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07/10/2015

La "dissidence" à l'assaut du camp national et patriotique

La "dissidence" à l'assaut du camp national et patriotique

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Ukraine, Syrie, Iran, Palestine, Venezuela, ... tous ces pays et territoires qui connaissent des crises politiques ou des guerres sont passés au crible par la « dissidence ». Ses conceptions se sont diffusées de façon virale par le biais d'internet et ont un véritable succès au point d'avoir pénétré très largement des milieux politiques et philosophiques très divers. Mais qui sont les messagers ? Quel est leur message et quelles sont leurs cibles ?

Quels messagers ?

La « dissidence » réunit un aréopage de personnalités diverses. Thierry Meyssan, Alain Soral ou Dieudonné ont contribué à diffuser, chacun à leur façon, une approche de l'actualité et des phénomènes en cours dans le monde depuis la fin de la Guerre froide. Ces personnalités ont toutes au moins un point commun : elles sont issues de l'extrême-gauche. Et si on étudie le sujet de plus près, on découvre d'autres points communs. Dieudonné participa par exemple aux conférences « Axis for Peace » organisées par le Réseau Voltaire. Celles-ci réunissaient des personnalités opposées à l'impérialisme des Etats-Unis. Outre les activistes que je mentionnerai au cours de mon développement nous trouvions également l'entourage de Lyndon LaRouche, des cadres du parti « Solidarité & Progrès » ou encore l'historienne communiste (et antifasciste) Annie Lacroix-Riz. Meyssan et Dieudonné ont également des connexions avec les milieux chiites et en particulier l'Iran et la Syrie alaouite. Meyssan, comme Dieudonné, ont été reçus en Iran comme des personnalités de premier plan et même comme analyste pour le premier. Toute la galaxie anti-sioniste de la dissidence est fortement connectée aux réseaux iraniens et chiites (comme le centre Zahra et bien entendu les cellules de soutien au président Assad). Si on regarde de plus près le Réseau Voltaire, nous trouvons d'autres noms qui nous sont familiers, d'autres un peu moins, mais qui ont tous contribué au dit réseau, sur lequel nous allons concentrer notre propos. Ces personnalités ont initié les prises de position de la dissidence et plus largement, de toute une partie de ce que le système range dans l'extrême-droite et l'extrême-gauche « complotiste ».

Le Réseau Voltaire est initialement un réseau de gauche et d'extrême-gauche favorable à la liberté et à la laïcité (d'où la référence à Voltaire) et qui a pris une tournure particulière à partir du 11 septembre sans pour autant renier ses anciennes attaches. Citons en ce sens l'exemple de Michel Collon, journaliste belge, qui fut un des principaux animateurs sur le site du Réseau Voltaire de la défense du Venezuela de Chavez. En France, le responsable du Réseau Voltaire n'est autre qu'Alain Benajam qui est en première ligne dans le soutien au Donbass. Sur ce qui semble être son site internet, nous trouvons des liens vers les sites habituels plébiscités par « la dissidence » comme « reopen911 » mais également, plus intéressant, un lien vers le « Comité Valmy ». Ce dernier est dirigé par un certain Claude Beaulieu qui définit son groupe lors d'une entrevue donnée à Riposte Laïque de Pierre Cassen (un autre ex-gauchiste souverainiste et républicain) comme : « une organisation républicaine et progressiste, patriotique, internationaliste et anti-impérialiste. Son origine se situe dans le combat républicain et pluraliste mené contre la ratification du traité de Maastricht. ». Ces positions se rapprochent de celles de Benajam qui est également hostile à toute construction européenne, celle-ci étant considérée comme un projet américain visant à vassaliser les nations européennes et à les priver de liberté. Quand ce n'est pas carrément un « projet nazi »... On comprend là aussi d'où viennent tous les discours caricaturaux sur la construction européenne... et sur l'Allemagne. Un récent article en italien citant Thierry Meyssan, présentait l'€uro comme un « projet nazi » visant à détruire l'Europe. Rien que ça ...

Un autre nom ayant gravité dans le Réseau Voltaire n'est pas tout à fait inconnu puisqu'il écrit dans Krisis, revue issue de la Nouvelle Droite. Il s'agit de Claude Karnoouh, anthropologue. Tout comme Benajam, il est issu de l'extrême-gauche.

D'autres noms nous sont moins connus mais n'en sont pas moins intéressants. Nous pouvons citer Issa el-Ayoubi, journaliste libanais, cadre du parti socialiste national syrien et descendant de Saladin el-Ayyoubi, célèbre pour avoir vaincu les croisés chrétiens au cours du Moyen Âge. C'est donc le membre d'une très importante dynastie et d'une famille très influente dans le monde arabo-musulman. Bien que son parti nous soit de prime abord sympathique, sa présence comme cadre du Réseau voltaire n'est pas dénuée de sens et démontre le lobbying qui s'effectue au sein de la dissidence. Mais il y a un personnage méconnu qui est bien plus intéressant. Une rapide recherche nous permet de relier le nom de James Petras, professeur émérite de sociologie et contributeur au Réseau Voltaire, à un ouvrage intitulé Ukraine le coup d'état fasciste orchestré par les États-Unis  dont une sous partie s'intitule « Le Putch de Kiev, les prolétaires rebelles prennent le pouvoir à l'Est » ce qui n'est pas sans rappeler la propagande des pro-kremlin et pro-donbass nous présentant la vision romantique des prolétaires du Donbass se soulevant contre la junte fasciste de Kiev soutenue par les USA... Théorie très en vogue dans les milieux eurasistes et nationaux-bolcheviques et massivement véhiculée par Alain Benajam et ses soutiens. Elle s'est imposée (en réalité de façon étonnante) assez largement dans la mouvance nationale et dans le spectre des droites. James Petras a en commun avec Michel Collon d'avoir œuvré aux conférences anti-impérialistes « Axis for Peace » et d'être un soutien important de la gauche latino-américaine. Proche entre autre de Salvador Allende, il a également soutenu Hugo Chavez et différents mouvements en Bolivie ou au Brésil mais aussi le social-démocrate grec Papandreou dans les années 80'. L'obsession des putschs fascistes soutenus par la CIA vient précisément du contexte américain où les Etats-Unis ont appuyé des régimes réactionnaires contre les mouvements marxistes. On songera bien sûr à Pinochet que Petras a combattu. Il dénonce également le pouvoir des sionistes aux Etats-Unis en particulier l'AIPAC ou le B'nai B'rith (c'est à dire en réalité des ramifications de la droite dure israélienne). Son profil est intéressant car il est issu de la gauche trotskiste états-unienne. Plus jeune, il était activiste au sein du mouvement de jeunesse du Parti socialiste des travailleurs, un mouvement trotskiste en pointe dans l'opposition à la guerre du Vietnam ou dans le combat pour les minorités ethniques et qui eut des connexions avec les réseaux lambertistes français. C'est sans surprise que nous retrouvons James Petras comme rédacteur de la New Left Review, un journal britannique de gauche, marxiste et anti-impérialiste fondé en 1960. Nous connaissons bien, en Europe, la capacité de nuisance des trotskistes, leurs qualités pour infiltrer et influencer les différents mouvements ou courants. Il est intéressant de voir que les délires des militants français sur le « putsch nazi de Kiev » remontent probablement à un activiste trotskiste états-unien...

Enfin, intéressons nous à un dernier personnage, Giulietto Chiesa, également contributeur régulier pour le Réseau Voltaire. Journaliste et homme politique italien, il démarre son activisme politique au sein du Parti communiste dont il dirige la fédération de Gênes dans les années 70-79 (pendant les années de plomb). Il sera correspondant à Moscou pour différents journaux italiens, dont l'Unità (journal communiste fondé par Antonio Gramsci) ou la Stampa (journal de centre-droit). Il participe lui aussi à la conférence « Axis for Peace » de 2005. De 2004 à 2009, il est député européen sur une liste de centre-gauche mais s'inscrit au groupe ALDE dirigée alors par le libéral démocrate britannique Graham Watson (le groupe ALDE est actuellement dirigé par Guy Verhofstadt). En 2006 il s'inscrit finalement au groupe socialiste européen (dirigé alors par le social-démocrate danois Poul Nyrup Rasmussen). Profitant de sa maîtrise du russe, il est entre autre délégué aux relations UE-Russie. En 2009, il est candidat aux élections européennes sur une liste qui défend les droits de la minorité russe en Lettonie. Récemment il a été arrêté puis expulsé par la police estonienne pour ces propos sur Euromaïdan. Il écrit des ouvrages sur la dissolution de l'URSS ou encore sur l'impérialisme américain et intervient fréquemment sur les attentats du 11 septembre 2001 dont il conteste la version officielle (nous aussi d'ailleurs, mais ce n'est pas le sujet). Bien que les sujets d'étude de G. Chiesa et ses doutes légitimes sur le 11/09 soient d'un grand intérêt, son profil est une nouvelle fois marqué par un passé communiste et un tropisme pro-Kremlin (par anti-américanisme).

Comme nous le voyons, le Réseau Voltaire est composé de personnalités influentes, issues du monde universitaire ou du journalisme d'investigation. Une lecture trop rapide laisserait à penser que nous sommes en désaccord avec l'ensemble de ces personnalités. En réalité nous pouvons avoir des points communs, comme sur la guerre en Syrie où nous considérons que le baassisme et le gouvernement syrien sont un rempart face à l'islamisme. En revanche il nous semble capital de savoir qui parle et d'où. Au terme de cette rapide première partie, nous constaterons que le profil des membres du Réseau voltaire est assez clair : il s'agit de personnalités engagées à gauche, influencées par les Lumières, le marxisme et donc en France souvent issues de la gauche et de l'extrême-gauche républicaine et communiste. Nombreux sont ceux qui sont actifs dans la lutte anti-impérialiste contre les Etats-Unis et dans la lutte pro-palestinienne depuis au moins les années 1980.

Quel message ?

S'il faut se garder de résumer le message au messager, il convient tout de même de pointer du doigt le cœur du message. Nous pourrions le qualifier d'anti-impérialiste même si cette expression est imparfaite car nous sommes nous mêmes anti-impérialistes (y compris le russe). Toutes ces personnalités combattent en particulier la théorie du « Choc des civilisations », titre de l'ouvrage de Samuel Huntington paru en 1996. Cet ouvrage, mal compris, a été reçu par les milieux anti-impérialistes et hostiles aux Etats-Unis comme le futur plan de domination postérieur à la guerre froide : le Nouvel Ordre Mondial. En effet en 1991, suite à la chute de l'URSS, les Etats-Unis sont l'unique superpuissance. Hubert Védrine parlera même d'hyperpuissance en 1999. Les théories de « fin de l'histoire » sont alors en vogue. Très vite les Etats-Unis sont considérés comme le « gendarmes du monde » et ils déploient leur potentiel militaire sur l'ensemble de la planète (bases navales, flotte, bases de l'OTAN, réseau Echelon, etc...). Le 11 septembre 2001, un attentat terrible frappe le pays : c'est la consternation.

L'administration Bush utilise alors ces attentats pour œuvrer contre le «terrorisme », l'OTAN intervient en Afghanistan puis les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Irak de Saddam Hussein. Les milieux anti-impérialistes et les adversaires déclarés des Etats-Unis vont alors mener conjointement une guerre de l'information et établir une théorie qui servira de base de travail et conduira à toutes les prises de position postérieures : Les Etats-Unis et leurs alliés israéliens œuvreraient à la mise en place d'un choc des civilisations entre l'Occident et le monde musulman. Les différents attentats, comme le 11 septembre, seraient des « inside jobs » (perpétrés par les services secrets du pays) et des « false flags » (attentats sous faux drapeaux) visant à favoriser ce choc et à faire porter la responsabilité sur les musulmans. Les mouvements et réseaux terroristes comme Al Qaeda seraient quant à eux des créations occidentales visant à déstabiliser le Moyen-orient pour favoriser le chaos au profit des intérêts americano-sionistes et de cette stratégie de choc des civilisations. Ajoutons à cela que les americano-sionistes suivraient un « agenda » visant à faire tomber un à un les Etats jugés gênants dont les plus importants seraient l'Iran et la Russie de Poutine.

La politique internationale est donc appréhendée comme une lutte entre les alliés des Etats-Unis et d'Israël, favorables au choc des civilisations et à l’impérialisme capitaliste global, et leurs ennemis, qui souhaitent pour leur part favoriser l'entente entre les peuples et organiser un monde plus vertueux et multipolaire. Les acteurs n'ont dans ce schéma plus d'autonomie et de logique propre, ils sont forcément déterminés par leur appartenance à l'un des deux camps, soit en pleine conscience, soit le plus souvent de façon inconsciente. Dans ce second cas, ils sont alors considérés comme des « idiots utiles » qui « font le jeu des Etats-Unis » (ou des sionistes). Il n'est guère étonnant de trouver ce type de raisonnement, sans nuance et niant l'autonomie des acteurs dans des réseaux issus de l'ultra-gauche pour qui l'autonomie de pensée et d'action n'existe pas. Surtout, pour des milieux considérablement façonnés par la guerre froide et la doctrine Jdanov il ne peut y avoir que deux camps : le camp impérialiste, dirigé par les Etats-Unis et le camp anti-impérialiste, incarné par la Russie. Bush de son côté, en poursuivant une sorte de « doctrine Truman 2.0» à l'endroit de « l'axe du Mal » ne pouvait qu'alimenter les théories des réseaux anti-impérialistes issus de l'extrême-gauche. C'est donc une dialectique de guerre froide, dans un monde postérieur à la guerre froide, qui a été réactivée à la suite des attentats du 11 septembre par des acteurs qui avaient tout intérêts à redonner corps cette vision de la géopolitique internationale. Alors que le réel est bien plus complexe.

Plus troublant, ce sont les liens entre cette gauche et l'islam. En effet la gauche a toujours été fortement poreuse aux pénétrations musulmanes via le combat pro-palestinien ou le combat pour les minorités comme nous le constatons en France depuis au moins les années 80'. Tous les individus qui ont été accusés (souvent à tort) de passer à l'extrême-droite ne sont pas venus les valises vides, ils y ont amené leurs obsessions communistes ainsi que leurs réseaux pro-musulmans. De Dieudonné affirmant que les chrétiens doivent se convertir à l'islam sur la TV iranienne jusqu'aux sites de « ré-information » dissidente comme « reseauinternational »ou Panamza tenus par des musulmans en passant par le parti « Islam » fréquenté par le belge Laurent Louis, tous œuvrent consciemment contre « le choc des civilisations » mais surtout pour leurs intérêts propres en tant que musulmans. Leur objectif majeur est d'innocenter les agissements criminels des cellules musulmanes au nom de la « ré-information » et de démontrer qu'en réalité il existe un complot américano-sioniste. Les réseaux marxistes anti-impérialistes sont, peut-être malgré-eux, le cheval de Troie des intérêts islamiques. Ainsi, parmi les soutiens d'une initiative lancée en 2009 visant à faire retirer le Hamas de la liste européenne des organisations terroristes, on trouve  au côté de Tariq Ramadan (Frère musulman), les noms de Giulietto Chiesa et James Petras mais aussi de Gilad Atzmon et Norman Finkelstein.

Quelles cibles ?

Ces réseaux ont massivement pénétré la mouvance nationale. Celle-ci étant visiblement composée d’une bonne part de naïfs, qui ne perçoivent absolument pas les stratégies d'infiltration venues de l'extrême-gauche, dont c'est pourtant une spécialité.

Alain Benajam, pour ne citer que lui, a été fortement suivi dans son rôle d'agent d'influence lors du conflit au Donbass sur la base théorique (et rhétorique) décrite si dessus : il n'existe que deux camps, celui des Etats-Unis, et celui des opposants aux Etats-Unis. Toute personne ne soutenant pas le Donbass est de facto dans le camp américain. Il a également commis un article dans Synthèse nationale sur le conflit en Ukraine, ce qui pourrait demeurer anecdotique si cela n'était révélateur de la séduction exercée par les théories véhiculées sur certains lecteurs de la revue nationaliste et si ; surtout, il s'agissait d'un cas isolé. Depuis quelques années, le Reseau Voltaire ne s'y est pas trompé et a ouvert par exemple ses colonnes à Alexandre Latsa, ancien militant nationaliste, résidant à Moscou et qui publie des nombreux articles favorables à la Russie de Poutine et hostiles à « l'Occident ».

En effet, sur de nombreux sujets, nous retrouvons à l’œuvre les mêmes réseaux, avec les mêmes grilles de lecture et les mêmes artifices argumentaires. Ces réseaux exercent une influence jusqu'à conditionner le positionnement de la mouvance nationale qui s'emballe pour le moindre chef d'Etat prétendument « non-aligné » et qui suit de façon inconditionnelle la ligne du Kremlin, mélange de conservatisme, de nostalgie soviétique et d'impérialisme chauvin. La « mouvance nationale» en vient à recourir à une rhétorique antifasciste, anti-allemande, anti-européenne ou anti-sioniste caricaturale au gré des faits d'actualité géopolitique (rhétorique également employée dans la lutte contre l'islam avec les fameuses manifestations contre le fascisme islamique...). Les milieux nationaux-révolutionnaires ont été les plus perméables à cet entrisme, plus que les milieux identitaires, du fait de leur hostilité aux Etats-Unis et à l'Etat d'Israël. La stratégie est rodée, on touche le vieux fond antisémite, antisioniste et/ou anti-américain d'une partie de ce que l'on nomme « l'extrême-droite » pour s'attirer leur soutien, on valorise la « souveraineté nationale » contre « Bruxelles » ou « Washington » et on accuse tous ceux qui s'aventureraient à émettre des doutes sur ces théories comme des « idiots utiles du sionisme » ou « les idiots utiles des USA ». Ce procédé est également employé dans le cas du terrorisme islamique, où toute personne remettant en question les théories des « inside job » et autres « false flags » est immédiatement suspecte de « faire le jeu de... » ou encore lors du conflit en Ukraine où la machine a fonctionné pour décrédibiliser les nationalistes ukrainiens et leurs soutiens. Sur ce point nous pouvons ajouter qu'il s'agit d'une stratégie typique de l'extrême-gauche qui consiste à « doubler sur la gauche ». Stratégie utilisée dans les syndicats et les mouvements pour contester la direction en place accusée de ne pas être « assez à gauche » et suspecte de « collusion avec le système bourgeois ». Ce type de fonctionnement est appliqué dans le champs géopolitique. Par exemple dans le cas de l'Ukraine on nous a accusé par notre positionnement de troisième voie d'être en réalité du côté atlantiste. En effet cette position n'était pas assez anti-impérialiste pour certains et il fallait donc faire dans la surenchère anti-impérialiste. Et comme le militant moyen déteste passer pour un vendu, un tiède, un traître, un mou, il a logiquement suivi ce « doublement par la gauche » qui apparaissait comme le gage de l'intégrité politique... La mouvance dans sa quasi intégralité tombe comme un fruit mûr dans la main des agents d'influence issus de l'extrême-gauche pro-russe ou pro-islam quant elle ne se fait pas carrément le relais de la presse islamique ou russe sans le moindre recul critique. En effet, les medias les plus influents qui offrent des tribunes aux « anti-impérialistes » sont sans aucun doute les medias russes (comme Russia Today ou Ria Novosti et aujourd'hui Sputniknews) et les medias iraniens (comme IRIB pour Islamic Republic of Iran broadcasting, organisation d'Etat iranienne contrôlant la radio et la télévision et disposant d'une version en français qui offre fréquemment une tribune à Thierry Meyssan). Ainsi nous nous retrouvons marginalisés par nos propres camarades, qui adoptent des grilles de lectures qui s'éloignent de leurs fondamentaux et relayent des agences de propagande au nom de la ré-information.

Au final, la subversion de ces réseaux est totale : division des « nationalistes » sur les questions géopolitiques, hostilité manifeste aux patriotes ukrainiens, neutralisation dialectique vis à vis de l'islam, hostilité à tout projet européen... Des personnalités qui évoluaient hors du camp national il y a encore quelques mois ou années en sont venues à faire ostraciser des militants engagés depuis 20 ans. Les attaques reçues par certains camarades pour leurs positions sur le conflit ukrainien, en sont un exemple flagrant. Ces réseaux sont-ils en train de transformer une partie du « camp national » en nouveau PCF sur une ligne souverainiste, anti-américaine, anti-sioniste, pro-Kremlin et philo-islamique ?

Cela m'inspire au final une réflexion : on peut déplorer le brouillage des cartes, mais on peut surtout s'inspirer de ce qui fonctionne. Le Réseau Voltaire et ses ramifications doivent leur succès à la qualité de leur lobbying qui n'est pas simplement lié au discours, mais aussi à leur réseau qui pénètre les gouvernements, les institutions, les universités et les rédactions journalistiques. Ils doivent aussi leur succès à leur organisation et à leur internationalisme. Il faudra s'en inspirer dans la décennie qui vient si nous voulons atteindre des objectifs. Où sont nos agences de presse ? Nos conférences internationales ? Nos relais dans les gouvernements, les universités et les rédactions journalistiques ? Où sont nos réseaux internationaux ? Tout se résume à quelques sites et blogs visités au maximum par quelques dizaines de milliers de personnes et par des mouvements politiques plus ou moins groupusculaires qui n'ont pas la moindre influence et qui peinent à se débarrasser des nostalgies juvéniles incapacitantes. La crise ukrainienne doit être le point de départ d'une refondation autour de laquelle doivent s'agréger ceux qui sont restés fidèles à leur ligne alter-européenne. Il s'agit là d'un vivier intellectuel et militant qui traverse les frontières et qui pourrait faire naître une alternative d'abord dans le champs médiatique, puis par des réalisations concrètes sur le terrain.

Jean/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source.

Commentaires

Meyssan me semble caractéristique de cette infiltration.
Honni, par les milieux droitiers et catho dans les années 90, pour son militantisme gay, il revient à partir du 11 septembre sur le devant de la scène avec ses théories complotisme.
Cela lui redonne un virginité. La mémoire courte de ses anciens détracteurs (à raison)et son nouveau positionnement concernant le 11/09, prépare le terrain à Dieudonné, qui fait rigoler donc sympathique, et à Soral, qui fait intellectuel repenti donc sympathique aux yeux d'un droite qui dans de nombreux cas, du moins de mon côté, est catho tradi.

Bel exemple d'infiltration et d'agitprop !

Écrit par : Richelsdorfite | 07/10/2015

J'ai toujours eu une certaine sympathie pour Soral (que j'ai lu jeune lorsqu'il sortait l'abécédaire de la bêtise ambiante, etc...) et je reconnais avoir rencontré pas mal de gars bien chez ER et qu'ER a fait du bon travail sur la "conscientisation" politique. C'est d'ailleurs pour ça que l'article ne vise pas Soral et ER, qui d'ailleurs ont toujours été réglo avec nous. De toute façon c'est du petit poisson comparé au Reseau Voltaire, aux trotskistes et aux réseaux des états mentionnés dans l'article.

Sur Dieudonné, nous avions commis un article :
http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2014/01/02/dieudonne-ange-dechu-du-systeme-5260471.html

Écrit par : JB | 07/10/2015

Concernant Meyssan, il est tout de même utile de rappeler que son livre sur le 11 septembre s'est fait en collaboration avec Emmanuel Ratier, voir même à l'initiative de ce dernier.

Ca me semble essentiel de le rappeler, afin de nuancer la thèse de ce billet sur l'entrisme d'une certaine extrême gauche dans les milieu nationaliste.
Personnellement, j'y vois plus une convergence de vue sur les grands enjeux géopolitiques.

De plus, l'anti-américanisme, l’antisionisme, la germanophobie et l'anti-impérialisme n'ont pas attendu l'entrisme de l'extrême gauche pour traverser les milieux nationalistes et identitaires.

Pour faire bonne mesure, on peut également rappeler que de tels billets ont également été écrits dans le camps d'en face pour déplorer l'entrisme de l'extrême-droite dans les milieux gauchistes.

Par contre, je rejoins l'auteur de l'article quand il alerte sur les manipulations propagandistes que peut induire cette porosité entre ces deux milieux.
Mais de la même manière qu'on peut s'inquiéter de certains rapprochements entre les milieux identitaires et des néo-libéraux atlantistes(Guy Millière) ou des franc-maçons(Riposte Laïque) sur fond de lutte contre l'Islam.
http://ripostelaique.com/je-ne-partage-pas-les-analyses.html

Écrit par : polomnic | 11/10/2015

Excellent article ! On a même vu s'embourber dans ce schéma des gens habituellement de référence dans la Nouvelle Droite. Il faut des moyens (financiers ?) pour pouvoir établir de tels réseaux et c'est certainement ce qui nous manque le plus.

Bonne continuation.

Écrit par : Godomar | 08/10/2015

Le cas du Donbass est un cas d'école, puisque l'on voit Benajam et Chanclu (ancien du GUD si je ne m'abuse) marcher main dans la main.

Je parle même pas de quelques cathos paumés qui cotoient le nazbol pur jus dans ce radeau de la méduse...

Écrit par : tarkan | 08/10/2015

Oui, c'est "l'union des résistants", la convergence des luttes et compagnie. Moi tout ce que je vois c'est que tout ce beau monde n'a jamais pris fait et cause pour la défense de l'européanité de l'Europe. A l'heure de la submersion migratoire, il est peut-être temps de revenir à certains fondamentaux anthropologiques que je piquerai à un remigrationniste bien connu : territoire, ressource, reproduction.

Écrit par : JB | 08/10/2015

Moi aussi je trouvais Soral sympathique mais depuis un certain temps, il a quitté selon moi le camp du nationalisme pour établir une sorte d'entreprise de lobbying des fameux "musulmans patriotes"... Les dernières vidéos que j'ai vu de Soral sont assez affligeantes, c'est du Claude Askolovitch

Écrit par : Antonin | 09/10/2015

D'accord, sur l'essentiel, avec l'auteur. En revanche, je ne suis pas convaincu qu'ils soit très juste de parler de "porosité" à propos des "nationalistes révolutionnaires" (guillemets indispensables, il y a en effet autant de nationalistes révolutionnaires que de nationalismes révolutionnaires). "Convergences" me parait bien plus proche de la réalité. Elles existent, aussi sommaires soient-elles. Ces convergences ne se sont d'ailleurs pas révélées avec l'apparition des Meyssan, Soral - un imposteur assimilationniste plutôt foutraque - et consorts. Que l'on se souvienne des positions défendues par, notamment, Thiriart, Freda, Bataille ou encore Schneider (pour Nationalisme et République), sans oublier quelques néo-droitiers fort peu... "droitiers" ! Ces convergences avec l'actuelle nébuleuse néo-dissidente auto-proclamée était déjà, en quelque sorte, dans la "doctrine". Bien que ce qui caractérise "le" nationalisme révolutionnaire soit précisément l'absence de doctrine cohérente !

En un peu plus de 30 ans d'errance militante (de Troisième Voie version Malliarakis jusqu'à Terre et Peuple/Europe Identité en passant par le G.R.E.C.E. et Unité radicale), j'ai eu l'occasion de croiser (voir de croiser le fer) avec une foultitude de types au pedigree plutôt "original". Néo-staliniens, "nazimao", néo-eurasistes, NB limonovien, anti-sionistes de tous poils, mystiques guénoniens, néo-poujadistes anti-libéraux, gaullistes apocryphes, etc. certains de leurs positionnements "collaient" plutôt bien avec les miens, ceux d'un paléo-fasciste intégral, racialiste et "socialiste national", jamais complètement remis de l'expérience "Europe-Action". Des alliés de circonstance voire des "outils", en somme.

La "dissidence" d'aujourd'hui vampirise t-elle ce que l'on appelle la nébuleuse nationaliste/identitaire ? Sans nul doute. Et sans difficultés. Parce qu'elle n'appartient pas à l'extrême-droite honnie. Ce que démontre votre billet. Cependant, le Système connait (l'arsenal répressif spécialement conçu pour nous en témoigne. Par "nous", je veux parler des nationalistes radicaux, bien entendu), le Système connait, disais-je, ses seuls véritables ennemis, les plus déterminés, les plus constants.

Un rappel :

Jean-Gilles Malliarakis écrivait (dans Jeune Nation Solidariste, alors organe de Troisième Voie) :

"Nous croyons certes à la solidarité humaine, mais nous croyons d'abord à la solidarité visible, la solidarité possible, la solidarité tangible à savoir la solidarité nationale, celle des hommes qui se reconnaissent dans l'appartenance au même sol et au même sang, et dont le destin s'articule autour du même Travail, de la même Famille, de la même Patrie.

Ces idées, de nos jours, sont devenues révolutionnaires, autant qu'elles sont à l'évidence neuves et nécessaires. Ces idées renaitront avec nous, avec notre mouvement, avec tous ceux qui, venant de droite, de gauche et surtout d'ailleurs, le rejoindront dans le combat parce qu'elles seules permettront de sortit du Système"

14 novembre 1983

Ou encore :

“La survie réelle, c’est-à-dire la continuité de notre substance biologique est la condition réelle de notre indépendance. Si l’Hexagone du XXe s. doit être un campement multiracial, son indépendance ne nous fait ni chaud, ni froid. Même si un rectangle d’étoffe bleu-blanc-rouge y flotte le 14 juillet sur des grouillements colorés, un caravansérail n’est pas une patrie”

Gilles Fournier, Europe-Action, janvier 1966, n°37.

Écrit par : Aryosophe | 09/10/2015

A Polomnic.

Très juste. Convergence(s). Le mot est lâché. Sinon pourquoi les républicains laïcistes (et philo-sémites) intégraux de Riposte laïque et de Résistance républicaine seraient-ils désormais, et depuis quelques années, des compagnons de route du Bloch identitaire et des amis de Roland Hélie. "Synthèse nationale" ? "Confusion nationale" me parait plus proche de la réalité. Un mouvement "Occident" bis en quelque sorte. Enfin, si l'on s'en tient à la surface des choses. La présence massive (et ininterrompue) de non-européens musulmans sur notre sol a en effet changé la donne.

Deux sensibilités, deux tendances s'affrontent au sein même de la nébuleuse nationaliste/identitaire française. Ce n'est pas nouveau. Si je ne cache pas moi-même avoir longtemps privilégié, pour schématiser, une alliance Europe/Islam contre le Système, j'aurais tendance aujourd'hui à faire mien le slogan "ni kippa, ni keffieh".

Mais après avoir lu ce billet dénonçant l'entrisme supposé de quelques "dissidents de gauche" philo-musulmans, j'attends qu'un billet sur l'entrisme supposé de "dissidents de gauche et de droite" philo-sémites soit publié, sans oublier d'évoquer le glissement d'une poignée d'ex-très jeunes NR anti-sionistes vers un occidentalisme chrétien philo-sémite, les fondateurs du Bloch zidentitaire.

Écrit par : Aryosophe | 11/10/2015

@polomnic :

"Par contre, je rejoins l'auteur de l'article quand il alerte sur les manipulations propagandistes que peut induire cette porosité entre ces deux milieux."

=> C'est en fait le point clef de l'article. Si je parle de messagers et de message, c'est justement pour alerter sur les manipulations propagandistes.

Une identité de vue et d'analyses sur certaines questions, plus ou moins fondamentales, n'implique pas une identité de vision et de projet...

Or précisément, le message a eu une telle portée, qu'on éprouve aujourd'hui une grande difficulté à voir la différence entre un coco à l'ancienne et un "rouge-brun" ou un "brun très rouge". ;-)

En fait ce que l'article n'aborde pas suffisamment et que j'aurais du aborder, c'est qu'en définitive, c'est sur un point fondamental, la question ethnique, qu'il y a un blocage évident entre ceux avec qui nous pouvons "converger" et nous. C'est pourquoi les évolutions d'une part des ex-NR et même d'une part de la ND vers un relativisme sur ce point sont inquiétantes. On en vient à nous expliquer que ce n'est pas "fondamental".

Je sais bien que les rouges font aussi des articles pour alerter sur le confusionnisme. Mais je pense que si je ne rejoins pas leurs articles, il est évident qu'il y a trop de confusions et de relativisme. La confusion et le relativisme c'est très mauvais en politique. Avis personnel. Incorporer des idées et incorporer des hommes, ce sont deux choses différentes. C'est en incorporant des hommes qu'on finit par lire dans des publications de "notre bord" des auteurs qui relativisent les crimes du stalinisme ou des logorrhées antifascistes caricaturales, ce qu'aucun identitaire/patriote anti-américain ne ferait.
Ce que je lis depuis le conflit en Ukraine est édifiant à ce sujet.

L'objectif de ce blog a toujours été de mener une critique positive et constructive, même si certaines choses ne font pas plaisir.

@ Aryosophe : Je n'ignore pas tout cela. Et il n'y aura pas d'articles sur les dissidents de gauche philo-sémite. D'une part car il y a déjà un article sur la Russie et le NOM, un autre sur la multipolarité et l'offensive du capitalisme national et d'autre part tout simplement car le laïcardisme et le sionisme droitier n'ont jamais été notre ligne, à l'inverse de l'anti-américanisme ou de la cause palestinienne. Et c'est justement sur le conflit ukrainien qu'on a vu les deux côtés (philo-islamique et philo-sioniste) se ranger derrière les russes, comme quoi ...

Écrit par : JB | 11/10/2015

"En fait ce que l'article n'aborde pas suffisamment et que j'aurais du aborder, c'est qu'en définitive, c'est sur un point fondamental, la question ethnique, qu'il y a un blocage évident entre ceux avec qui nous pouvons "converger" et nous. C'est pourquoi les évolutions d'une part des ex-NR et même d'une part de la ND vers un relativisme sur ce point sont inquiétantes. On en vient à nous expliquer que ce n'est pas "fondamental".

Totalement d'accord. La "question raciale", c'est-à-dire la défense de la race blanche "... a toujours constitué l'axe majeur de notre combat. (... ) Et puisqu'un grand basculement politique ne peut s'opérer qu'après avoir changé en profondeur les paradigmes sociétaux et les mythes, travaillons sans relâche à donner aux nôtres l'envie de se réapproprier le plus beau : le mythe du sang."

Eugène Krampon, R et A, 43, 2013.

C'est parce que le laïcardisme et le pro-sionisme "droitier" n'ont jamais été votre ligne que j'ai choisi d'intervenir régulièrement sur votre blog. Je n'ai en effet aucun mal à me reconnaitre dans votre nationalisme paneuropéen. Quant à l'Ukraine, j'avoue être perplexe devant l'attitude de nos camarades de l'Aube dorée, par exemple. Les raisons idéologiques de notre soutien aux nationalistes radicaux ukrainiens sont pourtant nombreuses et parfaitement cohérentes.

Écrit par : Aryosophe | 11/10/2015

Je reviens d'un long voyage et je trouve un article de qualité. C'est bien. Je l'apprécie sans en connaître l'auteur. En bas de page, il est écrit Jean.
Coïncidence? Je ne crois pas (hihi)

Écrit par : Schtroumpf Grognon | 11/10/2015

Long voyage et courte escale ?

Écrit par : JB | 11/10/2015

Disons que je me réinstalle après quelques changements qui m'ont même fait quitter la région où l'on pouvait me trouver jadis. Je reprends peu à peu mes saines lectures, qui sait jusqu'où tout cela nous mènera ?
J'ai plaisir en tous cas à voir que la place au coin du feu (phare ?) est toujours aussi agréable :)

Écrit par : Schtroumpf Grognon | 11/10/2015

Salut a toi Jean,

La Dissidence est ni lus ni moins qu'un groupe de parfaits incapables, de guignols illettrés qui ont connu Evola Drumont et Audiard en liant un article ou deux sur internet, ils n'ont rien de militants, ni d’intellectuels.

Ce sont des virus "cheval de Troie" qui apportent au nationalisme européen un ramollissement évident de par leur antiracisme déguisé voire même affirmé.

Depuis que Soral et son ami carbonisé ont commencé a s'agiter, on a assisté a des choses véritablement dangereuses dans le camp de la défense national-identitaire, cet engouement pour un melting pot idéologique nommé dissidence.

La seule dissidence VALABLE et AUTHENTIQUE en Europe est celle qui se pare de la Croix Celtique et de la Rune d'Odal (c'est une image, hein) . Point.

Salutations à toi Jean et à tous les nationalistes européens sincères et fidèles aux doctrines fondamentales qui animent les âmes.

Écrit par : KM | 12/10/2015

Salut à toi KM,

Quand je lis les réactions à cet article, je me dis qu'on a tapé juste. Un personnage bien connu de notre mouvance nous a désigné comme des "harkis des Etats-Unis". Voila une comparaison qui devrait te plaire.

Bien à toi. Chez nous le froid s'installe...

Écrit par : JB | 13/10/2015

Je me suis toujours demandé comment l'on pouvait se sentir fidèle à une doctrine fondamentale ? Soit on est né dedans, et c'est très bien, soit on l'acquiert, et c'est tant mieux, mais ça n'est pas la base du raisonnement.
Je n'irai pas convoquer les mânes des philosophes plus ou moins connus de l'histoire des idées, et pourtant JB sait bien que j'aime le faire.

Pour moi, tout commence par un ressenti charnel : on est ce que le destin nous a permis d'être, en l'occurrence, blancs, et européens. Qui plus est, nous sommes tous, pour la plupart, innocents : nous n'avons torturé personne dans nos caves, et nos smics ne sont pas tirés des poches d'une veuve africaine opprimée. Comment voir dans nos miroirs, aux premières heures du jour, ce monstre infâme et voué au néant que les maîtres du monde dépeignent ? Comment, alors, admettre cette logique nihiliste alors que sa prémisse est fausse ? On devient nationaliste européen par l'évidence bien avant de l'être par l'étude, à mon humble avis.

C'est du coup le problème de cette dissidence : il devient très facile de persuader des gens, qui ne se sentent pas en phase avec le monde mais qui lui appartiennent pourtant, et de ce fait ne veulent surtout pas être racistes, mais se rebeller tout en restant innocents, de s'attacher à quelques élucubrations confortables d'être encore accordées avec les vulgates dispensées à nos esprits depuis des décennies, et devenues de ce fait une seconde nature, bien davantage en tous cas que les bases théoriques des quelques rares "capables" terrés au fond des bois, hors de portée du commun des mortels, elles tout à fait étrangères à bien des esprits.

Jean tape juste du fait qu'il remet simplement les pendules à l'heure : on ne se rebelle pas contre un maître pour s'en attacher un autre : on se rebelle pour ne plus être aliéné. Ce constat est la base de l'apprentissage.

Écrit par : SG | 14/10/2015

Très juste.

Et remettre les pendules à l'heure c'est se souvenir que ceux qui nous accusent d'être "pro-atlantiste" sont parfois invité à des cocktail dans les ambassades alors que nous autres nous avons simplement un cerveau et un PC payé en 10 fois comme seules armes.

Écrit par : JB | 14/10/2015

0n comprend que l'extrême-droite française soit avant tout un club d'ahuris catholiques, naturellement solidaires de Bobonne Merkel et du nègre Obama, mais tout de même, c'en est sidérant. Vous avez été, vous êtes et vous serez fondamentalement à côté de la plaque, parce que vous n'êtes pas des nationalistes Européens mais des nationalistes de la République Caniche d'Europe. Vous soutenez l'horrible République Bananière d'Ukraine, où interviennent des djihadistes : ceci suffit largement à vous discréditer. Et vous vous efforcez de fâcher les Russes et les Européens. Soyez maudits.
On peut reconnaître que des gens à la Meyssan, ou que les Russes aient tendance à développer des points de vue politiquement-corrects, c'est certainement vrai, mais ce sont des choses qui se débattent entre personnes intelligentes. Vous n'en êtes pas.

Écrit par : Oscar | 15/10/2015

"Que l'Occident meure pour que vive notre Europe".
Par un mec d'extrême-gauche ?
NON. Par quelqu'un de totalement sincère : Pierre Vial, du groupe Terre et Peuple que vous, tas de faux-cul "néo-païens" (plus catholiques que le Pape en réalité) du MAS, boycottez sans vergogne.

Écrit par : Oscar | 15/10/2015

Pierre Vial, après avoir appelé au "compromis nationaliste" (avec, pour schématiser, les nationalistes de sensibilité catholique), en appelle désormais au "Front des patriotes". Et ça ratisse large, forcément ! Cela va des plus intègres des nationalistes radicaux aux larves souverainistes et philo-sémites de "Résistance laïque". Alors en bon "racialiste pragmatique" je peux également dire que l'abattage de la "dissidence" auto-proclamée ne me pose pas de véritables problèmes de cohérence, tant que ses acteurs vont dans mon sens ! Il va de soi qu'une analyse partagée ne fait pas une vision du monde et que, bien souvent, on peut même parler de l'arbre factuel qui cache la forêt des principes ! Mais nous avons des ennemis communs. C'est d'ailleurs par là qu'il faut commencer. Qui est l'ennemi principal ?

ZOG, le Système et ses larbins, le Système à broyer les peuples et les identités, le "monde moderne", l'Occident (l'actuel locataire africain de la Maison blanche compris), le turbo-capitalisme, etc.

Si les "autorités" pro-occidentales "OTANisées" de Kiev me font gerber, les récentes courbettes de Poutine à Tel-Aviv également. Si Soral n'est guère plus qu'un imposteur tourmenté et foutraque, pomper le dard aux membres (sic) de la LDJ (pour paraphraser Xavier Eman) en dit long sur la confusion qui règne dans la mouvance transformée en citadelle assiégée et... désaffectée !

Or nous sommes en guerre. Les "années décisives", c'est maintenant ! Il faut le dire. Nous ne pouvons plus nous permettre de nous chamailler pour des conneries.

Écrit par : Aryosophe | 15/10/2015

Ci dessus, les commentaires d'Oscar, parfaite illustration caricaturale de cette dissidence moribonde que l'article entend dénoncé.

La charge du CNC sonne d'autant plus juste ;)

Écrit par : tarkan | 15/10/2015

Moribond ? Qui est moribond ? On dirait que vous n'avez même pas pris le temps de lire cet article, où les gens du MAS viennent se plaindre d'être marginalisés la montée en puissance de "la dissidence".
Le DISCERNEMENT et autres valeurs Européennes ne sont certainement pas le fort de ceux qui mélangent tout. Vous fourrez dans un même sac Soral, avec son club "entubage et résignation", et bien d'autres "dissidents" qui ne vont en aucun cas suivre ce gourou.
L'axe anglo-islamiste est une réalité. Il faut disposer d'une paire d'yeux sans un gramme de m(...) dessus pour s'en apercevoir. L'opération de nettoyage est en cours. Elle prévoit de balayer les inventeurs de mensonge, les gens soupçonnables de bosser avec les types de la CIA. Vous en êtes de toute évidence.

Écrit par : Oscar | 15/10/2015

Ca devient violent le débat d'idées ici... le temps semble loin où le schtroumpf était le seul trublion "réactionnaire" surréagissant à la moindre occasion. Je serais presque un sage décati et amorphe en comparaison.
Il faudra que l'ami JB me fasse un topo par courriel des forces en présence si jamais j'entends mettre à nouveau un orteil inconscient dans tout ça... !

Écrit par : SG | 15/10/2015

SG sait où nous écrire. :-)

Écrit par : JB | 16/10/2015

Mince me voilà démasquer, je m'en vais chercher mon chèque à Langley...

Voilà pourquoi mon cher Oscar, personne ne prendra votre dissidence au sérieux. Les années Beria, c'est fini...

Écrit par : tarkan | 15/10/2015

Oscar, illustrant avec brio la thèse de cet article.

:-)

Écrit par : JB | 15/10/2015

Entre les gens qui, leur nez parfumé pointé vers le ciel, veulent "prendre position", et ceux qui - par contre - s'intéressent à observer la réalité et à en tenir compte, il n'y a décidément rien en commun. Nous ne pouvons pas être les "nationalistes" de la même entité, car nous sommes radicalement distincts. Des faits majeurs tels que l'appui totalement et profondément avéré des Américains aux islamistes de la pire espèce vous passent nécessairement par-dessus la tête. Vous n'avez même pas besoin d'être copains avec les types de la CIA pour les servir : vous le faites tout naturellement. Vous êtes leurs parfaits idiots utiles. Ces nègres qui aujourd'hui peuplent l'Amérique peuvent compter sur vous pour en finir avec ce qu'ils haïssent le plus : l'Europe. Ce qui inclut la partie la plus européenne du peuple Européen : la Russie.

Écrit par : Oscar | 15/10/2015

"Des faits majeurs tels que l'appui totalement et profondément avéré des Américains aux islamistes de la pire espèce vous passent nécessairement par-dessus la tête."

Cette assertion résume à elle-même le ridicule de votre propos (je parle du fait que ça nous passe au-dessus de la tête).

Quant à vos simagrées sur la Russie blanche. Sans commentaire.

Écrit par : JB | 15/10/2015

Est ce que tu te rends compte 5 minutes des inepties que tu nous sors mon gars? L'Europe en était à la renaissance quand la "Russie" ou ce qui lui ressemblait barboter encore dans la fange?

Tu illustres tous les tiques de cette dissidence aux abois que personne ne prend au sérieux: la CIA partout, les sionistes et ce nouveau pays de Cocagne qu'est devenu du jour au lendemain la Russie... Prêt à tout pour défendre ce potentat oriental anti-identitaire...

Tout le monde nuançant un tant soit peu ton propos est donc stipendié par la CIA?

Finalement, des gens comme toi illustrent parfaitement la tartufferie qu'est devenu ce milieu. Quand je parlais de lustration, tu en es le parfait exemple...

Écrit par : tarkan | 15/10/2015

Pour illustrer à quel point ce troll est ridicule:

Les pseudo-réfugiés, une arme au service des fossoyeurs de l'Europe : http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2015/10/01/les-pseudo-refugies-une-arme-au-service-des-fossoyeurs-de-l-5693490.html

On y parle de Soros, des saoudiens, etc... et cet article reprend et complète un regard actu sur le sujet des clandestins. Ah ouais c'est clair ça nous passe vachement au-dessus. :-) Deux articles sur le sujet en deux semaines.

Écrit par : JB | 15/10/2015

Merci, dans tous les cas, d'étaler votre désarroi.
Il m'a plu.

Écrit par : Oscar | 16/10/2015

Oscar c'est le "Guerrier 2.0 " de X.Eman ?

Écrit par : mandrin | 16/10/2015

Probable. ;-)

Écrit par : JB | 16/10/2015

Ahah! On a pensé exactement à la même chose!

Écrit par : KM | 17/10/2015

Oscar, c'est juste quelqu'un qui pense que :
- ce monde fait bien de disparaître;
- nous sommes à une apogée, celle de ce système qui a jugé que le temps de l'estocade finale contre l'Europe est venu ("crise" économique, "crise" des réfugiés, création à tour de bras de mosquées, l'Ukraine, le traité à la con de "libre échange", bientôt l'intégration de la Turquie dans "l'Union Européenne" etc);
- ceux qui veulent sauver une "civilisation" qui a débouché sur ça se trompent forcément;
- notre race est très largement dégénérée;
- les appels à l'union sont trompeurs, ils sont foireux, ils sont perfides, ils ne marcheront sûrement pas;
- la question de la sincérité et du sens à donner à ce que nous faisons se pose plus que jamais. TABLE RASE : voilà ce dont nous avons besoin.
- Que les faux-culs qui nous sortent leur intox du genre "remigration", "localisme", "contre la modernité" etc aillent se faire (...) : QUE VIVE LA SCIENCE car c'est son développement qui justifie l'acharnement des forces obscurantistes contre l'Europe.
- Rigolez autant que vous voulez. C'est cela qui est Vrai.
- Vos couillonnades idéologiques n'amusent plus personne. Les gens sont nerveux. Ils n'ont plus de temps d'écouter vos salades.
- Et que vive la Russie !! ... que vous confondez avec Poutine, comme vos maîtres vous le demandent.

Écrit par : Oscar | 17/10/2015

LOL
Idéolatrie totale.

Écrit par : aristide | 17/10/2015

Oui les gens sont nerveux. La preuve, il suffit de te lire... Les guerriers du net qui seraient prêt à donner leur vie virtuel comme toi pour la Sainte Russie qu'ils mettent à toute les sauces sont un fléau.

Tout simplement parce qu'ils n'y ont jamais mis les pieds et qu'ils idéalisent un modèle d'un libéralisme rare.

Parce que pour nos sortir que la Russie est plus européenne que l'Europe alors que les intéressés eux-même refusent de se définir comme européen, prouve la vacuité de ton propos.

Si le CNC na fait plus rire personne, on en a quand même un qui ne perd pas une occasion de sortir son galimatia comme toi on est tous des agents de Soros car on ose relativiser le saint combat de la Sainte Russie.

T'es juste un boulet en fait. Qui s'est fait dégager de pas mal de clapiers virtuels à cause de ce genre d'inepties... Je me souviens de l'époque où tu avais un blog. Enfin un blog... Plutôt un bêtisier, une sorte de freaky show où l'on apprenait que c'était l'Europe du Sud, comme l'Espagne, qui allaient nous sauver...

Vive la sangria...

Slava Ukraïni mec, ce pays n'a jamais été aussi vivant, va y faire un tour...

Écrit par : tarkan | 17/10/2015

"Slava Ukraïni mec, ce pays n'a jamais été aussi vivant, va y faire un tour..." Le beau modèle que voilà. L'Ukraine de ces cons de "nationalistes" qui ont foutu un bordel monstre car ils mouraient d'envie d'entrer dans l'Union Européenne et qui, à présent, pourraient entrer dans l'Union Africaine.
Leurs potes djihadistes savent quelle est l'Europe choisie par ces tarés.
Enfin quoi qu'il en soit, je vous dis Bye. Mes amitiés à vos potes négroïdes de l'Ambassade Américaine.

Écrit par : Oscar | 18/10/2015

Je reviens sur ce sujet , et je remercie le CNC d'en parler (a un moment, j'étais presque seul contre pas mal de monde ) Donc je reviens pour vous dire que sur cet immonde torchon qu'est Quenel+ , un énième dérapage anti-blanc avec cette phrarse: "Depuis que tout le monde lui est tombé dessus, Nadine se sent seule dans sa vieille France." C'est pas le fait que je défende cette truie mondialiste de Morano, loin de là...c'est la phrase en elle même, mesquine et surtout "seule dans sa vieille France" comprendre par là : La France d'aujourd'hui DOIT être métissée a 100% et que la race blanche soit finie.

Ni LDJ-Ni Dieudonné! Ni Soral-Ni riposte Laïque! Voilà la ligne a suivre!

Le Nationalisme-Révolutionnaire a toujours existé, avec sa fibre socialiste- sa solidarité avec les peuples opprimés et même son humour. Dieudonné et Soral ne nous ont rien apporté..enfin si, des gros mongoliens qui pensent connaitre par cœur Evola et Guénon car ils en ont lu des passages sur Facebook...j'en ferais un fournée de ces types là!

Écrit par : KM | 17/10/2015

Je dois concéder que ce Soral bashing commence à me gonfler. A croire que vous n'aviez rien de mieux à foutre que d'attaquer les opposants au système.
Que les options politiques de Soral ne soient pas votre tasse de thé, je peux le concevoir. Moi-même je préfèrerais avoir un pays encore de race blanche et catholique. C'est mon souhait et j'espère qu'il le redeviendra à l'avenir.
Néanmoins, je trouve totalement improductif de s'en prendre à Soral et Dieudonné, comme si ces derniers représentaient le plus grand péril pour notre pays et notre civilisation.
Personnellement, je préfère que des types comme Soral et Dieudonné, même s'ils ne sont pas issus du nationalisme traditionnel, amènent leur public à se rapprocher des thèses nationalistes et à rejeter le système en place ; plutôt que des idéologues qui n'ont d'autres ambitions que de défendre la pureté de leur paroisse.
Car il faut bien vous rendre à l'évidence, l'opinion publique française ne va pas basculer du jour au lendemain d'un adhésion au système au nationalisme révolutionnaire. Quand bien même le système aurait démontré sa totale faillite. D'une parce que la majorité des français n'a aucune idée de l'existence d'une telle mouvance. Ensuite parce que d'autres mouvances plus établies médiatiquement recueilleraient bien avant les fruits d'une telle faillite.

A partir de là, on peut se réfugier dans une posture de principe et donc ostraciser tout ce qui n'entre pas dans la doxa, soit et bien prendre les choses avec patience et se réjouir que des mouvances extérieures aillent dans un sens, même s'il n'est pas totalement le nôtre, plus en adéquation avec nos principes.

Sinon, et bien vous serez contraints de rester, certes purs, mais totalement groupusculaires.

En somme, il me semble qu'il y a mieux à faire que de taper sur les opposants au système. Ce dernier se régalant justement des eternelles luttes intestines de la mouvance nationale. Qu'elle soit issue de la droite ou de la gauche.
Bref, il faut savoir organiser ses priorités. Et avant de vouloir mettre en place la politique que nous souhaiterions, encore faudrait il en acquérir les moyens.

Écrit par : polomnic | 18/10/2015

Je dois concéder que ce Soral bashing commence à me gonfler. A croire que vous n'aviez rien de mieux à foutre que d'attaquer les opposants au système.
Que les options politiques de Soral ne soient pas votre tasse de thé, je peux le concevoir. Moi-même je préfèrerais avoir un pays encore de race blanche et catholique. C'est mon souhait et j'espère qu'il le redeviendra à l'avenir.
Néanmoins, je trouve totalement improductif de s'en prendre à Soral et Dieudonné, comme si ces derniers représentaient le plus grand péril pour notre pays et notre civilisation.
Personnellement, je préfère que des types comme Soral et Dieudonné, même s'ils ne sont pas issus du nationalisme traditionnel, amènent leur public à se rapprocher des thèses nationalistes et à rejeter le système en place ; plutôt que des idéologues qui n'ont d'autres ambitions que de défendre la pureté de leur paroisse.
Car il faut bien vous rendre à l'évidence, l'opinion publique française ne va pas basculer du jour au lendemain d'un adhésion au système au nationalisme révolutionnaire. Quand bien même le système aurait démontré sa totale faillite. D'une parce que la majorité des français n'a aucune idée de l'existence d'une telle mouvance. Ensuite parce que d'autres mouvances plus établies médiatiquement recueilleraient bien avant les fruits d'une telle faillite.

A partir de là, on peut se réfugier dans une posture de principe et donc ostraciser tout ce qui n'entre pas dans la doxa, soit et bien prendre les choses avec patience et se réjouir que des mouvances extérieures aillent dans un sens, même s'il n'est pas totalement le nôtre, plus en adéquation avec nos principes.

Sinon, et bien vous serez contraints de rester, certes purs, mais totalement groupusculaires.

En somme, il me semble qu'il y a mieux à faire que de taper sur les opposants au système. Ce dernier se régalant justement des eternelles luttes intestines de la mouvance nationale. Qu'elle soit issue de la droite ou de la gauche.
Bref, il faut savoir organiser ses priorités. Et avant de vouloir mettre en place la politique que nous souhaiterions, encore faudrait il en acquérir les moyens.

Écrit par : polomnic | 18/10/2015

Le système ... le système ... et rebelote, le système ...
"ne pas attaquer les opposants au système" ...
Cette manie de parler du "système" est Made in Extrême-Gauche. Le système n'est pas un système, c'est une espèce de machin informe et dégueulasse qui nous tire vers le bas, pétri de ses stupides valeurs judéo-chrétiennes.
Bâtir (un système : un vrai), créer, proposer : tant qu'on n'en sera pas là, et tant qu'on en restera à s'unir entre rouspéteurs et récalcitrants, on ne fera que du surplace.
Bâtir ... "Et c'est là que les Romains s'empoignèrent".
Et c'est là qu'on s'aperçoit qu'une large majorité de ces "nationalistes" n'ont strictement rien à proposer.
Que ce soit la Russie, la Chine, l'Iran, l'Inde voire un jour le Mozambique ou la Corée du Nord, on devra se vendre au plus offrant pour réussir un jour à se débarrasser de ces légions de valets qui soutiennent spontanément, de mille manières, ne serait-ce que par leur intégrale stupidité, les ennemis les plus féroces de l'Europe, situés Outre-Manche et Outre-Atlantique.

Écrit par : Oscar | 18/10/2015

Gabriele Adinolfi chez Synthèse Nationale (ce groupe "d'empoutinés") ! ... étrangement, j'ai aimé son discours. Il tape dans le mille avec son style alter-européen.
http://forumsi.fr/2015/10/gabriele-adinolfi-a-synthese-nationale-l-autre-europe-c-est-hic-et-nunc.html
Points forts :
1-Ne reproduisons pas l’erreur des légitimistes
... qui croient en un "retour à la normale".
2-Il n’y a rien à attendre des élections
... "Piège à cons".
3-L’autre Europe, il faut la construire ici et maintenant !
... Les vrais défis sont là.
Actions sociales mais plus encore : du vrai, des réalisations communautaires, des projets où on voit les gens vivre et travailler ensemble. L'avenir est là.

Écrit par : Oscar | 18/10/2015

Ce qui a de bien avec des gars comme Oscar, c'est qu'il a besoin de personne pour se ridiculiser. Suffit de le provoquer un peu pour qu'il tombe dans le panneau et nous dévoiler son ignorance.

Ton rapprochement entre natio ukrainien et UE montre avec brio que tu es un ignare car il suffit de discuter 30 secondes avec eux pour savoir qu'ils n'en veulent pas. Et puis alors, quand tu nous mets un soupçon de djihadiste dans ta soupe, tu te vautres en beauté.

Oscar, le gars qui nous dit 10 fois bye mais qui revient à chaque fois expliquer le nationalisme oscardien aux "agents de l'empire".

Danse mon petit gipsy, danse...

Écrit par : tarkan | 18/10/2015

Je viens de tomber sur une belle page d'intox adinolfiste dans ce même site pro-ukrainien, Gladio de chez Gladio, forumsi.fr ...
http://forumsi.fr/2015/10/apres-l-irak-la-libye-et-la-syrie-est-ce-le-tour-de-la-turquie.html
De même que ces sales cons s'obstinent à nous parler de "l'impérialisme russe", les voici volant au secours de la Turquie !! Déjà pas mal comme performance. Mais en plus, ils utilisent à ce sujet l'attentat commis contre les Kurdes, par les Turcs, voulant nous faire gober qu'il a été commis contre les Turcs, par l'Etat Islamique.
L'Italie est un énorme foyer de pourriture, il est temps de le reconnaître en bonne et due forme.

Écrit par : Oscar | 18/10/2015

Oscar,

J'ai un ami avec qui je me suis brouillé a cause de cette guerre entre l'Ukraine et la Russie. Et ce que je remarque, c'est que le camp pro-russe est totalement énervé , il veut ABSOLUMENT avoir raison, a force vous êtes devenus des caricatures de soviêtiques tel que les représentianet les américains dans les années 50/60...soit de nérveux, têtus et incapables de reconnaitre certain vérités.

M. Adinolfi, que j'ai eu la chance de rencontrer, est un homme on ne peut plus juste et honnête dans cette affaire, il n'a aucun sympathie pour les banksters ukrainiens, lui ce qu'il défend c'est la souveraineté d'une nation et d'un peuple libre face a une oppression atavique et un régime qui ne reconnait aucun droit aux nationalistes européens.

Donc oui, Gloire à l'Ukraine, Gloire aux héros, ne vous en déplaise.

Pa

Écrit par : KM | 18/10/2015

Et nous, qui sommes de plus en plus nombreux, n'auront de cesse d'encourager les Russes à prolonger un jour, en Europe, leur nettoyage des pays actuellement en cours tels que la Syrie et l'Irak (bientôt la Lybie ?) où sévit cet infect axe anglo-islamiste au service duquel une large partie des "nationalistes" Européens se range spontanément.

Écrit par : Oscar | 19/10/2015

Quelques mots à propos de la "dissidence grand-public".

Abstraction faite de sa condition de demi-métèque non-européen, M'bala M'bala est, de facto, un allié de circonstance. Nous n'avons naturellement pas besoin d'en faire l'un des "nôtres" ! Et d'ailleurs comment pourrait-il être l'un des "nôtres" ? Nous n'avons pas cherché à nous en faire un allié, c'est le Système qui s'en est chargé. Tant qu'il fera pour nous ce travail de sape, aussi modeste soit-il, contre la domination des plus vieux ennemis de l'Europe, il sera notre allié. A minima, un outil.

Un rappel cependant. Un rappel illustré par le dialogue de sourd qui opposa, il y a quelques mois, le "philosophe" préféré des zids, Finkielkraut, au très médiocre barbouilleur "pro-métissage généralisé" nommé Plantu. Pour le premier, le cas M'bala M'bala est la preuve que la France dite multiraciale est (ou peut être) antisémite. Pour le second, opposé à la censure dont le chimpanzé mâle originaire du Golfe de Guinée (c'est lui qui le dit) est la victime, n'est pas antisémite mais antisioniste et "tape", dans ses spectacles, "sur tout le monde". Un autre "philosophe", Pascal Bruckner, affirme, quant à lui, que le racisme anti-blanc existe bien et qu'il s'agit de l'antisémitisme !

Qu'est-ce qu'un homme blanc (réellement blanc, c'est-à-dire non sémite !) soucieux du devenir de sa communauté doit penser de tout ceci ? D'abord que le mulâtre Dieudonné M'bala M'bala est l'un des rejetons de cette France qui n'a de "France" que le nom. Son public (la "diversité" dans toute sa purulente splendeur) en témoigne. Si le bouffon avait été un homme blanc de souche européenne (Finkielkraut parle lui de "pitre identitaire, tradi et d'extrême-droite), plusieurs centaines de milliers de larves "antiracistes" seraient actuellement dans les rues afin de réclamer sa tête. Il serait sans doute, à l'heure qu'il est, sous les verrous. M'bala M'bala est, lui, un "neg'marron" (c'est encore lui qui le dit), un homme noir, un "pote" en somme. Le microscopique VRP du CRIF, "Français" fraichement naturalisé, éternellement attaché à Israël, aura mis du temps à réagir. C'est fait. Notez qu'il est bien plus rapide pour dissoudre, interdire et molester lorsqu'il s'agit de Français de sang, de mouvements nationalistes ou de jeunes enfants blancs !

Voltaire, qui n'est pas seulement l'un des inspirateurs des ténébreuses "Lumières" mais aussi un homme de son temps (voir son dictionnaire philosophique à la rubrique "juif") écrivait que : "“Pour savoir qui vous dirige vraiment il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer”. Nous, nous ne le savons que trop. La France qui n'a de "France" que le nom semble en prendre conscience désormais. Mais ou sommes-nous à propos ? La couverture du numéro du Nouvel Observateur (sioniste), titré "la haine", montre les visages de Soral, M'bala M'bala et Zemmour...

Le combat contre le Système (selon le Nouvel Observateur sioniste) n'est décidément plus ce qu'il était...

Faire, donc, de M'bala M'bala un ennemi de la république fwançaise (avec Manouel Gaz en chef d'orchestre manipulateur), voire un ennemi du Système, est une preuve de plus de notre abdication. Par "nous", je veux parler des Français de sang, des hommes blancs de ce petit bout d'Europe. J'écrivais plus haut que M'bala M'bala était un allié "par association". Il l'est malgré nous mais Il est aussi la caricature grimaçante de notre propre combat, son pendant parodique en quelque sorte. La une du "journal officiel" en France, le Nouvel Observateur sioniste, est assez symptomatique de la confusion dont je peux observer les effets quotidiennement (l'effet "quenelle"). Soral, M'bala M'bala et Zemmour ! L'anti-France contre l'anti-France, en somme ! Exit, Drumont, Céline, Rebatet, etc. Faurisson lui-même est désormais associé aux pitreries du grand singe (c'est lui qui le dit) jaloux du succès des usuriers de Sion...

Sur le lider maximo de "dhimmitude et résignation". Rappelons que Soral est d'abord un... "plagiaire". D'autres que lui ont très tôt désigné l'ennemi principal. Nous les connaissons. Yockey, Bardèche, Duprat (dont Soral s'est dit très éloigné), Amaudruz, Thiriart, les caciques de ce que l'on appelle la "Nouvelle Droite", etc. mais également des nationalistes français au pedigree plus "classique" ou "traditionnel". Rien de très original donc. Nous, nationalistes/racialistes possédons cette légitimité historique à laquelle Soral, "révolutionnaire" tardif et confus, ne peut prétendre.

Soral souffre également d'une tare hélas bien trop répandue chez les ennemis autoproclamés du Système. L'acceptation (active chez certains, passive chez d'autres) de la colonisation migratoire de notre Europe déjà soumise à la toute-puissance étasunienne. Soral croit naïvement avoir trouvé des alliés (de circonstance ?) chez des colons musulmans non-européens dont la présence participe activement, sur notre sol, du projet initié par leurs... pires ennemis ! Rappelons qu'il n'y a pas de lutte "intégrale" contre le Système sans lutte identitaire et que le nationalisme sans le racialisme, c'est prétendre se préoccuper de la nation en oubliant que celle-ci est d'abord une patrie, celle d'un peuple façonné par l'Histoire et la génétique.

La vérité est ailleurs, dit-on, la dissidence également.

Écrit par : Aryosophe | 18/10/2015

Aryosophe, voici un pseudonyme qui vous sied parfaitement. Je souscrit pleinement à tout votre message résumé en une seule phrase tellement significative: "L'anti-France contre l'anti-France " C'est cette pièce de théâtre dont nous connaissons si bien les metteurs en scène.

Vivement le réveil d'une France blanche, aryenne et européenne et l'éviction, voire la mort de tous ses ennemis.

J'apprécie votre style d'écriture, au plaisir de vous lire.

Écrit par : KM | 18/10/2015

Le C.N.C. n'a jamais fais du Soral bashing et répétons-le, malgré nos divergences, nous avons toujours eu des rapports cordiaux avec Egalité et Réconciliation.

Vous trouverez demain l'émission de radio de ER consacrée à MZ dans les colonnes du C.N.C.

Écrit par : Gardien du phare | 19/10/2015

Je ne mettais pas en cause le C.N.C, mais certains commentaires dont il ressort que Soral ou Dieudonné seraient les principaux périls pour la nationalisme.

Il faut à mon avis, au contraire, se réjouir que l'opposition au système en place s'étende à de plus en plus de tendances, sans pour autant que cet "œcuménisme" se transforme en syncrétisme.

Écrit par : polomnic | 20/10/2015

Je ne crois pas avoir affirmé que le duo Soral/M'bala M'bala constituait une menace pour la nébuleuse nationaliste/identitaire. Une caricature, un "travestissement", en revanche, cela ne fait pas le moindre doute. La nature "parodique", dans le sens évolien du terme, de leur numéro de duettistes en témoigne. Naturellement, lorsque l'abattage public des deux "terribles ennemis de la république" va dans mon sens et dans celui de mes camarades, je n'y trouve rien à redire. Sinon que les ennemis de mes ennemis ne sont pas nécessairement mes amis.

Il n'y a donc pas de "syncrétisme" possible.

Écrit par : Aryosophe | 20/10/2015

Sympa, cet article : il parle de l'essence ("nationale et patriotique" ?) de l'Occident.
http://www.voltairenet.org/article189064.html

Écrit par : Oscar | 21/10/2015

Concernant votre soutien aux "nationalistes" Ukrainiens, voici de nouveaux motifs de fierté "pro-Européenne".
http://dnipress.com/fr/posts/donetsk-defence-ministry-appeals-stop-useless-provocative-shelling-of-settlements-dpr-sitrep-26.10/

Écrit par : Oscar | 26/10/2015

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