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05/01/2016

Chronique de film : Lucy de Luc Besson

Lucy de Luc Besson (2014)

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Les fêtes de fin d'années sont souvent l'occasion de voir des films qu'on a pas pu visionner plus tôt Lucy fait parti de ceux-là. Film de science-fiction sorti en 2014, il aura assez peu fait parler de lui. Luc Besson s'attaque à cette occasion à un nouveau sujet : les capacités de notre cerveau.

L'histoire démarre lorsque Lucy, interprétée par Scarlett Johansson, est amenée à porter une mallette à des Coréens dans un grand hôtel. Le début du film est alors totalement haletant, mêlant cette scène avec des images d'une gazelle chassée par un guépard et d'une conférence d'un professeur d'université joué par Morgan Freeman, Samuel Norman. Le contenu de la mallette inquiétant visiblement nos amis Coréens, Lucy est d'abord conduite de force dans un bureau, pendant que le guépard lui, a bondi sur la gazelle. Elle est ensuite obligée d'ouvrir la valise dont on ignore le contenu, avant de subir quelques déboires qu'on pourrait qualifier de potentiellement traumatisant. Les hommes d'affaires lui ont en effet implanté un sachet d'une nouvelle drogue dans le ventre. Refusant les avances d'un jeune homme un peu trop entreprenant, elle est frappée par le malotru, libérant une partie de la drogue dans son organisme.

C'est alors que démarre l'intrigue du film, puisque cette drogue augmente la capacité de son cerveau. Nous suivons donc Lucy tout au long du film voyant son potentiel cérébral augmenter jusqu'à atteindre les 100%. Ceux qui désirent voir le film peuvent s'arrêter de lire ici car le reste de la chronique dévoilera l'histoire.

Lucy se transforme très vite en une sorte de X-men froid et calculateur, mais ce qui n'est pas très embêtant au départ devient franchement lassant sur la longueur. Une partie de l'intrigue consiste en sa rencontre avec le Professeur Samuel Norman. Pour ce faire, elle va prendre l'avion pour Paris et c'est à partir de cette épisode que le film bascule dans le n'importe quoi. Alors que le concept est très bon et le début du film excellent, le reste n'est qu'une suite d'invraisemblances et au final on se demande si tout ça n'a pas pour prétexte de nous gratifier de poursuites en voiture dans Paris avec un nombre incalculable d'accidents, ou de nous montrer des coréens très très en colère qui finissent par entrer en lévitation grâce aux nouvelles capacités de Lucy.

Le bouquet final intervient à la fin du film lorsque Lucy se transforme en super ordinateur pour laisser comme seul héritage... une clef USB. Le postulat où l'homme deviendrait une machine en arrivant à exploiter 100% des capacités de son cerveau nous déplaît fortement. D'autre part, le film aurait presque pu rejoindre les classiques du genre lorsque Lucy remonte dans le temps à la fin du film pour retrouver l'australopithèque du même nom. Là, on se dit que lorsque les deux se touchent du doigt, on assiste à une sorte d'allusion à la création d'Adam de Michel Ange, on se dit que peut-être ce sont les connaissances hors normes de la Lucy de 2014 qui permettront grâce à un voyage dans le temps de transmettre une sorte de « feu de la connaissance » à l'australopithèque, et bien... non. Ajoutons à cela que cette séquence dure longtemps pour combler le vide de ce film d'à peine 1h30 qui en réalité aurait pu tenir dans un épisode d'une heure d'une série télévisée française. On passe dans le même film de quelques inspirations digne de Tarantino à un mélange entre une série du vendredi soir de France 2, Taxi et un sous-blockbuster américain.

Au final un ensemble qui laisse un goût mitigé, et une chronique qui sera aussi courte que le film.

Jean / C.N.C.

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