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24/03/2015

Concerts: Rotting Christ au Benelux (04.15) et dans le Pas-de-Calais (09.15)

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Skoll en concert en Italie (04-05.2015)

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21/03/2015

7 films à voir ou à revoir sur le Football

Plus qu'un sport, le football est progressivement devenu le plus important des phénomènes de société. Dès 1986, la revue Eléments ne tardait pas à écrire : "Que le football soit un des phénomènes contemporains les plus caractéristiques et les plus étranges, nul ne songe à le nier. Sa mondialisation, son impact médiatique, les sommes fabuleuses qui s'y investissent depuis quelques années, les débordements parois sanglants qu'il provoque, tout cela contribue à en faire souvent l'«évènement» d'une actualité en quête de sensations fortes." Propos visionnaire quand on songe aux sommes englouties dans le club qatari du Paris-Saint-Germain. Propos apocalyptique quand on se souvient des milliers de morts qu'enterra la Guerre du football, ce 14 juillet 1969, lorsque le Salvador envahit le Honduras à l'issue d'un match entre ces deux Nations en conflit larvé. Mourir pour Michel Platini ? Heysel, 1985, 39 morts... Et le cinéma dans tout ça ? Les films traitant du football sont bien plus nombreux qu'on pourrait le penser, bien que très peu soient sortis sur les écrans français. Néanmoins, sept films pour une plongée nostalgique dans le football de Papa ou un regard tendre sur notre football contemporain.

N.B. : la question du hooliganisme et de la violence dans les stades fera l'objet d'un thème à part.

 

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L'ANGOISSE DU GARDIEN DE BUT AU MOMENT DU PENALTY

Titre original : Die Angst des Tormanns beim Elfmeter

Film autrichien de Wim Wenders (1971)

Joseph Bloch est gardien à la stature internationale. Lors d'une rencontre à Vienne, il est expulsé par l'arbitre après avoir encaissé un but. Il erre alors dans les rues de la capitale autrichienne, loue une chambre dans un hôtel et se rend à plusieurs reprises dans le même cinéma dont il courtise la caissière avec laquelle il passe la nuit et l'étrangle soudainement le matin venu. Après avoir effacé les traces de son meurtre, Joseph fuit alors la ville en autocar en direction de la petite cité de Bierbaum, dans l'espoir de renouer avec une ancienne petite amie. Parvenu à destination, Joseph assiste à un match de football et s'enquiert de l'évolution de l'enquête à la radio...

Issu du roman éponyme de Peter Handke, l'adaptation cinématographique de Wenders pourra apparaître décousue. Un choix volontaire du réalisateur afin de mieux faire partager au spectateur l'errance physique et intellectuelle du sportif. On perd parfois un peu pied mais une œuvre forte sur le sens de l'existence et la place sociétale de l'homme et de la femme. Le film le moins "footballistique" de la sélection.

 

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COUP DE TETE

Film français de Jean-Jacques Annaud (1978)

François Perrin tient le poste d'ailier droit dans la petite équipe de l'Association Sportive de Trincamp. Doté d'un caractère exécrable, il est bientôt renvoyé de l'équipe, après avoir bousculé Berthier, le joueur vedette. François perd, par là-même, son emploi ; le patron de l'usine cumulant également la fonction de président du club. Accusé à tort d'un viol commis par Berthier, François est embastillé avant de bénéficier d'une sortie exceptionnelle, sous bonne garde, afin de remplacer un joueur titulaire blessé, pour le compte d'un match de Coupe de France. Deux buts marqués le transforment en gloire locale. Son immunité, confiée par les supporters, lui permet alors de mener au mieux sa vengeance contre les notables, coupables et complices de faux témoignages, qui le firent conduire en prison. Exerçant sa vengeance jusqu'au bout, François Perrin refuse de participer au match retour...  

Extraordinaire Patrick Dewaere qui campe de manière splendide cet anti-héros, héraut d'un football populaire progressivement gangréné par les magouilles financières et les trafics d'influence qui ont désormais cours au sein du monde footballistique ;  le football amateur n'étant guère épargné. Petit clin d'œil à nos camarades Bretons, Jean-Jacques Annaud s'est inspiré pour son film de l'épopée du club de l'En Avant Guingamp lors de son épopée de la Coupe de France de 1973, formation alors loin des feux de la Ligue 1.

 

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THE DAMNED UNITED

Film anglais de Tom Hooper (2009)

1974, pendant quarante-quatre jours, Brian Clough a assuré la fonction d'entraîneur de Leeds United, un des clubs phares du football britannique. Si son prédécesseur, Don Revie, avait apporté au club ses plus glorieux titres, Clough, gentleman, estimait son jeu trop brutal. De style flamboyant et pétri de principes, Clough était connu pour avoir mené au plus haut niveau de la Football Association les équipes de Hartlepool et Derby County. Arrivé à Leeds, Clough doit composer avec de fortes individualités, pratiquant un jeu hérité de l'ancien entraîneur. C'est avec une détermination sans faille que l'opiniâtre Clough entend imposer son style. Mais son fidèle assistant le quitte et ses joueurs le haïssent. Leeds United ne tarde pas à affronter de nombreux revers sur la pelouse...

Un film exclusivement autocentré sur le ballon rond qui révulsera tous ceux que la pratique ne passionne pas ? Du tout ! The Damned United est une production brillante sur le récit d'une ascension brisée. Telle une rock star, Brian Clough se brûle les ailes dans une volonté d'autodestruction, obnubilé qu'il est par la célébrité et le pouvoir. En filigrane, le portrait nostalgique du Nord de la Perfide Albion, soumis à l'hégémonie travailliste à la veille de la fermeture des mines de charbon. Quant à ceux qui apprécient le football britannique, tout est écrit dans le synopsis !

 

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JE SUIS UN SUPPORTER DU STANDARD

Film franco-belge de Riton Liebman (2013)

Pour Milou, 40 ans, le football est le Panthéon dont le Standard de Liège est le Dieu suprême. Par tous les moyens, continuellement, Milou, fidèlement entouré de ses amis supporters, ivres de frites et de bières, entend contribuer à la victoire de son équipe. Mais Milou, moniteur auto-école, rencontre bientôt Martine dont il ne tarde pas à tomber amoureux. Evidemment, Martine, le football, elle déteste ça ! Et Milou se retrouve bientôt l'éternel supporter post-adolescent qu'il a toujours été. Tel un toxicomane, il se jure de décrocher pour reconquérir le cœur de sa belle...

Tendre évocation du football de la décennie 1990. Et pour une fois que cela ne concerne pas l'Angleterre ! Mais justement, le Standard n'est pas West Ham... et le réalisateur-acteur principal confond un peu trop la dévotion pour un club et une passion pour les images Panini ! Flingué par la critique, allergique à tout ce qui ne relève pas de la bobocratie, ce film n'en est pas pour autant mauvais même s'il présente une vision assez caricaturale du monde des fanatiques du football sans jamais, néanmoins, sombrer dans la moquerie. Et notre supporter porte allègrement le Fred Perry...

 

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JIMMY

Titre original : When saturday comes

Film anglais de Maria Giese (1996)

Jimmy Muir n'est pas dénué d'un certain talent pour le jeu. Mais, rétif à toute forme de discipline et d'autorité, Jimmy ne manque jamais une occasion de pratiquer son autre occupation favorite : boire de la bière. Aussi, ses chances de percer dans le haut niveau sont-elles minces. Pourtant, se présente à lui l'occasion de quitter sa petite formation pour le prestigieux club de Sheffield United Football Club. Pour Jimmy, la confrontation avec la découverte du monde professionnel ne doit aller de pair qu'avec une ascèse et une hygiène de vie sans faille...

Jimmy... Convenons qu'il était difficile de trouver un nom plus stupide pour son exploitation en France ! "Deviens ce que tu es !", écrivait Nietzsche, et il s'avère que Jimmy n'est pas un individu doté d'une force d'esprit suffisante pour vivre son rêve. Petite production anglaise sans grande prétention cinématographique, sortie en France uniquement en DVD, Jimmy est un film qui se laisse voir.

 

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LOOKING FOR ERIC

Film anglais de Ken Loach (2009)

Eric Bishop distribue le courrier à Manchester. La dépression est sa compagne depuis que sa femme l'a quitté et qu'il ne peut que constater la lente mais irrémédiable mauvaise pente que suivent ses deux beaux fils, tandis que sa fille lui reproche sa médiocrité. Soutenu par ses collègues, Eric s'avère incapable de refaire surface, allant jusqu'à songer au suicide. Seul son club de Manchester United le sort de sa léthargie hebdomadaire. Une nuit, Eric Bishop s'adresse au poster de son champion, Eric Cantona, joueur mythique du club. Ce dernier semble l'observer l'œil plein de malice. "Que ferait à sa place King Cantona ?" Bishop en est désormais persuadé ! Son idole va l'aider à reprendre sa vie en mains...

Curieux film de Ken Loach ! A mi-chemin entre un film social et un conte, Looking for Eric relève d'une certaine forme de morale sportive. La réussite de l'existence impose le jeu collectif. Loin d'être un chantre de l'optimisme, ce film, finalement assez joyeux, constitue très certainement une anomalie filmographique de l'auteur. Et Cantona se révèle aussi bon acteur que formidable gentleman-footballeur et gracieux karatéka lorsqu'il essuyait ses crampons sur le visage d'un fan de Crystal Palace.

 

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UN BUT POUR LA GLOIRE

Titre original : A shot at glory

Film américain de Michael Corrente (2000)

En Ecosse, une petite ville. Gordon McLeod est le charismatique entraineur du club de la ville, évoluant en seconde division, et ne poursuit qu'un unique but : faire monter ses champions aux plus hauts sommets. Pour ce faire, il est bien décidé à user de toutes les stratégies. Gordon subit les fortes ambitions du président américain du club qui menace de délocaliser celui-ci en Irlande si ses joueurs ne remportent pas la Coupe. Contraint, Gordon accepte de recruter un nouveau joueur...

Le film ne connut qu'une sortie DVD en France. DVD à la jaquette trompeuse puisque l'histoire ne se situe nullement au Pays de Galles tel qu'indiqué. Il ne s'agit pas du meilleur film sur le football et l'intrigue d'avère plutôt banale. Que vient faire un réalisateur américain dans le microcosme footballistique écossais ?... Néanmoins, les scènes de jeu sont assez bien recréées, sous l'impulsion de l'ancienne vedette Ally McCoist. Bande-son signée Mark Knopfler, ce qui, en outre, ne gâche rien.

 

Virgile / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source

19/03/2015

Documentaire: la valise ou le cercueil

14/03/2015

7 films à voir ou à revoir sur la Prostitution

A propos de la prostitution, Raymond Abellio écrivait : "La religion en fait un problème moral, le communisme un problème social [...]. En employant le jargon de la philosophie, c'est d'abord un problème ontologique*. Il touche aux racines de l'être et, en l'espèce, à celles de la féminité." Quel regard avoir ainsi sur le commerce du corps ? Vaste débat qui n'a pas manqué d'enflammer la société française, en 2014, sous l'impulsion de Najat Vallaud-Belkacem. Les termes de celui-ci, maladroitement posés par l'ex porte-parole du gouvernement, masquent la réalité des différents types de prostitution. Jeunes filles sous l'emprise tyrannique de réseaux, femmes déboussolées pratiquantes malgré elles, prostituées volontaires et indépendantes, le cinéma a largement abordé ce thème sous de nombreux angles.

 

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A SEIZE ANS DANS L'ENFER D'AMSTERDAM

Titre original : Hanna D., la ragazza del Vondel Park

Film franco-italien de Rino Di Silvestro (1984)

Hanna est âgée de seize ans et partage un modeste logement de la capitale néerlandaise avec une mère alcoolique et son compagnon, Hans, un homme deux fois moins âgé, que Hanna ne laisse pas insensible. Chaque jour, Hanna se livre à des hommes contre de l'argent. La jeune femme fait bientôt la rencontre de Miguel qui la présentera à un producteur de films pornographiques. Du statut d'amant, Miguel ne manque pas de remplir également la fonction de proxénète. Hanna sombre progressivement dans une prostitution de plus en plus avilissante avant de sombrer définitivement dans l'enfer de la drogue...

Très critiqué à sa sortie, ce film cru et frisant avec une certaine vulgarité livre une glaçante plongée dans les bas-fonds les plus sordides et pervers de la cité amstellodamoise. Hanna ou l'héroïne d'une brutale descente aux enfers.

 

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CHLOE

Film franco-belge de Dennis Berry (1996)

Après une violente dispute avec sa mère avec laquelle elle entretient des rapports conflictuels, Chloé, lycéenne âgée de seize ans, promène sa solitude dans les rues. Son compagnon, Ahmed, tête brûlée sans envergure, ne lui accorde guère plus d'attention. Chloé est livrée à elle-même et s'abandonne à chaque bouée que provoque son errance. Une boite d'allumettes sur laquelle figure une adresse et voilà Chloé se rendant au domicile indiqué. L'adolescente y rencontre Katia qui devient bientôt son amie. Poursuivant toujours une quête obscure, Chloé fait alors la connaissance de Jean-Michel, charmant jeune homme. Mais Jean-Michel ne tarde pas à montrer sa face sombre et entraîne la jeune fille résignée dans une spirale destructrice jusqu'à la prostitution...

Dennis Berry livre une présentation classique, parfois banale et trop manichéenne, de la chute progressive d'une jeune femme. Aussi, le film ne révolutionnera-t-il pas le thème. L'intérêt est contenu, ici, dans l'époustouflante prestation de Marion Cotillard, alors à l'aube de sa carrière, dont le talent crève l'écran malgré l'extrême dureté des scènes de viols et violences corporelles.

 

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ELLES

Film français de Malgorzata Szumowska (2012)

Anne mène une vie banale et jongle entre l'essoufflement de son couple, les questionnements adolescents de son fils et ses contraintes professionnelles. Anne est ainsi journaliste pour un grand magazine féminin. Abordant le thème de la prostitution estudiantine, elle parvient à gagner la confiance de Charlotte et Alicja, fraîchement arrivées de Pologne. Les deux étudiantes parisiennes se livrent progressivement à la journaliste sans pudeur ni tabous. Chacune a leur façon, elles tentent d'améliorer leur quotidien à l'aide d'un gagne-pain plus lucratif et rapide que les traditionnels jobs d'étudiants. Aucune des deux jeunes femmes ne semble vraiment mesurer la portée du commerce de leur corps. Ces témoignages vont bouleverser l'existence de la journaliste et provoquer des suites inattendues...

Libération ou soumission ? La réalisatrice se garde bien de prendre parti dans cette œuvre quasi-construite sur un mode documentaire ; oscillant ainsi entre le quotidien routinier d'une mère de famille et les flash-back évoquant la vie dissolue des jeunes étudiantes. Un remarquable témoignage impudique sur l'intimité féminine, à défaut de tout point de vue féministe.

 

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JEANNE DIELMAN, 23 QUAI DU COMMERCE, 1080 BRUXELLES

Film belge de Chantal Akerman (1975)

Jeune veuve depuis six années, Jeanne Dielman poursuit une morne existence dédiée à l'éducation de son fils âgé de seize ans. Quand celui-ci est à l'école, Jeanne pratique inlassablement, à horaires très stricts, le ménage, la cuisine et les courses. Le midi, Jeanne garde également un bébé. Mais Jeanne exerce aussi, dans le plus grand secret, en tant que prostituée occasionnelle dans la chambre de son appartement l'après-midi. Une vie parfaitement rangée bientôt troublée par une succession de petits incidents qui la conduisent à assassiner l'un de ses clients à l'aide de ciseaux...

Curieux titre que ce film que d'aucuns trouveront exaspérant. Peu de dialogues, peu de son et d'interminables plans fixes capturant le quotidien routinier d'une jeune mère de famille emprisonnée dans sa solitude et un conditionnement atavique.

 

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JEUNE ET JOLIE

Film français de François Ozon (2013)

Isabelle jouit de l'insouciance de ses dix-sept printemps. En vacances sur la Côte d'Azur, avec sa famille issue de la petite bourgeoisie, elle offre sa virginité à Félix, un jeune Allemand, sans qu'elle n'éprouve le moindre plaisir. Rentrée à Paris, Isabelle, bien que ne manquant de rien, prend la décision de se livrer à la prostitution sous le pseudonyme de Léa et multiplie les rendez-vous sur internet. Parmi les nombreux clients attirés par sa beauté et sa jeunesse figure Georges, homme attentionné et d'un certain âge. Mais Georges meurt d'une crise cardiaque tandis qu'ils font l'amour. Paniquée, Isabelle-Léa fuit mais est bientôt rattrapée par la police. Sa famille découvre alors horrifiée qu'Isabelle s'offrait volontairement et en toute indépendance à des hommes contre de l'argent...

Comment une jeune fille peut-elle délibérément s'adonner au commerce de son corps ? François Ozon livre ici un portrait ambigu de la jeune héroïne qui semble dénuée de toute émotion et parfaitement insensible au monde qui l'entoure. Ce manque de communication constitue néanmoins un point faible du film. En rupture avec le monde bourgeois, le portrait de Léa aurait gagné en une explication plus profonde de ce suicide sexuel.

 

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MATRIOSHKI : LE TRAFIC DE LA HONTE

Titre original : Matroesjka's

Série belge de 20 épisodes créée par Marc Punt et Guy Goossens (2005 & 2008)

Elles sont une dizaine à poursuivre le même rêve : fuir la misère en Lituanie et travailler en Europe de l'Ouest. Ce rêve devient accessible tandis qu'elles participent à un casting pour une compagnie de danse que dirigent deux Belges. Et d'accessible, il devient réel lorsqu'elles sont engagées. Qu'importe de signer un contrat de travail en langue grecque, elles s'envolent pour Chypre ! Chypre dont les plages ensoleillées ne manquent pas de contraster avec la neige de Vilnius. Mais sur place, elles comprennent que la danse s'avère devoir se pratiquer nue... Les jeunes femmes seront ensuite emmenées dans un club de striptease anversois et se verront confisquer leur passeport avant d'être livrées à la prostitution pour rembourser les frais de voyage et de "formation"...

Une fois n'est pas coutume, non un film mais une série trop injustement méconnue. Tirée d'une histoire vraie, cette série évoque pudiquement le quotidien de dix de ces centaines de jeunes femmes contraintes de se livrer à des relations sexuelles dans les clubs de danse belges et néerlandais. Remarquable série !

 

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TOKYO DECADENCE

Titre original : Topâzu

Film japonais de Ryu Murakami (1998)

Pourtant timide, Ai, jeune collégienne japonaise, est une prostituée de luxe qui s'est fait du sadomasochisme et des pratiques fétichistes extrêmes une spécialité pour le compte de riches clients aux mœurs décadentes. Délurée la nuit, Ai se mue le jour en une discrète jeune femme, renfermée sur elle-même et qui poursuit le doux rêve de retrouver celui dont elle est secrètement amoureuse, un homme malheureusement pour elle, déjà marié...

Qualifié par certains de film pasolinien à la nippone, Ryu Murakami développe en filigrane une vision corrosive de la société japonaise perçue comme castratrice, pudique et imprégnée de valeurs patriarcales, contre laquelle certains assument de plus en plus ouvertement des penchants exhibitionnistes et immoraux. Le film ne fait nullement l'économie d'une évocation très précise des rituels fétichistes.

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* En italique dans le texte

Virgile / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source

12/03/2015

Clip: Terrorsphära - Kampfansage (vidéo officielle)


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