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24/06/2015

Chronique de livre: Julien Langella "La jeunesse au pouvoir"

Julien Langella, La jeunesse au pouvoir

(Editions du Rubicon, 2015)

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Voilà un livre qui risque de faire parler de lui ! La jeunesse au pouvoir remet les pendules à l’heure sur une question fondamentale dont le sens réel, le sens profond, a été complètement dévoyé dans cette société moderne dont nous avons, bien malgré nous, hérité. Le réquisitoire qu’y dresse Julien Langella, jeune auteur de 27 ans au parcours militant déjà solide, contre la société des « vieux » (par opposition aux « anciens ») est implacable et se veut un appel révolutionnaire à l’action et au combat, afin que notre jeunesse se prenne en main, réagisse et parte « à l’assaut du futur ».

Effectivement, on pourrait se dire que les choses ne sont pas gagnées…  Car oui, la jeunesse actuelle est « le miroir de notre société déglinguée » et « concentre sur elle tous les maux de notre époque ». Le constat, amer et réaliste, qui est celui de Langella, est évidemment le nôtre. Comment considérer autrement cette génération d’individus globalement déracinés, isolés, égoïstes, faibles et mal dans leur peau ? Qui a « accès à tout mais qui n’(a) rien ». Qui survit dans une époque morne et sans grandeur. Qui trompe son ennui dans la virtualité, les jeux-vidéos et les excès en tout genre. Qui manque de repères, de valeurs, d’inspiration. Qui craint l’avenir. Est-ce réellement sa faute à cette jeunesse d’être comme cela ?

Les jeunes dont parle l’auteur sont les 14-25 ans, cette classe d’âge qui va des adolescents à ceux qui s’apprêtent à rentrer dans la vie de famille. En somme, ceux qui sont en première ligne face aux difficultés de notre époque : sociales, économiques, morales, spirituelles. Ils ont hérité d’un monde pourri que la génération de nos parents, celle des 30 glorieuses, a achevé de détruire. Ce sont eux que Langella appelle les « vieux » : ces aigris égoïstes qui n’ont rien transmis à leurs descendants mis à part leur petitesse ; eux qui nient les problèmes rencontrés par les jeunes, bien à l’abri du besoin et préoccupés seulement par le montant des retraites et par leur niveau de vie. Avec les immigrés et les cassos (dont nous avons déjà bien parlé en ces pages), ce sont les autres grands profiteurs d’un système qu’ils font perdurer à l’excès, ne serait-ce que par leurs votes. Conscients de leur poids tant politique qu’économique, ils refusent d’arrêter de profiter ; de toute manière, ce sont les jeunes qui paient pour eux… et qui continueront de le faire tant le poids démographique des « vieux » ne fait que s’accélérer. Julien Langella cite d’ailleurs le chiffre énorme des Français qui auront, à priori, plus de 60 ans en 2050 : un tiers ! Il faudra payer pour eux et leur mode de vie et c’est loin de n’être qu’une histoire d’argent !  

Quoi qu’il en soit, cette société où nous sommes nés, nous la leur devons. Le délitement de la famille et des communautés, la perte des valeurs, l’esprit petit-bourgeois, c’est eux ! La peur du changement, le « ne faisons pas de vagues » triomphant, la perte des couilles en France, c’est eux ! La télé et la société de consommation comme seuls horizons, encore eux !! Il est donc temps, avec Langella, de balayer cette gérontocratie ! Seule la jeunesse peut le faire, c’est son rôle et malgré toutes les difficultés qu’elle connaît de nos jours, elle est de plus en plus consciente de son triste sort et veut du changement. Son état déplorable, qui est, comme le dit l’auteur, « le baromètre de la bonne santé de notre pays », n’est pas inéluctable et Langella considère que de multiples ressources sont présentes chez notre jeunesse et ne demandent qu’à éclore. Pour cela, il faut que les jeunes se réveillent et agissent par eux-mêmes, en retrouvant l’insolence, l’identité et l’esprit révolutionnaire qui a pu animer bien des mouvements de jeunes dans notre passé européen, à l’exemple des jeunes Romains, des Mendigoxales (jeunes basques nationalistes du début du XXème siècle) ou des Wandervögel allemands. Nous ne devons pas perdre espoir : la jeunesse peut reprendre le rôle fondamental qui doit être le sien au sein de la société, rien n’est perdu ! L’éducation est ainsi une question primordiale que Langella traite longuement en insistant sur le fait qu’il est impératif de « redonner à la jeunesse ce goût de la vie que la République et le marché veulent nous enlever »… L’objectif, que nous trouvons encore une fois évident, est de faire des jeunes des individus autonomes et enracinés ayant une réelle force de caractère et une capacité de décision certaine, tout à l’inverse du boloss actuel. Pour aider la jeunesse à sortir de l’impasse où elle se meut, de nombreuses mesures sont également présentées dans La jeunesse au pouvoir et parfois pas des moindres! Ce sera à chacun de se faire un avis sur le sujet à l’aide de ce livre qui est résolument l’un des plus novateurs et des plus intéressants que j’aie pu lire ces dernières années dans le domaine de la littérature dite militante.

- NB : A la fin de l’ouvrage se trouvent deux entretiens très intéressants avec Dominique Venner et Alain de Benoist qui complètent bien la matière développée par l’auteur.

- NB 2 : Le C.N.C. reçoit d’ailleurs Julien Langella à Lille ce samedi 27 juin : voyez ci-dessous.

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source

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29/01/2015

Pendant ce temps-là, les adolescents se suicident...

Les médias ont largement parlé ces derniers jours de la parution du livre de Nora Fraisse Marion, 13 ans pour toujours. Dans celui-ci, l’auteur, mère d’une ado qui s’est donné la mort il y a deux ans, traite d’un sujet très préoccupant et très symptomatique de « notre » société malade : le suicide des adolescents.

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« Notre » belle société y est habituée depuis près de 3 décennies. Ce n’est pas une nouveauté et cette cause de mortalité est l’une des principales chez les moins de 20 ans. Cela est connu. Dans un monde d’excès comme le nôtre, il était impensable que cela ne s’arrête qu’aux adolescents et ne finisse pas par toucher les jeunes ados ou pré-ados. C’est chose faite ! Plusieurs affaires ont été traitées par les médias ces derniers mois au sujet d’enfants de 12-13 ans se donnant volontairement la mort. La première constatation que l’on peut en tirer, c’est que nous vivons dans une époque de mal-être généralisé. S’il est choquant de voir des jeunes de 12-13 ans (donc des enfants quelque part) se suicider, ce n’est pas étonnant à mon sens.  Pourquoi ? Premièrement, parce que nous vivons dans un monde sans repères et le passage entre l’enfance et l’âge adulte est une phase souvent difficile. Cette phase s’appelle « l’adolescence ».  C’est une émanation du monde moderne car jadis nos anciens passaient directement de l’enfance à l’âge adulte. Pas de période intermédiaire. Comment se fait le basculement aujourd’hui? A quel moment ? Ce passage est-il évident pour l’enfant ? Y-a-t-il un rite de passage, un évènement qui le fait sortir de l’enfance ? Je ne le pense pas et l’entrée au collège ne joue certainement pas ce rôle… La plupart des groupes sociaux ayant été abattus dans la société libérale (Famille, Eglise, Armée, scoutisme, etc…), les enfants cherchent bien souvent leurs propres rites de passage : le jeu du foulard, la première cigarette, la première cuite, le premier joint, la multiplication des partenaires sexuels, les scarifications, l’identification aux stars, et bien sûr, la consommation effrénée… tout ça participe à cette transition douloureuse et sans repères sociaux et culturels.

Le monde adolescent est souvent difficile pour plusieurs raisons : conflits avec les parents, à l’école, transgression progressive de différents interdits etc. Il semble cependant que ce soit le plus souvent le monde du collège qui soit à mettre en cause dans les suicides de jeunes adolescents. Le collège… On sait ce que c’est… Dans un bon nombre d’établissements en France, aucune autorité n’existe et le laxisme est la règle. Les élèves sont livrés à eux-mêmes et sont surtout livrés à une foule hétéroclite de racailles en devenir, nourris par la violence télévisée au rabais, le rap, les médias et la société de consommation et qui ne connaît ni le civisme ni le respect ni aucune valeur noble. Celui qui n’est pas « à la mode » ou « ringard » sera vite marginalisé voire humilié pour telle ou telle petite différence. Il sera raillé devant tout le monde sur place et même sur Facebook… La moindre différence trop perceptible de look, d’attitude, de comportement (les « intellos » ou les « rêveurs ») vaut souvent l’exclusion de groupes souvent formés autour de petits imbéciles qui, bénéficiant du laxisme en vogue dans toute la société, se croient tout permis. En premier lieu, celui de tyranniser les plus faibles, les plus vulnérables, les plus gentils ou les plus isolés. Le groupe contre celui ou celle qui est seul(e) et qu’il est facile d’humilier ou de harceler… Un article du Nouvel Observateur fait justement le portrait de la petite Marion (voir photo) : « sensible, artiste, drôle à faire hurler de rire son père et ses camarades, mais aussi parfois dans son monde, en quête d'affection, touchée par le malheur des autres. Une cible idéale. » Pour diverses raisons, la jeune fille était devenue la risée d’un bon nombre d’élèves qui la considéraient comme une « pute », une grosse, une fille mal roulée car sans seins (voyez déjà comment est jugée une gamine de seulement 13 ans…) et surtout une « boloss », « suprême insulte en 2013 » nous indique-t-on (voyez plus bas l'une des lettres laissées par Marion avant de se suicider). Une « boloss », donc une jeune fille blanche normale sans soutien réel et dont la bande d’amis ne fait pas partie de la racaille issue de la diversité… Cette petite racaille qui est la plupart du temps responsable de toutes ces « incivilités » (pour reprendre le vocabulaire victimaire du système) et qui, elle, ne se suicide pas. Cela ne touche que les petits blancs, vulnérables de par la société et leurs parents. Ils ne sont pas habitués au conflit et restent désarmés face à la méchanceté et à la violence : ils sont seuls et ne peuvent/savent se défendre. Des « cibles idéales » comme ils disent…

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Recentrons notre propos. Certes, les moqueries et autres humiliations à l’école ont toujours existé mais il semble qu’aujourd’hui, elles agissent sur l’état moral des jeunes adolescents bien plus qu’auparavant… et avant tout car elles sont incessantes et omniprésentes. On n’est plus harcelé qu’à l’école mais sur son téléphone, sur Facebook, devant tout le monde en somme. Il n’est plus possible de séparer le monde privé (à la maison) du monde de l’établissement scolaire. Tout est lié : privé et public. Un weekend tranquille sera vite pourri lorsque l’adolescent se verra insulté sur les réseaux sociaux. Stress. Attente insupportable d’un retour en classe qui offrira son lot d’humiliations…Pas de temps mort. Cela amène, après des semaines, des mois voire des années d’un tel traitement, certains adolescents à se donner la mort, seule issue pour eux dans une société où rien ne semble pouvoir les protéger de la honte, de la pression, des menaces.

Deux autres enfants dont on a beaucoup parlé ces derniers mois se sont suicidés pour ces raisons : Pauline, 12 ans, originaire de Lens, en 2012 et Mattéo, 13 ans, originaire de Savoie, en 2013. Humiliés par leurs « camarades » et, apparemment, défendus mollement par les adultes, ils sont finalement passés à l’acte. Ils n’avaient pas de problèmes familiaux mais leurs parents connaissaient la situation qu’ils vivaient au collège et avaient tenté d’y remédier, en vain. On sait bien que l’autorité molle de l’Education Nationale ne fait peur à personne et les enfants ont bien conscience qu’ils sont seuls face à leurs problèmes et estiment qu’on ne peut rien faire pour eux. Et c’est là qu’il convient de ne pas se mettre des œillères : le système ne protègera pas vos enfants efficacement et ne les armera pas pour faire face à la vie. Et c’est selon moi, un travers qu’ont beaucoup de parents aujourd’hui : ils ne préparent pas leurs enfants aux problèmes actuels et les laissent complètement désarmés face à tout type de conflit. Ce désarmement est total : moral, spirituel et physique. Face à une société qui n’est angélique qu’à travers le prisme de la télévision, les parents ont le devoir de donner confiance en eux à leurs enfants et à les renforcer, avant tout moralement, face au monde bancal que nous connaissons. Voici un exemple malheureux d’aveuglement comme on le trouve trop souvent : Mattéo, dont nous avons parlé plus haut, s’ouvre de ses problèmes à son père et lui demande de lui apprendre à se battre. Le père le dit lui-même : « J’ai toujours refusé. Moi, j’avais plutôt envie de lui apprendre le respect, le bonheur, les choses de la vie et de la nature. Je lui ai conseillé de ne pas se laisser approcher à plus d’un mètre. » Le discours du père pourrait se comprendre mais il convient de réaliser que nous et nos enfants ne vivons pas chez les Bisounours, ce n’est pas parce que la vie semble plus facile à notre époque que le conflit a disparu. Il est partout et il est de notre devoir d’y préparer nos descendants. Cela n’empêchera pas tous les drames mais aura au moins le mérite de préparer les générations à venir (qui sont bien mal parties…) à faire face à l’adversité.

Rüdiger / C.N.C.

NB: Version revue et corrigée d'un ancien article paru sur le CNC: Quelques considérations sur le suicide des pré-adolescents… Les photos proviennent de l'article du Nouvel Observateur en lien plus haut.

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23/10/2014

Regard sur l'actu (6)

 Regard sur l'actu (6)

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 La majorité sexuelle en Belgique à 14 ans ?

La Belgique, par l'intermédiaire de la droite flamande (eh oui!), réfléchirait à la possibilité d’abaisser l'âge de la majorité sexuelle à 14 ans, alors qu'il est actuellement de 16 ans. En France l'âge de la majorité sexuelle est fixé à 15 ans. Rapidement, cette actualité, qui s'ajoute aux revendications LGBT et au « plug anal » de la place Vendôme a été perçue comme un nouveau signe du lobby œuvrant à l'hypersexualisation des Européen(ne)s. Certains y ont même vu la patte des « réseaux pédophiles ». 14 ans semble en effet l'ultime limite sur ce sujet. En Europe le fait apparait pourtant, à mon étonnement, assez répandu, puisque c'est déjà l'âge légal en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, au Portugal ou en Italie. Il est même de 13 ans en Espagne, contre 16 ans au Pays-Bas, en Ukraine, en Russie, en Finlande, en Suisse ou au Royaume-Uni. C'est en Irlande que l'âge est le plus élevé avec 17 ans. Autant dire que la situation est contrastée et qu'en changeant de 16 à 14 ans, la Belgique passerait des pays où l'âge légal est le plus tardif à ceux où il est le plus précoce. Deux ans, cela peut sembler minime pour certains mais l'adolescence est une période de la vie où chaque année compte énormément, les écarts de maturité sont déjà importants au sein de la même classe d'âge et ils deviennent abyssaux entre 14 et 16 ans. En choisissant un entre-deux, la France a fixé la barre entre la fin du collège et le début du lycée. Mais alors pourquoi le gouvernement belge envisagerait-il de changer cet âge légal? Ce projet viendrait du fait que 25% des jeunes Belges auraient leur premier rapport sexuel avant 15 ans. Dans le même temps, une pédopsychiatre nous apprend dans le Figaro que 12 à 15 ans « c'était l'âge des premiers baisers, c'est devenu celui des premières fellations ». Des phénomènes qui amènent en France l'ACPE (association contre la prostitution des enfants) à tirer la sonnette d'alarme sur la prostitution... au sein même des collèges. Pas étonnant dans une société où tout gravite autour du sexe, où le porno est en libre accès et où la jeunesse n'a plus véritablement d'autres rites de passage à l'âge adulte que le  « dépucelage » et le bac...

Cette actualité traduit également une tendance de nos sociétés : adapter le droit pour couvrir des situations existantes mais non majoritaires. Ainsi eu lieu de percevoir le droit comme le cadre et d'œuvrer au respect de ce cadre, nos gouvernants adaptent systématiquement le droit en fonction de ce qui serait dans l'air du temps. De fait, quel importance revêt encore le droit s'il suffit d'un peu de lobbying et de quelques études menées par des « experts » pour le changer ? Le droit n'a alors plus de sens. En déchargeant les règles de la société de leur importance et de leur portée symbolique, on sombre inévitablement dans l'anomie. Alors que c'est précisément l'absence de cadre, de limites et de décence qui rend malade notre société, puisque la transgression y est devenue la norme et l'absence de limites une preuve de progrès, nos gouvernants s'obstinent dans la dissolution de tout ce qui est en mesure de structurer les individus et aussi, dans le cas présent, de les protéger. Il serait pourtant au contraire bien plus intéressant d'offrir à notre jeunesse un peu d'innocence, de lui imposer des limites et de l'accompagner dans le chemin compliqué vers le monde des adultes et la découverte du sexe opposé...

 L'ubuesque politique des transports en France

Notre ministre de l'économie Etienne Macron a proposé récemment de favoriser l'emploi du bus pour les plus modestes d'entre nous, en fait de plus en plus de Français. Fort d'un constat sur la complexité d'ouvrir des lignes de bus en France, il souhaiterait dans un certain sens libéraliser ce secteur. D'autant que le bus à l'avantage d'emprunter des voies existantes et de pouvoir se rendre assez facilement d'un lieu à un autre du territoire. Dans le même temps, la cour des comptes dénonce le manque de rentabilité des TGV qui pourrait être fatal à la SNCF.

Cette information m'a fait sursauter puisque je disais à un proche il y a quelques jours que je ne comprenais pas que la SNCF ne fasse pas faillite. En effet le constat est simple : un train n'est pas un avion, et cette course à la vitesse, marquée par des logiques de développement qui datent des années 60 n'a plus aucun sens. Le développement de l'aviation à bas coût, qui n'existait pas il y a encore 10 ans, est aujourd'hui impossible à concurrencer pour la SNCF. Les LGV coûtent de surcroît des millions et nécessitent d'exproprier des centaines de Français et de défigurer encore plus nos paysages pour gagner 30 minutes sur un trajet Paris-Bretagne par exemple. Le financement des LGV est en partie responsable du coût démentiel des TGV, qui de fait ne sont pas remplis. Par ailleurs, d'après la Cour des comptes, la mauvaise rentabilité du TGV implique un apport de subventions de l'ordre de 80% !!!

Récemment j'ai constaté par exemple que pour un trajet sud-nord par Lyon, on pouvait débourser plus de 160 euros, le tout en étant sans place assise réservée entre Lyon et Lille ! Dans le même temps les compagnies d'aviation à bas coût vous font traverser la France en avion pour moins de 100 euros et le covoiturage de plus en plus plébiscité permet à de nombreux particuliers de limiter les frais. Or le « bilan carbone » de ces moyens de transport est catastrophique ! A cela on va ajouter des bus qui vont rouler nuit et jour, brûlant toujours plus de pétrole... Le train, ce moyen de transport populaire et qui couvrait tout le territoire a totalement perdu sa fonction sous l'impulsion de politiques d'aménagements et de développement totalement contraire au bon sens. Lignes régionales supprimées, gares fermées, prix élevés, concentration des investissements sur le TGV et les LGV qui desserviront les métropoles, la France a perdu gros en ayant une mauvaise gestion de sa politique de transport ferroviaire. À l'heure de la prétendue « transition énergétique », comment nous expliquer qu'on va : ouvrir des lignes de bus, ouvrir de nouvelles lignes d'avions et construire toujours plus d'autoroutes (gratuites?) et de voies rapides alors qu'en parallèle la SNCF ne sait plus quoi faire de ses trains « Corail » et de ses TER... ? Dans le même temps, dans le transport de marchandises, le ferroutage ne représente même pas 20% du trafic des marchandises alors que l'utilisation du train permettrait de limiter l'usage des camions et de permettre aux entreprises privées de contribuer au financement du réseau ferroviaire. Les autoroutes gratuites et l'absence d'un projet « pollueur-payeur » alternatif à l'écotaxe ne vont faire qu'accentuer cette tendance à l'usage de la route au détriment du train. Un gouvernement ni socialiste, ni écologiste, en somme.

  Succès de la manifestation à Milan contre l'immigration

Environ 100000 personnes se sont regroupées à Milan à l'initiative de la Lega Nord pour manifester contre l'immigration clandestine. Menée par le responsable de la Lega Nord, Matteo Salvini, cette manifestation est une étape importante du réveil des Italiens, submergés depuis plusieurs années par des vagues de migrants - l'opération « Mare Nostrum » de la Marine italienne ayant pour objectif d'accompagner les migrants et non de les empêcher de venir. Le cortège de Casapound se distingua au sein de cette manifestation avec des centaines de drapeaux de l'Union européenne barrés d'une croix rouge. L'opération « Triton » que voudrait mener l'UE a pour objectif de succéder à « Mare Nostrum » et ne paraît pas en mesure de résoudre la situation. Nous regardons avec espoir ces milliers d'Italiens qui se sont soulevés contre l'immigration, sujet qui nous paraît primordial pour la survie de nos peuples. Combien de personnes oseraient défiler en France contre l'immigration ? Certes les scores électoraux du FN sont un message envoyé à nos « élites » contre l'immigration, mais les bouts de papier ne remplaceront jamais l'action sur le terrain. Bien que je sois sceptique sur l'efficacité politique des manifestations, cela permet au moins autant que le vote de prendre la température de l'opinion publique sur un sujet donné. Et surtout cela permet de constater combien de personnes sont en mesure de se mobiliser concrètement sur un sujet donné.

En France le FN, à l'inverse de la Lega Nord, refuserait d'organiser une manifestation avec d'autres groupes politiques. À ce titre, et ce n'est qu'une vision de Français, il faut un certain courage politique à la Lega pour s'afficher avec un mouvement comme Casapound qui assume un héritage fasciste. Il est encore difficile pour nous depuis la France de comprendre exactement ce qui se passe en Italie entre la Lega Nord et Casapound et quel est l'avenir de la « droite radicale » italienne dans un pays où le créneau du « populisme » est occupé actuellement par le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo. Ce dernier a d'ailleurs pris le contre-pied d'une bonne partie de ses militants ayant participés à la contre-manifestation pro-clandestins. Le sursaut populaire de ce pays est capital pour l'avenir de notre continent. Trois pays sont aujourd'hui en première ligne face à l'immigration : l'Italie, la Grèce et l'Espagne. Trois mouvements de ces pays, l'Aube Dorée pour la Grèce, Casapound pour l'Italie et le Mouvement Social Républicain pour l'Espagne seront d'ailleurs invités à l'initiative du GUD et au côté du Mouvement d'Action Sociale (MAS) et de Synthèse Nationale pour une grande table-ronde européenne sur le réveil des nations le 22 novembre. Plus que le réveil des nations, c'est le réveil des peuples auquel nous assistons !

Jean/C.N.C

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02/09/2014

Martine... euh Najat à l'école

Avec Najat Vallaud-Belkacem à l'Education (anti)Nationale, on constate que le gouvernement actuel, le plus impopulaire et le pire de la 5ème République (qui nous avait déjà habitués à un piètre niveau certes) prouve qu'il joue ses dernières cartes dans son seul objectif réél: détruire la société traditionnelle ou plutôt ce qu'il en reste. C'est la fuite en avant, la politique d'"Après nous le déluge!" et vu que le PS se sait condamné à court terme, il espère bien faire changer la société le plus possible tant qu'il le peut encore et que les porte-feuilles ministériels sont toujours entre ses mains... Véritable pied-de-nez à tout ceux qui espéraient un changement des choses après la Manif' pour tous, Vallaud-Belkacem a été placée là comme un symbole fort: première femme -née au Maroc en plus- à occuper ce poste, obsédée par une égalité qui n'existe pas et la promotion des déviances, elle est bien à sa place, avec les Fabius, Macron, Taubira et consorts dans ce gouvernement qui n'est qu'un ènième crachat à la gueule de la France. Inutile cependant de jouer les hystériques: elle n'est pas grand chose de plus qu'une image, une marque, une marionnette comme tous les autres qui, sans compétence aucune, passent de ministère en ministère où ils ne font qu'avaliser des plans politiques prévus de longue date, en autre par une foule de hauts fonctionnaires (souvent doublés d'idéologues nocifs) dont on ne parle jamais...

L'Education Nationale avait d'ailleurs lancé cette rentrée sous le signe de la diversité avec la fameuse photo qui suit et qui annonçait la couleur, avec ou sans mauvais jeu de mots. Wesh, c'est la rentrée à Najat!

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Franchement pas la peine d'en faire une histoire... Tout le monde sait bien que le grand remplacement, c'est maintenant et que nos chères petites têtes sont de moins en moins blondes mais de plus en plus crépues. Dans certaines classes, il n'y a même plus un blanc et cela ne date pas de cette rentrée ou de
Hollande... La France change mais ils aimeraient que vous vous y fassiez plus vite. Ils vont loin quand même! Les Français ne sont pas réveillés depuis bien longtemps non plus! Ils ont tout accepté pendant des années sans rien dire et avec le sourire... On l'oublie ça!

Et quand arrive la rentrée, ces gens qui ont été floués depuis si longtemps se demandent pourquoi l'école a changé, pourquoi l'insécurité y est désormais présente et pourquoi les résultats ne font que baisser... Eh bien, on leur demandera d'ouvrir un peu les yeux sur le monde qui les entoure et qui, le premier, leur procurera les réponses aux questions qu'ils se posent.

Nous sommes tout d'abord au sein d'un monde de tension où le manque d'homogénéité du corps social se fait de plus en plus sentir. Qu'elle soit sociale ou raciale, la fracture est réelle et on retrouve à l'école, à un autre niveau, les mêmes problèmes que ceux qui existent au dehors.

C'en est fini de l'école telle que nos parents l'ont connue. Les idéologues de l'Education Nationale, bien plus que les professeurs eux-mêmes (bien que gauchistes de base trop souvent), ont tout fait pour faire changer les pédagogies simples et efficaces du passé où l'on se concentrait sur l'essentiel tout en conservant un niveau d'exigences valable. Mais, dans une société où l'on promeut depuis des décennies l'ignorance, la médiocrité, le laxisme et la légèreté, où l'instruction et la culture ne sont plus des marqueurs sociaux de poids, où l'excellence ne sert plus qu'à amasser du fric, seul motif de réussite pour bien des parents, comment s'étonner de ce à quoi ressemble l'école? D'autant qu'actuellement, elle est avant tout utilisée par l'Etat pour faire de nos enfants de futurs "bons citoyens" (c'est à dire des individus "gris" isolés de toute communauté réelle prêchant l'"égalité", l'hédonisme, l'individualisme et n'ayant comme buts dans la vie que le fric et la consommation).

Et les enfants ressemblent de plus en plus à leurs parents: toujours moins intéressés par quoi que ce soit hormis par ce que le système leur vend en tant que jeunes consommateurs: un style vestimentaire qui calque celui de certains adultes (pas les meilleurs évidemment) et centré sur les "marques"; de la musique de supermarché visant à leur faire accepter la diversité et les autres "cultures" de manière insidieuse; une culture de l'écran rendant vite paresseux et sans imagination etc.

Finies les billes et la marelle! Ça n'intéresse pas le jeune consommateur qui ne se rêve plus en chevalier mais en rappeur... La culture a changé dans la société, les valeurs aussi et quand on sait à quel point les enfants sont perméables à leur environnement, il ne faut pas être étonné du résultat! Et puis, savoir écrire le français à l'heure du langage SMS, à quoi ça sert?

D'ailleurs, l'image que les parents ont de l'école imprègne celle des enfants. Elle n'est plus un lieu où ceux-ci s'instruisent mais une garderie où l'on fourre le petit dès 2 ans pour ne pas payer la nourrice ou, pour les cassos: pouvoir être débarrassé au plus vite de ces êtres qui ne servent qu'à toucher les allocs!

L'Etat et la société actuelle pervertissent nos enfants, consciemment et inconsciemment. Ils cherchent à établir à travers eux une future société encore plus décadente et anormale, à l'image de leurs idées dégénérées! A nous de ne pas être dupes et de déjouer, par tous les moyens, leurs plans machiavéliques. Ceci pourra d'ailleurs faire l'objet d'un article futur tant il devient primordial d'évoquer sérieusement le sujet: où et comment scolariser nos enfants? 

Rüdiger / C.N.C.

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03/02/2014

Nos enfants et la mythologie

Nos enfants et la mythologie

Alors que l'étude du latin ou du grec ancien est en perdition et que la culture européenne véritable est passée sous silence et ignorée sciemment, il est de notre devoir de transmettre à nos enfants ce que la société et ses écoles ne feront pas, en premier lieu tout ce qui touche à notre héritage gréco-latin.

Il est fondamental d'habituer nos héritiers, très jeunes, à tout ce qutroie.jpgi fait qu'ils sont eux, c'est à dire des Européens. La meilleure entrée (et la plus ludique) peut se faire par la transmission de la mythologie. Celle-ci, en plus de nous faire rêver, parle à notre âme, et les enfants ne s'y trompent pas, ils adorent. Histoires palpitantes aux archétypes les plus profonds, les mythes sont d'éternelles sources d'émerveillement et de leçons sur la vie. Ils permettent de définir qui nous sommes et où nous allons.

Les mots de Dominique Venner qui suivent sur les deux poèmes homériques (L'Illiade et l'Odyssée) peuvent évidemment s'entendre par rapport à la mythologie en général: "Ces poèmes sont le socle de la civilisation européenne, mais aussi de notre littérature et d'une part importante de notre imaginaire".

Alors, parmi le flot important de livres pour enfants sur le sujet, je conseillerais aux parents intéressés de se procurer les superbes albums qu'Yvan Pommaux a consacrés tant aux poèmes homériques qu'à d'autres mythes de première importance (Orphée, Thésée et le minotaure, Œdipe) aux éditions L'école des Loisirs. Cette série de livres, en plus d'être superbe visuellement, permettra à nos enfants (et même aux plus grands) de se plonger dans un univers mythologique n'ayant ni souffert des affres de la modernité (comme le film Hercule de Disney...), ni de la simplification outrancière typique de la littérature pour jeunes. N'hésitez pas et offrez-les à vos enfants ou à ceux de votre entourage, vous ferez des heureux et, quelque part, un acte militant.

Rüdiger

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08/07/2012

Réfléchir et Agir #41: L'école, le grand pourrissoir.

Excellent numéro de la revue autonome de désintoxication idéologique. Le dossier sur le pourrissement de l'école est à lire absolument !

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