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03/01/2014

Méridien Zéro #170: "Récap actu 2013"

Ce vendredi, les membres de l'équipe des panoramas actu pas en ruve l'actualité de 2013.

Au programme : La manif pour tous, François Hollande, la Libye, l'ANI, la Grèce, Goldman-Sachs ...

A la barre : Lt Sturm

A la technique : Lord Orlan

2013, manif pour tous, fn, syrie, égypte, grèce

DIFFUSION DE L’ÉMISSION LE VENDREDI 3 JANVIER

02/01/2014

Dieudonné, ange déchu du système

 Dieudonné, ange déchu du système

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’emballement médiatique et politique autour de Dieudonné ne peut pas passer inaperçu. Pas un jour sans une déclaration tonitruante, une menace ou un reportage, mais comment en est-on arrivé là ?

Dieudonné, icône de l’anti-racisme

Jadis Dieudonné, comme tout le monde le sait, était l’acolyte d’Elie Semoun. Il pourfendait le racisme et œuvrait pour la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité. Dieudonné, c’est celui qui est en première ligne à Dreux, lorsque le FN commence à faire des scores qui inquiètent la nomenklatura, Dieudonné s’oppose à Haider, Dieudonné est favorable aux sans-papiers. Dieudonné est alors plus proche des positions de Christiane Taubira que de celles de Jean-Marie Le Pen. Dieudonné est à l’époque à mettre dans le même panier qu’un Jamel Debbouze, avec lequel il joue d’ailleurs dans Astérix.

Mais comment une telle icône de l’anti-racisme peut se voir accusée aujourd’hui de faire le jeu de la "bête immonde" ? C’est délirant n’est-ce pas ? Oui mais voila, Dieudonné va mettre le doigt là où ça fait mal.

Dieudonné et le sionisme, une rencontre électrique

Il est impossible de comprendre le parcours de Dieudonné, sans comprendre ce qu’on peut nommer en France la compétition victimaire, que se mènent autour des années 2000 les associations noires et les associations juives. Dieudonné estime alors que la question de l’esclavage est largement sous traitée, comparativement à celle de la Shoah. Aussi, Dieudonné fait parti de cette gauche pro-palestinienne, très hostile à la politique de l'Etat d'Israël. Il se fera désavouer par l’Inquisiteur officiel de la République, BHL, après un sketch sur un colon israélien. Il commence alors à critiquer l’omniprésence des « sionistes », c'est-à-dire les nationalistes juifs, dans les rouages de la culture française, mais aussi des médias et de la politique. Nous sommes en 2004, Dieudonné se regroupe alors autour de ses fidèles dans son théâtre et prépare un certains nombres de salves dévastatrices, dont la première sera le spectacle « Mes excuses ».

Dieudonné, la quenelle et le combat par l’humour

Très rapidement, Dieudonné va prolonger son combat par l’humour, il invente (ou pas ?) le geste de la quenelle, qui est une sorte de « fist fucking », de bras d’honneur assez scato. Il fait une chanson, « shoananas », qui cherche à dénoncer un « chantage mémoriel ». Enfin, une expression perce : « au dessus c’est le soleil » (avec le doigt en l'air) pour signifier qu’une personnalité est très importante. Il raconte dans ses sketchs ses déboires mais dépeint aussi un certains nombres de situations inventées ou non, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est drôle et parvient à réunir autour de lui un public nombreux et diversifié. Il crée une véritable communauté qui attend avec impatience ses vidéos et envoie des photos où chacun fait « la quenelle ». Ses propos corrosifs sur le sionisme, les négriers juifs, les hommes politiques (qu’il appelle clairement à faire dégager), ses rencontres avec Ahmadinejad, Le Pen (qui devient le parrain de sa fille), Faurrisson (à qui il décerne le prix de l’infréquentabilité) et son association avec Alain Soral poursuivent de le marginaliser.

Dieudonné, un cas d’école

L’histoire de Dieudonné, c’est donc au fond l’histoire de tous les résistants à l’Empire. C'est à dire de tous ceux qui à un moment donné se posent des questions sur certaines orientations géopolitiques, sur la version officielle de certains événements ou cherchent à briser des tabous médiatiques. D’abord on condamne moralement, de façon à rappeler la ligne à ne pas franchir aux braves gens, ensuite on diabolise, de façon à rendre le personnage infréquentable, à l’isoler, à le couper de tout soutien, à rendre sa promotion en public impossible et enfin on condamne judiciairement pour endetter le trublion, le mauvais farceur et le tuer par le porte-feuille. En périphérie, on menace, on agresse, de façon à diminuer et à désarçonner les troupes. C’est exactement la stratégie employée jadis contre Le Pen et le FN, stratégie à laquelle se joignait Dieudonné. Son histoire prouve, comme celle de Soral d’ailleurs, que même une personne bien introduite dans les rouages médiatiques et le système peut se faire excommunier en place publique. Dieudonné, c’est celui qui aurait pu finir saint de la religion mondialiste mais en devient un hérétique. Dieudonné est un ange déchu.

Dieudonné, "montée aux extrêmes" et "stratégie du choc" ?

Ce qui est évident, c’est une montée aux extrêmes (au sens Clausewitzien du terme) de la part de la dieudosphère comme de ses ennemis. D’un côté certains font la quenelle devant des synagogues, la rue des juifs ou tout ce qui concerne les juifs (on est plus simplement dans l’anti-sionisme, à moins de considérer que tous les juifs sont sionistes, ce qui est faux), et de l’autre, on parle de salut nazi inversé, d’interdire la quenelle, on agresse des « quenelliers », bref, du gros délire. Cette montée aux extrêmes pourrait tout aussi bien être une stratégie du choc et doit être analysée avec distance. Par « stratégie du choc » on peut entendre ce qui est écrit dans Gouverner par le chaos, c'est à dire un conditionnement de l'esprit des masses par des chocs successifs, tout comme on peut entendre par « choc » l’idée du « choc des civilisations ». Ce sont ici deux concepts différents mais qui dans les deux cas permettent au système de prospérer.

Dieudonné, Robin des bois de la banlieue ?

Je ne gloserai pas sur la « stratégie du choc », laissant cela à ceux qui maîtrisent mieux que moi les stratégies de conditionnement du système, en revanche, si on fait exception des quelques « nationalistes » qui se rendent à ses spectacles, le public de Dieudonné est un public plutôt issu des banlieues. Ce qui rend aujourd’hui Dieudonné « dangereux », c’est qu’il est en train, par internet et par ses relais associatifs, de détourner peu à peu la rébellion d’une partie des populations des banlieues vers le « Système » et non plus vers le Français moyen, l’électeur du FN. Il porte une voix totalement différente de celle que nous avons l'habitude d'entendre. C’est une véritable « révolution », car si des gens comme BHL ont récupéré la Marche des Beurs, c’était pour fédérer les « minorités opprimés » (juifs, noirs, arabes), qui n'avaient en commun que d'être des minorités, contre ce Français moyen fantasmé en gros beauf raciste votant FN. Une question pourrait dès lors se poser, cela ne fait-il pas qu'illustrer une fois de plus qu'une société multi-ethnique devient une société « multi-raciste »? Les différentes communautés, quand elles prennent conscience d'être autre chose que de simples "minorités" manifestent des intérêts et des aspirations qui peuvent devenir antagonistes. Au fond les tensions actuelles entre dieudonistes et sionistes ne sont que l'importation du conflit israélo-palestinien en France et les préoccupations d'une partie de l'opinion publique autour de cette question. Et puis comment être à la fois anti-raciste « ici », tout en fermant les yeux sur l’apartheid « là-bas » ? Un gamin de Trappes aura vite compris qu’il n’a pas grand-chose à partager avec l’UEJF, la LICRA et le CRIF… n'en déplaise aux chantres de l’anti-racisme institutionnel comme BHL. Ainsi, peut-on voir dans l'agitation du gouvernement la volonté de recadrer le champs d'action de l'anti-racisme autorisé et subventionné. Cela explique aussi l'offensive de la quatrième chaîne, celle du foot, du porno et de l'anti-racisme bobo.

Dieudonné et la division de « l’extrême droite »

De fait, contrairement à une idée reçue, l’extrême-droite (définie par le Système) n’est pas unanime sur la personnalité de Dieudonné. Les anti-sionistes auront tendance à le soutenir, les suprématistes blancs ne voient qu’un « nègre », et les diverses formes de « néo-patriotes » ne l’apprécient pas vraiment, d’autant qu’il reçoit le soutien de quelqu’un comme Anelka, qui n’a pas vraiment bonne presse chez les patriotes (antillais banlieusard converti à l’islam, qui insulte son entraîneur et provoque la France) et de nombreux banlieusards et autres femmes voilées. La quenelle devant le panneau de la bataille de Poitiers par 3 musulmans en djellaba n’arrangeant pas les choses. Du coup, encore une fois, cette histoire contribue à fragiliser un prétendu « camp national », à radicaliser les discours dans un sens (patriote anti-sioniste) ou dans l’autre (patriote pro-sioniste anti-islam). Ici encore, l’absence d’une doctrine claire, la monomanie des uns et des autres, la position d’éternels spectateurs, empêche le « camp national » d’avoir une quelconque prise sur les événements. Même Alain Soral est un peu l’ami malheureux, ses videos sont moins regardées que celles de Dieudonné, son analyse sociologique est résumée à la question juive et à la quenelle alors que sa pensée est nettement plus complexe, fine et en un mot : politique.

Dieudonné et nous

Pour notre part, nous convenons que c’est un humoriste doté d’un grand talent et de nombreux sketchs nous font rire. Nous sommes assez consternés, pour ne pas dire scandalisés, par la cabbale médiatique qu’il subit, mais au fond, cela ne nous étonne pas, il y a des sujets avec lesquels on ne plaisante pas, et beaucoup sont en train de le découvrir.

Nous ne partageons pas le fond idéologique de Dieudonné, la cause noire n’étant pas directement la nôtre, nous n’avons pas vraiment comme référence Mandela ou Farrakhan… et n'approuvons pas le métissage. En revanche, nous ne pouvons qu’approuver sa dénonciation de la LICRA. Dieudonné à clairement levé le lièvre. En effet, à aucun moment de son parcours, Dieudonné n’a été condamné ou inquiété pour ses positions sur la France ou les blancs, mais il l'est désormais pour ses positions sur Israël. Ainsi la justice française se montre tendre avec tous ceux qui sont hostiles à la France mais se révèle impitoyable avec les positions anti-sioniste de Dieudonné, comme de Soral d'ailleurs.

Il nous faudra surtout être attentif à la tournure des événements, à la façon dont cette hystérie collective va tenter d’augmenter d’un cran le contrôle de l’opinion. Ne perdons pas non plus de vue que derrière la quenelle, il n'y a aucun projet politique.

Conclusion :

Quelles sont les hypothèses sur le sens de cette affaire ?

- permettre à Manuel Valls d’affirmer l’autorité de l’Etat, particulièrement malmenée, on est dans la continuation de « l’affaire Méric », de l’arrestation de Varg Vikernes et des dissolutions.

- faire éclater des troubles civils entre les banlieusards et le reste de la population, faire monter la tension, autour des salles de spectacle, dans la rue, en banlieue.

- obliger la droite à se positionner pour accentuer la fracture entre l’UMP (hostile) et le FN (neutre)

- mettre l’extrême-gauche pro-palestinienne face à ses responsabilités en matière d’anti-racisme et d’anti-sionisme.

- faire disparaître le duo Dieudonné-Soral avant qu'il y ait véritablement un enjeu populaire induit par les effets de la crise et que les deux hommes deviennent les porte-voix d’un grand mouvement populaire anti-système.

- ostraciser l’anti-sionisme pour empêcher que toute critique du système liée à la crise conduise à une critique des intérêts sionistes.

Jean

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

27/12/2013

Noël, un évènement majeur mais pour qui?

Noël, un évènement majeur mais pour qui?

 

Qui n’a jamais été excité à la veille de Noël au point d’en perdre l’envie de dormir ? Qui ne s’est jamais extasié devant de merveilleux cadeaux au pied d’un sapin resplendissant ?
C’est là l’image heureuse et guillerette de l’anniversaire de naissance du Christ.  En réalité, Noël laisse plutôt place aux insomnies dû au compte en banque déjà dans le rouge vif et au nombre incroyable de cadeaux à faire en moins de 10 jours.

Rares sont les individus heureux de préparer cette fête aux allures de corvées ! D’ordinaire des mois difficiles, à finir décemment, des petits plaisirs supprimés ou fortement diminués et ce dans le but de satisfaire a la norme de fin d’année.

Pour la grande distribution, tout va bien. C’est l’occasion pour elle de vendre de la merde alimentaire en boite sous un packaging bleu à paillettes habillé de guirlandes d’argent. Ce même produit était vendu quelques moins plus tôt dans un conditionnement moins « festif » mais moitié moins cher... Mais ces fins stratèges de la surconsommation ne semblent pas assimiler qu’on ne met pas l’emballage à table. Outre la consommation « alimentaire » (s’il est encore possible de l’appeler ainsi), c’est l’occasion d’écouler toute sorte de produits de loisirs et de divertissement que les gens normaux n’ont plus le luxe de s’offrir. Et ces mêmes stratèges au teint blafard et à la peau huileuse s’en frottent les mains,  ils voient a travers cette période une opportunité qu’ils n’ont pas nécessairement besoin de saisir puisque les victimes désemparées de cet évènement consommeront sans réfléchir à autre chose que la satisfaction occasionnée par leur achat. D’autres esclavagistes d’ailleurs tirent encore plus d’avantages de cette misère ambiante pour l’inspiration de spot publicitaires (ex : mise en scène d’un don de baril de carburant).

La solution alternative aux cadeaux capitalistes était le marché de Noël. Ceux-ci ne sont plus sources d’inspirations pour réaliser des présents issus de l’artisanat et d’un réel  savoir faire, ils ne sont qu’un amas de foutoirs et de bricoles tout juste bonnes à rassurer la conscience de certains d’avoir « fait plaisir ». Le marché de Noël correspond à un nivellement par le bas puisque plutôt que de répondre à une logique de commerce artisanal, authentique, ces marchés se sont rabaissés a vendre le même genre de produit merdique au prix surévalué et se rabaissent au niveau des supermarchés. On pourrait croire que la problématique de Noël se résume à un affrontement entre marché  artisanal  et grande distribution.

Cet évènement autrefois doté d’un sens profond est devenu une aubaine pour le système marchand ! Des cerveaux à nouveau préoccupés, encore plus stressés et incapable de réagir face au modèle d’opulence qu’on leur impose allègrement. C’est l’occasion de faire de la pub encore plus tape à l’œil mais ce n’est pas grave, c’est plus « festif ». Les ogres financiers travaillent énormément sur les sentiments du consommateur qui achète sans regarder car « c’est pour faire plaisir »…

En fait Noël, c’est l’apogée d’un travail de longue haleine.  Toute l’année, le français est bousculé, stressé, au « taf » avec les ennuis que cela engendre (voyez l’article sur les embouteillages ici) et en fin d’année, toute cette pression est condensés en quelques jours et amplifié dans un laps de temps très court. C’est une fois de plus l’occasion pour le système de profiter de consciences inactives pour les déshumaniser un peu plus. C’est également un prétexte suffisant pour faire oublier l’écotaxe, en quelques mois les bonnets rouges ont enfin pris du poids mais aussi de la barbe.  C’est un peu l’évènement qui dresse le bilan de l’année : sont-ils au bord du gouffre ou peut-on les abuser d’avantage ?

La réponse est rapidement trouvée. Tant que des communautés soudées ne surgiront pas,  en opposition au système libéral et apatride, les « présents » continueront toujours à profiter aux mêmes oligarques et seront dénués de sens profond. Mais alors quoi ? A Noël on ne fait plus de cadeau c’est ça ? Noël a très largement été récupéré par le système, quel que soit la valeur symbolique que l’on accorde à cette fête pluriséculaire (Jul, naissance du christ) force est de constater qu’elle fait aujourd’hui le jeu du système puisqu’elle est un point d’orgue du phénomène de la consommation de masse. Et si la société moderne n’était pas déshumanisée et que le don était encore monnaie courante, que ferait-on à Noël ? Veillez donc, amis lecteurs et camarades à rendre votre entourage heureux en cette fin d’année par le biais d’attentions saines, simples et dans une « optique militante », ce qui signifie avec l’ambition de ne pas profiter aux industriels ni aux monstres capitalistes. Les choses les plus belles se réalisent avec convictions.

Quel est le bilan de ces derniers jours de marathon ? Une fête réussie, la dinde a une fois de plus bien été fourrée.

Dandy et Lydéric

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

25/12/2013

Joyeux Noël!

Joyeux Noël!

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Merci à Clara (Badabing) pour les photos!

24/12/2013

Noël, la beauté dans la vie par Dominique Venner

Noël, la beauté dans la vie

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Nous approchons des fêtes de Noël (l’autre nom du Solstice d’hiver). Associée au sapin toujours vert, Noël a toujours été célébrée dans le pays d’Europe depuis des temps immémoriaux comme la grande fête présageant le renouveau de la Nature et de la vie après la dormition de l’hiver. On ne peut s’empêcher de penser que l’Europe, elle aussi, sortira un jour de son actuelle dormition, même si cela est plus long que dans le cycle de la Nature.

Noël est la fête des enfants. C’est aussi une fête où la beauté a toute sa place. N’est-ce pas l’occasion de réfléchir sur cette notion vitale, l’une des trois composantes de la « triade homérique » : « la Nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon » ?

Plutôt qu’une dissertation sur la beauté, j’ai envie d’offrir à ceux et celles qui me lisent quelques conseils pratiques, sans oublier cependant une réflexion a méditer : l’esthétique fonde l’éthique (le bien est défini par ce qui est beau) tout comme l’éthique fonde l’esthétique (le bien est inséparable du beau).

Cultivez la beauté (sens esthétique) pour vous-même et pour vos proches. La beauté n’est pas affaire d’argent et de consommation. Elle réside en tout, principalement dans les petits détails de la vie.

Elle est offerte gratuitement par la nature : poésie des nuages dans un ciel léger, crépitement de la pluie sur une toile de tente, nuits étoilées, couchers de soleil en été, premiers flocons de neige, couleurs de la forêt en hiver, premières fleurs du jardin, hululement de la chouette dans la nuit, odeur d’un feu de bois au-dessus d’une chaumière dans la campagne…

Si la beauté de la nature nous est donnée, celle que nous créons dans notre vie demande efforts et attention.

Se souvenir qu’il n’y a pas de beauté (ni de joie) sans harmonie des couleurs, des matières, des formes et des styles. Cela est vrai pour la maison, les vêtements et les petits accessoires de la vie. Proscrire par exemple les matières synthétiques et le plastique au profit des matières naturelles.

Il n’y a pas non plus de beauté sans courtoisie dans les rapports avec les proches et moins proches (hormis les butors).

Je notais que l’esthétique fonde l’éthique. En effet, il n’y a pas de beauté sans tenue au moral et au physique. Par exemple, gardez pour vous peines et tracas, ceux du cœur, du corps, du travail ou des fins de mois difficiles. Vous y gagnerez de l’estime pour votre discrétion et la réputation d’une sociabilité heureuse. Vous y gagnerez aussi de l’estime pour vous-même.

Par avance, joyeux Noël à tous !

Dominique Venner

Source: http://www.dominiquevenner.fr/2012/12/noel-la-beaute-dans-la-vie/

11/12/2013

Mandela : amour, haine et maintenant ?

Mandela : amour, haine et maintenant ?

Au-delà de la récupération ou de l'indignation, la mort de Mandela est le cas typique du méli-mélo politique et géopolitique.

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Si on observe la situation selon une grille de lecture ethnique, la fin de l'apartheid apparaît comme un symbole de l'anti-racisme, du vivre-ensemble et de la mise en place d'un état multi-ethnique, appelé jadis « la nation arc-en-ciel », bien qu’il ne soit jamais venu à l’idée aux créateurs de ce terme très féérique que les couleurs ne se mélangent pas dans un arc-en-ciel. Pourtant, si on regarde de plus près, les noirs n'ont pas gagné grand chose avec la fin de l'apartheid. En dehors des dadas du libéralisme: (égalité des droits , droit de vote, etc). Les blancs sont d’ailleurs dans leur majorité toujours plus riches que les noirs bien que des communautés de blancs ultra pauvres dont nous avions parlé lors de notre conférence sur les Boers se soient développées. Il demeure cependant abusif d’imputer à Mandela le bilan catastrophique de l’Afrique du sud actuelle, en revanche, il a initié cette situation, en plaçant l’ANC au pouvoir, et en ne prenant véritablement aucune mesure phare de justice sociale et de partition du territoire.

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Si Mandela est un symbole en occident c’est parce qu’il illustre à merveille comment l’anti-racisme peut devenir le « cache-sexe » d’une absence de politique authentiquement anti-capitaliste. Pourtant n’était-ce pas à l’origine le combat de Mandela, issu des rangs du marxisme africain et qui se référait entre autre à Thomas Sankara et se montrait en présence de Kadhafi ?

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La question de l’apartheid n’est en fin de compte pas simplement qu’une question « ethnique » mais aussi une question économique. La haine que manifestaient certains leaders « pan-africains » marxistes (ou non) contre les blancs était aussi une haine sociale. Dans leur imaginaire, les blancs sont les élites riches prédatrices de l’Afrique et les noirs les pauvres opprimés. Nous retrouvons ce discours encore aujourd’hui dans de nombreuses officines d’extrême-gauche et ce malgré la réalité où on voit chaque jour que la pauvreté se répand en Europe (et pas seulement), chez les blancs, et que l’oligarchie capitaliste n’est pas attachée à quelconque nationalité, race ou ethnie mais simplement à son portefeuille.

Cependant cette vision des choses ne pouvait pas être vraiment différente. Rappelons par exemple que l'apartheid fut défendu durant une période par Margaret Thatcher autant que par les israéliens. L’apartheid était un système objectivement "ethno-libéral" et pro-occidental dans le contexte de guerre froide qui tirait son origine de l’impérialisme britannique et du nationalisme boer. Nombreux furent les protestants sionistes favorables à l’apartheid. Et pour cause l’apartheid puise aussi ses racines dans le messianisme biblique. L’opposition israélienne était renforcée par les liens entre Mandela et Yasser Arafat et le soutien sans faille de Mandela aux Palestiniens. Enfin, cela ne manque pas de sel, mais De Klerk qui a favorisé la fin de l’apartheid, bien plus que Mandela, n’était pas un marxiste pan-africain. Au contraire, il était membre du Parti national, qui représentait théoriquement les intérêts des Boers. Et qu’elles furent ses revendications après la fin de l’Apartheid ? Permettre aux écoles de ne dispenser leur enseignement qu'en afrikaans, ainsi que le droit pour les patrons de fermer les usines afin d'en interdire l'accès aux grévistes. Vous avez dit ethno-libéralisme ?

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On se demandera si en définitive la fin de l’apartheid n’est pas le synonyme de la fin de la guerre froide en Afrique du sud*.

L’Occident avait surement intérêt à mettre fin à l’apartheid, quitte à permettre à d’anciens marxistes de prendre le pouvoir. Avec la fin actée du bloc de l’Est, il était impossible à ses leaders africains marxistes de se raccrocher au bloc communiste, disparu. Il ne restait alors que la question ethnique et l’abandon de toute politique communiste. Le passage du pan-africanisme marxiste à un jacobinisme ethnocentré de la part de l’ANC n’est donc pas un hasard. En temps de guerre froide, les occidentaux avaient besoin de blancs fidèles pour permettre l’accès au sous-sol sud-africain, avec la fin de la guerre froide, une « élite » de noirs revanchards et empêtrés dans une dialectique de revanche raciale faisait parfaitement l’affaire. D’autant que des conflits entre noirs existaient déjà à cette période. C’est au fond, comme cela que les occidentaux gèrent l’Afrique depuis 50 ans. Il sera intéressant de voir comment évolue cette stratégie avec la colonisation discrète du continent noir par la Chine, y compris en Afrique du sud.

Au final, le régime d’Apartheid n’est pas plus à défendre que l’action de Mandela. Ne voir que la question ethnique, c’est commettre l’erreur habituelle qui fait passer au second plan les enjeux géopolitiques qui opèrent en Afrique du sud depuis un demi siècle. D’un autre côté, il est impossible de rester insensible à la question des Boers, qui sont les sacrifiés de l’histoire et payent un lourd tribut dans un silence de cathédrale...

L’Afrique du sud est un cas d’école, l’impérialisme capitaliste peut nouer et dénouer des alliances sans vergogne, sacrifier les alliés d’hier et faire feu de tout bois.

Les nationalistes, qui servirent parfois malgré eux le camp capitaliste pendant la guerre froide, pensant alors servir l’intérêt des « nations blanches », peuvent aujourd’hui saisir l’occasion historique d’être les fers de lance de l’opposition à l’impérialisme capitaliste. Le capitalisme a choisi aujourd’hui de vampiriser l’extrême-gauche et les communistes d’hier, et d’en faire des serviteurs du mondialisme, via entre autre l’antiracisme. La fin de la guerre froide a retourné les alliances, il serait temps que tout le monde en prenne conscience.

* L’analyse pourrait s’élargir à l’Angola et au Mozambique.

Jean

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