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01/08/2016

L’œcuménisme contre la nation et les Européens : autopsie d'une arnaque médiatique

 

L’œcuménisme contre la nation et les Européens : autopsie d'une arnaque médiatiquecoexist.jpg

 

L'islam est devenu un sujet majeur de préoccupation pour nos compatriotes. Les attentats qui se succèdent, revendiqués par l'Etat islamique, alimentent cette préoccupation. D'autres en revanche font de la surenchère dans la tolérance, injectant du padamalgam trois fois par jours pour être bien sûrs qu'il ne viendrait pas à l'idée des Français de s'offusquer contre la présence musulmane sur notre sol. D'autres encore demeurent persuadés que le système nous pousse à la guerre contre l'islam alors que les faits qui s'accumulent invalident jour après jour ce type de théories. Du côté de l'Etat, on se préoccupe de la « montée du populisme » et on réaffirme depuis un peu plus de 10 ans la laïcité à l'école ou dans les lieux publics, garante du « vivre-ensemble ». Si bien que la laïcité, qui était un principe républicain assez mineur, en devient peu à peu une valeur majeure, à l'instar des autres valeurs inscrites dans la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité.

Pourtant la laïcité est une spécificité hexagonale qui n'existe pas en tant que telle en Europe. La plupart des pays européens disposent de religions d'Etat, souvent le catholicisme, parfois le protestantisme. Le paradoxe actuel étant que la laïcité est contraire à tout ce qu'ont entrepris depuis 40 ans les pouvoirs publics et les milieux associatifs, souvent de gauche, au nom du « droit à la différence » et de la lutte contre les discriminations. La loi Pleven de 1972 est en réalité contraire aux fondamentaux de la IIIème République en matière de laïcité et de liberté de la presse (loi de 1881) comme le démontre d'ailleurs avec talent la jeune doctorante de Sciences Po Anastasia Colosimo dans Les bûchers de la liberté. Cette loi serait même contraire à la Constitution de la Vème République qui ne reconnaît aucune communauté en dehors de la nation. C'est ce qui a conduit à refuser la reconnaissance du « peuple corse » par exemple. Par ailleurs, il n'y a, à l'origine, dans le droit français que des individus et non des communautés. Or la loi de 1972 de Pleven (qui fut aussi dans les années 1950 un acteur de la tentative d'instauration de la Communauté Européenne de Défense à laquelle s'opposa le Général de Gaulle) reconnaît le fait communautaire puisque des communautés peuvent être « victimes ». Lorsqu'un juif, un musulman ou même un catholique sont victimes d'une agression, une certaine lecture de la loi peut permettre de reconnaître que c'est l'ensemble de leur communauté qui est concernée. Cette loi a donc ouvert la boîte de Pandore du communautarisme, ce qui n'a rien d'étonnant pour des européistes favorables à la reconnaissance des « minorités ». La fracturation de la nation française a donc été aussi impulsée, de l'intérieur, par la démocratie-chrétienne. Cela a un effet sur la presse puisqu'elle conduit à un retour du blasphème qui est absent du droit français. D'une certaine façon en condamnant l'islamophobie en justice, on reconnaît implicitement le blasphème. Et on entretient une compétition victimaire, de surcroît. Ainsi Valls a adressé son soutien à la « communauté des catholiques » après l'assassinat du père Hamel, plutôt qu'aux Français de confession catholique, comme cela serait plus juste. Ce phénomène se retrouve partout, on adresse ses condoléances à la « communauté juive » ou à la « communauté musulmane » sans distinction de nationalité. La confession prend donc le pas sur la nationalité, à rebours de ce qu'avait impulsé la Révolution française et qu'a analysé René Rémond dans son ouvrage Religion et Société en Europe. Il n'y a plus des « juifs Français » mais des « Juifs de France », incluant donc à égalité les ressortissants français et étrangers au nom d'une religion commune. Dans un monde globalisé, les solidarités nationales se disloquent au profit de solidarités religieuses, claniques ou tribales. Maintenir la concorde nationale relève donc du tour de force, surtout si l'on refuse de sacrifier le mythe multiracial et multiculturel. Ainsi on s'interroge souvent sur la compatibilité entre l'islam et la démocratie, on parle d'un islam de France ou d'un islam républicain.

Cette préoccupation n'est autre que celle des Frères musulmans qui ont, en Europe, comme les catholiques du XIXème siècle, parfaitement adopté les « codes » de la démocratie que les salafistes n'adoptent pas : présentation à des élections, manifestations, pétitions, débats… Ceci est important car à l'instar des catholiques qui combattaient la Révolution d'un côté avec la contre-révolution et de l'autre en usant des armes de la démocratie via ce qui deviendra la démocratie-chrétienne, les musulmans font exactement la même chose. D'un côté ceux qui, intransigeants, réclament l'instauration du Califat comme d'autres ne juraient que par la monarchie de droit divin; de l'autre les Frères musulmans qui manœuvrent en utilisant des méthodes de l'Etat de droit. L'objectif de ceux-ci étant certes d'étendre la charia mais aussi de lutter contre un double héritage occidental, en réalité français, dans le monde arabo-musulman : le nationalisme et l'autoritarisme. Ce sont en effet certains arabes formés dans les universités françaises qui ont structurés le nationalisme arabe comme c'est le cas en Syrie. On comprend pourquoi la France est une cible prioritaire, elle est à l'origine du pêché originel.

Les Frères musulmans ont parfaitement su mouler leurs discours sur celui des élites occidentales hostiles au nationalisme : les nationalistes arabes sont des dictateurs, l'islamophobie est une forme de racisme et lutter contre la nudité des femmes dans l'espace public est une forme de féminisme comme d'ailleurs le maire de Londres vient de nous montrer un brillant exemple. Marwan Muhammad, directeur exécutif du Collectif contre l'islamophobie en France, lié aux Frères musulmans, a par exemple publié un rapport sur les discriminations pour le Réseau européen contre le racisme (en anglais l'acronyme est ENAR). Un réseau qui a récemment publié un rapport sur « la contribution positive des migrants et des minorités ethniques ». L'Open Society Institute du milliardaire pro-démocrate Georges Soros, dont on connaît les positions favorables à l'immigration, a financé des campagnes d’affichage du CCIF de Marwan Muhammad. Comment ne pas aussi se questionner sur l'opération de communication menée au sujet des musulmans (dont beaucoup de femmes voilées) se rendant à la messe après l'assassinat du Père Hamel ? Peut-on y voir une nouvelle offensive des Frères musulmans à l'endroit de l'opinion publique ? C'est en tout cas sans surprise qu'au journal de 20h, après un reportage lénifiant nous vantant ce grand moment œcuménique, la chaîne publique d'information proposait une interview de l'imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, dont on connaît la promiscuité avec les Frères Musulmans puisqu’il est membre de l'UOIF (Union des Organisations Islamiques de France). On connaît la proximité de ce dernier avec le maire de Bordeaux, Alain Juppé, que certains annoncent vainqueur aux élections présidentielle de 2017. Quant à Georges Soros, il est aussi un des argentiers d'Hillary Clinton dont on se questionne sur les liens avec les Frères musulmans. Voila un début de réponse. A l'échelle internationale, il y a en effet une organisation qui a tout intérêt à la fin du nationalisme arabe et à une ré-islamisation des masses musulmanes : les Frères musulmans. C'est sans surprise qu'ils ont pris pied à l'issu du printemps arabe en Tunisie via Ennahdha et en Egypte où, sans le coup d'Etat militaire, ils seraient encore au pouvoir. Les seuls garants de la laïcité dans cette région du monde sont les états nationalistes, autoritaires et militaires, d'inspiration bonapartiste que combat autant le libéralisme protestant anglo-saxon, que la démocratie-chrétienne d'ascendance catholique ou le sunnisme intégriste des Frères musulmans.

Revenons à notre hexagone. Une conclusion semble d'ors et déjà s'imposer. Les trois grandes religions sont solidaires pour faire sauter la laïcité et pour communautariser la France et faire reculer le fait national. Cela doit apparaître comme une évidence à tous les observateurs. Ainsi le discours ambiant ne parle plus que de fraternité « entre les religions », de «coexistence », d'œcuménisme, de fraternité entre croyants. Et les non-croyants ? Ceux que le fait religieux irrite ? A la trappe. Il est étonnant de voir avec quelle délectation les médias nous montrent les poignées de mains entre prélats catholiques et musulmans. Comme si le débat public se plaçait sur une relation entre catholiques et musulmans dans une société sécularisée, plutôt déchristianisée, et dans une République officiellement laïque qui ne reconnaît pas le catholicisme comme religion officielle ! C'est là encore un magnifique succès des Eglises qui parviennent à s'imposer dans le débat public alors que le sujet n'est absolument pas « interconfessionnel » mais ethnique : les islamistes, dans le sillage des mouvements de décolonisation veulent attaquer le monde blanc. Les islamistes sont donc gagnant sur les deux tableaux : d'un côté ils parviennent à recruter par la violence via l'EI, de l'autre ils agissent pour détruire la nation une et indivisible en renforçant le communautarisme religieux au nom de la lutte contre les discriminations et pour le droit à la différence, par l'intermédiaire de structures plus policées et visant les milieux diplômés comme c'est le cas des Frères musulmans. Du côté catholique, l'islam peut apparaître comme un bélier enfonçant l’édifice de la laïcité et comme un moyen de se placer dans une relation d'amitié/rivalité avec cette autre grande religion. La démocrate-chrétienne Merkel, qui fait venir moult migrants, incite par exemple les Européens à redevenir chrétiens, prétextant que c’est un bon moyen de mieux comprendre l'islam :

« Nous devons avoir le courage d’être chrétiens, de susciter le dialogue [avec les musulmans], d’aller à la messe ou au culte, de nous replonger dans la Bible » et « Pouvoir expliquer la signification d’un tableau accroché dans une église n’est pas une tare. Si vous demandez à des écoliers ce qu’est la Pentecôte, les réponses seront sûrement très décevantes. Je ne comprends pas vraiment pourquoi on se plaint du fait que les musulmans connaissent bien le Coran. »

L’œcuménisme n'est donc aucunement un acte de faiblesse ou un refus de voir la réalité, il est mûrement réfléchi. Les autorités religieuses veulent progressivement se substituer à l'Etat pour garantir la paix et la sécurité et les Frères musulmans souhaitent apparaître comme l'unique recours face à la violence djihadiste vis à vis d'un État incapable d'endiguer les actes de terrorisme. On pourrait même envisager que l'EI soit un leurre médiatique destiné à détourner les regards de l'opinion publique d'une islamisation sournoise se faisant silencieusement, pacifiquement, avec l'assentiment des politiques, des associatifs et des Églises. Certains comprendront sûrement un peu mieux les réticences de l'aile nationale-républicaine du FN à copiner avec les autorités catholiques. Ce serait recourir à l’Église là où il faut réaffirmer la puissance de l'Etat et la souveraineté de la nation comme corps politique et communauté de destin.

L’œcuménisme est donc une vaste arnaque menée par les Églises pour attaquer le fait national, se constituer en corps intermédiaire et pour détourner les populations de l'offensive conduite contre le monde blanc, car depuis la décolonisation, c'est bien de cela dont-il s'agit, non pas d'une guerre de religion mais d'un conflit opposant les anciens peuples opprimés du tiers-monde à leurs anciens colons européens.

Jean/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Commentaires

Article très intéressant !

Deux remarques (qui sont peut être des évidences) :

- Les islamistes seraient en résumé les "idiots utiles" (terme trop facile mais qui synthétise les choses) des frères musulmans en Europe et en France.

- A la fin de l'article vous parlez d'affirmation de la puissance de l'état, de la souveraineté de la nation contre cette tendance "communautariste", de reprise en main de certains pans de la société par la religion (l'islam en particulier) : mais du point de vue des blancs européens français, ne va-t-on pas être renvoyés constamment à cette religion catholique qui sera finalement vue comme un marqueur identitaire ?
Ou bien l'Eglise restera-t-elle ce lieu pour démocrates-chrétiens qui font de bons commissaires européens...

Bien à vous,

Écrit par : MV | 01/08/2016

" ne va-t-on pas être renvoyés constamment à cette religion catholique qui sera finalement vue comme un marqueur identitaire ?"

Surement, c'est pour ça qu'une partie de l'Eglise a intérêt à jouer le jeu du communautarisme... Sans que cela n'empêche nullement d'en faire un lieu pour démocrates-chrétiens européistes. :-)

Écrit par : JB | 01/08/2016

Audacieuse la comparaison entre catholiques traditionalistes et salafistes ^^^

Écrit par : Tchiiip | 01/08/2016

Quant on voit certaines officines, la question mérite d'être posée...

Écrit par : JB | 01/08/2016

Et à priori, l'opération de com pour inviter des musulmans dans les églises après l'assassinat du père Hamel s'est faite à l'initiative de l'Eglise, pas des Frères musulmans.

Écrit par : Tchiiip | 01/08/2016

C'est une tambouille commune, relayée par le CFCM et l'UOIF.

Écrit par : JB | 01/08/2016

Cette analyse me semble en partie faussée; elle contient quelques approximations, et plusieurs faits pourtant flagrants sont esquivés:
- les catholiques du début du XIX ème siècle se sont opposés à la République qui voulait leur imposer son pouvoir sur celui des hommes d'Eglise; la République a imposé aux religieux un serment à l'état ( constitution civile du clergé ) qui désormais distribuait les charges ecclésiastiques à la place du pape. La République a imposé une confusion des pouvoirs en voulant se charger d'affaires strictement religieuses, et elle a très durement réprimé toute opposition. Le parallèle historique avec l'islamisme actuel n'est pas pertinent et il inverse en quelque sorte les roles. Et pendant tout le XIX ème siècle les catholiques ont été très réticents pour beaucoup à se rallier à la démocratie malgré les injonctions de Léon XIII. Il n'y a donc pas eu de double "tactique" d'apparence contradictoire comme le fait entendre cet article. Enfin la France du XIX ème siècle était encore très majoritairement catholique et depuis fort longtemps. Les islamistes en France n'agissent pas ( encore ? ) dans un contexte ou la majorité de la population en France serait musulmane, le contexte tant quantitativement que qualitativement est tout autre.
- Georges Soros appuie de toutes les formes de subversions des nations européennes et de leurs fondements sociaux, historiques, identitaires, et traditionnels ; ainsi il peut très bien financer des structures islamistes, comme il finance aussi les "femens"...
- Jean-Frédéric Poisson est le successeur de Christine Boutin à la tete du parti chrétien-démocrate en France, et il a rencontre Bachar El assad en Syrie; on peut penser ce qu'on veut des "démocrates-chrétiens" ( dont l'influence et le poids politique sont devenus très faibles ) mais les assimiler tous en bloc aux libéraux anglo-saxons d'un coté et aux frères musulmans de l'autre dans une lutte commune contre les états nationalistes et autoritaires ou militaires arabes est très exagéré pour le moins.
- Il y a un point central sur lequel vous faites l'impasse, c'est que loin d'etre "solidaires pour faire sauter la laicité", "les trois grandes religions" sont au contraire solidaires de l'état dans la défense de la laicité que la hiérarchie catholique défend désormais fortement. Et l'islam officiel en France s'en satisfait très bien puisque la République est très généreuse à son égard, allant jusqu'à financer la construction de mosquées au nom d'une certaine interprétation "égalitaire" de la laicité républicaine... Vous ignorer dans votre article LA religion officielle mais officieuse de la République française qui, a travers la laicité impossible et la devise utopique et universaliste "liberté-égalité-fraternité", n'est autre que la franc-maçonnerie dont quasiment tous l'actuel gouvernement est membre comme beaucoup d'autres politiciens, magistrats, etc...; ce n'est pas contre la laicité que vont les hiérarchies religieuses, c'est la République qui leur impose par la laicité une coexistence égalitaire ( mais qui profite essentiellement à l'islam et au judaisme ) soumise au "primat" républicain maçonnique.
- Autre erreur: voir dans la "revanche" islamiste la "vengeance" des anciennes colonies; c'est faire une lecture "marxisante" des évènements. L'islam pratique une confusion totale de tous les faits sociaux et communautaires, religieux, politiques, culturels, civilisationnels, économiques, militaires, etc... Méconnaitre cet aspect essentiel de cette religion c'est faire fausse route. Certes, dans le cas de l'immigration en Europe, l'aspect "racial" à sa place. Mais dans le cas des pays "arabes" et plus largement des Proche et Moyen Orient, c'est aspect me semble etre à nuancer, on se trouve bien dans des conflits certes "géopolitiques", mais ou l'aspect politico-religieux est prépondérant.
- Faire l'impasse sur la profonde révolution qui a triomphé dans l'Eglise catholique dans les années 1960-1970, c'est aussi risquer de ne rien comprendre à la mentalité des clercs catholiques aujourd'hui qui n'est que l'aboutissement du ralliement intellectuel, philosophique, culturel, politique, et à terme spirituel, au nouveau "messianisme" de la démocratie libérale et universelle dans laquelle toutes religions sont invitées à tenir leur petit role ( pas plus ! ) égalitaire d' "animation spirituelle et religieuse". Il n'y a pas de substitution à l'état, ou de confrontation, mais bien collusion et collaboration; il n'y a qu'à voir toute cette cordialité et cette "fraternité" entre les divers représentants religieux et les représentants de la République...laique, égalitaire, universelle, et... maçonnique !

Écrit par : Philippe Louis | 01/08/2016

Pour votre premier point, un prochain article aborde cette question. Je me doutais que la comparaison serait mal vécue mais n'en prenez pas ombrage. Il va de soi que le contexte est différent (vous parlez tout de même à un historien...), mais ils 'agissait ici, de façon assez simple de brosser les stratégies et il va de soi que les Frères musulmans ont adopté un grand nombre de codes de la démocratie libérale sans renier le fond de leur foi.

Pour votre second point, il ne s'agit pas de raisonner en terme de parti, mais de "mouvement d'idée". Un prochain article aborde plus en détail la question de la démocratie-chrétienne.

Troisième point : c'est une lecture, je la connais bien, je ne dis pas qu'il faut la balayer, mais je pense qu'il ne faut pas absoudre une partie des catholiques et tout résumer à la FM. D'ailleurs un contre-révolutionnaire comme De Maistre était lui aussi FM.

Quatrième point : par pitié ne parlez pas"d'erreur", mais de lecture différente, nous sommes entre personnes de culture. :-) Je ne vous rejoins pas sur ce point. L'EI a été renforcé par des éléments issus du baassisme irakien et le FIS en Algérie a été soutenu par une parti du FLN. Ce ne sont que quelques exemples...

Cinquième point : vous omettez qu'un des éléments clefs de l'article est justement d'expliquer que cette politique est totalement contraire aux principes républicains dont on nous rabâche pourtant les oreilles.

Merci pour votre commentaire, je ne pense pas que nous soyons si éloignés que ça. Il parait certain que mon article ne vise pas tous les catholiques, mais une partie du clergé, celle qui fait, malheureusement, autorité.

Écrit par : JB | 01/08/2016

Merci de votre réponse.
- Je voulais insister sur le fait que la comparaison entre contre-révolutionnaires catholiques du début du XIXème s. et islamistes actuels ne me semblait pas judicieuse les premiers étant sur ligne défensive ( et "enracinée" en France dans l'espace et le temps ), les second sur une ligne offensive ( et d'importation étrangère et récente ).
- Concernant la démocratie-chrétienne, le sujet est vaste et mérite un traitement particulier; ce courant politique, qui a connu ses heures de "gloire" avec l'immédiat après-guerre et la "construction européenne", a suivi son processus logique et s'est aujourd'hui dissout dans la "sociale"-démocratie.
- De Maistre a été FM avant de devenir "contre-révolutionnaire"; pas les deux en meme temps !...
- Il me semble, personnellement, qu'il serait préférable car plus précis et plus complet de parler de "revanche" ETHNIQUE au sens large plutot que strictement raciale; bien des islamistes se recrutent au Kosovo ou en Bosnie, sans parler des quelques "conversions" à l'islam chez quelques "Gaulois de souche" déracinés dans nos banlieues islamisées...
- Vous avez raison de pointer la contradiction flagrante de la )politique actuelle avec le principe républicain affiché de laicité; il me semble que la République française est confrontée à un dilemme ; elle a soutenu l'immigration extra-européenne et musulmane pour, entre autres, affaiblir le poids des catholiques en France ( ce n'est pas etre "schizophrène" que de constaster l'acharnement constant de la République a se construire en France contre l'Eglise catholique, ni le role joué par la FM dans ce processus ); elle se retrouve maintenant à devoir "gerer" le cas particulier et nouveau en France de l'islam qui, je le répète, est théocratique" par nature, qui confond totalement politique et religion, avec en plus un contexte démographique négatif pour les Européens de souche et une Eglise catholique qui, en France, se "ratatine" toujours plus...
Ce sujet est si vaste et complexe qu'on ne peut le résumer qu'à quelques explications forcément réductrices. Merci cependant d'avoir tracé quelques pistes de réflexion qui ne peuvent que provoquer un débat plus vaste et plus profond.
Cordialement.

Écrit par : Philippe Louis | 02/08/2016

Pour votre point un, j'en suis bien conscient, la formulation était peut-être trop rapide dans l'article, disons que je parlais des différentes "stratégies", certains refusant toute forme de Modernité, les autres en acceptant une part sans pour autant renier leurs objectifs : l'édification d'une société islamique.

Pour le reste, vous voyez au final que nous ne sommes pas tellement en désaccord.

Écrit par : JB | 02/08/2016

La "religion" de la république indivisible et laïque, c'est le "christianisme". Sécularisé, certes, méconnaissable, mais c'est tout de même le "christianisme". A nouveau revêtu de sa gangue sémite (tout comme le "catholicisme" né du ou révélé par le IIe concile œcuménique du Vatican ou Vatican II), plus relativiste, plus "moderne", plus éloigné que jamais de l'esprit de la chrétienté médiévale. Ce "catholicisme" là est incapable de s'élever à une haute ascèse. La manière d'être et d'appréhender le réel, celle de nos pères (que l'on s'obstine à nommer "paganisme") en est absente.

Si l'islam (ou certaines de ses représentations) préoccupe les esprits habilement formatés par les troupes d'occupation mentale ou médiats, ce n'est certainement pas pour les bonnes raisons. L'Occident cosmopolite et libéral/libertaire, négation de l'Europe, serait victime des assauts répétés d'islamistes "radicaux" ? Vraiment ? C'est cet Occident là (dégénéré selon l'expression consacrée) qui en demeure le seul et unique creuset. Tout est là. Sous nos yeux. La promiscuité raciale (ou multiculturalisme lorsqu'on se pique de "modération"), le relativisme moral, le primat de l'économie (de l'économisme !) dans tous les domaines, le matérialisme et la rationalité, l'individualisme, le mythe bourgeois de la "sécurité", de la vie domestiquée, etc. etc.

Le monde moderne est une prison mentale et l'islam a pu donner l'impression d'en être l'antithèse. Mais ce n'est pas le cas. Ce n'est plus le cas. C'est l'outil massivement emprunté par des populations non européennes en quête de revanche. Ici, en Europe. Et de pouvoir, ailleurs. Naturellement, si ces non européens avaient été chrétiens, animistes ou lucifériens, cela ne changerait rien aux nuisances (mortelles) générées par la colonisation du continent. A nouveau, le problème est racial ou ethnique. Il suffit de gratter le vernis religieux. Cependant, ces populations portent, littéralement, leur univers mental comme l'animal son pedigree. Cela n'a certes rien de très surprenant, c'est également notre cas. Mais leur univers mental, leur "sensibilité" (perverse s'il en est), est incompatible avec l'ethos européen non dégénéré. Il en est même l'exact opposé.

Je ne suis pas sûr, JB, d'abonder (intégralement !) dans votre sens - je ne suis pas "jacobin" - mais vous avez su démontrer que l'art de la dissimulation ou taqiya n'était pas le fruit d'une cervelle enj....e.

Écrit par : Aryosophe | 02/08/2016

De toute façon ils luttent contre l'Occident bien autrement, et oui nous sommes dans une guerre de religion : cet oecuménisme doit déboucher sur la nouvelle religion mondiale, le noachisme, dont le Pape est le porte-parole - une religion sans révélation, fondée sur le mythe de la Shoah (incontestable et universel).

Pourquoi le Pape ? parce que la communauté chrétienne est la plus nombreuse, et surtout c'est bien le Christ qui est visé en premier puisque ce noachisme, porté par le peuple élu, est bien depuis le Calvaire, le refus de Dieu, c'est de l'anti-christianisme, bref du satanisme qui ne dit pas son nom.
Quand le Pape se rend à Auschwitz ce n'est pas pour rendre hommage aux victimes de la Shoah, c'est un rituel d'édification de la nouvelle religion et une soumission totale au lobby sioniste (les mêmes qui ont crucifié Jésus il y a deux mille ans).
Inversion complète.

Trop de choses à dire sur ce Pape qui vous remarquerez s'est rendu plusieurs fois en Israel - alors que bibliquement son existence n'a pourtant aucune légitimité - par contre il ne se rend pas à Gaza assister les victimes, ou encore moins pour les chrétiens d'Orient qui se font massacrés !!!

Ce Pape a aussi dit entre autre que "la vie de Jésus s'était soldée par un échec" ce qui est quand même un comble pour le représentant de Dieu sur terre...

Bref les jeunes cathos ont vraiment de la merde dans les yeux, la visite du Pape à Auschwitz en ouverture des JMJ est passée comme une lettre !
Pour moi ils sont aussi aveugles et incultes que des gauchistes, qu'on peut rapprocher de la racaille, toujours manipulée toujours soumise.

Le catholicisme aujourd'hui c'est des jeunes branleurs peace and love sans culture qui écoute des chants cathos remixés sur de la techno et s'abreuvent de champomy.
Il n'y a que les vieux qui vont encore à la messe, ce n'est qu'une question de temps que les églises soient repeintes en noir et reconverties en lieux de culte noachide.

Écrit par : josette | 02/08/2016

Lecteur assidu du CNC, j'apprécie la qualité certaine de ses publications ainsi que l'originalité de la plupart de ses analyses. Ne faisant pas partie de ces catholiques sectaires et bornés, les rodomontades habituelles des néopaïens contre la religion ne m'offusquent pas outre mesure, si tant est que le reste du propos en vaille la peine. Et puis nous autres catholiques, habitués que nous sommes à faire notre examen de conscience et à scruter nos fautes afin de nous amender, ne pouvons prendre ombrage de quelques reproches, surtout lorsque ceux-ci sont formulés par des camarades de bonne foi.
Néanmoins, la question de la possibilité d'un renouveau identitaire et spirituel européen faisant l'impasse sur la foi chrétienne tel que le professent les néo-païens me laisse plus que dubitatif.
En effet, quel phénomène social, religieux, politique, moral a le plus formé l'âme européenne depuis 2000 ans que la foi chrétienne?
Il suffit de se promener dans nos villes, villages et chemins de montagnes pour constater l'imprégnation de la foi catholique dans l'âme de notre pays. calvaires, cathédrales, églises romanes et chapelles en tous genres ponctuent le paysages faisant ainsi le liens entre la terre des hommes et les cieux.
Comment se revendiquer "traditionaliste" alors que cette thématique d'une hypothétique Tradition primordiale se développe au XIXème siècle concomitamment au renouveau de l'ésotérisme ce qui en fait donc un phénomène typiquement moderne.
Il en va de même du néo-paganisme, reconstruction a posteriori de pratiques cultuelle dont la connaissance a été perdu et que des folkloristes plus ou moins inspirés ont tenté de retrouver il y a deux siècles. Que savons-nous des rites grecs ou romains? Très peu de choses en vérité. De la religion celtique ou germanique? Pour avoir eu l'opportunité d'en parler avec des archéologues travaillant sur un des principaux sites européens : a peu près rien.
Au bout du processus que trouvons nous dans les "cérémonies" néo-païennes mis à part quelques bricolages hasardeux, purement imaginaires et soumis l'arbitraire de personnes désireuses de se concocter une petite spiritualité sur mesure (attitude qui n'est pas sans rappeler celle du consommateur postmoderne)
La seule est unique tradition européenne, celle qui dure depuis 2000 ans, c'est la tradition catholique.
Je comprends que, pour la frange la plus "énervée" de nos milieux, la figure d'un Thor armé de son marteau ou de l'implacable Wotan soit plus attirantes que celle d'un pauvre mourant sur la croix.
Mais les néo-païens les plus avertis identifieront sûrement derrière les rites chrétiens de belles correspondances avec des mystères d’Éleusis, du sacrifice de Dionysos, de l'Orphisme et verront en quoi l'âme européenne vibre encore dans nos églises.
Il faut en finir avec cette caricature récurrente de la "religion de forêt" contre la "religion du désert" pour comprendre comment que le message universel du Christ s'est installé dans les traditions européennes et les a imprégné pour les transfigurer. Culte des saints, des reliques, iconodulie, processions autant de pratiques de dévotions qui témoignent de l'enracinement de la religion chrétienne dans notre vision du monde européenne.
Pourquoi chercher dans des lettres mortes le souffle sacré qui se trouvent dans l'esprit vivant? Pourquoi déplorer la perte de cette verticalité dont nous mourront alors que nos vénérables temples sont partout autours de nous et n’attendent que nous pour revivre?
Enfin, il faut tordre le cou une bonne fois pour toutes à cette image d’Épinal de l'opposition entre le fier guerrier païen et l'avorton chrétien.
Quelle foi professaient nos chevaliers, nos soldats? De Clovis aux héros de la guerre 14? Saint Louis et ses croisés ne faisaient-ils pas preuve d’héroïsme? les militants de REX engagés sur le front de l'est n'ont-ils pas fait la démonstration de leur courage et de leur virilité?
N'est-il pas contradictoire de chercher comme modèles d'hypothétiques "guerriers païens" dans notre histoire là où les phalanges de héros chrétiens abondent et ont aspergé de leur sans notre terre ancestrale?
Si l'Europe veut rompre le fil du matérialisme nihiliste qui la tue, il n'y a que le renouvellement des promesses de son baptême qui lui pourra lui ouvrir à nouveau la voie de la puissance, pour la plus grande gloire de Dieu.

Écrit par : EVS | 02/08/2016

Entièrement d'accord avec toi; cela méritait d'etre dit !

Écrit par : Volodymyr Bellovak | 02/08/2016

Je ne répondrais pas sur le fond, puisque sur le CNC nous ne sommes pas dans un conflit religieux/philosophique et que nous avons de nombreux camarades catholiques dont nous respectons la foi.

Le présent article ne concerne donc nullement la foi, ni une certaine lecture de l'Evangile, mais les choix des institutions ecclésiastiques, de ceux qui ont le pouvoir, en un mot l'aspect politique.

Bien à vous et merci pour ce commentaire.

Écrit par : JB | 02/08/2016

bref, pour faire suite à mon précédent message, le titre devrait plutôt être

"l'oecuménisme contre le christianisme"

même si la nouvelle religion dont j'ai parlé s'inscrit évidemment dans le nouvel ordre mondial.

Écrit par : josette | 02/08/2016

Merci pour votre réponse.
J'avoue avoir largement débordé le sujet traité dans cet article. Les questions soulevées par celui-ci sont d'ailleurs très stimulantes intellectuellement, que l'on adhère à ses analyses/conclusions ou pas. Je pensais seulement qu'il était opportun, puisque malgré tout la question du religieux y était abordé, de revenir sur le lien profond qui unit la religion catholique à notre identité.
Pour revenir à l'article en question, si la stratégie de certains ecclésiastiques consistant à surfer sur le communautarisme musulman afin porter des coups de boutoir contre la laïcité française peut sembler hasardeuse, elle n'en demeure pas moins compréhensible.
Historiquement, celle-ci s'est construise contre l’Église et contre la France traditionnelle (royale). Tout traditionaliste conséquent ne peut ainsi que maudire l'odieuse république française et sa contre-religion laïque. Il suffit de visiter la basilique St Denis où bat le cœur spirituel de France, de humer l'odeur de ses vénérables pierres et de se rappeler les profanations sacrilèges qu'y ont commis les "révolutionnaires" pour s'en convaincre. La laïcité française ne doit en aucun cas être confondu avec celle des nationalismes arabes, par exemple, pour lesquels la laïcité n'est que le cadre politique d'une cohabitation pacifiée des différentes sensibilités religieuse (l'islam, religion traditionnelle, gardant néanmoins la primauté). Comme vous le savez, la laïcité française est en réalité une religion de substitution d'inspiration maçonnique, religion de combat orientée contre un régime à abattre et non pas d'un dispositif visant à assurer la paix sociale.
Si la laïcité que l'on nous proposait était du type de celles qui ont pu être expérimentée dans les régimes nationalistes moyen-orientaux, pourquoi pas. Mais la laïcité française, non, ce n'est pas possible. Il n'y a qu'à voir de quelles mares de noble sang français celle-ci est sortie.
Lecteur régulier de votre blog, je crois vous savoir favorables à une forme de communautarisme blanc, prenant acte de la fracturation irrémédiable de la composition ethnique de notre continent (corrigez-moi si je me trompe). Contre les illusions de l’État jacobin, négateurs des différences culturelles et ethniques, vous préconisez un retour au réel en vous appuyant sur la société telle qu'elle est (communautarisée) et les hommes tels qu'ils sont (liés à des appartenances ethnoculturelles) et non telles que l'on voudrait qu'ils soient (tous égaux, tous copains, blah blah blah...).
C'est partant de cet apriori que j'ai eu l'étrange impression que vous vous faisiez soudain les défenseur de ce nationalisme jacobin contre les attaques qu'il subirait de la part de communautés opportunément liguées pour en dissoudre l'unité, dissolution que je vous aurais plutôt imaginé applaudir.
Premier point.
Ensuite, concernant le rôle que pourrait assurer la religion catholique dans le cadre d'une prise de conscience de notre identité française et européenne par nos concitoyens. Je crois que celle-ci, malgré sa vocation universelle, reste fortement associée (au moins inconsciemment) à la culture "blanche". Porteuse de nos récits fondateurs (la chanson de Roland, les poèmes de Chretien de Troyes, etc.), de nos traditions architecturales sacrées, de notre morale aristocratique et chevaleresque, de notre conception des rapports homme/femme, elle recueille l'imaginaire esthétique et spirituel de notre race tout en le projetant dans le monde, étendant ainsi notre puissance par l'imposition de nos standards culturels. Les peuples du tiers monde ne s'y trompent d'ailleurs pas, eux qui perçoivent systématiquement le progrès du christianisme sur leurs terres comme une incursion occidentale (que ce soit pour s'en féliciter ou pour le déplorer).
De plus, les récents attentats qui ont frappé notre pays ont été l'occasion d'une redécouverte de cette identité par certains de nos concitoyens qui face à la violence de l'"Autre", se sont soudain rappelé qu'eux aussi avait une tradition. Eux aussi avait une religion. Eux aussi avait un Dieu qui leur parlait dans les vitraux de leurs églises et les croix de leurs cimetières.
C'est pour cela que je crois fermement que la foi catholique peut devenir pour nous, français et européens blancs, ce que l'islam est pour nos adversaires, à savoir un ferment d'unité et de solidarité communautaire.

Écrit par : EVS | 02/08/2016

"Lecteur régulier de votre blog, je crois vous savoir favorables à une forme de communautarisme blanc, prenant acte de la fracturation irrémédiable de la composition ethnique de notre continent (corrigez-moi si je me trompe)"

Au contraire. Nous ne devons surtout pas être une communauté sur notre propre sol tel que je l'écrivais, il y a déjà 3 ans dans cet article :

http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2013/09/10/communautarisme-blanc-et-racisme-anti-blanc-5143927.html

"Ensuite, c’est une erreur politique majeure d’appeler à un communautarisme blanc en France, sur le sol européen. Il serait absurde de parler de « communautarisme noir » en Afrique par exemple. Il n’y a pas de communautarisme à plébisciter sur notre propre continent ! A moins qu’on considère avoir perdu un combat qui n’a jamais été mené, ou tout simplement refuser de le mener, il n’y a aucune logique qui préside à instaurer un communautarisme blanc. Cela ne veut pas dire pour autant que les français « de souche » ne doivent pas s’organiser, mais il faut alors définir vis-à-vis de qui nous organiser et il ne s’agit pas, dans l’immédiat, des autres « communautés ». Ce scénario de communautés ethniques rivales sur un même territoire est un scénario à l’américaine. La France ne doit pas calquer sa pensée politique, ses conceptions sociales et ses modes opératoires sur une réalité propre aux Etats-Unis. Le simple fait d’être « blanc » n’est d’ailleurs pas une condition suffisante. Une communauté doit aussi partager un esprit commun et des valeurs communes."

La nation est d'abord et avant tout un projet du peuple français historique, puisqu'elle germe depuis les Capétiens. La référence à Bonaparte n'est pas innocente, tout comme au gallicanisme. Il y a un certain catholicisme qui est compatible avec la nation française et qui en fait parti et puis il y en a un autre qui est évidemment problématique et qui est celui qui domine actuellement.

Écrit par : JB | 02/08/2016

Je suis heureux de lire de tels propos sous votre plumes, propos que je partage entièrement.
Il semblerait que la thématique de la "forteresse" trouve un écho toujours plus grand dans nos milieux ces derniers temps ce dont je ne me félicite guère. Vous en avez d'ailleurs présenté les deux limites de fondamentales : son individualisme typiquement américaniste et libéral (que l'on retrouve dans le monde des "survivalistes", également très en vogue) et surtout le fait que cela reviendrait tout bonnement à abandonner le terrain! Nous sommes chez nous et il est hors de question de reconnaître la moindre légitimité aux envahisseurs qui squattent notre territoire, y compris quand ils y sont en majorité.
Il en va de même pour la religion catholique. Si les cathos rentrent dans le jeu du communautarisme par calcul afin de pouvoir réclamer des droits à la manière de qui on sait, ils ont tout à y perdre. D'une part ils n’obtiendront rien d'un pouvoir qui les méprise, d'autre part ils y perdront la primauté symbolique dont il bénéficient encore dans l'opinion publique. Que ce soit en politique ou matière de religion, la juste mesure se tient à toujours égale distance de l'universalisme abstrait et du particularisme croupion.

Écrit par : EVS | 02/08/2016

Rappelons tout d'abord que l'idée intégrale de Tradition (ou philosophia perennis) ne sera formulée par Guénon que dans les années 20. Il s'agit alors de réagir et de lutter contre les influences délétères de la modernité. Il y a là, lorsque Guénon décide enfin de publier, "cristallisation" des influences occultes. L'idée de Tradition, si elle se développe, en France, à la fin du XIXe siècle, elle se développe en réaction à l'agitation occultiste ("occultisme "et non pas "ésotérisme"). S'il y a donc "concomitance", c'est parce qu'il y a lutte. Je n'ignore pas que certains catholiques (car il y en a d'autres qui se disent "guénoniens") condamnèrent et condamnent encore l'enseignement de Guénon. Ce que je peux comprendre, la chrétienté, la "chrétienté visible", corrompue et corruptrice, ne lui pardonne toujours pas d'en avoir révélé le caractère subversif.

A propos du ou des "paganismes". Et non pas du "néo-paganisme", qui n'en est qu'un pastiche, parfois sympathique, souvent irritant. D'abord la filiation. Il n'y a, en effet, aucune continuité entre la foi de nos pères et celle des néo-païens d'aujourd'hui. L'enseignement druidique, par exemple, nous est inconnu. Les rituels adoptés par les uns et les autres ont été fabriqué de toutes pièces. Nous savons tout cela. Nous savons également que le "paganisme" fut omniprésent dans l'imaginaire médiéval mais également dans la manière d'être au monde des hommes qui ont fait ce que l'on appelle la civilisation européenne. Les mythes et rites de cette véritable synthèse (ou compromis) opérée par le génie européen perdure dans le culte des saints ou dans celui de la Vierge à l'enfant. Mais c'était sans compter l'influence de l'esprit sémitique, celui de la Réforme, celui de Vatican II, celui qui permit l'abandon du Syllabus.

L'Eglise catholique a cessé de "faire de la foi l'âme d'un bloc armé de forces, d'un nouvel Ordre templier compact et inexorable contre les courants du chaos, du fléchissement, de la subversion et du matérialisme pratique du monde moderne..." (Julius Evola, Orientations, 1971).

Pourquoi ne pas l'avouer ? Le relativisme de Bergoglio est répugnant. Mais il est également très significatif. Ses ouailles ne sont-elles pas désormais plus africaines ou latino-américaines que boréennes ? La déchristianisation de l'Europe n'est pas un mythe. Et ce François là ne l'ignore pas. Après tout, les églises dont on nous rappelle l'omniprésence sur notre territoire ne sont-elles pas vides ? Certaines d'entre elles ne sont-elles d'ailleurs pas promises à des musulmans toujours plus nombreux ?

Bref, ce que je crois, comme Taine, comme Barrès et bien d'autres, c'est que la nation (dans le sens qu'on lui donna pendant notre Moyen Age, c'est-à-dire l'ethnie) est le plus vaste des cercles communautaires qui soient, solides et complets. Seule une mystique de la race et du sang peut conduire à une restauration de l'Occident dans l'esprit aryen originel. Les plus obtus ou les plus "modernes" (mais ce sont souvent les mêmes) peuvent penser qu'il s'agit là de sornettes, je suis néanmoins convaincu que leurs "qualités raciales" (en dormition) finiront par parler. Qu'une croix ou qu'une roue solaire pende au cou d'un homme blanc de souche européenne n'a que peu d'importance au fond, seule la voix du sang et du sol, puisque la patrie crée notre personnalité, importe réellement.

Écrit par : Aryosophe | 03/08/2016

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