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13/07/2014

La décroissance #111: "Géants d'hier, néant d'aujourd'hui"

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26/06/2014

Monsanto, sa vie, son empire


25/06/2014

Pourquoi nous sommes localistes, par Laurent Ozon

Pourquoi nous sommes localistes.

De tout temps, les hommes ont cherché à produire autour d’eux ce dont ils avaient besoin et ont en même temps ajusté leurs besoins à ce qu’ils pouvaient produire. Les échanges commerciaux ont toujours existé mais portaient précisément sur les denrées ou les produits que l’on ne pouvait produire autour de soi.

Les personnes qui consommaient ces biens étaient les mêmes ou vivaient proche de celles qui les avaient produits. Les besoins reflétaient l’expression simple du goût, de la culture et des possibilités qu’offraient la nature et le travail des hommes. Bijoux, outils de cuisine et de jardinage, matériaux de construction, jouets ou véhicules, ces produits ne répondaient pas seulement à la stricte nécessité de la survie mais permettaient aussi de satisfaire aux besoins de beauté, de spiritualité, de communication et de loisirs.

De fait, le Localisme fut le système économique et politique dans lequel vécurent des milliers de générations avant nous qui trouvèrent plus sage de chercher à satisfaire la part la plus importante possible de leurs besoins par elles-mêmes.

De là ont procédé les cultures, les goûts, les traditions culinaires et gastronomiques, les coutumes et même les paysages, tant les hommes façonnent la nature autour d’eux et déterminent aussi la typicité des territoires et tout ce qui procède de l’art de vivre.

Loin de vouloir expliquer que l’ancienneté de ces pratiques suffit à les rendre indiscutables, j’ai souhaité rappeler qu’elles ont été la norme dans des cultures et des civilisations différentes à des époques proches ou lointaines, dans des communautés structurées par des normes sociales, des valeurs et des religions différentes dans l’histoire.

L’aspiration à l’autonomie qui est l’autre nom de l’aspiration à la liberté, a été la règle durant la quasi-totalité du temps de vie de l’espèce humaine pour tous les peuples qui nous ont précédés. Nos ancêtres ont toujours voulu avoir prise sur ce qui avait prise sur eux, décider et produire chez eux ce qui était bon pour eux ! Et ces pratiques ont permis l’adaptation des histoires humaines à d’innombrables imprévus de l’histoire et des plus difficiles.

Par-delà d’éventuelles divergences sur les réponses à apporter à la crise profonde que nous traversons, la plupart des acteurs politiques peuvent comprendre l’urgente nécessité de consacrer dès aujourd’hui des efforts sans précédent afin de réanimer l’économie permettant d’assurer un degré d’autosuffisance le plus élevé possible dans les domaines énergétique, sanitaire et alimentaire. Dans ces trois domaines vitaux, notre degré de dépendance est tel qu’une accélération brutale de la crise pourrait entraîner de lourdes conséquences : famines, épidémies, violences, guerre civile et ce dans des pays déjà minés par les divisions. Comment ne pas anticiper les conséquences catastrophiques qui pourraient advenir lorsque l’on sait, pour ne prendre que cet exemple, que l'ensemble des productions européennes riches en protéines végétales (pois, colza...) couvrent 24 % des besoins des élevages et que 85% du soja consommé en UE est importé d'Amérique-du-Sud.

Par-delà nos opinions politiques, nous pensons que l’intérêt général est aujourd’hui de donner à chaque peuple les moyens de subvenir à une part importante de ses besoins par ses propres moyens. Seule notre capacité à satisfaire nos besoins vitaux pourra conjurer les explosions de violences qui ne manqueront pas d’arriver si la situation devait continuer à se dégrader.

Nous pensons qu’une politique de relocalisation est inévitable à terme et qu’elle serait, si les politiques voulaient bien sortir de leur autisme, la seule option réaliste à suivre pour anticiper les déstabilisations sociales, économiques et identitaires à venir.

Une politique qui aurait pour but de favoriser l’embauche locale et les circuits économiques courts pourrait accompagner heureusement des objectifs de qualité écologique, de protection sanitaire, de réhabilitation de la vie démocratique, de protection et de rééquilibrage social, d’inversion concertée des flux migratoires et de pacification rapide des relations internationales. Car loin d’être une utopie politique dont la mise en œuvre réclame un je-ne-sais quel grand-soir politique, les solutions localistes sont compatibles avec les aspirations les plus nobles de ceux qui ont consacré leur vie à la chose publique.

Au dessus des différences d’opinions, l’intérêt général, pour des raisons, sociales, écologiques, économiques et culturelles est de produire autour de nous ce dont nous avons besoin en priorité. Voilà en quelques mots, pourquoi nous sommes localistes.

Laurent Ozon
Président de Maison Commune
laurent.ozon@me.com

01/06/2014

Eric Maulin : "De l'occidentalisation du monde à la provincialisation de l'Europe"


Colloque de la revue Éléments

Samedi 26 avril — "Europe-marché ou Europe-puissance ?"

Le rêve européen s'est transformé en cauchemar. L'Union européenne traverse une crise de légitimité sans précédent. Et le spectacle qu'elle offre n'a rien pour enthousiasmer. Le sentiment le plus répandu est que l'Europe se construit désormais contre les Européens. Un sondage Ipsos a révélé que 70 % des Français souhaitent « limiter les pouvoirs de l'Europe ». Comment en est-on arrivé là ?

Invités du colloque
• Eric Maulin, professeur à l'université de Strasbourg et vice-président du Forum Carolus,
• Gérard Dussouy, professeur de géopolitique à l'université de Bordeaux,
• Magali Pernin, spécialiste en droit public, animatrice du site contrelacour.fr,
• Françoise Bonardel, philosophe, professeur à l'université de Paris Panthéon-Sorbonne,
• Paul-Marie Coûteaux, essayiste,
• Pierre Le Vigan, écrivain et journaliste d'Éléments,
• Alain de Benoist, essayiste et directeur de Krisis et Nouvelle Ecole.

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29/05/2014

Reportage: La guerre des graines

Reportage: La guerre des graines

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28/05/2014

Kokopelli, pour la libération de la semence et de l'humus

Kokopelli, pour la libération de la semence et de l'humus

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Présentation de l’association

Kokopelli est une association à but non lucratif, fondée en 1999 par Dominique et Sofy Guillet, et qui a pris le relais de Terre de Semences et du Jardin Botanique de la Mhotte fondés, dans l'Allier, respectivement en 1992 et en 1994.

Les militants de l’association œuvrent pour la Libération de la Semence et de l’Humus et la Protection de la Biodiversité alimentaire, en rassemblant tous ceux et toutes celles qui souhaitent préserver le droit de semer librement des semences potagères et céréalières, de variétés anciennes ou modernes, libres de droits et reproductibles. Et en rassemblant aussi tous ceux et toutes celles qui souhaitent continuer à chuchoter, à l’oreille de leurs voisins, les recettes des purins de plantes (ortie, prêle...) et d'autres ingrédients naturels et peu onéreux, sans se voir accusés de concurrence déloyale envers les multinationales vendeuses de poisons, celles qui s'auto-qualifient de "sciences de la vie", celles-là même qui détruisent inexorablement et impunément la biosphère, incluant l'humanité, depuis des dizaines d'années, celles-là même qui ont fait de notre belle planète, la Terre, une poubelle génératrice de cancers.

La semence

C’est grâce à notre propre réseau de producteurs et avec la participation active des adhérents, parrains et marraines, que nous maintenons une collection planétaire unique de plus de 2200 variétés, à savoir plus de 650 variétés de tomates, près de 200 variétés de piments, 150 variétés de courges...

L’association propose ainsi deux gammes de semences :

  • - la gamme Boutique, avec 1700 variétés de plantes potagères, céréalières, médicinales, condimentaires et ornementales. La très grande majorité des semences de cette gamme est produite en France par nos producteurs professionnels certifiés en Agriculture Biologique. Le reste provient de divers pays d'Europe et parfois même des USA.
  • - la gamme Collection rassemble des centaines de variétés très peu cultivées, peu connues et parfois en voie de disparition. Les semences de cette gamme sont produites par nos adhérents jardiniers et jardinières. Elles sont offertes aux membres “Actif” et “Bienfaiteur” de l’association. Cette gamme n’est accessible que sur demande au siège de l’association.

L'Humus

En organisant, plusieurs fois par année, des stages et des séminaires sur différents thèmes de l’agro-écologie, nous espérons réintroduire les vrais valeurs agricoles et jardinières et libérer, ainsi, l’humus en libérant la Terre de la tyrannie des techniques d’agricultures modernes toxiques.

Nous proposons, également, dans notre boutique plusieurs ouvrages sur les différentes techniques de culture génératrices de sol fertile.

Notre champ d’action ne se limite néanmoins pas à la préservation des variétés libres : nous intervenons de part et d’autre du globe, pour aider les paysans du monde à retrouver leur autonomie semencière confisquée par les vendeurs de poisons. C’est ainsi que, dans le cadre de notre campagne “Semences sans Frontières”, nous distribuons gratuitement et annuellement près de 350 colis de Semences de Vie aux communautés rurales, associations ou ONGs qui nous en font la demande.

Ces semences sont produites — dans la plupart des cas — par les adhérents de l’association Kokopelli via notre campagne de “Parrainage”, soutenant ainsi la création de jardins de production de semences amateurs, de réseaux de semences paysannes et de centres de conservations.

Afin de guider les jardiniers, l’association propose l’ouvrage de Dominique GUILLET intitulé “Semences de Kokopelli”, un manuel de production de semences pour le jardin familial avec des informations détaillées permettant aux jardiniers et maraîchers de produire leurs propres semences en toute pureté variétale.

Source: Kokopelli France