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03/12/2015

Traduction française du compte-rendu de Mikael Skillt du septième édition du colloque « Idées identitaires » de Stockholm (07/11/2015)

Septième édition du colloque « Idées identitaires », Stockholm, 7 novembre 2015.
Compte-rendu du Suédois Mikael Skillt, ancien sniper et instructeur du bataillon « Azov »,  représentant de son « Corps Civil ».

Mikael Skillt.jpgPour la septième reprise, le colloque « Idées identitaires » s’est tenu à Stockholm.

Cette année, l’accent était mis sur la crise migratoire et le retour des vraies forces de droite.

Ce 7 novembre, de nombreuses personnes venues de l’Europe entière se sont retrouvées dans une salle en plein centre de Stockholm pour écouter un vaste panel de conférenciers politiques.

À mes yeux, deux des plus intéressants étaient le Letton Ravis Zeltits et le Français Guillaume Faye qui sont connus pour tenir respectivement des positions pro-Ukrainiennes et pro-Russes.

Le meeting a commencé en retard, aussi ai je pu rencontrer mon compatriote Daniel Friberg et converser avec lui de son avis sur le conflit russo-ukrainien et de son nouveau livre, « The Real Right returns ».

Il m’a expliqué qu’il serait erroné de réduire son positionnement à un point de vue strictement « pro-Russe » ou « pro-Ukrainien », étant donné qu’il se considère avant tout comme « pro-Européen » et qu’il appréhende positivement toute force qui soutient l’idéal d’une Europe libre et indépendante, libérée du libéralisme destructeur et du globalisme impérialiste qui tentent actuellement de prendre le contrôle de tous les pays de notre continent. Comme il n’avait pas trop de temps, nous n’avons pas pu approfondir et décidé de remettre ça à plus tard. Nous avons aussi touché un mot de son livre récemment publié chez Arktos, « The Real Right returns », un livre que j’espère bientôt traduit en ukrainien, qui explique comment les tenants de la gauche font la guerre, dans le cadre de la société moderne, pour nous imposer leur propre agenda libéral socialiste. Mais le livre de Friberg ne doit pas être seulement considéré comme un guide théorique de décryptage des tactiques de la gauche, mais aussi comme un manuel pour les contrecarrer concrètement.

Après cette discussion est venu le temps de s’asseoir et d’écouter les interventions.

La première fut celle de Daniel Friberg qui a inauguré les réjouissances pour sa première prestation en public. Il avait le tract et je peux parfaitement le comprendre. Mais la force de ses convictions lui a permis de surmonter ça. Il a parlé de la crise migratoire et de la manière dont les migrants sont utilisés comme une force contre l’Europe. Pour rendre ça plus clair, il a montré au public un film qui décrivait les comportements des migrants qui cherchent à rentrer en Europe. La violence de ces soi-disant « réfugiés » ne pouvait laisser planer aucun doute sur les horreurs qui attendent l’Europe si rien ne change. Mais Friberg n’est pas un prêcheur d’apocalypse, aussi nous a-t-il rassuré sur le fait que le combat contre le système peut se révéler victorieux et qu’il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour qu’il en soit ainsi, au prix de sa vie si nécessaire. Il a achevé son allocution avec une phrase puissamment symbolique que la plupart des nationalistes ukrainiens pourront comprendre après avoir combattu sur la ligne de front : « Que l’hydromel coule à flot au Valhalla, parce que j’en aurai besoin si j’échoue ici bas ».

Après la forte prestation de Friberg est venu un personnage qui suscitait particulièrement mon intérêt, le pro-Russe Guillaume Faye. Son propos recouvrait le même sujet que l’intervenant précédent. Pour parler sans détour, je dois admettre que ma première impression de Faye fut celle d’avoir affaire à un dingue : ses gestes étaient excessifs et le ton employé me dressait le tableau d’un vieil homme passablement dérangé. Il parla d’une Europe apocalyptique où nous cesserions d’exister à cause de politiciens empreints de haine d’eux-mêmes, désignant de fait ceux qui ont la détestation de leur propre héritage. Son long exposé le conduisit à revenir à plusieurs reprises sur les causes du libéralisme et de l’immigration de masse. La réponse de Faye consistait en une maladie mentale qualifiée d’ « ethno-masochisme ». Après avoir parlé du présent, il revint en arrière dans le temps et montra que l’on pourrait contrer ce phénomène, ce qui l’amena à l’avenir et à la solution, celle d’un nouvel état et d’une collaboration entre pays, une solution appelée « Eurosibérie ». La raison pour laquelle il ne soutenait pas le projet « Eurasie » réside dans le fait que ce dernier incorpore l’héritage de la Horde d’Or. Pour Faye, le principal sauveur des Européens ne pouvait être que la Russie. De plus, selon lui, non seulement l’Europe, mais aussi l’Amérique du Nord ne pourraient assurer leur salut qu’en se joignant à la Russie, en tant que gardienne d’une ancienne culture et d’un vieil héritage. Et c’est à ce moment que j’ai cessé de porter attention au discours de cet homme, que l’âge avait visiblement fini par rendre dément. L’exposé s’acheva par quelques questions, et l’une d’entre elles demandait si Faye soutenait les actions de Poutine dans le monde entier. La réponse fut d’une clarté cristalline : « Je soutiens Poutine pour la plupart de ses actions ». Cette réponse ne me fit plus douter que j’avais tout simplement affaire à un pro-Russe stipendié de plus. Cela devint même plus clair après les conférences, quand après s’être enivré, il se mit à insulter tout le monde, y compris des organisateurs de l’événement.

Après la pause vint le moment pour le peintre talentueux Markus Andersson de prendre la parole sur la manière dont le libéralisme déploie son agenda sur la scène artistique en assurant le replacement de nos valeurs traditionnelles européennes.
L’exposé ne fut pas très long, mais très intéressant dans nombre de ses aspects, en particulier pour moi en tant qu’Européen qui vit en Ukraine, dans la mesure où je peux clairement mesurer les différences lorsqu’elles se présentent à moi.
J’espère inviter Markus en Ukraine pour parler davantage sur le sujet dans la mesure où le pays possède une scène très vivante dans laquelle l’histoire et la culture cosaques connaissent un regain d’attention et de faveur. Le point principal sur lequel il attira l’attention était que les libéraux propulsaient l’art perverti dans les demeures à la mode les plus réputées pour l’instituer en norme, et, de ce fait, en expulser les peintres traditionnels, ne leur laissant d’autre choix que de produire à leur tour un art compatible avec l’agenda des libéraux, ce qui revient à tuer les valeurs traditionnelles en Europe. Nous pouvons clairement constater que ce processus a bien démarré en Europe, une tendance dont personne ne veut être témoin en Ukraine.

Le conférencier suivant, Björn Herstad,
Aborda le thème de la lutte contre le monde moderne d’un point de vue chrétien. Pour lui, le combat se mène d’abord en soi en faisant siennes les valeurs chrétiennes et en vivant en communion avec Dieu. Mais, même pour des païens, cet exposé contenait des points valables comme le fait de se débarrasser soi-même de ses « péchés » et de ses comportements obsessionnels, ce que je ne peux que pleinement soutenir en tant que nationaliste et païen.

Ensuite, ce fut le tour d’un inconnu pour moi, Lars Holger Holm, dont la personnalité attira mon attention alors qu’il entrait en scène. Son allocution était basée sur son livre « Bitch State » qui narre une histoire satirique au sujet de l’état féministe de Suède. Il offrit une radiographie intéressante de la scène féministe dans laquelle de respectables politiciens et lobbyistes font tout ce qui est possible pour ruiner notre histoire européenne et mettre toutes les erreurs commises sur le dos des hommes en tant que dirigeants des nations. Lors de son propos, il eut l’occasion de lancer quelques petites piques remarquées à la Russie et cela devint plus évident plus tard lorsque Holger acclama le discours de Raivis Zeltits avec moult applaudissements et clameurs. Ce fut surtout un exposé enlevé et distrayant qui provoqua de nombreux rires malgré le sérieux de son sujet ayant trait à la féminisation de l’Occident.

À ce moment, j’étais plutôt fatigué d’écouter toutes les interventions, mais c’était désormais au tour de celui que je ne pouvais supporter de manquer.
Ravis Zeltits s’est révélé être un jeune et brillant politicien, un activiste nationaliste et un des opposants les plus résolus aux pro-Russes en Lettonie. Il a, lui aussi, mis l’accent sur la crise migratoire, mais avec un détour. Il a commencé avec la Nouvelle Europe, une Europe plongée dans le chaos où rien n’est semblable à ce que nous avons eu l’habitude de connaître. Prenant en compte les agresseurs tout autour de nous, la Russie à l’est et les pays concernés au Moyen-Orient, il en est venu à dire comment nous devions transformer nos mouvements pour survivre à ces défis sans perdre notre identité en tant qu’Européens et comment nos organisations doivent chercher des alliés loyaux, à l’heure où les cartes géopolitiques sont en train d’être redistribuées, à la fois sur les champs de bataille et dans les parlements. Puis Ravis est allé plus loin avec le voisin agressif qu’est la Russie et a noté que les Lettons considèrent le nationalisme ukrainien comme un phare à suivre dans les âges sombres.
Il m’a semblé que le public de ces conférences était grosso modo divisé en moitié pro-Russe et moitié pro-Ukrainien, après avoir entendu deux personnes soutenant deux camps opposés dans le conflit russo-ukrainien, ce qui est un peu plus en faveur de l’Ukraine que je ne l’aurais espéré. Après que Raivis ait regagné son siège juste devant le mien, je me suis présenté à lui brièvement alors que le dernier intervenant était sur le point de se présenter. Nous avons décidé de discuter davantage après le dernier exposé.

Celui-ci fut prononcé par John B. Morgan, directeur des éditions « Arktos » et il a parlé de cette maison d’édition dont il a assuré le développement depuis ses débuts. Il a commencé par réagir aux bobards propagandistes distillés contre « Arktos » qui s’efforcent tour à tour de la faire passer pour communiste, libérale, pro-Russe ou sioniste. John a rendu parfaitement clair qu’il n’en était rien, qu’il était seulement question d’une maison d’édition intéressée à publier des ouvrages destinés à contrer le système libéral globalisé. Ainsi, il a déclaré ne pas refuser de publier un auteur l’ayant contacté et se situant dans cette perspective. John nous a donné un aperçu unique de la manière dont « Arktos » est passée d’une affaire locale à une entreprise multinationale qui possède des bureaux dans plusieurs pays et est désormais contactée par des partis conservateurs provenant de différentes parties du continent européen.

À l’issue de ces interventions, tous furent libres de faire connaissance et de se féliciter. Et je dois dire que j’ai rencontré de nombreux participants qui avaient entendu parler de la lutte de l’Ukraine contre l’agression russe et la soutenaient, ce qui m’a réellement surpris dans la mesure où beaucoup de nationalistes convaincus en Scandinavie soutiennent pleinement la Russie et considèrent l’Ukraine comme une contrée libérale sans intérêt.
Ici, j’ai remarqué quelque chose de différent, et de nombreux contacts positifs ont été pris pour l’avenir. J’ai revu Raivis Zeltits. Nous nous sommes assis et avons devisé pendant près de deux heures, à propos de la guerre en Ukraine, des pro-Russes en Lettonie et de la nécessité de la coopération entre organisations. Nous avons décidé d’inaugurer une coopération entre la sienne en Lettonie et les nôtres en Ukraine. Nous avons dû nous séparer et nous dire au revoir. Raivis m’a demandé de transmettre ses plus vifs encouragements aux courageux nationalistes qui combattent pour la liberté de l’Ukraine, ce que j’ai promis de faire le sourire aux lèvres.
Au moment où je rédige ce compte-rendu, il me tarde d’assister à une prochaine conférence politique en Europe, pour avoir l’occasion de contrer la propagande de l’Occident, de l’Est et de la gauche libérale.

Mikael Skillt

(traduit de l’Anglais par Pascal Lassalle pour le CNC)

Article original : http://reconquista-europe.tumblr.com/post/134262068586/id...

Site des éditions « Arktos » : http://www.arktos.com/

Site de Daniel Friberg et John B. Morgan où l’on peut notamment visionner des vidéos des interventions : https://www.righton.net/

Commentaires

Article sans intérêt si ce n'est de répandre une haine russophobe habituelle. Et un ressentiment envers un auteur qui a fait 1000 fois plus pour le renouvellement des idées que cet individu au pédigrée sulfureux...

Écrit par : Bruno | 19/12/2015

Merci pour votre commentaire. Nous entrevoyons enfin la lumière de la Vérité.

Écrit par : Gardien du phare | 20/12/2015

Je savoure le portrait du pathétique Guillaume Faye. Le jeune essayiste prometteur qu'il fut, du temps où le G.R.E.C.E. n'était pas encore une coquille vide est bien mort et enterré. Quand "Skyman" picole, la nébuleuse identitaire trinque, en quelque sorte. Enfin, sans doute finira t-il par faire son aliyah...

Écrit par : Aryosophe | 24/12/2015

L'usage du terme "aliyah", n'est sans doute pas un hasard j'imagine, traduisant encore une obsession bien courante pour un certain peuple qui ne représente que 0.2% de la population mondiale...

Hé non, il n'est pas mort. Il est même bien vivant. Mais l'aggorniamento de la "mouvance" (pathétique il faut bien le dire), aggorniamento pourtant salutaire et indispensable qu'il défend depuis 20 ans semble visiblement en déranger certains jocrisse et autres tartuffes déconnectés du réel, tant leurs attaques sont grotesques, excessives, donc insignifiantes.

Tant mieux. "Les plus gênés s'en vont" comme on dit. Qu'ils se cassent. Les boulets, ça suffit.

Écrit par : Bruno | 24/12/2015

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