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08/12/2014

Regard sur l’actu (7)

Une rue Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc !

C’est le nom que Robert Ménard souhaite donner à une rue de Béziers (celle du « du 19 mars 1962 ») qu’il compte évidemment débaptiser pour l’occasion… Levée de boucliers chez les bien-pensants qui n’ont jamais eu de problèmes avec les tonnes de rues à la gloire de Lénine (plus de 80 villes ayant des voies portant son nom dans notre pays…) et autres ordures communistes ou non. Hélie de Saint-Marc, seulement, ressemble trop à une certaine idée de la France, cette France qui avait des couilles et qui s’engageait envers et contre tout. Et puis, n’est-ce pas de bonne guerre ? Ils oublient bien vite que les noms de lieux publics, tant des édifices que des voies de communication, ont toujours été utilisés comme une arme par tous les régimes et toutes les municipalités. La France étant gouvernée par des salopards depuis des décennies, combien doit-on supporter de noms de rues à la gloire de criminels, de politiciens corrompus et d’ennemis de la France et de l’Europe ? Plus aucune rue ne porte le nom du vainqueur de Verdun alors ne venez pas nous les briser avec Hélie de Saint-Marc ! Qui entamera, je l’espère, un renouveau de ce type de noms en France ? Tant de rues aux patronymes datant parfois du Moyen Age ayant été débaptisées pour y accoler la gloire éternelle d’un Stéphane Hessel, d’une Golda Meir ou de Nadia Guendouz !

Marion Maréchal-Le Pen, je l’aimais bien avant car elle est jolie mais elle vient de tout trahir !

Amusant de voir tant de gens, tant de camarades, s'enflammer pour le moindre sujet d'actualité... Aujourd'hui, c'est vis à vis de Marion Maréchal-Le Pen et de son abstention vis à vis de la reconnaissance de la Palestine en tant qu'Etat... Ah, la traitresse! Elle a pourtant suivi la ligne du bureau politique du FN... En somme, elle est disciplinée, non? Quoi qu'on puisse en penser (du FN et de la question palestinienne), la discipline dans un parti est fondamentale et son acte n'a rien d'infamant. Elle a favorisé le parti et a oublié son ego (sachant très bien que tous les donneurs de leçons la voueraient aux gémonies). Cela ne fait pas d'elle une pro-israëlienne ! Si???

La SNCF paiera !

Je sais, ça ne vous étonne pas. Moi non plus. Depuis que la SNCF avait été pointée du doigt par diverses voix aux Etats-Unis (par celle de l’ADL de l’increvable Abraham Foxman par exemple) comme « complice de crime contre l’humanité », on se doutait bien qu’elle allait s’exécuter… D’abord pour ne pas être marquée du sceau de l’infamie… mais il suffit souvent de banquer pour devenir blanc comme neige, ici ça va coûter à l’Etat français soi-disant en difficulté 60 millions de dollars ! Et puis, surtout, la SNCF pourra, éventuellement, espérer remporter des marchés chez les Ricains qui exigeaient d’abord repentance avant d’accepter de travailler avec elle ! Ce sera chose faite pour l’entreprise française qui en plus d’avoir œuvré pour Hitler, Hades, Mephistopheles et Dracula, a longtemps été utilisée par les armées de Satan lui-même. Certes la gravité n’est pas la même… Citons le Nouvel Observateur : « Réquisitionnée par le régime nazi, la SNCF a transporté 76.000 juifs à travers la France vers les camps d'extermination entre 1942 et 1944. Environ 3.000 d'entre eux ont survécu, selon le groupe ferroviaire. » Lisez-vous comme moi ? « Réquisitionnée » ne serait pas synonyme d’une forme d’obligation ? Donc la SNCF a été obligée de collaborer mais on la fait raquer quand même… Y a pas de petits profits je dis !! Surtout quand la culpabilité est illimitée dans le temps et l’espace ! Qui sera indemnisé ? Voyez donc : « Le nombre exact de bénéficiaires sera en fait connu "rétrospectivement", quand les victimes auront fait valoir leurs droits, a précisé la diplomate française. Chaque déporté survivant devrait ainsi recevoir environ 100.000 dollars, tandis que leur conjoint ou leurs descendants pourront prétendre à plusieurs dizaines de milliers de dollars, selon les négociateurs. »

La France est dans la merde mais n’est pas seule !

Si la France, la Belgique et le Royaume-Uni semblent les pays les plus mal barrés en Europe à tous niveaux, on sait que les autres nous suivent de peu. Voyez les pays scandinaves qui peuplaient pourtant les rêves de tant de sympathisants nationalistes depuis des décennies… Oui, ni la rune d’Odal ni le marteau de Thor n’ont pu empêcher la dégénérescence de la Norvège ou de la Suède. L’immigration y est massive, s’y est implantée très vite et en profondeur car, démographiquement, ces pays sont peu peuplés par rapport à la France. Parlons plus spécifiquement de la Suède. En 2014 sont entrés à titre d’exemple 80.000 clandestins. La population n’y est que d’à peine 9 millions d’âmes. La présence de ces étrangers entraîne évidemment crimes par milliers, émeutes, développement de ghettos et modification des mentalités et de la société. Comme vous vous en doutez, le gouvernement et les politiciens entraînent le pays vers sa chute et un rapport récent de l’ONU prédit ainsi qu’en 2030, la Suède sera quasiment devenue un pays du tiers-monde… Pour couronner le tout, toute tentative de résistance est fortement pourchassée, la liberté d’expression n’existe plus et, à partir de Noël, entre en vigueur une nouvelle loi scélérate. Eh oui, toute critique de l’immigration, des immigrés ou du manque d’action des politiciens sur ce sujet pourra désormais faire l’objet de poursuites…Ajoutons pour finir que les populations scandinaves sont encore plus molles et moins résistantes que les peuples cités plus haut, toutes avachies depuis des lustres dans des sociétés calmes, homogènes, riches et sans problèmes… La réalité les rattrape. Et bien vite malheureusement…

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

03/12/2014

Tous azimuts et pas de quartier !

La réponse peut sembler extrêmement simple ou bien d’une grande complexité. Cela dépend des points de vue. Pour ma part je reprendrais une phrase de Dominique Venner tirée de son Cœur Rebelle : « être à soi-même sa propre norme »… Invitation explicite qui fait écho à une phrase antique restée célèbre : le « Connais-toi toi-même » (Γνῶθι σαυτόν) inscrite sur le fronton du temple d’Apollon à Delphes. Le centre du monde, l’Omphalos des Grecs… Rien que ça!

Un militant est à la conjonction de deux facteurs, une individualité propre et une « vision du monde » (Weltanschauung). Le militant est celui qui agit concrètement  pour rendre propice l’avènement de sa pensée dans la société. Il utilise son corps et son esprit. Mais pour les employer au mieux il doit en connaitre les possibilités et les limitations. Il doit s’être expérimenté lui-même.

J’en viens au centre de mon propos. Etre un militant ce n’est pas seulement porter des fringues de telle ou telle marque, écouter telle ou telle musique, collectionner tel ou tel bouquins, fréquenter tel ou tel lieu… Ces facteurs ne sont que l’expression de nos cœurs. Le style qui découle de notre intériorité.

 Il faut bannir le conformisme du militantisme.

Non, le militant est celui qui se connait et qui emploie aux mieux ses capacités. C’est celui qui fait ce qu’il sait faire.

Camarade, tu aimes écrire? Agis! Lance-toi! Qu’attends-tu pour amorcer l’écriture de ce roman que tu fantasmes depuis tant  d’années? Et Amélie qui aime tant la couture, le jardin et les animaux… Et toi? Les bouquins ce n’est pas ton délire je crois… Pas grave, il y a ce qu’il te faut! Il y a un club de boxe sympa dans le coin. Et Albert… Lui il a un carnet d’adresses énorme. Il adore les restos et le bon vin. Qu’attend-il pour organiser des apéros et mettre en relation? Wilfried à la fibre sociale. Il ne supporte plus d’assister à la déchéance de tant de personnes sur les trottoirs de sa ville. Ce soir, armé de thé chaud et de biscuits, il a décidé d’aller à leur rencontre.

Ne cherchons pas nécessairement à nous couler dans un moule préconçu; moule souvent creusé par nos propres ennemis. Restons fidèle à nous même, en tant qu’individus. La civilisation Européenne et une des rares à avoir su allier harmonieusement caractère individuel et communauté… Pour servir une cause il existe tant de voies! Il y en a forcément une qui te correspond…

 - Choisis tes armes! On est jamais plus anticonformiste que lorsque l’on devient ce que l’on est réellement….   -

Et oui, il y a des « fafs» qui tricotent et qui n’aiment pas la bière! Cela fait-il d’eux des émasculés, des subversifs dangereux à nos milieux?

Justement soyons subversifs! Si chaque individu appartenant à nos mouvances, au sens large du terme, s’appliquait à faire précisément ce qu’il sait faire avec expertise… Nous serions les maitres du monde! (Rire luciférien) Nous serions tous azimuts. Nous serions partout…

Il n’y a pas de «conformisme militant», inutile de vouloir devenir monsieur « militant parfait». Contente-toi, dans ton domaine, de donner ce que tu peux donner, et ce que tu aimes donner. Le militantisme, ce n’est pas un chemin de croix… C’est le goût, le reflet de la vie.

Jacques Thomas pour le C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

 

26/11/2014

Allocution d'Arnaud de Robert au congrès du GUD "Le réveil des nations"

Note du C.N.C.: Le texte suivant reprend l'allocution prononcée par Arnaud de Robert, porte-parole du Mouvement d'Action Sociale (M.A.S.) au congrès du GUD "Le réveil des nations" qui eut lieu le 22 novembre 2014 à Nanterre (Compte-rendu ici). C'est un texte d'un grand intérêt qu'il convient de lire et de méditer.

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Mes chers camarades, avant de prendre la parole sur le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, je tiens tout d’abord à saluer et remercier les organisateurs de ce meeting pour la remarquable journée qu’ils nous permettent de vivre. Leur persévérance, leur sérénité et leur volonté est la meilleure preuve que quand on veut, on peut.

Je tiens aussi à saluer les camarades des délégations européennes qui par leur présence manifestent comme nous tous ici leur attachement à l’édification de la Grande Europe.

Je tiens enfin à vous saluer vous tous, camarades, militants du MAS ou d’autres organisations, sympathisants actifs, combattants parfois isolés qui êtes venus souvent de loin pour trouver ici l’énergie nécessaire à la poursuite de notre dur combat.

Le réveil des nations ou le réveil des peuples ?

Lorsque les organisateurs m’ont parlé du thème de ce meeting – Le réveil des nations – je me suis employé, pendant quelques jours, à observer les signes de ce réveil en passant en revue l’actualité d’un grand nombre de pays du continent européen.

Il ressort de cette brève analyse deux choses frappantes :

Sur le plan électoral d’abord, on remarque sans peine une hausse plus ou moins significative des mouvements nationaux, patriotes, anti-Union Européenne. Je ne m’étendrai pas ici sur l’importante variabilité des socles doctrinaux de ces mouvements, ni même sur les hostilités inter-mouvements ou inter-dirigeants qui peuvent exister et qui ont donné d’ailleurs un bien triste spectacle lors de l’organisation des groupes parlementaires au parlement européen.

Je soulignerai plutôt l’autre donnée électorale importante à savoir  l’explosion de l’abstention, forme populaire et brutale de délégitimation du pouvoir oligarchique.

Mais surtout, j’aimerais porter à votre attention la seconde observation, celle qui m’a paru la plus significative. Je l’ai appelée la riposte des peuples.

Partout en effet, on peut observer que la contestation électorale se double d’une protestation populaire diffuse, multiforme mais profonde et de grande ampleur.

Au travers d’une multitude d’initiatives locales, prises souvent sous la violente contrainte de la crise économique et financière, nos compatriotes français et européens réorganisent des formes de solidarités actives. Les projets germent partout, sous des aspects inattendus et démontrent une vitalité que nous avons longtemps sous-estimée … et que nous sous-estimons encore.

Nous qui sommes militants, engagés et je dirais même enragés, nous avons en effet souvent tendance à prendre la défense du peuple tout en en dénonçant l’apathie, la lobotomisation, le caractère moutonnier et consumériste. Nous allons parfois très loin dans ce raisonnement, rejetant nos propres insuccès sur la bêtise et la passivité supposées de nos concitoyens. Et d’entendre les « Mais qu’est-ce que tu veux y faire, ils ne comprennent rien », « ils sont aveugles » … Que c’est pratique ! Que c’est facile !

Or, nous commettons là une lourde erreur d’appréciation. La vérité est que les peuples européens, malgré la puissance destructrice du rouleau compresseur de la société de consommation ont su préserver une forme d’intelligence instinctive. Une intelligence de survie et donc un potentiel de régénération.

Depuis quelques années, nos compatriotes et particulièrement ceux qui parmi les plus pauvres se rendent lentement compte du désintérêt total de l’oligarchie. Oubliés, délaissés car économiquement inintéressants, ils s’organisent par nécessité et découvrent par là-même qu’ils n’ont plus non plus besoin de l’oligarchie politico-financière pour s’organiser.

Face à des structures étatiques en complicité d’impuissance avec les banques et dirigées selon la formule célèbre de Karl Marx par des « fondés de pouvoir du Capital », les peuples qui souffrent trouvent en eux les ressources d’un commencement de riposte.

C’est donc bien plutôt à un réveil des peuples qu’à un réveil des nations auquel nous assistons. La crise économique a généré un véritable bouleversement des structures sociales et de la répartition de nos populations.

Aux bobos, aux nantis, aux oligarques, aux minorités agissantes et aux migrants starifiés, les grandes villes high-tech devenues des tours de Babel mondialisées.

Aux victimes de la crise, aux petits blancs, aux sans-dents comme dirait le comique en scooter de l’Elysée, il reste les grandes banlieues quand elles ne sont pas totalement occupées, les zones périurbaines et la ruralité plus ou moins sinistrée. Ce grand exode, massif et silencieux est une véritable révolution sociologique des territoires et appelle toute notre attention.  La hausse brutale et surprenante des résultats du FN (quoi que l’on pense de ce parti) aux élections européennes dans l’Ouest de la France - autrefois terre de mission - en est un indicateur patent.

Ces oubliés des territoires périphériques, délaissés par les structures étatiques mais écrasés par la fiscalité et les mesures vexatoires (éloignement, proximité forcée avec les masses immigrées) se retrouvent dans l’obligation de trouver des solutions par eux-mêmes et font émerger de nouveaux modes d’organisation qui débouchent sur des formes de reprise de pouvoir, de souveraineté.

Ne pas les voir c’est passer à côté d’un levier de combat. Ne pas s’engager avec nos compatriotes dans ce processus, c’est manquer d’esprit révolutionnaire et surtout, passer à côté d’une occasion historique de diffuser nos idées.

Nous avions l’habitude de penser que nous étions en quelque sorte les détenteurs légitimes de la révolte des paroles et des actes (sorte d’autopromotion injustifiée que nous partageons avec une partie de l’ultra-gauche).

Mais une fois de plus, l’histoire nous surprend et, des bonnets rouges aux coopératives ouvrières, des paysans qui s’organisent pour vendre eux-mêmes leur récoltes aux initiatives décroissantes, localistes, écologiques et anti-consommation toute une frange de notre peuple réagit et construit parfois inconsciemment les outils de contre-pouvoir.

J’irai même jusqu’à dire et affirmer que les ZAD font partie de ce mouvement d’ensemble. Je n’ai aucune espèce de sympathie pour les clowns à dreadlocks qui dansent devant les gendarmes, mais j’avoue en avoir encore moins pour les forces de « l’ordre », chiens de garde du Système.

Quoi qu’il en soit, dans ces ZAD en lieu et place des bobolches, nous devrions trouver des gens comme nous, car nous sommes et devrions être les premiers défenseurs de notre terre.

Alors pourquoi eux ? Pourquoi pas nous ?

La vérité est je crois que nous passons bien trop de temps à dénoncer et à nous lamenter et pas assez à analyser et construire. Et quand nous le faisons, bien peu suivent.

Il y a des gens sérieux et intelligents à l’ultra-gauche. Ils ont posé depuis un moment des constats clairs sur l’ennemi libéral et en ont tiré des conséquences fécondes auxquelles ils donnent aujourd’hui un caractère offensif et opératif. Nous ne les partageons pas toutes, évidemment. Eux veulent le chaos, nous nous voulons que le chaos soit créateur d’un ordre nouveau. Cela nous séparera toujours sur les fins, mais cela ne doit pas nous empêcher de penser que sur certains points les analyses proposées sont justes.

Et notamment sur la désignation de l’ennemi.

On nous abreuve ces derniers temps d’images de gamins barbus, convertis et sanguinaires en tentant de nous faire croire que là réside le plus grand danger. On tente d’ailleurs de nous coller les djihadistes dans les pattes comme si nous avions par nature, dans une forme de racisme imbécile, en appétence particulière pour les excités en turban. A croire que pour le Système les nationalistes radicaux, les militants identitaires européens se résument à une bande de beaufs éructant du « bougnoul » à tout bout de champ.

Les médias jouent les faux ingénus et les vrais faux-culs en faisant semblant de découvrir que quarante ans de souillure de la France, de son histoire, de ses racines et de son génie, que quarante ans de partouze psycho-culturelle avec l’exotisme planétaire, le saint dogme des « Droits de l’Homme », la névrose consumériste et la paupérisation croissante n’ont pas produit le gentil citoyen mondialiste mais de jeunes mort-vivants qui haïssent la société qui les a tordu et qui par vengeance embrassent la seule « verticalité » présente entre les tours grises de banlieue : l’Islam.

Je ne crois pas à cette « jolie » histoire poussée par le pouvoir. Je ne crois pas à cette nouvelle forme d’obscénité obligatoire qui veut que l’on phantasme sur « le méchant barbu. Nous avons passé l’âge du grand méchant loup, surtout quand celui-ci a été fabriqué par la puissance américano-sioniste.

L’islam n’est pas l’Ennemi, elle est l’un des instruments que l’oligarchie utilise pour détruire les peuples européens, tout comme le sont la violence économique et sociale, l’amnésie historique et civilisationnelle ou le remplacement de population par l’immigration.

Mais alors qui est l’ennemi ? Notre ennemi, vous le savez, est depuis toujours le même. Il s’appelle Jean-Claude Junker, Macron, Rothschild, Lehmann Brothers, FMI, BCE, banque, crédit, salaire … Il a tous les noms, il n’en a aucun. Cela n’a pas d’importance. Nous l’appellerons néolibéralisme, mais il peut s’appeler le Système, la Matrice, le Capitalisme sauvage, l’ultra-libéralisme ... C’est le pire de nos ennemis, le plus subtil, le plus acharné et le plus incompris donc le plus mésestimé dans sa capacité destructive.

Il se manifeste pourtant partout, à travers une offensive généralisée contre les pays d’Europe. Il n’y a pas de complot, tout se déroule sous nos yeux. Ce qui se met en place c’est un autoritarisme libéral qui se globalise à l’échelle planétaire depuis les années Reagan. Cette offensive est multiforme et incessante. Elle a généré une nouvelle aristocratie apatride, une hyperclasse informelle qui n’a pas de visage, qui dirige les marchés, domine les médias, l’économie et la politique. Cette hyperclasse utilise son influence excessive pour s’enrichir au détriment de l’économie réelle, au détriment des peuples.

Elle est anti-nationale car ses allégeances sont principalement atlantistes, sionistes, pétromonarchistes. Cette hyperclasse déteste la nation et n’a de cesse que de la détruire.

Elle est en guerre totale contre les peuples une guerre économique, financière, idéologique, psychologique, sécuritaire.

Soutenue par le conformisme des médias aux ordres, cette offensive ultra-libérale est à la fois brutale et invisible. C’est pourquoi elle est difficilement perceptible en tant que menace réelle et immédiate et qu’il est plus facile de taper sur des barbus excités. Par contre, son travail de sape est réel et pourrit lentement mais efficacement l’âme des peuples européens.

L’objectif ? Extrêmement simple, concret et direct : enrichir les riches et appauvrir les pauvres au mépris de la souveraineté des Etats. L’offensive ultra-libérale relance ainsi la guerre des classes mais verticalement, du fort au faible à l’échelle mondiale. Cette guerre peut devenir conflit au besoin comme en Syrie en Irak, en Afghanistan, au Kosovo, à l’Est. Si ces conflits sont avant tout déclarés pour satisfaire des intérêts privés (énergétiques, de domination) ils sont légitimés depuis les attentats du 11/11 par la « menace terroriste ».

En réalité pour l’oligarchie dominante, les crises, les guerres, les désastres sont le moyen le plus efficace d’imposer des mesures économiques qui seraient tout simplement inacceptables en temps normal.

On privatise les gains et on nationalise les pertes. En réalité, le néolibéralisme n’est pas une forme de libéralisme mais un autoritarisme des riches. Contre notre volonté populaire des référendum, l’ennemi a imposé son pouvoir par le parlement de l’Union Européenne.

Cet autoritarisme se légitime par la médiatisation massive, il utilise l’arme psychologique avant même l’arme économique. C’est ce qui en fait un ennemi mortel. L’oligarchie, aux travers des médias impose une guerre de l’esprit par une stratégie de la tension permanente. Elle détruit l’idée politique, la souveraineté, le patriotisme en les assimilant en permanence au danger de l’extrême-droite, au spectre du « monstre fasciste ». La neutralisation de la souveraineté populaire s’opère par la gestion permanente d’un chaos savamment entretenu. Grâce aux sauvages du Capital, la racaille des banlieues, le capitalisme sauvage impose son ordre. En ce sens, comme nous le dénonçons au MAS, les immigrés sont les troupes de protection du Capital, les meilleurs alliés de l’oligarchie. Ils suscitent le chaos et l’on nous supprime nos libertés.

La souveraineté économique, commerciale, industrielle elle, est détruite par les traités européens écrits depuis Wall Street. Les négociations du TAFTA (ce gigantesque marché euro-atlantique qui fera de l’Europe l’arrière-cour économique des américains) montrent la totale soumission de nos gouvernants européens à leurs maitres américains et à leurs alliés.

Les dirigeants politiques européens dilapident les ressources et le patrimoine des peuples pour le seul profit des marchés et de leurs structures (OMC, BCE, FMI, Euronext, NYSE …). Ce qui s’établit sous nos yeux est un continuum de gestion autoritaire, ultra libéral, mondial. Ce continuum a dans ses objectifs principaux la digestion de l’Europe pour empêcher l’émergence de sa puissance.  

C’est pourquoi il est également important de ne pas tomber dans les pièges souverainistes et stato-nationaux. Si nous nous défendons seuls, chacun de notre côté, campés dans une posture d’orgueil national, nous mourrons seuls. Si nous joignons nos forces, nos initiatives, nous aurons une chance de constituer un bloc de taille suffisante pour offrir une alternative crédible et combattre efficacement.

Les deux grandes stratégies qui ont été employées au 19e et 20e siècle ont montré leurs limites. La stratégie d’opposition frontale, d’opposition armée a été maintes fois écrasée dans la sang et a produit des milliers de martyrs pour des résultats dérisoires.

La stratégie dialectique, celle de l’électoralisme permet un gain substantiel de notoriété pour nos idées, mais lorsque l’on joue avec les règles de l’ennemi il ne faut pas s’attendre à ce qu’il nous laisse gagner. En ce sens, l’élection est une arme nécessaire mais non suffisante. Et puis, il y a une vie entre les élections.

Le Système oligarchique est techniquement victorieux, c’est un fait. Ses moyens de contrôle sont colossaux. Il attend de nous que nous soyons de bons petits soldats, faux rebelles mais vrais dindons et que nous répondions à ses provocations par des réactions droitières, conservatrices et bêtement xénophobes. Ainsi il pourra valider son dogme religieux préféré, celui de la bête immonde qui menace la « démocratie ».

La question est donc simple : allons-nous continuer à servir d’idiots utiles à nos ennemis ? Allons-nous longtemps encore servir d’alibi au Système ?

Non, clairement non. Il est plus que temps de proposer une alternative politique totale et en opposition résolue au Système. Nos camarades grecs et italiens nous montrent des pistes à suivre. A nous de fonder, de coordonner et de propager des initiatives réalistes, innovantes et fonctionnelles. A nous d’encourager à la reprise de souveraineté populaire, à nous d’aider le peuple à s’émanciper du capitalisme cannibale prédateur.

Cela impose certains sacrifices comme de sortir de notre ghetto douillet pour reprendre langue avec nos concitoyens. Car aujourd’hui qui nous connait ? Qui nous entend ? Ce sont les autres, nos ennemis, qui parlent de nous à notre place.

Nous devons quitter les positions poussiéreuses et passives de la contestation, de la complainte pour nous projeter dans le combat. Pas de nostalgie stérile et incapacitante, mais la volonté de se remettre en mouvement, d’incarner une radicalité dynamique.

Tout est nôtre, tout est à reprendre. L’action exige que nous prenions part à la dissidence qui s’organise. Elle se fera, avec ou sans nous. Nous ne devons nous interdire aucun domaine, le social, l’écologie, l’action syndicale, associative, l’éducation, la culture, l’art … Ni aucune forme de lutte même si cela doit parfois passer par la force.

Face à l’omnipuissance du Système nous devons bâtir un maillage organique et travailler à sortir nos compatriotes des prisons financières du Capital. Il faut investir le micro-crédit, les banques solidaires, les sociétés d’entraide mutuelle. Il faut créer de l’activité économique pour les nôtres et selon un mode coopératif et solidariste. Il faut retrouver de l’autonomie par rapport au système. Les mouvements militants ne doivent plus être les réceptacles de la contestation, mais les bases de lancement de projets concrets, ancrés dans le réel. Il n’est pas nécessaire de voir grand. A côté de chez vous des associations, des particuliers développent des initiatives auxquelles vous pouvez vous cohérer, que vous pouvez influencer ou desquelles vous pouvez vous inspirer. Le militantisme actif, effectif est surtout local, car quel meilleur terrain de combat que celui de notre quotidien ?

Au Mouvement d’Action Sociale nous travaillons modestement depuis quelques années à la mise en place de ces initiatives et à la réalisation de ces projets. Nous avons enregistré plusieurs succès, mais il reste énormément de travail. C’est pourquoi il faut s’y mettre tous. Nos compétences croisées, notre volonté commune feront la différence.

Et puisque ce monde est politique, nous devons avoir sur toutes les questions une attitude intransigeante, ferme mais constructive. Car comme dit Aristote « La tolérance et l’apathie sont les dernières vertus d’une société mourante ».

Opposer, proposer, agir voilà le mot d’ordre.

Ainsi, sur le plan migratoire, il faut répondre à la violence allogène mais surtout prôner la remigration au travers de partenariats équilibrés avec les pays de provenance.

Sur le plan international il faut plus que jamais défendre une position de troisième voie, une position fermement européenne. L’Europe est l’objet de toutes les convoitises mais elle n’est ni à diviser, ni à prendre, ni à vendre.

Nous devons lever les étendards noirs de la révolte, appeler à la colère légitime du peuple, faire souffler à nouveau le vent de l’Histoire. Nous devons le faire dans nos quartiers, nos villes, nos campagnes, nous devons agir en France et en Europe.

Nous n’avons pas le choix.

La guerre qui est la nôtre est décisive à tous les titres. Elle nous verra triompher ou disparaitre en tant que civilisation, en tant que culture, en tant que peuples et en tant que race.

Alors, engageons-nous dans la grande insurrection des peuples, et parce qu’il n’y a pas de fatalité mais toujours de la volonté, nous serons les bâtisseurs de l’ordre nouveau.

Demain nous appartient !

Je vous remercie.

Arnaud de Robert, porte-parole du M.A.S.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

22/11/2014

Rébellion #67: "Faisons exploser le système capitaliste" - Rupture politique et écologie

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Editorial de Jean Galié : la démocratie contre la botanique

SOCIETE

L'amour , un bien de consommation comme un autre ?

( Marie Chancel)

RUPTURE POLITIQUE

En finir avec les illusions de la démocratie

L'utopie réformiste ( Julius)

Analyse du cas Besancenot ( Charles Robin)

ECOLOGIE

Une révolution silencieuse ( Stéphane C.)

Une brève histoire de l'écologie politique ( Marie Chancel)

L'écologie politique comme phénomène révolutionnaire

( Guillaume Le Carbonel)

CHRONIQUES LIVRES

CULTURE

Musique Folk : accords populaires et dissidents ( Dazibao)

Le rock français, un patrimoine à redécouvrir ( GC)

20/11/2014

Le Front National, entre paradoxes, dilemmes et nécessités… pour l’instant.

Les évolutions sémantiques et doctrinales du Front National, depuis l’arrivée à sa tête de Marine Le Pen en 2011, ne cessent d’inquiéter une bonne part des membres de la mouvance patriote, au sens large du terme.

On sent, depuis plusieurs mois, une accélération de ce processus de « systémisation ». Faut-il rappeler l’absence de la Présidente lors des diverses manifestations pour la famille? La réintégration de membres du parti faisant un étalage outrancier de leurs opinions «religieuses»?  Les dénégations de remplacement de population tenues par Gaëtan Dussausaye, le Directeur national du FNJ?

Tous nous avons perçu un changement profond touchant à l’âme de ce mouvement, dont certains des cadres dirigeants songeraient même à changer le nom…

Certes, la nouvelle ligne du Front, dite «Gaullienne» et incarnée par l’influence de l’énarque Florian Philippot, a su intégrer un discours éminemment social et une critique poussée du système capitaliste.

Par contre, où est donc passée la dimensionethnique et enracinée du FN? Son côté « völkisch»?

Tout cela ne peut qu’inquiéter dans les rangs de la mouvance, tant au sein du Front qu’à sa périphérie immédiate ou plus lointaine.

Une question évidente se pose à nous. Que devons-nous faire face à cette évolution préoccupante? Tenter la création d’un nouveau courant politique en mesure d’affronter l’arbitre qu’est le suffrage universel? Encore faut-il croire en la démocratie dans le contexte idéologique et médiatique ambiant.

Certains pourraient être tentés, et dans d’autres circonstances ils auraient certainement raison…

Dans un autre contexte, nous pourrions nous payer le luxe de retenter une aventure politique longue de plus de quarante ans.

Ce luxe, nous ne pouvons-nous le permettre, pour l’instant.

Nous ne pouvons nous le permettre car un compte à rebours implacable est en marche. Le compte à rebours démographique. Et oui, le fameux «Grand Remplacement» tant décrié... Que le terme déplaise ou non, il exprime une réalité indéniable; une modification anthropologique si importante en Europe de l’ouest qu’il nous faut remonter au néolithique pour pouvoir observer des phénomènes similaires.

Malgré les bourgeois à franges aux allures de jeunes Sarkozystes, malgré les discours intégrationnistes rappelant presque du Harlem Désir, malgré la mise au rebus violente et inique d’un ancien chef charismatique et plein de bon sens, nous ne pouvons nous permettre de jouer contre ce Front nouvelle mouture.

Nous ne pouvons jouer contre lui car il est à ce jour le seul est unique mouvement dans l’écosystème français, malgré ses compromis et ses turpitudes, à pouvoir changer concrètement et réellement les choses. Il est le seul à pouvoir inverser la tendance et à exercer la fameuse politique de «remigration» que beaucoup dans nos rangs appellent de leurs vœux.

Paradoxe suprême; soutenir un mouvement censé mener une politique concernant des réalités objectives qu’il dénie lui-même…

L’élection présidentielle de 2012 a été une démonstration: les masses d’électeurs extra-européens en France peuvent désormais influer de manière directe et tangible sur l’arrivée au pouvoir de tel ou tel candidat…

En 2017 la situation pourrait être pire. L’élection de 2017 sera potentiellement la dernière où le peuple «Français» s’exprimera en tant que peuple à large majorité enracinée. 2017 pourrait être la «dernière chance» dans le cadre d’une expression démocratique. En réalité ce sera l’unique chance; le contexte n’était pas suffisamment dégradé auparavant pour une ascension aussi forte du FN et après ce sera le «game over» anthropologique…

Seul le FN est en position de saisir l’opportunité offerte par la crise profonde de la modernité que traversent nos sociétés. La chance est mince, mais elle mérite d’être jouée…

Ne gâchons pas cette chance. N’entravons pas le Front National… Au moins jusqu’au printemps 2017.

Nous pouvons, par contre, nous permettre d’influer sur lui, de lui faire des «piqures de rappel». Nous le faisons déjà au fond.

Après 2017 nous pourrons encore agir, mais les urnes nous seront d’un bien piètre secours. Il faudra surement réfléchir à d’autres procédés pour faire entendre nos voix.

N’attendons pas seulement le Grand Soir…

Nous n’avons pas le choix, le temps de pouvoir tout rebâtir est un luxe que nous n’avons pas. C’est dur, c’est dégueulasse. Je sais…

Jacques THOMAS pour le C.N.C.

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17/11/2014

En allant chercher d'la bière...

Samedi matin. Sur le parking d’un entrepôt « à bières » comme on en a par chez nous, munis de nos bouteilles vides consignées, nous commencions à nous remémorer l’époque où, gamins, nous accompagnions nos grands-parents qui faisaient de même au supermarché local...

Las ! Les consignes, ça fait grand temps que cela est terminé. Une bonne vingtaine consigne01.JPGd’années car, auparavant, cette pratique était très courante. Aujourd’hui, rares sont les endroits où l’on utilise encore ce système sain et réellement « éco-responsable » pour reprendre du jargon de gauchistes… A la différence de nos voisins allemands et belges où la majeure partie des bouteilles sont consignées (et non recyclées, nuance), il n’y a pratiquement que les cafés et restaurants qui, en France, utilisent toujours la consigne… Pour quel résultat ? Jugez plutôt : 500 000 tonnes de déchets économisées chaque année.

Alors, pourquoi les supermarchés français ont-ils abandonné la récupération des consignes ? Eh bien, ça coûtait soi-disant trop cher de se rééquiper correctement à cause de l’automatisation de la production industrielle... Du coup, les entreprises, celles de la grande distribution en tête, ont refusé de continuer à utiliser ce système. A la place, elles se sont engouffrées dans la faille due à la loi de 1992. Celle-ci a, en effet, créé le tri sélectif et la valorisation des déchets…  Ca coûte moins cher et c’est tout ce qui compte ! Tout cela est, en théorie, à la charge des entreprises qui mettent les emballages sur le marché. Pourtant, on sait bien que ce sont les consommateurs qui paient l’emballage et ce qu’il en adviendra lorsqu'ils achètent un produit… Encore une fois, on se fout de nous. Et puis, il faut également parler de l’arrivée massive du jetable, symbole jusqu’au boutiste de la société de consommation irresponsable, favorisant le plastique à outrance, le gâchis et la pollution à grande échelle en recherchant le moindre petit profit…

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Même si la consigne a un coût, elle a surtout d’énormes avantages : la réutilisation de l’emballage (jusqu’à 50 fois, le verre étant un matériau fort résistant), une baisse très importante de la production de bouteilles, de la quantité de déchets mais aussi un recours forcément moins systématique au recyclage (pratique impliquant une énorme consommation d’énergie) qui n’intervient du coup qu’en fin de vie de la bouteille.

Imaginons que ce système soit réintroduit partout et généralisé, ce serait déjà une étape de franchie dans la lutte contre le gaspillage, l’obsession de la production de saloperies jetables et la pollution qui en résulte. L’idée fait, heureusement, son chemin dans les esprits et les pratiques. Certaines collectivités s’y remettent, de même que de nombreux petits commerçants. Le choix de ces derniers d’utiliser la consigne ne sera qu’un argument de plus pour aller nous ravitailler chez eux !

Rüdiger et Ann / C.N.C.

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