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07/08/2016

Un concordat franco-musulman: une belle ânerie

La dernière idée (à moins que ce ne soit sa première) de notre sublime ministre de l’Intérieur et des Cultes serait l’élaboration d’un « Concordat avec l’islam ».

Le simple énoncé de l’expression stupéfie, puis amuse beaucoup l’historien. À quel degré d’incompétence, d’ineptie et d’ignorance, nos brillantissimes « chefs » vont-ils se hisser ? Jusqu’où et jusques à quand vont-ils ridiculiser la Nation française ?

Parce que la notion même de Concordat signifie un accord politico-diplomatique à connotation religieuse signé entre deux puissances, l’une temporelle – un État laïc – et l’autre à la fois spirituelle et à prétentions temporelles, comme peut l’être le Saint-Siège, autrefois maître des États Pontificaux et, depuis 1929, réduit à l’État du Vatican (soit sa cité, le domaine Castel-Gondolfo et quelques sites, comme la basilique d’Assise).

Bref, pour « concorder », il faut qu’un gouvernement trouve un partenaire… et c’est là qu’on rigole. Avec qui Cazeneuve, Valls et Hollande veulent-ils s’accorder ?

Avec les chiites d’Iran et d’ailleurs, qui n’ont plus de puissance temporelle depuis qu’un Président laïc a été élu à la tête de l’État iranien et dont la direction spirituelle est collégialement assurée par une douzaine de grands ayatollahs qui se jalousent mutuellement ? Probablement pas ! Même nos ignares parisiens doivent savoir que les chiites ont abandonné le terrorisme une fois mort, en 1989, après avoir ravagé son pays dix années durant, le paranoïaque délirant Ruhollah Khomeiny.

De toute façon, ce sont les sunnites qui fournissent la dizaine ou la douzaine de millions de musulmans de France (5 à 6 millions d’immigrés de première génération et six autres nés sur le sol français) et la totalité des djihadistes, activistes en paroles, terroristes actifs et candidats. Et là, on rigole derechef.

Avec qui, Cazeneuve et ses sbires vont-ils prendre langue ? Avec le souverain du Maroc qui est un chérif (un descendant supposé de Mahomet, par les collatéraux, car le prophète n’eut pas de fils ni de fille lui survivant, en dépit d’une dizaine d’épouses). Mais, ni les Algériens, ni les Tunisiens ne voudraient d’un accord signé par un de ces Marocains qu’ils haïssent… Car la Oumma et sa chaleureuse unité musulmane sont une vaste blague, analogue à l’amour des chrétiens entre eux : on a vu ce que cela donnait en 1914 ou en 1939 sq. Quant aux Libyens, Égyptiens, Syriens, Irakiens, Arabes, Turcs, Afghans et autres Indonésiens, ils n’ont rien à faire avec l’Idrisside.

Vont-ils s’acoquiner avec les vieilles barbes des mosquées universités les plus vénérables du Maghreb ? Mais quelles jeunes frappes de banlieue, quels voyous à demi illettré des cités de France, d’Allemagne ou de Belgique vont suivre les recommandations des vieux savants de Zitouna (Tunis), de la Quaraouiyna (Fez) ou d’al-Azhar (Le Caire) ? En outre, les Turcs se moquent éperdument des avis d’Arabes et de Berbères… et vice-versa.

Reste le calife autoproclamé de Mossoul, Abou Bakr II, dont on annonce la mort tous les mois, ou à peu près, depuis deux ans, ce qui est très stupide, car ces fausses annonces renforcent son prestige chez les jeunes musulmans fanatiques. Pour tout vrai fidèle – celui qui a médité le Coran –, le seul fait que le bonhomme n’ait pas été immédiatement pulvérisé par la foudre ou brûlé par le feu divin purificateur, le vendredi 4 juillet 2014 (en plein ramadan), lorsqu’il fut intronisé calife, prouve qu’Allah n’en a pas été fâché.

On voit mal comment le gouvernement français, empêtré dans la guerre de Syrie – une guerre inutile et absurde puisque aucun impératif national n’était engagé –, pourrait traiter avec le chef politico-spirituel, et peut-être militaire, de Daesh (ou Daech ou État Islamique). Toutefois, si nos pitres veulent signer un Concordat, ce ne peut être qu’avec le nouveau commandeur des croyants.

Sauf à le faire avec le roi d’Arabie saoudite, mais on ne sait s’il réside plus d’une centaine de Wahhabites en France et les autres sunnites ne reconnaissent pas la parole de ces schismatiques… Quant aux Turcs, ils les haïssent !

Bref, l’idée était amusante, pittoresque par son côté inédit… Mais justement, le fait même qu’aucun concordat (à la différence des accords diplomatiques entre États) n’ait jamais été possible entre un gouvernement occidental et un pays de Charî’a aurait dû faire réfléchir nos « chefs », avant qu’ils ne profèrent une telle ânerie.

Finalement, lorsqu’ils auront été chassés de l’apparence du Pouvoir (la réalité n’appartient qu’aux maîtres de l’économie globale), on s’ennuiera. Leur sottise, leur nullité nous manqueront.

Bernard Plouvier

Article publié le 05/08/2016 sur le site Eurolibertés

06/08/2016

[Revue de presse] Livr'arbitres #20

Couverture.jpgRevue littéraire du pays réel lit-on sur le site de Livr'arbitres... et, effectivement, on ne pourra nier l'aspect "non-conforme" de cette publication apériodique dont on entend de plus en plus parler. Je l'avais juste feuilletée jusqu'à maintenant et ce numéro 20 est le premier que j'examine en détail. Première constatation: il n'y a pas à être un spécialiste de la littérature pour y trouver son compte. Tout honnête homme ayant un minimum de culture et de connaissance des lettres liées de près ou de loin à nos courants de pensée pourra y satisfaire sa curiosité.

Ce dernier numéro de Livr'arbitres offre un beau dossier sur Pol Vandromme (1927-2009), critique littéraire belge très réputé dont le maître-ouvrage La droite buisonnière (1960) ainsi que les monographies qu'il consacra à bien des écrivains sulfureux (Céline, Brasillach, Rebatet...) sont précédés d'une belle réputation chez les connaisseurs. D'autres portraits d'écrivains agrémentent cette livraison: ceux de Roger Nimier et de René Fallet.

Livr'arbitres se compose par ailleurs de très nombreuses chroniques de livres ou notes de lecture qui permettent de revenir sur les dernières parutions. Choix complètement subjectif, celles que je tiens à mentionner concernent: le second volume des Etudes rebatiennes; les rééditions de Six heures à perdre de Robert Brasillach et des Réprouvés de Von Salomon; le récent Qui suis-je? sur Léon Degrelle; Eléments pour une pensée extrême de Georges Feltin-Tracol (que j'avais chroniqué ici) et les dernières sorties consacrées à Jean Mabire.

Bien d'autres surprises complètent cette agréable revue, en particulier un article de notre collaborateur Virgile lié à la réédition du Blanc Soleil des vaincus de Dominique Venner. Tout cela pour dire que Livr'arbitres est une publication de qualité dont je lirai les prochains numéros avec plaisir.

Rüdiger / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

05/08/2016

[Revue de presse] Questions internationales #79 et 80: Le réveil des frontières, des lignes en mouvement

questions inter.gifLa revue Questions internationales, éditée par la Documentation française propose un double numéro pour les mois de mai à août 2016 autour d'un sujet aussi important qu'épineux : les frontières. C'est en tout cas un sujet essentiel, la planète comptant 252 000km de frontières internationales terrestres d'après Michel Foucher, géographe, ancien ambassadeur et titulaire de la chaire de géopolitique appliquée au Collège d'étude mondiale.

Le présent numéro est d'emblée à intégrer dans toute bonne bibliothèque tant il est vivifiant et loin de la propagande mainstream du petit milieu journalistique parisien et des réseaux qui financent les No Borders. Le dossier se structure autour de quatre grands thèmes : « De l'utilité des frontières », « Frontières et lignes liquides », « Quelques questions frontalières dans le monde » et « Définir et défendre les frontières en Europe ». A ces grands thèmes, la revue adjoint d'autres sujets dans sa rubrique « Question européenne », dont un article sur l'islam politique, une rubrique « Regards sur le monde » qui traite entre autre des défis sécuritaires et humanitaires en Jordanie et enfin une rubrique qui ne manquera pas d'intéresser certains de nos lecteurs avec « Les questions internationales à l'écran » autour de deux articles, « James Bond, géopolitique et cartographie » et « Franchir les frontières européennes au cinéma ».

C'est donc un double numéro d'une très grande richesse et qui est marqué par un grand sérieux et une grande rigueur scientifique.

A propos de l'islam politique, l'article « L'islam politique existe-t-il en Europe ? » (p.149 à 153), les auteurs, Samir Amghar et Khadiyatoulah Fall proposent une contribution autour des Frères Musulmans. Nous y apprenons par exemple la proximité de Marwan Muhammad, directeur exécutif du Collectif contre l'islamophobie en France, avec l'Open Society Institute de Georges Soros comme nous en avons parlé dans un précédent article.1 Ce qui pourrait accréditer la thèse d'une proximité entre l'entourage d'Hillary Clinton et les Frères Musulmans.

Quant aux frontières, notion qui se distingue de celle de ligne, nous retiendrons quelques éléments  importants qui seront utiles à nos lecteurs.

D'après le rédacteur en chef de la revue, Serge Sur qui est également docteur en droit et agrégé de droit public, auteur d'un très grand nombre d'ouvrages et d'articles traitant de questions d'actualité, des relations internationales et de géopolitique « le terme vise toute forme de séparation entre des espaces et, de façon métaphorique, tout type de coupure, spatiale ou non, y compris dans le royaume de l'imaginaire. » (p.4). Il ajoute dans cet article introductif intitulé « Lignes et frontières, tout bouge » : « Au sens plus restreint, celui du droit international, la frontière est une ligne, juridiquement construite, qui sépare deux ou plusieurs États souverains, ou un État d'un espace international ; ce qui est le cas de la mer territoriale. C'est dire qu'elle est intimement liée à l'existence de l’État et qu'il n'y a pas de frontière sans État. » (p.4). De fait que « Derrière la remise en cause de la frontière, sa cache celle de l’État et plus spécialement de l’État-nation. » (p.5). Remise en cause idéologique – l'auteur de l'article use du terme - appuyée par des constructions continentales (de type Union européenne), par la mondialisation et par la dynamique technologique (nous penserons spontanément au numérique).

Pour Michel Foucher, dans son article « A quoi servent les frontières ? », « Les frontières internationales sont un périmètre de l'exercice de la souveraineté des Etats qui composent le système international et l'un des paramètres de l'identité des nations.[…] Un monde sans frontière ne serait pas vivable. » (p. 14)

Quant à Paul Klötgen, maître de conférence à la faculté de droit, sciences économiques et gestion à l'université de Lorraine, il rappelle que « la notion de frontière est juridique. Le droit définit les frontières – lignes, zones, réseaux, groupes … - de manière souple et évolutive. […] elles [les frontières] délimitent – plus qu'un espace de souveraineté – un espace de juridiction au sein duquel pourra être dit – et imposé – ce qui est juste, droit et écarté ce qui ne l'est pas. » (p. 22).

Autre approche intéressante, celle de Laetitia Perrier Bruslé, maître de conférences en géographie, membre du PRODIG (Pôle de recherche pour l'organisation et la diffusion de l'information géographique) à l'université de Lorraine. Son article, « La frontière comme construction sociale » motive son approche en précisant que « La frontière n'est pas une ligne intangible dans le temps et dans l'espace. Elle est aussi une construction sociale, modelée par les discours et les pratiques d'une pluralité d'acteurs, de l'Etat aux habitants de la frontière. » (p.51). Par exemple dans les discours qui définissent l'identité et l'altérité. « La frontière et l'identité sont dans une relation de co-production permanente, la première traçant les contours de la seconde, qui elle-même renforce la première. Elles sont reliées comme la poule l'est à l’œuf sans qu'on puisse dire laquelle précède l'autre. C'est dans le registre des représentations que se noue la symbiose, ce qui a été maintes fois souligné à propos de la construction de l'édifice Etat-nation-territoire. » (p. 52). Des éléments liés aux représentations, des barrières mentales, peuvent donc s'ajouter aux frontières juridiques des États. On reconnaît l'héritage de la géographie des représentations, en particulier la géographie des représentations mentales pour le cas présent, qui doit beaucoup à La région, espace vécu, d'Armand Frémont, paru en 1976.

Les régions frontalières sont d'ailleurs particulièrement au cœur des enjeux liés aux frontières et comme le note Christophe Sohn, géographe, chercheur au Luxembourg Institute of Socio-Economic Research (LISER) dans son article « La frontière : un atout dans un monde globalisé », les frontières conduisent à « une intensification de l'urbanisation des régions frontalières et l'émergence de nouvelles formes de coopération et d'interaction transfrontalière. » (p.37). En un mot, la frontière est désormais une ressource. Une ressource dont peuvent tirer profit les États dans un contexte de mondialisation, ce dont ne se privent pas les deux grandes géants du capitalisme : les Etats-Unis et la Chine. Qqu'on songe au phénomène, désormais ancien, des maquiladoras à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Ces considérations appuient le propos de Michel Foucher page 15 : « Limite, la frontière est un lieu d'interaction ».

C'est particulièrement l'article de ce dernier qui aura attiré mon attention, identifiant six lignes directrices dans la problématique frontalière contemporaine (la territorialisation des océans (ex : Arctique, Asie du sud-est), la persistance ou l'aggravation des tensions (Moyen-Orient, Afrique, …), le développement des pratiques de durcissement (Amérique du nord, Europe, Asie du sud), la poursuite de la délimitation (via par exemple la cour internationale de justice), la prégnance des questions migratoires et le désenclavement), quatre tendance à l’œuvre dans la longue durée (la réaffirmation des frontières internationales, terrestres et maritimes dans un monde d’États souverains, la permanence des enjeux de l'exercice des fonctions régaliennes de base, la remise en cause des statu quo territoriaux par certains États et la multiplication des franchissements) ou encore quatre types de régimes de séparation frontalière (les barrières et murs installés dans les territoires disputés et ayant une fonction de sécurité et de délimitation pour mettre fin à une contentieux territorial (Line of control du Cachemire), les murs et barrières dans des territoires disputés être les États mais où persistent des tensions ethniques, démographiques ou politiques (Irlande du nord), les barrières issues d'un conflit militaire (ex : Chypre) et le durcissement d'un régime frontalier (exclaves de Ceuta et Melilla)).

L'auteur conclut son article de la meilleure façon qu'il soit :

« Objets géopolitiques par excellence – en tant que « du politique inscrit dans l'espace » -, les frontières servent à différencier le dedans du dehors et délimitent des appartenances. Le «  retour » des frontières – ouvertes mais maîtrisées – marque l'exigence du primat du politique et du symbolique sur le jeu déstructurant d'une globalisation économique sans limites.

Et si un monde réputé sans frontières advenait, il deviendrait bien vite un monde borné. On peut se demander si la destruction des limites n'a pas pour résultat l'émergence d'une multitude de bornes nouvelles. Peut-être est-ce parce qu'il ne supporte plus les limites que l'homme moderne ne cesse de s'inventer des bornes. Auquel cas, il ferait l'échange de bonnes frontières contre les mauvaises. » (p. 21).

Peut-on faire plus clair et plus limpide ? Michel Lussault avait déjà noté que la libre circulation des personnes avaient conduit à renforcer la gestion des flux dans certains lieux. La technique du queuing théorisée par les anglo-saxons dans les années 50 et le contrôle exercé sur les passagers aux aéroports en sont deux exemples2. En effet, comme l'indique Serge Sur dans son article introductif, la frontière apparaît souvent comme « contre-nature » alors que dans le même temps elle est un filtre avec une double dimension d'ouverture et de fermeture. La frontière est une protection (inviolabilité, intégrité et intangibilité – p. 9 et 10). La frontière est aussi gage de l'existence d'une identité, portant en elle l'image de l'enracinement, de la stabilité, de la pérennité de l’État. La disparition des frontières ne coïncide donc absolument pas avec une disparition des territoires, mais bien au contraire à la production de nouveaux territoires dont les limites peuvent échapper au droit. C'est aussi ce qui conduit à une dialectique entre la négation de la frontière et l'édification des murs. Le mur est un obstacle physique qui s'ajoute à un obstacle juridique, déjà existant, mais invisible. Face à une mondialisation productrice de territoires, les États peuvent avoir tendance à réaffirmer, par le mur, des territoires nationaux, aux frontières juridiquement reconnues par le droit international. État, nation et frontières vont ensemble comme on l'a dit. La France en est un parfait exemple puisque cette question de la frontière a pu conduire à la réalisation du pré-carré de Vauban, au mythe de l'hexagone ou à celui de la frontière rhénane.

« En ces vases clos [dessinés par les frontières], la nation fermente »3 et comme le rappelle le dossier, même les pays issus de la décolonisation se sont appropriés les frontières et ont tous leur drapeau, leur hymne ou leur fête nationale. L'article de Vincent Hiribarren, maître de conférence en histoire de l'Afrique contemporaine au King's College de Londres, « Les frontières en Afrique subsaharienne » (p. 82 à 88) permet d'ailleurs de nuancer les approches partisanes et les clichés sur les frontières en Afrique.

S'attachant aussi à traiter de nombreux autres sujets, dont le Donbass, la frontière russo-finlandaise, les frontières à l'heure d'internet, les frontières aériennes ou encore le nouveau découpage des océans, ce numéro est une très bonne remise à niveau et aussi une mise au point sur le sujet, loin des débats politiques et des clichés journalistiques.

Jean / C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Notes :

1 L’œcuménisme contre la nation et les Européens ( http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2016/08/0... )

2 L’Homme spatial. La construction sociale de l’espace humain (Seuil, 2007), De la lutte des classes à la lutte des places (Grasset, 2009) et L’Avènement du monde. Essai sur l’habitation humaine de la terre (Seuil, 2013).

3 Jacques Ancel, Géographie des frontières, Gallimard, Paris, 1938

03/08/2016

Sainte Rita profanée, des fidèles molestés : honte à Valls et Cazeneuve !

Sainte Rita profanée, des fidèles molestés : honte à Valls et Cazeneuve !

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Mercredi 3 août 2016 au matin, les fidèles de l'église Sainte Rita, dans le XVeme arrondissement de Paris, étaient réunis pour prier lorsque la police, sous les ordres du gouvernement de Manuel Valls et du ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, a fait brutalement irruption pour évacuer les personnes présentes.

Eglise promise à la destruction en raison d'un énième programme immobilier, une poignée d'irréductibles gaulois, fidèles parmi les fidèles, mènent un combat légitime contre Mammon, le dieu-argent.

Alors que Valls et Cazeneuve sont incapables de protéger les Français contre l'islamisme et l'insécurité et que les parlementaires ont refusé la fermeture de centaines de mosquées et autres lieux de cultes salafistes, le gouvernement n'hésite pas à ordonner une évacuation brutale d'un lieu de culte catholique où vit une communauté pacifique.

Quelques jours après l'assassinat du père Hamel, tué par un islamiste franco-algérien, les catholiques ne peuvent être que choqués par une telle détermination contre l'église Sainte Rita. L'argent des promoteurs est visiblement plus important que la sécurité des Français et la lutte contre l'islamisme.

Abbé traîné à terre, fidèles frappés, mobilier dégradé, les images qui circulent sont choquantes et indignes de la France.

Nous nous sentons solidaires de la communauté des fidèles de Sainte Rita et de tout ces Français qui s'évertuent à faire vivre, par la prière et par le partage, un lieu de résistance pacifique à la spéculation immobilière qui ronge Paris pour que souffle encore l'esprit français.

Le Cercle Non Conforme

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01/08/2016

L’œcuménisme contre la nation et les Européens : autopsie d'une arnaque médiatique

 

L’œcuménisme contre la nation et les Européens : autopsie d'une arnaque médiatiquecoexist.jpg

 

L'islam est devenu un sujet majeur de préoccupation pour nos compatriotes. Les attentats qui se succèdent, revendiqués par l'Etat islamique, alimentent cette préoccupation. D'autres en revanche font de la surenchère dans la tolérance, injectant du padamalgam trois fois par jours pour être bien sûrs qu'il ne viendrait pas à l'idée des Français de s'offusquer contre la présence musulmane sur notre sol. D'autres encore demeurent persuadés que le système nous pousse à la guerre contre l'islam alors que les faits qui s'accumulent invalident jour après jour ce type de théories. Du côté de l'Etat, on se préoccupe de la « montée du populisme » et on réaffirme depuis un peu plus de 10 ans la laïcité à l'école ou dans les lieux publics, garante du « vivre-ensemble ». Si bien que la laïcité, qui était un principe républicain assez mineur, en devient peu à peu une valeur majeure, à l'instar des autres valeurs inscrites dans la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.

Pourtant la laïcité est une spécificité hexagonale qui n'existe pas en tant que telle en Europe. La plupart des pays européens disposent de religions d'Etat, souvent le catholicisme, parfois le protestantisme. Le paradoxe actuel étant que la laïcité est contraire à tout ce qu'ont entrepris depuis 40 ans les pouvoirs publics et les milieux associatifs, souvent de gauche, au nom du « droit à la différence » et de la lutte contre les discriminations. La loi Pleven de 1972 est en réalité contraire aux fondamentaux de la IIIème République en matière de laïcité et de liberté de la presse (loi de 1881) comme le démontre d'ailleurs avec talent la jeune doctorante de Sciences Po Anastasia Colosimo dans Les bûchers de la liberté. Cette loi serait même contraire à la Constitution de la Vème République qui ne reconnaît aucune communauté en dehors de la nation. C'est ce qui a conduit à refuser la reconnaissance du « peuple corse » par exemple. Par ailleurs, il n'y a, à l'origine, dans le droit français que des individus et non des communautés. Or la loi de 1972 de Pleven (qui fut aussi dans les années 1950 un acteur de la tentative d'instauration de la Communauté Européenne de Défense à laquelle s'opposa le Général de Gaulle) reconnaît le fait communautaire puisque des communautés peuvent être « victimes ». Lorsqu'un juif, un musulman ou même un catholique sont victimes d'une agression, une certaine lecture de la loi peut permettre de reconnaître que c'est l'ensemble de leur communauté qui est concernée. Cette loi a donc ouvert la boîte de Pandore du communautarisme, ce qui n'a rien d'étonnant pour des européistes favorables à la reconnaissance des « minorités ». La fracturation de la nation française a donc été aussi impulsée, de l'intérieur, par la démocratie-chrétienne. Cela a un effet sur la presse puisqu'elle conduit à un retour du blasphème qui est absent du droit français. D'une certaine façon en condamnant l'islamophobie en justice, on reconnaît implicitement le blasphème. Et on entretient une compétition victimaire, de surcroît. Ainsi Valls a adressé son soutien à la « communauté des catholiques » après l'assassinat du père Hamel, plutôt qu'aux Français de confession catholique, comme cela serait plus juste. Ce phénomène se retrouve partout, on adresse ses condoléances à la « communauté juive » ou à la « communauté musulmane » sans distinction de nationalité. La confession prend donc le pas sur la nationalité, à rebours de ce qu'avait impulsé la Révolution française et qu'a analysé René Rémond dans son ouvrage Religion et Société en Europe. Il n'y a plus des « juifs Français » mais des « Juifs de France », incluant donc à égalité les ressortissants français et étrangers au nom d'une religion commune. Dans un monde globalisé, les solidarités nationales se disloquent au profit de solidarités religieuses, claniques ou tribales. Maintenir la concorde nationale relève donc du tour de force, surtout si l'on refuse de sacrifier le mythe multiracial et multiculturel. Ainsi on s'interroge souvent sur la compatibilité entre l'islam et la démocratie, on parle d'un islam de France ou d'un islam républicain.

Cette préoccupation n'est autre que celle des Frères musulmans qui ont, en Europe, comme les catholiques du XIXème siècle, parfaitement adopté les « codes » de la démocratie que les salafistes n'adoptent pas : présentation à des élections, manifestations, pétitions, débats… Ceci est important car à l'instar des catholiques qui combattaient la Révolution d'un côté avec la contre-révolution et de l'autre en usant des armes de la démocratie via ce qui deviendra la démocratie-chrétienne, les musulmans font exactement la même chose. D'un côté ceux qui, intransigeants, réclament l'instauration du Califat comme d'autres ne juraient que par la monarchie de droit divin; de l'autre les Frères musulmans qui manœuvrent en utilisant des méthodes de l'Etat de droit. L'objectif de ceux-ci étant certes d'étendre la charia mais aussi de lutter contre un double héritage occidental, en réalité français, dans le monde arabo-musulman : le nationalisme et l'autoritarisme. Ce sont en effet certains arabes formés dans les universités françaises qui ont structurés le nationalisme arabe comme c'est le cas en Syrie. On comprend pourquoi la France est une cible prioritaire, elle est à l'origine du pêché originel.

Les Frères musulmans ont parfaitement su mouler leurs discours sur celui des élites occidentales hostiles au nationalisme : les nationalistes arabes sont des dictateurs, l'islamophobie est une forme de racisme et lutter contre la nudité des femmes dans l'espace public est une forme de féminisme comme d'ailleurs le maire de Londres vient de nous montrer un brillant exemple. Marwan Muhammad, directeur exécutif du Collectif contre l'islamophobie en France, lié aux Frères musulmans, a par exemple publié un rapport sur les discriminations pour le Réseau européen contre le racisme (en anglais l'acronyme est ENAR). Un réseau qui a récemment publié un rapport sur « la contribution positive des migrants et des minorités ethniques ». L'Open Society Institute du milliardaire pro-démocrate Georges Soros, dont on connaît les positions favorables à l'immigration, a financé des campagnes d’affichage du CCIF de Marwan Muhammad. Comment ne pas aussi se questionner sur l'opération de communication menée au sujet des musulmans (dont beaucoup de femmes voilées) se rendant à la messe après l'assassinat du Père Hamel ? Peut-on y voir une nouvelle offensive des Frères musulmans à l'endroit de l'opinion publique ? C'est en tout cas sans surprise qu'au journal de 20h, après un reportage lénifiant nous vantant ce grand moment œcuménique, la chaîne publique d'information proposait une interview de l'imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, dont on connaît la promiscuité avec les Frères Musulmans puisqu’il est membre de l'UOIF (Union des Organisations Islamiques de France). On connaît la proximité de ce dernier avec le maire de Bordeaux, Alain Juppé, que certains annoncent vainqueur aux élections présidentielle de 2017. Quant à Georges Soros, il est aussi un des argentiers d'Hillary Clinton dont on se questionne sur les liens avec les Frères musulmans. Voila un début de réponse. A l'échelle internationale, il y a en effet une organisation qui a tout intérêt à la fin du nationalisme arabe et à une ré-islamisation des masses musulmanes : les Frères musulmans. C'est sans surprise qu'ils ont pris pied à l'issu du printemps arabe en Tunisie via Ennahdha et en Egypte où, sans le coup d'Etat militaire, ils seraient encore au pouvoir. Les seuls garants de la laïcité dans cette région du monde sont les états nationalistes, autoritaires et militaires, d'inspiration bonapartiste que combat autant le libéralisme protestant anglo-saxon, que la démocratie-chrétienne d'ascendance catholique ou le sunnisme intégriste des Frères musulmans.

Revenons à notre hexagone. Une conclusion semble d'ors et déjà s'imposer. Les trois grandes religions sont solidaires pour faire sauter la laïcité et pour communautariser la France et faire reculer le fait national. Cela doit apparaître comme une évidence à tous les observateurs. Ainsi le discours ambiant ne parle plus que de fraternité « entre les religions », de «coexistence », d'œcuménisme, de fraternité entre croyants. Et les non-croyants ? Ceux que le fait religieux irrite ? A la trappe. Il est étonnant de voir avec quelle délectation les médias nous montrent les poignées de mains entre prélats catholiques et musulmans. Comme si le débat public se plaçait sur une relation entre catholiques et musulmans dans une société sécularisée, plutôt déchristianisée, et dans une République officiellement laïque qui ne reconnaît pas le catholicisme comme religion officielle ! C'est là encore un magnifique succès des Eglises qui parviennent à s'imposer dans le débat public alors que le sujet n'est absolument pas « interconfessionnel » mais ethnique : les islamistes, dans le sillage des mouvements de décolonisation veulent attaquer le monde blanc. Les islamistes sont donc gagnant sur les deux tableaux : d'un côté ils parviennent à recruter par la violence via l'EI, de l'autre ils agissent pour détruire la nation une et indivisible en renforçant le communautarisme religieux au nom de la lutte contre les discriminations et pour le droit à la différence, par l'intermédiaire de structures plus policées et visant les milieux diplômés comme c'est le cas des Frères musulmans. Du côté catholique, l'islam peut apparaître comme un bélier enfonçant l’édifice de la laïcité et comme un moyen de se placer dans une relation d'amitié/rivalité avec cette autre grande religion. La démocrate-chrétienne Merkel, qui fait venir moult migrants, incite par exemple les Européens à redevenir chrétiens, prétextant que c’est un bon moyen de mieux comprendre l'islam :

« Nous devons avoir le courage d’être chrétiens, de susciter le dialogue [avec les musulmans], d’aller à la messe ou au culte, de nous replonger dans la Bible » et « Pouvoir expliquer la signification d’un tableau accroché dans une église n’est pas une tare. Si vous demandez à des écoliers ce qu’est la Pentecôte, les réponses seront sûrement très décevantes. Je ne comprends pas vraiment pourquoi on se plaint du fait que les musulmans connaissent bien le Coran. »

L’œcuménisme n'est donc aucunement un acte de faiblesse ou un refus de voir la réalité, il est mûrement réfléchi. Les autorités religieuses veulent progressivement se substituer à l'Etat pour garantir la paix et la sécurité et les Frères musulmans souhaitent apparaître comme l'unique recours face à la violence djihadiste vis à vis d'un État incapable d'endiguer les actes de terrorisme. On pourrait même envisager que l'EI soit un leurre médiatique destiné à détourner les regards de l'opinion publique d'une islamisation sournoise se faisant silencieusement, pacifiquement, avec l'assentiment des politiques, des associatifs et des Églises. Certains comprendront sûrement un peu mieux les réticences de l'aile nationale-républicaine du FN à copiner avec les autorités catholiques. Ce serait recourir à l’Église là où il faut réaffirmer la puissance de l'Etat et la souveraineté de la nation comme corps politique et communauté de destin.

L’œcuménisme est donc une vaste arnaque menée par les Églises pour attaquer le fait national, se constituer en corps intermédiaire et pour détourner les populations de l'offensive conduite contre le monde blanc, car depuis la décolonisation, c'est bien de cela dont-il s'agit, non pas d'une guerre de religion mais d'un conflit opposant les anciens peuples opprimés du tiers-monde à leurs anciens colons européens.

Jean/C.N.C.

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28/07/2016

Munich: le tueur iranien était-il « nazi »?

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Toutes les récentes attaques terroristes en France comme en Allemagne étant le fait de non-européens, le Système était devant un sacré dilemme : quand enfin rejeter la faute sur « l’extrême droite », réelle coupable de tout ce qui ne va pas sur terre et dans l’univers ? C’est chose faite avec la tuerie de Munich qui a fait 9 victimes le 22 juillet ! Certes, certes, le tueur est d’origine iranienne mais ce n’est pas cela qui compte. Libération s’est fait, sans surprise, le premier porte-étendard français de la culpabilité de « l’extrême-droite » dans cette fort douteuse affaire. On supposerait en effet David Ali Sonboly, le tueur de 18 ans, d’avoir « un fort penchant pour les idées racistes ». Lisez donc (après avoir bien regardé sa photo plus haut; elle montre un Aryen du type nordique le plus pur qui soit) :

« Selon des proches, il admirait Adolf Hitler et considérait le fait d’être né le même jour que le dictateur comme un honneur. Né en Allemagne d’une famille iranienne, il se disait fier d’être «doublement aryen», l’Iran étant considéré par les tenants de l'aryanité comme le «berceau aryen». Il haïssait particulièrement les Turcs et les Arabes, «éprouvant un sentiment de supériorité envers eux».

Prenant, nous dit-on, comme modèle Hitler et Breivik (à qui il aurait rendu hommage par la date de son massacre, 5 ans après celui du Norvégien), il « ne semble avoir visé que des personnes visiblement d’origine étrangère » car « toutes ses victimes, résidant à Munich ou aux alentours, avaient des origines étrangères (turques, kosovares, grecques et hongroises) ». La bonne affaire ! Comment Sonboly le pur sang a-t-il deviné que les grecs ou hongrois sur lesquels il a tiré n’étaient pas soi-disant « aryens » ? GermanVic-xlarge_trans++hJpcTaDycYqZzDAOAUJ79f5l33OXBydaEgSBytBef8k.jpgAllez voir la tête des victimes un peu ! Si certaines présentent effectivement des traits non-européens, ce n’est pas le cas de toutes...loin de là. A l’image du jeune Giuliano Kollmann (photo ci-contre), 18 ans, qui a des traits 100 fois plus « aryens » que le tueur iranien !

Celui-ci, s’il a effectivement œuvré à cause de « motivations racistes » (?), est encore l’un de ces pauvres d’esprit qui a pris au pied de la lettre toutes les horreurs que la propagande a raconté sur l’Allemagne nazie depuis 70 ans. Le nazisme étant la version moderne du plus odieux satanisme, comment des jeunes paumés en perdition pourraient-ils ne pas le prendre comme modèle de méchanceté et d’inhumanité extrême ? On leur rabâche ça tous les jours depuis leur naissance : toute haine est nazie !

Car oui, Sonboly était un adolescent dépressif et fasciné par les tueurs en série. Sa haine des Turcs (qu’il a qualifié de « Turcs de merde » lors de la fusillade) venait avant tout de son expérience scolaire. Il le disait lui-même à leur égard : "à cause de vous j'ai été harcelé pendant sept ans!" La voilà la réalité : c’est le multikulti allemand qui est à l’origine de cette énième tuerie et pas le chancelier bouc-émissaire mort depuis 70 ans. Je le disais encore récemment : toutes les sociétés multiraciales mènent au chaos. Que le Système tente de le cacher à tout prix avec cette nouvelle manipulation ne fait qu’accréditer cette idée.

Rüdiger / C.N.C.

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