en attendant que ça passe.

Xavier Eman

Publié le 10 août 2015 sur Amoyquechault.

06/08/2015

La décennie d’« Europe Maxima » (entretien avec Georges Feltin-Tracol)

Bastien Valorgues : En ce 6 août 2015, le site Europe Maxima dont tu es l’un des fondateurs et le rédacteur en chef, fête ses dix ans d’existence. Peux-tu revenir sur les raisons de sa création  ?

 

Georges Feltin-Tracol : Le lancement du site Europe Maxima, le 6 août 2005, est la conséquence directe de l’arrêt définitif, six mois plus tôt, de la revue L’Esprit européen animée par Jacques Marlaud et moi-même sous les pseudonymes respectifs d’Yves Argoaz et de Maximilien Malirois.

Après avoir animé l’antenne locale du « Collectif Non à la Guerre », collé des autocollants du C.N.G. sur les affiches électorales régimistes et manifesté à Lyon contre les bombardements de l’ignoble O.T.A.N. sur Belgrade en 1999 et  Jacques Marlaud eut l’idée de relancer notre idée charnelle européenne qui est d’ailleurs la seule qui vaille. Au départ, son intention, très ambitieuse, visait à créer une fondation, nommée « Fondation Europe ». Mais, renseignements pris, la somme d’argent exigée et la complexité des démarches firent nous rabattre sur une association loi 1901, « Refondation Europe », éditrice de L’Esprit européen.

Le premier numéro sortit en hiver 1999 – 2000. D’abord trimestriel, il fut vite contraint de prendre un rythme semestriel du fait des coûts toujours plus élevés de l’impression et, surtout, des envois postaux. Cahin-caha et sans aucune aide officielle, L’Esprit européen dura cinq ans, réalisa treize numéros et publia de nombreux entretiens avec le Prix Nobel d’économie Maurice Allais, les princes Charles-Edmond de Bourbon et Charles Napoléon, l’agro-écologiste Pierre Rabhi, le régionaliste normand Didier Patte, l’écologiste indépendant Antoine Waechter, le corporatiste social-catholique Benjamin Guillemaind, les écrivains Gabriel Matzneff et Jean-Claude Albert-Weil…

 C’est avec regret qu’on décida d’arrêter la parution de L’Esprit européen au treizième numéro consacré à l’Europe et aux Napoléon. Outre la lassitude, le nombre d’abonnés stagnait tandis que les hausses postales devenaient insupportables. Les abonnés furent toutefois surpris d’être remboursés pour les numéros qu’ils auraient dû recevoir. Fait rare à souligner !

 La fin de L’Esprit européen ne brisait cependant pas la volonté de Jacques Marlaud, celle de Rodolphe Badinand et la mienne de promouvoir un point de vue euro-réfractaire au consensus ambiant. Un parent, spécialisé dans la conception de sites, m’évoqua Internet, sa souplesse d’utilisation et son prix modique. Rodolphe Badinand et moi-même acceptèrent de lancer le projet baptisé Europe Maxima (et non Europæ Maxima, faute latine voulue) afin de se distinguer de la défunte revue, L’Esprit européen, dont la version internautique conduite par Jacques Marlaud lui-même allait bientôt paraître.

 Bien que méfiant, voire réticent envers le Web (je fus longtemps hostile à l’ordinateur et à la connexion Internet et je ne me soumets ni à Facebook, ni à Twitter, ni à d’autres « réseaux sociaux »), je dois admettre qu’Internet facilite la large diffusion des pensées hétérodoxes.

 

B.V. : Une décennie plus tard, le site connaît-il un succès franc et massif ?

 

G.F.-T. : Europe Maxima a connu trois physionomies successives. L’actuelle remonte à septembre 2009. On constate que cette année-là, le site reçut reçoit 4 001 visiteurs différents (sur les quatre derniers mois), puis en 2010, 26 77, en 2011, 26 555, en 2012, 30 674, en 2013, 41 905, en 2014, 38 140, et en 2015, à la date de la présente mise en ligne, 23 241. Le succès n’est ni franc ni massif : c’est surtout un succès d’estime.

 Il faut néanmoins remarquer que depuis 2005, diverses contributions parues sur Europe Maxima ont été reprises par des sites amis tels Polémia, Vox N.-R., Euro-Synergies, Au cœur du nationalisme, Alternative Europe, Novopress, L’info nationaliste, etc., ainsi que par des blogues personnels (Yann Redekker, Jean-Marie Lebraud, etc.). Ces reprises, possibles et souhaitables du fait du caractère viral d’Internet, ont accru la réputation d’Europe Maxima même si le quidam l’ignore complètement.

 Et n’oublions pas nos détracteurs ! Quelques années après son apparition, Europe Maxima fut cité en heureuse compagnie par les habituelles ligues de petite vertu. Ainsi, en novembre 2009, le M.R.A.P. sortit son rapport sur Internet, enjeu de la lutte contre le racisme. Rapport annuel, dans lequel notre site préféré était ainsi décrit : « Se veut d’un haut niveau intellectuel, parfois néo-païen, plutôt pro-israélien, admire Éric Zemmour, atypique par rapport à d’autres sites identitaires ». Plus loin, le rapport le range dans la « droite extrême ».  Le 27 janvier 2012, le blogue du Monde, « Droite(s) Extrêmes(s) », mentionnait Europe Maxima et Francis Cousin parce que ce dernier fût cité par Marine Le Pen dans son Pour que vive la France. La gloire ! La réclame gratuite est toujours bonne à prendre.

 Je tiens à revenir sur certains commentaires précédents. Néo-païen ? Oui, mais pas seulement ! Pro-israélien ? En 2009, une polémique opposa deux rédacteurs : André Waroch, plutôt favorable à cet État, et Claude Bourrinet, pro-palestinien. Mais Europe Maxima ne peut se résumer à ces deux personnalités. Sur ce sujet bien précis et à titre personnel, je récuse à la fois la cohabitation territoriale (l’imbrication même !) de deux États israélien et palestinien et un État unique binational. Je soutiens au contraire un ensemble étatique grand-syrien envisagé par le Libanais Antoun Saadé (1904 – 1949) et son Parti social nationaliste syrien.

 

B.V. : Longtemps, j’attendais chaque dimanche soir avec impatience la lettre informant la mise en ligne de deux nouveaux articles. Or, depuis février 2013, plus rien ! Pourquoi ?

 

G.F.-T. : Les premiers temps, les mises en ligne furent aléatoires et assez chaotiques. Mais, très vite, notre secrétaire de rédaction, Rodolphe Badinand, conscient qu’Europe Maxima se devait d’être un site de réflexions et d’analyses et non pas un diffuseur d’informations en flot continu comme le sont Fdesouche ou Le Salon beige. Après les tâtonnements initiaux, il fut décidé de mettre en ligne une fois par semaine (le dimanche, jour de repos) deux articles, plus ou moins longs.

 Afin d’élargir l’audience d’Europe Maxima et aidés par des amis qui nous fournirent les premières adresses électroniques de personnes susceptibles d’être intéressées par le contenu, Badinand réalisa la fameuse lettre hebdomadaire qui fonctionna jusqu’au début de l’année 2013. Là, le nombre de retour en courriers indésirables (ou spams) devint considérable. Agacée par ces rejets, l’équipe arrêta le courriel hebdomadaire, pariant que les lecteurs intéressés auront mis Europe Maxima dans leurs favoris. N’étant pas un site marchand, refusant toute publicité et défendant la gratuité, Europe Maxima peut se permettre cette liberté qui n’a pas de prix.

 

B.V. : Quand on parcourt l’ensemble du site Europe Maxima, ses douze rubriques, quarante-trois sous-rubriques et leurs quelque huit cents articles, on reste surpris par la grande diversité des points de vue exposés et des sujets traités. Est-ce voulu ?

 

G.F.-T. : Oui ! Je soutiens l’éclectisme des références intellectuelles. Ce n’est pas sans raison que le site se place sous une citation de Dominique de Roux. Quand on consulte les deux textes fondateurs du site, ses manifestes « Pour l’Europe ! » et « Refonder l’Europe avec un esprit européen », on y relève l’apport intellectuel dela Révolution conservatrice allemande, des non-conformistes français des années 1930 (en particulier la Jeune Droite et le groupe L’Ordre nouveau), de l’Internationale situationniste, de la « Nouvelle Droite », de la Tradition pérenne (René Guénon, Julius Evola, Alain Daniélou), de l’écologie radicale, de l’ergonisme de Jacob Sher et des diverses « troisièmes voies » solidaristes et subsidiaristes. Cette variété se retrouve dans les thèmes abordés quand bien même on écarte un peu les sujets scientifiques. La diversité correspond aux contributeurs dont le parcours et l’engagement différent : quoi de commun en effet entre le traditionaliste radical païen Rodolphe Badinand, le traditionaliste évolo-guénonien Daniel Cologne, l’identitaire « de gauche » André Waroch, l’inter-collectif informel post-situationniste Gustave Lefrançais, le fin lettré classique Claude Bourrinet, le républicain grand-européen Pierre Le Vigan, l’euro-libéral néo-protectionniste Jacques Georges ou le Grand Européen dissident Tomislav Sunic, sinon la participation à un même site ? Les débats y sont parfois vifs, mais toujours souhaitables et indispensables. Aborder un problème sous des angles singuliers constitue notre marque de fabrique.

 

B.V. : Est-ce aussi une volonté de ta part de présenter autant de liens avec d’autres sites dont certains sont parfois rivaux avec d’autres ?

 

G.F.-T. : La discussion, la polémique, la disputatio – fut-ce par écran et clavier interposés – font partie de cet esprit européen qu’Europe Maxima entend promouvoir depuis une décennie. Certes, il ne s’agit pas de débattre avec nos ennemis : les discussions concernent principalement nos « milieux » qui manquent singulièrement de tonicité intellectuelle ! Europe Maxima leur donne volontiers du tonus ! C’est une école de formation permanente en ligne. Prenons toutefois garde de ne pas devenir des « Soldats 2.0 » ou des « geeks nationalistes », vecteurs plus ou moins conscients du nombrilisme et du truisme.

 

B.V. : Jusqu’en 2011, quelques rédacteurs du site étaient qualifiés de « Uhlans ». Pourquoi ?

 

G.F.-T. : Sous ce terme de « Uhlans », je désignais de façon humoristique les premiers rédacteurs d’Europe Maxima : André Waroch, Daniel Cologne, Jacques Georges, Claude Bourrinet, Tomislav Sunic. Ces amis acceptèrent rapidement que le site reprenne leurs textes parus ailleurs avant qu’ils en offrent des inédits. Pourquoi « Uhlans » ? Ce sont des clins d’œil aux fameux « Hussards » qui ne formèrent jamais un groupe littéraire homogène, et aux « chevau-légers », les députés légitimistes de l’Assemblée nationale au début de la IIIe République.

 

Les « Uhlans » chargeaient avec leurs lances. Leurs successeurs numériques, aux premiers temps d’Europe Maxima, contre le politiquement correct au risque parfois de s’affronter en duel… Leur qualificatif s’est estompé avec l’arrêt de la lettre dominicale. Cependant, la sensibilité uhlan perdure !

 [...]

• Propos recueillis par Bastien Valorgues.

 

Pour lire la suite: Europe Maxima