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04/08/2015

Chronique d'album : Cultes des Ghoules - The Rise of Lucifer

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Cultes des Ghoules "The Rise of Lucifer"

(Terratur Possessions, 2015)

Malgré un patronyme Français, emprunté à l’univers de H.P Lovecraft, Cultes des Ghoules nous vient en fait de Pologne. Ce pays, pourtant profondément catholique, avait déjà fait parler de lui avec les représentants de sa scène nationale, comme par exemple Graveland pour le côté pagan-black pouet-pouet ou bien Behemoth dans un style plus death metal et satanique. Cultes des Ghoules, malgré un univers centré autour de la magie noire et du grand cornu, renvoie dos à dos ces deux visions du black metal si répandues chez nos cousins Polonais.

Formé en 2002, Cultes des Ghoules sort une poignée de démos et d’EP avant la parution en 2008 de Haxan. Déjà le groupe laissait entrevoir un sacré potentiel en faisant preuve d’un réel talent pour instaurer une ambiance diabolique. Leur deuxième album, Henbane, transforma l’essai en offrant une ode lysergique, véritable transe démoniaque. En effet il se dégage de la musique de Cultes des Ghoules une aura maléfique et putride qui sent le vice à plein nez. Entraîné de force par ce vortex, l’auditeur se retrouve au milieu des cryptes, dans un sanctuaire qui a vu passer de nombreux rituels impies. Le groupe n’a pas besoin de sortir l’artillerie lourde pour ouvrir les portes du Pandémonium, oh que non ! La recette est plutôt élémentaire mais sacrément efficace : des riffs simples mais terriblement entêtants, rappelant les premières heures de Mayhem ou les vieux Darkthrone, une ambiance ritualiste à grand renfort de percussions, de samples ou de claviers et surtout un chanteur hors-pair. Véritable cas de possession, Mark of the Devil, n’a pas son pareil pour nous mettre mal à l’aise. Dans L’appel de Cthulhu, Lovecraft écrivit les lignes suivantes : « Il y a des qualités vocales qui sont particulières aux hommes et d'autres, particulières aux bêtes. Or, il est effrayant d'entendre l'une quand la source dont elle provient devrait produire l'autre. ». Ceci résume bien les compétences lyriques du hurleur en chef de CDG…

The rise of Lucifer comporte deux titres, dont une reprise du groupe grec Necromantia. La chanson éponyme, pièce principale de cet EP, s’étale sur quinze minutes. Rien de vraiment surprenant à vrai dire, le groupe aime développer ses morceaux, ceux-ci pouvant même atteindre une vingtaine de minutes… C’est avec une première partie plutôt rythmée que le morceau débute, à grand renfort de « d-beat » typiquement punks et de « blastbeats », doublés par les vociférations de Mark of the Devil. Le groupe freine ensuite des quatre fers et nous emmène sur les terres du doom, introduit par un passage où la batterie nous sert ses fameuses parties tribales. Là encore l’efficacité des riffs conjuguée à la voix est de rigueur, avant d’enchaîner sur un riff plutôt rock n’roll que ne renierait pas Darkthrone. Enfin Cultes des Ghoules achève l’auditeur avec une autre partie mid-tempo, la guitare noyée dans la reverb, en guise de procession finale. La reprise de Necromantia est fidèle à l’original et parfaitement exécutée. Malgré tout, on aurait préféré un titre composé par le groupe, mais il faudra attendre un prochain album pour ça.

Quoique trop court et ne comportant qu'un seul titre du groupe, The rise of Lucifer comblera les fans en attendant le successeur de Henbane. Cultes des Ghoules maîtrise son sujet à la perfection, bien que le morceau soit plus que classique pour le groupe, celui-ci ne déçoit pas et met l’eau à la bouche. Édité uniquement en format vinyle et ce à mille exemplaires, il faudra agir vite pour acquérir cet EP, qui est voué à devenir une pièce de collection plutôt rare.


 

Disponible chez Terratur Possessions

Donatien/C.N.C.

Note du C.N.C.: Toute reproduction éventuelle de ce contenu doit mentionner la source

Commentaires

Graveland pouet-pouet ? On a pas du écouter le même groupe... Faut être plus clair sur le terme, car c'est un peu l'inverse du pouet-pouet justement.

Quant à Behemoth, ils n'ont pas fait uniquement leur réputation sur le Death metal, leur période Black Metal les a fait largement connaitre à l'international déjà.

Je titille mais sinon bonne chronique pour un groupe a suivre, effectivement.

Écrit par : Kyle | 05/08/2015

Les commentaires sont fermés.