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23/10/2014

Regard sur l'actu (6)

 Regard sur l'actu (6)

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 La majorité sexuelle en Belgique à 14 ans ?

La Belgique, par l'intermédiaire de la droite flamande (eh oui!), réfléchirait à la possibilité d’abaisser l'âge de la majorité sexuelle à 14 ans, alors qu'il est actuellement de 16 ans. En France l'âge de la majorité sexuelle est fixé à 15 ans. Rapidement, cette actualité, qui s'ajoute aux revendications LGBT et au « plug anal » de la place Vendôme a été perçue comme un nouveau signe du lobby œuvrant à l'hypersexualisation des Européen(ne)s. Certains y ont même vu la patte des « réseaux pédophiles ». 14 ans semble en effet l'ultime limite sur ce sujet. En Europe le fait apparait pourtant, à mon étonnement, assez répandu, puisque c'est déjà l'âge légal en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, au Portugal ou en Italie. Il est même de 13 ans en Espagne, contre 16 ans au Pays-Bas, en Ukraine, en Russie, en Finlande, en Suisse ou au Royaume-Uni. C'est en Irlande que l'âge est le plus élevé avec 17 ans. Autant dire que la situation est contrastée et qu'en changeant de 16 à 14 ans, la Belgique passerait des pays où l'âge légal est le plus tardif à ceux où il est le plus précoce. Deux ans, cela peut sembler minime pour certains mais l'adolescence est une période de la vie où chaque année compte énormément, les écarts de maturité sont déjà importants au sein de la même classe d'âge et ils deviennent abyssaux entre 14 et 16 ans. En choisissant un entre-deux, la France a fixé la barre entre la fin du collège et le début du lycée. Mais alors pourquoi le gouvernement belge envisagerait-il de changer cet âge légal? Ce projet viendrait du fait que 25% des jeunes Belges auraient leur premier rapport sexuel avant 15 ans. Dans le même temps, une pédopsychiatre nous apprend dans le Figaro que 12 à 15 ans « c'était l'âge des premiers baisers, c'est devenu celui des premières fellations ». Des phénomènes qui amènent en France l'ACPE (association contre la prostitution des enfants) à tirer la sonnette d'alarme sur la prostitution... au sein même des collèges. Pas étonnant dans une société où tout gravite autour du sexe, où le porno est en libre accès et où la jeunesse n'a plus véritablement d'autres rites de passage à l'âge adulte que le  « dépucelage » et le bac...

Cette actualité traduit également une tendance de nos sociétés : adapter le droit pour couvrir des situations existantes mais non majoritaires. Ainsi eu lieu de percevoir le droit comme le cadre et d'œuvrer au respect de ce cadre, nos gouvernants adaptent systématiquement le droit en fonction de ce qui serait dans l'air du temps. De fait, quel importance revêt encore le droit s'il suffit d'un peu de lobbying et de quelques études menées par des « experts » pour le changer ? Le droit n'a alors plus de sens. En déchargeant les règles de la société de leur importance et de leur portée symbolique, on sombre inévitablement dans l'anomie. Alors que c'est précisément l'absence de cadre, de limites et de décence qui rend malade notre société, puisque la transgression y est devenue la norme et l'absence de limites une preuve de progrès, nos gouvernants s'obstinent dans la dissolution de tout ce qui est en mesure de structurer les individus et aussi, dans le cas présent, de les protéger. Il serait pourtant au contraire bien plus intéressant d'offrir à notre jeunesse un peu d'innocence, de lui imposer des limites et de l'accompagner dans le chemin compliqué vers le monde des adultes et la découverte du sexe opposé...

 L'ubuesque politique des transports en France

Notre ministre de l'économie Etienne Macron a proposé récemment de favoriser l'emploi du bus pour les plus modestes d'entre nous, en fait de plus en plus de Français. Fort d'un constat sur la complexité d'ouvrir des lignes de bus en France, il souhaiterait dans un certain sens libéraliser ce secteur. D'autant que le bus à l'avantage d'emprunter des voies existantes et de pouvoir se rendre assez facilement d'un lieu à un autre du territoire. Dans le même temps, la cour des comptes dénonce le manque de rentabilité des TGV qui pourrait être fatal à la SNCF.

Cette information m'a fait sursauter puisque je disais à un proche il y a quelques jours que je ne comprenais pas que la SNCF ne fasse pas faillite. En effet le constat est simple : un train n'est pas un avion, et cette course à la vitesse, marquée par des logiques de développement qui datent des années 60 n'a plus aucun sens. Le développement de l'aviation à bas coût, qui n'existait pas il y a encore 10 ans, est aujourd'hui impossible à concurrencer pour la SNCF. Les LGV coûtent de surcroît des millions et nécessitent d'exproprier des centaines de Français et de défigurer encore plus nos paysages pour gagner 30 minutes sur un trajet Paris-Bretagne par exemple. Le financement des LGV est en partie responsable du coût démentiel des TGV, qui de fait ne sont pas remplis. Par ailleurs, d'après la Cour des comptes, la mauvaise rentabilité du TGV implique un apport de subventions de l'ordre de 80% !!!

Récemment j'ai constaté par exemple que pour un trajet sud-nord par Lyon, on pouvait débourser plus de 160 euros, le tout en étant sans place assise réservée entre Lyon et Lille ! Dans le même temps les compagnies d'aviation à bas coût vous font traverser la France en avion pour moins de 100 euros et le covoiturage de plus en plus plébiscité permet à de nombreux particuliers de limiter les frais. Or le « bilan carbone » de ces moyens de transport est catastrophique ! A cela on va ajouter des bus qui vont rouler nuit et jour, brûlant toujours plus de pétrole... Le train, ce moyen de transport populaire et qui couvrait tout le territoire a totalement perdu sa fonction sous l'impulsion de politiques d'aménagements et de développement totalement contraire au bon sens. Lignes régionales supprimées, gares fermées, prix élevés, concentration des investissements sur le TGV et les LGV qui desserviront les métropoles, la France a perdu gros en ayant une mauvaise gestion de sa politique de transport ferroviaire. À l'heure de la prétendue « transition énergétique », comment nous expliquer qu'on va : ouvrir des lignes de bus, ouvrir de nouvelles lignes d'avions et construire toujours plus d'autoroutes (gratuites?) et de voies rapides alors qu'en parallèle la SNCF ne sait plus quoi faire de ses trains « Corail » et de ses TER... ? Dans le même temps, dans le transport de marchandises, le ferroutage ne représente même pas 20% du trafic des marchandises alors que l'utilisation du train permettrait de limiter l'usage des camions et de permettre aux entreprises privées de contribuer au financement du réseau ferroviaire. Les autoroutes gratuites et l'absence d'un projet « pollueur-payeur » alternatif à l'écotaxe ne vont faire qu'accentuer cette tendance à l'usage de la route au détriment du train. Un gouvernement ni socialiste, ni écologiste, en somme.

  Succès de la manifestation à Milan contre l'immigration

Environ 100000 personnes se sont regroupées à Milan à l'initiative de la Lega Nord pour manifester contre l'immigration clandestine. Menée par le responsable de la Lega Nord, Matteo Salvini, cette manifestation est une étape importante du réveil des Italiens, submergés depuis plusieurs années par des vagues de migrants - l'opération « Mare Nostrum » de la Marine italienne ayant pour objectif d'accompagner les migrants et non de les empêcher de venir. Le cortège de Casapound se distingua au sein de cette manifestation avec des centaines de drapeaux de l'Union européenne barrés d'une croix rouge. L'opération « Triton » que voudrait mener l'UE a pour objectif de succéder à « Mare Nostrum » et ne paraît pas en mesure de résoudre la situation. Nous regardons avec espoir ces milliers d'Italiens qui se sont soulevés contre l'immigration, sujet qui nous paraît primordial pour la survie de nos peuples. Combien de personnes oseraient défiler en France contre l'immigration ? Certes les scores électoraux du FN sont un message envoyé à nos « élites » contre l'immigration, mais les bouts de papier ne remplaceront jamais l'action sur le terrain. Bien que je sois sceptique sur l'efficacité politique des manifestations, cela permet au moins autant que le vote de prendre la température de l'opinion publique sur un sujet donné. Et surtout cela permet de constater combien de personnes sont en mesure de se mobiliser concrètement sur un sujet donné.

En France le FN, à l'inverse de la Lega Nord, refuserait d'organiser une manifestation avec d'autres groupes politiques. À ce titre, et ce n'est qu'une vision de Français, il faut un certain courage politique à la Lega pour s'afficher avec un mouvement comme Casapound qui assume un héritage fasciste. Il est encore difficile pour nous depuis la France de comprendre exactement ce qui se passe en Italie entre la Lega Nord et Casapound et quel est l'avenir de la « droite radicale » italienne dans un pays où le créneau du « populisme » est occupé actuellement par le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo. Ce dernier a d'ailleurs pris le contre-pied d'une bonne partie de ses militants ayant participés à la contre-manifestation pro-clandestins. Le sursaut populaire de ce pays est capital pour l'avenir de notre continent. Trois pays sont aujourd'hui en première ligne face à l'immigration : l'Italie, la Grèce et l'Espagne. Trois mouvements de ces pays, l'Aube Dorée pour la Grèce, Casapound pour l'Italie et le Mouvement Social Républicain pour l'Espagne seront d'ailleurs invités à l'initiative du GUD et au côté du Mouvement d'Action Sociale (MAS) et de Synthèse Nationale pour une grande table-ronde européenne sur le réveil des nations le 22 novembre. Plus que le réveil des nations, c'est le réveil des peuples auquel nous assistons !

Jean/C.N.C

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

08/10/2014

La Manif pour tous mobilise encore… mais pour quoi faire ? (Xavier Eman)

La Manif pour tous mobilise encore… mais pour quoi faire ?

On pouvait croire le mouvement essoufflé et affaibli par des dissensions internes, mais dimanche 5 octobre, la Manif pour tous a une nouvelle fois réussi à faire descendre massivement le « peuple de droite » dans les rues de Paris et Bordeaux pour protester contre les expérimentations sociétales du gouvernement de François Hollande. Dans la capitale entre 70 000 (selon la préfecture de police) et 500 000 personnes (selon les organisateurs) ont défilé pour fustiger la loi Taubira sur le mariage homosexuel et, plus encore, pour dénoncer la légalisation en préparation de la GPA (gestation pour autrui) qui ouvre la porte d’un véritable « marché de l’enfant », ce dernier étant réduit au statut de marchandise.
Les organisateurs de la Manif pour tous ont donc réussi une démonstration numériquement impressionnante, mais est-ce pour autant une démonstration de force ? On peut en effet légitimement poser la question car les intervenants ont beau scander à la tribune qu’il s’agit d’une « grande victoire » et qu’ils ne « lâcheront rien», force est de constater qu’ils n’ont jusqu’alors absolument rien obtenu et que l’agenda du gouvernement dit « socialiste» n’a nullement été modifié par ces flots de centaines de milliers de personnes bien élevées, souriantes et toutes de roses et de bleu vêtues. Comparativement, l’activisme de la soralienne Farida Belghoul (écartée de la manifestation car jugée trop radicale) a obtenu des résultats plus concrets avec ses incitations à retirer les enfants de l’école - qui ont notamment abouti à l’abandon de « L’abc de l’égalité», un programme de propagande visant à diffuser la « théorie du genre » à l’école – que ces grandes messes dominicales avec foultitude de berceaux et de drapeaux. Les raisons de cette stérilité politique sont multiples et l’on peu assez aisément mettre en exergue les principales d’entre elles : Un manque de « lisibilité » de la ligne politique du mouvement. Que veut la Manif pour tous ? L’abrogation de la loi sur le mariage homosexuel et l’adoption par des couples du même sexe ? Mais alors pourquoi faire parler à la tribune des représentants de l’UMP, parti divisé sur la question et dont les ténors n’ont pris aucun engagement en ce sens et refuser le micro aux cadres du Front National qui s’est clairement et officiellement prononcé pour la suppression de la loi Taubira ? Les manifestants veulent-ils plutôt le départ de François Hollande ? Mais dans ce cas, pourquoi ces itératifs appels à « dépasser les clivages idéologiques et partisans » et à « rassembler au-delà des chapelles politiques » ? Souhaitent-il donc davantage stopper l’extension infinie du marché et la libéralisation sauvage qui mène à la marchandisation du corps des femmes et au commerce des fœtus ? Mais pourquoi alors dénoncer la « dictature socialiste » et voir dans l’ultra-libéral Sarkozy un possible recours face à elle ? Un refus frileux de la radicalité et du rapport de force. Dès les premières manifestations, la phobie des organisateurs de la Manif pour tous a été la « radicalisation » du mouvement et la présence en son sein de « groupuscules activistes » dits « d’extrême-droite ». De Frigide Barjot appelant à emprisonner Philippe Vardon et ses camarades identitaires au service d’ordre de la Manif pour tous collaborant avec les autorités policières pour en expulser les éléments « factieux », tout a été fait pour policer et aseptiser les cortèges. Attitude curieuse quand on prétend opposer la rue au pouvoir législatif, le pays réel au pays légal, et « faire plier » un gouvernement démocratiquement élu sans avoir de son côté la légitimité des urnes. Par comparaison, le mouvement des « bonnets rouges » comme celui des agriculteurs bretons ont, eux, obtenus des aménagements de la loi et des reculs du gouvernement après une série d’actions offensives et musclées. La Manif pour tous, pour sa part, continue à se féliciter de son extrême pacifisme et à souligner avec orgueil que pas une seule carrosserie de voiture n’a été égratignée au cours de ses marches. Un « socle social » trop limité. Bien que s’étant emparée de questions fondamentales pour l’avenir de la nation, la Manif pour tous n’est jamais parvenue à dépasser sa base sociologique d’origine, à savoir la petite et moyenne bourgeoisie catholique, et n’a pas su – ou pas voulu – impliquer les couches populaires pourtant susceptibles d’être également alarmées par ces nouvelles dérives libérales (mais pour cela, il aurait notamment fallu appeler les choses par leur nom et une loi libérale, une loi libérale…) et la nouvelle étape de la destruction d’un monde « traditionnel » auquel le peuple est instinctivement attaché.
Pour ces diverses raisons, et quelques autres, la Manif pour tous, réaction saine et enthousiasmante à une attaque peut-être sans précédent contre les fondements anthropologiques de notre civilisation, ne s’est jamais transformée en la force révolutionnaire qu’elle aurait pu être. Et risque, si elle perdure, de se transformer en une simple répétition de sympathiques promenades du dimanche. Jusqu’à l’épuisement.

Xavier Eman

Source: Zentropa

07/10/2014

Regard sur l'actu (5)

 Regard sur l'actu (5)

 Zemmour à ONPC : le tribunal de l'Inquisition

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Samedi 4 octobre, Eric Zemmour, auteur entre autre de Mélancolie française et Le premier sexe revenait sur le plateau de ONPC dont il a été le chroniqueur pendant plusieurs années pour présenter son nouvel ouvrage, Le suicide français. C'est à un véritable tribunal inquisitorial que Eric Zemmour a eu affaire. Tout y est passé, ses positions sur l'immigration, sur l'islam, sur le multiculturalisme ou encore sur Vichy. De nombreux accrochages ont émaillé sa venue, avec Aymeric Caron qui s'amusa à coincer Zemmour sur des chiffres sur un ton professoral insupportable (il est pourtant clair qu'il y a 12 millions d'extra-européens sur le sol Français), avec Léa Salamé qui se comporta de façon très incorrecte, mêlant un ton de procureur avec un ton de maîtresse d'école alors que Zemmour n'a fait qu'aborder de façon nuancée la période Vichy. Mais voilà comme avec l'Inquisition il y a des sujets qu'il est impossible de remettre en question, des tabous quasi-religieux, et Robert Paxton est un peu un docteur de la Sainte Eglise (du progrès) qu'il serait bien venu de ne pas égratigner. Pourtant Zemmour n'en est pas à son premier essai, ayant déjà relayé les théories de Simon Epstein (Le paradoxe français) par exemple. Léa Salamé aura déversé le catéchisme officiel et étalé son inculture crasse (au fait la « zone libre » c'est Vichy, Léa ...) et elle se risque ensuite à une phrase à peine croyable : « Vous aimez tellement la France, vous, le Juif, vous voulez tellement faire plus goy que goy, faire plus français que français, [...].»

Nous y sommes, au-delà de la psychologie de bazar qu'a très bien perçu Zemmour, cette phrase semble révélatrice d'un certain état d'esprit : les Français sont donc des « goyim » et il serait ridicule de chercher à leur ressembler. Et puis derrière chaque Français se cacherait un vichyste potentiel. Cette phrase est absolument puante et révélatrice du mépris d'une certaine catégorie de la population pour le Français moyen. En tant que Français je me suis senti insulté par cette phrase, sur le service public que je paye avec mes impôts. Que Léa Salamé n'oublie pas que se sont les « goyim »  qui payent en parti son salaire... Zemmour a été flagellé dans le tribunal dont il fut lui même le juge il n'y a pas tellement longtemps, ce qui est très symbolique. On ne peut pas rester indifférent à sa situation, quoi qu'on en pense, car elle est révélatrice d'un clivage profond, durable et potentiellement explosif entre deux France qui ne se comprennent pas et qui feraient bien de vivre dans deux États séparés.

 La LMPT : encore un coup d'épée dans l'eau

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La Manif pour tous reprenait du service ce week-end. Elle a réuni entre 70000 (chiffres de la police) et 500000 (chiffres des organisateurs) personnes. Peu de sans-dents semblent avoir fait le déplacement, à moins qu'ils se soient cachés sous des vestes Loden. Quelques actions ont attiré mon attention, comme les caddies avec les poupées pour protester contre la marchandisation de l'enfant ou la banderole géante déployée à proximité de Saint-Lazare, de petits groupes ont également hué les ministres ou ont accomplis des actions symboliques. Pour le reste... rien à signaler, une manif toujours sur les mêmes bases : marche pacifique « bon enfant », musique de supermarché, allocutions des éternels traîtres umpistes, d'un « catholique homosexuel » (oui un catho tradi fils d'officier ça le ferait pas trop pour l'image vous voyez), etc... avec un petit effort la prochaine nous aurons un transexuel camerounais communiste, histoire de montrer que « on est gentils, tolérants, tout ça tout ça » pour pouvoir continuer à dîner en ville et à pas trop saborder son image de marque. Bref je me suis déjà exprimé dans d'autres articles au sujet de cette « LMPT »... je ne vois vraiment pas ce qui va en ressortir. Ça fait 2 ans que c'est le même cirque bourgeois, festiviste et « spectacliste » et que des milliers et des milliers de Français se font manipuler. Cela n'empêche pas, comme je l'ai noté, de très bonnes initiatives, mais les modes d'action utilisés sont (volontairement) inadaptés et ne peuvent en aucun cas remettre en question quoi que ce soit ni fédérer au-delà de la droite ou des milieux catholiques. Il n'est cependant pas inintéressant d'y participer et de diffuser des idées plus poussées en son sein, c'est ce à quoi se sont attelés certains comme TV Liberté ou Présent et c'est le rôle du Printemps Français.

 La fronde fiscale, entre colère et fatalisme

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Contrastant avec l'esprit « bon enfant » et festiviste décrit plus haut, les différentes révoltes fiscales qui éclatent sont d'une toute autre nature : destruction de portiques écotaxes, incendie de centres des impôts, dégradations de radars automatiques, ce sont des français isolés ou des corporations qui manifestent leur ras le bol de façon violente et chaotique. Cela m'invite à plusieurs remarques : le courage autant que l'isolement des bretons. Il est notable que dans ce territoire qui vote peu FN, la population est bien plus bouillonnante et prête à prendre des risques que dans les régions au fort vote FN (comme le NPDC ou PACA). Autre remarque, les agriculteurs semblent toutefois défendre un mode de production qui est devenu obsolète, à l'heure où il faudrait songer à relocaliser les hommes et les activités et à en finir avec l'agriculture productiviste et l'agro-alimentaire. Les Français ne pourront jamais concurrencer les openfields des Etats-Unis, du Brésil ou d'Australie ni les structures d'élevage extensif comme au Brésil, en Argentine ou aux Etats-Unis, là où la place ne manque pas et où les normes sont moins strictes. Et au fond d'eux, les agriculteurs le savent très bien... Il faut donc accompagner une véritable révolution agricole autour du localisme et du bio (certains pays d'Europe ont développé le bio bien plus qu'en France, territoire de tradition paysanne...). Le feu de la purification doit appeler à la refondation d'un nouveau système. Au-delà de ça, cette révolte fiscale paraît légitime, même quand on est anti-capitaliste. Je dirais même : surtout quand on est anti-capitaliste, étant donné que les taxations n'ont pour but que d'enrichir un système au détriment de sa population. Un système fait de banques, de multi-nationales, de technocrates, etc... Songez qu'une large partie de votre salaire est prélevé à la source (les fameuses charges patronales qui sont en réalité salariales). Imaginez qu'un travailleur reçoive 2130 euros et qu'on lui demande immédiatement d'en verser 630, il sauterait au plafond (au minimum). Et bien c'est exactement comme cela que fonctionne le système. Nous sommes taxés et imposés de façon douce et sans nous en rentre compte, mais à l'arrivée, ce qui est prélevé est démesuré ! Sur 2130 euros versés par un patron, le salarié après retrait de ses charges salariales n'en perçoit que 1200, et c'est sans compter les taxes diverses (TVA, taxes foncières, taxe d'habitation, ...). La pression fiscale sur le peuple est absolument énorme ! (Je précise que ce sont des chiffres à la louche, j'espère que Aymeric Caron ne m'en voudra pas).

 La nouvelle campagne du MJS, même le gorafi* n'aurait pas osé

Alors là... on atteint les sommets de la connerie. Je me trouve dimanche sur mon PC, quand soudainement je vois passer un visuel estampillé MJS. J'éclate de rire et je me dis « oh ça doit venir de humour de gauche ou un groupe (Facebook) du même type ». Et là, après quelques recherches rapides, je me rend compte que, … c'est sérieux. Oui le visuel si dessous n'est pas une blague, ni un montage, ni quoi que ce soit, c'est une vraie campagne du mouvement de jeunesse du parti au pouvoir. C'est à dire que potentiellement le successeur de François Hollande se trouve parmi ceux qui ont approuvé ce « truc ».

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Déjà ça commence mal « S'il avait appris à l'école.. ». Il n'est pas venu à l'idée du génie de la com' des MJS qu'il est possible d'apprendre en dehors de l'école (dans sa famille ou dans un club de sport ou dans son club de poterie) et que le but de l'école c'est d'abord de faire du français, des maths ou de l'histoire ? Le simple fait de sacraliser l'école comme lieu unique de l'apprentissage de la vie est déjà synonyme d'un esprit totalitaire dans lequel seul le cadre scolaire encadré par l'Etat serait apte à (ré)éduquer et à apprendre. C'est faire fi des autres groupes de sociabilité existants. Après je ne sais pas vous, mais moi je n'ai pas eu besoin de l'école pour savoir qu'une femme n'est pas un objet, ça me semblait évident. Par contre l'abus de publicités mettant en scène des femmes à moitié à poil pour vendre du fromage ou des yaourts, et l’utilisation de mineures dans des poses lascives sur des magazines de fringues contribue sûrement à « brouiller » l'image de la femme dans nos sociétés. Ensuite résumer le viol à la « femme objet » est totalement réducteur, même des mecs ultra misogynes ne sont pas forcément des « violeurs ». Le viol est une violence exercée le plus souvent par des délinquants ne connaissant aucune limite ou par des mecs malades psychologiquement. Ce qui bien sur n'empêche pas certaines réalités liés au viol dans le cadre familial. Mais tout cela n'a rien à voir avec le fait de « savoir » qu'une femme est un être humain comme un homme. En bas nous lisons « non à la manif des réacs ». Le génie de la com' aggrave son cas. En quoi défendre le mariage entre un homme et une femme est réac ? En quoi le fait de refuser la marchandisation de la femme ou des enfants est réac ? En quoi le fait de défendre l'union entre un homme et une femme fait des gens des violeurs potentiels ? Mais c'est quoi le rapport ???? Et c’est quoi le problème avec le fait d'être réac ? C'est quoi cet esprit religieux et messianique sur le progrès ? Et où est-il écrit que le progrès est forcément celui défini par la gauche ? A la fin on a droit à « oui à l'égalité ».... Bon sérieusement, à quel moment les gens de LMPT ont manifesté contre l'égalité homme/femme ? Quel est le rapport entre le refus du mariage gay et les droits de la femme ? Quel est le rapport entre le refus du mariage gay et l'égalité homme-femme ? Quel est le rapport entre le refus du mariage gay et la lutte contre le viol et les violences faites aux femmes ?

En fait dans son cerveau visiblement obscurci par une propagande boueuse, notre génie de la com' imagine sûrement que le mâle hétérosexuel blanc est un réac potentiellement violeur et sans éducation. En fait notre cerveau congelé du MJS véhicule des clichés et des amalgames reposant sur une représentation erronée du réel. Il est ignorant et c'est cette ignorance dogmatique qui est au sommet du pouvoir. Je lui conseille plutôt d'envoyer une campagne de com' à destination des publicitaires et des « jeunes » qui pratiquent les tournantes pour faire « comme dans les films ». Je lui conseille plutôt de s’attaquer à la virtualisation du réel et à la soumission de la femme par le capitalisme. Il se rendra utile et il évitera d'amalgamer d'honnêtes familles françaises avec des pratiques dégueulasses. Surtout quand on est le parti d'un certain DSK...

* site de parodies journalistiques

 Jean/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

25/09/2014

Ecossage (par Zenit)

Ecossage

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Axe la Menace

Menacer de moins où il n’y a plus, menacer les régions souveraines d’être ensevelies par le mondialisme où il est partout triomphant, et où depuis longtemps les rois sont nus, quand elles reprennent le chemin de leur indépendance, c’est menacer la substance des peuples, c’est contrarier un instinct supra-humain, c’est faire barrage à des troupes qui rentrent dans leurs foyers, c’est s’allier à la subversion souterraine des rats parvenus qui remontent à la surface et qui viennent parler aux tenaces témoins de temps révolus.

Écosser les graines d’Albion, perfides graines de Sion, vos “Si”, vos “Mais” même vos “Selon”, imprécations de singes de salon, accusant l’écossage de décortiquer, de séparer le bon grain de l’ivraie, accusant la liberté de se libérer, prévenant, conseillant, menaçant l’écosseur s’il retrouve la cosse, menaçant la cosse d’aller à l’écosseur.

Le Souverainisme républicain est dans l’état de sa Nation. Condescendant. Attendre l’extrême-onction de sa Libération pour s’autoriser à se libérer soi-même et selon les nouvelles règles libérales-libertaires de la véritable démocratie, attendre l’accomplissement et l’assentiment de sa 6ème version et les nouvelles conceptions de sa Liberté, de son Égalité et de sa Fraternité vers plus de démocratie laïque pour moins de rébellion métaphysique.

République universelle donneuse de leçons, qui a été la plus cruelle et insatiable dévoreuse de nos belles régions? Les Patriotes de l’arc républicain démocratique et laïque viennent expliquer une nouvelle fois aux peuples qu’elle doit être leur Raison, “Quelle diable liesse ! Irraisonnable évasion…”

Alors qu’il y a encore des bouts de chouans entre les dents de sa Terreur, la République jacobine, mondialisme avant l’heure, aujourd’hui globalisée, organe de propagande du Libéralisme triomphant, du statu-quo imposé par son Hégémonie représentative en mouvement de repolarisation interne, deréorganisation ordonnatrice par le chaos de ses systèmes paradigmatiques, et la Dissidence, son néo-souverainisme anti-Europeronron synthétique et numérique, appris tièdement par-cœur, convergent étrangement vers la même défaite, pour définitivement étouffer l’Europe européenne et sa puissance potentielle venant du cœur de la Nuit des régions, avec des “arguments”, certes, différents, mais qui menacent et étouffent du même allant en son râle…

Principe et Régime

Ils oublient de dire les mêmes choses, des choses essentielles, élémentaires, primordiales, comme, par exemple, le fait de dire que, en effet, un régime et ses institutions sont un décorum et des logistiques organisationnelles au service de principes philosophiques et politiques - qui orientent la politique économique, la stratégie géopolitique, mais le régime ne peut se suffire à lui-même et se substituer aux principes - incarnés par des hommes et articulés par une dialectique dominante qui impose ses principes et dont les régimes et les institutions représentatives ne sont que des “représentations fractales” (et leur “révolution” ne peut être qu’un avatar conforme à la forme des “représentations fractales” du “système” sans ne jamais sortir du cadre des oppositions nécessaires à son bon fonctionnement si les valeurs, principes et fondamentaux en mouvement et en acte dans les groupes politiques et dans les gestes théoriques, pratiques et critiques de leurs militants, ne s’opposent pasradicalement et concrètement à la philosophie et la métaphysiquede cette dialectique dominante et systémique en mouvement d’uniformisation).

Ils oublient de dire que ces valeurs, principes et fondamentaux, cette substance justicielle organique des peuples enracinésracistes et xénophobes, ne sont pas un ensemble vide de mots creux et de concepts vagues dont les définitions et l’interprétation ne peuvent qu’être, uniquement et exclusivement, données et délivrées par un régime républicain, démocrate et laïque où leCapitalisme-libéral devient le principe lui-même, dont le sens est “caché”, auquel on fait dire ce que l’on veut et qui explique tout, mais sont un ensemble de connaissances exotériques, ésotériques et mésotériques sur le sens historiques et métahistoriques des Civilisations et des Transmissions primordiales à travers les Grands Temps et les Temps Qualifiés de l’Humanité cycliquement Adamique que nous devons manipuler en conscience et traduire en actes politiques - et non le sens que leur donnent les partis, les loges et les lobbys de l’arc républicain dans leurs entreprises politiques-politiciennes et leur économisme usuraire philo-sophistique -, des connaissances autour desquelles peuvent s’articuler les principes, valeurs et fondamentaux en mouvement et qui animent le régime exécutant.

Oui, il y a un tas de manipulations, de complots et de spéculations possibles autour de la “régionalisation”, comme il y en a toujours eu pour enfermer l’Europe dans l’Union falsifiée de la Marchandise, mais nous ne pouvons nous libérer qu’à partir de nous-mêmes, qu’en retrouvant le chemin de toutes nos “échelles identitaires et racines intérieures” biens comprises.

La Dissidence doit être Européenne avant d’être Eurasiste et doit être Eurasiste avant d’être pro-russe. Question de Principe…

Subsidiarité

Si nous avons peur de la régionalisation mondialiste, reprenons le contrôle de l’état-nation de la République démocratique et laïque dite française avant qu’elle ne soit totalement démantelée par où elle a péché dans le sang des provinces et nous pourrons articuler le régime autour de valeurs, principes et fondamentaux nous permettant de “confédérer” les Res Publica européennes - quand nous disons “reprenons”, nous voulons dire, mettre en œuvre, soyons dans cette logique, cette mentalité, cette dialectique, car c’est bien de cela dont il s’agit dans ces prémices de début de commencement de tentatives de débroussaillement et de formulation informelle de concepts pré-théoriques dans ces balbutiements de conclusions apportés à la somme de nos constats statiques et indignations orphelines, nous ne cherchons pas à être péremptoires, insolents, ou dans l’incantation, nous disons ce que nous devons dire comme nous devons le dire, nous pourrions évoquer le principe traditionnel de Subsidiarité qui résume ce que nous pensons d’une articulation possible entre les différentes échelles identitaires individuelles et collectives, ça ne sont pas les régions qui s’abandonnent à l’UE, c’est nous qui abandonnons les régions et l’Europe à l’UE, l’UE aux EU par un anti-tropisme européen primaire et intégral qui est un mondialisme déguisé, comment, par exemple, pouvons-nous être pro-russes avant d’être pro-européens en étant européens en Europe et sans trembler du menton comme les néo-souverainistes de la Dissidence mainstream? Quels Russes pourront respecter des Français sans fierté et volonté de puissance qui n’auront rien fait pour construire l’Europe contre l’Union dite Européenne?

Nous ne pouvons pas dialoguer avec la Grande Russie sans une Voie européenne et en étant volontairement des vassaux, des acteurs mineurs du Grand Jeu géopolitique. L’échelle Nationale est légitime et est incontournable dans toutes les perspectives d’articulations philosophiques et les hiérarchies d’organisations politiques possibles et imaginables.

Nous n’opposons pas la Lumière à l’Étoile, l’Étoile au Soleil, le Soleil à la Terre, la Terre à l’Être, l’Être au Foyer, le Foyer à la Famille, la Famille à la Tribu, la Tribu au Clan, le Clan au Village, le Village à la Commune, la Commune à la Région, la Région à la Province, la Province à la Res publica, la Res Publica à la Patrie, la Patrie à la Nation, la Nation à l’État, l’État au Royaume, le Royaume à l’Empire, l’Empire à l’Imperium, l’Imperium aux Cieux, les Cieux aux Dieux et les Dieux à Dieu.

Sur quelles valeurs, principes et fondamentaux se basent le néo-souverainisme, la philosophie-politique de la Dissidence par défaut ? Voilà la question.

Dis moi quel est ton Imperium je te dirai qui tu es Le régime n’est pas le principe lui-même et le principe estempiriquement ”supérieur” au régime, il existe sans le régime, le régime n’existe pas sans le principe. L’Imperium fait la Res Publica, la Res Publica applique le principe imperiumique traditionnel de Subsidiarité.

D’ailleurs, le Principe n’est jamais unique, il est toujours multiple dans son Unité verticale.

Décréter que le régime est supérieur au principe c’est essayer d’expliquer que le décor est plus important que la parole - et que les sens de la parole -, c’est uniformiser les forces politiques,horizontaliser les luttes dans l’étouffement des ronrons idéologiques et des censures de boutique, et nous demandons à Étienne Chouard – en tant que personnage emblématique de soncourant de pensée alter-démocrate, rien de personnel, ou du moins rien d’agressif et de gratuit dans nos choix de représentations d’une tendance en présence et en mouvement dans la sphère dissidente - et à ses disciples démocrates, républicains et laïques néo-souverainistes post-gauchistes, maintenant que nous avons compris la vision chouardienne de la démocratie et du tirage au sort que nous avons bien appréhendé en tant quecontre-pouvoir inhérent au mécanisme démocratique du régime -dont le Principe est “indéfini” – que prônent les Gentils Virus(sans jamais réfléchir avec quelles forces ils imposeront cerégime, car on ne peut pas penser le principe sans penser lapuissance, et on ne peut pas penser le régime sans penser le principe), de définir, parallèlement à leurs travaux “techniques” sur l’organisation institutionnelle et constitutionnelle de ce régime, leur philosophie-politique - Capitalisme, Marxisme, Communisme, Socialisme, Libéralisme, Nationalisme, Anarchisme, Eurasisme? -, de nous dire leur imaginaire collectif et leur univers mental, de nous expliquer le sens de leurs mots et l’essence de leurs conceptsl’exotérisme, l’ésotérisme et le mésotérisme, la Physique et la Chimie, la Métaphysique et l’Alchimie de leurs Mythes, de leurs Symboles et Archétypes, de leurs identités, des valeurs, principes et fondamentaux qui seront articulés dans le régime qu’ils animeront?

 Nous sommes tous contre l’UE. La question n’est pas de savoir si nous devons ou voulons sortir de l’Europe, que nous a enlevé la perfide Albion, la question est de savoir ce que nous mettons derrière les mots, ce que nous mettons derrière notre principe de Souveraineté. Une souveraineté sixième républicaine jusqu’à la septième ou une Europe souveraine ou la France est un pôle politique majeur lui permettant de recouvrir sa Puissance ? Restaurer un État-nation qui n’existe plus et empêcher les régions de créer des situations de dissidences potentielles?

Le fait qu’il y ait un projet mondialiste de régionalisation de l’UE, dont on nous explique bien que sa cartographie principale est nazie, n’indique pas qu’un sens unique et exclusif peut être donné à cette idée, ni qu’un principe philosophique et politique primordial intrinsèquement mauvais anime obligatoirement l’idée continentale européenne, le vent polaire se lèvera, par définition, à partir de petits groupes, de communes et de régions isolées, et de leurs volontés de briser l’impuissance européenne, rien n’est parfait, suivons-les, aidons-les, soutenons-les, orientons-les, il n’est en rien étonnant que nos élites aient prévu ce scénario et organisé des impasses sémantiques, l’Hiver et son Incendiedoivent bien commencer quelque part… Comment croire des républicains, démocrates et laïques, journalistes, humoristes et assureurs? Que font d’autre les régions que d’essayer de s’extirper du joug d’états-nations soumis à la République mondiale? Notre limite de débat n’est pas l’arc républicain de la Marchandise.

Écosser pour replanter l’Europe européenne. Nous repasserons par nos pays avant que paix ne vienne. Le Mythe est de la campagne, de la forêt, des sources dans la plaine, pas un mythe incapable de syndicats de la verveine théorisé dans le béton des villes inhumaines.

Ça n’est pas idéal, mais de vos utopies, les peuples sont revenus, la peur est partie, Europe revient où elle le peut, où le Celte est en vie, où les peuples de longue mémoire l’accueillent et lui sourient.

Si les régions doivent montrer aux hésitantes nations, le sentier perdu vers Europe, elles le feront, au-delà de l’Alliance, de toutes les trahisons, car nos racines sont les provinces de notre commune maison

Écossez, Écossez, il en restera toujours quelque chose.

La Réponse sera Métapolitique!

Nasrallah Pendragon pour l'Association Culturelle Zenit

Source: A.C. Zenit

21/09/2014

Regard sur l'actu (4)

 Regard sur l'actu (4)

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Luzenac, la fin d'une histoire et la fin du foot populaire

 C'est avec un certain décalage temporel que je me risque à un petit laïus concernant l'affaire ayant opposé le club de football de Luzenac et la Ligue de Football Professionnelle (LFP).

A la fin de la saison 2013-2014, le club du petit village ariégeois de 650 âmes obtenait son accession en Ligue 2. En résumé, on pourrait dire que c'est très rapidement que la LFP va bloquer l'accession de Luzenac en raison d’infrastructures inadaptées à la Ligue 2. Un combat juridique va conduire Luzenac à tenter tous les recours, sans succès et malgré la présence d'une personnalité comme Fabien Barthez au sein du club et l'appui du Toulouse Football Club et du Stade Toulousain (rugby) qui acceptent de prêter leurs stades le temps de permettre à Luzenac de moderniser ses infrastructures. Mais entre temps, la LFP a maintenu Châteauroux en L2 et attribué les droits télés. Les budgets prévisionnels des 20 clubs sont déjà entérinés par la DNCG et Luzenac n'est inscrit dans aucun championnat. Luzenac se retrouve à devoir accepter une rétrogradation en Division Honneur Régionale... Le projet mené par Ducros et Barthez arrive à son terme. Cette histoire est emblématique de ce qu'est devenu le football moderne, où à l'image de notre société tout est une question de modernité des infrastructures, de normes de sécurité, de sponsors. On a pas besoin de stades derniers cris pour taper à 11 contre 11 dans une baballe, par contre les médias, les publicitaires et les entreprises qui font leur beurre autour du foot ont besoin de belles vitrines. On songera aux nombres de clubs qui ont chuté en raison de cette folie des grandeurs pour plaire aux exigences de la Ligue et du foot moderne : Amiens, Le Mans, Grenoble, Strasbourg... des clubs comme Lens et Valenciennes sont passés proches de la correctionnelle et l'intégralité des habitants la communauté urbaine de Lille payent des impôts locaux pour le Stade Pierre Mauroy... Mais bon, tel est le foot moderne qui doit se plier aux exigences du marché depuis maintenant une grosse vingtaine d'années...

La droite la plus hypocrite du monde, entre autre...

J'ai ris jaune avec le buzz autour des « sans-dents ». Voila la droite libérale, celle qui se félicite de vouloir déréguler et favoriser la « flexibilité », qui n'en a rien à foutre que la moitié des Français travaillent pour moins de 1500 € par mois, qui nous la joue mouvement des « sans-dents » en pantalon rose et veste Loden. Bon les mecs, arrêtez avec vos conneries, ça devient ridicule. Je dois bien dire que le quinquennat de Hollande n'aura fait qu'approfondir mon dégoût pour la droite, son hypocrisie et sa lâcheté. Ce ramassis de bras cassés qui nous fait croire qu'il agit pour l’intérêt général alors que son électorat se compose en grande partie de retraités, de rentiers et de CSP+ complètement déphasés avec le réel. Je fais parti de ceux qui pensent que notre ennemi doit d'abord être la droite, avec ses fausses promesses et son agitation stérile. La droite aux 750 000 naturalisations et 1 millions d'immigrés supplémentaires en 5 ans. Quand j'entends « Union des droites », mon cœur palpite, mon artère frontale se gonfle, et si j'étais un clebard, je crois que je me mettrais à baver. Dernièrement, notre énarque rotschildien Emmanuel Macron a parlé des « illétrés » de GAD : les droitards ont demandé sa démission. C'est amusant, je me souviens de Raffarin balançant maladroitement qu'il existait « l'intelligence de la main » il y a une dizaine d'année. Bref, pas un pour rattraper l'autre. Tous complices, tous pourris !!!

Le retour de Sarkozy, ou le retour de celui qui n'était jamais parti

Guy Debord se serait probablement régalé à commenter le « retour de Sarkozy » car pour ma part j'ai l'impression qu'il n'est jamais parti. Cela fait 2 ans que les élections ont eu lieu et ça fait 2 ans qu'on nous les broute à la télé sur le « retour de Sarkozy » avec la complicité évidente des médias qui préfèrent occuper leur temps avec ça plutôt qu'avec les affrontements de migrants à Calais ou la future carotte qu'on va se manger avec le traité transatlantique. Enfin bref, Sarkozy annonce triomphalement son retour et son changement comme si il avait passé 10 ans loin de la politique à méditer dans un monastère sur sa nullité. Il est malin, les Français aiment bien le coup de l'homme qui débarque (ou revient) pour prendre les choses en main : les deux Bonaparte, Clemenceau, Pétain, De Gaulle... Sarkozy s'imagine sûrement dans la peau de l'homme de droite restaurant l'autorité de l'Etat et la concorde nationale. Bon enfin pour moi y a un gros déficit de « street credibility » quand même. Déjà on constatera que Bonaparte, Pétain et De Gaulle venaient de l'Armée. Sarkozy avec sa tête de chef d'entreprise ou de VRP c'est 0% de crédibilité pour restaurer la France dans l'état où elle se trouve et qui nécessitera des mesures bien burnées. Déjà il porte mal le costard, alors j'imagine même pas l'uniforme. On doit cependant lui reconnaître un certain charisme qu'ont parfois les gens d'une taille modeste. Une certaine volonté aussi pour atteindre ses objectifs. Deux « qualités » qui ne l'ont pas empêché de se faire terrasser par Flamby, quand même. Là aussi la crédibilité en prend un coup. Tu te fais terrasser électoralement par Le Pen, ancien marin pêcheur, ancien d'Algérie, qui a survécu à un attentat et qui se jette dans la mêlée avec passion, c'est honorable, mais Hollande bordel. Hollande. Toute la droite nous parle du président mou, mais le président mou a battu votre champion les mecs ! Enfin voilà, on est pas dans la merde et contrairement au ton de mon paragraphe, il ne faut pas sous-estimer l'animal, ni l'amnésie qui frappe régulièrement nos compatriotes et la conjugaison d'une double rejet "anti-Hollande et anti-le Pen".

Hollande dégage !!! Non surtout pas !!!

Je vais finir par me faire détester par les lecteurs de droite de ce blog mais je n'en peux plus des « Hollande dégage !!! ». Revenons quand même au début de cette histoire. Alors voilà en mai 2012, on était quelques-uns à se dire qu'il fallait que Sarkozy dégage et que Hollande gagne pour favoriser la gabegie sociale-démocrate, la division de la droite et ouvrir un boulevard au national-populisme. Je sais pas si vous avez remarqué, mais c'est exactement ce qu'il s'est produit... Donc déjà on voyait pas trop l’intérêt de faire campagne contre Hollande, Hollande n'étant pas plus notre président que Sarko, mais en plus la situation actuelle nous a donné raison. Puis vint la Manif pour tous, j'en ai déjà parlé, je ne vais donc pas y revenir. Mais avec LMPT, les génies de la droite ont lancé un Hollande dégage !!! qui va mobiliser pas mal de monde allant des jeunes populaires de l'UMP à certains militants de notre « mouvance ». J'ai une question : si Hollande dégage c'est pour mettre qui à la place ? Juppé ? Fillon ? Enfin y a vraiment un mec dans ce pays qui imagine que si Hollande dégage ça va donner autre chose que la victoire de la droite molle ? Et à l'heure actuelle la victoire de Sarkozy ? Vous avez pas remarqué que dans les sondages le seul cas du figure où le parti à la flamme gagnerait les élections c'est contre la gauche ? Donc je vais vous donner une idée toute simple, à partir d'aujourd'hui, on y va tranquille sur Hollande, il a plus besoin de vous pour passer pour un clown, il y arrive tout seul, par contre y a naboléon qui se pointe et il va falloir mener une énorme campagne contre lui : 8 affaires au cul, son bilan lamentable à tous les niveaux, la guerre en Libye, etc... va falloir sortir les dossiers. Ça doit devenir l'unique sujet d'engueulade autorisé désormais dans les repas de famille.

Le Non l'emporte en Ecosse, encore une occasion ratée...?

Certains de mes camarades se sont passionnées ces deux dernières semaines pour le referendum en Ecosse. Moi c'est typiquement le genre de sujet sur lequel je n'ai aucun avis tranché. D'un côté, je ne suis pas sur que l'Europe aux cents confettis, qu'on appelle aussi par chez nous l'Europe aux cents drapeaux, ce soit vraiment la solution. Mise en situation : Russie, Chine, Etats-Unis, Inde, Brésil face à Ecosse, Pays-de-Galles, Wallonie, Flandre, Catalogne, Padanie... je continue ou c'est assez convaincant ? Bon d'un autre côté, je trouve ça totalement louable que les écossais aspirent à l'indépendance et s'arrachent du joug impérialiste anglais, comme l'Irlande il y a un siècle. Les Ecossais, comme les Irlandais, ce sont deux peuples qui me sont a priori sympathiques, c'est une question de feeling, aucun raisonnement logique là dedans. A l'arrivée, c'est la victoire du Non, un peu comme au Québec il y a 20 ans. D'après des informateurs avisés, les retraités et les immigrés seraient les deux catégories de la population ayant fait pencher la balance vers le Non, comme au Québec m'ont dit certains... Je suis pas plus étonné que ça, je suis sur que si on votait l’indépendance basque ou corse, les jeunes locaux voteraient Oui et les retraités et les extra-européens voteraient Non. La seule raison qui me rendrait favorable le Oui c'est que j'aurais aimé voir concrètement ce que ça aurait enclenché comme processus vis à vis du Royaume-Uni, vis à vis de l'UE, vis à vis des instances internationales. Un peu un cas d'école avant les Catalans ou les Flamands. A l'arrivée, j'étais tout de même un peu triste pour les Ecossais, mais au fond je me dit que l'essentiel aujourd'hui ça reste de réfléchir à un projet alter-européen et que tout positionnement doit se définir par rapport à ça. Une Ecosse favorable à une alter-europe, nous pouvons en rêver...

Jean/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

18/09/2014

Italie: la guerre médiatique de Beppe Grillo (OJIM)

L’histoire du « Mouvement 5 étoiles » (Movimento 5 Stelle) de Beppe Grillo et de sa relation avec les médias représente un cas unique dans le monde des démocraties occidentales. Bien sûr, il existe dans presque tous les pays des mouvements minoritaires qui prônent la « démocratie directe », jouent la carte du web et du réseau et sont en opposition forte avec les médias dominants. Mais il n’y a qu’en Italie que l’on peut observer un mouvement d’une telle ampleur ayant déclaré une guerre totale à l’ensemble du système journalistique. Le mouvement 5 étoiles a en effet obtenu 25,55% des voix lors des élections législatives de 2013, soit 8,7 millions de voix ; et 21,15% aux élections européennes de 2014, soit 5,8 millions de voix.

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Le mythe fondateur

Pour comprendre la relation de Beppe Grillo avec les médias, et bien saisir sa véritable identité politique, il convient de remonter dans le temps et de revenir à ce qui est perçu comme un véritable « mythe fondateur » : le 15 Novembre 1986, en début de soirée, sur Rai Uno, la chaîne principale de la télévision publique italienne. Débute alors « Fantastico », l’une des émissions les plus regardées des années 80. A cette époque, Beppe Grillo est un comédien bien établi qui intervient pour faire un sketch satirique. Le comédien fait alors une plaisanterie sur le leader du Parti socialiste italien, Bettino Craxi, alors premier ministre, autour duquel flotte une forte odeur de corruption. Grillo raconte une visite en Chine effectuée par tout le personnel du parti socialiste italien. Dans sa blague, il fait parler un collaborateur du premier ministre qui demande à ce dernier: « Mais ils sont un milliard et ils sont tous socialistes ? ». Après avoir reçu une réponse positive, le collaborateur poursuit en demandant : « S’ils sont tous socialistes, alors qui volent-ils ? ». A la télévision publique italienne, bigote et très politisée à gauche, la plaisanterie, qui peut paraître assez anodine, fait un véritable scandale et Grillo est éloigné des plateaux suite à des pressions politiques.

L’ostracisme, cependant, n’est que de courte durée : en 1988 et 1989, Grillo participe à l’événement musical très populaire du Festival de San Remo, l’un des programmes de télévision les plus regardés en Italie. Il travaille également pour le cinéma et, au début des années 90, fait son retour à la Rai. C’est seulement à partir du milieu des années 90, que Grillo commence à véritablement disparaître de la télévision, du moins des principales chaînes, différents canaux de TV par satellite continuant à diffuser son émission et ses « discours à l’humanité » dont le contenu, au fil des ans, prend une tournure toujours plus politique. Dans l’hagiographie de Beppe Grillo, diffusée par lui-même auprès de ses « fidèles » de plus en plus nombreux, l’épisode de 1986 représente toutefois une étape cruciale dans un parcours présenté comme initiatique. Pour Grillo et ses admirateurs, c’est à cette date que commence le martyr de l’humoriste politiquement incorrect, c’est ce jour que nait le conflit entre la vérité et le mensonge, entre l’honnêteté et la corruption. L’éloignement de la télévision est alors entamé et ce récit devient une sorte de palingénésie dans laquelle Grillo n’est plus un simple membre turbulent du « show bizness » mais devient un héros du peuple face aux oligarques.

Un des blogs les plus influents du monde

Éloigné de la télévision, Grillo commence alors à faire le tour des villes italiennes avec ses spectacles qui deviennent de véritables réunions politiques au cours desquelles le comédien parle aussi bien de l’écologie que de la finance. Il développe progressivement ce qui va devenir la position centrale de son mouvement : « Il faut parler directement au “peuple“, sans le filtre des journalistes et des divers médias ». Il faudra un certain temps, cependant, pour qu’il prenne conscience que le « net » est le moyen de communication vital pour « sa » révolution. Encore en 2000, dans le spectacle « Time out », il effectuait de lourdes attaques contre la technologie et les ordinateurs. Mais un jour, à l’issue d’un de ses « shows », Grillo rencontre un fan qui lui explique les incroyables possibilités du réseau. Il s’agit de Gian-Roberto Casaleggio, un entrepreneur dans la branche du conseil stratégique qui a une vision philosophique assez étrange de l’avenir de l’humanité, un avenir où le web assume un rôle presque messianique. Le comique, comme c’est typique de beaucoup d’« ignorants technologiques », est fasciné par ce discours. En 2005, avec Casaleggio, Grillo ouvre son blog : beppegrillo.it. La réussite est fulgurante : en 2006, le site est considéré comme le 28ème blog le plus fréquenté au monde. En 2008, The Observer publie un classement des blogs les plus influents au monde et classe Beppe Grillo à la 9ème place. Le succès phénoménal du blog incite l’ex-comique à faire véritablement son entrée en politique.

En janvier 2008, Grillo annonce sur son blog la naissance d’une nouvelle forme de participation politique directe via des « listes civiques 5 étoiles » approuvées par lui même. C’est le début du mouvement. Le reste, et notamment ses succès électoraux, est bien connu.

Aucun contact avec les journalistes : une stratégie payante

L’attention croissante que Grillo « homme politique » parvient à capter auprès des Italiens suscite bien sûr la curiosité croissante des médias. Mais à ce moment, cependant, Grillo fait un choix radical qui va être couronné de succès : ne parler en aucun cas avec les journalistes. Grillo n’accorde donc aucune entrevue, ne se rend pas dans les émissions politiques, ne participe pas aux débats télévisés ou radiophoniques. Pour les autres dirigeants du mouvement, il y a également une interdiction d’aller à la télévision. La télévision, affirment les dirigeants du M5S, est un média vieux et désuet, la télévision est bonne seulement pour les hommes des partis traditionnels. Grillo sait aussi que ses candidats, recrutés dans la société civile, ne sont pas experts dans les mécanismes de la télévision. L’interdiction est donc également sensée les protéger des pièges des « vieux briscards » du journalisme politique. Pour Grillo, les journalistes sont « de mèche » avec le pouvoir en place, toujours prêts à poser des questions embarrassantes pour tenter de piéger ses candidats. Il doit donc protéger ses militants, qui, selon lui, sont trop « purs » et « naïfs » pour se jeter dans « la fosse aux lions » des joutes médiatiques. Si cette interdiction s’est un peu assouplie ces derniers mois, une méfiance globale envers les médias perdure à la tête du mouvement.

La stratégie va se révéler extrêmement payante, les discours de Grillo bénéficient d’une couverture exceptionnelle des médias. Frustrés d’entrevues, de conférences de presse et de déclarations officielles à la presse, les médias sont « désespérés » et se jettent sur la moindre information relative au mouvement 5 étoiles. Grillo ne parle pas aux journalistes, mais les journalistes parlent beaucoup et toujours de lui.

[...]

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