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03/12/2016

Pollution et écologie en Russie

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 Pollution et écologie en Russie

Appréhender cette question en Russie au travers d’un prisme « anti système » tel que se revendique le Kremlin peut être décapant. Nous savons tous que sans changement de paradigme, la nature connaitra de profondes transformations. Comment la Russie gère son environnement ?

Tout d’abord, il faut rappeler que la Russie a interdit la culture d’OGM. Sauf que ce bon point ne saurait servir de feuille de vigne, et, en la matière, le bilan de Poutine est peu reluisant. En 2012, Medvedev a même annoncé que « 15% du territoire russe est dans un état écologique critique » (https://fr.sputniknews.com/russie/20121018196348930/)

Tout ceci n’est que la conséquence d’une série de décisions remontant à la prise de pouvoir de Poutine. Celui-ci décide notamment de transférer le Ministère de la protection de l’environnement au ministère des ressources naturelles. Seul problème : ce Ministère est en charge de l’exploitation des ressources minières et énergétiques. Le paradoxe est pourtant évident… (http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=916). La Russie n’alloue que 0,15% de son budget fédéral là où Allemagne en alloue 0,29% avec une situation écologique autrement favorable.

Poutine a été incapable d’enrayer le phénomène des feux de tourbes bien connu des moscovites. Pire, celui-ci prend de l’ampleur depuis 2010. En été, la température de la capitale russe peut atteindre 37°C. Et dans les banlieues de Moscou, des incendies bien souvent volontaires sont déclenchés pour parer à un urbanisme aussi sauvage que galopant. Le problème est que la fumée ocre qui recouvre la ville tous les étés représente l’équivalent de deux paquets de cigarettes en quelques heures d’exposition selon le Ministère de la Santé russe (http://www.lepoint.fr/monde/canicule-en-russie-pollution-...)

Plus inquiétant encore. Selon le ministère de l’écologie russe, le pays se réchauffe 2 fois et demi plus vite que la moyenne mondiale. Alors que dans le même temps les températures du globe ont augmenté de 0,17°C sur la décennie, la tendance est de 0,42°C pour la Russie. La conséquence directe est qu’un joyau comme le lac Baikal est directement menacé, son niveau baissant de manière alarmante. Il y a un précédent pourtant : la mer d’Aral (http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/12/25/la-russi...)

D’ailleurs, nous savons aujourd’hui que les ingénieurs soviétiques de l’époque savaient parfaitement ce que qu’ils faisaient et qu'elles en seraient les conséquences. Bien que les causes diffèrent entre Aral et Baïkal, le résultat risque d’être non moins désastreux (http://www.nationalgeographic.fr/18801-mer-daral-la-derni...)

Autre lac où l’on rêve de passer ses vacances, le lac Karatchaï, où une heure d’exposition est suffisante pour vous octroyer une dose mortelle de radiation. En cause, des déchets radioactifs enfouis depuis 1949, des poussières radioactives qui remontent régulièrement, et 500000 personnes contaminées. Cancer et leucémies au programme. (http://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/569/reader...)

Une autre région est largement sinistrée par la pollution. C’est l’Oural. Selon l’Institut d’écologie industrielle d’Ekaterinbourg, « Il n’y a aucun autre endroit au monde qui concentre en une seule région un spectre aussi large de pollutions chimiques différentes alliées à une forte pollution radioactive due aux conséquences de la catastrophe nucléaire de 1957 à Tchéliabinsk et 40 ans d’activité intensive de l’industrie nucléaire civile et militaire. Tout cela dans un contexte de forte concentration urbaine et industrielle. C’est une région économique essentielle étendue et très peuplée. » (http://base.d-p-h.info/fr/fiches/premierdph/fiche-premier...)

En effet, en 1957 eut lieu la catastrophe de Kychtym, et l’optimisme des autorités d’aujourd’hui n’a rien à envier à la culture du secret de leurs aînés soviétiques (http://atomicsarchives.chez.com/kychtym.html)

Toujours selon l’Institut d’Ekaterinbourg qui ne semble ni être une officine de la CIA, ni une succursale de Soros, la situation est critique : « point noir écologique (…) l’Oural connaît une mortalité supérieure au taux de naissance. Seuls 4% des nouveaux nés naissent en bonne santé. 90% des enfants ayant survécu tombent malades plus souvent que la normale ». Rappelons que l’Oural est un des poumons économiques de la Russie.

Vous pensiez que les accidents industriels sont derrière la Russie de Poutine ? Septembre 2016, une rivière de Sibérie devient rouge sang. La cause ? Norilsk Nickel, l’un des plus gros producteurs de nickel au monde. Bien qu’il nie tout incident, l’exploitant annonce tout de même l’arrêt de la production… (http://www.sudouest.fr/2016/09/08/pollution-une-riviere-d...)

riviere_rouge_russie.jpg

Norilsk, ville de Sibérie et 7ème site le plus pollué de la planète. La nature a complètement disparu dans un rayon de 60km du fait de la concentration de métaux lourds dans le sol. Au menu, maladies respiratoires et cancers. (https://rbth.com/politics_and_society/2016/08/16/northern...)

(http://www.worstpolluted.org/projects_reports/display/116)

Norilsk-YAB.jpg

Toujours en Sibérie, la fonte du permafrost, met en péril l’équilibre écologique de la région, en libérant de l’anthrax, provoquant la mort de nombreuses têtes de bétail (http://www.lesechos.fr/02/08/2016/lesechos.fr/02111775176...)

Dès lors, il apparait évident que si la Russie est la championne des « anti-système », elle n’entend guère changer de paradigme en matière économique et environnementale.

Ben/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Note : l'auteur de l'article, Français, a vécu en Russie et en Ukraine.

Commentaires

Ça tourne un peu à l’obsession là. On attend avec impatience le papier sur les toilettes publiques jamais propres de St Petersbourg ou les sucrettes systématiquement périmées des cafés Volgograd.

Écrit par : EVS | 03/12/2016

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J'apprécie beaucoup ce blog mais cette monomanie anti-russe me fait penser à E&R avec le sionisme ...
Et c'est vraiment dommage parce que, dans les 2 cas, ça décrédibilise totalement le propos.

Écrit par : Tchiiip | 03/12/2016

Décrédibilise quel propos ?
Au contraire, ce genre de billet tranche avec la Sainte-Russie-protectrice-de-l'Europe-et-anti-système ! Quant à savoir quelle est le système russe, il semble que certains préfèrent gober la propagande de Kremlin que de voir la réalité des choses.
En tout cas, félicitations au CNC de savoir garder l'esprit critique.

Écrit par : Aronnax | 03/12/2016

La différence entre l'allemagne et la Russie c'est la superficie cela m’étonnerait beaucoup qu'a part les zone industrielle et urbaine le territoire de la Russie soit particulièrement pollué. Sinon pour le réchauffement climatique je pense que les russes sont comme les alsaciens ils n'attendent que cela.

Écrit par : rolalalala | 03/12/2016

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C'est une simple revue de presse le Point, le Monde, Sud-Ouest, Ouest-France… Vous pouvez faire la même chose avec n'importe qui ! Les États-Unis, l'Allemagne, la Pologne… Effectivement la Russie est devenu une obsession du côté du CNC, aucun intérêt !

Écrit par : Charly | 03/12/2016

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Entre parler de la Sainte-Russie-protectrice-de-l'Europe-et-anti-système et faire de la Russie la mère de tous les maux de la planète, je pense qu'il existe un juste milieu.

Écrit par : Tchiiip | 03/12/2016

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Pas tous les maux, mais beaucoup de maux. Un exemple, parmi bien d'autres. On pourrait se demander pourquoi les migrants migrent , en Syrie ou en Tchétchénie . Bon, je sais que pour les esprits binaires, il y a "les islamistes" d'un côté, et les gentils Poutine et Assad qui veulent nous en débarrasser .
Pour d'autres esprits, non binaires, le monde ne se divise pas deux catégories. Eux peuvent éventuellement supposer que de très nombreux migrants sont des gens ordinaires , qui fuient les bombes de Poutine et Assad.
Finalement, Poutine est assez directement responsable des vagues migratoires qui touchent l'Europe.
C'est un seul exemple, mais on pourrait beaucoup parler de l'Ukraine, de l'Europe que le Kremlin veut faire éclater, des incursions militaires russes dans l'espace européen, du déploiement de missiles et troupes dans Kaliningrad, des assassinats et procès politiques en Russie, des raisons du soutien aux partis europhobes, des raisons de la propagande poutinienne sur internet, des attentats de Moscou organisés par le FSB pour asseoir l'accès au pouvoir du Saint homme, ni de la main-mise du Kremlin sur la l'orthodoxie (et son utilisation, par exemple à Paris), ...

Écrit par : Aronnax | 04/12/2016

@Aronnax la Russie de Poutine est loin d'être la principale force de déstabilisation en Europe.
Je dis ça tout en sachant bien que ce type (qui semble-t-il a installé un centre d'écoute et d'espionnage en plein coeur de Paris sous couvert de centre culturel) n'est pas notre ami ...

Écrit par : Tchiiip | 04/12/2016

@ Tchiiip .
"La Russie de Poutine est loin d'être la principale force de déstabilisation en Europe. Je dis ça tout en sachant bien que ce type (qui semble-t-il a installé un centre d'écoute et d'espionnage en plein coeur de Paris sous couvert de centre culturel) n'est pas notre ami ..."

Je suis bien d'accord avec toi. Le Russie est l'une des forces de déstabilisation, mais n'est pas la seule, loin s'en faut.
Moi, je suis simplement reconnaissant au CNC de ne pas suivre aveuglément ce que les relais de Poutine voudraient nous faire gober à coup de "gavage internet" .
Pour être honnête, j'ai été très déçu par certains cercles dont j'étais proches ; et le CNC sort du lot, de par sa pensée libre, son non-alignement, sa non-conformité :)

Écrit par : Aronnax | 05/12/2016

Le Poutinistan a bien plus de relais, dans la nébuleuse, que je ne le pensais ! Des atlantistes enj...és, et non pas seulement dénoncés comme nuisibles par "Dhimmitude et Résignation", ça, nous le savions, mais autant de poutinolâtres, ça en dit long sur notre incapacité à "penser" l'Europe autrement que sous le joug ! Or, pour la "faire" cette Europe, il faut d'abord la "penser" seule ! La Russie a vocation à devenir l'une des marches-frontières de l'Europe désOTANisée mais pour cela il faudra qu'elle cesse d'être la chose de Poutine. Cet habile politicien compose avec le Système, il ne le combat pas...

Écrit par : Aryosophe | 04/12/2016

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Comme l'écrit Tchiip, le Cercle Non Conforme fait de la monomanie anti-russe. La pollution en Russie, après l'ode récent aux crétins nationalistes de Kiev qui copinent allègrement avec les Juifs. Bel exemple d'intelligence politique!
Quand évoquera-t-on la pollution en Californie et l'écologie dans le Dakota du Nord?
Quant à "l'Europe", il faudra vous mettre une fois pour toute dans la tête qu'elle n'existe pas et n'existera jamais. Il y a eut l'Europe romaine et l'Europe de Charlemagne. Point final

Écrit par : Cougar | 04/12/2016

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L'Europe n'existe pas et n'existera jamais ? Ce vaste ensemble géocivilisationnel et ethno-racial ne serait donc qu'une vue de l'esprit ? En tout cas je comprends mieux pourquoi elle n'est guère plus qu'une colonie étasunienne depuis la fin de la dernière guerre et pourquoi certains voudraient en faire une arrière-boutique de l'actuel Poutinistan ! Les reptations des uns (je n'oublie pas les véritables atlantistes) et des autres (dont vous êtes, semble t-il) sont réellement répugnantes... Quant aux "crétins nationalistes" qui copineraient (sic) avec les j...s... Penchez vous donc sur le pedigree de ceux qui constituent l'entourage de votre Franco soviétoïde et vous comprendrez (mais j'en doute) sur ce qu'il fallait entendre par "Cet habile politicien compose avec le Système, il ne le combat pas".

Écrit par : Aryosophe | 04/12/2016

C'est aussi et surtout le résultat du Communisme.
Si vous pensez que tout est de la faute de Poutine.....tant pis pour vous.
En revanche, ce qui est précisé c'est qu'il n'y aucune rupture avec certaines politiques héritées de la période soviétique.
C'est en filigrane la critique avancée par ceux qui parlent de néo-soviétisme. Dans les faits c'est bien le cas, il n'y a pas de rupture.
Elle n'est donc pas, fondamentalement, pro-européenne.

C'est un point de vue qui se défend tout à fait.

Écrit par : DolFusa | 04/12/2016

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Ce que certains appellent de la "monomanie antirusse" est en réalité un nécessaire rééquilibrage.

Voir l'autre face de la monnaie, celle dont les Russes eux-mêmes sont les principales victimes n'est pas être "anti-russe".

Les commentaires ne font que valider le travail entrepris depuis 3 et demi pour défendre une autre voie que celle des autoproclamés pro-Russes qui fantasment surtout sur le "pouvoir fort", ce relicat de la Horde d'or qui n'a rien à voir avec la tradition de liberté des européens.

Écrit par : Gardien du phare | 04/12/2016

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Ouais enfin là ça tourne à l'obcession quand même.
Pourquoi ne pas faire le même genre d'articles sur l'Ukraine par exemple (à moins que ABSOLUMENT TOUS les problèmes de ce pays soient la faute des grands méchants Russes pas gentils)

Écrit par : Tchiiip | 05/12/2016

"la tradition de liberté des européens" : le transition vers le libéralisme du CNC se profile de plus en plus nettement. C'est beau la "réactualisation des paradigmes".

Écrit par : EVS | 05/12/2016

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Encore un commentaire bassement idéologique. Vous pensez quoi de la question de la liberté dans l'antiquité ? Du libre arbitre d'Erasme ? De l'anarchisme (libertaire) ? Ce ne sont pas des réflexions sur la liberté ?

Nos articles critiques de la société de consommation, etc... c'est du libéralisme alors ?

Et vous savez ce que c'est le libéralisme au fond ?

Ça devient fatiguant tous ses réflexes conditionnés chez les militants politiques.

Écrit par : Gardien du phare | 05/12/2016

Je ne comprend pas bien pourquoi tant d'hostilité à l'égard des positions du CNC sur le sujet de l'Ukraine et de la Russie.
Je trouve qu'un peu de pluralisme sur les sites de réinformation est la bienvenue.
Étant donné qu'il n'est pas donné ici une vision caricaturale assimilable au médias traditionnels de désinformation, comme on le dit dans les commentaires.
Enfin je le suppose, sachant que je ne regarde pas la télé, le CNC est un des seuls endroit où je trouve ce point de vue divergent et selon moi rafraîchissant.
Ce n'est que mon point de vue et pour couper court à toutes accusations simplistes, je tiens à préciser que ce n'est que l'avis d'un lecteur ne faisant évidemment pas autorité sur la question.
Sans vouloir relancer un débat sans fin.
Humblement et cordialement.

Écrit par : CeCeFou | 05/12/2016

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La critique du régime de Poutine ne me pose aucun problème.
C'est cette obsession du "Poutinistan" que je dénonce

Écrit par : Tchiiip | 05/12/2016

Comme si c'était le seul pays au monde avec un système de santé défectueux et des problèmes environnementaux

Écrit par : Tchiiip | 05/12/2016

Peut être parce que c'est le seul pays auquel on pardonne tout chez les dissidents/natio/nr ratez la mention inutile.

D'ailleurs vos commentaires l'illustrent bien.

Écrit par : Gardien du phare | 05/12/2016

Je ne vois pas en quoi mes commentaires "pardonnent" quoi que ce soit ...

Écrit par : Tchiiip | 05/12/2016

Effectivement, non seulement mes commentaires recèlent une dimension idéologique mais je m'en vante par-dessus le marché! Parceque, voyez-vous l'idéologie est précisément ce qui empêche la pensée de divaguer tant la frontière entre nécessaire plasticité et opportunisme est mince. L'ideologie, c'est la colonne vertébrale indispensable à la production d'une réflexion d'une action cohérente.
Pour le reste, si je ne prétend pas rivaliser avec vos connaissances en matière d'histoire du libéralisme qui si je vois crois sont particulièrement étendues accordez-moi néanmoins le crédit d'en savoir un minimum sur le sujet.
En tout cas suffisamment pour savoir faire la différence entre "la liberté" des liberaux et "les libertés" des classiques.
Pour ce qui est de l'antiquité, ma foi, j'ai pour ma part l'impression que la diversité des auteurs reflète celle de leurs définitions de la chose et qu'il serait donc périlleux de parler de "la liberté dans l'atiquité" (quoi de commun entre la République de Platon et l'idéal des cyniques?).
J'avoue de bon gré ne pas être spécialiste d'Erasme mais mes modestes connaissance en thomisme ont je l'espère, contribué à m'eclaircir les idées sur cette épineuse question du libre arbitre.
Enfin concernant l'anarchisme libertaire, mouvement que j'apprécie par ailleurs, je me bornerai à eapeller que Proudhon se disait volontiers libéral. Comme quoi...
Concernant vos articles critiques de la société de consommation je les lis avec intérêt. Mais lâ n'est pas la question. La question est que j'interprète certains de vos positionnement (peut-être à tort) comme un glissement vers une ligne atlanto-neocons (diable! Encore de l'idéologie!).Vous ne seriez au demeurant pas les premiers.
Pour ce qui est du libéralisme, dire que je sais ce que c'est "au fond" serait peut-être un peu présomptueux mais permettez-moi d'espérer que les rudiments de philosophie politique qui sont les miens suffisent à m'en donner une idée à peu près correcte.
Enfin, concernant "lesréflexes conditionnés chez les militants politiques", je ne peux que vous faire confiance en cette matière que vous semblez bien connaître, vue l'obsession poutinophobe qui est la votre et le cœur que vous mettez à remettre le sujet dans cesse sur la table. La paille et la poutre comme qui dirait...

Écrit par : EVS | 05/12/2016

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Le CNC n'est pas un blog idéologique. Il s'attache surtout à des principes et à une éthique et repose sur une certaine rigueur scientifique.

Quant à votre commentaire sur les neo-cons, qu'entendez-vous par là ? Car nous en sommes probablement l'antithèse.

Écrit par : Gardien du phare | 05/12/2016

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Votre problème c'est que vous cherchez à nous ranger dans une case ou une boite. Mais nous sommes au-dessus de tout ça, ou au-delà. Ce qui nous intéresse ce n'est pas les débats d'alcôve mais de dépeindre le monde tel qu'il est pour pouvoir y résister et y survivre, y compris face aux travers militants qui finissent par monter des murs au lieu de nous lancer à l'assaut du futur.
Donc très concrètement : libéral, neo-cons, russophobe, etc... tout ça ce dont des mots, des subjectivités, sans aucune importance et qui ne peuvent pas prétendre être vraies.

Écrit par : Gardien du phare | 05/12/2016

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Si je voulais être taquin je vous dirais que votre phrase de conclusion fleure bon le nominalisme et le relativisme, deux stigmates caractéristiques... des libéraux.
Pour le reste, nul ne peut prétendre échapper à une "mise en case", le tout étant de faire en sorte que celle-ci soit la moins étroite possible.
Le fait que vous affirmiez vouloir "résister" au monde tel qu'il est témoigne justement de la situation particulière qui est la votre, de votre parti-pris, bref : de votre idéologie.
Contrairement à ce que vous semblez croire, vous ne valez pas mieux que vos contradicteurs prétendument aveuglés par leurs idées préconçues, les vôtres ne vous déterminent pas moins. Il ne suffit pas de rompre avec un certain "dogmatisme" pour être libre de tous préjugés, c'est d'ailleurs même souvent le contraire. Vois défendez bien une ligne particulière (dont certains aspects sont la promotion de la thalassocratie et un certain racialisme par exemple), assumez-le. Mais s'il n'y a pas de honte à défendre son idéologie, n'allez pas essayer de nous faire croire que vous seriez "au-delà" des catégories, personne n'y croirait.

Écrit par : EVS | 05/12/2016

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La politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire. Rien de plus, rien de moins. Il ne s'agit donc pas d'idéologie, qui consisterait à vouloir imposer un corpus d'idées tenues pour vraies et un dogme établit en tout temps et en tout lieu mais bien d'éléments pour penser notre monde.
Parmi ces éléments il peut y avoir des principes et des valeurs qui font parti de notre héritage mais ils ne sont pas du domaine des idéologies mais de l'être au monde. Tout le monde sait que les idées sont le fruit d'un contexte et qu'elles n'ont de sens (mais pas forcément de pertinence) que dans ce contexte.
Le XXeme siècle a marqué la faillite des idéologies qui ont prétendues se substituer au religieux ou au politique au sens gréco-romain. Les idéologies ne subsistent que chez quelques uns : les libéraux (tels que vous semblez les définir), la gauche progressiste et les militants politiques qui y trouvent beaucoup plus une colonne vertébrale pour structurer leur propre existence qu'un moyen d'avoir une prise sur le réel.

Écrit par : Gardien du phare | 06/12/2016

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Un simple exemple sur la thalassocratie :

- différents cercles idéologiques définissent un continentalisme qui est souvent essentialiste et mystique, opposant la terre et la mer de façon ontologique. "La terre c'est ça, la mer c'est ça donc il faut être pour la terre".

- nous répondons par la géographie et l'histoire, donc par du concret et du non idéologique, en rappelant entre autre l'importance de notre ZEE française, la politique russe en la matière, etc...

- le message est reçu sous l'angle idéologique et certains imaginent que puisque nous défendons la mer alors nous défendons l'idée que se font de la mer les continentalistes. (l'idée qu'ils se font eux-mêmes de la mer)

On ne peut juste pas se comprendre car nous n'essentialisons pas "la terre" et "la mer". Nous y voyons des territoires avec des ressources, des atouts et des contraintes géographiques. Nous réfléchissons en fonction de nos intérêts nationaux (et européens).

=> Un membre de l'équipe d'Eléments à eu l'honnêteté de me dire qu'il ne s'agissait pas de terre et de mer géographique, donc nous avons bien raison, d'un côté la pure abstraction des idées, de l'autre le réel : l'espace géographique, l'histoire des peuples.

Autre exemple :

La ND a souvent défendue l'europe carolingienne. Ils pensent donc pour la plupart, y compris chez certains camarades, que l'Europe carolingienne est LA solution en tout temps et en tout lieu. Pour notre part nous avons au contraire émis l'hypothèse qu'il semblait plus conforme aux réalités historiques et géographiques de séparer latin et germains dans deux ensembles distincts. Il ne s'agit donc pas là d'idéologie.

Dernier exemple :

Vous parlez du racialisme. Nous avons commis un article critiquant vivement le racialisme anglo-saxon. Il ne s'agit donc pas d'un énième -isme idéologique que nous défendrions, mais d'une défense de notre européanité parce que le contexte nous y pousse. L'idéologie ce serait de considérer qu'en tout temps et en tout lieu il faudrait mener une politique raciale au sens où celle-ci peut être définie par nos contemporains. Or ce n'est pas de ça dont il s'agit mais d'une politique qui n'a de sens que parce qu'elle est nécessaire dans un contexte qui nous est défavorable sur le plan démographique. La démographie c'est du réel pas de l'idéel. Et c'est parce que certains ont pris acte des réalités démographiques qu'ils ont pu développer la théorie du Grand remplacement. Ils le font à partir d'éléments tangibles. Les gens qui adhèrent à cette théorie ont plus souvent lu Zemmour que toute la doctrine politique des cercles militants.

Écrit par : Gardien du phare | 06/12/2016

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Content que vous rappeliez l'importance capitale de garder notre ZEE (et donc nos territoires d'Outre-Mer ... à part Mayotte peut-être ...)

Écrit par : Tchiiip | 06/12/2016

Je ne veux pas épiloguer mais, pour que la "politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire", il faut bien, au préalable, disposer d'une définition de "ce qui est nécessaire" précisément. C'est cette définition qui forme la base d'une idéologie. Les nationalistes diront que le nécessaire est la défense de la nation, les libéraux la liberté, les racialistes la défense de la race, les socialistes la distribution égalitaire des richesses, un écologiste la défense de environnement, etc. Il y a autant de conceptions du "nécessaire" que d'idéologies et prétendre en avoir le monopole est une déformation de perspective. Je n'en tire cependant aucune conclusion relativiste puisque je considère que certains ont tort et d'autres raison, ou du moins que chacune de ces idéologies peut contenir un certain degré de vérité.
Pour ce qui est des principes et des valeurs, il en va de même : notre héritage les contient tous. L'Europe a produit aussi bien des Mandeville que des Maistre, des Constant que des Bonald, des Reclus que des Schmitt, etc. Bref on y trouve de tout : étatistes, anarchistes, nationalistes, internationalistes, écologistes, libéraux, réactionnaires, monarchistes, communistes...
Nul ne peut prétendre, encore une fois, avoir le monopole de la défense des valeurs européennes dans la mesure où chacun opère un choix parmi celles-ci. C'est précisément ce en quoi consiste le fait d'adopter une idéologie : s'approprier un corpus d'idées, une vision du monde qui s'inscrit dans une tradition intellectuelle particulière.
Pour ce qui est de la relativité des idées à leur contexte d'apparition, je ne peux vous suivre à 100%. Le catholique que je suis professe que les idées de Bien, de Mal, de Charité et de Vérité sont intangibles. De même, ma fréquentation des auteurs grecs et latins m'a appris que les vertus de civisme, de respects des ancêtres, de sobriété intellectuelle de piété sont intemporelles. Les embrasser, c'est adopter une idéologie, au sens noble du terme.
Enfin, je ne crois pas pour ma part que XXeme siècle ait marqué la faillite des idéologies, mais plutôt le triomphe d'une d'entre elles sur ses concurrentes, à savoir l'idéologie mondialiste marchande et matérialiste. Croyez-vous que gens comme Richard Coudenhove-Kalergi, Georges Soros, ou les Rothschild soient dénués d'idéologie? Que croyez-vous que promeuvent des institutions telles que le CFR, la société Fabienne ou la trilatérale si ce n'est une idéologie?
Je n'ai jamais cru ni à la fable lyotardienne de la fin des grands récits ni à la fin de l'Histoire pronostiquée par Fukuyama. Nous vivons au contraire dans un monde profondément idéologisé et il n'y a pas de mal à lui opposer la nôtre. Cela est même "nécessaire".

Écrit par : EVS | 06/12/2016

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Vous écrivez :

"Enfin, je ne crois pas pour ma part que XXeme siècle ait marqué la faillite des idéologies, mais plutôt le triomphe d'une d'entre elles sur ses concurrentes, à savoir l'idéologie mondialiste marchande et matérialiste. Croyez-vous que gens comme Richard Coudenhove-Kalergi, Georges Soros, ou les Rothschild soient dénués d'idéologie? Que croyez-vous que promeuvent des institutions telles que le CFR, la société Fabienne ou la trilatérale si ce n'est une idéologie?
Je n'ai jamais cru ni à la fable lyotardienne de la fin des grands récits ni à la fin de l'Histoire pronostiquée par Fukuyama. Nous vivons au contraire dans un monde profondément idéologisé"

C'est pour cette raison que j'écris : "Les idéologies ne subsistent que chez quelques uns : les libéraux (tels que vous semblez les définir), la gauche progressiste et les militants politiques"

Les libéraux sont les seuls à agir encore par idéologie, avec les reliquats du gauchisme d'état et les militants, souvent jeunes, des deux "extrêmes".

Vous parlez de l'écologie, je ne pense pas que l'écologie soit vraiment "idéologique" précisément car l'écologie est le fruit d'un contexte : l'avènement du capitalisme technicien et consumériste ayant profondément malmené les terroirs et les sociétés humaines. L'écologie n'a de sens qu'à notre époque. Et l'écologie passe beaucoup plus par l'action que par l'abstraction des idées. L'écologie prône la modification de nos modes de vie, de nos modes de consommation, etc... et il ne s'agit pas ici d'idéologie.
Est idéologue celui qui ne tient pas compte du réel pour appliquer son corpus idéologique. Les marxistes en sont un parfait exemple, ayant appliqué la lutte des classes dans des sociétés rurales... avec les dégâts qu'on connaît : Cambodge, Ukraine par exemple.

Écrit par : Gardien du phare | 06/12/2016

Ainsi lorsque nous parlons d'écologie en Russie encore une fois nous opposons les réalités à l'idéologie : la situation catastrophique du pays sur ce plan face aux idées que se font les russo (ce que vous voulez) de ce pays.

D'un côté les idéologues, qui envisagent la Russie sous un angle mythifié, de l'autre ceux qui voient les faits, le réel.

Écrit par : Gardien du phare | 06/12/2016

EVS, un détail, mais comment être catholique tout en défendant les idéologies ? Si on est catholique, on a pas besoin d'idéologie, les idéologies sont des ersatz de religion pour ceux qui ont postulé que Dieu est mort. Ils bâtissent sur le vide à partir de leurs idées, qui ne sont qu'un assemblage de clichés rassurants. C'est pour ça qu'il y a tant de types infréquentables dans les milieux militants, cars ils cherchent à combler leur vide intérieur par des idéologies qui les raccrochent à quelque chose. L'idéologie devient toute leur vie et sans elle ils ne sont plus, ils sont alors incapables de la remettre en question. C'est le début du fanatisme.
L'analyste, qui sait que les faits sont les faits, juste les faits, mais au moins les faits peut se remettre en question. Et c'est d'ailleurs ce que vous et d'autres semblaient nous reprocher "vous devenez libéral, neo-cons". Au de-là du fait que c'est faux, cela veut-il dire qu'on a juste le droit de coincer le gouvernail et d'aller tout droit, même si on aperçoit l'iceberg ? Si le CNC n'est pas idéologique, c'est justement parce qu'il s'autorise des remises en question, des ré-ajustages, qu'il ne prétend pas dire le Vrai au sens religieux mais simplement caresser du doigt la vérité.
Aucun article du CNC n'est incantatoire ou caricatural. cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas nous tromper, mais cela signifie que nous avons une distance critique. Parce que nous sommes libres. Et en particulier libre des idéologies.
Il y a les croyants, les analystes et les idéologues. C'est au final très simple.

Écrit par : Gardien du phare | 06/12/2016

C'est étrange votre façon de voir les choses, vous parlez de l'histoire et de la géographie comme si c'était des sciences dures. Mais elles sont forcément idéologiques dans son interprétation !

Par exemple votre ZEE française existe tout simplement par volonté de la France d'avoir gardé des colonies confetties à travers le monde. Les intérêts français et européens dans ce cas ne sont pas les mêmes. Pas mal de pays en Europe nous le reproche.

Effectivement la notion de "terre mer" n'est pas qu'une notion purement géographique, vu que c'est de la géopolitique donc prendre en compte aussi l'économie, la politique, l'histoire… Mais ce n'est pas une abstraction des idées, c'est une analyse ensuite vous en faites ce que vous voulez, elle vous permet de comprendre.

Votre volonté de séparation des latins et des germains est une idée venant de Maurras et elle est purement idéologique. Qu'allez-vous faire de l'Italie du nord étant culturellement et économiquement plus proche de l'Autriche et de l'Allemagne.
Vous voulez vous baser sur l'histoire ? Que faites vous de l'héritage du Saint-Empire romain germanique ?

Vous ne défendez pas une Europe Carolingienne (moi non plus, je suis contre) par réalités historique et géographique. Pourtant vos adversaire pourront facilement vous dire que l'Europe Carolingienne est aussi une réalité historique et géographique et ils auront aussi raison.

La notion de latins et de germains ne me parait pas très pertinent aujourd'hui et sincèrement n'a jamais été mise en place dans notre histoire moderne. Avez-vous des exemples ?

Pareil "La démographie c'est du réel" c'est surtout une analyse. J'en parle aisément cela fait parti de mon job et une études britannique et française par exemple n'auront pas la même conclusion vu les différences de méthode. Il n'y a pas pire qu'un livre d'un démographe sur le plan idéologique.

Écrit par : Charly | 06/12/2016

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L'Europe carolingienne n'a jamais vraiment existé. L'empire de Charlemagne fut éphémère (comme vous le savez) et la séparation en trois entités en 843 à Verdun par ses petits-fils n'étaient que pure logique, au-delà de la tradition de partage chez les Francs.

Pourquoi ? Car la limite des deux europes a été fixée par Rome. Il y a les territoires qui ont été romanisés et ceux qui ne l'ont pas été.

Le saint-empire romain germanique était plus germanique qu'autre chose et l'UE reproduit d'ailleurs exactement la même ânerie que de vouloir créer un empire européen avec l'allemagne pour centre (on avait publié un article à ce sujet, vous le retrouverez dans nos archives).

Il y aura toujours des territoires "à cheval", comme une partie de l'Italie du nord, l'Alsace ou la Flandre, ce sont d'ailleurs les territoires de l'ancienne lotharingie, entre francie occidentalis et Francia orientalis. Mais à un moment il faut arbitrer.

Nous avons aussi publié un article à ce sujet "Le couple franco-allemand doit-il faire chambre à part ?". Nous y citons évidemment Maurras.

L'histoire se base sur des faits, la démographie sur des chiffres, la géographie sur une étude de l'espace. Ne confondez pas analyse (ce que nous faisons) et idéologie. C'est d'ailleurs ce qui rend certains universitaires insupportables, on ne sait plus à un moment donné si ils font de l'analyse ou de l'idéologie.

Écrit par : Gardien du phare | 06/12/2016

"L'histoire se base sur des faits, la démographie sur des chiffres, la géographie sur une étude de l'espace. Ne confondez pas analyse (ce que nous faisons) et idéologie."

Vous avez une façon de voir les sciences humaines qui est incroyable ! Une analyse ? À partir du moment ou vous faites un choix sélectif d'articles de presse, vous lui donné une orientation à votre article ? Non ?

L'histoire se base sur des faits ? L'analyse sera différente selon un grand nombre de critère.

La Bataille de la Moskova c'est une victoire pour l'armée française ou une défaite ?
Vaste sujet, non ? Que les historiens analyse encore et selon leur pays. Pareil pour la première guerre mondiale déclaré par les allemands ou par les français ? Le nombre de livre polémique ne manque pas sur le sujet.

Juste dans mon domaine si je vous donne des chiffres bruts en démographie vous serez incapable de les comprendre et à partir des mêmes chiffres je suis capable de vous en faire deux analyses différentes et aucune des deux ne sera fausse. Un de mes exercices de masters.

Bonne journée à vous

Écrit par : Charly | 06/12/2016

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"À partir du moment ou vous faites un choix sélectif d'articles de presse, vous lui donné une orientation à votre article ? Non ?"

=> Des articles qui se basent sur des faits
=> L'article est une démonstration, ce qui est un exercice classique, qui n'est pas spécialement idéologique.

"Juste dans mon domaine si je vous donne des chiffres bruts en démographie vous serez incapable de les comprendre[...]"

Allez y, ça m'intéresse.

Écrit par : Gardien du phare | 06/12/2016

A partir du moment où l'intervenant parle de "sciences dures" pour faire son enquiquineur, toute crédibilité est perdue.
L'histoire, comme la géographie, sont-elles plus ou moins "dures" que la physique quantique ? La géographie physique est-elle plus ou moins proches des "sciences naturelles" que l'astrophysique ?
L'effet Mandela est-il plus ou moins fiable que les faits historiques concernant le 18 brumaire an VIII ?
Hervé le Bras est-il un démographe ?
Vous y êtes ?

Entre l'autre qui nous refait, en plus mauvais, un remake d'un des films d'Eisenstein en mode le CNC "ilèmepôpoutine, ilècontrléblan, ilèjouif", et vous, Charly, qui souhaitez pointer du doigt, du haut de votre piédestal incertain, les pseudos-incertitudes concernant les sciences humaines en les hiérarchisant avec une division désuète ("dure" "molle"... sérieusement ? on dit encore ça en "masters" ?) et en les accusant d'être soumises à des idéologies... ce billet aura eu le mérite de prouver, si cela devait encore l'être, combien 'la mouvance' sait être ridicule.

C'est fatigant toute cette énergie perdue.

Mention spéciale, en ce moment, aux "catholiques" de tout bord (mais surtout les tradis et les presque tradis, les décoincés, ceux qui ont fait leur coming out au moment de la manif pour tous, mais qu'on entendait pas avant ça) qui s'imaginent être sur un chemin de crête Vrai, Vertueux, Bon, toussa, leur permettant de cerner mieux que tout autre la voie à suivre. Je ne sais pas ce qui est pire dans ce gloubi-boulga d’idiots, les racialistes blancs ou les cathos qui s’essaient à la réflexion politique et géopolitique.

Un vrai catholique, c’est un catholique qui se tait et qui prie. Point. Dès qu’il l’ouvre pour parler des choses terrestres, pour défendre sa morale, sa vertu, sa fierté, son droit à être respecté et toléré, il est déjà quasiment perdu.
Le vrai catholique apprécie le Christ in Piss parce qu’il sait que le Christ est mort et ressuscité justement pour ça. Le vrai catholique s’en ballek du mariage pour tous parce que ce n’est pas son problème. Parce qu’il sait que Cybèle et Héliogabale ne durent qu’un temps.
Le vrai catholique se la ferme, encaisse, et c’est tout. S’il répond, s’il tape, s’il se défend, il n’est plus catholique, il est autre chose.
Le vrai catholique sait qu’il y a la communion des saints, la réversibilité, et que le temps présent n’a pas d’importance, si ce n’est dans la prière.

Donc, que les catholiques se taisent et prient. Et qu’ils laissent la « real politik » aux personnes qui sont déjà ‘perdues’ et qui comptent sur eux pour les sauver, si ce n'est pas déjà fait d'ailleurs... Apocatastase !... quoique, non, le pseudo-vrai catholique dira que c'est pas le vrai catholicisme d'avant Mgr Lefebvre, que c'est de la jouiverie franc maçonne vaticaniste, parce que c'est signé de Lubac... quoique Lubac c'est aussi "la postérité spirituelle de Joachim de Flore", et donc en quelque sorte, c'est Muray, et Muray on a le droit de le lire quand même quand on est catho réac tridentin... merde, le catho ne sait plus quoi faire !!

Bref. La Russie de Poutine pollue, pue, est sclérosée, ne survit que grâce à sa production et exportation énergétique, a pourri les mers arctiques, copine avec les chinois, ravagent ses périphéries, mais possède de belles vitrines à Saint Pétersbourg et Moscou, et des belles églises aussi.
Si seulement la Russie de Poutine avait pu nous donner des Dostoievski et Soloviev, histoire de nous prouver sa bonne foi.

Cordialement !

Écrit par : aristide | 06/12/2016

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Ah pour vous un article de presse est une simple démonstration ? Pas d'idéologie dans la presse ! Ni généraliste ni spécialisé ? C'est vrai que la presse française a été bien inspiré au moment Tchernobyl.

Pour une étude de démographie, si vous prenez une méthode d'extrapolation libre et linéaire ou une méthode optimale d'interpolation vous n'aurez pas forcément les mêmes résultats. Je ne suis pas démographe mais je rédige des rapports à partir d'études démographiques et selon les cabinets vous n'avez les mêmes résultats. Surtout les études françaises, qui ne sont pas excellent !

Je ne vous dérange pas plus, vu le message d'énervement d'Aristide ne correspondant en rien à mes remarques, je ne suis pas là pour polémiquer gratuitement.

Bonne soirée à vous et bonne continuation

Écrit par : Charly | 06/12/2016

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Faites vous une tisane Aristide, ça va passer.
Et cher Gardien du phare, si l'association des termes"foi catholique" et "idéologie" vous semble malvenue, peut-être pourrons-nous nous mettre d'accord sur celui de "doctrine?"

Écrit par : EVS | 06/12/2016

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Les idiots contre les crétins frénétiques ? Laissons de côté la valse des interprétations de côté et posons la question qui pour être ancienne n'en est pas moins pertinente. Elle concerne les "sceptiques", les rationalistes, les "réalistes". Je dois bien avouer que l'idiot racialiste blanc que je suis leur préférera toujours un "catholique et Français toujours" animé par la foi militante. Mais entre "idiots" assumés...

Bref. Lorsque la critique des "normes" débouche sur la critique comme norme, y a t-il encore une orientation assurée ?

Écrit par : Aryosophe | 07/12/2016

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Houlalalalala ! j' étions point v'nu d'puis belles burettes ! et que vois-je ! que je lis-je ! ça chauffe sur le CNC sans gaz à effet de serre à serrer les fesses ... quoi qu' on en dise sur Poutine , la Russie , etc ... reste que partout dans le monde , la destruction des espaces , et des espèces, est à l' oeuvre .. il y aurait tellement à dire et redire que Jean reste couac .. Au moins les avis divergents qui s' expriment ici prouve l' existence de la diversitude .

Écrit par : EQUALIZER | 07/12/2016

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Relax, tout le monde, dès que ça parle de la Russie ça devient un débat inutile sur un pays dont il est évident qu'il se sera effondré bien avant la fin du siècle s'il continue sur cette trajectoire (économie dans un sale état, Chine qui est sans aucun doute pressée d'avoir un prétexte pour "reconquérir" les territoires d'Asie du Nord lui ayant appartenue (ironiquement, lorsqu'elle était dirigée par des dynasties etrangeres),etc.). Il faudrait se concentrer en priorité sur notre situation qui n'est pas des meilleurs et ne cesse d'empirer de jours en jours à cause d'une oligarchie se considérant comme membre d'une élite mondiale et ne servant que ses intérêts en vendant notre Europe aux étrangers tant économiquement (Qatar,Émirats Arabes Unis,etc.) que démographiquement (maghrébins, subsahariens,etc.).

Écrit par : Quelqu'un qui passe | 07/12/2016

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