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25/10/2016

Comment Vladimir Poutine sert la domination US (VoxNR)

Comment Vladimir Poutine sert la domination US

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Nous avons créé Goldstein, dit Orwell dans 1984. Alors un peu de théorie de la transpiration.

Je suis pro-russe, mais je suis surtout pro-paix. Nous nous acheminons vers une guerre qui peut anéantir l’Europe. Je sais que les Américains rêvent d’en découdre avec les russes en même temps qu’ils désirent ruiner ce qui reste du vieux continent dirigé par une poignée de chipies ou de minables. Mais on oublie la règle un du cinéma US : il faut que le méchant soit « réussi ».

Obama a soumis l’Europe parce qu’il était noir, cool, jeune, prix Nobel, ce qu’on voudra. Un continent de zombis comme celui-là n’est pas dur à soumettre, en tout cas moins que les Philippines. Il reste qu’il n’aurait pas autant cassé la baraque, cet Obama, sans l’appoint d’une troisième force extraordinaire nommé Vladimir Poutine. Celui-là aura été non pas the wrong man, pour reprendre un édito du NYT, mais the right man at the right place. Vous vouliez un ennemi russe parfait, avec une tête de cyborg, un passé KGB, des mœurs de chasseur, un comportement d’autocrate, un réflexe orthodoxe, une obsession géopolitique, une brutalité de cosaque, et nous l’avons.

Dès lors il n’a pas été compliqué pour les USA de mobiliser leur presse et leurs agents pour reprendre le contrôle de l’Europe. Poutine étant là, et faisant 80% du boulot, il était simple de déchaîner l’opinion contre la Russie, qui reste la terre du goulag, du bolchevisme, du tsarisme, des pogroms, de tout ce que vous voudrez pour faire peur dans les chaumières bobos qui vont voter Juppé. En 2007 Bush avait déshonoré son pays sur les champs de bataille et sur les plateaux télé, en 2016 Poutine aura fait de l’oncle Sam le nouveau sauveur du monde, rôle dont il ne se départit pas. L’oncle Sam peut remercier Poutine décidément. Tu me demandais un miracle, je te donne le FBI, disait Alan Rickman dans Piège de cristal. Tu me demandais un miracle pour regonfler l’OTAN et ratisser l’Europe, je te donne Poutine.

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Nicolas Boileau

22/10/2016

Chronique de film : L'Odyssée de Jérôme Salle (2016)

 L'Odyssée de Jérôme Salle (2016)

odyssée cousteau.jpgAutour de la figure de Jacques-Yves Cousteau, interprété par Lambert Wilson, L'Odyssée, film de Jérôme Salle, César du meilleur premier film pour Anthony Zimmer, nous entraîne dans trente années qui vont forger un mythe en même temps que changer le monde : 1949-1979. Deux mondes que toute oppose. Derrière l'Odyssée, nous assistons plutôt à une série d'odyssées, celle de la famille Cousteau, celle de la France triomphante des Trente Glorieuses, celle, au final, de l'écologie balbutiante.

Le film démarre en 1949, Jacques-Yves Cousteau, marié à Simone Melchior, fille et petite fille d'Amiral, quitte la Marine nationale et décide de mener différentes campagnes océanographiques. Il achète alors la Calypso, qu'il retape avec famille et volontaires et avec laquelle il va mener des expéditions financées par des sociétés pétrolières prospectant pour l'extraction offshore puis par une chaîne de télévision états-unienne. En 1979, le film se termine au moment de la mort de son deuxième fils, Philippe, dans un accident avec son hydravion sur le Tage.

Centré sur les rapports complexes avec son fils Philippe, la narration est assez classique, voire convenue, mais les scènes d'exploration sous-marine et Antarctique rehaussent l'ensemble. Vous saurez vous laisser entraîner dans ses différentes aventures sur ces nouveaux fronts pionniers vers les confins du monde des glaces et du monde sous-marin. Le film peut toutefois s'avérer poignant tant il rentre dans l'intimité du Commandant et de sa famille. Devenant de plus en plus détestable au fur et à mesure du film mais sachant regagner la sympathie du spectateur, celui-ci est bousculé dans ses représentations par son fils Philippe, préoccupé par l'écologie. Une Odyssée ? Au sens littéraire sûrement, au sens d'Homère, pas vraiment, tant J.Y.C. se laisse happer par les tentations de son époque. Simone Melchior semble une bien terne Pénélope, écumant son Whisky dans les logis de la Calypso...

Le rêve Cousteau se transforme ainsi peu à peu en cauchemar pour son équipage et son épouse, attachés à la Calypso, alors que le Commandant se rend dans les soirées mondaines à New-York ou à Paris. La décrépitude de son épouse, qui ressemble de plus en plus à une tenancière de bistrot de province, contraste avec l'allure de son mari, toujours impeccablement habillé, signant des autographes et séduisant les femmes. L'archétype de l'homme français, séducteur et agaçant qui parvient parfois à conquérir l'Amérique.

Mais peut-on vraiment, à la fin du film, se défier de l'homme au bonnet rouge ? Pas vraiment. Le père et le mari ont sûrement, comme tout homme, leur part d'ombre et leurs limites, mais Cousteau est au-delà de ça. Déterminé et égoïste mais surtout génie et pionnier, il est à l'origine du moratoire qui empêche l'exploitation de l'Antarctique jusqu'en 2048. Ses apports au monde de la plongée et à la connaissance des mondes sous-marins nous sont aujourd'hui précieux. Paul Watson, fondateur de la Sea Shepherd Conservation Society en 1977 le compte comme l'une de ses inspirations.

Utopiste, homme de son temps, le mythe Cousteau méritait-il d'être abordé sous un angle aussi intimiste ? C'est essentiellement sur ce point que les critiques pourront débattre. Et les conflits d'héritage entre sa nouvelle épouse et son fils Jean-Michel n'y sont probablement pas pour rien. En s'arrêtant en 1979, à la mort de Philippe, après une discussion avec Jean-Michel et sur une image de la famille réunie en 1949, le film ne cherche-t-il pas à s’immiscer dans ses querelles de famille ? Etait-il cependant nécessaire de dépeindre cet homme d'exception sous les traits aussi banals d'un père de famille inattentionné ou d'un mari volage ? Les Français ont-ils toujours besoin d'égratigner leurs icônes et de faire leur examen de conscience ? Si l'Odyssée redonne la part belle à ses proches, le film montre en définitive que rien de toute cette aventure n'aurait été possible sans la vision et la flamme ardente du Commandant. Nul n'est irremplaçable ? Pas sûr... Avec la fin de Cousteau, c'est aussi une certaine France qui s'est éteinte, une France ambitieuse et sûre d'elle-même. Quelque chose que nos enfants ne connaîtront sûrement jamais.

Jean/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

20/10/2016

Affaire Djenah : la race noire n'existe pas !

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Alerte rouge ! Oubliez le chômage, la précarité, l'immigration, l'insécurité, la guerre civile larvée et tout le reste ! Les Français, donc vous et moi, ont été horriblement choqués par le bref enlèvement de Djenah, une enfant de 4 mois, à Grenoble.

Le kidnappeur, qui s'est finalement rendu à la police le mercredi 19 octobre (moins de 24 heures après l'enlèvement), a été décrit comme suit :

"Steeve Beni Y Saad, un SDF de 28 ans, est décrit comme un homme violent mais la justice n'avait pas encore statué sur ces violences présumées et il avait toujours un droit de visite auprès de l'enfant, précise «Le Dauphiné Libéré». Le procureur de Grenoble a assuré que le père n'a jamais été violent avec son enfant.

(C') est un individu noir de peau, aux cheveux noirs et courts, porteur de lunettes de vue et mesurant 1 mètre 75."

Encore une histoire liée à un allogène... violent. Quand ce n'est pas les attentats, les viols collectifs, les attaques gratuites ou que sais-je, c'est les enlèvements ! Un beau fait divers digne de la France métisse ! Comme le montre la photo qui a été amplement reprise dans les médiats, la petite Djenah est le fruit d'une union entre Steeve Beni Y Saad et une Blanche. Celle-ci pourra, grâce à cette affaire, méditer sur le fait que choisir des non-Européens comme partenaires sexuels ou comme géniteurs équivaut la plupart du temps à jouer à la roulette russe...

Ah oui ! J'en reviens sur les Français qui ont été choqués par l'affaire ! 20Minutes.fr nous en dit plus :

"Incroyable, mais vrai. L’alerte enlèvement lancée mardi pour retrouver un bébé de quatre mois enlevé à Grenoble par son père a doublement choqué les Français. D’abord pour l’information qu’elle contenait, mais aussi par le terme « race noire » qu’elle utilisait pour décrire le suspect." 

Horreur ! Le pays est en émoi ! On a osé dire « race noire » ! Qui plus est, « personne au ministère de la Justice n’a tilté sur ce mot avant de diffuser l’alerte enlèvement. Mais face au tollé que la formulation a provoqué sur les réseaux sociaux, le message a été réécrit deux fois. On a parlé d'« un individu à la peau noire » puis « de couleur noire ». Les excuses du ministère, via un tweet de son porte-parole Pierre Januel, n'ont pas été longues !

Heureusement d'ailleurs car le traumatisme a été profond dans la population. Balla Fofana, un Français parmi d'autres (mis à part qu'il travaille comme journaliste à Libération), s'en est presque étranglé ! Pour ne pas laisser le racisme prospérer, il a écrit un courageux article dont le titre se veut un cri d'alarme : Comment «individu de race noire» s'est retrouvé dans une alerte enlèvement?

20minutes.fr nous rappelle que ce mot est « inaudible », qu'il a « servi de fondement aux pires idéologies et, par ce biais, a conduit à la mort de millions de personnes » et qu'en plus « utiliser ce mot, c’est reconnaître son existence « alors qu’il est scientifiquement erroné (car) la biologie et la génétique nous enseignent que l’espèce humaine est une ».... Blablabla... La science a, au contraire, prouvé que les races existent. La manipulation consistant à le nier est un classique de la rhétorique relevant du marxisme culturel.

Hollande avait promis de supprimer le mot honni de la constitution lors de sa campagne de 2012 car « il n’y a pas de place dans la République pour la race ». Vraiment ? Le mot est pourtant encore présent dans de nombreuses lois et textes officiels de notre chère République... Et la réalité ne risque pas de démentir de sitôt l'existence des races... qui, en plus d'être scientifiquement prouvée, est une caractéristique si évidente et si instinctive chez toute personne saine d'esprit qu'il n'est, normalement, même pas besoin d'en discourir...

Quoi qu'il en soit, les « Français » sont si facilement choqués que je propose la prochaine fois de rédiger l'alerte de la sorte : « Recherche individu de race humaine. Ses cheveux sont noirs et on l'a vu la dernière fois vêtu d'une veste, d'un pantalon et d'une paire de chaussures. » Là, c'est 0% amalgames et aucune emmerde de la part des associations communautaires qui ont bien plus de rôle qu'on ne le croît souvent dans les affaires de notre pays!

Rüdiger /C.N.C.

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19/10/2016

Copier-Cloner (court métrage de Louis Rigaud)


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17/10/2016

Transmettez !

Quand t'apprends à plus de 30 ans, presque 15 ans après son décès, que ton pépé votait depuis ses débuts pour le FN, et que dans la famille on lui disait "n'en parle pas devant les enfants" comme s'il y avait eu quelque chose de honteux !
Bordel, j'ai déjà vu faire ce genre de choses. Refusez toujours ça, TRANSMETTEZ ! Emmerdez quiconque veut vous museler !
Nous n'avons pas à avoir honte de ce que nous sommes !

J'ai toujours cru que mon grand père ouvrier était "de gauche". Gamin, je me rappelle même une fois m'être vexé quand il m'avait dit que les pâtes étaient en fait chinoises. Pour moi, ce plat italien était une fierté, et ce ne pouvait être une bande de barbares de l'est qui avaient pu inventer ça ! Quel petit chauviniste suprémaciste!

Mais non, mon pépé il votait FN depuis le début, j'ai même appris qu'il disait qu'un jour la France ne serait plus la France si rien ne changeait. Georges, il avait pas son bac et il bossait comme ouvrier dans l’amiante, mais il avait compris ! Une tante m'a expliqué que tout le monde s'était moqué de lui quand il avait dit ça. Ça m'a fait mal au cœur...
Et c'est bien pour cela qu'il ne faut jamais juger les gens à leur niveau d'étude. Georges, il était pupille de la nation, famille de militaire. Père mort en 14, il grandit dans un orphelinat. Une vie pas facile.

Alors Georges, depuis ton paradis sache que t'avais raison, plus que les surdiplomés, les "culturés", les bourgeois de salon, les je sais tout j'ai été a la fac. T'avais vu juste. Trop tôt. Seul comme ces milliers de Français qui devaient se sentir bien seuls dans les années 70 !

Alexandre Roger/C.N.C.

Conférence à Toulouse (20/10/16) : Alexandre Mendel, La France Djihadiste

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