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15/11/2016

Chronique de bandes dessinées : Marsault, BREUM #1 et #2

 Marsault, BREUM #1 et #2

(éditions RING, 2016)

Samedi 12 novembre, à la boutique Humeurs Noires à Lille, Marsault, bras tatoués bien visibles, enchaîne les dédicaces. Il est 15h25, je pense arriver tout juste et pourtant, je ne repartirai qu'à 17h00 après 1h30 dans la file d'attente. Je laisse derrière moi autant de monde dans la boutique qu'il y en avait devant moi à mon arrivée. Énorme succès. Incontestable. Mérité ?

breum 1.jpgBREUM #1 – Attention ça va piquer et BREUM #2 – Blindage en liberté sont parus aux éditions RING en septembre 2016. Ils sont en quelque sorte une réponse à la censure dont a été victime Marsault après que des harpies féministes aient fait en sorte de lui couper le crayon. Ironie du siècle ? Alors qu'internet apparaît aujourd'hui comme un espace de liberté, c'est par l'édition que Marsault va au contraire retrouver la sienne. Au passage, on pourra saluer les éditions RING qui font un travail exemplaire permettant de maintenir la liberté d'expression dans ce pays en proie au totalitarisme gauchiste. L'esprit Charlie semble bien loin...

Marsault, c'est un peu le Famine (Peste Noire) de la BD. Mais là où Famine fait mouiller le slip des gauchistes par sa musique et son univers franchouillard bien rural, Marsault colle des sueurs froides à la bobocratie par son talent pour le dessin. Son coup de crayon, qui n'est pas sans rappeler la BD satirique française des années 80' à la Fluide Glacial délivre des tonnes de haine et de violence gratuite, juste pour le plaisir d'offrir. Mangez en tous, c'est cadeau. Références nauséabondes assurées. Ne cherchez aucun philosophie chez Marsault, autre que celle d'une liberté de ton qui secoue le bassin au fusil mitrailleur.

breum 2.jpgMarsault c'est le talent, le style bien de chez nous de la BD non-conforme et l'absence de tabous. Mais c'est aussi l'humour, le second degrés, l'expression de tout ce qu'on ose pas dire en public. Un mec te fait chier avec ses conneries, tu lui adresses un sourire poli, là où Marsault lui explose la cabine au char d’assaut. Inutilement violent ? Peut-être. Et c'est d'ailleurs la limite qu'on trouvera à toute cette génération maniant la violence artistique comme réponse aux consciences anesthésiées par le politiquement correct. Mais on ne force personne à lire Marsault et il n'a jamais prétendu être un « penseur dissident ».

Comme tous les mecs inclassables (et je me range dedans) plutôt réac, certains mettront Marsault dans cette veine des auteurs et artistes « anarchistes de droite ». Mais au fond, ça n'a pas une grande importance. Marsault parlera aux esprits libres au-delà de toutes les considérations politiques. Maintenant, c'est pas sur que ça plaise à vos beaux-parents à Noël. Mais vous pouvez toujours essayer...

Jean/C.N.C.

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