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31/03/2016

L’épopée napoléonienne : l’éternité d’un mythe (partie 2)

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« […] Napoléon, même aux jours de ses triomphes les plus éclatants fut un homme secrètement mais profondément malheureux, puisque le bonheur ou ce que l’on veut appeler le bonheur, en cette vie, n’est qu’une combinaison, d’ailleurs illusoire, de satisfactions médiocres et d’aubaines adventices qui ne peuvent convenir à un grand homme et surtout pas au plus grand des hommes. »

Pour faire suite à la première partie de notre article et comme ce nouvel extrait de L’âme de Napoléon de Léon Bloy le laisse présager, nous souhaitons poursuivre nos considérations sur le mythe napoléonien en développant une réflexion sur la figure de l’Empereur en lui-même. Au-delà de tout ce qui a déjà été dit sur le personnage, en bien ou en mal, il s’agit pour nous de tenter d’en saisir l’essence ainsi que d’en tirer des enseignements tout-à-fait en adéquation avec des problématiques qui nous intéressent aujourd’hui. Le trait le plus marquant, le plus visible, le plus indéniable de sa personnalité, celui qui s’offre aux yeux de tous par la force des choses est aussi le trait qui englobe tous les autres. Nous voulons parler de la grandeur infinie de Napoléon, non pas simplement de la gloire et de la renommée qui lui sont associées mais bel et bien de sa grandeur comme manifestation d’une supériorité intrinsèque, d’une supériorité non-humaine, de la supériorité de cette race d’homme qui a disparu aujourd’hui mais qui s’inscrivait alors depuis la nuit des temps comme le résultat incarné d’une certaine forme de perfection. Une race d’hommes bénie des Dieux et qui pendant des millénaires a pu développer les plus hautes potentialités présentes en elle-même et en faire profiter le reste de l’Humanité. Une race d’hommes qui ne voyait pas dans sa supériorité une simple justification l’autorisant à profiter de tous les privilèges que lui accorde son rang mais au contraire une responsabilité gigantesque, celle d’être à la hauteur de son destin. Une race d’hommes qui en s’élevant elle-même contribuait à élever le monde entier. On perçoit ainsi l’hypocrisie des lieux-communs répandus aujourd’hui sur l’aristocratie et qui s’inscrivent d’une manière générale dans le discours « républicain » visant à anéantir tout ce qui viendrait contredire ou ne serait-ce que questionner le suprême et non moins affligeant dogme, que dis-je, fétichisme, de l’égalité entre les hommes. Ce que Léon Bloy resitue dans le contexte de l’époque en ces termes :

« Aborigène d’une région spirituelle inconnue, étranger de naissance et de carrière en quelque pays que ce fût, [Napoléon] s’étonna réellement toute sa vie, comme Gulliver à Lilliput, de l’excessive infériorité de ses contemporains […]. »

Recentrant le regard sur notre protagoniste, nous conviendrons donc avec Léon Bloy que la vie de Napoléon est une démonstration manifeste et irrésistible de l’inégalité entre les êtres humains. Elle témoigne par la même occasion que la décadence que connaissent nos sociétés depuis des millénaires va de pair avec la raréfaction de ce type d’individualité. Les événements qui ont rythmé son existence et qui ont lié à sa personne la destinée du monde contrastent ainsi en tout point avec la platitude et l’absurdité sans nom de la société moderne, règne de la quantité, extension purement « horizontale » d’une Humanité qui se reproduit indéfiniment et cherche par tous les moyens à polluer le moindre recoin de l’Univers à défaut de pouvoir s’élever à Lui. S’il l’on considère alors que les maux qui ont contaminé le monde moderne étaient déjà présents à foison au début du XIXe siècle ne serait-ce qu’à l’état de germe dans les mentalités d’hommes doublement déchus et déjà qualitativement inférieurs, on saisit mieux les raisons du retentissement qu’a pu avoir l’épopée napoléonienne sur les esprits qui à l’époque et encore aujourd’hui cherch(ai)ent désespérément un sens à la vie, et un centre à la leur. En effet, les événements qui ont cadencé l’Europe il y a plus de deux siècles maintenant assument un caractère d’autant plus extraordinaire qu’ils apparaissent comme l’une des dernières manifestations, un des ultimes pâles reflets de ces temps homériques où le cours des choses n’était pas décidé par un affrontement purement matériel entre des superstructures économiques et bureaucratiques mais où au contraire elles s’inscrivaient dans un ordre de réalité supérieur. C’est justement le caractère surréaliste de l’épopée napoléonienne qui lui donne toute sa force, sa dimension éternelle. Elle réconcilie les romantiques et les mystiques qui demeurent tous sans voix face à la géniale et terrifiante tragédie d’une vie hors-du-commun :

« Après beaucoup de misères et d’humiliations, on lui donne une pauvre armée et, tout-de-suite, se révèle en lui le plus audacieux, le plus infaillible des capitaines. Le miracle commence et ne finit plus. L’Europe qui n’avait jamais rien vu de pareil se met à trembler. Ce soldat devient le Maître, il devient l’Empereur des Français, puis l’Empereur d’Occident, -- l’EMPEREUR simplement et absolument pour toute la durée des siècles. Il est obéi par six cent mille guerriers qu’on ne peut pas vaincre et qui l’adorent. Il fait ce qu’il veut, renouvelle comme il lui plaît la face de la terre. A Erfurt, à Dresde surtout, il a l’air d’un Dieu. Les potentats lui lèchent les pieds. Il a éteint le soleil de Louis XIV, il a épousé la plus haute fille du monde ; l’Allemagne sourcilleuse et parcheminée, n’a pas assez de cloches, de canons ou de fanfares pour honorer ce Xerxès qui se souvient avec orgueil d’avoir été sous-lieutenant d’artillerie, vingt-cinq ans auparavant, de n’avoir possédé ni sou ni maille et qui traîne maintenant vingt peuples à la conquête de l’Orient. »

L’histoire de Napoléon, de par la hauteur des aspirations qui en ont toujours été la trame, constitue une parfaite illustration de ce mode de vie supérieur, à des années lumières de la petitesse bourgeoise faite de confort et de médiocre satisfaction. « Il faut choisir : se reposer, ou être libre » disait déjà Thucydide. Napoléon avait compris cela, qui toute sa vie s’efforça d’accomplir ce qu’il croyait être son destin de devenir le moteur de la régénération spirituelle, morale et politique d’une France qui n’était plus que l’ombre d’elle-même. Dès lors que le sens de sa « mission » lui apparut suffisamment distinct, il put mettre ses gigantesques potentialités au service d’un sublime idéal qui d’un point-de-vue purement matériel ne lui a finalement rien laissé d’autre que d’innombrables heures d’un travail acharné et exténuant, d’innombrables souffrances tant physiques que psychologiques, d’innombrables frustrations face aux échecs dont Dieu l’affligeait, sans oublier les innombrables trahisons qu’il a dû subir toute sa vie. Et pourtant, enchaîné à ce terrible sort, prisonnier d’un destin le condamnant à la chute la plus vertigineuse que connut un être humain depuis la Chute ontologique originelle, Napoléon sut rester libre. Il chercha le sens de son existence non pas dans la satisfaction directe et immédiate des plaisirs terrestres mais dans le sacrifice de tout son être à une cause que le sort avait déjà réprouvée mais qu’il continua à servir toute sa vie. Léon Bloy décrit bien cette lutte entre Napoléon et la fatalité qui donne un caractère si tragique à toute son épopée, comme si Dieu s’amusait à éprouver cette âme bien trop grande pour un monde si vil et qu’il cherchait à la borner, à distinguer les limites ultimes au-delà desquelles même la foi la plus inébranlable ne peut plus rien.

Finalement s’il ne fallait retenir qu’une chose sur Napoléon, c’est bien que la grandeur qu’il a manifestée tout au long de sa vie n’est que l’expression la plus apparente ou le reflet d’une attitude qui a caractérisé la vie de tous les grands hommes. Nous voulons parler du sacrifice de toute leur personne, du sacrifice ultime qui s’empare du moindre substrat de l’être pour l’immoler et l’offrir en oblation à l’Univers qui en échange consent à accorder à ces âmes qui brulent une force et un destin d’exception. Peu importe les résultats et les conséquences, peu importe les calculs et les manigances, peu importe si le monde entier est contre soi, peu importe si personne sur terre n’est à même de comprendre le sens de leur combat et de leur mission, il s’agit pour ces hommes d’incarner jusqu’au dernier instant cette conception de l’existence qui fait d’eux l’orgueil de l’Humanité et par la même occasion un modèle à suivre pour les générations futures.

Pourtant l’épopée napoléonienne ne peut pas se résumer à la personne de l’Empereur et bien évidemment il faut aussi se rappeler de ces millions d’hommes et de femmes qui ont cru en son pouvoir rédempteur et parmi eux aux centaines de milliers de soldats qui ont donné leur vie pour celui qui avait réveillé en eux les plus belles aspirations. C’est donc sur eux que se focalisera la dernier partie de notre réflexion, sur ces hommes qui auraient été prêts à suivre Napoléon jusqu’au plus insondables abîmes de l’enfer s’il le leur avait demandé. Contrairement aux représentations généralement admises et qui décrivent la relation de Napoléon avec le peuple français comme découlant d’une simple légitimité charismatique (pour reprendre la typologie de Max Weber qui l’oppose aux légitimités traditionnelle et légale-rationnelle), nous voulons y voir quelque chose de plus. Le propre d’une légitimité charismatique est d’être basée sur la dimension psychologique de l’intellect, dans son acception péjorative, c’est-à-dire reposant sur les sentiments les plus immédiats et les opinions les moins réfléchies. A nos yeux, ce type d’analyse se prête mieux aux sociétés modernes caractérisées par l’émergence des masses dans la vie politique et qu’il faut canaliser par une propagande et une communication efficaces, autrement dit susceptibles de pénétrer la « psychologie des foules » si bien décrite par Gustave Lebon. Si l’attitude favorable de la plupart des Français à l’égard de Napoléon peut relever d’une forme archaïque de cette logique, nous devons garder à l’esprit que de tout temps, les masses ont toujours adopté un comportement relativement changeant de « suiveur » vis-à-vis du régime en place qui fluctuait au gré des conséquences que pouvait avoir sa politique sur leur vie de tous les jours. Voilà pourquoi nous ne nous intéressons pas à eux mais plutôt à cette troupe plus réduite de fidèles et notamment de soldats qui ont véritablement cru en Napoléon, au sens dévotionnel du terme, et l’on pourrait même dire qui ont vu en lui et à travers lui un horizon métaphysique qui reliait à nouveau la France à une mission surnaturelle :

« J’ai dit plus haut que tel était le sentiment profond de ses soldats. Quand ces pauvres gens mouraient en criant « Vive l’Empereur ! » ils croyaient vraiment mourir pour la France et ils ne se trompaient pas. Ils mouraient tout-à-fait pour la France, ils donnaient leur vie comme cela ne s’était jamais fait, non pour un territoire géographique, mais pour un Chef adoré qui était à leurs yeux la Patrie même, la patrie indélimitée, illimitée, resplendissante, sublime autant que la grande vallée des cieux et de laquelle aucun savant n’aurait pu leur désigner les frontières. C’était l’Inde et c’était l’immense Asie, l’Orient après l’Occident, le Globe vraiment de l’Empire universel dans les serres terribles de l’Oiseau romain domestiqué par leur Empereur, et leur Empereur, c’était la France, --équivoque énigmatique, indiscernable avant son apparition – désormais précise dans sa majesté, irradiante et claire comme le jour, la jeune France de Dieu, la France du bon pain et du bon vin, la France de la gloire, de l’immolation, de la générosité héroïque, de la grandeur sans mesure, de toutes les litanies du cœur et de la pensée ! »

Le lien qui unissait Napoléon à ses hommes était comme un gigantesque pied-de-nez fait à toute la pensée rationaliste et positiviste, une intolérable provocation et par la même un démenti criant envers qui ne veut considérer l’Homme qu’à l’aune de sa dimension la plus superficielle et réductrice, la seule qui convienne aux esprits médiocres et embourbés. Ce lien s’est instauré et renforcé avec le temps, par la confiance qui nait irrémédiablement entre des hommes partageant une aventure commune et supportant collectivement un même fardeau. Celui de la guerre, de la souffrance et de la mort. Celui des continuelles marches dans les plus extrêmes conditions. Celui des interminables campagnes toujours plus avides du sang des héros ordinaires à mesure que l’Europe s’enfonce dans le tourbillon apocalyptique d’un conflit prolongé présageant les massacres industriels du XXe siècle. Celui enfin du souvenir tragique et inaltérable, suffocant, de ceux qui étaient mais ne sont plus, si ce n’est à l’esprit et au cœur de ceux qui continuent à marcher. Voilà pourquoi le lien qui a uni Napoléon à ses soldats relève certainement de la relation la plus belle et la plus vraie qui puisse exister entre des êtres. Parce que ces malheurs ont été partagés, subis et traversés côté-à-côte. Parce que Napoléon a côtoyé le soleil avec ses hommes et qu’il a chuté avec eux. Parce qu’ils l’ont suivi aveuglément, comme un père, à son retour de l’île d’Elbe. Parce que l’épilogue de cette prodigieuse épopée a été vécue tant par l’Empereur déchu que par ses derniers fidèles comme un requiem pour la beauté d’un monde qui semblait avoir définitivement capitulé face à la laideur des temps nouveaux. Ceux de la fumée pestilentielle des cathédrales d’acier et des temples élevés à Mammon, du vide métaphysique et de l’illusion scientiste, du mensonge de la démocratie et de l’apparition du « politicien », figure emblématique incarnant physiquement sa propre vilénie et la purulence de ses idéaux, comme le reflet lointain et inversé d’un aïeul oublié, mort héroïquement à la conquête du plateau de Pratzen dans son bel uniforme imbibé de sang et de boue, avec la mélopée des balles comme oraison funèbre, la seule finalement qui convienne aux âmes vaillantes et chevaleresques. Une mort que leur envient les milliers de ses camarades qui ont survécu, contraints de devenir les témoins anonymes de la putréfaction moderne, du mensonge universel et de l’avènement de la canaille. Triste vie que celle de ces chevaliers des temps modernes, enchaînés à un passé qui leur rappelle tous les jours qu’ « il n'est pas de plus grande douleur que de se souvenir des temps heureux dans la misère » (Dante). Triste vie que celle de ces hommes condamnés à une longue existence, bien trop longue pour des poètes en chair qui rêvaient de mourir aux champs d’honneurs, bien trop courte pour avoir eu l’occasion d’espérer à nouveau, lorsque plus d’un siècle après la mort de leur chef, l’Europe osa une dernière fois regarder vers le ciel et offrir au monde en sacrifice une ultime génération de ceux que Léon Bloy aurait pu appeler dans son style tout personnel, les derniers Mendiants de l’Absolu.

C’est par ces mots que nous souhaitons conclure nos réflexions sur un sujet très vaste et qui n’a pas fini de nous révéler tous ses secrets. Nous espérons par ces quelques considérations être parvenus à offrir de nouvelles perspectives à ceux qui cherchent des réponses dans le passé à leurs questionnement actuels et qui jusqu’à présent avait négligé cette période de l’histoire qui va de la toute fin du XVIIIe au premier XIXe siècle. Nous ne souhaitons pas réécrire le passé assurément et nous ne cherchons pas à nier tous les éléments négatifs qui peuvent être associés à ce moment historique. Cependant nous réaffirmons comme nous l’avons déjà fait dans la première partie de cet article qu’étant donnée la crise dramatique que traversent notre continent et notre civilisation aujourd’hui, il est de notre devoir de mobiliser tous les événements de notre passé pouvant contribuer à la régénération morale, spirituelle et politique à laquelle nous aspirons. Et à ce titre, l’épopée napoléonienne est et restera toujours partie intégrante du grand mythe national français et donc européen.

Valérien Cantelmo pour le C.N.C.

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Lire  la partie 1

Lire notre chronique de La Psychologie des Foules de Gustave Le Bon

30/03/2016

La Belgique responsable de son sort ?

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Regard sur l'actu #25: La Belgique responsable de son sort ?

A-t-on vraiment été étonnés par les attentats bruxellois du 22 mars ? Tout le monde s’y attendait… La tension était d’ailleurs palpable depuis des semaines dans la capitale belge. On sentait bien qu’elle était trop liée aux attentats du Vendredi 13 à Paris pour pouvoir espérer passer à côté d’attaques terroristes…

Ce qui frappe évidemment dans les deux cas sont les similitudes : les lieux (Bruxelles et Paris, villes cosmopolites gangrénées par l’immigration mais symboles de l’ « Occident »), les acteurs (maghrébins récemment fanatisés répondant à la définition d’ « islamo-racailles »), le mode opératoire (frapper en différents lieux d’une même ville), la revendication (l’Etat Islamique) mais surtout la nullité et l’impréparation criminelle des services de police et de sécurité. Celles-ci s’apparentent à une véritable trahison –par lâcheté et/ou paresse et/ou idéologie- du peuple par ses « élites ». Ce qu’elle est bien évidemment.

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Le système coupable

Entièrement ! Et comme à Paris ! J’avais d’ailleurs traité longuement cette question ici. Une semaine après les attaques de Bruxelles, on n’en finit pas d’apprendre combien les autorités belges ont failli à leur devoir premier : protéger la population. Suit un petit florilège d’informations à ne pas forcément prendre toutes au pied de la lettre mais à considérer dans leur globalité. Le syndrome de Paris n’est pas loin…

- On apprend tout d’abord que « des informations relatives à l'adresse où résidait Salah Abdeslam à Molenbeek figuraient depuis début décembre dans un rapport qui n'a jamais été transmis à la cellule antiterrorisme de la police judiciaire fédérale de Bruxelles ». Bravo les Belges ! Les différents services peuvent se renvoyer la balle mais les faits sont là. Abdeslam a pu aller s’acheter des frites tranquilou pendant 4 mois sans être inquiété outre mesure, tout protégé qu’il était dans l’Etat indépendant de Molenbeek.

- Le sénateur russe Igor Morozov a déclaré pour sa part que les services spéciaux de son pays avaient prévenu la Belgique de prochaines attaques. Selon lui, « la série d’attentats était préparée de longue date et n’est pas liée à l’arrestation de Salah Abdeslam » car « trop de cibles et de considérables efforts ont dû être engagés » et « ce n’est pas possible de faire cela en un jour». Il ajoute que c’est la russophobie des services spéciaux belges qui les a amenés à ignorer ces recommandations…

- Encore mieux ! Une histoire belge ! Après la première attaque à l’aéroport de Zaventem, ordre a été donné de fermer le métro bruxellois par sécurité. Problème : Cet « ordre n'est jamais arrivé chez l'opérateur de transports de la capitale, car les pouvoirs publics belges ne s'étaient pas mis d'accord sur qui, de l'Etat ou de la région bruxelloise, devait transmettre la décision. » En somme, le second attentat qui eut lieu environ une heure après dans la station de métro Maelbeek aurait pu aisément être évité… Jan Jambon, ministre de l’intérieur belge, se défend sans honte de toute erreur. On le sait bien : c’est un courageux serviteur de la Belgique à qui l'on ne peut rien reprocher.

Je vous cite ici les « gros titres » mais de nombreux autres « ratés » sont à mettre au crédit de l’Etat belge et de ses rouages. Du laxisme envers les potentiels djihadistes à l’incompétence des services « anti »terroristes du pays, personne ne peut décemment défendre cet Etat qui est coupable de ce qui est arrivé. A 100%. Ridicule comme il est, il se voit obligé maintenant, à l’image de ses homologues européens, d'aller prendre des leçons de sécurité en Israël… à qui on ne pourra dénier une indéniable supériorité sur la question.

Le bon sens nous paraît bien loin de l'Europe (légale). Voyez ainsi la "une" du Temps, journal tunisien, qui résume la situation actuelle comme le fruit de  « décennies de laxisme au nom de la démocratie des droits de l'homme et du droit d'asile accordé généreusement aux supposées victimes des régimes de dictature orientale et autres." Les autres médias tunisiens n'y vont pas le dos de la cuillère non plus et rejettent à raison le "droit-de-l'-hommisme" et les ONG du type Human Rights Watch comme "suppots du terrorisme"! Il en savent quelque chose! La "stratégie" européenne de lutte contre le terrorisme y est aussi exposée pour ce qu'est elle: de la m.... Pas d'angélisme de l'autre côté de la Méditerranée: « Ne remettez pas les terroristes à la justice, achevez-les avant. » lit-on dans le premier média du pays... Bien loin de l'angélisme né du vivrensemble, non?

 

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Vivrensemble? Vraiment?

Le mythe du vivrensemble (voir ce timbre hallucinant datant d'il y a quelques mois) n’a jamais été aussi ridiculisé par les faits mais l’oligarchie belge et ses médias aux ordres veulent nous en faire bouffer jusqu’à la nausée. Le processus est simple et il n’est pas le seul, loin s’en faut. On met sur le devant de la scène des victimes des attentats (ou des proches) pleines de compassion pour leur prochain et dont le seul mot d’ordre est padamalgam. Voici Walter qui « devait s'envoler pour Israël, pour rendre visite à sa fille » et qui a perdu une jambe à Zaventem. Son appel est touchant :

"J'espère que les gens seront assez intelligents pour comprendre que 99,99% de la population musulmane est extraordinaire et qu'il ne faut pas mélanger. Ce ne sont pas 20 ou 30 personnes qui représentent l'entière communauté"

Sa deuxième jambe, il risquerait de la perdre également selon le verdict des médecins. Il y met toute sa volonté en tout cas… Perdre une jambe n’est apparemment pas suffisant pour comprendre. Il ira au paradis à cloche-pied ou en tant que cul-de-jatte ! Ce paradis rêvé où égorgeurs et bisounours cohabiteront dans la plus parfaite osmose ! Un "paradis" qui ressemble à s'y méprendre à la société libérale actuelle...

Quant à Michel Visart, journaliste économique à la RTBF qui a perdu sa fille dans l'attentat du métro Maelbeek, il considère qu'on va dans le mur. Mais il ne parle pas du même mur que vous et moi (la guerre civilo-ethnique) :

« Je ne suis pas naïf, je sais très bien et je comprends qu'aujourd'hui la sécurité est indispensable. Mais je pense qu'en construisant des murs de l'exclusion, en cultivant la haine, on va dans le mur. Pour le futur, si l'on veut un monde différent, il faut ce respect et cette tolérance. Je ne veux pas faire du pathos, mais il faut de l'amour. C'est comme cela qu'on pourra faire un autre monde. »

Ta fille appréciera Michel. Comme toutes ces filles de notre race dont les géniteurs sont des couilles molles, des faibles, des traîtres à l’Europe et à leur race de par leur lâcheté et leur renoncement à tout bon sens.

Vos messages d’amour, ils vous disent depuis des décennies de vous les mettre bien profond ! Et vous continuez à vous goder le fion ! Molenbeek a soutenu Salah Abdeslam et s’est opposé à son arrestation ! Une partie des jeunes là-bas reçoivent des SMS les exhortant à « combattre les Occidentaux » ! Les prisons remplies de racailles immigrées plus ou moins islamisées ont fêté les attentats. " Allahu akbar, ce n’est que le début et cela va continuer! " ou " Je suis bien content! Quand je sors, je ferai pareil!" y a-t-on entendu ! Mais non, 99.99% des musulmans sont extraordinaires ! Selon un récent sondage fait par la chaîne de télévision Al-jazeera, une énorme majorité de ses téléspectateurs soutiennent l’Etat Islamique ! Et de toute façon, la solidarité d’une partie des musulmans dits « normaux » envers les djihadistes n’est pas une fiction. Allez lire, si ce n’est déjà fait, l’excellente analyse de Boris Le Lay à ce propos. Analyse avalisée encore une fois par l’actualité : le Conseil des Théologiens musulmans de Belgique n’a-t-il pas refusé de réciter une prière dédiée aux victimes des attentats car celles-ci n’étaient pas toutes musulmanes ?

Mêmes causes, mêmes effets

La Belgique et la France sont exactement dans le même pétrin. Pauvres pays où les « élites » sont pourries jusqu’à l’os : elles qui méprisent le peuple et se font les serviteurs zélés de notre perte. Elles ont accepté pour des prétextes économiques et idéologiques des millions de personnes inassimilables tant par la race que par la culture et celles-ci veulent faire la loi chez nous... Ce « chez nous » scandé par ceux qu’on a présentés comme de simples « hooligans » au lieu de les désigner comme des patriotes conscients et… bien plus légalistes que ce qu’on en a dit. Ils ont en effet, lors de leur marche dans le centre de Bruxelles, applaudi policiers et militaires mais se sont vus finalement chassés par ceux-ci après avoir été provoqués par des « militants pacifiques » (ceux qui sont contre le « fascisme » mais défendent les terroristes ; version pauvre de Sven Mary, l’avocat d’Abdeslam, qui défendrait le diable mais pas « l’extrême-droite »). Il n’y a rien à tirer de ce Système qui est intrinsèquement contre nous et continuera à l’être jusqu’à son dernier souffle. Il vous attaquera vous en priorité pendant que les réels dangers seront traités avec tout le laxisme possible (la Belgique n'en est-elle pas la preuve la plus flagrante?). Jamais il ne vous protégera, je l’ai déjà dit, répété et, je l’espère, démontré maintes fois en ces colonnes (voir ici).

Peu importent à vrai dire les beaux discours sur Molenbeek ou la semi-reconnaissance par Valls des centaines de quartiers du genre que nos dirigeants ont laissé essaimé en France. Rien ne changera par le « pays légal ». Plus les attentats sont violents (et ils continueront car les candidats sont de plus en plus nombreux), plus la pression migratoire s’accroît, plus la situation internationale dégénère, plus on veut nous faire croire à « la fin de l’histoire » et à la concorde universelle entre les races et les cultures. Contre toute logique, contre tous les enseignements de l’histoire et de la sociologie. Le Système ira jusqu’au bout. Ce sera nous ou lui. Il le démontre chaque jour davantage par ses mensonges, ses trahisons et sa répression. Il compte encore sur l’apathie de la population pour maintenir son emprise sur elle et la tuer à petit feu. Y parviendra-t-il ? Seuls les peuples européens peuvent le dire, eux qui, comme nous le disions dans un récent article, se trouvent aujourd’hui dans la gueule du loup… et qui, s'ils veulent s'en sortir et survivre devront savoir être impitoyables et lutter contre le système d'une part, contre ses chers protégés d'autre part. Nous sommes dans l'urgence. Il nous faut des priorités simples pour le moment: Terroristes à mort! Immigrés dehors!

Rüdiger / C.N.C.

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29/03/2016

Compte rendu – exposition « La cartographie ou le miroir du monde, Mercator et Ortelius, deux géographes flamands » au Musée de Flandre, Cassel

Compte rendu – exposition « La cartographie ou le miroir du monde, Mercator et Ortelius, deux géographes flamands » au Musée de Flandre, Cassel

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Joseph Bellemans (1816-1888) Mercator et Ortelius, Anvers, Musée royal des Beaux-Arts

« Le cheval est créé pour transporter, le bœuf pour labourer, le chien pour la chasse et la garde, quant à l'homme, il est né pour contempler le monde » Cicéron, La Nature des Dieux, II

Cette citation du célèbre philosophe romain contemporain de César se trouve dans la dernière salle d'une exposition atypique consacrée à la cartographie du 12 mars au 12 juin 2016, le musée de Flandre à Cassel nous propose une exposition atypique. Intitulée « La cartographie ou le miroir du monde, Mercator et Ortelius, deux géographes flamands » elle s'intéresse en particulier à deux cartographes flamands des Pays-Bas espagnols ayant vécu au XVIeme siècle : Gérard Mercator (en nl. Gerard de Kremer, 1512 - 1594) et Abraham Ortelius (1527 - 1598). Ces deux cartographes ont révolutionné la géographie (littéralement « écriture de la Terre ») en produisant des planisphères et des cartes extrêmement détaillés. En 1569, Mercator va donner son nom à un nouveau procédé de représentation de la surface terrestre qui consiste à projeter celle-ci sous une forme cylindrique mise à plat. Contemporain et ami de Mercator, Ortelius va quant à lui publier son premier atlas l'année suivante : le Theatrum orbis terrarum (Théâtre du Globe Terrestre). Il publiera également le Thesaurus Geographicus en 1596, dans lequel il note la ressemblance des côtés américaines et africaines et émet l'hypothèse que ces deux continents furent réunis.

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Gerard Mercator (1512-1594), Atlas sive cosmographicae meditationes de fabrica mundi et fabrica figura, 1612-1613, Sint-Niklaas,
KOKV, Cercle archéologique du Pays de Waes, collection Mercatoriennes

L'exposition vous mènera donc sur les pas de ces deux savants, vous découvrirez par exemple deux globes de Mercator ou un travail cartographique avec son fils, Rumold, qui lui succédera. A l'instar des Cassini en France au XVIIIeme siècle, la cartographie est ici aussi une affaire de famille. Vous admirerez également des portulans comme celui du Gênois Battista Agnese (1500-1564) ou des œuvres de peintres comme Joseph Bellemans (1816 - 1888) . Vous découvrirez aussi des outils cartographiques comme le compas avec boussole de Christopher Schissler (1531 – 1608).

Une exposition à découvrir car elle met en lumière l'immense somme scientifique de l'Europe et la soif de découverte des Européens.

Jean/C.N.C.

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28/03/2016

Carmina Carolingiana - Chants épiques au temps de Charlemagne


Cantus 1 : Versus de bella que fuit acta Fontaneto // Angilbert

Cantus 2 : Versus Paulini de Herico Duce // Paulinus II of Aquileia

Cantus 3 : Versiculi de eversione monasterii S. Florentii // Létald

Cantus 4 : Planctus Ugoni abbatis // Anonymous

Cantus 5 : Incipit Planctus Karoli // Anonymous

Cantus 6 : Versus Godiscalchi // Gottschalk of Orbais

Cantus 7 : O stelliferi conditor orbis // Boethius

Tchétchénie, l’autre Etat islamique? (Causeur)

Tchétchénie, l’autre Etat islamique?
Poutine tenté de lâcher le fidèle Kadyrov

Par Ella Micheletti
 
Jusqu'ici protégé du Kremlin, le président tchétchène Ramzan Kadyrov a annoncé son prochain retrait de la vie politique. En coulisses, certains pointent du doigt l'islamisation de la république caucasienne qui fournit l'un des plus grands contingents de combattants à l'Etat islamique.
kadyrov daech russie tchetchenie

Défilé d'étudiantes lors de la journée de la Femme tchétchène (Grozny, 2010). Sipa. Numéro de reportage : AP21025754_000003.

Il y a une quinzaine de jours, la déclaration de Ramzan Kadyrov, le président de la République tchétchène, à la télévision russe a eu l’effet d’une bombe : celui qui règne en tyran depuis plus de dix ans propose de prendre sa retraite politique. Il est difficile d’imaginer Kadyrov, qui soufflera ses quarante bougies le 5 octobre prochain, céder la place pour démarrer une deuxième carrière. S’agit-il d’une marque de défiance adressée à Poutine ? Quoi qu’il en soit, cette annonce reflète-t-elle des tensions avec Moscou. Mais pourquoi ? Kadyrov est plutôt un « bon élève »  du Kremlin qui « tient » bien la Tchétchénie. Pour quelle raison Poutine risquerait-il de réveiller le chat qui dort ?  Un rapport publié par l’opposition russe pourrait permettre de percer le mystère : selon le texte, Kadyrov représente un risque islamiste élevé pour la Russie.

Pour Silvia Serrano, chercheuse au Centre d’étude des mondes russes, « Ramzan Kadyrov instrumentalise depuis longtemps la religion dans le but d’asseoir sa légitimité et de trouver un écho dans la région. Il procède depuis une dizaine d’années à une politique de réislamisation et de terreur.» Rappelons que Ramzan Kadyrov est le fils d’Akhmad Kadyrov, mufti de Tchétchénie et l’un des leaders du mouvement indépendantiste après la dislocation de l’URSS. Il a été un soutien du leader séparatiste Dudayev, pendant la première guerre de Tchétchénie en 1994-1996 et s’est battu contre les Russes. Il a cependant fini par rallier le camp russe au cours de la deuxième guerre tchétchène de 1999-2000. Grâce au soutien de Poutine, il s’est ensuite imposé à Grozny, capitale de la petite république (1 250 000 habitants) à forte capacité de nuisance. S’il s’est éloigné des séparatistes, ce n’était pas uniquement par des calculs – essentiels – de pouvoir et de clans, mais aussi par peur de voir le djihadisme wahhabite du type Al-Qaïda, importé par les combattants étrangers répondant à l’appel au djihad contre la Russie, se substituer à l’Islam sunnite pépère de l’ancienne république soviétique. Quoi qu’il en soit, Akhmad Kadyrov a trouvé en Poutine un allié qui, à partir de 2000, l’a soutenu sans faille.

Ce n’est qu’après son assassinat par des islamistes pendant le défilé de la victoire le 9 mai 2004, que son fils lui succède. Pour s’imposer, Kadyrov junior recourt aux mêmes sources de légitimité : le nom du père mais surtout la religion. Ainsi, en 2005 il lance la construction d’une mosquée monumentale au cœur de Grozny, dédiée à la mémoire de son père assassiné.

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27/03/2016

Christian Harbulot : "Fabricants d'intox, la guerre mondialisée des propagandes" (TV Libertés)


Le directeur de l’Ecole de guerre économique, Christian Harbulot, nous présente son ouvrage intitulé “Fabricants d’intox”. Dans un récit édifiant, l’auteur dévoile la manière dont les Etats, les militaires, la société civile et les acteurs économiques se servent de la propagande pour arriver à leurs fins.

Source : TV Libertés