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19/11/2016

La solidarité ukraino-polonaise a validé avec succès l'idée du nouveau nationalisme

La solidarité ukraino-polonaise a validé avec succès l'idée du nouveau nationalisme

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La marche annuelle  de l’indépendance polonaise (Marsz Niepodległości) a lieu traditionnellement le 11 novembre à Varsovie et dans tout le reste du pays, attirant des douzaines de nationalistes d’autres pays qui visitent la Pologne en tant que cœur battant de la volonté nationaliste pour tout le continent.
Les invités venus d’Ukraine ne faisaient pas exception cette année, en dépit de tensions ravivées entre les deux pays en raison de plaies mémorielles non refermées (les événements de Volhynie en 1943-NDT).
Les attaques variées s’en prenant aux symboles du globalisme moderne et du déni gauchiste de l’identité nationale, comme l’arc-en-ciel géant au centre de Varsovie ou l’ambassade russe, sont devenues la marque de fabrique de la marche de l’indépendance polonaise.
Cette année, certains ont fait une tentative d’enrichir cette liste avec une provocation anti-ukrainienne, qui est, au final tombée à l’eau du fait d’une saine et prompte réaction des nationalistes polonais sur le terrain.
Il n’a pas été surprenant d’apprendre que cette provocation avait été l’œuvre d’une organisation plutôt marginale, la Narodowa Wolna Polska (NWP) qui, dirigée par Damian Bienko, défend des positions clairement pro-Kremlin, soutient les pseudo-républiques séparatistes de la « LNR » et de la « DNR » dans l’est de l’Ukraine et collabore avec le parti polonais pro-Poutine « Zmiana ».
En mai 2016, le leader de ce dernier, Mateusz Piskorski, a été mis en détention par l’Agence de Sécurité Intérieure Polonaise sous l’accusation de collaboration avec les service de renseignements russes.
Il n’est pas moins évident que Moscou a un intérêt particulier à tout faire pour raviver des tensions ethniques entre Polonais et Ukrainiens et empêcher ces pays de s’allier dans le cadre de l’Intermarium.
Au cours du défilé festif, des membres du NWP ont commencé par fouler aux pieds un drapeau ukrainien avant de le brûler.
Par « une étrange coïncidence », plusieurs journalistes de télévision, présents sur les lieux, ont filmé la scène et la vidéo a été largement diffusée par les médiats ukrainiens et russes.
L’ambassade d’Ukraine a envoyé une note de protestation au gouvernement polonais qui a condamné les auteurs de ce geste.
Mais ce n’est pas la fin de l’histoire : de véritables nationalistes polonais sont venus au contact des organisateurs de cette action infâmante et les ont sommés de s’expliquer.
Sans réponse convaincante de la part des « agitateurs » anti-ukrainiens, les nationalistes ont décidé de leur donner une petite leçon.
Ainsi, les « activistes », se sont retrouvés dans une position horizontale imprévue sur les rives de la Vistule comme cela est expliqué dans une lettre envoyée aux médiats ukrainiens par des nationalistes autonomes polonais.
Dans celle-ci, il est précisé que les actions passées de Bienko, comme le fait de brûler un drapeau rouge et noir de l’UPA (Armée Insurrectionnelle Ukrainienne-NDT), ont provoqué de l’embarras et de la désapprobation, y compris dans les rangs des patriotes polonais ayant d’ordinaire une opinion tranchée sur la lutte des nationalistes ukrainiens.
Dans tous les cas, il est clair désormais que les droitistes chauvinistes et pro-Poutine, ceux qui, en particulier, essayent de créer la discorde entre Ukrainiens et Polonais lors des manifestations publiques, auront à assumer physiquement les conséquences de leurs actes.
De même également pour ceux qui répandent en ligne leurs calomnies anti-ukrainiennes.
Pour évoquer brièvement la préhistoire de cet incident, il est nécessaire de préciser que le Parlement polonais (Sejm) a adopté le 22 juillet 2016 une résolution visant à reconnaître le conflit ethnique en Volhynie pendant les années 40 en tant que génocide contre la population polonaise, perpétré par un symbole de la lutte de libération nationale ukrainienne, dirigé en premier lieu contre l’URSS, l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens (OUN) et l’Armée Insurrectionnelle Ukrainienne (UPA), sans tenir compte du fait que des civils ont été tués des deux côtés, et principalement par des civils eux-mêmes.
Les Ukrainiens s’étaient rebellés contre les politiques anti-ukrainiennes des autorités polonaises sur les terres ethniquement ukrainiennes (polonisation et implantations de colons polonais notamment-NDT). Le NKVD soviétique avait déclenché des opérations anti-polonaises, mises ensuite sur le dos de « partisans ukrainiens », les organisations polonaises Armia Krajowa et Wolność i Niezawisłość avaient mené des actions conjointes avec l’UPA ukrainienne contre les Soviétiques.
Des ordres directs de tuer les Polonais rédigés par les leaders de l’OUN-UPA manquent à l’appel ou sont discutés par les historiens.
Personne ne se souvient de « l’opération polonaise » perpétrée par le NKVD en 1937-1938 contre la nation polonaise ( en fait, le nettoyage ethnique des populations polonaises au sein des républiques soviétique d’Ukraine et de Biélorussie, qui a débouché sur l’exécution de 111 000 personnes ) et ainsi de suite.
Il va sans dire que plusieurs nationaliste et patriotes ukrainiens ont requis une réaction symétrique de la part du gouvernement ukrainien, ce qui a seulement pour effet de perpétuer ce cercle vicieux.

C’est pourquoi le mouvement Azov, représenté à la fois au sein de la marche et à la conférence organisée la veille, le 10 novembre, par la communauté métapolitique « Niklot » a opté pour une autre stratégie, celle de la solidarité des mouvances néo-nationalistes.
Le parti politique « Corps National », créé sur les bases du Mouvement Azov, ne confond pas les questions de mémoire et de justice historique avec les impératifs relatifs à l’unité des nationalistes.
Il ne laissera pas les premières compromettre l’idéal d’une Europe unie et de sa première étape à l’est, l’Intermarium.

Vous pourrez entendre sur la vidéo la présentation des réalisations du régiment Azov et de l’ensemble du mouvement nationaliste ukrainien, par Vlad Kovaltchouk, un porte-parole prometteur qui s’est exprimé au nom du Mouvement Azov pendant la conférence. Son allocution avait été précédée par celle de Sébastien Manificat, qui exprimait le point de vue italien en tant que représentant bien connu de la CasaPound Italia.

La réaction des nationalistes polonais aux provocations anti-ukrainiennes durant la marche et leur connection rapide avec les médiats et les communautés nationalistes ukrainiennes démontrent que des conférences comme celle-là, ainsi que les actions de réconciliation polono-ukrainiennes menées par le Corps Civil Azov, visent juste.
Faisons en sorte que cela devienne la règle pour tous les nationalistes européens qui doivent se focaliser aujourd’hui sur ce qui unit, pas ce qui nous divise, pour la cause de notre lutte commune en faveur de la Grande Europe.

Le (nouveau) nationalisme contre les chauvinismes !

Olena Semenyaka

(Traduit par Pascal Lassalle)

Source : Europe Reconquista

18/11/2016

Analyse à froid du scrutin américain

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Version écrite de la dernière chronique d'actualité d'Arnaud de Robert sur Radio Libertés. Il revient dans celle-ci sur l'échec d'Hillary Clinton.

Il est toujours intéressant de revenir à froid et en détails sur une élection. Et l’élection de Donald Trump probablement plus que beaucoup d’autres, ne serait-ce que pour la charge émotionnelle démesurée qu’elle a véhiculée.

Important aussi de revenir sur ces résultats pour éviter de colporter de fausses impressions fussent-elle positives et favorables à nos vues. On ne gagne pas en mentant. Parlons d’abord de la participation.

On nous a servi une mobilisation sans précédent de l’électorat populaire en faveur de Trump mais la mise en perspective des chiffres montre une participation dans la moyenne des présidentielles américaines, voire un peu inférieure aux deux élections d’Obama. Trump fait même un million de voix de moins que Rumney, le candidat républicain de 2012. Et surtout Hillary Clinton perd 5 millions de voix par rapport à Obama en 2012. Premier constat, ce n’est pas Trump qui a gagné mais Clinton qui a outrageusement perdu et contre Trump en plus, la claque est très violente et nous montre que la détestation de Clinton dont je vous avais parlé il y a quelque temps a été sous-évaluée par des médias tout acquis à sa cause.

Second constat, les votes ethniques n’ont pratiquement pas varié. Les hispaniques, les fameux latinos, ont voté à peine plus pour Trump que pour Rumney (29 % pour Trump contre 27 % pour Rumney en 2012). Les noirs ont encore massivement voté démocrate à 88 %, comme à leur habitude. Là aussi leur vote reste stable. L’abstention quelle que soit l’ethnie a augmenté puisque Trump bien que gagnant fait moins de voix que ses deux prédécesseurs républicains qui avaient tous deux perdu devant Obama. Selon les premiers chiffres de The United State Election Project, avec 54, 2 % de participation, cette présidentielle a le taux le plus faible depuis l’an 2000. Il est donc infondé de parler de raz de marée pour Trump. Comme il est tout aussi infondé pour le moment, même si nous aimons à le penser, de parler d’une mobilisation record, d’un sursaut électoral des p’tits blancs. Cible privilégiée de la campagne du candidat républicain, les blancs des classes moyenne et populaires ont sans doute dirigé en nombre leur vote vers Trump, mais en l’état actuel des données, rien ne montre que leur vote a été déterminant.

Alors où se trouvent les clefs de ce scrutin hors-norme ?

Et bien tout d’abord, et malgré les outrances de Trump, les noirs et les latinos n’ont pas volé au secours de Clinton. Ensuite, et ce fait est finalement le plus important, c’est que ce sont les électeurs de Bernie Sanders, le challenger démocrate malheureux, qui ont probablement éjecté Hillary. C’est donc par la captation d’une part de l’électorat démocrate que la victoire de Trump s’est réalisée. Et d’ailleurs, le fait que Bernie Sanders propose dès le lendemain des élections ses services à Trump suffit à montrer qu’il a parfaitement compris ce phénomène.

Cela signifie donc, et cet enseignement est capital, que ce n’est pas l’hypothèse de la mobilisation ethnique des p’tits blancs qui a provoqué la bascule, mais bien le fait que le projet politique de Trump (détente diplomatique, contrôle de l’immigration, keynésianisme, protectionnisme, lutte contre les élites de Wall Street) ai convaincu une partie déterminante de l’électorat démocrate. Ce qui s’est formé dans l’électorat américain est un pacte inconscient, une sorte de compromis social, national-populaire et anti-mondialisation qui a su rassembler gauche et droite de l’échiquier américain autour de Trump. Le message est clair, c’est un gigantesque bras d’honneur au mondialisme comme idéologie et stratégie de gouvernement. Ce qu’incarnait parfaitement Hillary Clinton. Ce qui l’a perdue aussi car Trump a su dans les dernières semaines de campagne taper très adroitement sur les élites mondialisées soutiens déclarés Clinton.

La leçon politique de ce scrutin est bien en définitive celle de la victoire d’un discours positif, non-pasteurisé, antisystème et tourné vers le peuple. La victoire de Trump, qui sert ici de véhicule à ce discours, s’effacerait presque devant le résultat produit par une telle diatribe : la déculottée historique du système oligarchique au cœur même de la matrice américaine. Cette victoire peut en appeler d’autres, notamment en 2017. Pour celui ou celle dont les équipes seront capables de produire ce type discours positif, clivant, transgressif et agressif, tout est possible. A bon entendeur, salut ! Bonne journée !

Arnaud de Robert

Source : Paris Vox

17/11/2016

Trump ou le retour du politique (Dextra)

Trump ou le retour du politique

Trump.jpgAprès le Brexit britannique, la surprise provient des Etats-Unis où le candidat Donald Trump a été élu président des États-Unis d’Amérique en dépit d’une campagne médiatique acharnée en faveur de la candidate Hillary Clinton, pourtant  Donald Trump est un pur produit de système médiatique américain.

Une légère satisfaction nous vient en observant la réaction du « camp du Bien »: tristesse, consternation et larmes dans le camp bobo-social-démocrate. « La fin du monde » a écrit le journal Le Monde. D’accord, mais nous attendons toujours l’effondrement de la Grande-Bretagne depuis le Brexit, alors la fin du monde avec Trump… enfin, si cela peut faire frissonner les cosmopolites libéraux dépressifs.C’est étrange cependant  d’entendre le camp des athées découvrir l univers de l apocalypse…

Une autre satisfaction provient du fait que ce candidat, dès le début de sa campagne, avait promis de ne pas négocier le Tafta (et donc le Tisa), de supprimer le traité transpacifique et de renégocier l’Alena (l’accord d’échange entre les États-Unis et l’Amérique du Sud). Il a aussi promis de mettre en place des frontières dignes de ce nom entre le Mexique et les États-Unis. Entre la campagne électorale et la pratique il y a un grand pas, certes, mais il aura eu le mérite de mettre ces sujets sur la table.

Par ailleurs, Clinton est certes une démocrate, mais une va-t’en-guerre néoconservatrice (car la doctrine néoconservatrice est issue des franges gauchistes anticommunistes…). Parce qu’elle est démocrate, il faudrait soutenir une femme qui sous les oripeaux de la liberté et de la démocratie irait envoyer à la mort les enfants de sa Nation ?

C’est pour cette raison que la position actuelle de Trump est intéressante : la rupture face aux traités ultralibéraux qui tuent les peuples, une politique des frontières digne de ce nom afin d’endiguer l’invasion migratoire et l’abandon d’une vision messianique des États-Unis qui déchire les États du Moyen-Orient.

Cela fait-il de nous des pro-américains pour autant ? Bien sûr que non. Tout comme la politique de Poutine peut paraître intéressante à certains égards, il faut se tenir écartés de toute « Poutinôlatrie ». Il en va de même pour Donald Trump.

Se réjouir de sa victoire contre une sorcière ne nous égare cependant pas du chemin qui consiste à avoir une critique sur le système libéral initié, promu et organisé par les Américains, à vouer aux gémonies leur système financier, à honnir ces multinationales qui nous empoisonnent et nous lient à un mode de vie standardisé. Nous ne sommes pas non plus pro-américains car nous nous refusons à leur hégémonie culturelle et « disneylandisée ».

Cependant, nous saluons cette victoire qui est celle du peuple américain, des white trash. Les « élites » et gouvernants, en premier lieu français ont vite oublié les aspirations du peuple. Totalement déconnectés, ils ont oublié de relire (voire de lire tout simplement) Christopher Lasch, cet auteur que l’on peut qualifier de gauche, qui constate une aspiration conservatrice au sein du peuple américain. Le progressisme a ses limites et les récents référendums au sein des différents Etats montrent bien une aspiration conservatrice. Donald Trump n’est pas le sauveur des États-Unis, mais il a essayé de comprendre ce qui motivait le peuple.

Certains commentateurs Français ont pu dire qu’« il a été élu par les électeurs de la campagne, par des gens peu cultivés ». Les mêmes qui  s’étonnent d’être de moins en moins écoutés, regardés et considérés.

Ces derniers n’ont pas compris, parce qu’ils ne veulent pas comprendre. Le temps semble être à la fin des idéologies mortifères du XXe s (communisme, fascisme, capitalisme) et au retour du réel: un retour justifié et légitime à l’autonomie et à l’enracinement, à des thématiques que l’on peut en partie trouver dans le programme de Trump. C’est parce qu’ils n’ont pas compris la vérité profonde des identités, parce qu’ils méprisent le peuple qu’ils seront tout autant surpris – espérons-le ! – lors des élections présidentielles et législatives en France. Restons prudents à l’égard du jeu électoral et rappelons nous   que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Nous nous réjouissons du signal fort lancé aux cosmopolites. Trump aux USA, Le Pen en France, ne sont pas des solutions en soit mais peuvent être un moyen pour les peuples de reprendre conscience d’eux même. L’élection n’est rien, mais elle ouvre la porte vers un plus grand champ de possible.

Fort de ce rappel à la prudence électorale, nous pouvons souhaiter qu’après la bonne nouvelle britannique, après la stupeur américaine, la France aura elle aussi une bonne surprise en 2017. N’en déplaise aux libéraux sociaux-démocrates pour qui la mollesse, la consommation et l’humanité dissolue est un mode de vie. Ceux-là sont au mieux perdus pour la cause, au pire des traîtres. Après cette première victoire que nous appelons de nos vœux pour 2017, le combat devra s’intensifier pour rebatir le pays car notre fin n’est pas la victoire électorale qui reste éphémère, mais la construction d’un nouvel avenir pour la France.

Source : Dextra

16/11/2016

Des marches russes anti-Poutine ont eu lieu sur tout le territoire de la Fédération de Russie

Des marches russes anti-Poutine ont eu lieu sur tout le territoire de la Fédération de Russie

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En cette date traditionnelle du 4 novembre, des Marches Russes et des cortèges solidaires se sont tenus dans 14 régions.

Dans l’ensemble, la Marche Russe de 2016 s’est déroulée sous l’égide de slogans reflétant la volonté d’obtenir la démission de Poutine et de son gouvernement, ainsi que la fin de la répression politique.

Les slogans principaux entendus étaient les suivants :

  • « À bas l’occupation, liberté pour la Nation russe ! »

  • « Supprimez le 282 ! »

  • « Russe, réveille-toi, Russe, bats-toi ! »

  • « Pour les droits et la liberté du peuple russe ! »

  • « La fierté russe est plus forte que la répression ! »

Localement, on a pu noter d’autres slogans comme :

  • « Les hôpitaux ferment, les Russes sont en voie d’extinction »

  • « À bas le système guébiste »

  • « La Russie, c’est l’Europe » (et non l’Eurasie !-NDT)

Et bien d’autres.

La Marche Russe a eu lieu à Moscou, Novossibirsk, Iékatérinbourg, Toula, Vologda, Pskov (là-bas sans aucun signes et emblèmes, à cause de l’arrestation d’un des organisateurs).

Des actions de solidarité on été aussi organisées à Ijevsk, Sosnogorsk, Krasnodar, ainsi qu’en Crimée et à Chypre.

À Moscou, les participants à la Marche Russe se sont écriés :

« Poutine et Medvedev, dégagez ! », « Nous échangeons Belov contre Serdioukov et Demouchkine pour Poutine », « La Russie, c’est l’Europe, liberté pour les prisonniers politiques ! », « À bas le pouvoir du KGB », « Les Russes sont contre la guerre avec l’Ukraine ! », « Nous en avons assez de supporter. Révolution. L’armée avec le peuple, arrêtez de servir les bâtards. Assez de voler le peuple », « Un pays russe pour les Russes. Supprimez l’article 282. Arrêtez de nourrir les terroristes ! ».

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Il est intéressant de remarquer qu’à Moscou, cet événement a été mis en place à 90% par une nouvelle génération de nationalistes, les organisateurs des marches précédentes ayant été, soit arrêtés, soit forcés de fuir la Fédération de Russie (généralement en Ukraine-NDT).

Par-dessus tout, les leaders nationalistes ont estimé que le bilan de cette action était positif, lorsqu’on tient compte du niveau énorme de répression politique et d’une atmosphère générale de peur.

Ils ont souligné que les nationaliste ont à nouveau démontré qu’ils constituaient une force politique indépendante et inébranlable, qui doit être prise au sérieux.

Comme l’a déclaré le secrétaire du Comité central pour l’organisation Vladimir Basmanov : « Aujourd’hui, il est devenu clair que la résistance russe est bien vivante et que la lutte continue ».

Traduction française par Pascal Lassalle

Sources :

http://reconquista-europe.tumblr.com/post/152806327416/anti-putin-russian-marches-2016-were-held-all-over

http://rmarsh.info/novosti/russkij-marsh-2016-16-regionov-fotoobzor.html

 

 

14/11/2016

Trump : ne pas bouder son plaisir

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Version écrite de la dernière chronique d'actualité d'Arnaud de Robert sur Radio Libertés. Il revient dans celle-ci sur l'élection de Donald Trump et l'emballement médiatique qui l'a accompagnée.

Hier, l’élection surprise de monsieur Donald Trump à la présidence des Etats-Unis d’Amérique a été pour beaucoup d’entre nous l’occasion de quelques moments de joie et de jubilation ne serait-ce qu’en voyant les mines déconfites des commentateurs, journalistes, spécialistes et sondeurs français ou américains. C’est bien simple, pour ceux qui ont suivi la nuit de dépouillement des scrutins, on est passé en quelques heures de l’euphorie médiatique pontifiante à l’abattement version gueule de bois. Rien que pour cette tragi-comédie, l’élection du 45e président des Etats-Unis valait le détour. Et j’ai beau ne pas être un grand démocrate, il y a des moments ou les élections sont tout de même un spectacle amusant.

Autre point de satisfaction, le dynamitage de la candidate des médias et de l’oligarchie par le bas et plus exactement par les reds necks, ces petits blancs que personne ou presque n’avait vu venir. Eux qui ont souffert ces dernières années autant sur le plan identitaire que social et économique, se sont massivement tourné vers Trump. Une leçon que beaucoup en Europe et en France devraient retenir. C’est en quelque sorte la victoire de monsieur tout le monde. Mais ce n’est pas pourtant la défaite de l’establishment, n’en déplaise aux enthousiastes et aux amateurs de raccourcis.

Non, sans doute qu’un pan de l’oligarchie est bien cocu depuis hier aux Etats-Unis, mais l’Etat profond demeure, les institutions demeurent, les corps administratifs sont en place, la finance n’a pas bougé, bref Trump ne gouvernera pas seul. D’autant que Trump n’a pas à proprement parler de programme politique mais un projet de société. Cette différence notable exige que ce projet soit transcrit techniquement, physiquement dans le réel. Pour cela Trump aura besoin de la coopération de toute la structure étatique, ce qui augure de nécessaires ajustements et concessions.

Ensuite, ne pas oublier non plus que la plupart des cadres du parti républicain, majoritaires aux deux chambres ont été massivement contre Trump, y compris pendant la campagne. Le président aura donc une majorité sur le papier mais dans les faits, cela risque d’être bien plus compliqué. Ne pas bouder son plaisir, mais aussi sevrer les engouements excessifs en rappelant qu’hier ce n’est pas le président de l’Occident qui a été élu. Et même s’il est indéniable que cette élection a et aura un impact fort en Europe et en France, et malgré des préoccupations populaires communes (immigration, chômage, précarité, perte d’identité), les Etats-Unis et l’Europe ne doivent pas être confondus. Symétrie ne signifie pas symphonie.

Les fondements historiques, culturels, politiques et économiques sont dissemblables. C’est l’immigration et un protestantisme sectaire et illuministe qui ont forgé la mentalité américaine. C’est en grande partie l’héritage gréco-chrétien et l’homogénéité ethnico-culturelle qui bâti l’Europe. Par bien des côtés, l’Amérique nous est aussi étrangement étrangère que la Russie. Et puis, il ne faut pas oublier que Trump a été porté au pouvoir par de forts courants isolationnistes, courants qui émergent cycliquement et voient l’Amérique se refermer sur ses seules préoccupations.

Il est de toute façon bien trop tôt pour juger de quoi que ce soit de la politique de Donald Trump. Il a beaucoup promis, il devra démontrer. Il a levé d’immenses espoirs, gageons que ces derniers ne soient pas déçus. Mais ces espoirs sont d’abord ceux du peuple américain, lui qui a appelé et élu Trump. Si cette élection peut faire sauter en Europe et en France des verrous psychologiques lors des votes à venir, Donald Trump est et restera d’abord et avant tout le président des américains, serviteur de leurs intérêts.

Il ne faut pas surinvestir cet homme et ce qu’il représente. Et puis, il ne faut pas oublier surtout qu’entre l’Orient satrapique et l’Occident atlantique existe une entité à laquelle nous tenons pour notre berceau, l’Europe. N’étant ni vassaux de l’est, ni de l’ouest c’est pour elle que nous nous battons et pour son cœur ardent, la France. Si un quelconque effet Trump peut servir la France, Tant mieux ! Mais ses premiers serviteurs, c’est nous ! A nous forger les armes de notre volonté ! Bonne journée !

Arnaud de Robert

Source: Paris Vox

13/11/2016

Chronique de bande dessinée : Tom Kaczynski, Derniers tests avant l'Apocalypse

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L’apocalypse sera urbanistique

Derniers tests avant l’apocalypse de Tom Kaczynski (éditions Delcourt) est une bande dessinée composée de plusieurs récits indépendants. Tous stigmatisent le vide existentiel, le manque de buts et de valeurs du monde contemporain, ainsi que l’errance et l’absurdité quotidienne qui en découlent. Le monde court à sa perte, et celle-ci se s’instille entre les chantiers d’immeubles, les laboratoires et les start-ups. Le « sauvage » reprendra le dessus sur « la civilisation », puisque celle-ci est morte.

L’automobile et les autoroutes, tout d’abord, sont évoquées : « La voiture est un incubateur, le centre-ville, lui, est devenu une coquille vide ; une périphérie urbaine s’est développée, avec ses voies sans issue, désespérantes allégories ; nous sommes piégés dans un labyrinthe sans fin, comme des anneaux de Moebius »(100 000kms). On y vit un cauchemar entre le Crash de Ballard et les échappées fantomatiques sur autoroute de Paris Texas de Wenders. L’automobile règne, et l’on travaille pour s’acheter une voiture qui nous conduit au travail.

L’urbanisme est aussi traité comme un fléau maléfique, où les tours en construction ont une âme et où les habitants deviennent fous au pied d’elles (976m2) : « Il s’agissait d’une amnésie géographique, d’une sorte de fragmentation mémorielle de l’espace ». Les aires de construction sont ici les non-lieux révélateurs du manque d’appartenance à un lieu, à son histoire, d’autres coquilles vides dénuées de sens et de but.

Bioéconomie est le récit le plus étrange et complexe du recueil. Une start-up isolée et aseptisée se fait théâtre de rituels pagans divers et vise à s’enfoncer vers le « sauvage » avec des employés poussés à retrouver leur « animalité », à « renouer avec leurs « ancêtres paléolithiques » au milieu de leurs open-space aux façades super designs. On nage ici en pleine hallucination de la projection d’un monde moribond qui se cherche une essence animale pour survivre : « J’ai plaqué ma main contre la vitre. C’était un geste primal, pas du tout prémédité, mais je restai là un bon moment à contempler mon sang se coaguler dans le logo de la prochaine méga-entreprise globale ».

On est bien loin des BD faciles distrayantes : ces récits sont des critiques glacées dans leur ton et virulentes dans leur contenu, ce sont presque des fables philosophiques. On ressort de la lecture tout aussi fasciné par tant de lucidité que vide et interloqué. La narration visuelle est de très haut niveau et les textes sont tout aussi soignés et acerbes. On trouve un côté Tetsuo-esque dans la relation homme-machine-environnement qui rappelle bien sur aussi Metropolis. Le trait est clair et précis, et évoque Daniel Clowes, Adrian Tomine ou Charles Burns.

Dans cet univers malheureusement si proche du nôtre, à la fois post-new age, design et aseptisé, pré-transhumaniste, les humains sont tout aussi soumis et dociles. La sacro-sainte société de consommation est traitée par l’auteur pour ce qu’elle est : un rassemblement d’icones vides et de rituels absurdes, et son analyse nous laisse un arrière-goût de nihilisme lucide.

Aspasie / C.N.C

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