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15/01/2016

Cologne ou le chant du cygne des féministes

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Plusieurs villes européennes ont vu d’innombrables femmes blanches agressées par des migrants le soir du nouvel an. Je ne reviendrai pas en détail sur ces faits monstrueux, évoqués avec brio la semaine dernière sur ce même site dans l’article intitulé « Mais quel est le problème des « migrants » avec les femmes blanches ? »
C’est seulement le 4 janvier et après plus d’une centaine de plaintes enregistrées que la presse allemande s’est vue dans l’obligation de dévoiler les faits de « la nuit de la honte », terme du journal Les Echos.

Les réactions en Allemagne sont virulentes envers Angela Merkel, considérée comme la responsable majeure de ces faits. Il en est de même envers le maire de Cologne dont les conseils, pour se protéger de ce genre de situations, ont sidéré bon nombre de femmes…

Mais les manifestations dans la rue ne sont pas à la hauteur de ces critiques : « Nous sommes des jeunes filles de Cologne, avons des dessous en dentelle, mais ne nous laissons pas peloter, nous ne laissons personne y toucher. », voilà ce qui était entonné samedi lors du carnaval de Cologne… Pas de quoi menacer la bien-pensante Merkel.

Seul le mouvement anti-islam Pegida s’est fait entendre et a organisé samedi dernier une manifestation en réaction à ces brutalités sexuelles. Ses représentants ont alors été accueillis par des policiers anti-émeutes et leurs canons à eau et gaz lacrymogène. Pourquoi aucun moyen n’a été mis en œuvre pour protéger les femmes le soir du réveillon ?

En France, Bernard Cazeneuve, incapable d’objectivité, a gentiment demandé à Nathalie Kosciusko-Morizet dimanche dernier de cesser de parler de viols pour évoquer les incidents graves déjà évoqués. Le Front National, par l’intermédiaire de ses principales figures féminines, a exprimé son effroi : « la dignité et la liberté de la Femme, un acquis précieux que nous avons le devoir de protéger", a formulé Marine Le Pen.

Cela me fait rire jaune de constater que ces propos aient été prononcés par la présidente de "l’extrême droite française"… et non par une représentante d’un mouvement féministe. Où sont ces féministes déclarées ?

Elles ont esquissé quelques paroles, des tweets soi-disant assassins mais en observant plus précisément leurs répliques, on comprend vite que leur combat tient désormais compte de la question des minorités ethniques et de la peur d’être accusées de racisme. Tout comme nos chers politiques, elles ne dénoncent pas l’ennemi de peur d’être qualifiées d’islamophobes.

Ainsi la présidente du mouvement Osez le féminisme déclare sur tweeter :

mailfert.jpeg1. Anne-Cécile Mailfert ‏@AnneCMailfert 8 janv.

On a besoin d'un plan européen avec de gros moyen pour mettre un terme aux viols, tous les viols quels que soient l'origine des agresseurs.

 

Réaction certes… mais modération avant tout. N’oublions pas que cette association, tout en menant des combats légitimes, gravite souvent autour du Parti Socialiste et par conséquent essuie les mêmes limites. En outre, notons le silence assourdissant de Christine Delphy, cofondatrice de la revue des Nouvelles Questions Féministes avec Simone de Beauvoir, rien que cela.

L’essentiel, pour elles, dans le traitement de ces faits de violence est de ne pas stigmatiser les hommes responsables et de ne pas favoriser les partis d’"extrême droite" grâce à ces événements. Le Front National, entre autres, qualifié de parti sexiste, ne ferait qu’en récupérer les impacts.

Bien avant ces événements, les féministes ont commencé à se déchirer sur la question du port du voile et certaines se sont vues traitées de "fachos" pour estimer que cet instrument de la religion musulmane constituait une atteinte à la liberté des femmes. A ces occasions, les « féministes immigrationnistes » se sont démarquées pour devenir majoritaires. La journaliste Nathalie Raulin du journal Libération illustre parfaitement ce conflit dans un article paru sur le site internet de ce média en date du 26 juillet 2015 : « Les féministes «blanches» qui voudraient échapper à l’accusation de racisme sont donc sommées d’accepter l’idée d’un nouveau féminisme «qui prendrait en compte la culture islamique». Autrement dit, Qui verrait dans le port du voile non le signe d’une soumission à un ordre patriarcal et religieux, mais le symbole d’une solidarité avec les «membres du même groupe racial». L’énoncé laisse circonspect sur les contours - et les revendications - que pourrait avoir un tel mouvement subordonnant d’emblée la solidarité féminine à la solidarité raciale. Ouf, même des journalistes ouvrent les yeux… mais la brèche est ouverte et la lutte féministe connaît un véritable essoufflement voire un coup d’arrêt. Comment voulez-vous trouver légitimes les questions liées à l’égalité salariale, l’égalité au sein du couple dans le cadre du quotidien quand vous n’êtes même pas capables de vous offusquer de l’infériorité de la femme au sein de foyers français à la culture musulmane ?

Pour cette nouvelle forme de féminisme, la vague migratoire ne serait pas un problème dans la vie des femmes. Or, la culture et la religion des migrants constituent des soucis majeurs de sécurité et de tranquillité pour la gente féminine. Sa vie, déjà perturbée par la troisième génération d’immigrés, le sera encore davantage par ces hommes inadaptés à la culture européenne.

Mesdames, votre silence est honteux. Les victimes sont toutes des femmes, persécutées du fait d’être des femmes libres, faisant la fête, habillées pour l’occasion. Vous collaborez et ne donnez plus aucun sens à l’objet principal de votre combat : celui de la défense des droits et de la sécurité des femmes. Votre lutte est celle de la défense des droits des migrants, des étrangers, des minorités, quitte à rendre le quotidien des femmes européennes invivable. Ce sont elles qui vont subir les conséquences les plus graves de cette immigration folle, n’est-ce pas le cas quand votre intégrité physique est menacée ?

En tant que féministe, aux idées politiques certes bien différentes, je n’attends plus rien de vous…les 561 victimes de Cologne qui ont porté plainte non plus. L’histoire de la lutte des femmes européennes se fera sans vous.

Virginie / C.N.C.

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