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16/05/2012

Contre la proportionnelle par Georges Feltin-Tracol

Georges Feltin-Tracol, qui nous avait fait l'amitié d'intervenir sur le localisme lors de notre conférence du 24 Mars 2012, vient de publier un billet sur la question de la représentation populaire.

Contre la proportionnelle

 

Le 19 février 2012, lors d’une émission de « Méridien Zéro » consacrée à une « Histoire non-conformiste de l’élection présidentielle », Emmanuel Ratier critiqua la constitution de la Ve République, condamna le mode de scrutin majoritaire et en appela à l’établissement de la proportionnelle (1).

 

Dans le « camp national », il n’est pas le seul à la réclamer. À l’occasion des « clans de la presse » en première partie du « Libre-Journal de la Résistance française » sur Radio Courtoisie qu’Emmanuel Ratier anime un mercredi sur quatre, un autre de ses invités réguliers, Jérôme Bourbon, directeur du coruscant hebdomadaire Rivarol, défend lui aussi ce point de vue.

 

Il est exact que le scrutin majoritaire uninominal à deux tours déforme considérablement les résultats électoraux. Ainsi, aux élections législatives de juin prochain, il est très probable que le Front national n’ait que un, deux, voire aucun député, alors que sa présidente, Marine Le Pen, a recueilli à la présidentielle 6 421 426 suffrages (17,90 %). Dans le même temps, grâce à un accord électoral passé avec les socialistes, Europe Écologie – Les Verts peut espérer obtenir une trentaine de sièges malgré les 828 345 voix (2,31 %) de leur candidate, Éva Joly. Déjà, cinq ans plus tôt, François Bayrou, alors troisième homme de la présidentielle avec 18,57 % (6 820 119 voix), n’eut finalement que quatre députés !

 

Le scrutin majoritaire appliqué actuellement dans l’Hexagone crée de l’injustice politique et organise une réelle discrimination civique en rejetant des portions importantes du corps électoral. Tous les spécialistes des systèmes électoraux relèvent judicieusement que « cette injustice se double d’une certaine immoralité, dans la mesure où nombre de marchandages sont possibles à l’heure des désistements (2) ». Le scrutin proportionnel gomme ces travers et reflète le « corps des représentés, exprimant toutes les variétés, toutes les nuances physiques, idéologiques, économiques du corps social considéré (3) ». Mais, outre les problèmes arithmétiques de répartition des sièges entre les listes selon le plus fort reste, la plus forte moyenne, la méthode d’Hondt ou le quotient rectifié, la proportionnelle comporte de grands inconvénients tels que susciter l’instabilité ministérielle, favoriser des coalitions gouvernementales précaires et renforcer les partis politiques. Un peu comme leurs prédécesseurs ultra-royalistes sous la Seconde Restauration qui, à leur corps défendant, acclimatèrent en France le régime parlementaire anglomorphe alors qu’ils se présentaient en chantres de l’Ancien Régime (magnifique exemple d’hétérotélie historique), Emmanuel Ratier, Jérôme Bourbon et d’autres défendent avec passion le scrutin proportionnel afin que leur famille politique puisse être représentée à l’Assemblée nationale. Cependant, « il serait inexact de tenir le système proportionnel pour plus démocratique que d’autres, souligne Carl Schmitt. Les divisions qu’il introduit ne sont certes pas territoriales mais elles n’en traversent que plus fortement l’État entier (4) ».

 

Ce dysfonctionnement majeur a été perçu par un autre observateur attentif de l’Occident, Alexandre Soljénitsyne. De son exil forestier du Vermont, il soulignait que « les élections à la proportionnelle avec scrutin de liste renforcent exagérément le pouvoir des instances des partis, qui constituent les listes de candidats, l’avantage allant alors aux grands partis organisés (5) ». Du fait de son principe qui ne peut  concevoir que des listes, la proportionnelle avantage la partitocratie et la forme partisane avec une nette prédilection pour des candidats médiocres et serviles envers leur direction. Le révolutionnaire conservateur allemand et le dissident russe avaient compris que « ce sont […] les partis qui règnent au sein du Parlement en faisant et défaisant les majorités et les gouvernements sans tenir compte de l’opinion publique. Le régime des partis c’est également et surtout l’irresponsabilité des partis d’où la crise qu’ils provoquent dans le fonctionnement du régime parlementaire (6) ». Profondément partitocratique, la proportionnelle attise les coteries personnelles et attire les groupes de pression.

 

Il est néanmoins vrai qu’en France, le système partitocratique a su proliférer et s’implanter grâce au scrutin majoritaire. Est-ce pour autant une raison pour instituer une représentation proportionnelle ? Le raisonnement dans ces circonstances repose souvent sur une démonstration binaire et franchement manichéen. D’autres solutions existent pourtant au-delà des scrutins majoritaire à deux tours et proportionnel. Citons par exemple le vote préférentiel, le scrutin proportionnel à deux tours en vigueur aux élections municipales et régionales, le système proportionnel personnalisé allemand, le vote alternatif ou préférentiel appliqué en Australie ou le vote unique transférable en cours en Irlande et que les libéraux-démocrates britanniques ont tenté d’introduire sans succès à la Chambre des Communes. Ce mode de scrutin original assure à chaque parti « une représentation proportionnelle à sa force réelle et les électeurs ont élu les candidats de leur choix (7) ».

Mais tous ces systèmes électoraux entérinent l’existence des partis politiques. Or ce sont ces nuisances politiciennes qui perturbent par leur présence même l’ordre de la Cité. Ne faut-il pas dès lors envisager une alternative démocratique impartiale, c’est-à-dire sans la présence parasitaire et nocive de formations politiques, électorales ou politiciennes ? N’est-il pas temps de s’extraire des schémas vieillots, carrément obsolètes même, de la « représentation nationale » et d’abandonner le système représentatif ?

 

En effet, plutôt que de soutenir la proportionnelle, œuvrons en faveur d’une démocratie post-moderne. Ses fondements en seraient l’interdiction effective des partis politiques (comme en Iran), la généralisation de la pratique référendaire à chaque échelon administratif territorial avec des choix autres que les habituels « oui » ou « non » (des projets plutôt) – plus loin donc que la Suisse -, la révocation et le mandat impératif pour les magistrats (les exécutants gouvernementaux des décisions populaires), l’instauration du vote parental (8) et l’introduction massive du tirage au sort (embryon de clérocratie).

 

Imaginée par François Amanrich, président du Mouvement des clérocrates de France, la clérocratie est une solution d’avenir souhaitable dont les effets – hasardeux – seraient préférables à l’actuel système électif avec ses candidats pré-sélectionnés par les appareils militants pour leur obéissance, leur naïveté et leur avidité au gain (9). Les partis politiques ne servent à rien, faisons plutôt confiance aux aspirations du peuple incarné par ses citoyens. À la condition bien sûr qu’on entende par « citoyen » « l’enfant né de parents tous deux citoyens (10) ».

Georges Feltin-Tracol


Notes

1 : « Histoire non-conformiste de l’élection présidentielle » à « Méridien Zéro », le 19 février 2012, animée par le Lieutenant Sturm et Pascal G. Lassalle en compagnie d’Emmanuel Ratier et de Georges Feltin-Tracol. Le passage évoqué débute vers la vingt-cinquième minute.

 

2 : Jean-Marie Cotteret et Claude Emeri, Les systèmes électoraux, P.U.F., coll. « Que sais-je ? », n° 1382, Paris, 1983, p. 55.

 

3 : Id., p. 56.

 

4 : Carl Schmitt, Théorie de la Constitution, P.U.F., coll. « Léviathan », 1993, p. 378.

 

5 : Alexandre Soljénitsyne, Comment réaménager notre Russie ? Réflexions dans la mesure de mes forces, Fayard, Paris, 1990, p. 76.

 

6 : Gwénaël Le Brazidec, René Capitant, Carl Schmitt : crise et réforme du parlementarisme. De Weimar à la Cinquième République, L’Harmattan, coll. « Logiques juridiques », Paris, 1998, p. 133.

 

7 : Jean-Marie Cotteret et Claude Emeri, op. cit., p. 80.

 

8 : cf. Frederico Fubini et Danilo Taino, « Et si l’on accordait le droit de vote aux enfants ? », Corriere della Sera, repris dans Courrier international du 8 au 14 décembre 2011. Sur l’histoire du vote parental (ou familial), on peut se reporter – avec précaution car hostile à cette véritable idée d’avant-garde – à Jean-Yves Le Naour (avec Catherine Valenti), La famille doit voter. Le suffrage familial contre le vote individuel, Hachette, Paris, 2005. L’Autriche a abaissé le droit de vote à 16 ans et ces jeunes nouveaux électeurs apprécient beaucoup le parti populiste F.P.Ö.

 

9 : Le tirage au sort comme mode de désignation commence à être examiné avec attention par des juristes, des journalistes et des citoyens. Outre Georges Feltin-Tracol, « Plus loin que Simone Weil » et « La clérocratie comme alternative politique » dans Orientations rebelles (Les Éditions d’Héligoland, 2009) et Étienne Chouard (cf. son site <http://etienne.chouard.free.fr/> et son texte « Tirage au sort ou élection ? Démocratie ou aristocratie ? Qui est légitime pour faire ce choix de société ? Le peuple lui-même ou ses élus ? » repris par Polémia, le 29 avril 2012), un « grand » quotidien vespéral a évoqué cette idée révolutionnaire radicale à la fois traditionnelle et post-moderne dans ses pages intérieures : Pierre Barthélémy, « Et si on tirait au sort nos députés ? », Le Monde, 24 mars 2012, et Pierre Mercklé, « La démocratie au hasard », Le Monde, 28 avril 2012.

 

Dans son article d’improbablologie et en s’appuyant sur un modèle de calcul inspiré de la physique statistique, Pierre Barthélémy explique qu’une « Chambre aléatoire à 100 % est un échec retentissant. Certes, les projets de loi adoptés profitent tous au plus grand nombre, mais les 500 députés virtuels par ce modèle sont tellement indépendants les uns des autres que la plupart des textes n’obtiennent pas la majorité suffisante pour être votés ! Efficacité presque nulle ». Preuve rationnelle que la clérocratie est incompatible avec le système représentatif.

 

10 : Aristote, La politique, Vrin, introduit et traduit par J. Tricot, Paris,  1995, III, 2, p. 172.

 

Source: http://www.europemaxima.com/?p=2530

14:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

09/05/2012

Lendemain d’élections – Réflexions pour un 8 mai par Dominique Venner

Nous portons à la connaissance de nos lecteurs les réflexions de Dominique Venner sur les élections présidentielles françaises.

Les maladies infantiles du populisme.

Les deux tours de l’élection présidentielle de mai 2012 m’incitent à des réflexions nullement électoralistes ni politiciennes. Quelque chose d’important est survenu, qui était peu prévisible et que je vais résumer en deux remarques principales.

En dépit d’effets d’annonce peu discrets n’engageant que ceux qui voulaient y croire, le président sortant a raté sa tentative de « siphonner »  l’électorat frontiste qui lui avait tant bénéficié en 2007. Oublions le candidat socialiste désigné en raison de son profil terne et rassurant après la mise à l’écart du richissime couple Sinclair-DSK pour cause de scandales publics répétés. Oublions aussi Jean-Luc Mélanchon qui n’a pas dépassé le total habituel des candidats d’extrême gauche, PC inclus. Reste la nouveauté de cette campagne, le Front national entièrement rajeuni et dynamisé par la personnalité de sa présidente. À la faveur de qualités propres et d’un parcours difficile et tenace, Marine Le Pen a pu se faire entendre par la France qui souffre, représentant un réel espoir. Ses 18 % de suffrages au premier tour constituent un succès d’autant plus évident qu’ils s’accompagnent d’un renouvellement important de l’électorat. Avec Marine Le Pen, le Front a changé de physionomie. Il a perdu l’image ringarde et agressive qui était la sienne pour s’afficher « moderne » sur les questions de société (contraception, avortement) et ferme sur la question de l’immigration. Les erreurs de la campagne de 2007 (présence d’une beurette) alors que Sarkozy brandissait un karcher symbolique, ont semble-il été comprises. Le Front national est redevenu le grand rassemblement identitaire des Français souvent très jeunes qui refusent l’immigration.

Mais je ne prends pas la plume pour entretenir mes lecteurs d’évidences que l’on peut trouver ailleurs. Je voudrais attirer tout d’abord l’attention sur  certaines conséquences de la défaite du président sortant. Elle vaut condamnation de son style « marchand de cravates » et de son soutien inconditionnel aux Etats-Unis et à Israël. Cette défaite s’étend à l’ancienne majorité. Dans son désarroi, celle-ci ne pourra plus opposer au Front national l’habituel barrage électoral l’excluant des assemblées contre toute justice démocratique. Un barrage qui favorisait la reproduction des oligarchies de droite et de gauche (à supposer que ces mots aient un sens). Ce « système » avait été mis en place par le général de Gaulle pour éliminer des concurrents de droite, et assurer son pouvoir face à un parti communiste encore puissant et avec qui il entretenait une étrange complicité depuis la Résistance (été 1941), l’Épuration (mené contre des ennemis communs) et la Libération (cinq ministre communistes dans le gouvernement de Gaulle en 1945). Neutralité encore du PCF lors des événements de Mai 68 provoqué en grande partie par le soutien du pouvoir à l’intelligentsia de gauche pour lutter contre la droite « Algérie française » de l’époque. J’ai détaillé tout cela dans mon essai, De Gaulle, La grandeur ou le néant (Le Rocher, 2004) qui est plein d’enseignements pour comprendre notre temps.

En résumé, la grande époque de la bipolarisation voulue par l’ancien gaullisme est révolue. On le doit au temps qui passe et use tout, aux fautes et au tempérament de Sarkozy, mais aussi aux qualités de Marine Le Pen, sans préjuger naturellement d’un avenir que nous ignorons.

À ce sujet, il est nécessaire de relever une tendance inquiétante qui n’est pas le propre du Front national, mais qui semble commune à la plupart des mouvements « populistes » européens (j’entends le qualificatif populiste de façon nullement péjorative).

Comme la plupart de ses émules européens, le Front national souffre d’une sorte de « maladie infantile », comme aurait dit Lénine pour les siens. La « maladie infantile » du populisme peut être diagnostiquée comme une méconnaissance dramatique de la réalité européenne et une tentation de repli rétrograde, dans le vieux cadre apparemment rassurant de vieilles nations sorties de l’Histoire, celui de la « France seule » (comme si nous en étions encore à Louis XIV). C’est une option difficilement soutenable dans un monde constitué d’énormes puissances et de vastes espaces en conflits, et alors que d’évidentes catastrophes pointent à l’horizon. On comprend naturellement  la défiance justifiée à l’encontre des institutions actuelles de l’Union européenne qui n’ont d’européennes que le nom, et sont en réalité mondialistes dans leur idéologie et leurs desseins. Mais, sous prétexte qu’une oligarchie dénaturée a mis en place un système aberrant (plus jacobin que fédéral), faut-il rejeter en bloc toutes les perspectives européenne qui étaient justes à l’origine (interdire une nouvelle guerre fratricide entre la France et l’Allemagne et construire un ensemble géopolitique cohérent par rapport aux grands blocs mondiaux, disposant de sa propre monnaie face au dollar et au yen). Ne faut-il pas, au contraire, dessiner un nouveau projet mobilisateur, celui d’une nouvelle Europe carolingienne, qui entrainerait la volonté d’une refonte complète des institutions, afin que celles-ci permettent une véritable union fédérative de peuples frères et non l’instrument dictatorial d’idéologies mondialistes et d’oligarchies mafieuses ? Enfin ne faudrait-il pas rappeler haut et fort, en préambule à tout, notre appartenance à une civilisation européenne qui nous justifie et plonge ses racines jusque dans notre antiquité commune la plus ancienne, qu’elle soit grecque, romaine, celte et germanique ?

Dominique Venner

 

12:33 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

08/05/2012

Zippo libero subito!

 

zippokaren 2.jpgAujourd’hui 8 mai, notre camarade italien Alberto Palladino, surnommé « Zippo », va vivre une étape cruciale dans le tourbillon judicaire que lui inflige le totalitarisme mondialiste.

Soupçonné d’avoir usé de violence sur un militant du PD (Partito Democratico, gauche), il vit depuis de longs mois à l’écart de tout et de tous dans une résidence de la justice italienne après avoir connu les geôles « démocrates » italiennes.

Les amis de Zippo, sa famille, ses camarades de Casapound Italia et de Popoli clament depuis tout ce temps son innocence puisque aucune preuve crédible ne vient soutenir la version du PD. Mais la justice italienne semble avoir recours, comme au temps des années de plomb, à des méthodes plus que douteuses pour mettre à mal des opposants politiques.

Alberto Paladino n’a rien d’un homme violent. Cet étudiant sans histoire et sans casier de 26 ans participait depuis de nombreuses années à l’ONG Popoli, qui vient en aide aux Karens de Birmanie victimes de la junte militaire au pouvoir. Il occupait aussi des fonctions au sein de Casapound Italia, mouvement nationaliste italien qui œuvre au quotidien au bien-être des italiens en relogeant des familles sans abris dans ses locaux, en venant en aide aux travailleurs touchés par la crise, en soutenant la population lors des catastrophes naturelles ou encore en donnant une raison d‘être à la jeunesse italienne par le sport et la culture, évitant certaines trajectoires tragiques vers la drogue. Son travail auprès de la jeunesse italienne se prolongeait au sein du Blocco Studentesco, syndicat lycéen et étudiant de Casapound Italia, dont il était un représentant.

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C’est donc ce jeune homme engagé pour les autres, qui sacrifie sa jeunesse et son existence comme peu sont prêts à le faire qui est aujourd’hui pointé du doigt comme un criminel potentiel.

Nous nous insurgeons totalement et apportons notre soutien à Zippo!

Nous demandons la libération immédiate d’Alberto Palladino !

Nous clamons tous ensemble « Zippo Libero » pour que la flamme de la vérité reste allumée !

Le Cercle Non Conforme

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07/05/2012

La Russie a un "nouveau" président

Depuis quelques heures, Vladimir Poutine redevient officiellement président de la Fédération de Russie.

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Elu à la majorité des suffrages malgré une opposition mobilisée mais divisée et de fortes critiques internationales sur le déroulement du scrutin, il n'en reste pas moins que la majorité des citoyens de la Fédération de Russie accordent leur confiance à Vladimir Poutine.

Le bilan de Vladimir Poutine tranche singulièrement avec la débandade des années 1990 qui faisait de la Russie un pays de seconde zone, humilié régulièrement et dont les mafias diverses se disputaient les ressources et le pouvoir.

Attachés à l'idée d'une puissance européenne continentale, nous saluons le retour sur la scène internationale de la Russie.

Les récents éléments en Syrie démontrent qu'un contre pouvoir international à l'axe americano-sioniste est essentiel pour l'émergence d'un monde multipolaire et pour la fin du concept fumeux "d'ingérence humanitaire".

Néanmoins, nous tenons à effectuer un certains nombres de remarques.

Si nous saluons la renaissance de la Russie, dont nous préfèrons de loin la culture millénaire à la culture bas de gamme des Etats-Unis, nous ne prenons pas position dans les conflits internes au pays qui regardent en premier lieu les Russes eux-mêmes. Nous souhaitons que l'Occident ne se mêle pas des affaires internes du peuple russe mais nous savons que la situation sociale est loin encore de donner entière satisfaction. Cependant nous soulignons que les nationalistes russes, les nationaux-révolutionnaires sont persécutés et que l'Ukraine elle-même est totalement déstabilisée par l'influence russe.

Par ailleurs, nous restons attentifs à l'évolution des rapports franco-russes. Ce que nous pourrons peut-être bientôt appeler la "crise du bouclier antimissile" pourrait conduire la Russie à frapper les positions occidentales en Europe de l'Est comme l'indiquait le général Nikolaï Makarov, chef d'Etat-major général des Forces armées russes lors de la conférence internationale de Moscou sur la défense antimissile, le jeudi 3 mai 2012. N'oublions pas qu'un pays n'a pas d'amis, mais que des intérêts, et que la Russie n'a pas vocation à protéger autre chose que ses intérêts. Tous ceux qui imaginent les chars russes délivrer la France de la pieuvre mondialiste pourraient voir leurs espoirs totalement échaudés par la réalité des faits.

Enfin, nous souhaitons rappeler que la renaissance d'un pays passe d'abord par le combat quotidien de ses citoyens et que tous ceux qui veulent relever la France ne doivent compter que sur eux-mêmes. C'est le peuple français, comme le peuple russe, islandais, vénézuelien ou argentin, qui a les clefs de son propre futur.

Nous aspirons nous aussi à être fiers de notre pays, à le voir respecté dans le monde et restauré dans son identité pluriséculaire.

Le Cercle Non Conforme

Note: Pour compléter ce propos nous vous renvoyons à l'entrevue de Pascal G. Lassalle du 6 mars 2010 sur le site Europe Maxima: http://www.europemaxima.com/?p=1002

05/05/2012

Quelques considérations sur l'échéance électorale du 6 mai.

Isoloir.jpgDemain à l’aube, les premiers électeurs de France métropolitaine vont se diriger vers les bureaux de vote pour désigner leur favori dans l’élection du gouverneur de la province de France, emboîtant le pas aux électeurs d’outre-mer qui, décalage horaire oblige, ce seront déjà déplacés pour ce grand moment de l’histoire nationale.

Si les positions paraissent assez claires dans les différents courants politiques français, le village des résistants gaulois à l’impérialisme se déchire devant cette échéance autour de la question fondamentale : qui sera le moins pire ?

Ici une brève nous indique qu’il faut « faire barrage à la gauche », une autre nous somme de « faire exploser l’UMP », d’autres encore balaient le faux choix d’un revers de main aristocratique.

Au Cercle Non Conforme, notre position a été discutée et nous pensons toujours utile de la donner à nos lecteurs.

Quelques exemples montrent que le bilan du président sortant est une véritable catastrophe. Tout d’abord, sur le plan social, le chômage est toujours plus fort, des français dorment encore dans la rue, l’âge de départ à la retraite a été reculé, les jeunes peinent à trouver un emploi. Ensuite, économiquement, le président a été incapable de faire de l’€uro une force, les industries continuent de fermer, notre agriculture est concurrencée de toute part. Du point de vue intérieur, l’immigration régulière est toujours massive (autour de 200 000 entrées par an), la fracture identitaire se creuse, internet est de plus en plus surveillé, des caméras de surveillances sont installées dans nos villes. Enfin du point de vue géopolitique, le président a réintégré le commandement de l’OTAN, nos soldats tombent en Afghanistan pour servir des intérêts opaques (qui croit encore aux sornettes sur le terrorisme ?) et l’Afrique a été durablement déstabilisée suite à l’agression en Libye.

Il nous semblait utile de donner ces quelques exemples auxquels nous pouvons en ajouter d’autres : l’adoption du traité de Lisbonne, un prix à la pompe toujours plus élevé, l’installation d’une politique ultra-répressive sur les routes, l’absence de mesures écologiques radicales, la reconnaissance du Kosovo, la promotion à des postes importants de nombreuses personnalités issues de la gauche et des milieux atlantistes et sionistes, ou encore la réforme territoriale qui doit conduire au bipartisme.

Nous nous demandons bien à la lecture d’un tel bilan, qui peut encore croire que le président sortant va œuvrer en faveur de la souveraineté de la France, de la sauvegarde de nos identités (régionales, française et européenne), d’une autre Europe, d’un modèle social et économique alternatif orienté vers le peuple français.

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Face à cet homme, la gauche  fidèle à elle-même avec son discours libéral et libertaire, soutenu par les officines mondialistes trotskistes.

Le droit de vote des étrangers hors UE aux élections locales est probablement le sujet qui suscite le plus de réprobation. Il est évident que cette idée saugrenue nous incite à la plus grande prudence. Nous défendons l’idée d’une démocratie locale et participative dont la condition sine qua non est l’enracinement, et il nous paraît dangereux d’accorder le vote sur des critères socio-économiques. Néanmoins nous ne sommes pas surpris que le fait de « travailler » ou de « payer ses impôts » soit devenu une argumentation suffisante dans un monde régit par des logiciels de pensée basés sur l’économie. Nous entendons par là le libéralisme et le marxisme (notons que sur le marxisme, la relecture de l’œuvre de Marx par nos camarades de Rébellion reste tout à fait intéressante, il n’est pas question de tomber ici dans de l’antimarxisme primaire).

Néanmoins nous tenons, de notre point de vue, à dédramatiser la situation. La participation aux élections est globalement assez faible chez les populations issues de l’immigration récente ayant obtenues la nationalité française. Nous nous risquons à penser qu’il en sera de même chez les étrangers n’ayant pas obtenu la nationalité française. Nous rappelons également que pour voter, il suffit donc de devenir français ce qui peut être le cas après cinq années passées sur le territoire pour un adulte ou aussi en cas de mariage sur demande après un délai de quatre ans. Notons donc que cette proposition apparaît comme un épiphénomène quand on y regarde de plus près.

En revanche il nous paraît tout à fait important de rappeler les faits suivants, en cas d’élection du candidat PS, le président, le gouvernement, le Parlement (nous anticipons sur les législatives), la majorité des régions, des départements et des grandes métropoles seront à gauche. La presse, les universités, les associations seront dominées largement par la gauche. Le pays sera donc entièrement aux mains de la gauche ce qui signifie au moins deux choses : la droite devra se positionner entre la résistance nationale et le mondialisme total, l’échec envisageable de la gauche pourrait être durement vécu par le peuple de France qui après s’être fait cocufier une fois par la droite qui voulait la « rupture » se ferait cocufier une seconde fois par la gauche qui veut le « changement ». Nous vous laissons établir vos propres conclusions sur cette dernière remarque.

Voila pourquoi nous appelons les électeurs qui ne se reconnaissent pas dans le choix entre deux candidats mondialistes à voter blanc.

Le Cercle Non Conforme

 

01/05/2012

Temps de luttes, temps d'espoirs

muguet.jpgLa créature de la finance mondialisée a échappé à son créateur et les peuples sont victimes de son appétit sauvage. Jamais rassasiée, elle s'acharne sur ses proies les unes après les autres.

Seule la lutte sociale au sein de nations souveraines peut entraver la marche en avant de la destruction de nos acquis sociaux.

Plus que jamais, les travailleurs français doivent lutter. La lutte qui s'annonce promet d'être terrible. Jamais dans l'histoire de l'ère moderne les peuples n'ont été autant désarmés face aux oligarchies.

L'Etat, bien loin de protéger et de réguler, est désormais la froide machine de l'administration prête à faire appliquer toute mesure de coercition sociale. Les syndicats ont un rôle trouble et sont peu représentatifs, les politiciens au pouvoir ne sont que des exécutants serviles de technocrates qui ne raisonnent qu'avec des courbes, des statistiques et des tableaux de chiffres.

Pour certains la lutte contre le réveil des identités et du sentiment national semble plus importante que la lutte contre le Parti unique du Capital et de la Finance. Ceux-là sont les faux résistants à l'oligarchie.

On ne combat pas le mondialisme avec le mondialisme, le salariat avec le salariat et l'oppression avec l'oppression.

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Ainsi nous devons lutter sans relâche. Si les troubles que nous traversons peuvent inquiéter, ils doivent aussi être porteurs d'espoirs car nous avons la possibilité, et le devoir, de faire l'histoire.

Le Cercle Non Conforme