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30/12/2014

L'auto-censure

Qu’y a-t-il de plus antivitaliste que de se brimer, se mortifier, de son propre chef? Ce comportement est, il faut l’admettre, typique de nos milieux où beaucoup semblent craindre leurs propres ombres.

Combien d’actions utiles, et pourtant non-violentes, non menées par crainte des persécutions judiciaires? Combien de camarades mis sur le bord du chemin en raison d’un passé trop sulfureux?

Le nombre de personnes n’osant affirmer leurs visions du monde de manière directe et frontale reste encore aujourd’hui, à l’heure où les langues semblent quelque peu se délier, extrêmement important. On peut s’extasier ou bien encore se morfondre quand on voit les trésors de précautions déployés face aux possibles «écoutes» et autres «filatures»… Bien loin d’imaginer que ces faits n’existent pas, ne faudrait-il pas cesser, par moment, de se comporter en adolescent rêveur et observer le monde avec objectivité?

Exemple simplet, mais néanmoins révélateur de l’état psychologique de nos contemporains: récemment j’ai rencontré un groupe de touristes fumeurs qui s’interdisaient de s’adonner à leur manie… en terrasse ouverte! Ils étaient intimement persuadés de ne pas en avoir le droit et de risquer une amende! Quand le fantasme et l’imaginaire dépasse le réel. Cas typique d’autocensure et d’exagération à outrance…

Un peu comme ceux que nous connaissons nécessairement dans nos entourages. Ceux qui, surement à juste titre, se pensent comme ennemis du système, mais qui par un jeu subtil d’auto-persuasion renoncent à toute forme de militantisme de crainte d’être «démasqués» et «fichés»… Un peu comme si cela allait compromettre je ne sais quel réseau clandestin...

Bien sûr, la subversion est une arme, mais ne faudrait-il pas concevoir cette dernière comme le fait d’être là où on ne nous attend pas plutôt que de se penser comme un «infiltré» distillant ses «opinions» (terme faisant songer au verbe moutonesque «opiner») dans un environnement hostile?

Justement, l’environnement qui nous entoure ne semble pas être si hostile… Les résultats électoraux en sont un des témoignages. Et bien que les libertés individuelles aient terriblement reculés ces dernières décennies, force est d’admettre que nous vivons encore dans un Etat de droit, du moins dans les formes.

Et non, désolé… Ce n’est pas parce que tu as collé deux autocs sur les murs de ta fac que tu es sous écoutes administratives.

Nous accordons une aura bien trop grande au système que nous combattons. Soyons-nous mêmes et comportons-nous sans peur inopportune. Sachons débusquer nos fantasmes et nos craintes, exorcisons-les et agissons. Souviens-toi de toujours oser.

Jacques Thomas pour le C.N.C.

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29/12/2014

Compte-rendu de l'action écologique du 29/11/14 (Le Quesnoy - Nord)

Compte-rendu de l'action écologique du 29/11/14

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C'est par une journée brumeuse et fraîche, il y a un mois jour pour jour, que des militants et sympathisants du MAS Nord participaient à une randonnée écologique à Le Quesnoy, aux portes de l'Avesnois (Nord). Nous n'avons malheureusement pas pu compter sur le soutien de l'équipe du site Reporterre qui nous a pourtant fait l'honneur de publier notre tract sur son site.

Néanmoins, nous avons à cette occasion ramassé sept sacs de déchets et nettoyé des zones complètes qui s’apparentaient à de vraies décharges sauvages. La quantité de déchets que nous avons rencontré était telle, qu'il nous aurait fallu plus de sacs et de temps pour en venir à bout !

Avant                                                                          Après

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Le manque de considération de certains pour leur environnement est très révélateur d'une société en pleine crise du sens. Parmi les déchets les plus présents, les canettes et bouteilles d'alcool, aussitôt jetées après consommation...

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La Nature ne pourra jamais être préservée et sublimée dans une société malade de sa surconsommation et de son absence de valeurs et de principes. Il est de notre devoir de protéger notre terre.

"La nature comme socle, l'excellence comme but, la beauté comme horizon."

Dominique Venner

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Mouvement d'Action Sociale - Nord

27/12/2014

L’immigration : ah enfin un beau débat sans arrière-pensées politiciennes !

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Au lieu de résoudre les problèmes économiques qui génèrent de plus en plus de tensions sociales, les apprentis-sorciers qui prétendent diriger le pays n’ont rien trouvé de mieux que de relancer le droit de vote des étrangers et de diviser à nouveau les Français sur le thème de “l’immigration” … Comme ils s’arrangent pour tout mélanger dans un cocktail soigneusement composé des ingrédients les plus toxiques et pernicieux, plus personne ne comprend rien — sinon que ça va forcément exploser et mal se terminer. Sur fond “d’islamisme” violent qui dénature l’Islam, tout y passe : du bannissement médiatique de Zemmour (mais qu’est donc devenue la France de la liberté d’expression ?) au spectre d’une future guerre civile jusqu’au prétendu “Grand Remplacement” de Renaud Camus, en passant par la dernière provocation de Michel Houellebecq qui, dans son prochain livre à paraître en janvier, prédit rien moins que l’accession en 2022 à la Présidence de la République d’un “parti des musulmans de France” … Et il y en a qui s’étonnent après cela qu’on patauge dans un climat propice à l’islamophobie ou — comme ils disent — qui “fait le jeu du Front National”… En tout cas pas vraiment de quoi faciliter un débat apaisé et une approche raisonnée du problème de l’immigration…

 

Ils mélangent absolument tout

Ils ont beau avoir été formés à l’ENA, ils barbotent dans une confusion mentale terrifiante. Pour faire en sorte que plus personne n’y comprenne rien et que les gens aient vraiment peur, ils mélangent tout et entretiennent savamment les amalgames les plus caricaturaux : ils confondent l’immigration clandestine et l’immigration légale ; Ils confondent l’immigration intra-européenne et l’immigration non communautaire ; ils confondent l’immigration polonaise, italienne, portugaise ou espagnole — issue d’une même religion et d’une même histoire — et l’immigration d’origine musulmane ; ils confondent l’immigration d’une main d’oeuvre qualifiée ou diplômée et l’immigration de déshérités ne maîtrisant pas le Français ; ils confondent l’immigration réussie et celle qui, parce qu’elle refuse l’intégration ou l’assimilation, est celle qui pose précisément problème ; ils confondent les étrangers et les français d’origine étrangère ; ils confondent le droit de vote accordé aux étrangers membres de l’UE et le droit de vote aux étrangers non-communautaires ; ils confondent les élections locales et les élections nationales ; ils confondent le “droit du sol” et le “droit du sang” ; ils confondent le droit de vote accordé pour des raisons fiscales et le droit de vote accordé au titre de la nationalité ; ils confondent les immigrés sans-papiers et les bénéficiaires du droit d’asile ; ils confondent les immigrés en situation régulière et les clandestins ; ils confondent l’immigré jeune-étudiant informaticien et les familles fuyant la sauvagerie de leur pays… Bref ils confondent tout, histoire de rendre le débat impossible et donc sa solution inextricable.

Qui sème le vent récoltera la tempête

Ils mélangent tout — mais à dessein — car le but recherché est évidemment politique : agiter le chiffon rouge de l’immigration, faire monter le FN et casser la droite dite républicaine. Pour un Président qui s’affaisse dans les sondages et un PS à la recherche désespérée de nouveaux “adhérents”, l’immigration et le droit de vote des étrangers sont une thématique porteuse et du pain béni pour des politiques qui s’imaginent qu’en transformant un sujet explosif en opportunité politicienne, ils vont se gagner un nouvel électorat et rebondir dans les sondages. Ne pas organiser ce débat sur des bases claires — dans la lumière et la transparence statistique — est pas seulement indigne : cela entraine un grave risque de déstabilisation politique et sociale. Mais comme personne ne dispose des vrais chiffres et des vraies statistiques, on barbotte dans un flou artistique soigneusement entretenu pour favoriser les tours de passe-passe politiciens … Comme la Préfecture de Police est incapable de “compter” les manifestants, la République n’arrive à compter le nombre exact d’immigrés — ou de “clandestins” qui, par définition, échappent au comptage statistique. Comme personne ne dispose de statistiques incontestées, on nage en plein fantasme social, ce qui ne déplait d’ailleurs pas aux politiciens et aux idéologues. Personne ne sait combien il arrive d’immigrés tous les ans : 200 000 ? 400 000 ? L’aide médicale d’Etat (AME) — accordée aux immigrés en situation irrégulière — est passée en cinq ans de 215.763 à 263.962 bénéficiaire et était supérieure à 1 Mds€ en 2013)…

Le problème est qu’au moment où la France – comme l’Europe – doit faire face une vague migratoire sans précédent, elle a déjà 6 millions de chômeurs auxquels elle n’arrive plus à donner le moindre travail : la récession s’installe, la pauvreté se répand, des quartiers entiers sont à la dérive… mais ça ne fait rien : les bons esprits affirment que les Français ont tort de s’inquiéter et que l’immigration n’est que le fantasme nauséabond de ceux qui (c’est ainsi que Hollande les qualifie) ”rêvent d’une France en petit, une France en dépit, une France en repli, bref une France qui ne serait plus la France”…

Ne pas confondre les flux et les stocks

• Comme on nage en plein embrouillamini statistique entre l’INED, l’INSEE et les ministères, il n’y a pas de données officielles incontestés (que ce soit pour rassurer ou s’inquiéter d’ailleurs). Mais pour minorer la perception du poids de l’immigration réelle, il y a ceux qui raisonnent en terme de “flux” annuels. Ils comparent année après année (“x” entrées en 2012 ; “y” entrées en 2013) et annoncent un “ralentissement” (ou une “stabilisation”ou une “augmentation” peu importe) du nombre d’immigrés (ou des clandestins, ou des demandeurs d’asile, ou des demandes de nationalité…). C’est toujours la même histoire du “ralentissement de la progression” : on fonce toujours dans le mur mais comme on fonce moins vite ce n’est donc pas grave. Mais mettons que “x” ou “y” soit 200.000 ou 250.000 par an : bien sûr le “flux” peut se ralentir ou se stabiliser, mais il n’en reste pas moins que ces chiffres d’entrées sur le territoire s’additionnent année après année pour y former des “stocks”.

• Le “stock” d’immigrés, c’est le total accumulé au fil des années. Comme disait Raymond Devos, “trois fois rien, c’est déjà quelque chose”… Et c’est comme ça qu’en ajoutant 200.000 tous les ans on arrive à des chiffres cumulés qui terrifient même les autruches les plus obstinées. Les gens oublient ce qu’on leur dit officiellement et, dix ans après, ils ouvrent les yeux dans la rue ou le métro et se grattent la tête : “tiens c’est bizarre, ils m’avaient dit que l’immigration était maîtrisée”… Et c’est là qu’il y a un vrai problème. On minore l’importance des flux en les découpant en rondelles annuelles, on nie le principe de l’accumulation des stocks et surtout on se garde bien d’incorporer le différentiel de fécondité. Et c’est comme ça qu’au bout de 10, 15 ou 20 ans on a une explosion démographique et une bombe électorale qui ne peut qu’exploser à la figure de la classe politicienne. Même Michel Houellebecq l’a compris qui prédit carrément en 2022 l’accession à la Présidence de la République d’un “parti des musulmans de France”…

Le problème n’est pas politique mais démographique

Le problème de l’immigration n’est donc pas politique ou religieux : il est bêtement démographique. Il réside dans les taux de natalité comparés des familles immigrées par rapport à la population d’accueil. Ce n’est donc pas une histoire débile de “complot” planétaire favorisant un quelconque “Grand Remplacement” fantasmé ; ou une hystérie nauséabonde inventée de toute pièce par des nostalgiques rétrogrades qui pensent petit et rabougri. C’est tout simplement un enchaînement mécanique et implacable qui repose sur la notion de croissance exponentielle que la plupart des politiciens ne comprennent pas parce qu’ils pensent les évolutions en termes de progression arithmétique ou si vous voulez en termes de fonctions linéaires.

Les forces démographiques sont des forces lourdes et difficiles à inverser. Et il ne suffira donc pas, comme beaucoup le pensent, d’un simple claquement de doigts d’un nouveau Président en 2017 pour inverser le destin. Je vous explique très rapidement le principe de la croissance exponentielle parce qu’il aide à comprendre pourquoi la France n’est pas prête de se sortir du piège démographique de “l’immigration”.

[...]

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Auteur: N. Nielsen

Source: switchie5

22/12/2014

Regard sur l'actu (8) "Zemmour, les gays du FN et tout ce beau monde"

Sus à Zemmour !

On s’étonne grandement au CNC de voir à quel point le cas Zemmour divise encore une fois ce qu’on appelle la mouvance. La raison principale, on la sait tous : Eric Zemmour est juif. Pour beaucoup de ses détracteurs, cela est suffisant pour considérer le personnage et son discours comme négatifs (quand cela ne fait pas partie d’un plus vaste complot des forces judéo-maçonniques afin de détruire la « mouvance » qui n’a pourtant, il faut bien le dire, aucune influence sur son époque). Eh bien, nous, on s’en réjouit du cas Zemmour. Ah, certes, on aurait préféré avoir à sa place un descendant de viking mais on arrive à vivre avec. Pourquoi ? Parce que Zemmour est talentueux, qu’on a apprécié son dernier livre et que nous considérons son impact sur la société et les Français plus important que nos petits avis de fafs. Sa médiatisation a permis de libérer la parole et les ressentis de nombre de Français. Il faut être aveugle pour ne pas réaliser que beaucoup de gens se réveillent grâce à lui et au bruit que fait son Suicide français… et pour nous, c’est tout ce qui compte ! Sans compter que ça emmerde énormément tous les bien-pensants, les thuriféraires de la pensée unique, les associations larmoyantes (LICRA, SOS Racisme...) et même le sinistre Cazeneuve, tous partis à la chasse aux sorcières, que dis-je, en guerre sainte contre la bête immonde! C'est pas encore suffisant? Une bonne partie des fafs est tellement habituée à être coupée du peuple, du pays réel, que tout sursaut pouvant servir nos intérêts est de suite perçu comme une trahison car on n'a sorti ni les croix celtiques ni les références "du milieu"… Nous, on estime qu’une vérité est une vérité, même dite par un juif. Et par ailleurs, on ne manque pas de s’interroger sur ce qui cloche avec Zemmour car les origines étrangères de plusieurs personnes appréciées au sein de cette mouvance n’ont jamais dérangé grand monde… Pour conclure, voici ce qu’en disait un camarade il y a peu : "Si, dès qu'on peut parler dans les médias, on est du Système ; dès qu'on a quelques moyens financiers, on est du Système ; dès qu'on commence à avoir du pouvoir (c'est quand même le but), on est du Système, je propose de continuer à faire des exposés dans des arrières-salles ou même de devenir punk à chien, là on pourra se congratuler de ne pas faire partie du Système."

Princesse Erika

C'est marrant tout de même ce symptôme que l'on trouve dans le rap, r'n'b et autre raggazouk de mes deux de s'accoler de titres honorifiques pleins d'humilité dans les noms d'artiste (dans le genre de Maître Gims, maître de quoi, hein?). Ce besoin d'employer des qualificatifs flatteurs traduit-elle un complexe d'infériorité chez ces artistes? Erika, elle, avait choisi "Princesse"... Mwouais... Certes, elle n'en a pas l'air d'une princesse mais son train de vie n'est pas trop mal non plus. Rien que pour les droits de sa chanson "Trop de bla bla" qui est employée dans une pub' de la Mutuelle du Mans Assurance (MMA) depuis des années, Cendrillon-Erika touche 60.000 euros par an! Comme elle dit: « Ça me rapporte pas mal, ça me permet de vivre sans me faire trop chier ». Vous en avez de la chance, votre altesse, car en France, on a surtout des Cosettes et des petites filles aux allumettes qui, elles, pour le coup, aimeraient aussi vivre comme des princesses dans ce pays qui est le leur!

Le FN et ses gays

Tout le monde en parle avec effroi et n'en finit pas de rire ou de pleurer là-dessus. Ou de s'en désoler simplement mais mollement, ce qui est mon cas. Tout dépend de ce que l'on attend du FN et du crédit que l'on apporte à ce parti dans lequel coexistent des tas de tendances de plus en plus lointaines les unes des autres. Un peu comme dans la société française quoi... Les gays savent se faire entendre, entretenir une pub' autour d'eux et surtout s'accaparer les postes importants à l'image d'une autre communauté pourtant peu nombreuse elle aussi... Et le sens de la communauté, ça sert! On s'entraide, on se rencarde, on se pistonne. Et on gagne une influence hors norme. Même là où, il y a quelques années, cela aurait été impensable. On a beau ne pas apprécier ces gens-là, force est de constater qu'ils ont déjà raflé pas mal au FN comme ailleurs (n'oublions pas que cette communauté est constituée de gens ayant souvent de "beaux postes" dans la vie professionnelle). Ils parlent et se montrent beaucoup certes mais ils agissent et avancent leurs pions... Et là encore, s'ils sont forts, c'est de la faiblesse de ceux qui sont ou se disent opposés à eux. Qu'on le veuille ou non.

Du côté de la CIA...

On en entend parler de la CIA en ce moment! Outre le faux-débat sur ses méthodes expéditives (assimilées à la torture) dont feignent de s'offusquer nombre de bonnes âmes, le (de moins en moins) Messie Obama en tête, on cherche à nous faire avaler que la CIA aurait trompé la présidence et le gouvernement américains sur les manières qu'elle employait pour faire parler les terroristes! A d'autres! Dick Cheney, ancien vice-président qui est spécialiste pour lier guerre et affaires, vient en effet de dire tout haut ce que tout le monde chuchotait et savait depuis le début: la CIA avait été autorisée à agir de la sorte et même le département de la Justice avait donné son accord! La maison blanche était donc bien au courant! Comme elle l'était d'ailleurs à propos de l'inexistence totale de liens entre Saddam Hussein et le 11 septembre. Le dirigeant irakien, en plus de posséder des soi-disant "armes de destruction massive" avait été accusé de tremper dans les "attentats" de New York... Un document déclassifié il y a quelques jours prouve que la CIA savait que Saddam était étranger à tout ce dont on l'accusait. Cette information avait évidemment été portée à la connaissance de Bush and co. qui n'en avaient rien à foutre vu que la destruction de l'Irak était déjà prévue de longue date et qu'on avait juste cherché des prétextes à balancer à l'opinion publique. Tout le monde connaissait ce secret de polichinelles, un peu comme pour la Libye en fait... Dernière chose: Dick Marty, ancien rapporteur du Conseil de l'Europe et ancien parlementaire à Berne, vient d'annoncer que les agents de la CIA bénéficiaient de l'immunité totale quant à leurs activités en Europe, nos gouvernements vassaux ayant signé des accords sur le sujet avec le suzerain américain... On s'en doutait bien mais avoir la preuve, c'est mieux.

Rüdiger / C.N.C.

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15/12/2014

Entrevue du C.N.C. #11: Andreas (Aube Dorée) sur l'histoire et l'actualité de Chypre

Andreas est Chypriote. Il est assistant parlementaire d'Aube Dorée au parlement européen de Bruxelles. Il fait également partie du National Popular Front (ELAM), parti politique chypriote très proche d'Aube Dorée.

On l'a vu récemment intervenir pour Aube Dorée au congrès du GUD "Le réveil des nations". Il nous a accordé une entrevue exclusive afin que le public français puisse mieux connaître la situation de Chypre, pays dont la partie nord a été envahie par la Turquie en 1974.

NB: Certains sigles ont été laissés intentionnellement en anglais.

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1) Peux-tu donner un aperçu à nos lecteurs de l’histoire de Chypre jusqu’à 1974 ?

Je vais commencer mon propos par une rétrospection historique de manière à bien faire comprendre le contexte au lecteur. Chypre est une île grecque, et ce depuis 4000 ans au moins. Pas un endroit séparé du reste de la Grèce mais un organe vital qui interagit et coexiste avec le reste de l’Hellénisme. Jusqu’en 1191, l’île fit partie de l’Empire Byzantin. L’année suivante, elle fut conquise par Richard Cœur de Lion puis connut par la suite un nombre important de souverains. Les Templiers, Guy de Lusignan, les Vénitiens, les Ottomans et les Britanniques dirigèrent l’île avec violence et noyèrent dans le sang toutes les tentatives de résurrection des Grecs.

Le 1er avril 1955 marqua le début d’un autre combat pour la liberté, l’auto-détermination et l’union avec la Grèce. L’Empire britannique était un ennemi supérieur en nombre et disposait de dizaines de milliers de soldats à Chypre… face à une guérilla révolutionnaire qui, pendant les 4 ans de conflit, n’aligna que quelques centaines de combattants. Sous la direction du Colonel Grivas, fier dirigeant nationaliste, l’EOKA (National Organisation of Cypriots Fighters) remporta une victoire écrasante sur les britanniques. Cependant, les forces politiques de Chypre et de Grèce trahirent cette victoire et le but premier qui était de parvenir à l’union ne put se réaliser. A la place, nous nous sommes compromis avec un Etat soi-disant « redevable ». Un pays comprenant des enclaves sous domination britannique et un gouvernement obligé de prendre des turcs au parlement, dans des postes ministériels ou en tant que vice-président. Un Etat avec des forces armées turques et des officiers de police turcs.

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Cet Etat et sa constitution étaient voués à l’échec. C’est donc sans surprise qu’à la suite de la mutinerie de la minorité turque de 1963, un autre conflit armé éclata. D’un côté, les turcs qui se séparèrent de la vie publique de l’île, s’isolèrent dans des enclaves 100% turques et formèrent leurs propres petits gouvernements. De l’autre le gouvernement chypriote qui essayait d’appliquer la loi. A cette époque, un bon nombre de vétérans de l’EOKA et d’autres volontaires mirent sur pied leurs propres milices afin de protéger leurs quartiers et lieux d’habitation des turcs.

La violence continua encore 10 ans. Cette période fut marquée par des bombardements de l’armée de l’air turque, par des gains et des pertes de territoires des deux côtés avec comme conséquence l’impossibilité à la République de Chypre d’imposer sa souveraineté sur l’île. L’invasion ne prit donc pas seulement place en 1974 mais déjà avant. Elle était bien planifiée et aidée par l’OTAN. Elle était déjà achevée avant 1974. L’invasion de 1974 marqua le zénith de l’expansionnisme turc qui imposa de fait un nouveau statu quo pour la « Grèce du sud ».

2) Tu es originaire de Chypre. Comment est la vie là-bas (d’un point de vue tant ethnique et culturel qu’économique et social) ?

La vie à Chypre à partir de 1974 et donc de la destruction du Mouvement National par le gouvernement a dramatiquement changé. 200.000 Chypriotes sont devenus des réfugiés dans leur propre pays, 4.000 d’entre eux sont morts et 1619 disparurent (aujourd’hui encore, nous n’avons aucune information sur le sort qui fut celui de la majorité d’entre eux). Le Chypriote a vu sa maison prise par les colons turcs, a vu son pays labouré par des mains étrangères et a vu ses efforts de toute une vie disparaître en quelques heures. Le nouveau Chypriote a commencé à ne vivre que pour le présent, n’a plus eu d’intérêt à vouloir bâtir le futur et acquérir la liberté. Il s’est noyé dans la prospérité amenée par le dollar qui lui a fait oublier son pays et ceux qui étaient morts pour le défendre. Il a laissé sur place un miracle économique similaire à ceux de l’Allemagne et du Japon après 1945. Il est devenu un consommateur, un matérialiste exhibitionniste et un xénomaniaque fanatique.

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3) Comment réagit la population face à l’occupation turque? Quels sont les contacts entre les Chypriotes et les occupants ? Comment est-il possible de résister ou de combattre l’occupation aujourd’hui ?

Année après année, la population ne prêta plus attention à l’occupation et considéra le statu quo comme acquis. Une minorité sera cependant toujours là pour combattre. Cette minorité eut à certains moments le pouvoir de raviver les réflexes patriotiques de la population et d’en faire une éruption volcanique. Ce fut le cas en 1996 avec la marche motocycliste contre l’occupation qui commença à Berlin et finit sur les barricades et la zone-tampon de Chypre. Deux cousins, Tasos Isaak et Solomos Solomou, le payèrent de leur vie. Le premier fut battu à mort par les Loups Gris et le second fut tué par balles alors qu’il escaladait un mât de la zone occupée afin d’en retirer le drapeau de la honte (voir vidéo). De temps en temps, le mouvement contre l’occupation déclencha des actions et réactions mais le manque de cohérence idéologique, les motivations personnelles ainsi que les forces de division marquèrent de leur ombre la seule résistance.


Il est possible de résister. Nous tenons notre destin en main car nous sommes en mesure de détruire notre futur ! Et si nous pouvons détruire quelque-chose, cela signifie que nous pouvons également le contrôler. La résistance doit venir de l’intérieur. Pour commencer, nous devons rejeter et considérer comme faux tout ce qui a été dit. Voyez-vous, l’histoire de Chypre est enseignée afin de créer des esprits faibles. Tout y est changé et les héros sont désignés comme des traîtres. En conséquence, le premier pas à faire est d’apprendre notre histoire. Le second est d’établir à nouveau un système scolaire helléno-centré qui créera des Grecs non seulement par le sang mais également par l’esprit.

L’éducation est la priorité. Pendant près de 800 ans, nous avons été détachés du corps national. Nous avons toutefois gardé notre identité, nos traditions et notre dialecte archaïque unique. Si nous savons qui nous sommes et d’où nous venons, nous pourrons maitriser notre destin.

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4) Quelle est l’opinion des Chypriotes sur: l’ONU, l’OTAN et l’Union Européenne?

Il n’existe aucune confiance dans ces organisations. Les Chypriotes se sentent trahis par elles toutes mais pour des raisons différentes. Ces raisons sont bien sûr en lien avec notre problème national. Après la vague de violence de 1963, un détachement de l’ONU (UNFICYP) fut envoyé à Chypre. Depuis, il est prouvé par des dizaines d’incidents que l’UNFICYP a été une base de support non-officielle pour les turcs. Par ailleurs, la manie de l’UE de vouloir « régler » le problème chypriote sur la base d’une confédération bilatérale prouve encore qu’elle ne souhaite simplement que légitimer les conséquences de l’invasion.

L’OTAN a toujours œuvré de concert avec la Grande-Bretagne et la Turquie contre les Grecs. L’accession de Chypre à l’UE était basée sur un mensonge : que Chypre serait libérée à nouveau. Les politiciens ont promu le mensonge suivant : Chypre occupée équivaudrait à une partie du sol de l’UE qui serait occupé, il n’y aurait donc aucune chance que l’UE puisse accepter une occupation d’une partie de son sol par un tiers parti. Le désenchantement de ceux qui avaient cru ce mensonge et voté en conséquence commença rapidement. Ces gens considèrent par ailleurs que l’UE est responsable de la crise économique que connaît Chypre aujourd’hui.

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5) En tant que membre d’Aube Dorée et du National Popular Front, peux-tu nous donner les positions officielles de ces structures sur Chypre et la Turquie ?

Aube Dorée et le National Popular Front réclament la mise en œuvre de la doctrine de l’espace de défense commun entre Chypre et la Grèce. En plus des espaces économiques communs liant les deux Etats, cela équivaudrait à une union entre l’île et la Grèce. Maintenant que le gaz dans l’espace économique commun de Chypre est un sujet d’intérêt international, la Grèce –et non Israël- serait le pays qui garantirait l’intégrité de Chypre. Les avions F16 grecs, et non ceux de l’armée de l’air israélienne, seraient stationnés à l’aéroport de Pathos à Chypre.

Parler maintenant d’une union totale est hors de propos. Nous devons d’abord recouvrer la souveraineté dans nos pays et leur redonner force et indépendance. Toute précipitation serait vouée à l’échec. Un voyage d’un millier de kilomètres débute toujours par un pas. Notre rêve le plus cher est de voir la nation grecque réintégrée mais la raison ne nous fait pas perdre de vue que toutes les conditions actuelles sont contre nous. Nous ne pouvons nous permettre en tant que nation une autre catastrophe du même acabit que celle d’Asie Mineure. Cela sonnerait notre glas.

6) Le 10 novembre, la situation à Chypre fut le sujet d’une grande manifestation au parlement de Bruxelles. Que peux-tu nous en dire ?

Au Parlement Européen, chaque jour, ils parlent des violations des Droits de l’Homme en Afrique, des réfugiés d’Iraq et de Libye, des conflits en Somalie et au Soudan. Alors nous essayons de leur montrer qu’ils sont eux-mêmes des réfugiés européens, qu’il y a des violations des Droits de l’Homme en Europe, qu’il existe des zones de conflits en Europe. Nous n’y sommes pas allés pour mendier leur pitié. Nous y sommes allés par devoir. Ce devoir que nous avons envers nos morts, notre histoire et nos descendants. C’est un devoir patriotique d’accomplir cette tâche.

Dans notre stratégie, les campagnes d’information sont vitales. Et ce, même si les dirigeants des Etats ne sont pas touchés. L’essentiel étant que les gens ordinaires puissent nous entendre lorsque le sujet les intéresse.

Une armée qui réussit se caractérise par trois éléments : organisation, discipline et morale. Pour nous, voir des gens intéressés par nos problèmes et voulant nous aider délivre un message fort aux Chypriotes. N’oubliez pas qu’en 1996, dix-mille Chypriotes étaient dans les rues, dans la zone tampon et sur les barricades, mus par un mouvement symbolique qui a pris naissance à Berlin avec la participation d’Européens qui soutenaient notre cause.

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7) Que faire pour ceux qui veulent soutenir les Chypriotes? Participer à l'European Solidarity Front for Cyprus peut-être ?

La chose la plus importante, à ce moment, est l’information. La population Européenne ignore tout des problèmes de Chypre donc il est crucial pour nous de le diffuser à travers le monde. Et la prochaine étape est de faire pression sur leurs gouvernements par des actions, des manifestations et par n’importe quel accès aux médias afin de les forcer ou essayer de les forcer à faire changer la politique de leurs pays envers Chypre.

Evidemment, nous supportons toutes les initiatives destinées à nous soutenir. En conséquence, nous accordons notre soutien total à l’European Solidarity Front for Cyprus. Certaines choses sont plus importantes que nos mouvements et nous-mêmes.

8) Comment vois-tu le futur proche de la Grèce et de Chypre?

Je vois une Grèce glorieuse dans une Europe libre. Nous gagnerons car nous ne pouvons nous payer le luxe de perdre.

Le Cercle Non Conforme (traduction par Rüdiger et Ann)

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09/12/2014

La Décroissance #115: "Il est né l'E-divin enfant"

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