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14/08/2013

Ni pardon, ni oubli

 Ni pardon, ni oubli

Jérémie avait 22 ans, l’âge de tous les espoirs et de tous les rêves. D'après les premiers éléments de l'enquête, il aurait payé du prix de sa vie le fait d’avoir eu le malheur de croiser un prétendu déséquilibré, Ali Hamadou, connu des services de police, c'est-à-dire ayant déjà un casier judiciaire bien fourni pour de véritables actes crapuleux, pas pour avoir roulé à 92 km/h sur une route nationale, participé aux Veilleurs ou fait de l’affichage sauvage.

Chaque fois qu’un jeune Français meurt sous les coups d’un voyou « déjà connu des services de police », notre sang se glace, car n’importe qui pourrait être à la place de Jérémie et n’importe quelle famille pourrait avoir à vivre la perte d’un enfant. La liste de ces français innocents ne fait que s’allonger chaque jour un peu plus. Et les chiffres de vente de « La France Orange Mécanique » ou les scores d’audience de Fdesouche démontrent que de plus en plus de Français en sont bien conscients.

Chaque fois qu’un jeune français est tué par un délinquant, les politiques appellent à « la retenue », à « refuser les amalgames » et à « se méfier des discours populistes ». La même « retenue », le même « refus des amalgames » et la même « méfiance des discours populistes » qu’après la mort accidentelle de Clément Méric ? Lorsque toute la putasserie politico-médiatique s’est étalée dans les rues de Paris, à l'Assemblée Nationale, sur nos écrans de télé et les unes de nos journaux?

Chaque fois qu’un jeune français meurt dans de telles conditions, c’est la France qu’on assassine un peu plus. Jérémie devrait être le mort de trop. Le mort de trop à Marseille, ville « la plus malhonnête de France » d’après Lucien Rebatet et qui ne se bonifie pas avec le temps, le mort de trop de tous ces français, honnêtes, qui n’aspirent qu’à pouvoir se rendre chez une amie sans risquer de trouver la mort aux abords de ses gares toujours mal fréquentées.

La mémoire de Jérémie doit vivre, comme celle des autres victimes de la « violence ordinaire », pour se souvenir qu’en France, on trouve des excuses aux criminels, on fait une minute de silence pour un militant de la gauche radicale à l’Assemblée Nationale, on moleste des mères de familles catholiques, on gaze des gosses, on vient chercher de pseudo-terroristes chez eux à 6h30 du mat’ sans preuve, on met des pays étrangers à feu et à sang pour des contrats pétroliers et qu'on ne fait rien contre le grand remplacement, la destruction de notre économie et toutes les formes d’insécurités qui en découlent.

Pour le peuple français aussi, c’est ni pardon, ni oubli.

Le Cercle Non Conforme

13/08/2013

Chronique de livre: Hervé Ryssen, La guerre eschatologique ; la fin du monde dans les grandes religions.

Hervé Ryssen, La guerre eschatologique ; la fin du monde dans les grandes religions (Baskerville, 2013)

I-Grande-13031-la-guerre-eschatologique-la-fin-des-temps-dans-les-grandes-religions.net.jpgNeuvième livre d’Hervé Ryssen, La guerre eschatologique ne surprendra pas les amateurs de l’auteur qui, ici encore, persiste et signe. Si ce nouvel ouvrage semble, de base, trancher avec les habituels sujets traités par Hervé Ryssen, il n’en est rien et il se veut un appel au combat et à la résistance comme on va le voir.

La première partie permet à l’auteur de nous présenter les grandes lignes de l’eschatologie (étude de la fin des temps) dans les trois grandes religions monothéistes mais aussi dans le paganisme européen. Le monothéisme possède une vision linéaire de l’histoire mais l’avenir et la fin des temps divergent selon la religion concernée. Cette constatation est de première importance car elle influe directement sur la manière dont les fidèles vivent leur foi et agissent en son nom dans le présent. En effet, dans le judaïsme, la fin des temps se caractérisera par la domination éternelle d’Israël sur l’humanité. Cette domination ne se fera toutefois pas toute seule, elle ne sera possible que par l’arrivée du messie que les juifs appellent de leurs vœux. Le messie ne viendra cependant délivrer les juifs que lorsque la paix sur terre sera effective. Ceci explique ainsi l’ardeur qu’ont les juifs à « travailler sans relâche à détruire toutes les différences entre les hommes : les nations, les races, les religions et les particularismes locaux » et à vouloir instaurer un monde unifié. Leur religion leur propose un projet pour l’humanité mais pour parvenir à mener à bien ce projet, les juifs doivent agir ;  c’est ce qu’ils font. Les musulmans, quant à eux, considèrent également que leur travail sur terre favorisera le triomphe de leur religion, en particulier l’Islam chiite iranien qui, depuis Khomeiny, partage avec le judaïsme militant un aspect messianique très développé en préparant la venue du « 12ème imam ». L’eschatologie chrétienne possède quelques similitudes avec le judaïsme et l’Islam mais en diffère finalement beaucoup car, pour le catholicisme par exemple, l’Eglise ne triomphera pas glorieusement sur cette terre. Le Christ ne reviendra en effet que lorsque l’Eglise sera au plus bas, qu’elle sera faible et méprisée ; ce qui explique que les chrétiens attendent la décadence, la fin des temps et l’Antéchrist avec confiance car leur combat terrestre est voué à l’échec. L’action du croyant n’est donc pas destinée à faire triompher sa religion qui, pour ce faire, n’a besoin que du retour du Christ… On est donc loin de trouver dans l’eschatologie chrétienne l’espoir et le goût du combat présents dans l’Islam et le judaïsme et qui expliquent énormément le caractère militant de ces deux religions aujourd’hui… 

Dans la seconde et la troisième partie intitulées respectivement « Un projet pour l’humanité » et « La guerre psychologique », Hervé Ryssen va plus loin dans le raisonnement amorcé avec l’étude de l’eschatologie des trois grandes religions monothéistes. Il commence par présenter les grands traits du projet planétarien poursuivi par les cosmopolites et rappelle que « le judaïsme est la matrice du mondialisme » en tant que projet politico-religieux. Il précise plus loin : « le judaïsme est d’abord et avant tout un projet politique d’unification mondiale. Il s’agit d’araser toutes les différences entre les individus, afin de parvenir à une paix absolue et définitive, propice à l’avènement du messie […] Ainsi, l’essence même du judaïsme est de détruire tout ce qui n’est pas juif ». Ce projet s’appuie sur une offensive totale contre les peuples par le biais conjugué du pouvoir de la finance, de l’immigration de masse, d’une propagande ou plutôt d’un terrorisme intellectuel de tous les instants visant à détruire toute culture enracinée, à promouvoir l’éternelle culpabilisation de l’homme blanc et à métisser tous les peuples entre eux. Cette offensive s’accompagne, comme on le sait, de toute la rigueur des pouvoirs judiciaires entièrement aux ordres…

Reprenant les concepts développés dans ses précédents ouvrages sur tous ces points, Hervé Ryssen insiste sur le désarmement moral caractéristique des chrétiens actuels. Désarmement qui permet aux visées mondialistes de croître car, face à elles, elles n’ont que peu d’obstacles. L’Eglise catholique pourrait en être un mais est malheureusement philosémite depuis trop longtemps (Pie XI ne déclarait-il pas, en 1938 : « Nous sommes spirituellement des sémites » ?) pour qu’on puisse espérer de sa part une opposition à la république universelle, d’autant que Vatican II n’a rien arrangé… Le christianisme dans son ensemble n’est d’ailleurs pas, de base, opposé au projet politique juif, le meilleur exemple étant les chrétiens évangéliques qui soutiennent le sionisme et Israël de toutes leurs forces. Pourquoi ? Car selon eux, le Christ ne reviendra que lorsque tous les juifs seront en Israël. L’eschatologie explique donc pourquoi ces millions de chrétiens américains sont les premiers alliés des juifs et comment ils influencent la société et la politique de leur pays dans cette voie…

Pour l’auteur, l’eschatologie explique également pourquoi beaucoup de païens ou de « traditionalistes » professent, face à la tournure du monde moderne et à la décadence de l’Europe un « fatalisme désespérant ». Adeptes d’une conception cyclique de l’histoire et considérant souvent que nous arrivons au terme d’un cycle de décadence, ils considèrent toutefois que celle-ci s’opère en ligne droite et qu’elle est inéluctable. Il faudrait donc attendre et caresser l’espoir d’une renaissance future à l’image de la renaissance du monde qui suit le Ragnarök. D’ici là, rien à attendre de l’action directe et Ryssen déplore que, comme dans le christianisme, on ait renoncé, chez beaucoup, à l’idée même d’une lutte victorieuse. Il écrit justement : « La vérité est qu’il n’y a pas de cycle qui tienne devant la volonté des hommes et leur détermination à écrire leur histoire et à forger leur destin ». Partant du constat que le projet mondialiste porté par le judaïsme est notre plus grand ennemi, l’auteur en profite pour tirer quelques boulets de canon –citations à l’appui- sur de nombreux intellectuels de cette sensibilité ou chers à celle-ci : Alain de Benoist, Robert Dun, Julius Evola et d'autres encore sont dénoncés pour être des auteurs « incapacitants » et/ou préférant critiquer le christianisme que le judaïsme en sachant pourtant très bien quelle en est la nature réelle. De plus, ces auteurs qualifiés de « véritables boulets idéologiques » sont tellement pessimistes qu’ils dissuadent le militant nationaliste d’emprunter la voie la plus importante : celle de la lutte. Ryssen écrit ainsi : « Nous crevons de ces intellectuels, qui sont trop lâches, trop bourgeois, pour dénoncer la source de nos maux, et qui, de surcroît, nous invitent à ne rien faire, ne rien tenter pour combattre nos ennemis. » L’auteur des Espérances planétariennes en profite pour dénoncer par ailleurs une « extrême-droite terrorisée » où l’on est également très souvent politiquement correct, à l’image de cette déclaration (effectivement stupéfiante) d’Alain De Benoist disant préférer avoir comme voisin « un universitaire musulman plutôt qu’un skinhead » (Tariq Ramadan plutôt qu’Estéban quoi…).

Dénonçant ainsi les idées défaitistes chez nombre de ceux qui veulent, paradoxalement, résister à la décadence de l’Europe, Hervé Ryssen propose ce qu’il appelle « la victoire comme religion » pour contrer cette guerre totale mais avant tout psychologique que nous subissons de plein fouet. Or, comme on le sait, un adversaire qui a perdu le moral est déjà à moitié battu, d’où la nécessité de nous ressaisir ! Pour cela, il faut continuer à œuvrer pour la libération de la parole. Grâce à internet, « le mur du politiquement correct est aujourd’hui largement entamé » et les autorités sont dépassées et ne peuvent réprimer toutes les opinions « judéo-sceptiques » et anti-mondialistes tant celles-ci sont désormais communes et répandues. Pour Ryssen, il faut en outre nous montrer et nous affirmer en tant que défenseurs de l’Europe et éviter de nous recroqueviller sur nous-mêmes dans des BAD. Constatant que l’on s’habitue à tout et que les Français et Européens continueront de toute façon à s’habituer à une immigration toujours plus importante et à tout le reste, l’auteur exhorte les résistants à agir maintenant, avant qu’il ne soit trop tard, car c’est notre survie, donc l’essentiel, qui est en jeu. Le cours de l’histoire peut changer même avec peu de monde, de multiples exemples pouvant être trouvés dans le passé. Mais attention à agir concrètement et à rester optimistes car « c’est la volonté humaine qui façonne l’histoire et non l’espérance ».
Du pur Ryssen qui, encore une fois, fera grincer des dents à beaucoup mais qui n’en demeure pas moins un livre de combat rafraichissant, réellement incorrect politiquement et qui soulève certains vrais problèmes auxquels nos mouvances sont confrontées. Le lecteur dispose, avec les livres d'Hervé Ryssen, de très sérieuses cartouches pour expliquer le projet planétarien et tout ce qui en découle pour nous et notre époque mais il conviendra à ce dernier de bien comprendre que la décadence et la dégénérescence de l'Europe actuelle ne sont pas explicables uniquement par ce facteur, aussi important soit-il.

Rüdiger

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

12/08/2013

Priorité nationale

Priorité nationale

A chaque fois qu'un ministre de l'intérieur, de « droite » ou de « gauche », a un trou dans son agenda et une prurit d'exposition médiatique, il se met à agiter frénétiquement le fameux « voile islamique »... Le voile islamique c'est un peu comme la franc-maçonnerie pour les hebdomadaires en période estivale : un inépuisable marronnier.

Résumons le nouvel épisode : A l'heure de la PMA, de la GPA, de l'expérimentation sur les embryons, de l'enseignement du « gender », de la désindutrialisation, du chômage de masse, de l'illettrisme, de la destruction du droit du travail, de l'empoisonnement alimentaire, de la sur-médicamentation, du bradage du patrimoine, de la paupérisation des classes moyennes, des règlements de compte à la kalachnikov, de la corruption généralisée...etc, ce qui mine la France, détruit la solidarité nationale, menace nos valeurs et notre avenir, ce sont les filles musulmanes qui suivent des études supérieures à l'Université en portant un voile. Donc, après la brillante et très efficace loi contre la burqua, on envisage un nouveau et énième texte législatif, cette fois sur le « voile à l'université ». Qui a dit que les « socialistes » étaient laxistes et faibles face à « l'islamisation » ?

Ha, ha, ha, putain, faut vraiment nous prendre pour des cons finis, des crétins lobotomisés, ça ne marchera jamais une telle stupidité ! Hé ben si, le pire, le plus triste, le plus atterrant, c'est que ça marche, encore une fois.

Le plus drôle, si l'on peut dire, est peut-être de voir certains droitards qui dégueulaient quotidiennement sur « Manuel Gaz », se mettre soudain au garde-à-vous et lui emboîter le pas avec enthousiasme. Cette fois, il met le doigt sur un vrai problème ! Enfin, il se préoccupe des véritables maux du pays !

Finalement, le sondage du JDD qui faisait état de la grande popularité – à droite comme à gauche – de Monsieur « Lien éternel avec la communauté juive et Israël » ne devait pas être si truqué que ça...

Pendant ce temps, les racailles peuvent continuer à piller les trains, détrousser les cadavres, attaquer les pompiers, à condition, bien sûr, de ne pas « aborder de signes religieux ostentatoires »; les traders et les banquiers à vampiriser les richesses nationales; BHL à entraîner le pays dans des guerres absurdes et meurtrières, le Medef à déboulonner un à un tous les acquis sociaux et la fange journalistique à mentir et manipuler...

Tant que disparaissent des bancs de la fac ces salopes provocatrices et agressives et leurs torchons extrémistes, la patrie est sauvée !

Source: A moy que chault

11/08/2013

« Printemps arabes » : tout ne fait que commencer…

« Printemps arabes » : tout ne fait que commencer…

L’échec des « printemps arabes » est à la hauteur des emballements émotionnels qu’ils suscitèrent, tant chez les lemmings de la presse, que parmi ces lapins de coursive qui constituent la grande majorité de la classe politique française.

Moins de trois ans après le début d’un phénomène pour lequel tous eurent les « yeux de Chimène », le bilan est en effet bien amer, les fleurs de ces prétendus « printemps » ayant précocement fané. Que l’on en juge :

- En Tunisie, pays que le président Ben Ali avait presque sorti du « sous-développement » et où Mohammed Brahmi vient d’être assassiné, la faillite économique est totale cependant que le climat politique est devenu explosif.
Alors que la révolution s’était faite pour plus de liberté, les Frères musulmans, arrivés au pouvoir à  la faveur du renversement du régime qui les combattait,  veulent faire adopter une Constitution ayant la charia pour norme. Or, ils sont considérés comme des « traîtres » par les fondamentalistes (environ 10% du corps électoral), qui posent ouvertement la question du rétablissement de la polygamie, abolie en 1956, celle des unions avec des filles juste pubères, et jusqu’à celle des « bienfaits » sociologiques de l’excision clitoridienne…
Comme l’armée tunisienne n’a, du moins jusqu’à ce jour, aucune tradition « putschiste », on voit mal comment la « douce » Tunisie peut sortir de cette ornière...

- En Egypte, ceux qui ne supportaient plus leur vieux chef militaire ont permis aux islamistes d’arriver au pouvoir ; puis, terrorisés par le sort qui les attendait, ils ont appelé au secours un autre chef militaire, foulant ainsi aux pieds les principes démocratiques dans lesquels ils se drapaient quelques mois auparavant… et le pays  bascule insensiblement vers une guerre civile.

- En Libye, où l’intervention sarkozo-otanienne s’est faite au nom des droits de l’homme, le pays n’existe plus. Le nord est éclaté et aux mains de milices tribales  ou religieuses, cependant que le sud est devenu un « Libystan » fief des jihadistes à partir duqueltoute la région saharo-sahélienne est contaminée.

Forcés de prendre enfin en compte l’échec de leur illusion, les médias dressent désormais le bilan calamiteux de ces prétendus « printemps arabes » auxquels ils ont tant cru...  Le journal Le Monde qui eut une attitude « en pointe » sur la question laisse aujourd’hui transparaître son dépit dans les termes suivants :
« (…) Au moment où l’Egypte sombre dans le chaos, au moment où la Libye ne parvient pas à sortir de l’instabilité et de la violence (…), la  Tunisie (est) la dernière chance du « printemps arabe » (Le Monde , 6 juillet 2013). Une « dernière chance » qui relève une fois de plus de la méthode Coué... Engagés dans une politique destinée à réduire au silence leurs opposants, les islamistes ont en effet créé des milices de nervis qui font régner la terreur. Ainsi la Ligue de protection de la Révolution, qui dépend du parti Ennahda et qu'un député de ce parti gouvernemental menace de lancer sur les opposants afin :
« (Qu’ils) soient punis de mort, par crucifixion, démembrement ou bannissement, car ils sont les ennemis de Dieu et de son Prophète».

Tant en Tunisie, qu’en Egypte ou encore qu’en Libye, tout ne fait donc que commencer…

Bernard Lugan
26/07/2013

Source: Blog de Bernard Lugan

04/08/2013

Vers un nouveau militantisme (Partie 4)

Vers un nouveau militantisme (Partie 4)

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LE MILITANTISME INTEGRAL :

Chaque militant qui lit ce texte doit avoir conscience que c’est de lui que partira la constitution d’une force révolutionnaire. Il doit donc devenir, s’il le peut, un militant intégral et autonome. Le militant intégral n’est pas seul, il travaillera idéalement avec des cadres, avec ses égaux, et avec des sympathisants ou des contacts divers.

Un militant intégral n’est pas un mec qui prend une carte et attend des ordres, mais un soldat formé (ou autoformé) visant à devenir un cadre en puissance ou, au moins, capable d’agir seul quand il est isolé. C’est ce qu’on appelle une croissance en tâche d’huile. (Chaque combattant, và recruter ou convaincre en moyenne un nouveau camarade ou rendre une personne de son entourage sympathisante.)
Quand le militant intégral reçoit des directives, elles sont le plus souvent justifiées collectivement auparavant, dans sa cellule. Ou elles émanent dans l’urgence d’un chef qu’il reconnait sans ambiguïté.
Quand le militant n’a pas d’ordres, il doit savoir quoi faire.

On peut se représenter une hiérarchie non-formelle et souple: D’abord le cadre (évolution du militant), le militant intégral (se destinant à être cadre), le militant (discipliné, recruteur potentiel) et le sympathisant (ignorant la cellule mais travaillant au contact d’un militant dans un domaine précis, association, etc). Rapellons que tout se fait par collégialité. Rien sur papier, pas de grade ni de rite de passage. Minimalisme et professionnalisme.

Un certains nombres de réflexes militants à adopter (en vrac):

-Se parler par pseudos

-Supprimer systématiquement les textos et mails, ne rien garder par écrit ou au minimum.
-Considérez Facebook et Internet en général, comme visible et public aux flics. Utilisez ces ressources, parlez sur skype ou sur tchat, mais connaissez les limites.
-Ne jamais parler de choses illégales, autrement qu’en visu, ou au pire par allusions.
-Ne pas confondre la vie privée (les «trips » personnels) et l’action politique. Ne jamais mélanger les deux !!! Sur ce modèle, il est mieux de s’habiller de manière passe-partout ou utile pour militer par exemple. S’adapter selon l’occasion. Pas de tribalisme.

-La droite et la gauche, çà n’existe plus.

-On le répète, tonton Lénine : « liberté complète dans la discussion, discipline complète dans l’action ».
-Juger les gens sur le réel et non sur les impressions
. A-t-il la tête sur les épaules ? Est il fiable ? Est il capable de discipline ? Quelles sont ses compétences et ses défauts ? Comment peut-on les utiliser ? Un communiste discipliné et volontaire est plus précieux qu’un nationaliste braillard et individualiste.
-Ne rien garder sur papier, ou alors le strict minimum.
-On répond au téléphone ou on rappelle.
-On est à l’heure aux réunions.
-Une réunion de cellule par mois minimum, deux si possible, une par semaine dans l’idéal.
-Une réunion n’est pas une discussion de comptoir. Ordre du jour, tour de table, vote à main levé, répartition des tâches, conclusion. Une heure et demi au grand maximum.
-Pas de place pour l’émotion, juste du concret. « Untel je ne l’aime pas, il est bizarre ». Si tu n’as rien de concret à lui reprocher, tu ferme ta gueule ou tu te casses.

-Dans le cadre d’une action violente (black block ou autre, investissant une manifestation dont les organisateurs ne sont pas des révolutionnaires, comme la « manif pour tous » ou une manif massive de gauche contre l’UE par exemple) ;
. -Tout penser en termes d’objectifs, de gains, ou de perte. Aller casser des gueules c’est bien. Savoir pourquoi, c’est mieux. Savoir comment, etc,

-En cas d’émeute, ne s’en prendre qu’aux plus stricts symboles du régime (bâtiments administratifs, flics, etc). Si un con casse des bagnoles ou des abribus, pétez lui la gueule. Les émeutiers sont les ennemis des révolutionnaires. Faîtes le ménage quand nécessaire.
-Protéger les manifestants des flics ou des divers agents du régime si possible. La protection du peuple est le premier devoir du révolutionnaire.
-Le vrai danger, ce sont les flics en civil. Pas les CRS.
-Soyez mobiles et conscients de ce qui vous entoure.
-« Restez Groupir ». Si possible, entraînez-vous à ce genre d’affrontement.
-Soyez habillés « casual », discret et utile. En cas de manif réellement violente, prenez exemple sur les black blocks. Sinon, soyez monsieur tout-le monde.
« Un révolutionnaire doit être parmi la population comme un poisson dans l’eau ».

Dans tous les cas, quand çà chauffe :

-Etre présent partout ou s’exprime la colère populaire Dans une manifestation, qu’elle soit marquée à gauche ou à droite, on occupe la rue, on noue des contacts, on rencontre des gens, et on peut même la détourner si elle est trop molle. Ce sont les organisateurs qui payent la casse pas nous. Pour autant, elles ne doivent pas être un défouloir, il faut savoir ce qu’on recherche avant d’y aller
Etre socialiste révolutionnaire, populiste, solidariste, national-communiste ou national-socialiste, c’est être avant tout utile à son peuple.
-Un militant bien intégré dans son immeuble, dans son quartier, est plus utile qu’un paria asocial qui déteste tout le monde.
-Se syndiquer. Au moins au niveau local, c’est une bonne école (et çà vous oblige à apprendre la discretion).

LA FORMATION ET LA DIFFUSION: Si cet article s’adresse à des gens « avertis », le problème auquel il faudra pallier le plus rapidement sera la formation des militants révolutionnaires mais aussi la diffusion efficace de nos idéaux dans les masses sympathisantes.
Non pas en tentant de faire ingurgiter à un public hétéroclite des centaines de pages de Barrès, de Trotsky ou de Maurras, mais plutôt:
-des définitions claires et factuelles (« les faits sont têtus ») expliquant pourquoi l’Etat est l’ennemi, le peuple et la nation notre maison, et la révolution la solution.. Partir du concret. « Si tu as été licencié par Peugeot, c’est parcequ’à cause de notre gouvernement soumis aux américains, on ne peut plus vendre de bagnoles à l’Iran. Point ». Toutes les responsabilités des problèmes que vivent les gens reviennent à la fin au gouvernement et à ceux qui le défendent. C’est comme cela que s’instaure le réflexe révolutionnaire.
-Des méthodes utiles et terre-à-terre sur des actions précises : comment écrit-on un tract ? Comment se déplace-t-on lors d’un tractage ? Des choses élémentaires, basiques.

La pensée politique, dans l’idéal, serait diffusée par un samizdat ou une lettre anonyme (mail ou papier), 2 pages maximum par semaine, prenant très clairement position sur l’actualité et la course générale à suivre. « Sur tel fait d’actualité, il faut penser ceci et cela. ». Dans un langage que n’importe qui peut comprendre reprendre et répéter lors de ses conversations.

La seule couleur politique précise doit être celle de la révolution du peuple contre le régime, pour instaurer un Etat-Nation socialiste (ou ce qui conviendra à votre interlocuteur).
(Le vocabulaire quotidien est important dans la diffusion large d’une pensée-réflexe révolutionnaire: la République peut être désignée comme « le Régime », le peuple comme « les travailleurs » ou « les français », les ennemis comme des « collaborateurs » ou des « contre-révolutionnaires ». Pas besoin de parler du « complot judéo-maçonniquo-sodomite subversif allié aux hordes simiesques du désert. » ).

Guillaume Lenormand

Source et annexes: Rouge & Noir

03/08/2013

Vers un nouveau militantisme (Partie 3)

Vers un nouveau militantisme (Partie 3)

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Imaginons à présent ce que pourrait donner, de manière très générale et hypothétique, une force nationaliste-révolutionnaire construite sur de nouveaux principes, et entièrement dédiée à son objectif.
Objectif :

-Renverser la Vème République

-la remplacer par un état social-nationaliste fondé sur :

-le contrôle de l’économie par un Etat fort aux fonctions régaliennes,

-sur une organisation locale et populaire à la base.
Cela nécessite :
-des tro
upes (des penseurs, des cadres, des militants, des sympathisants,) aux compétences variées.
-des réseaux (dans toute la société et dans tous les domaines, pas seulement le milieu faf ou gauchiste, mais partout ou s’exprime et ou s’appuie le peuple).

-des moyens (diplomatiques, financiers, idéologiques, etc).

-un front commun (c'est-à-dire tirer tous dans la même direction sans se gêner mutuellement si possible, et ne pas gâcher ses munitions sur des cibles inutiles).
Aucune faction révolutionnaire en France ne dispose de cela.

La structure révolutionnaire :

Outils publics, organisation souterraine.

Quelle que soient leurs noms, les fédérations, les courants politiques, les groupes, les cellules ou les sections devront être complètement clandestines.
Finit les associations loi de 1901. Finit les cartes de membre, les bureaux avec pignon sur rue, les beaux logos et les sites officiels. Un mouvement clandestin est plus difficilement infiltré, et impossible à dissoudre. On ne peut pas le mettre hors la loi s’il n’a pas de charte ni de nom ni de liste d’adhérents…

Les structures externes, associatives, logistiques ou diverses (maison d’édition, local associatif, syndicat, collectif de distribution de nourriture etc) elles, seront légales et déclarées. Elles ne seront que des outils au service de la force révolutionnaire et devront donc être gérées par le conseil révolutionnaire central. Par contre, les gens qui y travailleront ne seront que des sympathisants ou des bénévoles divers, sans liens direct avec l’organisation mais si possible encadrés par un militant révolutionnaire. Tout sera fait pour que les structures légales et apparentes n’aient aucun lien visible ni avéré avec le mouvement révolutionnaire, ni même sous-jacent. Elles doivent être le plus neutres possibles.

Division et structure pyramidale

Les militants devront travailler en cellules hermétiques. Tous les militants seront obligatoirement sous pseudo. Seul le chef de cellule (ou les chefs) peut rencontrer les autres chefs (qu’il ne connaît que sous pseudo, lui aussi) et participer aux différentes réunions de coordination. Cela réduira la contamination et l’infiltration des cellules, les scissions, etc. Les cellules de 3 à 10 membres maximum permettent aussi de réduire les conflits personnels. Si un type ne s’intègre pas dans une cellule, qu’il travaille dans une autre. Si une cellule éclate, le mouvement ne perdra qu’un nombre infime de militants.
Les cellules devront se former à la base (quartier, ville) puis se fédérer progressivement (bureau régional, bureau national) vers le haut, et pas l’inverse.

Organisation du bas vers le haut, le contraire de ce qui est fait actuellement.
Eventuellement, un Comité Révolutionnaire Central pourrait être mis en place indépendamment, puis rattaché progressivement aux cellules autonomes, via les chefs de sections et les réunions de coordination. Comme ces chefs seront anonymes et travailleront de manière collégiale et invisible, on supprime automatiquement le conflit de chefs ou le « syndrome gaulois » du « moi je ne marche pas avec untel ni avec untel ».


Ce serait difficile à mettre en place, certes, mais 100 fois plus efficace que la conception dépassée des partis classiques fonctionnant plutôt comme des gangs. . Les membres sont avant tout des militants, pas des amis. [En conséquence, si un mec fout le bordel dans la cellule, ne vient pas aux réunions ou désobéit aux ordres approuvés collectivement, il en est exclut et la mesure disciplinaire apparaît comme naturelle car basée sur une décision collective lors d’une réunion et non sur la volonté arbitraire d’un chef. ]


Un tel modèle de structure ne se construira pas sans pertes, sans heurts, sans échecs mais dans une première phase il serait :

-Bien plus dangereux pour le régime en place que tout ce que nous avons pu faire jusqu’à présent.
-D’une efficacité décuplée sur tous les plans
-Apte à mener la guerre sur un front large sans opposer les diverses tendances politiques ni les différe
nts

-Apte à faire émerger des chefs valables révélés sur leurs compétences réelles et leur capacité de sacrifice et de travail.

-Apte à occuper tous les domaines de luttes (politique, associative, culturelle, économique en pensant de manière utile, plutôt que dogmatique ou romantique.
-Apte à briser l’enfermement en recrutant des militants et des sympathisants en dehors d’une tribu définie et réduite. Une association de quartier qui distribue de la bouffe ce n’est pas fasciste. Un réseau invisible sans charte, sans nom, sans logo, sans sectarisme idéologique n’est pas « infréquentable ». Le militant révolutionnaire peut être un ultranationaliste fan de black metal, un col blanc apolitique ou un encarté de la CGT. De telles expériences ont déjà fonctionné.
-Capable d’engendrer l’embryon d’un Etat révolutionnaire réellement capable de prendre le relais quand la Vème République s’écroulera ou perdra ses moyens (hausse des prix, situation de chaos, etc). [Un comité de quartier « apolitique », en cas d’absence de l’Etat, peur assurer dans l’urgence une gestion de la nourriture et de l’eau, et d’un coup, comme par magie, se doter d’un beau drapeau rouge & noir. Il peut même fonder une milice d’autodéfense légitime aux yeux des habitants, en cas d’émeute, etc…]


Tout le monde parle de révolution mais on oublie qu’il ne suffit pas que le système s’écroule. Il faut avoir quelque chose pour prendre le relais de ce système.


Dans une deuxième phase, une telle structure, pourrait, le jour ou l’Etat passe à un stade supérieur de décomposition (comme en Grèce) :
-servir d’interlocuteur crédible à une puissance étrangère qui bénéficierait d’un changement de régime, et donc à recevoir des soutiens plus importants.
-remplacer peu à peu un Etat de plus en plus démissionnaire, dans une société de plus en plus pauvre et anarchique, éclatée, aux structures sociales traditionnelles absentes. Etre présent pour les gens.
-donner naissance à une branche armée capable d’entrer en guerre ouverte contre l’Etat en s’appuyant sur le peuple (comme l’a fait le Hezbollah au Liban, comme l’Aube Dorée est en voix de le faire en Grèce.).

Il n’y a aucuns raccourcis pour la révolution. Le seul chemin, c’est la constitution lente et minutieuse de cette force.

Guillaume Lenormand

Source: Rouge & Noir