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29/10/2015

Regard sur l’actu #21 : Les Français friands de nazisme littéraire!

Les Français friands de nazisme littéraire!

C’était évident depuis le succès du Suicide Français d’Eric Zemmour : les Français, ces salauds, aiment lire des horreurs racistes et font un succès à n’importe quel livre prônant l’intolérance et la méchanceté gratuite. D’Astérix à Hitler, tour d’horizon de l'actualité de cette nauséabonde littérature.

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Le triomphe des Décombres…

Bien-pensants, étranglez-vous! Le remarquable pamphlet de Lucien Rebatet, Les Décombres, vient d’être réédité (détails ici). Et c’est une nouvelle fois un succès de librairie ! "Ce classique « aura réussi cet exploit sans doute sans précédent: être un best-seller à la fois sous Pétain et sous François Hollande » lit-on dans L’Express. Numéro 1 des ventes sous l’occupation (65.000 exemplaires vendus), « le brûlot antisémite de Rebatet » comme ils disent, continue indéniablement à intéresser les lecteurs. Les 5000 premiers exemplaires de la réédition se sont arrachés en une journée et l’éditeur (Robert Laffont) a dû lancer une réimpression de 3000 exemplaires supplémentaires pour répondre à la demande. Plusieurs causes expliquent ce succès : la qualité littéraire, l’intérêt historique mais aussi le côté sulfureux de cet ouvrage que tout esprit non-conforme se doit d’avoir lu. Lucien Rebatet est l’un des plus grands écrivains du siècle dernier et ce n’est que justice qu’il soit redécouvert par des Français rejetant de plus en plus les œillères imposées par le politiquement correct !

 

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… et celui de Mein Kampf !

Mein Kampf, l’équivalant dans la vraie vie du Necronomicon de Lovecraft, va, horreur!, être lui aussi réédité en 2016. Les Français en ont déjà le sang glacé… Mélanchon, un bon Français comme on n'en fait plus, a d’ailleurs voulu se faire de la pub’ en jouant l’éternelle carte du fascismassassin! C’est plein de courage qu’il lança sur son blog, voici quelques jours, ce cri d’alarme : « Non ! Pas Mein Kampf quand il y a déjà Le Pen ! ». Jean-Luc n’a toujours pas compris que l’amalgame Le Pen – Hitler marchait de moins en moins… Mais les grosses ficelles de l’antifascisme pleurnichard, c’est son fond de commerce ! N’avait-il pas déjà traité Marine Le Pen de fasciste ? N’ose-t-il pas décrier  les prétendues « persécutions antisémites et anti-musulmanes » dont souffrirait notre pays ? Les fantasmes de Jean-Luc tournent autour de ça, on ne l’en guérira pas. C’est donc tout logiquement qu’il part pourfendre la Bible satanique écrite par Adolf Hitler et bientôt rééditée par les éditions Fayard. Impossible à digérer pour lui : Fayard étant son éditeur, il doit les convaincre d’abandonner ce criminel projet qui est le leur et pourrait fort bien livrer la France à la barbarie nazie et à « la guerre civile » dans un futur proche. Ses arguments sont de taille :

« Mein Kampf est l’acte de condamnation à mort de 6 millions de personnes dans les camps nazis et de 50 millions de morts au total dans la deuxième Guerre Mondiale. Il est la négation même de l’idée d’humanité universelle. »

« Editer, c’est diffuser. La simple évocation de votre projet a déjà assuré une publicité inégalée à ce livre criminel. Rééditer ce livre, c’est le rendre accessible à n’importe qui. (…) Car vous savez aussi bien que moi dans quel contexte cette édition va intervenir : dans toute l’Europe et en France, l’ethnicisme le plus ouvert et barbare s’affiche de nouveau. »

Snif snif… Mélanchon se ridiculise complètement car le livre n’a jamais été interdit en France et est trouvable dans n’importe quelle librairie. Il est donc depuis toujours « accessible à n’importe qui ». Même Christian Ingrao, historien du système et chercheur au CNRS, a répondu dans Libération aux délires de notre Jean-Luc en lui faisant remarquer que « la recherche «Mein Kampf PDF» est la deuxième plus populaire quand on tape les premiers mots du titre dans Google, et il faut deux clics de souris pour y accéder ».  « Allez-vous écrire une lettre aux fondateurs de Google ? » ajoute-t-il avec humour. Quoi qu’il en soit, les Français n’en auront rien à cirer des délires du Jean-Luc et la réédition de Mein Kampf apparaît déjà comme un succès assuré.

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Hitlerix le gaulois nazi

Les craintes de Mélanchon seraient-elles exactes ?  Les Bandes dessinées lues en France par petits et grands sont en effet bien troubles… Vous souvenez-vous d’Antoine Bunéo ? Ecrivain et chercheur de l'Institut d'Études Politiques de Paris (ce qui en dit long sur le sérieux de cette institution…), il avait « travaillé » sur les Schtroumpfs il y a quelques années. Sa thèse était la suivante : la société Schtroumpf « est un archétype d'utopie totalitaire, empreint de stalinisme et de nazisme». Il précisait ainsi ses idées sur les sympathiques petits bonhommes bleus :

«Les Schtroumpfs vivent en autarcie, dans une société repliée sur elle-même et autosuffisante. Ils travaillent tous ensemble, pour la collectivité et ne connaissent pas la propriété privée. Enfin, ils sont dirigés par un chef unique et respecté: le grand Schtroumpf.»

Le marxisme culturel passant son temps à feindre de voir le mal partout pour mieux salir et déconstruire tout ce qui lui paraît trop franchouillard, il devait bien traiter le cas d’Astérix ! Le petit Gaulois n’est-il pas blond ? Ne vit-il pas dans une société ethniquement homogène qui n’accepte pas les migrants ? Ne résiste-t-il pas à l’envahisseur ? C’en est trop, il est nazi, violent, drogué et hostile à la culture pour reprendre un autre génie à qui l’on prête le nom de philosophe : Michel Serres.

Publié il y a quelques jours, le nouvel album d’Astérix, Le papyrus de César, permet une nouvelle fois à toute la lie antiraciste de s’acharner sur le petit héros. « Astérix est-il raciste ? » titre L’Express qui n’a pas peur du ridicule. Le principal problème est la manière dont les noirs y sont caricaturés (comme toutes les autres races) :

Ils « sont dessinés dans la tradition classique néocolonialiste, à la façon de Hergé dans Tintin au Congo. En 2015, on peut s'interroger sur la pertinence d'une telle vision. »

« Un constat: dans l'ensemble de la BD (NDLR : on parle ici d’Astérix chez les Pictes), les hommes noirs ont tous le même physique. La plupart du temps, ce sont des esclaves. Par ailleurs, un héros secondaire de la série, récurrent, le pirate Baba, chargé de guetter les bateaux depuis la hune, est doté d'un énorme accent africain - si l'on en juge par sa façon de ne pas prononcer les "R". Surtout, il ne sait pas lire. »

Insupportable pour Lilian Thuram, imposteur se servant de l’antiracisme pour s’enrichir toujours plus (20.000 euros la conférence !). Insupportable également pour la Brigade Anti-Négrophobie pour qui "La représentation des noirs est toujours négative » dans Astérix. D’ailleurs, dans cette BD comme au cinéma : « On ne permet pas aux noirs de tenir des premiers rôles. Ils sont toujours des subalternes. »… Omar Sy appréciera !  

Espérons toutefois que les sommités dont nous venons de parler nous permettront de mieux saisir le sens caché de toutes ces BD qui cachent bien leur jeu. Pensez aux Femmes en blanc où l’on présente des infirmières certainement inspirées par celles d’Auschwitz. Ou encore à Boule et Bill qui n’ont aucun ami coloré… et osez venir me dire que le ver n’est pas dans le fruit !

Rüdiger/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

28/10/2015

Clip: Übermensch "Heil Dir" (vidéo officielle)


Tiré de l'album Schicksalsgemeinschaft (2015). Disponible chez Leveler Records.

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27/10/2015

Chronique littéraire : Franck Poupart "Demain les barbares, Chroniques du Grand Effondrement"

 

Franck Poupart - Demain les barbares, Chroniques du Grand Effondrement

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En lisant ce roman, on ne pourrait guère imaginer que Franck Poupart ait vécu plusieurs années en Thaïlande tant la description du climat, des paysages et du contexte français, et plus particulièrement parisien, est précise est juste.

Ce livre dénote très largement dans la bibliographie de l'auteur qui a déjà écrit plusieurs ouvrages prenant comme décors principal les plages thaïs. Particularité : le livre a été auto-édité via Amazon.

Ce roman d'anticipation est un authentique OVNI, pour toute une batterie de raisons.

Le thème principal est dans le titre de l'ouvrage, « Chroniques du Grand Effondrement »… Et c'est indéniable, dans ce roman tout s'écroule.

Nous sommes en 2028, En Île-de-France. La situation du début du récit s'apparente à la notre, si ce n'est que le processus de décomposition est bien plus avancé. Les attentats « Charlies » sont quotidiens. Le chômage, la pauvreté, la criminalité atteignent des niveaux inouïes. Les systèmes de santé et d'instruction sont à la dérive. La droite radicale (le mouvement « Rempart » tenu par un chef charismatique : Cyrus Rochebin...) et les salafistes sont partout. Les finances publiques et les créances sont athéniennes. Paris intra-muros est devenu une vaste zone sécurisée et bouclée par les forces de l'ordre dont la vocation est d'être une sorte de vitrine pour étrangers et un pôle mondial du tourisme sexuel…

Seule une nouvelle aide des fonds souverains du Golfe permettrait de faire face aux prochaines échéances, or cette aide ne viendra pas. Le Président fait une allocution au 20H pour expliquer à la nation que le traitement des fonctionnaires, les retraites, les aides sociales, etc. ne pourront plus être versées.

Et là, tout bascule…

Le récit nous fait suivre divers parcours. Ainsi voyons nous évoluer dans cet univers en décomposition, entre autres, une prostitué « gauloise », un jeune flic très remonté aux accointances droitières, une jeune femme africaine, un maître de rang du Bristol, une bande de fous sortis de l'asile, etc.

Un élément saute au yeux dans le contexte de politiquement correct propre au monde des romanciers. Poupart aborde la question ethnique de manière frontale, brutale même. Il ne se voile pas la face quant à l'avenir de nos sociétés occidentales. Il perçoit à travers les signes actuels les prémices d'un autre monde. Un monde violent et dur.

Il lève le rideau sur notre avenir, mais le processus s'apparente à une mise en abîme tant ce livre nous permet d'explorer une psyché humaine propre à la préhistoire. L'effondrement est pour Poupart le contexte « normalisé » des sociétés humaines, avec tout son florilège de cultes sombres, de loups, de cannibalisme, de viols de masse, etc. Le livre peut parfois prendre le style d'un Jean-Christophe Grangé tant l'accent est mis sur ce qui se passe « à l'intérieur ».

« Demain les Barbares » devrait aussi combler de joie les adeptes du survivalisme, tant les situations décrites sont réalistes et plausibles. Un véritable manuel, un « que faire » propre aux situations d'effondrement. Du Piero San Giorgio ou du Volwest mis en pratique. Tout y passe : mouvement de masse, accès aux approvisionnement, relation à la géographie, armes à feu, défense du domicile, évacuation, etc.

Le seul bémol que l'on pourrait apporter à ce roman c'est son emphase et ses réitérations. Quand l'auteur veut nous faire comprendre une idée une sensation, une ambiance, etc. il met vraiment le paquet. Cela peut parfois apporter une longueur et une lourdeur préjudiciable au récit. Mais justement, à travers ce livre on ne se moque pas du lecteur. Ce dernier est pris au sérieux, invité à lire un français de haute tenue et à être troublé par des tournures de style brillantes.

Très objectivement, un grand roman d'anticipation que vous trouverez à moins de 15 euros sur la toile. Un livre à lire impérativement tant sa description du « monde de demain » semble plausible, du moins par l'ambiance.

Jacques Thomas/C.N.C

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24/10/2015

Chronique d'album : Misþyrming - Söngvar elds og óreiðu

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Misþyrming - Söngvar elds og óreiðu

(Terratur Possessions, 2015)

A y regarder de plus près, le black metal incarne pleinement la diversité. Diversité de style tout d’abord, le black metal pouvant être qualifié de « pagan », « trve », « orthodoxe », « progressif », etc. Diversité des scènes ensuite, car elles sont nombreuses en effet et chacune d’entre elles possèdent sa propre identité. Oui, le black metal c’est l’international du particularisme, qu’on se le dise ! Et il y a une scène, plutôt discrète il est vrai, qui se réveille tel un vieux volcan. L’Islande, ce petit bout de terre aux allures de Thulé, prise en étau entre les côtes du Groenland et les côtes Norvégiennes, nous offre avec Söngvar elds og óreiðu du groupe Misþyrming un pur album de black metal.

Jeune pousse sorti du sol en 2013 et comptant en son sein deux membres des excellents Carpe Noctem, Misþyrming a décidé de ne point s’embarrasser avec démos, ep et autres split pour nous sortir un album complet en guise de commencement. Le combo de Reykjavík fait preuve d’une maturité rare pour un premier opus. Son black metal est de facto musicalement et stylistiquement orthodoxe. Pas de passages folk ou en voix claires, encore moins de fantaisies « pagan » ou d’usage d’instruments traditionnels ; de la scène orthodoxe le groupe a su en extraire le meilleur et délaissé l’intellectualisme superfétatoire que l’on peut reprocher à certaines formations. Impossible de ne pas penser à des groupes comme Deathspell Omega, Corpus Christii ou Ondskapt à l’écoute de ce Söngvar elds og óreiðu, que ça soit dans ces riffs dissonants, torturés ou les ambiances possédées. Plus surprenant, le titre « Söngur uppljómunar » où l’influence du Kommando Peste Noire est évidente. L’une des qualités de la musique de Misþyrming est qu’elle est diversifiée et mesurée. La fureur des blasts et de la voix se heurte à la lourdeur des tempos et à une certaine neurasthénie, une solitude atavique. A l’image de la pochette de l’album, le combo Islandais représente Múspellsheimr, le royaume de Surtr, antithèse de Niflheimr, deux mondes pourtant symboliquement réunis sur sa terre natale. Sa musique n’est qu’un chaos de flammes, à la fois ode et personnification polyphonique de la fureur déchaînée de Fenrir.

Belle surprise que ce Söngvar elds og óreiðu ! Ce maelström de feu venu du nord est voué, pour sûr, à devenir l’un des joyaux de la scène black metal islandaise. Misþyrming frappe très fort avec un premier album dense, profond et concis. La production, qui met dos à dos propreté clinique stérile et inécoutabilité grésillante, est parfaite en tous points, mettant en valeur la musique du groupe. Et cette dernière, de par sa qualité et sa personnalité, mérite de s’y attarder ; mieux de plonger la tête la première dans ce Ginnungagap sonique.

« Le loup Fenrir marchera la gueule béante, la mâchoire inférieure rasant la terre et la mâchoire supérieure touchant le ciel, et il l'ouvrirait davantage encore s'il y avait la place. Des flammes jailliront de ses yeux et de ses narines. »

— Gylfaginning, chapitre 51


 

Donatien/C.N.C.

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13/10/2015

Sortie prochaine du nouvel EP d'Evil: "Rites of cleansing"!

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08/10/2015

Chronique musicale: Iron Maiden "The book of souls"

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Iron Maiden, The book of souls

(Parlophone, 2015)

Quarante années de carrière, une quinzaine d’albums et des millions de fans à travers le globe. Iron Maiden est une légende des musiques électriques, une véritable institution et, dans beaucoup de cas, une initiation. La vierge de fer est enfin de retour pour un seizième album intitulé The Book of Souls, cinq ans après un The Final Frontier très décevant.

Ça commence mal. The Book of Souls est un double album avoisinant les quatre-vingt-dix minutes pour « seulement » onze morceaux ; signe que les britanniques ont à priori décidé de poursuivre leur élan « épico-progressif ». Progressifs les morceaux le sont, pour certains, notamment avec trois d’entre eux de plus de dix minutes dont un de dix-huit minutes (soit la durée d’un album de grindcore Tchèque) ! Vous avez dit Dream Theater ? Ne poussons pas mémé dans les orties, Iron Maiden n’a pas pour habitude de faire dans l’onanisme technique ad nauseam. C’est avec « If Eternity Should Fail » et son intro sur fond de synthé ultra kitsch, véritable miasme des 80’s, que l’album s’ouvre. Stupeur et tremblement, le ridicule apparent de cette intro laisse présager du pire. Le ridicule synthé s’efface brièvement et l’ami Bruce Dickinson fait alors son entrée. D’abord seul, le reste du groupe rentre alors en scène. C’est parti, le voyage commence pour de vrai.

The Book of Souls n’est pas un mauvais album. Il est même plutôt bon, mais le temps où Maiden nous pondait des Classiques est bien révolu. Une fois que l’on a intégré ce facteur on peut honnêtement appréhender ce nouvel opus. Tout d’abord, la production connait un bon qualitatif comparé à son prédécesseur. Le son est puissant, limpide ; les guitares ont retrouvé leur tranchant et la batterie de Sir McBrain est parfaitement mise en valeur. The Book of Souls est un effort collectif, Steve Harris a laissé de l’espace à ses petits camarades ; Bruce Dickinson a par exemple composé trois morceaux. Du coup l’album est plus varié qu’à l’accoutumé. Musicalement, le combo britannique est resté fidèle à lui-même : cavalcades endiablées, mélodies et solos flamboyants constituent l’épine dorsale de leur musique. Cependant le style s’est complexifié, il s’est raffiné grâce à des arrangements plus sophistiqués ou des structures plus alambiquées. Là où les titres « Speed of light » et « Death or Glory », avec cet arrière-gout pas dégueulasse du meilleur de No Prayer For The Dying, vont droit au but, les autres morceaux demandent plus de concentration ainsi que du temps pour laisser le charme opérer. Bruce est bien en forme, sa prestation est au top. Néanmoins l’idée sur certains morceaux, « The Book of Souls » par exemple, de suivre la mélodie de guitare se révèle médiocre. On sent qu’il pousse le bouchon un peu trop loin le Bruce, on a presque mal pour lui… Quant au morceau de dix-huit minutes, il se révèle fort long à démarrer. Ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir pondre un morceau aussi long sans endormir son auditoire et Iron Maiden se casse les dents sur un exercice qu’il ne maitrise pas. Dommage.


Presque plus de « tubes », une musique plus complexe demandant plus d’efforts... Les uns aimeront cette formule, les autres passeront leur chemin. Cet Iron Maiden nouveau est heureusement supérieur à son prédécesseur, plus ambitieux aussi. Malgré des fautes de gout, des longueurs et quelques passages où la voix est pénible, The Book of Souls s’en sort plutôt bien. La direction « prog » prise par Maiden est à la fois son pire ami et son meilleur ennemi. Ces influences ont toujours fait partie de l’identité du groupe mais à dose modérée.  Des morceaux plus longs que le format « radio » passent bien avec le panache du groupe, en particulier les passages instrumentaux. Des morceaux à rallonge type Yes ou ELP et c’est le drame. Iron Maiden est toujours talentueux contrairement à d’autres alors on pardonne.

Donatien/CNC

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